L'"évêque" de Breda prie Allah

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Cristal
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L'"évêque" de Breda prie Allah

Messagepar Cristal » 22/08/2007 - 15:27

L’évêque de Breda prie Allah !

Mgr Muskens a récemment déclaré dans une émission que « en soi, Allah est un beau mot pour désigner Dieu (God). Pourquoi ne nommerions-pas tous Dieu Allah ? Dieu se moque du nom que nous lui donnons. Nous nous inquiétons de savoir ce qu’il en penserait, s’il considérerait cela comme un blasphème. Certainement pas. C’est quelque chose que nous avons inventé pour pouvoir nous quereller ».

L’évêque de Breda, âgé de 71 ans - qui a annoncé son départ anticipé pour raisons de santé - est connu pour ses déclarations controversées. C’est ainsi qu’il a déclaré dans le passé que celui qui a faim peut voler du pain ; il s’est opposé à la ligne du Vatican en plaidant en faveur de l’usage des préservatifs pour lutter contre le SIDA et en se déclarant favorable au mariage des prêtres. Il s’interroge sur la ligne conservatrice choisie par le pape Benoît XVI et espère qu’il y aura aussi des gens pour «reprendre mes déclarations».

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L’évêque a habité huit ans en Indonésie et il y a prié Allah : «au chœur de la célébration de l’eucharistie, Dieu y est nommé Allah. Pourquoi ne pas reprendre ce nom, pourquoi ne pas nous associer», même aux Pays-Bas : «naturellement cela doit être longuement et soigneusement préparé et mûrement réfléchi… les émotions, oh les émotions…». Muskens reconnaît que ce n’est pas à lui qu’il reviendra de le réaliser : «mais dans cent ans, deux cent ans, je demande à voir». (…) «Allah est simplement le mot arabe pour Dieu». Muskens va rejoindre pour sa retraite la communauté de Saint Paul des Bénédictins de Teteringen. »

Le Telegraaf a recueilli quelques réactions aux idées de Mgr Muskens. Le président des Eglises Protestantes des Pays-Bas (PKN), Gerrit de Fijter, reconnaît qu’Allah est simplement le mot arabe qui signifie Dieu, mais il refuse d’aller plus loin sur cette voie : «ici, nous ne sommes pas en Indonésie ou dans un autre pays, mais aux Pays-Bas, et nous Le nommons Dieu». De Fijter ajoute qu’il veut «continuer de voir Dieu en relation avec Le Père, le Fils et le Saint-Esprit : si nous disons Allah, cela n’est pas possible. Je suis pour le dialogue avec les musulmans, mais à mes yeux, le fait de parler un langage clair en est un élément». La députée CDA Lisbeth Spies n’approuve pas la proposition de Muskens : «Je n’ai absolument pas envie d’entrer dans ce type de discussion». Elle estime également que les déclarations de Muskens ne rendent pas justice à la tradition judéo-chrétienne : «d’autres traditions attachent de la valeur au mot Allah ; on peut inverser la proposition, pourquoi les musulmans n’appelleraient-ils pas Allah Dieu ?». La Conférence des évêques néerlandais n’est pas fermée aux idées de Muskens : «de mémoire d’homme, nous cherchons les mots justes pour exprimer la grandeur de Dieu, Muskens fait une suggestion intéressante» a commenté son porte-parole Pieter Kohnen.

(Source : http://www.ambafrance.nl)


Une hérésie de plus dans une liste déjà longue !!!

Et après, on continue à penser que la religion dont "Benoît XVI" est le chef est catholique ?

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Tsinapah
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Re: L'"évêque" de Breda prie Allah

Messagepar Tsinapah » 22/08/2007 - 16:03

Cristal a écrit :qu’il a déclaré dans le passé que celui qui a faim peut voler du pain ;


Là il a raison, cf. Saint Thomas d'Aquin.
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Candide
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Messagepar Candide » 22/08/2007 - 17:35

Il y a un moment où il faut prendre sa retraite. :mrgreen:

Crusader
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Re: L'"évêque" de Breda prie Allah

Messagepar Crusader » 22/08/2007 - 19:04

qu’il a déclaré dans le passé que celui qui a faim peut voler du pain ;


Là il a raison, cf. Saint Thomas d'Aquin.


non il a tort, la faim ne justifie pas les moyens. Mieux vaut mourir plutôt que de commettre un pêché, c'est ce que dit la Bible, à croire que STDA n'a pas jugé bon de se rappeller ce passage. Personnellement je préfèrerai mourir de faim plutôt que me rabaisser à voler comme un vous-savez-quoi...

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Re: L'"évêque" de Breda prie Allah

Messagepar Prodeo » 23/08/2007 - 8:14

Crusader a écrit :
qu’il a déclaré dans le passé que celui qui a faim peut voler du pain ;

Là il a raison, cf. Saint Thomas d'Aquin.

non il a tort, la faim ne justifie pas les moyens. Mieux vaut mourir plutôt que de commettre un pêché, c'est ce que dit la Bible, à croire que STDA n'a pas jugé bon de se rappeller ce passage. Personnellement je préfèrerai mourir de faim plutôt que me rabaisser à voler comme un vous-savez-quoi...

