Messagepar Danisiam » 11/02/2008 - 5:32
un exemple d'application!
Selon le Coran, le juge ne peut dépasser la peine prescrite. Mais il a toute latitude pour prononcer une sanction moins sévère. Le Coran indique par ailleurs que les victimes de l'infraction peuvent par- donner, et qu'il faut tenir compte du repentir du coupable.
- La flagellation.
La flagellation est pratiquée couramment par les pays appliquant la Chari'a. Elle touche aussi bien les hommes et les femmes et n'est pas épargnée aux adolescents ni aux enfants.
La police religieuse de l'Arabie saoudite s'occupe particulièrement des jeunes de moins de dix-huit ans qui n'ont pas le droit d' entrer dans les cafés -- lieux qui stimulent " le sens négatif la morale des jeunes ". 3 500 membres de la Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice veillent à l'application de cet. interdit. Elles sont autorisées à mettre en application la Chari'a. Elles se concentrent sur la contrebande et production d'alcool et assurent que les femmes sont correctement parées et escortées en public.
En Iran, à la fin de juillet 2001, les services chargés de l' application des lois se sont engagés dans une campagne contre ce qui était considéré comme un comportement immoral Les groupes cibles étaient principalement les jeunes de Téhéran, le délit le plus souvent invoqué étant la consommation d'alcool. La peine infligée était en général soixante-dix ou quatre-vingt coups de fouet administrés en public.
Au 22 octobre 2001, une ONG internationale a dénombré environ 270 flagellations en Iran pour l'an- née, et certaines victimes n'étaient âgées que de quatorze ans.
Au Yémen, la fornication entre des personnes qui ne sont pas mariées est punie de 100 coups de fouet, la consommation d'alcool et la calomnie de quatre-vingt coups de fouet. Un rapport d'un rapporteur spécial des Nations unies, 1998, note que la flagellation serait pratique courante et que les condamnés seraient flagellés immédiatement après le procès lorsqu'ils ne font pas appel.
- Les amputations.
Les amputations sont pratiquées au Soudan, au Nigeria, en Arabie saoudite, au Yémen, en Iran, en Irak.
Au Soudan, le vol à main armé peut aussi être sanctionné par la peine capitale avec crucifixion. En Irak, malgré un décret de 1961a supprimant, la peine d'amputation de l'oreille pour refus d'accomplissement du service militaire a continué d'être appliquée. Un nouveau châtiment, l'amputation de la langue, est apparu en 2000 sans aucune déclaration ou décret officiel à ce sujet.
Au Yémen, l'amputation de la main droite est la peine prescrite pour un premier vol et l'amputation du pied gauche au niveau de la cheville en cas de récidive; et le banditisme de grand chemin est main droite et du pied gauche.
- La peine de mort.
Dans les pays qui appliquent le plus strictement la Chari'a, les personnes reconnues coupables de meurtre, de viol, d'apostasie et de vol à main armée, ainsi que }es trafiquants de drogue et les toxicomanes récidivistes, notamment sont condamnés à mort.
Les homosexuels sont particulièrement poursuivis. Ils peuvent être condamnés à de la prison (vingt-trois homosexuels égyptiens condamnés à des peines de prison allant jusqu ' à cinq ans en novembre 2001) mais aussi à la peine capitale (pendaison ou décapitation). En Afghanistan, du temps des Taliban, les homo- sexuels étaient ensevelis vivants. En Arabie saoudite, trois personnes ont été décapitées pour homosexualité début janvier 2002. " En annonçant ces exécutions, le ministère de l'intérieur tient à exprimer la détermination du gouvernement du serviteur des deux lieux saints à combattre et déraciner la corruption, à arrêter ceux qui en sont coupables [...]. Tous ceux qui seraient tentés de commettre des actes semblables subiront la même sanction de la Chari'a " (Le Monde, 4 janvier 2002).
- La lapidation.
