Mijanne a écrit :Si dieu existe t elle qu'on nous le dit :a l'image de l'homme, il doit être très laid et très méchant. Donc je ne préfère plus y croire, je suis baptisée et j'ai fais toute ma scolarité dans le privé, chez des soeurs.
Cathé appris par coeur, plus de 6 prières par jour et punition a volonté surtout pour une rebelle qui cherche a comprendre ce que l'on nous fait apprendre par coeur.
Oui, je sais. Je suis passé par là... Et puis, avec les années, on est un peu moins rebelle, un peu plus réfléchi. C'est ainsi qu'on comprend que si l'homme est bien fait à l'image de Dieu, il se refuse souvent à ressembler à cette image. Ne plus y croire est bien sûr la solution la plus facile qui nous évite de réfléchir sur la fin des fins. Il serait assez dérisoir et présomptueux de penser que si nous sommes fait à l'image de Dieu, nous sommes des dieux. Il ne faudrait peut-être pas exagérer. Nous avons simplement tout ce qu'il faut pour l'entrevoir et tenter de lui ressembler.
MadNumForce a écrit : Pour moi, une chose est sure: le Dieu des chrétiens, ou des musulmans, ou des habiroux (pris séparément, hein ! c est pas le même je veux dire, je met pas tout dans le même sac), n'est pas le Dieu des philosophes. Le Dieu des philosophes est le Grand Architecte, celui qui a fait le monde, d'une manière ou d'une autre, et c'est plus une idée.
Dieu étant unique, omniprésent, omniscient et omnipotent, il est le même pour tous les hommes. Mais tous les hommes ne le voient pas de la même façon. C'est pourquoi il y a autant de religions que de perceptions. Toutefois, il n'y en a qu'une seule qui s'attache à un homme extraordinaire qui s'appelait Jésus, et qui a prouvé qu'il était Dieu venant s'incarner comme tout homme ordinaire pour lui révéler qu'il était capable de partager sa condition et ses souffrances, jusqu'à sacrifier sa vie de la manière la plus cruelle qu'on puisse imaginer (c'est pourquoi le film de Gibson "La Passion" a bouleversé tant de monde par son réalisme). Il est donc venu révéler ce que l'ancien testament avait annoncé.
Partant de là, il n'est pas besoin de sortir de Polytechnique pour comprendre que les Hébreux sont restés dans le train, mais ont sacrifié leur locomotive. Pour comprendre que le prophète d'allah, dans un coup de génie agité, a vu un dieu et un ange qui lui ont révélé (sous canabinol ?) qu'allah règle le compte de l'impie et l'opposant politique par le fil de l'épée et du rasoir. Qu'on ne vienne donc pas me dire que le monothéisme est la garantie d'une chose commune. Quelle tragique farce !
Au moins, les philosophes ont la décence de ne pas appeler Dieu ce qui n'est qu'une approche matérielle et conceptuelle d'un de ses effets à travers le grand architecte (notons donc au passage que les francs-maçons sont donc une catégorie de philosophes), sans prétendre en cerner la cause première. C'est déjà plus honnête, même si la seule philosophie ne mène pas loin.
MadNumForce a écrit :C'est à dire que ce Grand Architecte n'a pas eu pour fils le Christ, qu'il n'apparait à personne, qu'il n'est pas servi pas des cohortes d'anges etc Entre autre, il n'a rien à faire de l'existence des hommes, la prière est inutile avec lui, de même que les rites, celebrer des messes ne lui rend pas hommage.
Si vous connaissiez la vraie valeur symbolique de la messe chrétienne, vous comprendriez que les chrétien ne font que célébrer un rite rappelant un sacrifice suprême, parce que le Christ leur a demandé : "faites cela en mémoire de moi". Cela ne m'étonne pas plus que mon père me disant avant de mourir : "lorsque tu viendras te recueillir sur ma tombe" joue moi un andante de Mozart avec ton magnétophone. Ce que je fais invariablement sans me poser la question de l'utilité du geste. Ne pas le faire serait une trahison, c'est tout !
MadNumForce a écrit :Il n'entends pas plus nos voix que le biologiste qui a reconstitué une fourmillière n'entend les louanges des fourmis. Ses caractéristiques, en gros, se résument à être la perfection : il sait tout, peut tout, et est pour toujours.
Voilà une peuve parfaite que le biologiste qui ne sait pas écouter les fourmis n'est pas Dieu. Il n'est qu'une de ses créatures parfaitement limitée à sa sphère vitale, mais essentielle pour la vie du tout.
MadNumForce a écrit :Par contre le Dieu des chrétiens, le Dieu de la foi, si on peut dire, lui s'interresse aux humains, puisque (d'après la Bible), il les a créé. Il apparait aux hommes parfois, et entends leurs prières. Mais il dispose en plus des caractéristiques du Grand Architecte.
Voilà qui n'est pas sot !
MadNumForce a écrit :Par la raison, à partir du moment où on prend comme présupposé qu'il existe une perfection, on en arrive nécéssairement à cette idée de Dieu Grand Architecte, l'être de toute perfection. Evidement, ce qui se basent sur "tout est relatif" ne peuvent pas aboutir à cela, mais il est à peu près aussi certain l'application sociale de cette "doctrine" ne mène à rien, et surtout pas à un état policé. Mais le Dieu des chrétiens (ou des habiroux, ou des musulmans, bref des monothéistes) n'étant accessible que par la foi (à part son coté Grand Architecte, accessible par la raison et la foi), son universalité est plus contestable. La preuve, il éxiste plusieurs monothéismes, tous se réclamant du vrai Dieu unique. Ca pose un problème pour les départager objectivement, en dehors de tout contexte, c'est à dire philosophiquement.
La perfection n'est hélas pour nous qu'une notion très relative. L'homme ordinaire est bien incapable d'imaginer la perfection de Dieu. Tout au plus peut-il apprécier par la logique et le calcul qu'Il n'a rien fait par hasard. Il a tout fait par volonté créatrice parfaitement et visiblement ordonnée. D'où l'appellation de grand architecte pour ceux qui se contentent de cela.
MadNumForce a écrit :Personnellement, je suis philosophiquement à peu près certain de l'éxistence du Grand Architecte qui s'en cogne royalement de nos existence à nous, humains. Je suis déja plus sceptique quand à l'existence d'un Dieu consacrable par des rites, et qui lui ne se fout pas du tout de notre existence. Une raison des plus prosaïques, c'est simplement ce qu'on fait au nom de ce Dieu : les musulmans font les kamikazes, les habiroux on sait pas trop, ils égorgent des moutons dans leur coins, et les chrétiens participent à la messe, où ils boivent du vin-sang et mangent du pain-corps. Tout cela ne donne pas tellement envie de s'inscrire, à première, il faut l'avouer. On voit notament de déchaîner des passions autour de sujets plutôt anecdotiques (une vidéo postée il n'y a pas si longtemps, où on apprend la bonne manière de célébrer la messe. sinon quoi ? on déplait à Dieu car on a pas posé l'ostie juste en dessous de la pliure, au milieu ?).
C'est étrangement diabolique cette constante notion qui se généralise consistant à attribuer à Dieu les vices des hommes. Dieu leur demande de partiquer la vertu sachant très bien que le vice est son pendant facile. La chair et l'esprit étant faibles les hommes préfèrent bien souvent s'adonner au vice. C'est un peu trop facile d'en accuser Dieu. Personnellement, je ne l'accuse que de nous laisser toute liberté de choix, alors que nous en sommes parfaitement indignes pour la plupart d'entre-nous.
MadNumForce a écrit :On en arrive à aussi totalement négliger les anciens cultes "païens", qui contenaient une sagesse peut-être moins élevée, mais certainement plus simple et plus en rapport avec les préoccupation humaines. Le seul exemple que j'ai sous la main, c'est le shintoïsme, mais qui dans la forme est très proche de certains cultes européens. Il n'y avait pas un dieu unique, mais une multitude de dieux, chacun ayant trait à un certain domaine de la vie. Le dieu du foyer, le dieu du champ, le dieu de la rivière, le dieu du chemin, et des dieux plus importants, comme le dieu du soleil, le dieu de la foudre, le dieu de la fertilité, le dieu guerrier, etc... Tout cela ne me parait pas moins "vrai" qu'un Dieu unique, et entre autre permettait à l'Homme de trouver sa place dans son milieu, d'en faire partie. J'ai appris par exemple que parfois les Vikings, quand ils étaient mécontents du "service" d'un dieu, pouvaient décider de ne plus lui faire d'offrandes, et de le bouder pour un certain temps. Je trouve que dans ce simple geste, on trouve un bon sens, une simplicité, qui n'est pas dans les religions monothéistes.
Vous avez bien raison de vous étonner qu'un même mot soit utilisé pour désigner des choses très différentes. On ne peut les distinguer que par une majuscule ou pas. Je ne sais pas d'où vient cette confusion sémantique. Toutefois, ce n'est pas bien grave dès lors qu'on accepte de comprendre "Dieu" comme la cause et les "dieux" comme autant d'effets plus ou moins mystérieux qui émanent de la "Cause première".
MadNumForce a écrit :Pour cela, j'aimerais bien que les prosélytes évitent de jetter leur foi furieuse à la gueule de tous ceux qui oseraient mettre en doute l'existence de Dieu unique, ou simplement exprimer leur scepticisme. Par la raison, et en prennant certain présupposés, on en arrive à la conclusion qu'il existe un Grand Architecte qui aurait créé le monde d'une certaine façon. Mais de là, aucun raisonnement logique ne peut établir que Dieu nous a créé, nous humains, sans péché, à son image, qu'il a envoyé son fils Jésus Christ pour nous racheter, que Marie, sa mère, est vierge, que le Pape est infaillible, etc... Tout cela est du pur domaine de la foi, et ne peut être érigé en vérité philosophique. Par ailleurs, la raison n'ayant guère de prise en ce terrain, elle n'est pas non plus apte à prouver philosophiquement l'existence ou la non-existence d'un Dieu unique comme les chrétiens, musulmans, habiroux peuvent le définir.
Si vous prenez mon cas, m'interdire un certain prosélytisme reviendrait à me faire taire. Ne préférez-vous pas plutôt me faire parler ? Empêcher tout prosélytisme est non seulement une privation de liberté de transmettre un savoir mais, dans l'absolu, il met un terme à toute communication entre les hommes. Le langage finirait par s'appauvrir au point de n'être plus qu'un vecteur primaire de satisfaction domestique, et non plus le moyen d'expression d'une pensée. A tout prendre, mieux vaut le prosélytisme de tous ceux qui ont quelque chose à dire, puisque nous ne sommes pas obligés de les écouter si leurs propos sont irrecevables.
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