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Depuis l'Espagne, Benoît XVI appelle les peuples à la conver

Publié : 10/12/2010 - 18:50
par Pat
« 0 croix bénie, brille toujours sur les terres d'Europe ! ». L'appel du pape Benoît XVI est sans ambiguïté. Il a été lancé depuis Compostelle dans une Espagne à forte tradition catholique mais qui n'échappe pas à la déchristianisation.

L'Espagne est un pays de privilégiés. Pour la deuxième fois depuis son élection, le pape s'est rendu sur la péninsule et il y retournera l'été prochain pour les Journées mondiales de la Jeunesse, organisées dans la capitale madrilène. Le pape aime l'Espagne et l'Espagne le lui rend bien : alors que 100 000 personnes étaient attendues à Barcelone pour la dédicace de la Sagrada familia, ce sont finalement plus de 250 000 fidèles qui se sont massés dans la basilique, aux alentours de l'édifice, sur la plaza de Toros et dans les rues catalanes.
On peut légitimement essayer de comprendre le lien particulier que Benoît XVI a souhaité développer depuis son élection avec ce pays traditionnellement attaché aux valeurs du catholicisme. Peut-être le pape aime-t-il ces catholiques espagnols qui se répartissent en deux groupes distincts : les « conservateurs » ; présents surtout dans les régions de la Castille et de l'Andalousie, marquées par la présence de l'Opus Dei et du Camino Neocatecumenical ; et ceux considérés comme « plus ouverts » à la société civile, installés en Galice, en Catalogne et dans l'inévitable Pays basque...
Les catholiques n'échappent pas au régionalisme. D'ailleurs, le souverain pontife s'est exprimé au cours de sa visite en trois langues : le castillan, le catalan et le galicien. Les voyages de Benoît XVI auront aussi respecté cette partition géographique : après un voyage à Valence en 2006 pour la Rencontre internationale des familles, il vient d'honorer Saint-Jacques et Barcelone et terminera par Madrid, où se trouve le siège de la Conférence des évêques espagnols, présidée par le cardinal Rouco Valera.
Cela dit, la division des catholiques espagnols n'est pas comparable à celle des Français. Les sujets sur lesquels les deux tendances se rejoignent sont nombreux et l'Espagne sait s'unir, notamment contre les lois laïques du président Zapatero. L'expression de cette union est réelle au sein de l'organisation Foro Español de la Familia, qui a su rassembler des millions de catholiques dans les rues contre les lois sur le mariage des homosexuels, l'éducation citoyenne anticléricale ou encore les lois sur l'avortement. Foro Español de la familia regroupe à ce jour plus de 5 000 associations à travers le pays, ce qui ne représente pas moins de 4 millions de familles sur une population de 45 millions d'habitants !
Néanmoins, l'Espagne n'est pas épargnée par le mouvement de déchristianisation propre au monde occidental. Même si un peu plus des trois quarts du pays se déclarent de religion catholique, seuls 17 % de la population se rend une fois par semaine à la messe. Quant à la jeunesse, un peu moins de la moitié se dit agnostique... Benoît XVI n'est pas dupe de ce mouvement dévastateur. En créant très récemment la Commission pour la Nouvelle évangélisation, le pape pensait précisément à cette terre de contrastes qu'est la péninsule ibérique. À Compostelle, le souverain pontife a appelé de ses vœux « une Espagne et une Europe préoccupées non seulement des besoins matériels des hommes, mais aussi des nécessités morales et sociales, spirituelles et religieuses. » Dans la continuité de son - discours des Bernardins, le pape a insisté sur le besoin pour chaque homme de rechercher Dieu et de transmettre publiquement son témoignage : « Permettez-moi, depuis Compostelle, cœur spirituel de la Galice et, en même temps, école d'universalité sans frontières, d'exhorter tous les fidèles de ce cher Archidiocèse, et tous ceux de l'Église en Espagne, à vivre en se laissant éclairer par la vérité du Christ, en professant leur foi avec joie, cohérence et simplicité, à la maison, au travail et dans leur responsabilité de citoyens. » Pour le pape, la vraie liberté de l'homme n'a pas pour but de choisir sa vérité, mais bien au contraire de trouver Dieu qui est, précisément, « le sommet de notre liberté et non son adversaire ». L'homme ainsi ne peut se suffire à lui-même, tout comme il ne peut garder dans la sphère privée ce qu'il a « de plus déterminant ».
Benoît XVI appelle ainsi à une véritable conversion de l'Europe ; il l'exhorte à s'ouvrir à Dieu : « Il est nécessaire que Dieu recommence à résonner joyeusement sous le ciel de l'Europe ; que cette parole sainte ne soit jamais prononcée en vain ; qu'elle ne soit pas faussée et utilisée à des fins qui ne sont pas les siennes. Il convient qu'elle soit proclamée saintement ! Il est nécessaire que nous la percevions aussi dans la vie de chaque jour, dans le silence du travail, dans l'amour fraternel et dans les difficultés que les années apportent avec elles. » Tout fonder sur le Christ est aussi le message que son vicaire a souhaité souligner à l'occasion de la dédicace de la Sagrada familia, « signe visible du Dieu invisible ». Jamais, dans le pontificat de Benoît XVI, l'affirmation publique d'une conversion des nations n'aura été aussi nette.
C.Mahieu monde et vie 22 novembre 2010

Re: Depuis l'Espagne, Benoît XVI appelle les peuples à la co

Publié : 11/12/2010 - 1:57
par Prodeo
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(...) à vivre en se laissant éclairer par la vérité du Christ, en professant leur foi avec joie, cohérence et simplicité, à la maison, au travail et dans leur responsabilité de citoyens. » Pour le pape, la vraie liberté de l'homme n'a pas pour but de choisir sa vérité, mais bien au contraire de trouver Dieu qui est, précisément, « le sommet de notre liberté et non son adversaire ». L'homme ainsi ne peut se suffire à lui-même, tout comme il ne peut garder dans la sphère privée ce qu'il a « de plus déterminant ».

Sages paroles que les Français devraient méditer et reprendre à leur compte.

:etude: