francaisdabord a écrit :Encore une fois il répondre à certaines idées reçues. Le nucléaire n'est pas polluant car c'est la seule industrie qui ne rejette pas de CO2 dans l'atmosphère quant à ses déchets ils sont en partie retraités en nouveau combustible à La Hague ou coulés dans du verre et dans des coques béton donc avec impossibilité aux particules de s'échapper!
Tu as oublié et les centrales n'ont jamais d'accident ni de panne et que les trains qui déraillent ça n'arrive jamais...
Après tout, qu'est-ce qu'une centaine d'années...
Evidemment, 100 % pour le nucléaire, puisque c'est sans aucun danger...
Accidents durant l'exploitation civile
Années 1950
* 1957 Complexe nucléaire Mayak (à Kyshtym non loin de la ville de Tcheliabinsk, URSS). Une puissante explosion dans un centre de stockage de déchets radioactifs a projeté à plus d’1 km d’altitude environ 2 millions de curies de produits radioactifs, et près de dix fois plus dans l’environnement de l’installation, soit environ la moitié des quantités rejetées à Tchernobyl. Au moins 200 personnes périrent, l'application des mesures d'urgence comportait l'évacuation d'environ 10000 personnes et une zone interdite de 250 km2 (Niveau 6 sur l'échelle INES). Le régime soviétique a maintenu le secret défense sur cet accident, les premières informations ne seront révélées qu'en 1976 par le biologiste soviétique Jauris Medvedev immigré en Angleterre. Dans le quotidien Libération du 24 août 2000, "les matières radioactives remontent en surface avec le jaillissement des eaux souterraines”, affirme Igor Forofontov de Greenpeace Russie [8].
* Du 7 au 12 octobre 1957, incendie à la centrale nucléaire de Windscale (Grande-Bretagne). L'accident se classe au niveau 5 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES). À la suite d'un incident provoqué lors d'une opération d'entretien du graphite, des produits de fission, essentiellement de l'iode 131, sont rejetés à l'extérieur. Aucune mesure d'évacuation n'a été prise, mais les autorités compétentes prennent les mesures suivantes pour maîtriser le danger : interdiction de la consommation de certains produits et contrôle et arrêt des livraisons de lait pendant deux mois sur une zone de 500 km². Sur les 238 personnes examinées, 126 sont légèrement contaminées au niveau de la thyroïde ; la dose maximale relevée est de 0,16 sievert. En comparaison, la limite annuelle d'incorporation de l'iode 131 à ne pas dépasser pour le personnel du nucléaire correspond à une dose de 0,5 sievert à la thyroïde. Parmi le personnel de l'installation, 96 personnes présentent, malgré le port du masque, des doses à la thyroïde allant jusqu'à 0,1 sievert. 14 autres agents subissent une faible irradiation externe qui reste inférieure à celle que délivrent certaines radiographies médicales. Les doses les plus élevées mesurées sur ces agents sont égales à 0,047 sievert, soit un peu moins que la limite annuelle d'irradiation de l'organisme entier à ne pas dépasser pour le personnel du nucléaire. En 1983, un documentaire de la télévision britannique révélait que dans le village de Seascale, situé non loin de Sellafield, le taux d'enfants atteints de cancer était dix fois plus élevé que la moyenne nationale. Selon le journal Le Monde du 2 janvier 1988, l'ancien premier ministre conservateur britannique, Harold Macmillan, avait ordonné d'étouffer un rapport détaillé sur les causes d'un grave incendie qui s'était produit à l'intérieur de l'usine de retraitement des déchets nucléaires de Windscale.
Années 1960
* 24 juillet 1964, Charlestown, Rhode Island. Un accident dans une usine de fabrication de combustible nucléaire fait un mort.
* 1969, Saint-Laurent-des-Eaux, Loir-et-Cher, en France. Un accident entraîne la fusion de cinq éléments combustibles dans le réacteur A1. Lors du déchargement, les opérateurs ont ordonné de charger un canal d'Uranium et de graphite. Le réacteur est resté 1 an a l'arrêt pour un coût de 20 millions de nouveaux francs. L'événement est qualifié d'incident par EDF ; selon l'échelle INES actuelle, il s'agit d'un accident qui se situe au niveau 4.
Années 1970
* 19 novembre 1971. Dans une centrale nucléaire à Monticello, Minnesota, un réservoir d'eau déborde, relâchant 190 m³ d'eau contaminée dans le Mississippi. Des matières radioactives entrent plus tard dans le système d'arrivée d'eau de St. Paul.
* 1972. L'usine de retraitement des combustibles nucléaires à West Valley, New York, ferme après 6 ans de fonctionnement. Elle laisse derrière elle des réservoirs contenant 2300 m³ de déchets hautement radioactifs, qui contaminent par la suite le lac Érié et le lac Ontario.
* mars 1972. En Alaska, un contrôle de routine d'une centrale nucléaire indique la présence de radioactivité dans le réseau d'eau du bâtiment (comprenant notamment le point d'eau potable) qui a été interconnecté avec un réservoir de 11 m³ de dêchets radioactifs.
* 28 mai 1974. La Commission de l'Energie Atomique déclare que 12 "événements anormaux" en 1973 ont libéré de la radioactivité "au-dessus des niveaux autorisés" autour de différentes centrales nucléaires.
* 22 mars 1975. Un feu dans le réacteur nucléaire de Brown's Ferry situé à Decatur, Alabama, sur la rivivière Tennessee, provoque une baisse importante des niveaux d'eau de refroidissement.
* 28 mars 1979, Three Mile Island, Pennsylvanie. Suite à une panne des pompes d'alimentation en eau du circuit secondaire de l'un des réacteurs, un enchaînement de défaillances mécaniques, d’erreurs humaines et de défauts de conception, entraine la fusion du cœur. L’enceinte de confinement étant restée intègre, le relâchement de produits radioactifs dans l’environnement est resté faible. L'accident de Three Mile Island est classé au niveau 5 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES).
* 16 juillet 1979, près de Church Rock, Nouveau-Mexique. Les parois d'un bassin de déchets radioactifs se brisent, laissant s'échapper une grande quantité de déchets.
* 29 septembre 1979. Le gouverneur Bruce Babbitt en Arizona ordonne aux gardes nationaux de nettoyer l'usine American Atomics de Tucson, qui d'après lui fuyait. À la cuisine de l'école publique d'en face, 300 000 dollars de nourriture ont été contaminés par du tritium radioactif ; les gâteaux au chocolat avaient 56 nCi par litre, deux fois et demi la limite de sécurité.
Années 1980
* 13 mars 1980, centrale nucléaire de Saint-Laurent, dans le Loir-et-Cher, en France. Un accident conduit à la fusion de deux éléments combustibles du réacteur A2 filière UNGG (uranium naturel, graphite-gaz) d'une puissance de 515 MWe. La plaque métallique de maintien des capteurs de pression du réacteur vient, à la suite de phénomènes de corrosion, obstruer une douzaine de canaux du bloc de graphite, ce qui empêche le bon refroidissement du cœur et provoque la fusion de deux éléments combustibles. Gravement endommagé, le réacteur est indisponible pendant deux ans et demi environ. C'est l'accident nucléaire le plus grave jamais répertorié pour un réacteur en France (niveau 4 selon l'échelle INES).
* 1981, incendie d'un silo à l'usine de retraitement de La Hague, en France. L'accident est classé au niveau 3 de l'échelle INES.
* 26 avril 1986, catastrophe de Tchernobyl, en Ukraine. Accident de niveau 7 selon l'échelle INES. L'accident est survenu dans la centrale nucléaire Lénine située sur les rives du Dniepr à environ 15 km de Tchernobyl et 110 km de Kiev, près de la frontière avec la Biélorussie. Suite à une série d'erreurs humaines et en raison de défauts de conception, le réacteur n°4 subit une fusion du cœur puis une explosion provoquant la libération de grandes quantités de radioisotopes dans l'atmosphère. Les autorités évacuent environ 250 000 personnes de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine. Plusieurs centaines de milliers d'ouvriers (600 000 environ), les « liquidateurs » sont venus d'Ukraine, de Biélorussie, de Lettonie et de Russie pour procéder à des nettoyages.
* 1987, dans la ville de Goiânia (État de Goiás, Brésil). Un appareil de radiothérapie, abandonné dans un ancien hôpital, est récupéré par des ferrailleurs pour la revente du métal au poids. Le césium 137, produit actif de l'appareil, est dispersé. Les gens jouent avec, attirés par la lumière bleue qu'il émet. Au moins quatre personnes décédées dans les 75 jours après la découverte, 249 personnes présentent des contaminations importantes, 49 hospitalisations, dont 21 en soins intensifs, et 600 personnes sont encore sous surveillance médicale en 2003. Cet accident a été classé au niveau 5 sur l'échelle INES. [2]
* 17 décembre 1987 : un incident s'est produit à la centrale nucléaire de Biblis en Allemagne. L'accident nucléaire fut divulgué seulement un an après dans un article de la revue spécialisée américaine (Nucleonic Weeks). L'accident a été évalué au niveau 2 de l'échelle INES.
* 19 octobre 1989, incendie à la centrale de Vandellos en Espagne. Cet incident est classé au niveau 3 de l'échelle INES. Le gouvernement espagnol a décidé la fermeture définitive du réacteur en novembre 1992 après qu'une fuite d'effluents liquides radioactifs a pollué le canal voisin. En février 1996, 15 personnes sont contaminées par inhalation d'américium 241 alors qu'elles vident les piscines de combustible de la centrale. [9]
Années 1990
* 25 octobre 1992, Snovosi Bor, en Russie, près de St Péterbourg, sur le réacteur n°3, un RBMK, une vanne d'arrivée d'eau d'un des 1660 tubes de force se ferme, destruction de l'élément de combustible et du tube de force.
* 30 septembre 1999, Tokaimura, à 160 km de Tokyo au Japon. Accident de niveau 4 selon l'échelle INES. L'introduction dans une cuve de décantation, suite à une erreur humaine de manipulation, d'une quantité anormalement élevée d'uranium (16.6 kg) dépassant très largement la valeur de sécurité (2,3 kg), est à l'origine de la réaction de criticité. Cet accident de criticité a exposé plus de 600 riverains à des radiations importantes et tué au moins deux des ouvriers de la centrale ; A 21h, soit 11 heures après le début de l'accident, les autorités décrètent le confinement des populations dans un rayon de 10 km. L'enquête sur l'accident de Tokaimura a montré que les ouvriers de l'usine, gérée par l'entreprise JCO, violaient de façon régulière les procédures de sécurité, allant jusqu'à mélanger l'uranium dans des bassines pour aller plus vite (AP,27/04/2000).[10]
Années 2000
* 15 février 2000, Buchanan, New York. Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire d'Indian Point libéra une petite quantité de vapeur radioactive. C'est un dysfonctionnement du générateur de vapeur qui en était la cause.
* Juillet 2000, près de Richland, Washington. Des feux touchent la décharge nucléaire très radioactive « B/C » de l'Hanford Site. Les déchets ne sont pas à la surface, mais sous terre. Aucune contamination aérienne n'a été détectée en dehors des limites du site.
* 10 avril 2003, un grave incident s'est produit à la centrale nucléaire de Paks (Hongrie), située à une centaine de kilomètres au sud de Budapest. Une fuite radioactive a vraisemblablement mis en danger la population environnante. Selon Istvan Kocsis, le directeur de la Centrale, la cause évidente de ce grave incident, qui a eu lieu pendant le nettoyage des piles de combustion, est une faute de planification du système de contrôle et de refroidissement produit et opéré par Framatome ANP (AFP, 12 mai 2003). Pour réparer le réacteur endommagé, la société russe TVEL a été préférée à Framatome ANP.
* 18 avril 2005, Sellafield, Angleterre. 83 000 litres (7000 m³) de combustible liquéfié fortement radioactif, contenant environ 20 tonnes d'uranium et de l'acide nitrique concentré se sont échappés d'une fissure dans un tuyau et se sont répandus dans une cuve en acier inoxydable contenant 200 kg de plutonium dans l'enceinte de l'usine de retraitement Thorp située à Sellafield, L'enquête a montré que la fuite est restée inconnue pendant 9 mois. [11].
* 11 mars 2006 en Belgique, un opérateur de la société Sterigenics de Fleurus spécialisée dans la stérilisation d'équipements médicaux pénètre durant 20 secondes dans une cellule d'irradiation contenant une source scellée de cobalt-60 où aucune opération n'était en cours, les sources radioactives ayant été plongées dans une piscine sous 5 à 6 mètres d'eau en attendant la production. Trois semaines plus tard il éprouva quelques symptomes typiques d'une irradiation (vomissement, perte de cheveux). On estime qu'il reçut une dose élevée comprise entre 4.4 et 4.8 Gy suite à une défaillance du système de contrôle-commande hydraulique assurant le maintient de la source radioactive dans la piscine (l'épaisseur d'eau servant de bouclier biologique). L'opérateur passera près d'un mois à l'hôpital avant de pouvoir rentrer chez lui. Aujourd'hui il souffre encore de séquelles (fatigue, etc) qui devraient s'atténuer et disparaître dans plusieurs mois. Après la mise sous scellé de la cellule concernée pendant près d'un mois, l'organisme gouvernemental de contrôle AFCN en collaboration avec les auditeurs privés d'AVN et le contrôle du bien-être au travail ont imposé à Sterigenics un programme d'actions incluant la mise en place de systèmes de sécurité hydraulique, électrique et mécanique redondants. Il s'agit d'un accident de Niveau 4 sur l'échelle INES.[12]
* 25 juillet 2006, Suède, classé de niveau 2 sur l'échelle INES: défaillance d’un système de secours de la tranche 1 de la centrale de Forsmark ; par précaution, deux réacteurs de la centrale d'Oskarshamn sont fermés[3].C'est le hasard qui a évité qu’une fusion du cœur ne se produise affirme, dans le quotidien allemand TAZ du 3 août, Lars-Olov Höglund, qui a dirigé la construction de la centrale. « C’est l’évènement le plus dangereux depuis Three Mile Island et Tchernobyl » déclare-t-il le 2 août au quotidien suédois Svenska Dagbladet. Ole Reistad, directeur de l’institut norvégien de protection contre les rayonnements ionisants, déclare au TAZ que l'on est « passé près de la catastrophe » et près de la défaillance de la dernière barrière de sécurité ; « une telle chose n’aurait jamais dû se produire ». Suite à cet incident, le ministère allemand de l'Environnement va vérifier « le plus rapidement possible » si l'incident survenu la semaine dernière sur un réacteur nucléaire en Suède pourrait également se produire dans les centrales allemandes.
http://www.techno-science.net/?onglet=g ... ition=3417
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_ ... C3%A9aires
Cette liste est pour les seuls accidents dans le civil (elle ne tient pas comte des accidents dans la recherche, et dans le domaine nucléaire : faille de sous-marins, etc...). Aux optimistes, je rappellerais que pour le seul accident de Tchernobyl, on ne connait pas encore l'étendu des conséquences. Il faudra au moins 20-30 ans d'études pour réellement évaluer les effets de l'accident sur l'environnement et la santé en Europe (mais le peu qu'on sait déjà, pour la Russie et l'Europe du nord, est déjà suffisamment inquiétant, mais pour un fan de film de SF...).
Mais on peut toujours faire le pari qu'il n'y aura jamais d'accident grave en France, et que si cela arrive, ma foi ça fera un peu d'actualité dans les journaux (du moment que ce n'est pas l'usine en face de chez moi c'est pas grave...:albino:) et on verra... après tout ce n'est qu'un petit danger parmi d'autres...
Tout ça pour dire que même si sortir du nucléaire n'est pas facile, il vaudrait mieux y songer. On peut produire de l'énergie autrement, mais ce sera forcément cher et compliqué à mettre en oeuvre, et ça ne fera pas plaisir à l'industrie nucléaire française... Mais c'est juste
une question politique, et de savoir si l'on veut donner ou non les moyens à la recherche de développer d'autres sources énergétiques moins dangereuses et moins polluantes. Actuellement, le budget EDF pour la recherche dans les énergies renouvelables ne représente pas plus de 10% de celui alloué dans la recherche pour le nucléaire. Inutile de s'étonner que les solutions proposées penchent en faveur du nucléaire... Et la sortie de l'ITER ne risque pas d'aider les choses. Au fait, je ne suis pas spécialiste, mais je me demande avec quelle quantité d'énergie va-t-il va falloir alimenter l'ITER (à 10 milliard d'euros) pour faire chauffer ses réacteurs à plusieurs dizaines de millions de degrés pendant 20 ans... ?
Tiens, voilà un exemple projet de recherche ambicieux développé par les australiens, et qui doit suivre au USA. Il s'agit d'une tour géante, mi-solaire mi-éolienne, dont le but est "d'obtenir de l'électricité à partir de courants d'air chaud, ascendants, réchauffés à partir des rayonnement solaires collectés au sol. [...] Cette gigantesque tour disposerait d'une capacité de 200 MWh (millions de Wattheures). De quoi satisfaire une ville de 200 000 habitants" :
http://www.futurinc.lautre.net/article. ... article=17
Je ne sais pas vous, mais moi je trouve ça autrement plus palpitant...
