Hommage à Marie-France Stirbois
Publié : 26/05/2008 - 20:51
Après la disparition du vice-président Dominique Chaboche en octobre 2005, c'est une nouvelle figure historique du Front National qui nous a quittés le 16 mars en la personne de Marie-France Stirbois, emportée par une longue et terrible maladie. Une disparition douloureuse annoncée officiellement par un communiqué du Président du Front National : Jean-Marie Le Pen et les membres du Bureau politique ont la tristesse de vous annoncer la mort de Marie-France Stirbois, membre du Bureau politique, Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Conseiller municipal de Nice".

Fille cadette d'une famille de résistants gaullistes qui furent ensuite d'ardents défenseurs de l'Algérie Française - sa mère, titulaire de la croix de guerre avec palmes fut emprisonnée par les Allemands, ses deux sœurs furent agents de liaison de la résistance -, la future Marie-France Stirbois rejoignit les Comités Tixier-Vignancour en 1964, à peine âgée de 20 ans. Responsable de la FNEF, étudiante nationaliste à Nanterre ce qui n'était pas une sinécure ! - Marie-France passa son Capes d'anglais en 1968 et se maria l'année suivante avec Jean-Pierre, rencontré lors de la "campagne Tixier", militant alors tous deux dans les rangs solidaristes. Professeur en banlieue parisienne, Marie-France aida son mari à créer en 1975 la fameuse imprimerie de la rue SauvaI dans le quartier parisien des Halles, et le couple rejoignit le FN en 1977.
FRONTISTE DE CHOC
Dès le début des années 80, les Stirbois s'implantent à Dreux, ville symbole de l'émergence électorale de la droite nationale lors des municipales de 1983, Marie-France remportant un premier succès en 1982 et franchissant la barre des 10% aux cantonales.
Ratant de peu son siège de député d'Eure-et-loir en 1986, elle sera élue en 1989, un an après la mort dramatique du Secrétaire général Jean-Pierre Stirbois, avec plus de 61 % des voix au second tour contre le candidat RPR du "front ripoublicain".
Intégrant le Bureau politique en mars 1990, présidente du groupe FN de la région Centre en 1992, Marie-France Stirbois a été à deux doigts lors des législatives de 1993 de réitérer son exploit de 1989, ne s'inclinant que de 105 petites voix au second tour, et réalisant le meilleur score de tous les candidats FN (49,86%).
Élue député européen en 1994, frôlant à chaque fois l'élection à la députation ou à la mairie de Dreux, en 1995 et 1997 face à la bande des quatre, devenant néanmoins Conseiller général de la ville, elle conduira en 1998 de nouveau la liste régionale FN dans la région Centre. Restée fidèle au Président Le Pen dans la tourmente qui suivit la scission de 1998, elle quitta l'Eure-et-Loir en 1999 pour Nice où elle mènera avec Gérard de Gubernatis la liste FN aux municipales en mars 2001, obtenant plus de 14 % au second tour face au transfuge Jacques Peyrat.
Candidate aux législatives de mai 2002 (23 % au second tour), l'invalidation (momentanée) de Jean-Marie Le Pen l'amènera a remplacer pendant plusieurs périodes le président du FN au Parlement européen. Tête de liste du FN dans le Var aux régionales de mars 2004, Marie-France Stirbois avait été élue conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
FIDÈLE
En 2004, Marie-France Stirbois avait critiqué très durement la stratégie et les orientations du Front National, ce qui avait entraîné sa suspension pendant quelques mois du Bureau politique en octobre de cette même année.
Pour autant, Jean-Marie Le Pen, avait exprimé le souhait que la sanction décidée soit "une sanction modérée, qui constitue un avertissement d'une part et aussi une ouverture au pardon des fautes". Le Président du FN avait voulu que cette décision soit collégiale, prise par les membres du Bureau exécutif, alors même que les statuts lui auraient permis de décider seul. Le BE avait finalement suspendu du Bureau politique Marie-France Stirbois et Jacques Bompard pour une durée respective de trois et six mois.
Mais contrairement au maire d'Orange - il s'agit ici de faire justice des analyses développées par certains medias au lendemain de sa disparition - Marie-France Stirbois était restée une frontiste de cœur et de conviction, n'ayant jamais confondu l'accessoire et l'essentiel.
Juste avant de tomber malade en octobre 2005, cette militante infatigable continuait à se rendre aux colloques et conventions du Front, à répondre aux invitations des fédérations FN, notamment celle d'Eure-et-Loir qui l'avait vue retourner à Dreux en septembre 2005, ou encore à la manifestation de soutien à Bruno Gollnisch organisée à Lyon.
