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Écologie : la France défigurée

Publié : 15/08/2014 - 14:35
par Pat
Écologie : la France défigurée (1/3)

Comprendre à quel point nos campagnes se transforment nécessite une expérience simple : la marche à pied.
Puisque l’écologie fait désormais partie de toute action politique – ce dont il faut en soi se féliciter –, intéressons-nous un instant à un de ses aspects fortement négligés : l’écologie des paysages. La France est un pays de cocagne : ses territoires variés, ses magnifiques régions sont le fruit du travail acharné de nos ancêtres, qui l’ont peu à peu modelée. C’est pourtant un pays qui s’enlaidit, faute d’une volonté politique de faire respecter cet héritage d’une beauté à couper le souffle.
Partout, les campagnes et les villes française s’abîment. Hormis quelques secteurs hautement préservés, de cœurs historiques ou de sites exceptionnels, les pouvoirs publics tolèrent d’innombrables infractions aux règles d’urbanisme, de police locale ou de graves atteintes à l’esthétique ; pire encore, elles y contribuent positivement par une action volontaire. Quand, parallèlement, une réglementation tatillonne bride toute une série d’activités au nom, justement, de l’environnement.
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Re: Écologie : la France défigurée

Publié : 15/08/2014 - 16:27
par Pat
Écologie : la France défigurée (2/3)

En ville également, l’inconscience et l’utilitarisme font des ravages…
La défiguration progressive de nos campagnes ne procède pas seulement d’une tolérance à la laideur, à la saleté ou aux infractions municipales. Elle est également le résultat d’une politique publique totalement déconnectée des préoccupations esthétiques.
Au nom de la transition énergétique, on implante partout dans notre pays des éoliennes : il s’agit là d’un crime esthétique aussi grave que la floraison des lignes à haute tension, qui défigurent les paysages et sillonnent nos campagnes. C’est ainsi que Valeurs actuelles pouvait titrer, il y a quelques semaines, « La France défigurée » sur fond de champ éolien. Lorsque le pays en sera couvert, inutilement la moitié du temps, que restera-t-il de l’unité paysagère ? Il s’agit de faire plaisir à un groupuscule extrémiste, pour qui les centrales nucléaires sont le mal absolu. Et à enrichir de façon scandaleuse des industriels intéressés par la chose, aux frais du contribuable et du consommateur. Il paraît qu’enterrer les lignes à haute tension représente un budget considérable : et les éoliennes, quel est leur coût ? Pourquoi aucun écolo ne s’insurge-t-il contre cette grave atteinte à l’environnement ? Sans doute parce que l’environnement n’intéresse pas les écologistes, et que l’unité esthétique de la France participe de son identité…
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Re: Écologie : la France défigurée

Publié : 16/08/2014 - 20:16
par Pat
Écologie : la France défigurée (3/3)

On a laissé quelques milliers de revendeurs sans scrupules convaincre les propriétaires des bienfaits de la fenêtre plastique.
De même que nos campagnes, nos villes portent un héritage architectural d’une rare richesse. Les destructions infligées par les deux guerres mondiales à certaines régions ont donné le premier signal de la laideur urbaine. Les graves erreurs de la reconstruction, la démolition de monuments qu’on pouvait sauver et restaurer, l’érection d’îlots de béton, la transformation de la physionomie urbaine sont une leçon pour nos contemporains : ces horreurs sont définitivement implantées ; le coût de leur remplacement est tel qu’il est inconcevable autrement qu’à l’occasions d’opération menées par des promoteurs, à un rythme forcément limité. Et sans garantie d’esthétique !
Notre époque qui se veut écolo a imposé au cœurs de nos villes la dictature du transport en commun. On pourrait s’interroger sur le résultat de cette politique qui, en multipliant les véhicules lourds et polluants, aboutit à la création d’embouteillages générateurs de pollution atmosphérique… Mais c’est le dogme contemporain : il faut remplacer la voiture par le bus. Le prix de cette idéologie, c’est l’adaptation des villes à l’autobus. On crée des voies dédiées, on aménage des sites propres, on bouleverse la voirie. Bien entendu, on n’hésite pas à couper des arbres qui faisaient le caractère d’un boulevard, parfois à raser des maisons qui gênaient le passage du mastodonte articulé ; les voies piétonnes, qui rendent les centres-villes si agréables, sont désormais partagées avec des véhicules de transport en commun, tram, bus. Et peu à peu, nos villes se défigurent plus sûrement qu’à l’époque des tramways et leurs câbles aériens.
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Re: Écologie : la France défigurée

