Génie, quand tu nous tiens…

Comment sauver la planète.
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Pat
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Génie, quand tu nous tiens…

Messagepar Pat » 06/06/2011 - 14:43

Génie, quand tu nous tiens…

Comme chacun sait, l’homme “améliore” son environnement, son milieu de vie grâce à son génie.

Vous noterez au passage l’extraordinaire suffisance, totale insulte à la nature, ultime blasphème envers le Créateur et complète négligence de l’élément premier : le Temps.

Le monde vivant, le monde “biologique”, a environ un milliard d’années d’existence, lente maturation au terme de laquelle l’homme s’est imposé depuis moins de deux millions d’années… et n’influe directement sur son biotope que depuis au plus dix mille ans !

Le XXe siècle aura été, de loin, le plus fécond en désastres en tous genres qui procèdent tous des diverses acceptions de ce “génie” :

- génie spéculatif, de Lénine à Mao, d’Hitler à Polpot qui asserviront les peuples écrasés sous des millions de cadavres pour “l’amélioration sociale de la civilisation” au nom des idéologies…

- génie scientifique, d’Einstein à Oppenheimer qui permirent Hiroshima et Tchernobyl…

- génie civil pour corriger la nature, particulièrement prisé de Staline, auteur du Plan de réorganisation de la nature, et de ses successeurs du barrage d’Assouan qui désertifie la vallée du Nil à l’irrigation du Khazakstan qui assèche la mer d’Aral…

Que la liste est longue !

Les brillants résultats des modifications faunistiques et floristiques induites au XIXe siècle auraient pourtant dû rendre méfiants les bricoleurs du siècle suivant. Mais non : les déséquilibres provoqués, dont les conséquences s’observent et se déplorent tous les jours sans pouvoir être palliées, ne servent pas de leçons et les destructions massives des paysages naturels ou traditionnels n’émeuvent personne si ce n’est de par leurs résultats esthétiques : tout est bon pour mépriser l’environnement au nom de la rentabilité et de la satisfaction immédiate de besoins conjoncturels dont les suites à terme, à l’échelle biologique ou géologique, ne sont jamais envisagées !

Le XXIe siècle sera celui du “génie biologique” où l’homme sans expérience et sans recul va pouvoir se livrer à la satisfaction de tous ses phantasmes et jouer à l’apprenti sorcier en omettant, bien sûr, de se souvenir que toute modification, même infime, d’un fragile équilibre acquis au bout de millions d’années ne se fera jamais sans conséquences à long terme, aujourd’hui imprévisibles, car l’homme a une durée de vie bien limitée à l’échelle du temps sidéral !…

C’est la victoire du stalinisme agricole

Les cafouillages autour des OGM sont la meilleure illustration des conséquences de la recherche irresponsable “à responsabilité limitée” et au profit le moins bien partagé.

L’exemple suivant devrait pourtant faire réfléchir nos enragés des éprouvettes… et des brevets !

La course au désherbant miracle des cultures a des conséquences heureusement suffisamment immédiates pour que certains esprits, même des plus obtus, s’en émeuvent.

Nos brillants chercheurs, si avides d’hybrides en tous genres, ont simplement “oublié” que l’hybridation n’est pas une invention humaine et que la nature l’utilise depuis la nuit des temps…

Résultat : les OGM relâchés dans le milieu naturel s’hybrident aussi, avec les conséquences attendues : les caractères mutés “passent” dans des organismes sauvages hybrides… ce à quoi, curieusement, certains brillants spécialistes ne s’attendaient pas !

Ainsi, le colza et la ravenelle, la betterave et le chénopode vulgaire sont susceptibles, vivant ensemble, d’échanger des éléments de patrimoine génétique. Qu’arrive-t-il si le caractère modifié qui “passe” concerne la résistance à certaines substances herbicides, par exemple ? C’est très simple : l’OGM conçu pour présenter une résistance à la toxicité de cet herbicide - ce qui permettrait de nettoyer d’un coup les champs par désherbage chimique - va transmettre cette résistance à certaines “mauvaises herbes”… Effet durable garanti !

On connaissait déjà les effets mutagènes des insecticides organiques, comme de nombreux antibiotiques qui induisent des mutations - dont certaines, bien sûr, résistantes - en s’incorporant, de par la nature même de leurs molécules, à la chimie génétique de leurs hôtes…

Grâce au génie génétique on pourra aller plus loin et induire des catastrophes durables, voire irrémédiables dans le temps, dans des domaines que nous ne soupçonnons même pas par manque de recul. Ce n’est pas à l’échelle humaine.

On ne s’étonnera donc pas de l’inquiétude due à un sursaut de ce bon sens venu du fond des âges face à une technologie non maîtrisée dont les effets secondaires ne sont pas même envisageables !

De bons esprits feront remarquer qu’il n’y aurait jamais eu d’avancées technologiques si on n’avait pas bousculé les idées reçues.

Certes. Encore faut il savoir comment. Prenez la pomme de terre, par exemple. Plante très toxique, on le sait depuis le plus lointain Moyen-Âge. Parmentier n’en a jamais disconvenu. Il a simplement remarqué que les toxines étaient produites dans les tubercules verdissant avec la photosynthèse ; pour qu’ils ne deviennent pas verts, il fallait donc cultiver les tubercules à l’obscurité en créant des buttes artificielles.

C’est cela le vrai génie : savoir utiliser la nature en la respectant et non pas vouloir la transformer. Le buttage vaut bien un OGM et a beaucoup moins de conséquences !

La récente condamnation de José Bové - dont on peut penser ce que l’on veut, mais qui est cohérent dans ses actes, chose rare de nos jours chez un homme politique - pour la destruction de souches de recherche de riz transgénique dans les serres du CIRAD a été l’occasion de revoir des images d’actualité qui devraient nous faire réfléchir, voire nous faire froid dans le dos : José Bové s’introduisant, nécessairement avec une équipe de télévision, dans les serres de ce centre de recherche et jetant à pleines brassées le riz en plants à l’extérieur pour le détruire…

Il ne s’agit pas là de disserter sur l’action de José Bové mais bien de constater de visu que des plants transgéniques expérimentaux de recherche, presque à maturité, sont à la portée de main dans les laboratoires, directement accessibles à n’importe qui !!! C’est cela qui devrait nous faire réfléchir, et qu’aurait surtout dû sanctionner le tribunal de Montpellier : l’inconscience du CIRAD ! Notre législation prévoit pourtant très clairement le chef de “mise en examen” y afférent : “mise en danger de la vie d’autrui”.

Les apprentis sorciers en folie

Entendons-nous bien : Il ne s’agit pas du tout de vilipender la recherche génétique qui, raisonnablement menée, nous apportera des progrès considérables, mais de forcer les apprentis sorciers en herbe - c’est le cas de le dire - à un peu de prudence et de rigueur dans la protection de l’environnement face aux conséquences de leurs travaux.

Imaginerait-on laisser des chimistes verser systématiquement dans les tuyaux d’égout des litres de traceurs radioactifs ou les substances organiques toxiques expérimentales ?

Comment donc laisser en pleine nature, sans aucune protection, à la merci d’un carreau cassé, des souches transgéniques en cours d’élaboration dont le pollen peut être disséminé d’un simple coup de vent ou des débris emportés par les divers petits animaux (insectes, vers, oiseaux) susceptibles de circuler ?

S’il y avait quelque chose à sanctionner, ce jour-là au CIRAD, c est bien cet état de fait…

Nous aurons ainsi appris une chose : nous sommes non seulement menacés des conséquences de la recherche achevée, mais encore beaucoup plus par les inévitables accidents expérimentaux face auxquels, visiblement, rien n’est prévu dans ce genre de domaine…

Génie, quand tu nous tiens !

Claude Timmerman http://www.france-courtoise.info/
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Re: Génie, quand tu nous tiens…

Messagepar Pat » 06/06/2011 - 14:46

Avec les O.G.M., ils font mentir la terre

En matière d’O.G.M., la loi prévoit que « toute personne a le droit d’être informée sur les effets que la dissémination volontaire peut avoir sur la santé publique ou l’environnement, dans le respect et la confidentialité des informations protégées par la loi ».

Formule alambiquée s’il en est qui reste appréciée de la manière suivante :

« Les informations fournies à l’appui d’une demande d’autorisation de dissémination et portant sur le but de la dissémination et le lieu où elle sera pratiquée » ne peuvent être considérées comme confidentielles. Ouf ! Au pays des Droits de l’Homme, la transparence n’est pas encore interdite !

Rien n’est fait pour qu’elle soit facilitée non plus !

Il a fallu assigner et obtenir la condamnation du Ministère de l’Agriculture par le Tribunal Administratif de Paris le 10 mars 2001, pour que l’association France-Nature-Environnement puisse avoir accès au fichier des autorisations d’expérimentations O.G.M. à la Direction Générale de l’Alimentation !

Cette liste, relevée de façon manuscrite par les militants de F.N.E. est disponible sur le site internet de la F.N.E. : www.france-nature-environnement.org.

Cette liste fait état de programmes de quatre à cinq ans portant sur des essais transgéniques in situ de variétés tolérantes aux herbicides (glyphosate) chez la betterave et le maïs, de variétés de tabac allégées en lignine, de variétés de maïs tolérantes à la pyrale (insecte parasite), de variétés de colza castrés à la fertilité restaurée et d’autres essais plus marginaux... portant sur des modifications génétiques de protéines qui ne sont pas les moins inquiétants !

Sur le plan pratique, la culture de variétés O.G.M. sur un site implique l’interdiction de culture des variétés naturelles de la même espèce, sous peine de voir les récoltes hybridées par une pollinisation de l’O.G.M. dans un rayon moyen de 2,5 kilomètres ! (distance à laquelle du pollen de colza transgénique a été retrouvé, alors que les périmètres de sécurité "officiels" préconisés varient de 80 mètres à 1 kilomètre !) C’est ainsi que les variétés résistantes aux herbicides, s’hybridant à tout va, finissent par créer des variétés résistantes de "mauvaises herbes" chimiquement indestructibles.

Nous conseillons à tous les intéressés de se faire communiquer la liste des communes sièges des essais, soit auprès de F.N.E., soit auprès de Terre sacrée : B.P. 20 - 83 149 - Bras - terresacree.org/ogmcom13.htm.

De l’analyse de la répartition des essais il ressort clairement que certaines régions ont plus de chance que d’autres :

- la Picardie ;

- le Centre ;

- le Midi-Pyrénées, sont très bien loties en sites expérimentaux ;

- l’Aquitaine est largement en tête au palmarès des O.G.M.isées ;

- la Normandie est indemne sauf deux sites en Haute-Normandie ;

- la Bretagne est peu touchée, etc.

Terre sacrée propose sur son site des nouvelles particulièrement réjouissantes, comme l’existence d’élevages de porcs transgéniques américains et suisses où des gènes humains ont été incorporés au génome porcin initial afin d’obtenir des organes à greffer d’origine porcine, tolérables par l’organisme humain... Il est certain que nous sommes loin d’être au bout de nos surprises et de nos angoisses.

Faute de pouvoir arrêter la folie génétique, ou prétendue telle, restons informés le mieux possible !

Ce n’est que par le recoupement des informations de tous ceux qui se dévouent pour forcer les apprentis-sorciers à la transparence que nous pourrons lutter efficacement contre leurs utopies, leurs délires et les catastrophes qu’ils induisent.
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