Dialogues de cinéma

On ne plaisante pas avec l'humour...
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Prodeo
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Dialogues de cinéma

Messagepar Prodeo » 23/12/2007 - 19:26

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http://www.michelaudiard.com/dialogues/ ... enlits.htm

Film : Des Pissenlits par la Racine de Georges Lautner
Dialogues : de Michel Audiard

- Dans le domaine du turf, jeune homme, y'a deux façons d'croquer. La magie ou le hasard.... J'explique: Favori sur faux ticket ou tocard sur vrai tickson... À moi, la magie m'a coûté deux ans d'placard... C'est pourquoi, aujourd'hui, j'aime mieux un mauvais cheval qu'un bon juge d'instruction !
M. Biraud

- Flush Royale !... Quatre-cent-vingt-et-un !... Neuf à la ponte !... Belote !... Rebelote !... Et fanny !
- Ça veut dire ?
- Ça veut dire ì envoyez l'oseille, et fissa ! Les riches, ça attend pas, ça fait des colères !
- Ben, quoi ? Qu'est-ce que vous voulez ?
- Éh ben, c'est écrit dessus !
- Le Onze, le Cinq, le Deux ?... La dernière fois qu'on les a vus, y barbotaient dans la rivière des tribunes !
M. Biraud/Le caissier

- Y'a les vents contraires, la dégoulinante infernale, le poteau noir, la scoumoune !... Mais y'a ceux qui s'effondrent et ceux qui réagissent.... Et c'est pas seulement une question d'choux, mais c'est une affaire de tour de main... Et l'Jo, il l'a gardée sa paluche miracle... Sa pogne en Zéphyr... Le Rubens de la taille douce, le Léonard du composteur... Et quand j'vais les palper, mes deux cents briques, qui c'est qui, là-haut, va l'avoir dans l'baba ?... C'est c'fumier d'Pom Chips !
M. Biraud

- A Paris, en ce moment, avec le beau temps et le tourisme, tu peux pas savoir les sujets disponibles. T'emballes de l'Anglaise ou de la Suèdoise si le grand format te rebute pas ! T'as le marché commun à portée de la pogne. Moi j'ai sorti le costard ridé et je pointe en rafale.
- Il est chouette
- Et ben y peut! Quatre-vingts sacs. On me l'avait livré juste le jour où...où.... Enfin bref, il a pas vu le jour. L'avantage de mettre le prix, c'est que ça se démode pas. Tissu british, coupe italienne, deux boutons, revers longs, chevrote peignée, doublure de soie avec initiale brodées... C'est pas dur, y'a pas mieux ! Mate un peu le tombé du froc...
M. Biraud

- Plus t'as de pognon, moins t'a de principes. L'oseille c'est la gangrène de l'âme.
M. Biraud

- On ne s'ennuie pas Monsieur Michou chez vous hein?
- Faîtes pas attention, quand elle voit un uniforme, elle se contrôle plus.
- Un uniforme? Mais je suis en civil !
- Et la tête? Qu'est ce que vous en faites? Vous avez celle de l'emploi. Avec vous l'uniforme, c'est un pléonasme!
- Ah oui?
- Oui.
- Oui qui?
- Oui, Monsieur l'inspecteur.
Y. Barsacq / M. Serrault

- D'habitude avec les nanas, je dépasse jamais le diabolo-menthe ou le jus de fruit. Mais avec vous, le champagne s'impose ! Et millésimé!
M. Biraud

- Je suis pas Lawrence d'Arabie. Je traverse pas le désert sans boire.
M. Biraud


http://www.michelaudiard.com/dialogues/ ... ontons.htm

Dialogues : Les Tontons Flingueurs

Louis de retour. Présence indispensable.
Présence indispensable... Après quinze ans de silence, y'en a qui poussent un peu quand même. Quinze ans d'interdiction de séjour. Pour qu'il abandonne ses cactus et qu'il revienne à Paname, faut qu'il lui en arrive une sévère au vieux Louis. Faut qu'il ait besoin de pognon ou qu'il soit tombé dans une béchamelle infernale.
L. Ventura

