IL Y A TRENTE ANS, FRANÇOIS DUPRAT ETAIT ASSASSINE ...
Publié : 16/03/2008 - 19:43
Mardi 18 mars, à 12 h 30, Jean-Marie Le Pen et une délégation du Front national seront au cimetière Montmartre pour rendre hommage à François Duprat, historien et membre du Bureau politique du FN assassiné en 1978.
Le 18 mars 1978, sur la départementale menant à Caudèbec-en-Caux (Seine-Maritime), une explosion retentit et pulvérise la voiture de François Duprat. Il se rendait au collège où il enseignait l'histoire quand une bombe télécommandée, placée sous le siège du conducteur, explosa. Sa femme, Janine, assise à ses côtés, grièvement blessée, échappera miraculeusement à la mort mais est restée lourdement handicapée .
Cet attentat sera immédiatement revendiqué par deux groupes terroristes inconnus des services de police, le « commando du souvenir juif » et le « groupe juif révolutionnaire ». Revendications qui furent rapidement jugées fantaisistes par les enquêteurs. Trente ans après sa mort, la vérité sur les commanditaires de cet assassinat n'est jamais sortie du puits et toutes sortes d'hypothèses, souvent contradictoires, ont été avancées: une piste proche-orientale du fait notamment de liens tissés par Duprat avec le parti Baas syrien, une piste barbouzarde puisque le frontiste s'apprêtait à publier un livre contenant des révélations fracassantes sur le financement des partis politiques de droite, intitulé Argent et politique. Cet ouvrage n'est finalement jamais paru. D'autres y ont vu la main de l'extrême gauche ...
Né à Ajaccio le 26 octobre 1940, Duprat entra en politique à l'âge de 16 ans. Secrétaire de Maurice Bardèche, - il dirigera sa revue. Défense de l'Occident -, documentaliste de Roland Gaucher pour son ouvrage L'Opposition en URSS 1917-1967, il militera à Jeune Nation en 1958, créera une section GAS à Toulouse -- ce qui lui vaudra quelques mois d'emprisonnement - rejoindra par la suite les rangs d'Occident puis d'Ordre nouveau avant d'adhérer au FN à sa création en 1972 où il anime la tendance national-révolutionnaire avec Alain Renault.
Diplômé d'études supérieures en histoire, grand spécialiste des mouvements nationalistes français et étrangers, historien anticonformiste doué d'une puissante capacité de travail, Jean-Marie Le Pen garde le souvenir d'un Duprat « hirsute, brillant et myope ».
Assassinat jamais élucidé
Le président du FN souligne aussi que la mort de ce dernier est intervenue en pleine campagne des législatives, à une période de grande violence politique - l'appartement du Président du FN, villa Poirier à Paris, avait été soufflé par une bombe deux ans auparavant, là aussi les auteurs il' ont jamais été retrouvés. « Quelques jours avant l'attentat contre Duprat, je m'étais vu interdire de meeting à Assas par des militants du PFN qui arboraient dans le hall de la faculté une effigie de Duprat pendu à un gibet » se souvient-il encore. « La mort de François Duprat fut un choc pour les militants du FN, d'autant que le bilan de cet attentat aurait pu être beaucoup plus lourd puisque François et Janine devaient prendre dans leur voiture ce jour-là une voisine et sa petite fille qui, coup du destin, ne montèrent finalement pas dans le véhicule parce qu'elles n'étaient pas prêtes » ...
« Pourquoi et par qui a-t-il été exécuté? Peut-être le saura-t-on un jour, il y a maintenant prescription ... Le sacrifice de François Duprat, victime du terrorisme, mérite de ne pas être oublié, il y a aussi une exigence de justice et de vérité » souligne Jean-Marie Le Pen. Le Président du Front national sera aux côtés des militants et dirigeants parisiens de son Mouvement le mardi 18 mars à 12 h 30 au cimetière Montmartre où il prononcera une allocution au pied de l'ultime demeure de l'historien frontiste, qui repose dans le même carré que le grand cinéaste et ex-député FN Claude Autant-Lara.
Serge OMARA National Hebdo du 13 au 19 mars 2008
Le 18 mars 1978, sur la départementale menant à Caudèbec-en-Caux (Seine-Maritime), une explosion retentit et pulvérise la voiture de François Duprat. Il se rendait au collège où il enseignait l'histoire quand une bombe télécommandée, placée sous le siège du conducteur, explosa. Sa femme, Janine, assise à ses côtés, grièvement blessée, échappera miraculeusement à la mort mais est restée lourdement handicapée .
Cet attentat sera immédiatement revendiqué par deux groupes terroristes inconnus des services de police, le « commando du souvenir juif » et le « groupe juif révolutionnaire ». Revendications qui furent rapidement jugées fantaisistes par les enquêteurs. Trente ans après sa mort, la vérité sur les commanditaires de cet assassinat n'est jamais sortie du puits et toutes sortes d'hypothèses, souvent contradictoires, ont été avancées: une piste proche-orientale du fait notamment de liens tissés par Duprat avec le parti Baas syrien, une piste barbouzarde puisque le frontiste s'apprêtait à publier un livre contenant des révélations fracassantes sur le financement des partis politiques de droite, intitulé Argent et politique. Cet ouvrage n'est finalement jamais paru. D'autres y ont vu la main de l'extrême gauche ...
Né à Ajaccio le 26 octobre 1940, Duprat entra en politique à l'âge de 16 ans. Secrétaire de Maurice Bardèche, - il dirigera sa revue. Défense de l'Occident -, documentaliste de Roland Gaucher pour son ouvrage L'Opposition en URSS 1917-1967, il militera à Jeune Nation en 1958, créera une section GAS à Toulouse -- ce qui lui vaudra quelques mois d'emprisonnement - rejoindra par la suite les rangs d'Occident puis d'Ordre nouveau avant d'adhérer au FN à sa création en 1972 où il anime la tendance national-révolutionnaire avec Alain Renault.
Diplômé d'études supérieures en histoire, grand spécialiste des mouvements nationalistes français et étrangers, historien anticonformiste doué d'une puissante capacité de travail, Jean-Marie Le Pen garde le souvenir d'un Duprat « hirsute, brillant et myope ».
Assassinat jamais élucidé
Le président du FN souligne aussi que la mort de ce dernier est intervenue en pleine campagne des législatives, à une période de grande violence politique - l'appartement du Président du FN, villa Poirier à Paris, avait été soufflé par une bombe deux ans auparavant, là aussi les auteurs il' ont jamais été retrouvés. « Quelques jours avant l'attentat contre Duprat, je m'étais vu interdire de meeting à Assas par des militants du PFN qui arboraient dans le hall de la faculté une effigie de Duprat pendu à un gibet » se souvient-il encore. « La mort de François Duprat fut un choc pour les militants du FN, d'autant que le bilan de cet attentat aurait pu être beaucoup plus lourd puisque François et Janine devaient prendre dans leur voiture ce jour-là une voisine et sa petite fille qui, coup du destin, ne montèrent finalement pas dans le véhicule parce qu'elles n'étaient pas prêtes » ...
« Pourquoi et par qui a-t-il été exécuté? Peut-être le saura-t-on un jour, il y a maintenant prescription ... Le sacrifice de François Duprat, victime du terrorisme, mérite de ne pas être oublié, il y a aussi une exigence de justice et de vérité » souligne Jean-Marie Le Pen. Le Président du Front national sera aux côtés des militants et dirigeants parisiens de son Mouvement le mardi 18 mars à 12 h 30 au cimetière Montmartre où il prononcera une allocution au pied de l'ultime demeure de l'historien frontiste, qui repose dans le même carré que le grand cinéaste et ex-député FN Claude Autant-Lara.
Serge OMARA National Hebdo du 13 au 19 mars 2008




