La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français

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La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français

Messagepar Pat » 12/08/2014 - 16:52

Il est loin le temps où le monde arabe rêvait de développement, de modernisation, de sécularisation d’un islam sunnite toujours menaçant pour les minorités chrétiennes et chiites. Ce temps là c’était celui du nationalisme arabe, de Nasser jusqu’à Saddam Hussein en passant par Hafez el Assad. Le temps de régimes autoritaires tournés vers le développement et qui offraient aux femmes, aux chrétiens et à toutes les minorités un rempart face au fondamentalisme sunnite autant que d’inéluctables perspectives d’ouverture démocratique si l’on avait bien voulu laisser les processus internes se dérouler à leur rythme historique. C’était aussi le temps où la cause palestinienne était encore une cause nationaliste et pas encore une cause islamique. Seulement voilà, de l’eau a coulé sous les ponts et l’Autorité palestinienne comme le Fatah ont été effacés par le Hamas.

Prendre acte de la disparition du nationalisme arabe

Ce temps des nationalismes arabes est bien révolu. Rongé par la corruption de ses propres élites, dévasté volontairement par la politique américaine (ennemie des nationalismes pétroliers) autant que par l’énorme erreur stratégique d’Israël avec lequel il aurait pu s’entendre pour assurer à la fois l’existence d’un État palestinien et la sécurité de l’État juif, le nationalisme arabe a signé son acte de décès.

En septembre 2001, la collusion probable entre une partie de l’État profond américain et l’État profond saoudien (ses services de renseignement), qui fut une sorte d’aboutissement paroxystique d’une alliance monstrueuse née dans la guerre d’Afghanistan face aux Soviétiques, créa une onde sismique mondiale. Le fondamentalisme sunnite se déchaîna tandis que les États-Unis, profitant de la “guerre contre le terrorisme” tentèrent d’opposer l’utopie d’un projet unipolaire à l’évidence du monde multipolaire.

Les partisans de la politique américaine purent successivement applaudir la guerre en Afghanistan contre des Talibans que Washington, Islamabad et Riyad avaient créés, la destruction du régime de Saddam Hussein à Bagdad, les révolutions colorées en Géorgie puis en Ukraine pour faire pièce à une Russie renaissante grâce à Vladimir Poutine, ou bien encore la politique d’isolement de Téhéran au prétexte d’une possible bombe iranienne.

Fiction occidentale, le “Printemps arabe” ne fut qu’un sombre festival qataro-saoudien. Le Qatar et ses amis “Frères musulmans” purent s’offrir les régimes Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Égypte, Kadhafi en Libye, la terreur et le chaos en Syrie. Quant à l’Arabie Saoudite, elle emporta le deuxième acte au Caire en éliminant, grâce aux généraux égyptiens, Morsi et ses Frères musulmans mais elle disputa au Qatar l’influence sur les groupes terroristes en Syrie.

Toute cette œuvre funeste d’égorgements, de décapitations, de viols des jeunes chrétiennes ou chiites vierges, d’exécutions sommaires, de prisonniers enterrés vivants, de vidéos macabres postées sur Youtube et téléchargées des dizaines de milliers de fois dans nos banlieues, tout cela nous le devons “à nos magnifiques alliés”, nos nouveaux amis du Moyen-Orient, gorgés de pétro-dollars, le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Le bilan de Sarkozy et Hollande au Moyen-Orient : chaos islamiste et crimes contre l’Humanité

La dernière fois que nos gouvernants eurent un peu de bon sens au Moyen-Orient ce fut en 2003 quand Chirac refusa de s’associer à la guerre américaine en Irak. Certes notre politique était alors à la remorque de l’Histoire ; certes elle s’accrochait à des régimes finissants, mais c’était une politique “du moindre mal” et ce n’était déjà pas mal. Du moins nos ambassadeurs arabisants de l’époque, avant que Sarkozy et Hollande ne remplacent ceux-ci par des humanitaires naïfs quand ils n’étaient pas des hommes d’affaires cyniques, du moins ces vrais ambassadeurs (comme celui qui m’avait accueilli en février 2003 à Bagdad pour rendre à Tarik Aziz sans doute l’une de ses dernières visites) connaissaient-ils cet Orient compliqué et anticipaient-ils les horribles carnages communautaires qui devaient inéluctablement se produire en lieu et place des vieux régimes “laïcs”.

