Hommage à Jean-Pierre Stirbois

En souvenir de nos amis disparus.
Cleo
Membre d'honneur
Messages : 16806
Inscription : 01/10/2014 - 13:13

Messagepar Cleo » 28/11/2007 - 20:39

ubbo26 a écrit :
Cleo a écrit :Il n'avait pas que l'air, il était formidable. Nous l'adorions. :?


oui nous l'adorions ! hommage également à son épouse !


Une femme formidable aussi! Reposez tous 2 en paix.

Avatar de l’utilisateur
resistance
Membre d'honneur
Messages : 2616
Inscription : 10/09/2007 - 18:14
Localisation : Moselle (57)

Messagepar resistance » 28/11/2007 - 20:56

Je voudrais bien voir ce que dirait notre ami Jean Pierre 19 ans après sa mort, si il voyait Dreux dans quel état c'est et la France surtout,qu'ils reposent en paix lui et sa femme.
Les Français méritent la confiance de Sarkozy... mais Sarkozy ne mérite pas la confiance de la France.

Avatar de l’utilisateur
resistance
Membre d'honneur
Messages : 2616
Inscription : 10/09/2007 - 18:14
Localisation : Moselle (57)

Messagepar resistance » 28/11/2007 - 23:30

Monsieur Stirbois au parlement Européen ça devait déménager quand même,des fois je pense à lui et je me dis que ce genre de personnage manque FN,je dirais même qu'il était irremplaçable,j'ai vu beaucoup de chose sur lui,et franchement derrière Jean Marie c'était le meilleur et encore maintenant y a jamais personne qui l'a remplacé comme numéro 2,je me demande des fois si il serait encore la si ça n'aurait pas changer beaucoup de choses au sein du FN ces 20 dernières années,bref on saura jamais,respect à lui et paix à son âme ainsi qu'à ses enfants,ici on les oublie pas,son esprit planera sur nous,toujours,même 20 ans après.
Les Français méritent la confiance de Sarkozy... mais Sarkozy ne mérite pas la confiance de la France.

Avatar de l’utilisateur
MD12
Membre d'honneur
Messages : 5672
Inscription : 13/08/2007 - 6:39
Contact :

Messagepar MD12 » 01/12/2007 - 16:52

Paix à son âme.

Kevin
"Les racines de l'apostasie moderne réside dans l'athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, rationalisme, illuminisme, la laïcité et la franc-maçonnerie, qui est la mère de tous." - Pape Pie XII -

DuG
Membre d'honneur
Messages : 6541
Inscription : 02/05/2006 - 16:09
Localisation : Pas avec le gouvernement actuel ...

Messagepar DuG » 01/12/2007 - 16:59

resistance a écrit :Je voudrais bien voir ce que dirait notre ami Jean Pierre 19 ans après sa mort, si il voyait Dreux dans quel état c'est et la France surtout,qu'ils reposent en paix lui et sa femme.


Il ne vaut mieux pas ... :?
Qu'ils reposent en paix.

Avatar de l’utilisateur
Pat
Administrateur délégué
Messages : 25506
Inscription : 03/12/2006 - 23:46
Localisation : Les Alleuds dans le 49
Contact :