Si l'on peut voler à quoi peut bien servir l'aumône ?
Pourquoi le décalogue dit : "Tu ne voleras point" ?
Qui décrète où commence le vol et ce qui ne l'est point ?
Qu'on puisse être pardonné pour avoir volé une pomme ou du pain dans un cas d'extrême nécessité, je peux le comprendre. Mais, que l'on relativise la faute, et toute la justice se trouve désarmée ou injuste.
Je suis étonné que saint Thomas-d'Aquin ait pu dire qu'il était possible de voler sans que cela puisse être retenu comme une faute. Il serait intéressant de retrouver le texte.
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« Vae caecis ducentibus, vae caecis sequentibus !
[Malheur aux aveugles qui mènent ! Malheur aux aveugles qui suivent !] » Saint Augustin.
« On sait par quelle fatalité les grands talents sont, pour l’ordinaire, plus rivaux qu’amis ; ils croissent et brillent séparés, de peur de se faire ombrage : les moutons s’attroupent, et les lions s’isolent. » Comte A. de Rivarol.

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Messagepar Tsinapah » 23/08/2007 - 10:15

ARTICLE 7 : Est-il permis de voler en cas de nécessité?

Objections: 1. Il semble que non, car on n'inflige de pénitence qu'à un coupable. Or il est prescrit dans les Décrétales: « Si quelqu'un, poussé par la faim ou le dénuement, vole des aliments, des habits ou du bétail, il fera pénitence pendant trois semaines. » Il n'est donc pas permis de voler par nécessité.
2. Aristote remarque: « Il y a des choses dont le nom seul implique immédiatement la malice » et parmi elles il met le vol. Or ce qui est mauvais en soi ne peut devenir bon parce qu'il est ordonné à une fin bonne. On ne pourra donc pas voler en cas de nécessité pour pourvoir à sa subsistance.
3. Il faut aimer son prochain comme soi-même. Mais on ne peut voler pour faire l'aumône à son prochain; S. Augustin l'affirme. On ne peut donc pas d'avantage voler pour subvenir à ses propres besoins.

En sens contraire, dans la nécessité tous les biens sont communs. Il n'y a donc pas péché si quelqu'un prend le bien d'autrui, puisque la nécessité en a fait pour lui un bien commun.
Réponse: Ce qui est de droit humain ne saurait déroger au droit naturel ou au droit divin. Or, selon l'ordre naturel établi par la providence divine, les être inférieurs sont destinés à subvenir aux nécessités de l'homme. C'est pourquoi leur division et leur appropriation, oeuvre du droit humain, n'empêchent pas de s'en servir pour subvenir aux nécessités de l'homme. Voilà pourquoi les biens que certains possèdent en surabondance sont dus, de droit naturel, à l'alimentation des pauvres; ce qui fait dire à S. Ambroise et ses paroles sont reproduites dans les Décrets: « C'est le pain des affamés que tu détiens; c'est le vêtement de ceux qui sont nus que tu renfermes; ton argent, c'est le rachat et la délivrance des miséreux, et tu l'enfouis dans la terre. »
Toutefois, comme il y a beaucoup de miséreux et qu'une fortune privée ne peut venir au secours de tous, c'est à l'initiative de chacun qu'est laissé le soin de disposer de ses biens de manière à venir au secours des pauvres. Si cependant la nécessité est tellement urgente et évidente que manifestement il faille secourir ce besoin pressant avec les biens que l'on rencontre - par exemple, lorsqu'un péril menace une personne et qu'on ne peut autrement la sauver -, alors quelqu'un peut licitement subvenir à sa propre nécessité avec le bien d'autrui, repris ouvertement ou en secret. Il n'y a là ni vol ni rapine à proprement parler.

Solutions: 1. La décrétale citée ne vise pas le cas d'urgente nécessité.

2. Se servir du bien d'autrui que l'on a dérobé en secret dans un cas d'extrême nécessité n'est pas un vol à proprement parler, car, du fait de cette nécessité, ce que nous prenons pour conserver notre propre vie devient nôtre.
3. Cette même nécessité fait que l'on peut aussi prendre subrepticement le bien d'autrui pour aider le prochain dans la misère.


http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/ede.htm
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Messagepar Prodeo » 23/08/2007 - 15:06

.
A l'évidence, saint Ambroise a raison. Il est des situation où le bien individuel détenu en surabondance doit s'effacer devant l'extrême nécessité collective : "Voilà pourquoi les biens que certains possèdent en surabondance sont dus, de droit naturel, à l'alimentation des pauvres".

Hélas, je crois que des populations ont extrapolé la leçon et décrété tacitement qu'elles étaient toujours pauvres et nous toujours riches en surabondance. Si bien que plus rien ne nous appartient. La justice semble y perdre son latin... Qui fera triompher la raison et la justice ?
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Messagepar Cristal » 23/08/2007 - 15:33

C'est assez compliqué et difficile à dire.

Aujourd'hui, les hommes ont un coeur de pierre; si vous êtes vous-même à la rue sans un sou, ce n'est pas avec les quelques centimes que vous gagnerez en mendiant que vous pourrez vous en sortir. Dans cette situation, il est permis de voler à conditions bien évidemment que l'on est tout fait pour pouvoir se nourrir "honnêtement". ce que voulait dire Saint Thomas

Mais faisons confiance au Bon Dieu infiniment miséricordieux. Il ne laisse pas ses brebis périrent sans leurs venir en aide.

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Messagepar G-B » 23/08/2007 - 22:40

Mais faisons confiance au Bon Dieu infiniment miséricordieux. Il ne laisse pas ses brebis périrent sans leurs venir en aide.


Il aurait pu les empêcher de voter pour le :cerf:
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Messagepar Prodeo » 24/08/2007 - 2:56

Georges-Bernard a écrit :
Mais faisons confiance au Bon Dieu infiniment miséricordieux. Il ne laisse pas ses brebis périrent sans leurs venir en aide.

Il aurait pu les empêcher de voter pour le :cerf:

Cristal a parlé des brebis, pas des moutons.

:wink:
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