Nous avons le résultat de cette folie sous nos yeux et ce bilan n’est pas seulement le bilan de Washington. Non ce n’est pas seulement la faute de Washington car Sarkozy et Hollande (et avec eux Juppé et Fabius) portent une très lourde responsabilité dans les génocides communautaires (les chrétiens, les Alaouites, les chiites duodécimains, les Yazidis…) en œuvre aujourd’hui en Syrie et en Irak comme ils sont directement responsables des massacres tribaux en Libye.

Défendre militairement les Chrétiens d’Irak

À mes yeux Sarkozy et Hollande se sont rendus complices, par ces choix, de crimes contre l’Humanité. C’est à tout le moins ce qui devrait les disqualifier à jamais aux yeux des Français.

Sarkozy plus qu’Hollande d’ailleurs puisque c’est l’UMP qui, finalement, aura le plus brutalement rompu avec les fondamentaux gaulliens de la politique étrangère française pour nous aligner sur les politiques américaine, qatarie et saoudienne. Mais Hollande vaut-il mieux lui qui, en 2012, voulait envoyer notre armée attaquer l’État syrien, en tentant de nous refaire le coup américain des armes de destruction massive? Lui qui ne propose aujourd’hui comme seule aide aux Chrétiens d’Orient, face à la poussée de l’État islamique en Syrie et Irak, que l’envoi de colis alimentaires?

Nous devons aider les Chrétiens à rester chez eux, à défendre leurs villages, leurs églises, car ils étaient les premiers sur la Terre d’Orient. Je soutiens donc sans réserve les frappes militaires américaines contre l’État islamique et j’affirme que c’est l’intérêt et l’honneur de la France que de se joindre à ces frappes. Moi qui suis le premier à m’opposer à la folle politique des États-Unis en Ukraine, je sais aussi refuser le systématisme et dire que les Américains ont fait le bon choix en aidant le gouvernement irakien.

Mais la logique impose d’aller plus loin, d’avoir le courage d’accepter l’erreur occidentale en Syrie ce qui signifie s’allier à nouveau avec Bachar al Assad et l’aider à détruire les foyers islamistes qui gangrènent son pays.

Nous avons mené une guerre pour rien en Afghanistan dans laquelle de nombreux soldats sont morts pour la France et des milliers d’autres y ont perdu un membre, un œil, une aptitude physique ou mentale. Nos Rafales ont pilonné l’Armée régulière libyenne et nos hélicoptères lui ont infligé de lourdes pertes. Nos services spéciaux ont vendu, avec l’argent du Qatar des armes aux islamistes syriens dans le seul but de miner l’État syrien dans ses fondations. Devrions nous alors nous contenter d’envoyer quelques colis pour les Chrétiens d’Irak ?

Certes le principe de non ingérence est un principe essentiel auquel je tiens beaucoup. Mais je crois aussi au principe de solidarité civilisationnelle. La France reste à mes yeux la Fille aînée de l’Eglise, celle qui a secouru les Chrétiens du Liban en 1860, et ces chrétiens sont mes frères. C’est ce principe d’ailleurs qui me rend critique à l’égard du traitement injuste de De Gaulle à l’encontre des Harkis lesquels s’étaient battus pour la France. Je défends la reapolitik mais jamais contre l’honneur de la France. La France est une personne, elle a un honneur, pas seulement des intérêts. C’est donc ce principe de solidarité civilisationnelle qui peut justifier exceptionnellement l’ingérence.

Il faut choisir, soit nous accueillons ces pauvres gens au motif de la préférence chrétienne qui devrait être une évidence en matière d’asile, soit nous aidons activement (solution que Louis Aliot a préconisé le premier et qui a été malhonnêtement déformée par les médias en une forme d’indifférence à l’égard des chrétiens) les Chrétiens d’Orient à rester sur une terre où leurs prières en araméen s’entendaient à l’époque du Christ, six siècles avant l’apparition de l’islam.

Telle est donc ma position, que j’assume et que j’affirme, à savoir que la France devrait s’associer aux frappes militaires américaines pour soutenir l’armée régulière chiite et les Pershmergas kurdes dans leur combat contre l’État islamique.

Casser la dynamique califale et éliminer les djihadistes citoyens français

Il y a un enjeu essentiel dans la destruction de ce califat. C’est qu’il a muté du statut de califat régional au statut de califat mondial. Son calife s’est proclamé calife mondial et il a obtenu le ralliement de plusieurs imams radicaux influents dans le monde islamique sunnite, dont un en Indonésie le plus grand pays musulman du monde. Le risque de propagation est évident et les Américains l’ont compris. Il faut impérativement écraser sous un déluge de feu ces fous qui mutilent les femmes, les vendent comme esclaves sur les marchés de Mossoul, assouvissent sur elles leurs instincts criminels et inondent le monde de leurs vidéos macabres. Vladimir Poutine a eu des mots aussi brutaux que de bon sens vis-à-vis de ces islamistes que les Russes ont combattu en Tchétchénie (tandis que les Américains les aidaient) ou qui ont massacré des dizaines d’enfants à Beslan. “Il faut butter les terroristes jusque dans les chiottes”. Ce n’est pas très politiquement correct mais c’est le meilleur programme face à l’islamisme.

Et ce programme ne doit pas s’arrêter là. Nous savons que près de 1000 djihadistes disposant de la nationalité française sont partis combattre en Syrie et en Irak et que beaucoup ont rallié le califat islamique. Nous ne devons pas les considérer comme des égarés mais comme des ennemis qui reviendront bientôt en France, forts de leur expérience militaire, l’esprit affranchi de toute limite après les exactions commises (viols, tortures, décapitations). Nous devons les éliminer in situ et ce devrait être le rôle de nos services spéciaux de s’en occuper dès maintenant. Nous ne pouvons prendre le risque d’attendre qu’ils reviennent. Arrêtés et emprisonnés en France ils seront de puissants moteurs de conversion à l’islam dans les prisons et donc un facteur supplémentaire de propagation du fondamentalisme islamique dans notre pays. Il revient la responsabilité à chaque nation européenne (France, Royaume Uni…) d’éliminer ses ressortissants djihadistes avant qu’ils ne reviennent.

[...]

Lire la suite:http://www.realpolitik.tv/2014/08/la-france-face-a-la-question-islamique-les-choix-credibles-pour-un-avenir-francais/

Note du C.N.C: les propos tenus par Aymeric Chauprade n'engagent pas le C.N.C ni le M.A.S mais il nous a semblé opportun de les porter à la connaissance de notre lectorat.

http://cerclenonconforme.hautetfort.com ... 26601.html

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Re: La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français

Messagepar Pat » 09/10/2014 - 21:55

La doctrine Chauprade

Le député européen vient de publier un manifeste géopolitique réaliste qui ne manque pas de faire grincer quelques dents au sein du FN.
L'exposé de politique étrangère et d'orientations internationales très charpenté que le député européen FN Aymeric Chauprade a mis en ligne et diffusé au début du mois d'août a eu le mérite de faire bouger les lignes et surtout de proposer un débat intellectuel de fond au sein des milieux nationaux. Refusant l'immobilisme résultant d'une mauvaise lecture du rejet du droit d'ingérence, Chauprade trace les axes d'une logique interventionniste au service de l'intérêt de puissance français. Prenant acte du double problème posé en politique extérieure comme en politique intérieure par l'islam sunnite fondamentaliste, qu'il soit ou non le cache-sexe de réseaux terroristes ou relevant du banditisme, il propose de réviser en profondeur certains réflexes encore existants au sein du FN, concernant notamment les États-Unis et Israël.
Intérêt de puissance
Il ne peut y avoir deux ennemis principaux : c'est ce qui résulte de la méthode d'analyse politique du juriste Carl Schmitt, dont le but n'est pas tant de désigner un ennemi qui deviendrait vite un bouc émissaire mais bien de discriminer l'ennemi de l'ami. Israël et les États-Unis sont-ils aujourd'hui nos ennemis ? Non, répond en substance Chauprade. Ils se contentent, et c'est déjà beaucoup, de défendre leurs intérêts de puissance, ce que devrait faire la France et ce qu'elle ne fait pas. Les États-Unis et Israël nous désignent-ils comme des adversaires prioritaires ? Non, loin de là. Les islamistes à l'œuvre en Syrie et en Irak nous considèrent-ils comme des adversaires ? Oui, assurément. Bénéficient-ils de relais sur notre territoire ? Assez, pour que ces réseaux instituent la première des menaces aux yeux le nos services de renseignements. Puisque faire de la politique, en terme schmittien, c'est décider plutôt de palabrer, Chauprade a décidé d'appeler un chat un chat et un islamiste un ennemi irréductible de la France.
Réalité et équilibres
Aymeric Chauprade reste fidèle à la vision le la France, très maurrassienne et bainvilienne qui a toujours été la sienne : notre vieux pays capétien se doit d'équilibrer les empires pour subsister et prospérer. C'est la leçon de Kiel et Tanger et de l'Histoire de deux peuples. La réalité de la superpuissance américaine ne saurait voiler les atouts et le jeu des Russes et des Chinois qui contribuent à forger un monde multipolaire. Chauprade n'est pas devenu néo-conservateur, il demeure un pragmatique et un réaliste.
Attaquer au napalm les djihadistes du Proche-Orient aux côtés des Américains, car c'est bien cela que propose Chauprade, n'est pas offrir un blanc-seing à l'administration Obama. C'est servir nos intérêts en défendant les chrétiens d'Orient et en supprimant au passage quelques centaines de Français de papiers partis livrer une guerre sainte et devenus irrécupérables. Comprendre les impératifs de sécurité d'Israël, tout en souhaitant la création d'un Etat palestinien digne de ce nom (et qui ne serait pas livré aux islamistes), c'est éviter le piège de l'idéologie voire du complotisme le plus délirant.
Vouloir développer parallèlement le dialogue avec Moscou et Pékin est souhaitable et n'effraye pas des parlementaires aussi centristes qu'Yves Pozzo di Borgo, vice-président de la commission des Affaires étrangères du Sénat. Encore faut-il qu'un pays aussi puissant que la Russie améliore sa communication et sa stratégie d'influence dans notre pays, pour sortir des cercles confidentiels d'admirateurs quasi-hystériques de Vladimir Poutine. La Russie doit comprendre que le pays réel français est bien différent de sa vitrine légale. Quant à l'Iran, il faut se rappeler avant tout que l'antique Perse évolue depuis longtemps dans un rapport amour-haine avec les pays anglo-saxons, voire avec Israël. Les déclarations enflammées des mollahs sont contrebalancées par une relative prudence des dirigeants iraniens.
Poison totalitaire
Immédiatement, et c'était peut-être l'effet souhaité, les réseaux les plus compulsifs de l'extrême droite se sont mis en branle pour dénoncer ce qu'ils appellent un virage et ce que nous qualifierons d'intelligence stratégique. Les premiers à réagir ont été le groupuscule Egalité-réconciliation d'Alain Soral et l'ancien skinhead Serge Ayoub. Leur esthétique totalitaire leur interdit de penser la différence entre le poison totalitaire (qui est celui de l'Islam après avoir été celui du nazisme et du communisme) et les graves défauts du libéralisme. Le libéralisme n'est pas un totalitarisme et il ne le sera jamais, quels que soient les ravages économiques qu'il peut causer. On peut débattre avec les libéraux, il est impossible de composer longtemps avec des germes totalitaires. C'est pourquoi il est incroyable que la France poursuive ses relations privilégiées avec le Qatar ou l'Arabie Saoudite.
Pour nourrir leur paranoïa, nous leur rappellerons d'une part que l'hebdomadaire Minute avait intelligemment analysé l'éviction de Chauprade de l'Ecole de Guerre comme une offensive atlantiste face à sa vision capétienne et gaullienne sous couvert d'un complotisme qu'il a toujours réfuté, et d'autre part que l'arrivée de Chauprade sur la scène médiatique en 2001 devait beaucoup aux louanges que lui adressait le Figaro. Il n'y a donc pas de reniement de Chauprade, il y ajuste une clarification des choses conforme à sa pensée profonde que sa vivacité naturelle et son dégoût de la médiocrité avaient peut-être contribué parfois à troubler. Nous n'en démordrons pas, cette déclaration estivale est un juste retour des choses.
Antoine Ciney Monde & Vie 9 septembre 2014

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