Messagepar Prodeo » 08/10/2007 - 3:56
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En écoutant la rediffusion du libre-journal du Professeur Dreyfus de minuit à 1h30, j'ai appris la mort de Serge de Beketch annoncée par Henry de Lesquen dans un appel téléphonique inséré à l'émission.
Cette disparition dont, hélas, je m'attendais depuis un mois, nous privera de la présence d'un des derniers Croisés, un Mousquetaire de Dieu, de l'un des derniers grands polémistes et pamphlétaires de notre époque, qui trempait sans peur et sans reproche sa plume dans le vitriol pour fustiger tous les cuistres et les partisans diaboliques de l'anti-France.
Nous nous sommes connus chez des amis communs, peu de temps après la mort de Guy Augé, ce professeur à la Sorbonne qui était l'un des meilleurs théoricien et historien de la royauté française avec lequel je travaillais bénévolement. Il était heureux de trouver en moi un cadre frontiste catholique et royaliste qui n'avait aucun complexe de l'afficher.
Je regette beaucoup que Dieu nous prive de sa présence avant même qu'il ait pu s'exprimer sur notre forum. Il avait beaucoup de choses des plus fondamentales à nous transmettre. Il ne fait pas de doute que sa mission se poursuivra ailleurs.
Je lève mon épée à sa mémoire et je me joins à la peine de sa merveilleuse épouse et ses enfants et tous ses amis.
Que Dieu nous garde !
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.