Messagepar Pat » 15/12/2007 - 12:07

Image
Ce parisien que nous avions adopté
A Marignane, à Vitrolles, à Gignac, dans les douze communes de la douzième circonscription des Bouches-du-Rhône que Jean-Pierre Stirbois avait tenté de conquérir lors des dernières législatives. c'est la consternation parmi tous ceux qui l'ont connu. Et l'on demeure presque confondu devant leur nombre et leur diversité: membres du Front et sympathisants, bien sûr. mais aussi quantité de personnes qui n'ont eu avec lui que de brefs contacts durant ses visites ou dans les bistrots et restaurants où il s'arrêtait, qui n'ont pas forcément voté pour lui, qui l'ont même combattu quelquefois au cours de longues discussions. Comment, en si peu de temps - la durée d'une brève campagne, au bout du compte -, ce Parisien auquel les médias d'une part, et d'autre part l'image qu'il donnait du personnage au premier abord, il est vrai, avaient fait une réputation de froideur, de sévérité, voire d'insensibilité et de dureté selon certains, a-t-il pu susciter un tel courant de sympathie dans ce coin de Provence dont il était, en fait et en apparence, très éloigné? Pour ce qui me concerne, ne l'ayant guère connu, jusqu'au printemps dernier, que dans ses fonctions de secrétaire général et de collègue à l'Assemblée nationale, c'est une question à laquelle j'aurais eu du mal à répondre si on me l'avait alors posée. J'avoue même m'être souvent demandé comment un homme aussi peu expansif, cachant sous un mince et rare sourire une réelle pudeur et une probable timidité derrière une certaine violence d'expression, bref toutes choses peu recommandées pour séduire l'électorat, avait néanmoins réussi à être le premier membre du F.N. à s'imposer à Dreux, à l'issue d'une campagne mémorable face à la quasi-totalité des médias et tous les aboyeurs de la « bande des Quatre ». La campagne de Jean-Pierre dans les Bouches-du-Rhône, en juin et juillet derniers. m'a éclairé: ce passionné de la cause nationaliste depuis l'adolescence, ce travailleur acharné aussi exigeant pour lui-même que pour les autres, cet organisateur à qui notre mouvement doit les structures qui lui ont permis de passer en quelques années du stade groupusculaire à celui de troisième grand pani de France, ce self-made man de la politiquè était d'abord un homme de terrain, le meilleur patron des militants parce qu'étant, personnellement, un militant avant tout.

Un homme du peuple

Jean-Claude Serre, qui lui servit de chauffeur pendant un mois et demi, l'accompagnant partout dans la circonscription. le rappelle avec émotion: « Quand il est arrivé, son titre de secrétaire national et ce qu'on savait de lui pour l'avoir vu à la télévision nous en imposait et nous paralysait en partie. Il a vite dissipé cette gêne. Au bout d'une semaine, on aurait dit qu'il était parmi nous depuis dix ans. copain avec les uns, paternel avec les autres, toujours le premier à foncer pour marquer des points, ne se plaignant jamais des conditions quelquefois difficiles de nos déplacements. A l'hôtel « Climat de France» où il logeait, le personnel observa d'abord la réserve habituelle exigée par les V.I.P., mais, devant sa gentillesse et le fait qu'il ne se plaignait jamais de rien, les femmes de chambre finirent par l'aborder et il bavardait jovialement avec elles chaque matin.
N'hésitant pas à payer de sa personne, il souhaitait rencontrer le plus de monde possible, tant sur les marchés qu'en visitant les commerçants ou en faisant du porte à porte dans les immeubles, quelquefois mal reçu, certes, mais rarement - et même chez les communistes, dont il retourna vraisemblablement quelques-uns par ses arguments - grâce à la courtoisie de sa présentation. « Je suis Jean-Pierre Stirbois, candidat dans votre circonscription », disait-il, profitant de sa notoriété. Ce qui amenait presque toujours la réponse : « Ah, le Front National! ». Et, dès lors la discussion pouvait s'ouvrir, avec la porte quelquefois, et même une invitation à s'asseoir. Il était tellement conscient de la valeur de ces visites que rien ne pouvait l'arrêter, une fois à Berre, cité entièrement sous la botte rouge, il a voulu faire les HLM. Mais sans que je l'accompagne. « Laisse-moi à l'entrée, tu me reprendras à la sortie. Si on doit nous faire la la tête au carré, autant que tu restes intact pour me ramener. D'ailleurs à moi, ça ferait de la pub. Mais toi, tu n'es pas candidat. Tu n'en as pas besoin! ». Rose Bassa, elle aussi, se souvient de ces visites : « Avec Alain Sabatier, qui est plutôt enveloppé et qui l'accompagnait dans un immeuble peuplé à 60 pour cent de Maghrébins, il n'arrêtait pas de grimper les étages, imperméable aux rebuffades, provoquant toujours la surprise et souvent la cordialité. « Encore un ! », disait-il à Sabatier en gravissant alertement les escaliers. Tandis que le malheureux gémissait: « J'en peux plus, moi! j'en peux plus! ». Ah quel dynamisme, quelle force, quelle jeunesse, quelle foi! Et avec ça attentif, gentil. J'ai appris beaucoup avec lui. »

Homme de contact

« La première fois que nous sommes entrés ensemble dans un bistrot, dit Daniel Simonpiéri, il a découvert cette boisson populaire que nous appelons la « mauresque » : un pastis avec une goutte d'orgeat. Par la suite, il n'a jamais commandé que ça. Son sens de l'adaptation était remarquable. Quand nous faisions les marchés, je lui avais expliqué qu'en Provence, les gens sont chaleureux, ont besoin du contact physique autant que du contact oral pour accorder leur confiance. Alors, non seulement il avait commencé à prendre l'accent et lançait déjà des « peuchère », et des « bonne Mère » comme un Marseillais, mais il n'hésitait plus à mettre la main sur l'épaule de celui avec qui il parlait ou à accepter de revenir, la journée finie, faire une partie de pétanque avec quelques joyeux drilles l'ayant provoqué dans un bar. C'est pour cela qu'il nous a plu à tous. »
De ce sens du contact, Jean-Pierre Stirbois fit grandement preuve, durant la dernière semaine de juillet et les quinze premiers jours d'août, lorsqu'il s'agit d'aider notre fédération des Bouches-du-Rhône à se réunifier, écoutant tous ceux qui souhaitaient exprimer leur opinion, rassurant les uns, encourageant les autres, essayant avec une patience qu'on ne lui aurait pas supposée de rassembler les énergies en dépit des caractères pour rendre au Front toute sa vigueur. En inaugurant, à mi-septembre, de nouveaux et beaux locaux en plein cœur de Marseille avec Jean-Marie Le Pen, puis en remplissant à craquer, la semaine dernière, le Palais des Congrès pour dire NON au largage de la Nouvelle-Calédonie, nous apportions à Jean-Pierre la preuve que sa patience n'avait pas été vaine, que son travail avait payé, qu'il avait gagné.
Hélas, quelques heures tard... Adieu, Jean-Pierre! Nous ne t'oublierons pas, car tu étais des nôtres depuis cet été. G.D.

National Hebdo du 10 au 16 novembre 1988
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

Avatar de l’utilisateur
resistance
Membre d'honneur
Messages : 2616
Inscription : 10/09/2007 - 18:14
Localisation : Moselle (57)

Messagepar resistance » 15/12/2007 - 14:28

C'est grâce à des gens comme lui que le FN a pu arriver par la suite à un 2 ème tour de présidentielles,il est parti trop tôt,mais il a montré la voie à suivre,bravo Jean Pierre et Marie France vous êtes un exemple pour un grand nombre de sympathisants du FN,oui c'est clair que le RPR et l'UDF de l'époque était moins compléxe,mais bon Monsieur Stirbois était une personnalité et vu qu'il avait le contact facile il savait qu'en s'accordant avec lui il garderait son honnêteté et ne s'en prendrait pas à eux,il a été nommé adjoint et il le méritait,maintenant avec personne ce ne serait possible vu tout ce qui s'est passé depuis,Monsieur Stirbois est irremplaçable,tout comme Monsieur Le Pen le sera le jour ou il cédera la main,chacun a sa personnalité,mais il est clair que Monsieur Stirbois a marqué de son empreinte la scène politique,encore maintenant on en parle,paix à lui et à sa femme et j'espère qu'il est fier de voir ce qu'est devenu le Front National 20 an après,même si les divisions qu'on a eu et ce qu'est devenu la France si il serait là je pense qu'il serait vraiment écoeuré.
Les Français méritent la confiance de Sarkozy... mais Sarkozy ne mérite pas la confiance de la France.

