et toujours le couteau, une arme hallal!
Une femme de 27 ans a subi de graves mutilations à Mons-en-Baroeul le 14 novembre. Plusieurs de ses doigts ont été coupés au couteau. Une simple insulte serait à l’origine de l’altercation. 2 personnes ont été mises en examen.
Une insulte serait à l’origine des graves mutilations subies à Mons-en-Baroeul, en pleine rue, par une habitante de la commune âgée de 27 ans. À l’hôpital SOS Mains, où elle a été admise dans la nuit du 14 au 15 novembre, le personnel soignant a constaté des blessures à la main gauche, dont tous les doigts ont été coupés au couteau. L’annulaire a été entièrement sectionné, mais a pu être recousu. Les autres doigts présentaient une rupture des ligaments et des nerfs. Les tendons des jambes ont été également attaqués. On aurait relevé des traces de morsures. Enfin, la victime a reçu au moins un coup de couteau à l’omoplate.
L’affaire a démarré d’une dispute entre la victime et son concubin, vers 23 h à la sortie d’un kebab de la rue Victor-Hugo, à Mons-en-Baroeul. Celle-ci lui reprochait son infidélité. Elle aurait alors pris à partie et insulté une passante, qu’a priori elle ne connaissait pas. Une bagarre aurait alors éclaté entre les deux femmes, qui ont été séparées par le concubin.
Versions divergentes
La suite est plus confuse et l’enchaînement des faits ne semble pas clairement établi. Selon la version de la victime, l’insultée serait revenue une première fois pour lui voler un objet (un téléphone ou un portefeuille). Puis une seconde fois vers minuit avec son frère et d’autres membres de sa famille : c’est alors que les mutilations auraient été perpétrées, en public, dans le but de «
venger l’honneur » de l’outragée.
L’affaire est toutefois complexe car les versions divergent dans le voisinage. « Tout le monde voit une bagarre et un couteau, confie une source proche du dossier. Mais pour le reste... » L’insultée, âgée de 20 ans, et son frère, âgé de 23 ans, ont en tout cas été arrêtés mardi matin à leur domicile d’Hellemmes par la Sûreté de Lille. Au cours de leur garde à vue, ils ont reconnu l’altercation mais nié les mutilations.
Jeudi matin, tous deux ont été déférés au parquet de Lille, qui a ouvert une information judiciaire pour « vols avec violences ayant entraîné une infirmité permanente ou mutilations ». L’incapacité totale de travail de la victime a été évaluée à deux mois, ce qui est considérable.
Les deux individus ont été mis en examen. La demoiselle, soupçonnée d’avoir commandité les mutilations, a été placée sous mandat de dépôt. Son frère,
qui aurait commis les faits en cause, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
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remis en liberte, merci qui?