- Hé bien ma vieille, tu nous fait attendre. La route a pas été trop toc ?
- Ben suffisamment.
- Ça fait plaisir de te revoir. Le mexicain commençait à avoir des impatiences.
- Ah bon, parce qu'il est revenu, c'est pas un char ?
- Ah ben, je ne me serais pas permis.
- Avoue que ça fait quand même une surprise, non ?
- Des surprises, t'es peut-être pas au bout. Viens.
"Henri"/L. Ventura

- Henry, fais tomber cent sacs au toubib.
Le Mexicain

- Je suis revenu pour canner ici, et pour me faire enterrer à Pantin avec mes vioques. Les Amériques, c'est chouette pour prendre du carbure. On peut y vivre, à la rigueur. Mais question de laisser ses os, hein, y'a que la France.
Le Mexicain

- Maintenant que tu es dans l'honnête, tu peux pas savoir le nombre de malfaisants qui existent.
Le Mexicain

- Mais le mexicain, ç'a été une épée, un cador. Moi j'suis objectif, on parlera encore de lui dans cent ans. Seulement faut bien reconnaître qu'il avait décliné, surtout de la tête.
- C'est vrai qu'sur la fin il disait un peu n'importe quoi. Il avait comme des vaps, des caprices d'enfant.
- Enfin, toi qui y a causé en dernier, t'as sûrement remarqué ?
- Remarqué quoi ?
- T'as quand même pas pris au sérieux cette histoire de succession ?
- Pourquoi ? Fallait pas ? Ben, j'ai eu tort.
- Ah, ah. Et voilà.
- Tu vois, Raoul, c'était pas la peine de s'énerver, monsieur convient.
- Y'en a qu'abuseraient de la situation, mais mon frère et moi, c'est pas notre genre. Qu'est-ce qu'on pourrait faire qui t'obligerait ?
- Décarrer d'ici. J'ai promis à mon pote de m'occuper de ses affaires. Puisque je vous dis que j'ai eu tort, là. Seulement, tort ou pas tort, maintenant c'est moi le patron. Voilà.
- Écoute, on te connaît pas. Mais laisse-nous te dire que tu te prépares des nuits blanches, des migraines, des nervous breakdown, comme on dit de nos jours.
- J'ai une santé de fer. Voilà quinze ans que je vis à la campagne, que je me couche avec le soleil, et que je me lève avec les poules.
B. Blier/J. Lefebvre/L. Ventura

- C'est quand même marrant les évolutions, quand je l'ai connu le mexicain, il recrutait pas chez tonton !
- Vous savez ce que c'est : l’âge, l'éloignement. A la fin de sa vie, il s'était lancé sur le reclassement des légionnaires.
- Ah si c'est une œuvre, c'est autre chose !
L. Ventura

- Mais qu'est-ce que c'était que cette fusillade ? On ne se serait pas permis de vous flinguer sur le domaine ?
- Eh ben, on s'est permis.
Thomas/L. Ventura

- Le Mexicain l'avait achetée en viager à un procureur à la retraite. Après trois mois, l'accident bête. Une affaire.
V. Venantini

- Quand le lion est mort, les chacals se disputent l'empire. On ne peut pas leur en demander plus qu'aux fils de Charlemagne.
F. Blanche

- Your room is ready, sir !
- Il veut dire que votre chambre est prête.
- Dites donc, il picole pas un peu, votre british ?
- Oh là là ! Et puis, il est pas plus british que vous et moi. C'est une découverte du mexicain.
- Il l'a trouvé où ?
- Ici. Il l'a même trouvé devant son coffre-fort. Il y a 17 ans de ça. Avant d'échouer devant l'argenterie, l'ami Jean avait fracturé la commode Louis XV. Le mexicain lui est tombé dessus juste au moment où l'artiste allait attaquer les blindages au chalumeau.
- Je vois d'ici la petite scène.
- Vu ses principes, le patron ne pouvait pas le donner à la police, ni accepter de régler lui-même les dégats. Résultat : Jean est resté ici 3 mois au pair comme larbin pour régler la petite note. Et puis, la vocation lui est venue, le style aussi, peut-être également la sagesse. Dans le fond, nourri, logé, blanchi, 2 costumes par an, pour un type qui passait la moitié de sa vie en prison...
- Il a choisi la liberté, quoi.
R. Dalban/F. blanche/L. Ventura

- Du thé à sept heures du soir ?
- Ben, c'est-à-dire qu'en ce moment, je suis un tantinet décalé dans mes horaires, oui.
Patricia/L. Ventura

- Mais ces mecs-là n'auraient quand même pas la prétention d'engourdir le pognon de ma nièce, non ?
L. Ventura

- L'éducation de la princesse, cheval, musique, peinture... atteint un budget elyséen. Et vos dépenses somptuaires prennent des allures africaines.
F. Blanche

- Chère Madame, on m'a fait état d'embarras dans votre gestion, momentannés j'espère. Souhaiteriez-vous nous fournir quelques explications ?
- Des explications, Monsieur Fernand, y'en a deux : récession et manque de main d'oeuvre. C'est pas que la clientèle boude, c'est qu'elle à l'esprit ailleurs. Le furtif par exemple, a complètement disparu.
- Le furtif ?
- Le client qui venait en voisin. "Bonjour Mesdemoiselles, au revoir Madame".. ; Au lieu de descendre après le dîner y reste devant sa télé pour voir si, par hasard, y serait pas un peu l'Homme du XXe siècle ! Et l'affectueux du Dimanche ? Disparu aussi ! Et pourquoi ? Voulez-vous me dire ?
- Encore la télé ?!
- L'auto, Monsieur Fernand, l'auto !
- Vous parliez aussi de pénurie de main d'oeuvre ?
- Alors la Monsieur Fernand, c'est un désastre. Une bonne pensionnaire ça devient plus rare qu'une femme de ménage. Ces dames s'exportent... Le mirage africain nous fait un tord terrible. Si ça continue, elles iront à Tombouctou à la nage !
L. Ventura/D. Davray

- J'dis pas que Louis était toujours très social, non, il avait l'esprit de droite. Quand tu parlais augmentation ou vacances, il sortait son flingue avant que t'aies fini, mais il nous a tout de même apporté à tous la sécurité.
D. Vavray

- Patricia, mon petit, je ne voudrais pas te paraître vieux jeux et encore moins grossier... L'homme de la pampa parfois rude, reste toujours courtois... Mais la vérité m'oblige à te le dire : Ton Antoine commence à me les briser menu !
L. Ventura

- Non mais t'as déjà vu ça ? En pleine paix. Y chante et puis crac, un bourre-pif ! Mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi, les dingue j'les soigne. J'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère ! J'vais lui montrer qui c'est Raoûl. Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, j'ventile...
B. Blier

- Mais y connaît pas Raoûl ce mec !.. Y va avoir un réveil pénible... J'ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter qu'le sang coule... Mais maintenant c'est fini... je vais le travailler en férocité... le faire marcher à coups de latte... A ma pogne je veux le voir... Et je vous promets qu'y demandera pardon !... Et au garde-à-vous !
B. Blier

- Je raccompagne ce petit jeune homme.
- Ne vous donnez pas cette peine, je connais le chemin.
- Oui, ben il faudrait voir à l'oublier.
- Soit, les manières y gagneront ce que l'amitié y perdra.
- Ben, c'est ça, on s'aimera moins !
L. Ventura/C. Rich

- Y'a des impulsifs qui téléphonent, d'autres qui se déplacent.
H. Frank

- La psychologie, y'en a qu'une : Défourailler le premier.
- C'est un peu sommaire, mais ça peut être efficace.
V. Venantini

- Le prix s'oublie. la qualité reste.
V. Venantini

- Bougez pas !... Les mains sur la table ! Je vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur, et des flingues de concours.
- Si ces messieurs veulent bien m’les confier.
B. Blier/R. Dalban

- Les ruptures, les retrouvailles : Les fluctuations de la fesse.