Avatar de l’utilisateur
Passant
Membre
Messages : 602
Inscription : 21/03/2007 - 2:33
Localisation : Cork

Messagepar Passant » 15/12/2007 - 16:13

ça a l'air d'avoir été un grand homme.
Image

Avatar de l’utilisateur
MD12
Membre d'honneur
Messages : 5672
Inscription : 13/08/2007 - 6:39
Contact :

Messagepar MD12 » 15/12/2007 - 16:25

Qu'il repose en paix.

Kevin
"Les racines de l'apostasie moderne réside dans l'athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, rationalisme, illuminisme, la laïcité et la franc-maçonnerie, qui est la mère de tous." - Pape Pie XII -

Avatar de l’utilisateur
ubbo26
Membre d'honneur
Messages : 2817
Inscription : 26/04/2007 - 17:15
Localisation : Rhône-Alpes dans le 26 Montélimar

Messagepar ubbo26 » 15/12/2007 - 17:24

Jean Pierre et Marie France , reposez en paix. Nous ne vous oublierons jamais !!!

Avatar de l’utilisateur
Prodeo
Décédé
Messages : 9209
Inscription : 25/03/2006 - 8:52
Localisation : La Défense - Royaume de France
Contact :

Re: Hommage à Jean-Pierre Stirbois

Messagepar Prodeo » 21/06/2008 - 19:28

.
J'ai fusionné deux sujets qui portaient le même titre "Hommage à Jean-Pierre Stirbois".

Comme cela, Jean-Pierre, tous tes camarades sont réunis autour de toi pour honorer ta mémoire.

Comme tu peux le voir, nous sommes toujours fidèles au Front des patriotes et pensons toujours à toi et à ton si grand dévouement pour la cause, pour la France et tous les Français d'abord.
_
Image
« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.

Avatar de l’utilisateur
Pat
Administrateur délégué
Messages : 25506
Inscription : 03/12/2006 - 23:46
Localisation : Les Alleuds dans le 49
Contact :

Re: Hommage à Jean-Pierre Stirbois

Messagepar Pat » 19/12/2008 - 11:42

L'hommage de Jean-Marie Le Pen
« Les mots sont bien pauvres, bien pauvres pour traduire la peine de notre cœur et le chagrin que nous éprouvons devant la disparition de notre camarade et de notre ami. Bien pauvres aussi pour dire la compassion que nous éprouvons à l'égard des siens : de son père et de sa mère, de Marie-France sa femme, de Nathalie et de Christophe, ses enfants, de Michel, son frère et de tous ceux qui l'aimaient.
« J'avais l'âge de ses enfants, quand je perdis moi-même mon père, et je voudrais leur dire ici, que le Front national les considérera comme ses pupilles. Oh ! pourquoi déguiser la peine. Votre présence, vous qui êtes venus de si loin, de tous les coins de France et même, je le sais, mon général, d'Afrique, spécialement, pour rendre à Jean-Pierre Stirbois, oh, non pas honneurs officiels, dont iI se moquait bien et qu'il méprisait mais le témoignage d'honneur que nous lui devions, pour une vie sacrifiée, fauchée au moment où l'on peut espérer les fruits de la maturité.
Un poète mort l'année où il est né écrivait que c'est l'âge de Jésus, d'Alexandre, des grands héros qu'on n'imagine pas en législateurs ou en notables, ceux qui sont venus apporter au monde, non pas la paix mais l'épée et qui traversent le ciel de l'histoire humaine comme des comètes brillantes et brèves.
L'épée
« J'ai trouvé le secret du destin de Jean-Pierre Stirbois dans la première phrase de son livre, avec ce si beau titre plein d'optimisme et en même temps dans sa plurialité de modestie : l'avenir nous appartient. A la première page, Jean-Pierre raconte comment il aborde le monde de la politique, par la rencontre qu'il fait avec son papa un jour de pêche d'un homme, d'un jeune homme, un jeune paysan de son voisinage qui va partir pour l'Indochine, dont c'est presque déjà l'agonie. Et quand il apprendra, quelques semaines plus tard, que cet homme-là est mort, le premier des sentiments qui meut les hommes politiques qui méritent ce nom, le possédera tout entier, c'est l'amour de la justice. C'est par amour pour la justice, par amour pour la France, que Jean-Pierre Stirbois, depuis son adolescence, s'est consacré passionnément au service de son pays. Et c'est au service de son pays qu'il est tombé au champ d'honneur des militants. Comme était tombé, il y a dix ans déjà, François Duprat, assassiné à la fin de la campagne électorale législative de 78. Il est tombé au bout d'une campagne dans laquelle il avait mis toutes les forces de son esprit, tout son talent, tout son enthousiasme, la défense de la grandeur et de la puissance française et européenne à travers la défense de la Nouvelle-Calédonie.
Passionnément
« Il ne s'était pas contenté d'aller passer là-bas quinze jours, quinze jours décisifs probablement pour l'avenir de l'île et pour' nous-mêmes puisque c'est retournée par sa foi et par ses arguments que la population de Nouméa a rejeté le projet qui lui était proposé. Mais il estimait que ce n'était pas encore assez faire. A peine revenu, dans la dernière semaine, il allait encore à Pau, à Nancy, à Dreux, la ville qu'il chérissait entre toutes, symbole de son éblouissante destinée politique. Oh ! Il avait commencé, bien sûr, très modestement puisque je crois qu'il y a dix ans, c'est avec 2,2 % qu'il avait commencé, mais il savait que la persévérance, le travail, le sacrifice finissent par porter des fruits.
« J'ai vécu avec lui ces dix ans, dix années riches d'expérience où nous devions, faute de maîtres en politique, trouver nos expériences dans le grand livre de l'histoire de France dans celle de ses héros, de ses martyrs et dans celle de ceux qui, plus près de nous encore, et plus près de lui, venaient de vivre l'agonie des abandons. en Indochine et en Algérie.
Persévérance