Publié : 20/09/2014 - 15:44
par Pat
Le goût des pesticides(3/3)

Ces étiquettes muettes
Sols détruits et faune menacée: le constat serait déjà alarmant à lui seul. Il n'est pourtant pas terminé. Car, « les substances pénètrent dans l'organisme selon trois voies: la voie cutanée, la voie digestive (ou orale) et la voie respiratoire »(1). Nous avons vu la cutanée et la respiratoire. Reste à traiter la voie orale, par l'ingestion d'aliments contenant des résidus de pesticides.
Les récentes enquêtes d'analyse des vins ont clairement établi que des résidus subsistaient jusque dans vos verres et pour certains d'entre eux à des doses au-delà de la législation, voire même avec des molécules.'.. interdites depuis plus de vingt ans. La plus parlante de ces enquêtes a été réalisées en 2013 par la revue Que choisir ?(2) Ici, pas de tricherie sur le fond : l'ensemble des vins a été confié à un laboratoire spécialisé et le constat est accablant L'enquête fait d'autant plus mal qu'elle montre ce que tout le monde sait mais ne dit pas. Chacun peut témoigner de ces vins-blanc-qui-donnent-mal-à-la-tête, de ces aigreurs, voire même de plaques rouges sur le visage ou sur le corps chez certains en buvant certains vins.
Études et enquêtes
Une autre étude détaillée dénonçait déjà en 2008 les excès de l'utilisation des pesticides dans le monde viticole, notamment des fongicides : « Une grande partie des fongicides synthétiques appliqués aux raisins présente d'importants risques pour la santé humaine. Par exemple, les dithiocarbamates, une famille de produits chimiques qui représentent 49 % des fongicides appliqués aux raisins, et qui comprennent les pesticides manèbe et mancozèbe qui sont à la fois classés par l'UE comme substances carcinogènes et perturbateurs endocriniens. D'autres fongicides appliqués en plus petites quantités, comme la procymidone, ipmdione, le folpet ou iprovalkarbe sont connus pour leurs dangers pour la santé humaine »(3).
L'étude relève ainsi que les niveaux de contamination des vins conventionnels sont en moyenne 5 800 fois plus élevés que pour l'eau potable. Une broutille.
Naïveté ?
Car, naïvement ou non, certains ont voulu faire croire que les processus de fermentation des moûts de raisin en vin détruisaient les éventuels résidus de pesticides, laissant ainsi indemnes les consommateurs. Naïf ou de mauvaise foi : comment peut-on sciemment vider le bidon ci-dessus sur ses propres vignes sans s'inquiéter des conséquences. Ce bidon n'est pas une photographie issue d'une banque d'images : j'ai moi-même trouvé ce bidon cet été dans les Corbières...
De surcroît, à ce jour, peu d'enquêtes étudient ce sujet en se cachant certainement derrière une idée séduisante (en apparence seulement) : il ne faut pas dénigrer la filière vin française, qui est d'un poids non négligeable dans la balance commerciale.
Mais le discrédit qui pointe dépasse la seule profession viticole conventionnelle et doit s'étendre aux journalistes gastro. Qui d'autres qu'eux pourraient contraindre la filière à plus de transparence ? Pourquoi leur rôle critique se limite-t-il à de simples commentaires, quasiment interchangeables, se contentant de surenchère d'adjectifs dans le style « goût de violette », «fruits rouges », « nez de truffe » ou de portraits dithyrambiques de vignerons. Pourquoi, aucun média spécialisé sur le vin ne prend le budget nécessaire pour faire des analyses en labo des vins goûtés? Est-ce bien normal ? Que dirait-on d'un critique littéraire qui ne lirait que les quatrièmes de couverture? Le problème est identique. Cela pourrait ainsi pousser la législation à évoluer pour obliger les vignerons à marquer la composition de leur vin sur les étiquettes. Ce serait un grand progrès dont seuls les marlous peuvent avoir peur...
Elise Canavesio monde & vie 9 septembre 2014
1) Institut national de la santé et de la recherche médicale. Etude de juin 201 3 disponible en téléchargement gratuit : www.inserm.fr/actualites/rubrsques/actualites -societe/pesticides-effets-sur-la-sante-une-expertise-collective-de-l-inserm
2)Que Choisir ?, n° 518, octobre 2013,
3,« Message dans une bouteille ». Etude sur la présence de résidus de pesticides dans le vin, étude PAN-Europe /' MDRGF, 26 mars 2008.

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