"ADIEU MARIE-FRANCE"
Le siège FN de Nice et le "Paquebot" à Saint-Cloud ont reçu de très nombreux messages de sympathisants et d'adhérents témoignant de leur émotion et de leur tristesse. Les obsèques de Marie-France Stirbois se sont déroulées jeudi 20 mars près de Nice, en l'église Saint-Marc de Villeneuve-Loubet, sous un soleil resplendissant. Une cérémonie très simple, le prêtre ayant axé son sermon autour de la si belle pensée de sainte Thérèse de Lisieux "je ne pars pas, j'entre dans la vie". La famille, la sœur de Marie-France, ses deux enfants et des dizaines d'amis et de proches étaient présents, parmi lesquels beaucoup de personnalités du FN. Des messes ont également été dites à son intention à Nice et à Dreux.
Très affecté par ce décès, à l'instar de la grande famille nationale, Jean-Marie Le Pen a rendu hommage à Marie-France Stirbois sur le site internet du Front National. (frontnational.com).
G.H.M.
Une Figure du Front National
"Marie-France Stirbois nous a quittés. Au bout d'une longue et douloureuse maladie au cours de laquelle nous avons suivi son combat pour la vie avec émotion et tendresse, l'inéluctable s'est produit. C'est une figure du Front National qui disparaît, à la fois une élue, une militante, mais aussi une amie et une camarade et cela bien au-delà des divergences que la vie politique, et la vie tout court d'ailleurs, amènent sur notre chemin.
Elle manquera à notre année principale, à notre année de combat présidentielle car elle avait un courage, un dynamisme, un dévouement qui faisaient l'admiration de ceux à qui elle servait de modèle.
Adieu donc Marie-France, garde sur nous le regard des gens qui sont dans l'au-delà. "
Jean-Marie Le Pen
UNE FEMME QUI AIMAIT LES GENS
Marie-France Stirbois était une femme battante, combattante et courageuse. Tous ceux qui l'ont suivie à Dreux face à la violence la plus extrême peuvent en témoigner. Et c'est avec le courage et la détermination qu'on lui connaissait qu'elle a affronté dignement la maladie jusqu'à ce dimanche de Pâques où elle s'est paisiblement éteinte, entourée de sa famille. Marie-France Stirbois a mené 42 ans de combats incessants au service des idées nationales et de ses compatriotes, car Marie-France aimait les gens. Toujours à l'écoute, toujours proche des préoccupations de ses électeurs, de ses amis...
L '"annonce de sa disparition a plongé le Mouvement dans un véritable chagrin. Nos pensées vont en priorité aux proches de notre amie et à ses enfants Nathalie et Christophe. Et dans les prières qui accompagnent notre camarade, nous nous remémorons ces mots d'espérance de saint Jean : "Vous êtes maintenant dans la tristesse mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira."
À Dieu Marie-France.
Martial Bild Directeur de FDA
FDA mai 2006

Fille cadette d'une famille de résistants gaullistes qui furent ensuite d'ardents défenseurs de l'Algérie Française - sa mère, titulaire de la croix de guerre avec palmes fut emprisonnée par les Allemands, ses deux sœurs furent agents de liaison de la résistance -, la future Marie-France Stirbois rejoignit les Comités Tixier-Vignancour en 1964, à peine âgée de 20 ans. Responsable de la FNEF, étudiante nationaliste à Nanterre ce qui n'était pas une sinécure ! - Marie-France passa son Capes d'anglais en 1968 et se maria l'année suivante avec Jean-Pierre, rencontré lors de la "campagne Tixier", militant alors tous deux dans les rangs solidaristes. Professeur en banlieue parisienne, Marie-France aida son mari à créer en 1975 la fameuse imprimerie de la rue SauvaI dans le quartier parisien des Halles, et le couple rejoignit le FN en 1977.
FRONTISTE DE CHOC
Dès le début des années 80, les Stirbois s'implantent à Dreux, ville symbole de l'émergence électorale de la droite nationale lors des municipales de 1983, Marie-France remportant un premier succès en 1982 et franchissant la barre des 10% aux cantonales.
Ratant de peu son siège de député d'Eure-et-loir en 1986, elle sera élue en 1989, un an après la mort dramatique du Secrétaire général Jean-Pierre Stirbois, avec plus de 61 % des voix au second tour contre le candidat RPR du "front ripoublicain".
Intégrant le Bureau politique en mars 1990, présidente du groupe FN de la région Centre en 1992, Marie-France Stirbois a été à deux doigts lors des législatives de 1993 de réitérer son exploit de 1989, ne s'inclinant que de 105 petites voix au second tour, et réalisant le meilleur score de tous les candidats FN (49,86%).
Élue député européen en 1994, frôlant à chaque fois l'élection à la députation ou à la mairie de Dreux, en 1995 et 1997 face à la bande des quatre, devenant néanmoins Conseiller général de la ville, elle conduira en 1998 de nouveau la liste régionale FN dans la région Centre. Restée fidèle au Président Le Pen dans la tourmente qui suivit la scission de 1998, elle quitta l'Eure-et-Loir en 1999 pour Nice où elle mènera avec Gérard de Gubernatis la liste FN aux municipales en mars 2001, obtenant plus de 14 % au second tour face au transfuge Jacques Peyrat.
