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Abus sexuels dans l'Eglise à qui profite réellement le scand

Publié : 01/07/2010 - 16:17
par Pat
Abus sexuels dans l'Eglise à qui profite réellement le scandale ?

LA PRESSE française s'est beaucoup indignée que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, reçu le 7 avril à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, ait à l'issue de cette visite attaqué Israël, selon lui la « principale menace pour la paix régionale » au Proche-Orient. Mais sait-on que le scandale tant médiatisé des abus sexuels dans l'Eglise romaine a donné lieu dans le monde arabo-musulman et en Turquie en particulier à des attaques hystériques contre le christianisme et surtout le clergé catholique, dépeint ad nauseam comme se vautrant dans la pire luxure avec la salace bénédiction du pape ?
Sans doute les Turcs ne sont-ils pas les seuls à avoir surfé sur la vague antivaticane qui a déferlé avec une rare violence avant les Rameaux et transformé la Semaine Sainte en véritable chemin de croix pour le Souverain Pontife, le clergé et les fidèles jetés aux lions médiatiques et aux ennemis du papisme, toujours si actifs. Mais, dans un pays réislamisé par les wahhabites fondamentalistes et où les chrétiens, pourtant si minoritaires (1 % de la population au lieu d'un tiers au début du XXe siècle), sont néanmoins l'objet d'incessantes persécutions (voir l'assassinat le 6 février 2006 à Trabzon, ex-Trébizonde, de l'Italien Andrea Santoro, curé de l'église Ste-Marie, abattu devant l'autel par un adolescent), de telles campagnes ne peuvent que surexciter encore plus les fanatiques. Ainsi l'ancien « Loup gris » (et mafieux) Mehmet Ali Agca qui, le 13 mai 1981 sur la place Saint-Pierre de Rome, et peut-être manipulé par les services secrets bulgares, avait tiré sur Jean Paul II, le blessant grièvement à l'abdomen. Complaisamment interrogé par la presse turque, il a carrément accusé Benoit XVI de complicité avec les prêtres pédomanes, ajoutant : « Je ne veux pas qu'il soit arrêté, je veux qu'il démissionne ! »
Le pire est donc à redouter pour les chrétiens vivant en terre d'islam alors même que le scandale a été démesurément grossi. Et ce n'est pas quelque cardinal qui l'avance mais l'Américain Philip Jenkins, professeur à l'université de Pennsylvanie, spécialiste de l'histoire des religions et auteur de Pedophiles and Priests. Anatomy of a Contemporary Crisis (Oxford University Press, 2001). Dans une longue interview mise en ligne le 8 avril par Le Monde - peu suspect de vaticanolâtrie - sur son site internet, < lemonde.fr >, cet éminent universitaire ramenait, chiffres à l'appui, le phénomène à ses justes proportions : « Un tout petit nombre de prêtres, déclare-t-il ainsi, concentre l'essentiel des accusations. Ces « agresseurs compulsifs » sont parfois à l'origine de plusieurs centaines de plaintes chacun. Un groupe réduit de 149 prêtres rassemble à lui seul un quart des accusations sur un demi-siècle... Nous arrivons donc à un total de 200 enfants agressés par an, sur toute la période de l'étude, avec une Eglise qui compte entre 45 et 55 millions de membres, et environ 50 000 prêtres en activité par an. »
Précisant aussi que « pour une grande partie » des cas, « les charges ont été abandonnées », le professeur Jenkins admet n'avoir « aucune idée » de la culpabilité réelle des clercs catholiques car, souligne-t-il, « aucune étude portant sur un autre groupe religieux, ou sur d'autres institutions en relation avec des enfants, n'a été menée avec la même ampleur et le même niveau de détail ». « Je sais juste, conclut-il, que certaines études montrent un taux d'abus supérieur dans les écoles laïques, mais les preuves scientifiques ne sont pas assez consistantes .»
Pourquoi ces propos définitifs n'ont-ils été accessibles qu'aux internautes et non pas publiés à la une du « quotidien de référence » ? Pourquoi n'ont-ils pas été repris par la grande presse? A qui a profité le crime ?
Jacques LANGLOIS. Ecrits de PARIS

Re: Abus sexuels dans l'Eglise à qui profite réellement le s

Publié : 01/07/2010 - 18:12
par auFNparHumanisme