LE PRETENDU RECHAUFFEMENT

Comment sauver la planète.
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Pat
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LE PRETENDU RECHAUFFEMENT

Messagepar Pat » 18/11/2011 - 16:08

LE PRETENDU RECHAUFFEMENT

Extrait de « Renaissance des Hommes et des Idées »

Libres propos avec… Christian Gérondeau

Nous avons demandé à M. Christian Gérondeau, ingénieur général des Ponts et Chaussées et lauréat du Prix Renaissance de l’Economie 2009, de bien vouloir répondre à nos interrogations relatives à la réduction des émissions de gaz carbonique (CO2), à l’occasion de notre grand dîner du 30 novembre 2011 dont le thème est « Eoliennes : arrêtons le massacre de la France ! ».

Sous l’impulsion des Nations-Unies, et tout particulièrement de son émanation le GIEC (en anglais IPCC), un quasi-consensus mondial s’est établi sur les 4 points suivants :

- Le climat connaît des variations anormales.

- Celles-ci sont dues aux émissions d’origine humaine et notamment à celles de CO2.

- Il faut donc réduire celles-ci afin de « sauver la planète ».

- Il existe des moyens pour y parvenir.

Plus précisément, l’objectif officiel auquel ont adhéré les dirigeants de la planète et notamment ceux du G 20 est celui d’une division par deux des émissions de CO2 d’origine « humaine » d’ici 2050.

À une exception près (la Chine), tous les dirigeants de la planète, y compris le nôtre, se sont rendus en décembre 2009 à Copenhague pour tenter d’arrêter les mesures susceptibles de parvenir à cet objectif. Malgré les efforts faits pour le masquer, chacun sait que cette réunion a débouché sur un échec total.

La vérité, c’est qu’il est impossible d’agir significativement sur les émissions de CO2 d’origine anthropique. La seule manière pour le faire serait de supprimer ou tout au moins de limiter l’extraction du pétrole, du gaz naturel, et du charbon qui sont à l’origine de l’essentiel des émissions, alors que l’humanité ne cesse de faire le contraire, car le recours aux énergies fossiles est la condition première de la sortie de la misère des pays en voie de développement qui regroupent l’essentiel de la population de la planète. La Chine construit ainsi une à deux centrales à charbon de 1000 MW ( la puissance d’une centrale nucléaire) par semaine, et est devenue le premier producteur d’automobiles de la planète, le premier constructeur de camions, de bateaux, etc…, tous moyens de transport impliquant le recours au pétrole. Les autres pays en développement suivent plus ou moins rapidement la même voie, et les émissions planétaires de CO2 ne peuvent que continuer à croître rapidement.

L’échec de Copenhague explique que les débats sur le réchauffement climatique soient largement passés de mode depuis un an. Mais les actions conduites au motif de « sauver la planète » persistent dans de nombreux pays, tout particulièrement en Europe et en France, et elles sont si lourdes de conséquences qu’elles rendent impossible tout retour durable à l’équilibre des comptes publics et donc à la prospérité et au plein emploi.

De multiples groupes de pression ont en effet mis à profit l’argument « climatique », devenu imparable vis-à-vis des décideurs et de l’opinion publique pour faire adopter des mesures économiquement injustifiées qui se traduisent par des dizaines de milliards d’euros dépensés en pure perte chaque année par notre pays, qu’il s’agisse de dépenses publiques ou métapubliques, c’est-à-dire imposées au consommateur du fait de décisions publiques.

Il est possible d’en citer quelques-unes, avec les coûts annuels suivants :

- Eoliennes : 3 milliards d’euros

- Photovoltaïque : 2,5 milliards d’euros

- Chemins de fer : 11 milliards d’euros

- Transports publics : 10 milliards d’euros

- Taxe Poids lourds : 1 milliard d’euros

- Bâtiments neufs : 2,5 milliards, etc…

On peut aussi citer la taxe sur le CO2 pour les avions survolant l’espace aérien européen.

Au total, les dépenses publiques ou métapubliques consenties au nom de la sauvegarde de la planète et non justifiées représentent sans doute au moins 2 % du PIB. Tant qu’elles subsisteront, il sera impossible de redresser les finances du pays, avec tout ce que ceci implique comme conséquences.

Il en sera ainsi tant que ne sera pas clairement dénoncée l’illusion qu’il serait possible d’agir significativement sur la concentration de CO2 dans l’atmosphère.

La difficulté vient du fait que les instances internationales et nationales les plus officielles affirment le contraire, et que personne ne les ait jamais contredites sur ce point. Les débats ont en effet toujours porté sur le fait de savoir si les activités humaines et en particulier les émissions de gaz à effet de serre avaient ou non une influence sur le climat, et non sur celui de savoir s’il était possible d’agir sur celles-ci.

En d’autres termes, la contestation a porté jusqu’à présent dans le cadre du GIEC des Nations-Unies sur les travaux du groupe 1 (l’évolution climatique), et jamais sur ceux du groupe 3 (la possibilité d’influer sur le volume des émissions de gaz à effet de serre).

Les débats qui ont défrayé la chronique en France et ailleurs ont donc uniquement impliqué des climatologues et non des ingénieurs, seuls susceptibles de dire s’il serait possible d’influer significativement sur le volume des émissions et à quel coût. Il n’est donc pas étonnant que ce soit dans notre pays l’Académie des Sciences qui ait été saisie du dossier et non l’Académie des Technologies, alors que seule celle-ci pourrait éclairer d’un jour nouveau le dossier en montrant que les affirmations réitérées du GIEC, selon lesquelles il serait possible d’influer massivement et à faible coût sur les émissions planétaires de gaz à effet de serre, sont dénuées de tout fondement.

Une analyse critique des travaux du groupe 3 du GIEC serait nécessaire pour mettre en évidence leur inanité, ce qui n’est pas difficile tant les conclusions énoncées sont aberrantes. Les responsables de ces travaux ont distingué 7 secteurs d’émission de gaz à effet de serre et avancé pour chacun d’entre eux des objectifs de réduction des émissions planétaires, assorties d’estimation des coûts correspondants. Ces domaines sont les suivants : énergie, industrie, habitat, transports, déforestation, agriculture, et déchets.

Il suffit de les reprendre un par un pour constater à quel point les conclusions annoncées sont irréalistes comme le montre par exemple le cas des transports. C’est ainsi que pour réduire le volume des émissions dues aux transports, c’est-à-dire en fait la consommation de pétrole, il est affirmé qu’il suffirait de taxer le CO2 émis par ce secteur d’activité à un niveau de 20 à 80 dollars par tonne. Or la taxation actuelle des carburants routiers s’établit déjà en moyenne à 0,65 euros par litre en Europe, sans que ceci empêche les Européens de recourir à l’automobile et au camion pour 90 % de leurs transports.

Et les Chinois, et plus généralement les habitants des pays en développement, commencent seulement à accéder à la voiture et au camion !

L’irréalisme du GIEC est le même pour chacun des autres secteurs recensés.

Il faut savoir que les centaines de personnes qui participent aux travaux du groupe 3 du GIEC n’ont en général aucune compétence technique, puisque le critère de choix est celui de la répartition géographique entre les 180 pays qui composent les Nations-Unies et non la qualification. Les « conclusions » des travaux résultent donc de votes parmi des centaines de personnes pour l’essentiel incompétentes (toutes qualifiées pourtant de « lead author »).

Quant aux responsables du pilotage d’ensemble des travaux, ils sont connus pour être des idéologues, également sans compétence technique dans aucun des 7 secteurs d’activité identifiés, ce qui explique le caractère irréaliste de leurs conclusions. Celles-ci sont pourtant le fondement de toute l’action du GIEC et, au-delà, de celles des Nations-Unies et d’un pays tel que le nôtre, entraînent des dépenses inutiles qui se chiffrent en centaines de milliards de dollars au niveau planétaire !

Christian Gérondeau http://libeco.net
(Article paru dans “Renaissance des Hommes et des Idées” n°260 de novembre 2011)
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