La lapidation est appliquée en Iran, au Soudan, au Pakistan, en Afghanistan, au Nigeria, en Arabie saoudite, au Yémen.
Ce sont surtout les femmes et les homosexuels qui en sont les victimes. Le code pénal iranien, articles 102 et 104, définit les conditions de la lapidation : " Les pierres utilisées pour infliger la mort par lapidation ne devront pas être grosses au point que le condamné meure après en avoir reçu une ou deux. Elles ne devront pas non plus être si petites qu'on ne puisse leur donner le nom de pierre. "
Il existe des variations comme déverser des pierres par camion- benne sur la victime après le jet de la première pierre par l'imam (Arabie saoudite).
- L'apostasie.
" La loi sur l'apostasie a toujours été une loi politique instrument efficace destiné à "museler" la liberté d'expression. C'est une arme redoutable dont se servent les pouvoirs politiques pour se débarrasser des opposants devenus gênants. " (Leïla Babès. )
Seuls les codes pénaux de la Mauritanie et du Soudan prévoient la peine de mort pour l'apostolat. Dans d'autres pays comme l'Égypte ou le Maroc, l'apostat est passible d'une peine de prison. Globalement, dans tous les pays musulmans, la personne incriminée peut être " divorcée ", se voir retirer ses enfants, déchue de ses droits d'héritage, perdre son emploi, et même sa vie en se faisant assassiner. Les mouvements islamistes militent pour que la peine capitale soit expressément prévue là où elle n'est pas appliquée.
Plus largement, toute " atteinte " au texte sacré constitue un blasphème durement sanctionné dans de nombreux pays, notamment l'Égypte, l'Iran, l'Irak, le Pakistan, le Soudan, le Yémen, le Nigeria, l'Arabie saoudite. Par exemple, l'article 513 du code pénal iranien stipule que toute " insulte " à la religion est passible de la peine capitale ou d'une peine de prison; l'article 295-C du code pénal pakistanais punit de mort quiconque profane le nom du prophète.. Ce sont le plus souvent les intellectuels ou les opposants au régime qui sont poursuivis pour ces raisons.
UN CHATIMENT PARTICULIER : LES CRIMES D'HONNEUR
Personne ne peut donner une définition exacte des : " crimes d'honneur ", ni de leur ancienneté ni de leur origine. Certains anthropologues parlent de coutumes tribales préislamiques et signalent plusieurs cas dans des communautés chrétiennes du Moyen- Orient.
Quand une femme, ou une jeune fille, a porté atteinte à la réputation de la famille (le plus souvent par une conduite " immorale "), le clan se doit de venger l'honneur sali en tuant la fautive au vu et su de tout le monde. On efface la souillure en effaçant l'objet de la souillure. Peu importe que la femme soit coupable ou non de ce qu'on lui reproche. Peu importe qu'elle soit en réalité une victime (de viol, d'inceste, de violences conjugales...). L'essentiel tient à la réparation publique d'une honte publique. Selon les chiffres officiels (en deçà de la réalité), plus de 5 000 femmes dans le monde sont assassinées par leur propre famille ou communauté. Ce sont surtout dans les pays à majorité musulmane que ces crimes sont commis.
On trouve des cas de crimes d'honneur en Jordanie (trente cas environ chaque année), au Pakistan (trois cents cas signalés en 1999), au Bangladesh, en Inde, en Israël, en Palestine, au Liban, en Turquie, en Égypte, au Maroc, en Ouganda et au Brésil.
Ces pays sont extrêmement cléments vis-à-vis des auteurs de ces crimes. Par exemple, l'article 340 du code pénal jordanien exempte de châtiments les auteurs masculins de crimes d'honneur. Au Pakistan, un simple soupçon d'adultère justifie le meurtre d'une femme par ses proches parents, sans qu'aucune preuve de relations sexuelles illicites soit nécessaire
un avenir radieux, en somme!
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS