Pour ceux qui sont familiers avec Linux, il existe une commande imparable pour supprimer de manière irréversible les données d'un disque. Il faut avant cela qu'il n'y ait plus de partition du disque qui soit montée dans le système, même pas la swap. Pour s'en assurer, la commande "mount -l" ne doit rien retourner (qui corresponde au disque), ni la commande "swapon -s" (commandes à lancer en root). Il faut donc que le système d'exploitation soit lancé depuis un live CD comme ubuntu par exemple, sinon, il restera toujours au moins le point de montage "/".
La commande pour détruire le données est alors :
"dd if=/dev/zero of=/dev/hda bs=2048K" (a taper dans un shell root, bien sûr...)
Cette commande a pour effet d'injecter des octets TOUS égaux à 0 sur la surface complète du disque. Vous imaginez donc qu'elle doit être utilisée avec beaucoup de précautions.
Dans cette commande, /dev/hda représente le disque maître de la première nappe IDE. Si le disque est en esclave sur la première nappe IDE, il s'agit de /dev/hdb. Si le disque est en maître sur la deuxième nappe IDE, c'est alors /dev/hdc, et esclave sur la deuxième nappe IDE, ça devient /dev/hdd, etc, etc...
Si le disque est en SCSI ou Serial ATA, en général, c'est /dev/sda. Mais cela peut varier, en cas de doute, on peut faire un "fdisk -l" pour lister tous les disques d'un système et leurs tables de partitions.
Pour les autres paramètres, on peut mettre /dev/urandom à la place de /dev/zero ce qui aurait pour effet de générer des octets aléatoires au lieu d'octets nuls, mais il me semble que cette méthode est moins rapide (compter 25 minutes environ en /dev/zero sur un disque de 80 Go).
L'autre paramètre (bs=2048K) correspond à la taille des blocs injectés sur le disque. Les critères de paramétrage de cette option sont assez flous. Pour ma part, je préconise de mettre la taille de la mémoire cache du disque. On peut obtenir cette info par la commande "dmesg | grep hda", si le disque correspond à hda, bien sûr.
Le disque ainsi effacé ne contient même plus de table de partition, il faut réinstaller le nouveau système d'exploitation et formater toutes les nouvelles partitions (un formatage rapide suffit, à moins que vous ayez un vieux disque avec des secteurs défectueux).
Les paranos de la sécurité informatique peuvent en plus crypter leurs partitions, mais l'inconvénient est de rentrer le mot de passe du disque à chaque démarrage du PC, ce qui peut devenir saoulant à la longue.
On peut aussi faire des partitions dynamiques avec LVM, le redimensionnement devient alors un jeu d'enfant.