« Pour faire de la politique, il faut aimer les autres, il faut se sacrifier pour les autres et sacrifier les siens aux autres, parce que, oh ! aucune avanie n'aura été épargnée non plus à Jean-Pierre Stirbois, aucune infamie, même après sa mort, et sans doute ses camarades en connaîtront-ils aussi d'autres. Mais sa famille, sa vie personnelle menacée, la vie des siens perturbée, celle des enfants. Et pourtant vous devez tous être fiers d'avoir eu un tel père et un tel modèle.
« Je sais que Jean-Pierre qui, je l'ai dit, se moquait des honneurs, sera puissamment réconforté dans l'au-delà, où est partie son âme immortelle avant que nous le rejoignions, par votre présence chaleureuse et affectueuse, son Panthéon à lui, il est dans le cœur du peuple français, et c'est pour cela qu'il est immortel. C'est le peuple français qu'il aimait, c'est le peuple français surtout le plus humble, le plus pauvre et c'est pour cela qu'il avait voulu, pendant la campagne présidentielle, se consacrer aux villes à majorité communiste et, parce qu'il avait compris qu'il ne saurait y avoir de redressement et de renaissance nationale qu'avec l'appui et la participation du peuple, qu'il ne suffisait pas d'obtenir de celui-ci des blancs-seings formalistes à travers des abstentions de plus en plus grandes et, avec les moyens qui étaient les nôtres mais qui étaient ceux du regard, de la main, de la chaleur du cœur, petit à petit, il convertissait. C'était un militant dans tous les sens du terme, et c'est pour ça que les militants l'aimaient, capable d'assumer toutes les fonctions, des plus modestes aux plus apparemment honorifiques.
« Elu très jeune maire-adjoint de Dreux, il fut élu député européen, puis député à l'Assemblée nationale et conseiller régional. Ces élections-victoires ne l'affectèrent pas plus que les défaites apparentes qui suivirent. Il savait qu'en politique il faut de la patience, de l'opiniâtreté et du travail.
Un modèle
« Jean-Pierre Stirbois aura eu des obsèques de ministre, du ministre qu'il n'a pas été par l'aveuglement et la bêtise des hommes politiques. Mais les siens, tous les siens qui l'ont aimé, tous ceux de son mouvement, tous ceux du Front national peuvent être fiers de lui, parce que si nous déplorons cette perte immense, nous savons aussi qu'il faut que le grain meure et que c'est le meilleur qui souvent donne les plus belles récoltes.
« Jean-Pierre, pour les quelques minutes qui nous restent encore et qui s'écoulent comme le sable des plages aux doigts des enfants, laisse-moi te dire qu'il y a longtemps que j'avais percé la rigueur de ton personnage et l'apparente sévérité de ton visage. Je savais, comme l'a dit tout à l'heure le prêtre perspicace entre tous, que sous cette cuirasse tu cachais une sensibilité trop forte, une timidité, et que c'est en t'appuyant sur elle, que tu trouvais le courage de te dépasser toi-même.
Le courage
« Où tu es, vont t'accueillir, ou t'ont déjà accueilli, tous ceux qui t'ont précédé : les soldats, les héros, les martyrs, tous ceux qui, plus près de nous, furent tes collègues, Michel de Camaret et ces trois mousquetaires italiens qui partirent presque en l'espace d'une semaine. Ils t'attendent là-bas, avec François Duprat, les militants tombés dans les combats modestes des campagnes électorales et dont Yvan Darfeuil, jeune militant, tué accidentellement à 20 ans lors de la campagne de Toulouse. Demeure l'exemple. Tu aurais pu, tu aurais dû être non seulement un homme politique mais un homme d'Etat. Le destin et Dieu dans ses volontés insondables, en ont décidé autrement. Sache que nous ne t'oublierons pas et que notre fidélité au combat commun t'est acquise du haut jusqu'en bas, au sein de ce peuple pour lequel tu t'es tant battu, que tu as tant aimé.
« Adieu, Monsieur le Secrétaire général du Front national. « Au revoir, Jean-Pierre. »
(Texte intégral)
National Hebdo du 17 au 23 novembre 1988
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

Avatar de l’utilisateur
Pat
Administrateur délégué
Messages : 25506
Inscription : 03/12/2006 - 23:46
Localisation : Les Alleuds dans le 49
Contact :

Re: Hommage à Jean-Pierre Stirbois

Messagepar Pat » 17/10/2009 - 15:05

Stirbois, un militant modèle

Mordu par le virus du militantisme quand il avait à peine dix-huit ans, Jean-Pierre devait en mourir vingt-cinq ans plus tard, une nuit de novembre 1988, tant il avait abusé de ses forces physiques et nerveuses, tant il était allé au bout de lui-même pour faire triompher le NON au référendum-trahison imposé par Mitterrand et sa clique pour la Nouvelle-Calédonie.
Stirbois était de cette race d'hommes qui ne savent pas renoncer. Qui ne savent pas dire non à l'appel du devoir ou de la mission à accomplir.
Dès son engagement dans la campagne Tixier, il montre une belle détermination à se battre pbur faire triompher ses idées.
Membre du Comité TV dans les Hauts-de-Seine, il milite à Courbevoie et Levallois, collant des affiches, distribuant des tracts dans les lycées et tenant tête - déjà - aux barbouzes gaullistes du SAC qui muitiplient embûches et traquenards dans le clan nationaliste.
Après les présidentielles de 1965, il figure parmi les premiers fondateurs de Jeune Alliance. L'expérience Tixier lui avait appris qu'il ne faut compter que sur ses propres forces. Il en fera une règle de base de son militantisme.
Vient la fondation du mouvement Jeune Révolution à laquelle il participe aux côtés de Christian Baeckeroot - un autre militant de choc -, Marie-France Charles, Gérard Bouchet, Nicolas Kayanakis, anciens responsables de l'OAS-Métro Jeunes.
Je me souviens de ces soirées où Stirbois poussait chacun à militer, à implanter le mouvement en province, dans les lycées et dans les facs. Dés cette époque là - et peu de gens en sentaient la nécessité dans la droite nationale - il voulait que le mouvement débouchàt sur le monde ouvrier. Dans le monde paysan du sud-ouest, c'était chose faite avec Alexis Arette.
Coller des affiches, composer des tracts, traquer l'événement pour en tirer une leçon politique, recruter des militants, c'était déjà, en 1967-1968, l'obsession de Jean-Pierre qui enragea de faire son service militaire au moment des événements de mai.
Même détermination chez notre camarade à la création du Mouvement Solidariste Français (MSF), après le retour de Pierre Sergent. Jean-Pierre veut être présent partout.
Lors d'un camp MSF, organisé dans le Tarn en 1970, Stirbois avait fait montre de son militantisme déjà légendaire.
Affichages, bombages du sigle solidariste, marches de nuit, entraînement sportif, aide à la corvée de pluches, rien ne lui faisait peur. Il en redemandait même. C'est plus d'une fois qu'il convoquait chez lui - il venait d'épouser Marie-France - des militants pour aller encore plus loin dans la structuration du mouvement ou pour mettre au point une campagne décidée le soir même et qui devait débuter... le lendemain.
Il avait cette faculté de saisir l'événement et de mettre rapidement sur pied - avec les moyens du bord à l'époque - une logistique.
Se moquant éperdument de son look, il n'hésitait pas à afficher en plein après-midi, ou à organiser une distribution musclée de tracts dans une fac gauchiste.
La situation de pourrissement qui s'installe dans l'université, l'installation d'Ordre Nouveau dans les facs et les heurts constants entre les militants d'Alain Robert et le GAJ que Jean-Pierre a rejoint, le conduisent, en 1973, à abandonner toute activité politique. Et là aussi, il fait preuve d'un militantisme consommé. Il a compris la stérilité d'un militantisme purement activiste et sait que seul un mouvement légal jouant le jeu de la démocratie peut arriver à faire son chemin.
Mais il ne se sent pas encore mûr pour rejoindre Le Pen. Ses vraies qualités de militant, son abnégation au service de la cause nationale, il les développera encore plus à son arrivée au Front National, en 1977, aux côtés de Michel Collinot et Jean-Claude Nourry, alors responsable du FNJ.
Structuration du mouvement, déplacements en province, développement de l'imprimerie, Jean-Pierre se lança à corps perdu dans cette aventure.
Faut-il partir en province pour recruter des responsables ? Faut-il aller démarcher de nouveaux militants ? Jean-Pierre le fait. Il dort chez le militant de base, rogne sur les dépenses, ne cherchant pas son confort, mais voulant avant tout faire avancer le mouvement qu'il a choisi de rejoindre, en raison de la personnalité de Jean-Marie Le Pen et du formidable réservoir d'énergies que le FN peut représenter.
Les premières années frontistes ne furent pas faciles. Manque d'argent et de militants, un électorat démobilisé depuis l'échec de Tixier, tout n'était pas rose. Le Pen et Stirbois restaient cependant optimistes. Jean-Pierre n'en démordait pas : pour réussir, il faut s'investir physiquement dans une circonscription, la " labourer ", comme il se plaisait à le dire.
C'est donc le succès de l'implantation à Dreux et Ecluzelles, chez les parents de Marie-France. Aux législatives de 1978, Jean-Pierre obtient 2,10 %. Un an plus tard, lors des cantonales, il recueille 8,79 % des suffrages.
Stirbois sait que Dreux souffre de l'immigration. Il entame alors une conquête systématique du secteur, multiplie les présences sur les marchés, les démarches à domicile, les affichages surprise. Ecluzelles devient une vraie fourmillière.
L'imprimerie tourne bien, rue SauvaI. Stirbois voit son vieux rêve se réaliser : mettre sur affiche et sur tract ce qu'il a conçu une heure avant !
En 1983, avec l'effet Dreux, on voit le vrai Stirbois, celui que tous les militants ont connu. Il colle, affiche, distribue, harangue ses troupes, tient des réunions... Et cela sans oublier Paris, le secrétariat général et la rue SauvaI. Le tout, bien sûr, avec l'appui de Marie-France qui l'épaule et le seconde. A Ecluzelles, ce sont les trois / huit en permanence. Avec en prime les lazzi des immigrés, les crachats, les coups fourrés de Gaspard et de sa bande.
Mais finalement, Stirbois n'est jamais si heureux que dans la difficulté et quand il sait qu'il a, face à lui, un adversaire déterminé. La même chose se produira en 1988, pendant la campagne de Vitrolles que je fis avec lui et un certain nombre d'autres camarades descendus de Paris.
Je n'ai jamais vu homme plus heureux que lui pendant la préparation de cette campagne. Il voulait être partout ! Avec les colleurs auxquels il n'hésitait pas à prêter main forte, avec les tracteurs en démarchant systématiquement tous les HLM, avec les bénévoles qui noircissaient des enveloppes à la permanence, avec l'imprimeur pour mettre la dernière main à une affiche.
Et durant toute cette période - il travaillait en moyenne quinze heures par jour- il s'est efforcé de déjeuner ou de dîner avec ses colleurs d'affiches et ses militants, ayant une parole aimable pour chacun, mais ne quittant jamais des yeux ces maudits bouts de papier sur lesquels il inscrivait tout ce qui lui venait en mémoire.
Tout cela ne l'empêchait pas - bien au contraire - de rester en contact avec Paris et de connaître, circonscription par circonscription, la situation au plan national. Pendant cette dure campagne, je ne l'ai jamais entendu se plaindre et je ne l'ai jamais vu renoncer. Dieu sait pourtant s'il était parfois fatigué et soucieux. Mais il fallait travailler et se battre.
Deux ans plus tôt, aux législatives et aux régionales de 1986, il s'était battu de la même manière, avec courage et détermination.
Elu député des Hauts-de-Seine, il ne dédaignait pas d'arpenter le marché coloré de Gennevilliers ou de Nanterre. D'abord et avant tout, Stirbois savait être disponible pour les militants. Il voulait être à leur écoute. A un dîner de notables, il préférait toujours une réunon de militants suivie ou précédée d'un collage ou d'un verre de l'amitié.
Il n'avait jamais voulu rompre le lien avec la base, lui qui était un fils du peuple et savait trop ce qu'il devait à la camaraderie et au militantisme. Stirbois n'aimait pas les mondanités. Il avait la nuque trop raide. Il savait que les honneurs se méritent. Et le premier d'entre eux, c'est d'être digne de ceux qui vous ont fait roi. Jean-Pierre refusait la facilité. Il refusait surtout de céder à la mode. Il n'oubliait pas qu'avant d'avoir gravi les échelons qui l'avaient conduit au poste de secrétaire général, il avait été un militant de base. Un soldat, en quelque sorte, de la bonne cause. C'est la raison pour laquelle il reste présent dans nos coeurs, lui qui servit son mouvement et Jean-Marie Le Pen en se rappelant qu'il était d'abord et avant tout fils du peuple.
Françoise MONESTIER Les dossiers tricolores de National Hebdo n°3 hiver 1990/1991
Image
Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.


Revenir vers « In Memoriam »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité