AZF a écrit : Oui, Le Pen en réponse à des questions de journalistes a nié la dimension spécifiquement "ethnique" et religieuse des émeutes, les qualifiant pour lui d'"anarchiques". Il n' a pas complétement tort, mais on ne peut nier non plus leur dimension ethnique/religieuses/culturelles? Etes-vous capable de le faire?
Le Pen est parfois "trop" subtil...
• On nous dit : « Il a dit que les émeutes "n’étaient ni religieuses ni ethniques" »
Voici la restranscription complète d'un extrait d'une émission de Radio-Courtoisie du 13.02.06 (disponible sur le site du Front
http://www.frontnational.com/courtoisie-130206.asf , 58è minute) qui permet de comprendre ce que signifie ce propos, qui a été volontairement tronqué.
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Question d'un auditeur : M. Le Pen est-il exact que les émeutes récentes n'ont pas de caractère ethnique ou religieux, selon votre point de vue.
Jean-Marie Le Pen : Oui je le crois. Bien sûr il est évident que les émeutiers étaient pratiquement tous de race, si on peut parler de race, d'ethnie arabe et noire, avec beaucoup de noirs d'ailleurs. Mais à aucun moment, me semble-t-il, il s'agit de voir justement, ces émeutes n'ont eu de caractère raciste, c'est à dire que ce n'était pas la motivation, la motivation était une lutte, à mon avis, contre l'état contre les structures, contre l'ordre beaucoup plus, et à mon avis il n'y a pas eu de manipulation, en tous les cas prouvée, sur le plan religieux.
Henri De Lesquin : Je voudrais mettre une petit divergence avec le président Le Pen sur ce point. Je suis pour ma part persuadé que ces émeutes étaient profondément ethniques et qu'elles ont témoigné d'une haine radicale de la France et de son identité. M Le Pen a été condamné pour des propos qui ont été tenus quasiment de la même manière alors je me plais à citer un article remarquable d'un certain Luc Bronner qui a raconté dans le Monde la vie des français d'en bas, des français de base, à côté de la cité des Bosquets à Montfermeil qui habitent le milieu pavillonnaire. Il faut voir ces récits qui sont poignants, c'est un article absolument poignant. Une femme qui dit « mais moi j'étais là avec ma petite fille », une grand mère de 50 ans, « et les jeunes arabes sont arrivés en face de moi et ils m'ont traité de sale pute de française et j'ai été obligé de descendre du trottoir pour les laisser passer ». Tout cet article explique que les Français de souche qui sont là, les Gaulois qui habitent ce quartier vivent dans la peur, et qu'ils sont injuriés comme Français et en tant que Français par des gens qui sont venus d'ailleurs.
Jean-Marie Le Pen : Oui mais vous faites une confusion entre la situation ordinaire dans les banlieues où il est vrai que le racisme anti-français est constant, latent, c'est évident, avec les émeutes proprement dites. L'action émeutière n'a pas eu selon moi, mais c'est pas décisif, de motivation, en tout les cas d'expression raciale ou raciste ou religieuse. Je crois que ça été beaucoup plus le developpement d'une action autorisée pas le pouvoir d'ailleurs, parce qu'il n'a pas essayé de l'arrêter avec fermeté, d'un espèce de grand jeu anarchisant, où on peut se permettre de casser les voitures, de mettre le feu un peu partout et de braver la police. Je crois que c'était ça la motivation principale.
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Ainsi l'analyse de Le Pen est-elle finalement beaucoup plus subtile car il distingue avec raison l'action émeutière proprement dite, de l'attitude ordinaire des voyous racistes anti-Français. Concernant l'aspect religieux, c'est le même principe. Si une partie des émeutiers étaient de confession musulmane, leur moteur n'était pas l'Islam. Cela ne veut pas dire que les paroles guerrières du Coran n'ont pas joué un rôle dans la psychologie de ces émeutiers, on pourrait en discuter, mais il s'agit là encore d'un principe de fond. Cela veut dire que l'Islam n'était pas la motivation qui a déclenché l'action émeutière. Ajoutons qu'on a même vu les imams tenter de calmer les « jeunes », car eux savent bien qu'ils n'ont pas besoin de combattre. Ils savent qu'il leur suffit d'attendre que le rouleau compresseur démographique leur donne la victoire.
Voilà la stricte vérité que Le Pen s'honore de dire depuis 30 ans, quoi qu'il en coûte.