- Maintenant les diplomates prendraient le pas sur les hommes d'actions. L'époque serait aux tables rondes et à la détente.
J. Lefebvre

- Touche pas au Grizzby... salope !!!!
- D’l'alcool à cet âge là !
- Non mais c'est un scandale !
- Nous par contre on est des adultes,.. on pourrait peut être s'en faire un ptit !
- Maître Folasse ?
- Seulement le tout venant a été piraté par les mômes, alors qu'est ce qu'on fait,... on s’risque sur l’bizarre,... ça va rajeunir personne !
- Tiens vous avez sorti le vitriole !
- Pourquoi vous dites ça ?
- Ca a l'air honnête !
- Sans être franchement malhonnête, au premier abord, comme ça il a l'air assez curieux.
- Y date du mexicain, du temps des grandes heures, seulement on a du arrêter la fabrication, y a des clients qui devenaient aveugles, alors ça faisait des histoires !
- Faut reconnaître, c'est du brutal !
- Vous avez raison c'est du curieux !
- J'ai connu une Polonaise qu'en prenais au petit déjeuner..., faut quand même admettre, c'est plutôt une boisson d'homme !
- Tu sais pas ce qu'il me rappel, cet espèce de drôlerie qu'on buvais dans une petite tôle de Biên Hoa pas très loin de Saigon,... les volets rouges,... et la taulière, une blonde comme ac,... comment qu'elle s'appelait déjà ?
- Lulu la Nantaise !
- T'as connu ?
- J'y trouve un gout de pomme
- Y en a !
- Et c'est devant chez elle que Lucien le Cheval s'est fait dessouder
- Et par qui ?
- Bah v’la que j'ai plus ma tête !
- Par teddy de Montréal, un fondu qui travaillait qu'à la dynamite
- Toute une époque...!
F. Blanche/J. Lefebvre/L. Ventura/B. Blier/R. Dalban

- Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.
L. Ventura

- La jeunesse boit de l'eau pétillante et les anciens combattants, des eaux de régime.

- Tu sais combien ça laisse une roulette ?... 60% de velours
- Et sur le plan des emmerdements 36 fois la mise !
L. Ventura

- C'est jamais bon de laisser traîner les créances, et surtout de permettre au petit personnel de réver.
L. Ventura

- Alors ? Y dors le gros con ?... Bah y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges le gugusse de Montauban... Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère... Au terminus de prétentieux.
B. Blier

- C'est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrases.
F. Blanche

- Si vous restiez en retrait ?
- N'empêche, qu'à la retraite de Russie, c'est les mecs qu'étaient à la traîne qui se sont fait repasser.
V. Venantini/L. Ventura
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Dernière édition par Prodeo le 23/12/2007 - 19:44, édité 1 fois.
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.

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Reconquista
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Messagepar Reconquista » 23/12/2007 - 19:35

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Messagepar Prodeo » 09/03/2008 - 20:23

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« Je me suis rendu compte que j'avais pris de l'âge le jour où j'ai constaté que je prenais plus de temps à bavarder avec les pharmaciens qu'avec les patrons de bistrot »

Michel Audiard

:wink:
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !

[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.

« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.

DuG
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Messagepar DuG » 10/03/2008 - 8:40

Prodeo a écrit :.
« Je me suis rendu compte que j'avais pris de l'âge le jour où j'ai constaté que je prenais plus de temps à bavarder avec les pharmaciens qu'avec les patrons de bistrot »

Michel Audiard

:wink:
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Ben....c'est la triste réalité... :(


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