Candidate aux législatives de mai 2002 (23 % au second tour), l'invalidation (momentanée) de Jean-Marie Le Pen l'amènera a remplacer pendant plusieurs périodes le président du FN au Parlement européen. Tête de liste du FN dans le Var aux régionales de mars 2004, Marie-France Stirbois avait été élue conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
FIDÈLE
En 2004, Marie-France Stirbois avait critiqué très durement la stratégie et les orientations du Front National, ce qui avait entraîné sa suspension pendant quelques mois du Bureau politique en octobre de cette même année.
Pour autant, Jean-Marie Le Pen, avait exprimé le souhait que la sanction décidée soit "une sanction modérée, qui constitue un avertissement d'une part et aussi une ouverture au pardon des fautes". Le Président du FN avait voulu que cette décision soit collégiale, prise par les membres du Bureau exécutif, alors même que les statuts lui auraient permis de décider seul. Le BE avait finalement suspendu du Bureau politique Marie-France Stirbois et Jacques Bompard pour une durée respective de trois et six mois.
Mais contrairement au maire d'Orange - il s'agit ici de faire justice des analyses développées par certains medias au lendemain de sa disparition - Marie-France Stirbois était restée une frontiste de cœur et de conviction, n'ayant jamais confondu l'accessoire et l'essentiel.
Juste avant de tomber malade en octobre 2005, cette militante infatigable continuait à se rendre aux colloques et conventions du Front, à répondre aux invitations des fédérations FN, notamment celle d'Eure-et-Loir qui l'avait vue retourner à Dreux en septembre 2005, ou encore à la manifestation de soutien à Bruno Gollnisch organisée à Lyon.
"ADIEU MARIE-FRANCE"
Le siège FN de Nice et le "Paquebot" à Saint-Cloud ont reçu de très nombreux messages de sympathisants et d'adhérents témoignant de leur émotion et de leur tristesse. Les obsèques de Marie-France Stirbois se sont déroulées jeudi 20 mars près de Nice, en l'église Saint-Marc de Villeneuve-Loubet, sous un soleil resplendissant. Une cérémonie très simple, le prêtre ayant axé son sermon autour de la si belle pensée de sainte Thérèse de Lisieux "je ne pars pas, j'entre dans la vie". La famille, la sœur de Marie-France, ses deux enfants et des dizaines d'amis et de proches étaient présents, parmi lesquels beaucoup de personnalités du FN. Des messes ont également été dites à son intention à Nice et à Dreux.
Très affecté par ce décès, à l'instar de la grande famille nationale, Jean-Marie Le Pen a rendu hommage à Marie-France Stirbois sur le site internet du Front National. (frontnational.com).
G.H.M.
Une Figure du Front National
"Marie-France Stirbois nous a quittés. Au bout d'une longue et douloureuse maladie au cours de laquelle nous avons suivi son combat pour la vie avec émotion et tendresse, l'inéluctable s'est produit. C'est une figure du Front National qui disparaît, à la fois une élue, une militante, mais aussi une amie et une camarade et cela bien au-delà des divergences que la vie politique, et la vie tout court d'ailleurs, amènent sur notre chemin.
Elle manquera à notre année principale, à notre année de combat présidentielle car elle avait un courage, un dynamisme, un dévouement qui faisaient l'admiration de ceux à qui elle servait de modèle.
Adieu donc Marie-France, garde sur nous le regard des gens qui sont dans l'au-delà. "
Jean-Marie Le Pen
UNE FEMME QUI AIMAIT LES GENS
Marie-France Stirbois était une femme battante, combattante et courageuse. Tous ceux qui l'ont suivie à Dreux face à la violence la plus extrême peuvent en témoigner. Et c'est avec le courage et la détermination qu'on lui connaissait qu'elle a affronté dignement la maladie jusqu'à ce dimanche de Pâques où elle s'est paisiblement éteinte, entourée de sa famille. Marie-France Stirbois a mené 42 ans de combats incessants au service des idées nationales et de ses compatriotes, car Marie-France aimait les gens. Toujours à l'écoute, toujours proche des préoccupations de ses électeurs, de ses amis...
L '"annonce de sa disparition a plongé le Mouvement dans un véritable chagrin. Nos pensées vont en priorité aux proches de notre amie et à ses enfants Nathalie et Christophe. Et dans les prières qui accompagnent notre camarade, nous nous remémorons ces mots d'espérance de saint Jean : "Vous êtes maintenant dans la tristesse mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira."
À Dieu Marie-France.
Martial Bild Directeur de FDA
FDA mai 2006
