“Dans mon quartier, l’église est vide et la mosquée est pleine ; cette réalité m’oblige à m’intéresser à l’islam.” La franchise n’empêche pas la prudence et le prêtre qui dresse ce constat préfère ne pas être identifié.
Participant à la session de formation organisée récemment à Orsay (Essonne) par le service des relations avec l’islam (SRI) de la Conférence des évêques de France, il a, durant une semaine, découvert l’islam en France et dans le monde sous ses aspects historiques, spirituels, sociaux, culturels et religieux.
Sur le terrain ou au niveau institutionnel, les contacts du monde catholique avec l’islam sont fréquents mais demeurent formels ou marqués par la méconnaissance, la peur et les clichés.
Soucieux de prendre en compte cette réalité, les évêques, qui disposent par ailleurs d’un conseil pour “les relations interreligieuses et les nouveaux courants religieux”, ont mis en place un groupe de travail pour réfléchir aux “types de dialogues possibles entre catholiques et musulmans”. “Dans l’épiscopat, les rapports avec l’islam vont de la diabolisation à la naïveté”, reconnaît un évêque, engagé dans la réflexion sur le sujet.
Aujourd’hui, près de la moitié des diocèses ont un délégué chargé des relations avec l’islam. “Mais l’offre de formation n’est pas suffisante”, regrette Roger Michel, prêtre et formateur. “Pourtant, la demande existe. Cette année, nous avons accueilli plus de quarante personnes contre vingt-huit l’an dernier”, indique Christophe Roucou, directeur du service des relations avec l’islam.
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Source : Novopress
