In memoriam Louis Lovenaer
Publié : 06/10/2008 - 15:36
In memoriam Louis Lovenaer
Né le 5 janvier 1937, membre du bureau politique du Front National depuis septembre 2007, Louis LOVENAER nous a quittés ce 26 septembre 2008.
Durant plus de vingt ans de militantisme, c’est le premier reproche qu’il aura mérité.
Il ne devait pas nous quitter.
Il ne pouvait pas nous quitter.
C’est bête et injuste.
Louis LOVENAER n’était pas un rhéteur.
Il n’était pas un tribun.
Il n’était ni intellectuel ni universitaire.
Et pourtant, lorsqu’il prenait la parole au bureau politique, et même si c’était rarement, il damait le pion en quelques mots aux hâbleurs et péroreurs de service, sans possibilité de réplique.
Et cela parce qu’il avait toute l’intelligence, la sensibilité et les réflexes de son âme de bruxellois enracinée dans sa terre et dans sa chair.
Il était bien pire qu’un meneur ou un flamboyant oriflamme.
Il était, quelque part, notre conscience.
Personne n’est pourtant parfait et il avait un défaut flagrant.
Il était sans ambition personnelle et d’une modestie excessive.
Pour l’excuser, il faut connaître son parcours de vie.
Orphelin de père dès son plus jeune âge, il a été élevé par sa mère qui survivait en exploitant seule une petite boucherie de la Chaussée de Gand.
Jamais il n’a cessé de ressentir la trace des persécutions ignobles dont celle-ci a été victime lors de la répression hystérique de l’après guerre.
A treize ans, Louis LOVENAER n’avait aucun diplôme et était apprenti plombier, asservi chaque jour à des heures de tram et de marche à pied pour regagner ses chantiers.
Il n’a jamais été chômeur, s’est formé comme artisan spécialisé, s’est démené en Arabie Saoudite comme responsable d’équipe de pointe et a mené un exemplaire carrière d’indépendant qui lui a conféré une réputation incontestée dans le sanitaire de haut de gamme.
Toujours au combat contre le reflux des tracasseries administratives qui contrecarraient ses efforts comme ceux de tous les hommes de terrain de ce pays, il n’a jamais cessé de travailler, de diriger et de construire.
Les énormes ennuis de santé qu’il a connus n’y ont rien fait.
La mutuelle ignore qui est Louis LOVENAER alors qu’il aurait pu prétendre à bien des allocations, des passe-droits et de petites prébendes.
Il faut pour cela une force de vie et de caractère hors du commun.
Il l’avait.
Il avait aussi cette terrible lucidité d’homme du sol et du sang avec son corollaire d’esprit critique.
Jamais destructeur ni systématique.
Toujours condamné par sa nature au bon sens et à la rectitude.
Jamais Louis LOVENAER ne fut dupe de l’escroquerie socialiste.
Il participait trop à la vie réelle pour accepter de bêler avec les bien-pensants que maîtrise le petit écran.
C’est sans doute pour cela qu’il a échoué chez nous qui partageons les mêmes travers.
Il y aurait un livre à écrire sur la chaleur humaine qu’il a irradiée dans notre parti.
L’émotion unanime que son départ en témoigne et le démontrer.
Son souvenir survivra bien plus longtemps parmi ceux qu’il a abandonnés que celui de tel ou tel notable, mandataire, intellectuel inspiré ou universitaire tellement satisfait, mandataire, intellectuel inspiré ou universitaire tellement satisfaits d’eux-mêmes.
Bye bye Louis...
http://www.fn.be/
Né le 5 janvier 1937, membre du bureau politique du Front National depuis septembre 2007, Louis LOVENAER nous a quittés ce 26 septembre 2008.
Durant plus de vingt ans de militantisme, c’est le premier reproche qu’il aura mérité.
Il ne devait pas nous quitter.
Il ne pouvait pas nous quitter.
C’est bête et injuste.
Louis LOVENAER n’était pas un rhéteur.
Il n’était pas un tribun.
Il n’était ni intellectuel ni universitaire.
Et pourtant, lorsqu’il prenait la parole au bureau politique, et même si c’était rarement, il damait le pion en quelques mots aux hâbleurs et péroreurs de service, sans possibilité de réplique.
Et cela parce qu’il avait toute l’intelligence, la sensibilité et les réflexes de son âme de bruxellois enracinée dans sa terre et dans sa chair.
Il était bien pire qu’un meneur ou un flamboyant oriflamme.
Il était, quelque part, notre conscience.
Personne n’est pourtant parfait et il avait un défaut flagrant.
Il était sans ambition personnelle et d’une modestie excessive.
Pour l’excuser, il faut connaître son parcours de vie.
Orphelin de père dès son plus jeune âge, il a été élevé par sa mère qui survivait en exploitant seule une petite boucherie de la Chaussée de Gand.
Jamais il n’a cessé de ressentir la trace des persécutions ignobles dont celle-ci a été victime lors de la répression hystérique de l’après guerre.
A treize ans, Louis LOVENAER n’avait aucun diplôme et était apprenti plombier, asservi chaque jour à des heures de tram et de marche à pied pour regagner ses chantiers.
Il n’a jamais été chômeur, s’est formé comme artisan spécialisé, s’est démené en Arabie Saoudite comme responsable d’équipe de pointe et a mené un exemplaire carrière d’indépendant qui lui a conféré une réputation incontestée dans le sanitaire de haut de gamme.
Toujours au combat contre le reflux des tracasseries administratives qui contrecarraient ses efforts comme ceux de tous les hommes de terrain de ce pays, il n’a jamais cessé de travailler, de diriger et de construire.
Les énormes ennuis de santé qu’il a connus n’y ont rien fait.
La mutuelle ignore qui est Louis LOVENAER alors qu’il aurait pu prétendre à bien des allocations, des passe-droits et de petites prébendes.
Il faut pour cela une force de vie et de caractère hors du commun.
Il l’avait.
Il avait aussi cette terrible lucidité d’homme du sol et du sang avec son corollaire d’esprit critique.
Jamais destructeur ni systématique.
Toujours condamné par sa nature au bon sens et à la rectitude.
Jamais Louis LOVENAER ne fut dupe de l’escroquerie socialiste.
Il participait trop à la vie réelle pour accepter de bêler avec les bien-pensants que maîtrise le petit écran.
C’est sans doute pour cela qu’il a échoué chez nous qui partageons les mêmes travers.
Il y aurait un livre à écrire sur la chaleur humaine qu’il a irradiée dans notre parti.
L’émotion unanime que son départ en témoigne et le démontrer.
Son souvenir survivra bien plus longtemps parmi ceux qu’il a abandonnés que celui de tel ou tel notable, mandataire, intellectuel inspiré ou universitaire tellement satisfait, mandataire, intellectuel inspiré ou universitaire tellement satisfaits d’eux-mêmes.
Bye bye Louis...
http://www.fn.be/