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Paris, le 21 janvier 2011.4 septembre 1870 - Proclamation de la IIIe république.
21 janvier 2011, nous entrons dans la 141e année de république quasi continue. C'est long, très long, trop long.
En 1789, peut-être certains espéraient-ils que les Etats-Généraux vivifieraient une monarchie sclérosée par l'ambiance laxiste et négative héritée des Lumières.
Il n'en fut rien ; les conventionnels remplacèrent une aristocratie percluse par une bourgeoisie cupide et ambitieuse, installèrent dans le peuple les vices des puissants et transposèrent dans la vie sociale les utopies qui permettaient de briller dans les salons.
Septembre 1792, 1ère république, 1ère Constitution fondée sur les Droits de l'Homme sans Dieu.
Et puis 1905, et plus tard l'Europe qui reniait ses racines chrétiennes.
Enfin, aujourd'hui, la pression de l'islam qui s'affiche ouvertement sur la voie publique désertée par les chrétiens ; à tel point que pour résister on serait tenté de rallier le laïcisme républicain en oubliant que son but est précisément de combattre d'abord le christianisme.
Il ne nous a pas été demandé de mettre la lumière sous le boisseau, mais de la rendre visible par tous en la portant au coeur de la cité.
Notre tache est de porter cette lumière, et d'en être digne, pas seulement en s'affichant catholique de Tradition mais aussi par la valeur des témoignages.
Souvenons-nous qu'il n'y a pas de Roi de France sans Sacre ; peut-on imaginer le Sacre sans l'acclamation d'un peuple chrétien ?Il faudra également répondre à la question :
« un Roi ! Pourquoi faire ? »Eh bien pour régner et gouverner dans la France d'aujourd'hui, la France dans une Europe portée par le courant mondialiste et sous la monstrueuse emprise de l'économie sur la politique après trois révolutions successives :
- la révolution mécanique qui nous a rendu dépendants des machines , des robots et de l'énergie sous toutes ses formes
- la révolution des biotechnologies avec toutes ses conséquences sur le monde du vivant
- la révolution des moyens de communication qui passe au travers des frontières.
Bien sûr nous en mesurons les bienfaits, mais nous en pressentons les dangers puisqu'elles échappent à la politique asservie par la puissance opaque de la finance.
Simultanément nous découvrons que nos plus graves maladies sociales (chômage, exclusion, individualisme, crise de la famille...) sont précisément des pathologies caractéristiques de l'économie.
En deux siècles, au nom de la liberté, nous avons tout essayé. Maintenant, après avoir constaté l'échec du communisme, nous apercevons l'échec de l'ultra-libéralisme, deux visages d'une même apostasie.
« Alors le Roi pourquoi faire ? »Eh bien en plus des fonctions exercées par ses prédécesseurs, il devra assumer de nouveaux arbitrages entre les voies à prendre pour intégrer le présent dans un futur au sein duquel nos enfants pourront s'épanouir, animés des motivations qui étaient celles de nos pères : le sens de l'effort, du beau, du vrai, du juste, du morceau de terre qui fera d'eux des gens de quelque part...
Sire, vous seul êtes capable de cette immense tache puisque le Sacre vous confère la grâce de conduire le riche et fécond dialogue entre les pouvoirs spirituels et temporels par lequel l'Etat entre en paix avec l'Eglise. Bien sûr, au cours des siècles, il y eut des heurts ; il n'en demeure pas moins que la France est le fruit de cette osmose nourricière. Privé de sève le fruit se dessèche et tombe... Venez Sire ! Il y a urgence !
Gloire à Dieu, vive la France et ses Rois, vive Louis XVI !
Pierre Jeanthon, président de France-royaliste. La lettre de liaison des adhérents :
Le cri du chouan, février 2011.
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