B.B.R. 1995 sermon de l'abbé Bayot
Publié : 08/10/2007 - 17:03
A LA FÊTE DES B.B.R.
L'abbé Bayot a prêché la croisade et glorifié l'armée
L'abbé Jean Bayot, professeur de langues bibliques (grec et hébreu) à l' Institut universitaire Saint Pie X à Paris a célébré une très belle messe, le 24 septembre, devant J.-M. Le Pen et 4.000 personnes, à la fête du Front National, aux BBR. J.-M. Le Pen, dans son discours de l'après-midi, trouva le sermon de l'abbé Bayot, " de très grande qualité", ce qu'il était en effet. On se serait cru devant Saint Bernard ou Saint Dominique prêchant la croisade, tant l'abbé a exalté avec flamme l'armée, au service de la patrie et donc de la foi, car la grandeur de la France vient de sa civilisation chrétienne: le Christ est Roi de France et de ses sujets. Après avoir pourfendu les évêques qui, à l'occasion de la reprise des essais nucléaires, blâment la France de vouloir garder son indépendance et sa souveraineté nationale, l'abbé Bayot fit un éloge de la force: « Ce nom de force doit être compris au clair de trois conditions : elle doit servir autant que possible le bien, et surtout elle est un bien en soi. Les philosophes médiévaux disaient que la force est de l'être. Leurs dignes successeurs du 17" siècle prenaient aussi ce vocable comme synonyme d'« être et de bien ». C'est au siècle du romantisme qu'on a voulu faire croire que la force était l'ennemie de la liberté, oubliant que la liberté exige sécurité, ordre et autorité. « Les emplois de cette force sont multiples. En particulier, pour la défense du bien commun, la force va émerger du tissu social et grouper un certain nombre d'hommes vigoureux en rempart humain autour de la cité : telle est la naissance de l'armée. Ainsi le soldat n'est d'abord pas un instrument de la haine ni de la destruction. Il est le protecteur de toutes les autres activités, y compris les plus hautes. Il n'est pas celui qui peut tout faire ni qui sait, ni qui fait tout faire; mais celui sans quoi on ne peut rien faire ... Protecteur, rempart, bouclier; défenseur ... défenseur contre quel danger ? Il y a des hommes méchants et ennemis. Il est nécessaire de s'en garder.
Defensor civitatis
Pour cela, deux moyens éternels ; l'ordre à l'intérieur, bonne et raide justice, pour établir la structure de cette cité et la maintenir; ordre à l'intérieur donc et, contre l'extérieur, la liberté et l'indépendance .. donc une armée nombreuse et disciplinée. Derrière cet abri, toutes les belles charités peuvent s'y exercer. S'il s'écroule, elles sont les premières à périr ... Un peuple qui néglige son armée est un peuple malade. Un peuple qui se sépare moralement ou mentalement de son armée est un peuple perdu. Un régime qui favorise cette négligence ou cette séparation est un régime criminel. Un parti qui s'en fait l'avocat est un parti coupable, l'évêque jadis defensor civitatis, qui sème le doute et introduit une paille dans ce pur métal est un évêque félon, de la lignée de Ganelon. Et ce que l'on pardonne le moins est que l'armée, gardienne du patrimoine national, assume du fait même, la défense non seulement du territoire mais aussi des valeurs spirituelles et des traditions ancestrales ». L'empire romain périt car « ceux qu'il protégeait, fatigués par le poids de l'indépendance fière et heureuse, désavouaient et raillaient ses services ... En sapant les vertus militaires, les partis politiques français et parfois le clergé français nous acheminent vers le même sort ruineux ... La paix a besoin d'être protégée, disons mieux : d'être faite ! La guerre n'est pas faite. Elle est ! Elle est inhérente à l'état naturel des hommes et de tous les animaux en société. Pour tout dire, il n'est plus possible pour les Français de consentir à de nobles défaites, ni de supporter les sophistes à galon, à mitre, à tablier, qui préparent nos défaites et les rendent inévitables et honteuses.
Nous voulons reconquérir ! Reconquérir la terre de France ! Nous voulons redélivrer Orléans ! Redélivrer le cœur, l'esprit, l'âme des Français !... Il n'est pas une femme de France, pas un vieillard, pas un enfant, pas un homme qui ne doive, sans fièvre, mais sans faiblesse, se préparer à se dresser quand l'heure viendra. Il faut des corps vigoureux, des esprits sûrs, des cœurs trempés. Quiconque se replie d'avance est un traître qui répondra, au moins devant Dieu, de l'abandon de ses frères. Il faut armer, affermir nos bras, nos intelligences, nos volontés pour que, le moment venu, aucun fils de France, aucun fils de Dieu ne manque à l'appel ... Quand le chef élu de Dieu paraîtra, parce qu'il aura reçu le signe et peut-ê sacre, il faudra qu peuple suive ... Aucune libération de l'Occident ni de la France ne se fera sans un recours au Dieu des Chrétiens, au Dieu de l'Église Romaine, au Dieu de Clotilde et de Jeanne ... Je sais bien que le démon a mis sur le visage de l'Épouse du Christ un masque répugnant et qu'ainsi sont détournées d'elle beaucoup des plus nobles volontés juvéniles de notre pays. Ne nous laissons pas prendre au jeu du Menteur ... Le salut procuré par l'amour poussé jusqu'à l'héroïsme, voici, Messieurs, le visage de l'Église. Sachons le reconnaître ... Protéger l'armée, c'est protéger notre idéal, c'est assurer sa survie. En cas de malheur public, dit Saint Thomas, il faut se serrer autour de l'armée. Gardons lui sa puissance, notre sauvegarde ; son honneur, quintessence du nôtre; sa foi, garante de la nôtre ... Nous faisons le serment, nous vivants, de ne jamais laisser l'armée française tomber entre des mains félonnes ou apostates; nous jurons que nous continuerons, que nous maintiendrons, et que, grâce à elle, Dieu aidant, cette fois, nous vaincrons ! "
(Reproduit par Michèle Reboul). monde et vie - 5 octobre 1995
L'abbé Bayot a prêché la croisade et glorifié l'armée
L'abbé Jean Bayot, professeur de langues bibliques (grec et hébreu) à l' Institut universitaire Saint Pie X à Paris a célébré une très belle messe, le 24 septembre, devant J.-M. Le Pen et 4.000 personnes, à la fête du Front National, aux BBR. J.-M. Le Pen, dans son discours de l'après-midi, trouva le sermon de l'abbé Bayot, " de très grande qualité", ce qu'il était en effet. On se serait cru devant Saint Bernard ou Saint Dominique prêchant la croisade, tant l'abbé a exalté avec flamme l'armée, au service de la patrie et donc de la foi, car la grandeur de la France vient de sa civilisation chrétienne: le Christ est Roi de France et de ses sujets. Après avoir pourfendu les évêques qui, à l'occasion de la reprise des essais nucléaires, blâment la France de vouloir garder son indépendance et sa souveraineté nationale, l'abbé Bayot fit un éloge de la force: « Ce nom de force doit être compris au clair de trois conditions : elle doit servir autant que possible le bien, et surtout elle est un bien en soi. Les philosophes médiévaux disaient que la force est de l'être. Leurs dignes successeurs du 17" siècle prenaient aussi ce vocable comme synonyme d'« être et de bien ». C'est au siècle du romantisme qu'on a voulu faire croire que la force était l'ennemie de la liberté, oubliant que la liberté exige sécurité, ordre et autorité. « Les emplois de cette force sont multiples. En particulier, pour la défense du bien commun, la force va émerger du tissu social et grouper un certain nombre d'hommes vigoureux en rempart humain autour de la cité : telle est la naissance de l'armée. Ainsi le soldat n'est d'abord pas un instrument de la haine ni de la destruction. Il est le protecteur de toutes les autres activités, y compris les plus hautes. Il n'est pas celui qui peut tout faire ni qui sait, ni qui fait tout faire; mais celui sans quoi on ne peut rien faire ... Protecteur, rempart, bouclier; défenseur ... défenseur contre quel danger ? Il y a des hommes méchants et ennemis. Il est nécessaire de s'en garder.
Defensor civitatis
Pour cela, deux moyens éternels ; l'ordre à l'intérieur, bonne et raide justice, pour établir la structure de cette cité et la maintenir; ordre à l'intérieur donc et, contre l'extérieur, la liberté et l'indépendance .. donc une armée nombreuse et disciplinée. Derrière cet abri, toutes les belles charités peuvent s'y exercer. S'il s'écroule, elles sont les premières à périr ... Un peuple qui néglige son armée est un peuple malade. Un peuple qui se sépare moralement ou mentalement de son armée est un peuple perdu. Un régime qui favorise cette négligence ou cette séparation est un régime criminel. Un parti qui s'en fait l'avocat est un parti coupable, l'évêque jadis defensor civitatis, qui sème le doute et introduit une paille dans ce pur métal est un évêque félon, de la lignée de Ganelon. Et ce que l'on pardonne le moins est que l'armée, gardienne du patrimoine national, assume du fait même, la défense non seulement du territoire mais aussi des valeurs spirituelles et des traditions ancestrales ». L'empire romain périt car « ceux qu'il protégeait, fatigués par le poids de l'indépendance fière et heureuse, désavouaient et raillaient ses services ... En sapant les vertus militaires, les partis politiques français et parfois le clergé français nous acheminent vers le même sort ruineux ... La paix a besoin d'être protégée, disons mieux : d'être faite ! La guerre n'est pas faite. Elle est ! Elle est inhérente à l'état naturel des hommes et de tous les animaux en société. Pour tout dire, il n'est plus possible pour les Français de consentir à de nobles défaites, ni de supporter les sophistes à galon, à mitre, à tablier, qui préparent nos défaites et les rendent inévitables et honteuses.
Nous voulons reconquérir ! Reconquérir la terre de France ! Nous voulons redélivrer Orléans ! Redélivrer le cœur, l'esprit, l'âme des Français !... Il n'est pas une femme de France, pas un vieillard, pas un enfant, pas un homme qui ne doive, sans fièvre, mais sans faiblesse, se préparer à se dresser quand l'heure viendra. Il faut des corps vigoureux, des esprits sûrs, des cœurs trempés. Quiconque se replie d'avance est un traître qui répondra, au moins devant Dieu, de l'abandon de ses frères. Il faut armer, affermir nos bras, nos intelligences, nos volontés pour que, le moment venu, aucun fils de France, aucun fils de Dieu ne manque à l'appel ... Quand le chef élu de Dieu paraîtra, parce qu'il aura reçu le signe et peut-ê sacre, il faudra qu peuple suive ... Aucune libération de l'Occident ni de la France ne se fera sans un recours au Dieu des Chrétiens, au Dieu de l'Église Romaine, au Dieu de Clotilde et de Jeanne ... Je sais bien que le démon a mis sur le visage de l'Épouse du Christ un masque répugnant et qu'ainsi sont détournées d'elle beaucoup des plus nobles volontés juvéniles de notre pays. Ne nous laissons pas prendre au jeu du Menteur ... Le salut procuré par l'amour poussé jusqu'à l'héroïsme, voici, Messieurs, le visage de l'Église. Sachons le reconnaître ... Protéger l'armée, c'est protéger notre idéal, c'est assurer sa survie. En cas de malheur public, dit Saint Thomas, il faut se serrer autour de l'armée. Gardons lui sa puissance, notre sauvegarde ; son honneur, quintessence du nôtre; sa foi, garante de la nôtre ... Nous faisons le serment, nous vivants, de ne jamais laisser l'armée française tomber entre des mains félonnes ou apostates; nous jurons que nous continuerons, que nous maintiendrons, et que, grâce à elle, Dieu aidant, cette fois, nous vaincrons ! "
(Reproduit par Michèle Reboul). monde et vie - 5 octobre 1995