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Re: L'écologie politique en question

Publié : 27/04/2010 - 12:37
par supergaulois
Maximus a écrit :Comme tu parles de Nicolas Hulot,
je viens de voir son film "le syndrome du Titanic",
(MP pour les intéressés)
on est bien loin de l'émission TV d'où il nous faisait
rêver par ces images exceptionnelles de notre Terre.
L'heure est au scepticisme et la constatation d'effets
quasi irréversibles, sans solutions à court et moyen terme.
Le choc' des images est parfois plus explicite que les paroles..
:scratch:
Bref, on se demande même si à long terme une solution
est viable tant la c.... humaine a atteint son paroxysme.
:?



hulot est le type qui se fait du pognon depuis 20 ans avec son émission qui passe sur tf1, c'est pas un écologiste, c'est producteur pour la télé :vomil:

Re:

Publié : 27/08/2010 - 21:52
par Eniotnar
Non, vous ne rêvez pas !
Les journalistes brésiliens sont aussi désinformés que nous :
"Líder francês de maio de 68 critica 'irracionalidade' da política brasileira" ! :affraid:
Le meneur français de 68 critique l'irrationalité" de la politique brésilienne ! :affraid:

http://www.redebrasilatual.com.br/temas ... 6&t=22610# :affraid: e-demonio

Décidément, il se mêle partout de tout ce qui ne le regarde pas, hormis l'Allemagne. De surcroît, il se fait passer pour un Français ; belle mentalité de renégat, lorsqu'on sait qu'il a définitivement adopté la nationalité allemande pour échapper au service militaire en France.

Mais quel parti ou quel argent public financent les fantasmes de ce dangereux bobo mondialiste ? :vomil:

Re: L'écologie politique en question

Publié : 01/09/2010 - 14:19
par vinvin
Tout le monde peut faire de l'écologie mais cela vient juste de la volonté.

Re: L'écologie politique en question

Publié : 03/09/2010 - 20:25
par Eniotnar
vinvin a écrit :Tout le monde peut faire de l'écologie mais cela vient juste de la volonté.

Cela vient surtout de l'éducation que tu reçois, vinvin !
Le 1er papier de bonbon qu'un gosse jette par terre est non seulement synonyme d'indifférence envers son environnement mais marque de l'irrespect vis-à-vis de son prochain.

Je suis certaine que tes arrière-grands-parents eurent un comportement très ... écologique, comparé au tien.

C'est une simple question de conscience et de bon sens. Hélas, nombre d'enfants, aujourd'hui livrés à eux-mêmes, ne font plus la différence entre le bien et le mal ou le réel et le virtuel, et développent des instincts plutôt destructeurs et morbides.

Finalement, l'écologie, serait-ce le retour à la guerre du feu ? :scratch: :roll:

Re: ALMENATION et SANTE

Publié : 04/09/2010 - 11:10
par Prodeo
Eniotnar a écrit :Ingénieur, ancien de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique ), qui a préféré démissionner, au lieu de se taire ... Son discours laisse songeur ... A méditer !
http://www.koreus.com/video/alerte-babylone

Alerte à Babylone, le film de Jean Druon

http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p ... ean-d_news

Vidéo extraite du film " Alerte à Babylone " de Jean Druon au éditions Voir et Agir : http://www.voiretagir.com/
C'est une petite boite, vous pouvez leur commander le film : http://www.voiretagir.com/adhesion.php
Beaucoup plus sur le film http://deconstruire.babylone.over-blog. ... 65674.html

Re: L'écologie politique en question

Publié : 04/09/2010 - 12:18
par Eniotnar
Merci Prodeo ! :fleur:

Re: L'écologie politique en question

Publié : 04/09/2010 - 13:06
par Tireur_isolé

*
_ Vu et très inquiétant...
:|

Re: L'écologie politique en question

Publié : 06/04/2011 - 21:16
par Pat
L'ECOFOLIE ET LA PERVERSION DU LANGAGE

Tout pouvoir dictatorial arrive par sa propagande à pervertir le langage, cette perversion ajoutant à la pression générale. La dictature du pouvoir écologiste ne se différencie pas des autres à cet égard. C'est ainsi que l'écofolie se manifeste ces jours-ci par la semaine du développement durable qui se déroule en France du premier au sept avril. Il y a beaucoup à dire sur la vogue de ces « semaines » ou de ces « journées » : ce sont surtout l'occasion d'innombrables parlottes et de fêtes adjacentes, qui se déroulent bien entendu avec l'argent du contribuable générant la ruine en conséquence.

Il faut dire et répéter, pour ceux qui ne le savent pas, que si le socialisme détruit toutes les industries ou les chasse ailleurs, il est une fabrication qu'il n'arrête pas et c'est la fabrication des phrases idiotes : nous avons à ce sujet des listes mémorables. Avec l'écofolie que nous connaissons, il se produit un autre phénomène : c'est la généralisation de véritables fables conduisant à la perversion du langage.

LE MOT « DURABLE »

Au premier rang des fables, se trouve en quelque sorte la fable suprême qui est l'usage et l'abus du mot « durable ».
Si l'on a échappé à l’illettrisme organisé officiellement par la prétendue éducation prétendue nationale, il est facile de savoir que l'adjectif « durable » désigne quelque chose qui est « de nature à durer longtemps, qui présente une certaine stabilité, une certaine résistance ». Tel est l'usage commun du vocable.

Cette conviction des honnêtes gens est tout à fait balayée par la logomachie officielle actuelle. Le terme « durable » s'attache désormais à ce que la secte des écolos accepte par ses décrets de désigner comme tel. Le décret est sans appel dès lors que des grands prêtres de la nouvelle religion ont rendu leur verdict ; parmi eux se trouvent Jean-Louis Borloo et Nicolas Hulot. Les décrets sont parfois surprenants et contradictoires. C'est ainsi que l'électricité est devenue une ennemie publique pour des raisons tout-à-fait incompréhensibles : la « fée électricité » qui avait aidé les hommes à vivre en mettant de la clarté dans l'obscurité sans se confier au hasard des chandelles se trouve bannie et condamnée.

La fable se reflète au niveau des gouvernements. Nous avons une dame, Madame Nathalie Kosciusko-Morizet, qui est ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement et se désigne fièrement comme l'organisatrice de la fameuse semaine. La perversion du langage a fait son œuvre ; un des prédécesseurs de cette dame avait dit que son premier travail serait de savoir ce qu'est un « développement durable ». La dame en poste aujourd'hui ne semble plus avoir d'incertitudes, la coalition des intérêts et la naïveté générale étant passées par là. Il existe dans beaucoup d'autres pays des ministères semblables car serait trop triste de camper seule dans la fable. Remarquons d'ailleurs en passant que le terme même de développement a une signification tout à fait incertaine sur le plan économique dans la langue française telle qu'on la connaît ; l'ajout de l'adjectif « durable » ne fait qu'augmenter l'intensité de la fable et la perversion du langage.

Le business se baigne dans ces eaux troubles tout simplement parce que le public est tellement conditionné par la presse et les médias aux ordres que n'importe quel produit se vend mieux s'il est qualifié de « durable ». Si les gouvernements ont des ministres du développement durable, les grandes firmes s'engagent dans la même direction avec très souvent un directeur du développement durable (DDD pour les intimes) qui appartient au comité de direction. Les écoles s'y mettent et une école de commerce a ouvert une filière « gestion et développement durable » justement pour offrir une chance de décrocher un job dans la filière des DDD.

La firme Renault pour vanter une nouvelle gamme de voitures indique dans un grand journal : « le développement durable n'est pas une simple posture, c'est une nécessité pour préserver l'avenir de notre planète ». Nous pensions humblement qu'une voiture était un objet destiné à vous porter sans trop de danger en temps et en heure d'un lieu à un autre : la voici chargée d'assurer l'avenir de la planète !

L'ENVIRONNEMENT

A la suite de la fable suprême du « développement durable » se déclinent une foule d'autres expressions. Celle de « sauver la planète » est l'une d'entre elles et également l'invitation à être « eco-responsables ». Il nous est demandé maintenant d'être « eco-responsables » au bureau. Cela veut dire par exemple de réduire le nombre de pages d'un rapport en écrivant recto-verso ; également, il faut faire baisser le besoin de climatisation et, sans rire, une association propose dans le cadre de la vie professionnelle de développer les réunions téléphoniques ou les conférences Internet et également de privilégier le train à la voiture, toujours pour sauver la planète.

Le mot « environnement » est aussi l'un des nouveaux vocables. La constitution comporte une charte de l'environnement qui s'efforce d'une façon pathétique de définir l'indéfinissable. Telle quelle est, cette charte est surtout un moyen offert aux écolos d'étendre leur influence au nom du monopole de l'amour de la nature qu'ils se sont attribués.

Nous lisons : « les grands groupes s'éloignent parfois de leur métier pour promouvoir l'environnement ». Il est fort inquiétant pour les actionnaires grands, moyens ou modestes que de voir les grands groupes s'engager ainsi dans une promotion pour une sorte de fantôme.

Voici d'ailleurs que « la bourse se veut aussi de plus en plus éco responsable » et il y a des fonds « socialement responsables ». Le terme « socialement » s'ajoute à la panoplie. Dans la même ligne nous lisons que la finance investit « pour un monde meilleur ». Or vendre des produits ou services convenant à la clientèle semble la seule action pour un monde meilleur qu'un entrepreneur peut et doit engager, sans que les écolos interviennent en quoi que ce soit. Le bonus-malus écologique est un autre exemple célèbre de la perversion du langage ; qui peut vraiment prétendre que tel ou tel modèle de voiture est bon ou mauvais pour l'environnement, sinon ceux qui se saissisent du monopole abusif de la parole. Signalons le bilan carbone qui prétend mesurer les émissions de CO2 dont les personnes ou les groupes sont responsables. Ce CO2 est devenu aussi de son coté un ennemi public !

LE GESTE CITOYEN

Parmi les fables qui se répandent se trouve le qualificatif de « citoyen ». C'est faire un geste citoyen que d’éteindre l'électricité que nous retrouvons ici. Plus généralement et dans la foulée se trouvent les calculs « d'empreinte écologique ». Cela revient à exprimer la surface nécessaire pour qu'une personne ou un groupe n'épuise pas la planète. C'est ainsi que les prêtres de la nouvelle religion, voulant « mettre du sang à la une », ont démontré qu'il faudrait bientôt une deuxième planète, à cause de cette terrible empreinte.

Terminons par le conte assez désopilant des taxis verts et des taxis bleus. Si vous commandez à Paris un taxi vert, une voix suave vous dira que vous allez avoir un taxi vert car les taxis bleus participent à la lutte pour l'environnement. Soit. Un peu perplexe vous attendez votre taxi vert et vous voyez arrivez une mercédès tout noire. Dialogue avec le chauffeur : « Je m'attendais à une voiture de couleur verte » « Vous n'y êtes pas ; le point important est que mon taxi respecte l'environnement » « Fort bien. Mais que viennent faire les taxis bleus ? » « Cher Monsieur, c'est la maison-mère des taxis verts et leurs propres taxis sont différents! » On ne peut que conclure que la flotte immense des taxis bleus ne respecterait pas l'environnement. Nous savions bien, de toute façon, que le verdissement du langage n'a aucune importance et que personne ne pourra jamais savoir ce qu'est l'environnement. !
Michel de Poncins http://libeco.net/

Re: L'écologie politique en question

Publié : 01/07/2011 - 10:42
par Eniotnar
Taxe carbone européenne vs achat d'Airbus OU quand l'écologie n'est pas acceptée par les futurs maîtres du monde ! :roll:

http://lexpansion.lexpress.fr/entrepris ... 57874.html

Re: L'écologie politique en question

Publié : 01/07/2012 - 9:17
par Pat
Le retour des cygnes noirs (Réinformation)

Dans son ouvrage célèbre Le Cygne noir (Les Belles Lettres 2011), l’essayiste Nassim Nicholas Taleb rappelle qu’une succession de faits corroboratifs ne constitue pas nécessairement des preuves. La thèse selon laquelle tous les cygnes seraient blancs est invalidée par la découverte d’un seul cygne noir. D’où le titre de son essai. En effet ce sont souvent les exemples « négatifs » qui permettent d’approcher la vérité car, s’ils ne permettent pas forcément de trouver ce qui est « vrai », ils permettent par contre de savoir ce qui n’est pas ou plus vrai dans une affirmation ou une théorie.
Le discours « écologique » dominant est utile à examiner sur ce plan. En effet les citations qui suivent constituent autant d’exemples négatifs de la vulgate écolo que le Système continue de nous diffuser, en ignorant superbement tous ces cygnes noirs !

Le climat se réchauffe ?

- L’ONU lance un appel de fonds de 18 millions de dollars pour venir en aide à la Mongolie très éprouvée par un hiver particulièrement froid (Le Monde du 14 mai 2010).

- Près de 10% des surfaces de blé, orge et colza ont été affectés par le froid en France lors de l’hiver (Le Monde du 18 avril 2012).

- Les glaciers de l’Himalaya fondent lentement mais une partie d’entre eux sont dans un état stable voire regagnent de volume, selon la revue Science du 20 avril 2012 (Le Monde du 27 avril 2012).

La biodiversité diminue ?

- Malgré le plan national de maîtrise du sanglier lancé en 2009 et malgré l’augmentation de la mortalité due à la chasse qui a été multipliée par dix en trente ans, le sanglier se caractérise par une fécondité exceptionnelle (Le Monde du 15 septembre 2010).

- On identifie 6200 nouvelles espèces par an ; la diversité des animaux, des plantes et des champignons serait 7 fois supérieure à celle aujourd’hui répertoriée. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) n’intègre dans sa veille que 59.000 espèces, soit moins de 1% de l’éventail du vivant (Le Monde du 27 août 2011).

- Plus de 200 nouvelles espèces, animales et végétales, ont été identifiées en 2010 dans la région du grand Mékong, qui comprend le Viet Nam, le Cambodge, le Laos, la Thaïlande, la Birmanie et la province chinoise du Yunnan (Le Monde du 13 décembre 2011).

- En 2011, près de 18.000 nouvelles espèces sont venues s’ajouter aux 1,9 million déjà recensées. A elle seule, en 2011, l'Académie des sciences de Californie a répertorié près de 130 nouveaux animaux, principalement des arthropodes : insectes, crustacés, etc. (LeMonde.fr du 2 janvier 2012).

- Il y a deux fois plus de manchots empereurs en Antarctique qu’estimé jusqu’alors (Le Monde du 15 avril 2012).

- La population d’espèces marines a augmenté dans l’Arctique, indique un rapport présenté le 23 avril 2012 dans le cadre de l’année polaire internationale (Le Monde du 26 avril 2012).

- Plus de 770 espèces animales sont en moyenne nouvellement décrites chaque année en Europe, selon la revue PlosOne (Le Monde du 16 juin 2002).

La déforestation ?

- Le rythme de destruction de la savane brésilienne a reculé de 16% en 2010 par rapport à 2009 (Le Monde du 15 septembre 2011) ; le taux de déforestation de la forêt amazonienne brésilienne s’est réduit de 38,2% entre août 2010 et août 2011, selon l’Institut national de la recherche spatiale (Le Monde du 5 octobre 2011).

- La forêt progresse en Europe ; l’Union européenne, qui abrite 4% de la superficie forestière mondiale, est l’une des régions du monde où celle-ci a augmenté ces 20 dernières années ; de 2000 à 2010 la surface forestière dans l’Union européenne a augmenté de 2% (Le Monde du 13 novembre 2011).

- Six millions d’arbres ont été plantés en Macédoine sur 400 sites (Le Monde du 25 novembre 2011).

La pollution augmente ?

- Les émissions de dioxyde de soufre, arsenic, cadmium, mercure et furane dans l’air ont enregistré des baisses de 50 à 99% au cours des 50 dernières années, selon le ministère de l’Ecologie (Les Echos du 28 septembre 2011).

- L’Océan arctique pourrait être à l’origine d’émanations de méthane, puissant gaz à effet de serre, par un processus encore inexpliqué, selon un article de la revue Nature Géoscience (Le Monde du 24 avril 2012).

Et qu’en est-il de l’écologie humaine ?

Elle ne préoccupe pas nécessairement les écolos, à la différence du réchauffement climatique ! Pourtant les cygnes noirs abondent aussi. Quelques exemples :

- l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) relève que 150 nouvelles substances psychotropes ont été répertoriées entre 1997 et 2010 et que la vitesse avec laquelle elles apparaissent sur le marché ne cesse d’augmenter (Le Monde du 16 novembre 2011) ;

- une drogue par semaine : c’est à ce rythme que sont détectées les substances psycho-actives en circulation au sein de l’Union européenne, selon le rapport annuel conjoint de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) et Europol publié le 26 avril 2012 (Le Monde du 29 avril 2012) ;

- dans la tranche d’âge des 15-16 ans la France est le pays d’Europe qui a connu la plus forte augmentation de cannabis entre 2007 et 2011, selon l’enquête ESPAD (Novopress du 3 juin 2012) ;

- 46% des vols avec violence contre des particuliers sont le fait d’au moins un mineur en France, selon l’étude de l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP) portant sur les crimes et délits recensés par la police et la gendarmerie de 2005 à 2009 ; un tiers des auteurs de vol à la tire sont des filles (Le Monde du 16 novembre 2011) ;

- l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les Européens perdent l’équivalent de 1 million d’années de vie à cause de la pollution sonore générée par la circulation automobile ; l’Agence européenne de l’environnement (AEE) évalue à 100 millions le nombre d’Européens soumis à des niveaux de bruit critiques du fait du seul trafic routier. Mais bien que la pollution sonore soit considérée comme la première nuisance aux yeux des citoyens, cette question n’est pas médiatisée (Les Echos du 16 novembre 2011) ;

- deux Français sur trois souffrent du bruit selon l’Académie de médecine ; l’enjeu « est très important mais il est curieusement encore sous-estimé », estime le professeur François Legent, auteur du rapport (leFigaro.fr du 11 juin 2012) ;

- collés à leurs écrans, les Français ont la vue qui baisse selon le baromètre de la santé visuelle de l’Association nationale pour l’amélioration de la vue (ASNAV) ; la myopie toucherait 25 à 30% des 18-24 ans en France. Les jeunes de 18-24 ans passeraient en moyenne 2 heures 27 minutes par jour devant leur écran d’ordinateur, de tablette ou de téléphone, et 106 minutes devant la télévision : soit un total journalier de 4 heures et 13 minutes devant un écran. Cette étude rejoint celle effectuée par des chercheurs australiens faisant état d’une très forte augmentation de la myopie dans les grandes villes d’Extrême-Orient (Le Monde du 8 juin 2012) ;

- « regarder la télévision avant l’âge de 2 ans est associé à des retards de langage, à des retards cognitifs et, plus tard dans la vie, à des résultats scolaires plus faibles et des troubles de l’attention, avec un temps de concentration réduit » (Le Monde du 8 octobre 2011).

Michel Geoffroy 28/06/2012 http://www.polemia.com

Re: L'écologie politique en question

Publié : 14/07/2012 - 22:20
par Pat
Qu’est-ce que l’écologie ?

L’écologie comme science apparaît à la fin du XIXe siècle au carrefour de plusieurs disciplines scientifiques (la pédologie, la botanique, l’agrochimie, la phytogéographie et la biologie), de la nécessité d’étudier les espèces vivantes en contexte, c’est-à-dire sur leur lieu de vie et dans le réseau de liens qui les lient aux autres espèces. Cette méthode sera spontanément adoptée par les scientifiques qui, à partir du XVIIe siècle se lancent dans l’exploration du monde pour étudier et découvrir ce que ne pouvait leur révéler l’étude d’individus isolés dans des espaces artificiels. Il parut clair que cette approche offrait beaucoup plus de potentialités. Elle impliquait que les individus en question étant fortement dépendants de leurs communautés multiples d’appartenance, il n’était possible de comprendre certaines de leurs particularités physiologiques ou comportementales qu’en les replaçant dans le système naturel de relations complexes au sein duquel ils remplissaient des fonctions particulières et dont ils dépendaient par ailleurs pour leur survie, à savoir leur milieu. Leur milieu, c’est-à-dire le contexte le plus approprié pour leur fournir les informations nécessaires à l’adoption d’un comportement conforme à la préservation de leur équilibre.


Le mot « Oekologie » sera forgé par le biologiste allemand Ernst HAECKEL (1834-1919), et utilisé pour la première fois en 1866 dans la première édition de sa Morphologie générale des organismes . Il est formé de deux racines grecques : oïkos et logos, la science.

Le mot, « écologie » est construit comme « économie » et dérive comme le note Pascal ACOT , « pour une partie, du thème indo-européen weik, qui désigne une unité sociale immédiatement supérieure à la maison familiale. Ce thème donna, entre autres, le sanskrit veçah (maison), le latin vicus qui désigne un quartier, et le grec oïkos, l’habitat, la maison ».

L‘écologie signifie donc littéralement « la science de l’habitat » . Haeckel la définit ainsi : « par écologie, nous entendons la totalité de la science des relations de l’organisme avec l’environnement, comprenant au sens large toutes les conditions d’existence ». Cette définition constitue encore le fond de la plupart des définitions actuelles de l’écologie scientifique. L’écologie est une science tout entière tournée vers l’étude des relations entre les groupes. On pourrait presque dire que, pour les écologistes, et du point de vue de la priorité donnée dans l’approche de leur objet d’étude : la relation précède l’essence.

Victor Émile SHELFORD, pionnier de l’écologie américaine la définira lui comme “la science des communautés” et écrira : « Une étude des rapports d’une seule espèce donnée avec son environnement, qui ne tient pas compte des communautés et, en définitive, des liens avec les phénomènes naturels de son milieu et de sa communauté, ne s’inscrit pas correctement dans le champ de l’écologie »
De fait, biosphère, semble, à bien des égards engagée dans un processus dominant menant à une progressive et mortelle entropie sous la pression croissante de l’impact des activités humaines. Les exemples qui en témoignent sont nombreux :

La France comptait plus de 4000 espèces de pommes au début du siècle, Il est devenu difficile d’en recenser une centaine et 5 espèces assurent à elles seules 95 % de la consommation. En France, là où étaient répertoriées au XIXe siècles 88 variétés de melons, on n’en trouve plus guère que 5. Jacques Barrau, un ethnobotaniste, écrit, qu’en 1853, les frères Audibert, pépiniéristes provençaux offraient à la vente 28 variétés de figues, alors qu’on n'en trouve plus guère que 2 ou 3 aujourd'hui. On pourrait continuer comme cela durant des heures.

Le biocide est aussi à l’oeuvre pour écraser la diversité interspécifique et intraspécifique des communautés humaines. Pensons aux cultures, régionales, locales, en France, mais aussi partout en Europe et dans le monde. Nous pensons à ces communautés chassées de leurs terres par des projets pharaoniques imposés par les multinationales et leurs relais, en Inde, ou ailleurs. Pensons à ces peuples broyés par la mécanique implacable de la loi des marchés : Les indiens guaranis parqués comme du bétail et qui ne survivent plus qu’en louant leurs bras aux industries d’alcool qui les empoisonnent comme avant eux plus de 90% des indiens d’Amazonie ont déjà disparu. Ailleurs, ce sont Les Bushmen chassés de leur territoire pour faire place aux industries touristiques, Les Aborigènes déplacés de leurs terres ancestrales pour y effectuer des essais nucléaires, les paysans en Europe en Afrique ou ailleurs. Pensons encore aux tibétains dont les autorités chinoises organisent méthodiquement le génocide par l’assimilation, l’acculturation et la terreur policière, pendant que le chef de l’Etat français se fait en Chine le VRP d’une industrie qu’il croit encore nationale.

Cette homogénéisation culturelle conduit, précisément, par un significatif phénomène de rétroaction à l’accélération de l’homogénéisation et de la standardisation des paysages. Car les paysages que nous connaissons, en Europe en particulier sont le résultat d’une longue interaction entre les communautés humaines et l’ensemble des autres espèces vivantes qui composent son milieu, comme de la nature de ses sols et de son climat.

Et parce que l’homme est un être qui intervient sur son milieu, à la diversité des écosystèmes répond la diversité des cultures et des modes de représentation du monde et rétroactivement, à la diversité des modes de représentations du monde répond la diversité des écosystèmes.

Pour le dire autrement, lorsque les hommes vivent, parlent et pensent différemment, ils interviennent différemment sur leurs milieux, et leurs activités peuvent ainsi contribuer à renforcer la typicité d’un paysage.

La diversité des cultures participe ainsi de et à la diversité des écosystèmes. En conséquence, dans une vision écologiste qui reconnaît l’humanité comme espèce et comme partie de la nature, la diversité culturelle - et l’organisation spécifique qui lui correspond - sont à la fois une valeur et une nécessité.

Aujourd’hui, de nombreux penseurs écologistes défendent bien la thèse selon laquelle, un système, en augmentant sa diversité, élargit la gamme des pressions écologiques auxquelles il est capable de faire face. En un mot que la biodiversité accroît la stabilité d’un système en augmentant ses possibilités d’adaptation aux discontinuités qui le menacent.

Nous dirons plutôt que c’est l’accroissement de la complexité (à ne pas comprendre avec la diversité), qui augmente la stabilité du vivant. Même si, évidemment, la diversité des parties d’un ensemble est la condition sine qua non de sa capacité de complexification. Il faut comprendre le terme « complexe » dans son sens étymologique, « ce qui est tissé ensemble » , non pas les parties différentes d’un conglomérat aléatoire, mais les parties ordonnées d’un système vivant.

Pour être plus clair, la diversité n’est facteur de stabilité pour les systèmes vivants que si les parties sont complémentaires, homéothéliques c’est-à-dire de simplement différenciées, deviennent « complexes », organisées en écosystème, à l’intérieur duquel ils remplissent tous une fonction compatible avec la préservation de l’écosystème tout entier.

Jean DORST écrivait « Le maintien de la diversité de la nature et des espèces est la première loi de l’écologie ».

L’écologie, est une culture qui nous porte à vouloir connaître les lois à l’oeuvre dans le monde afin de mieux penser, de mieux comprendre et donc de mieux agir sur les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Aux antipodes des utopies économiques du XVIIIe, des utopies sociales du XIXE et des utopies politiques du XXe siècle, l’écologie s’oppose à toute réflexion décontextualisée, utopique.

Pour les écologistes et au contraire des libéraux, l’économie n’est pas une sphère d’activité humaine autonome, fonctionnant selon ses propres lois et pour ses propres fins, indépendamment des nécessités et des lois qui gouvernent tous les autres processus à l’oeuvre dans la nature.

Nous nous inscrivons en rupture avec l’économisme dans sa prétention à réduire notre rapport aux autres, humains où non, , à une somme d’intérêts matériels, à une marchandise et donc à une quantité de cet équivalent universel qu’est l’argent, et à l’aune duquel on veut saisir, mesurer, maîtriser, réquisitionner, instrumentaliser, la totalité du vivant.

Évidemment, nous ne nions pas pour autant l’importance et la nécessité des fonctions de production, d’échange et de consommation. Mais ces fonctions restent pour nous indissociables des rapports sociaux, politiques et culturels, bref d’une identité collective dans laquelle elles s’enracinent, se subordonnent et s’harmonisent.

Ainsi, la fonction économique reste « contextualisée », réaliste, c’est-à-dire insérée dans un espace social, politique, culturel, la Nation, mais aussi plus largement naturel et vivant.

Contrairement au libéralisme qui s’appuie sur un corpus scientifique obsolète, l’écologie cherche à établir des lois pour l’organisation des sociétés humaines en s’inspirant et en s’instruisant de l’observation scrupuleuse des lois de la biosphère. L’écologie comme mouvement culturel, consiste en une valorisation a priori de la diversité organisée du vivant (la biocomplexité), cette diversité menacée des espèces, des paysages et des cultures qui font la beauté et la richesse du monde que nous aimons. L’écologie ne consiste pas en une simple succession de revendications à caractère environnemental ou en on ne sait quel projet d’unification planétaire sous les auspices d’une spiritualité de pacotille. Elle est un mouvement de décolonisation intégral qui se propose de mettre fin à la colonisation multiforme (économique, culturelle et technologique) du monde par la civilisation industrielle et l’idéologie libérale pour que reprenne la poursuite de la différenciation et du perfectionnement de la vie sous toutes ses formes.

Laurent Ozon http://ozonpolitique.blogspot.fr

Re: L'écologie politique en question

Publié : 19/08/2012 - 17:36
par Pat
Leur écologie et la nôtre

Visionnaire, le philosophe André Gorz avait prévu, dans ce texte paru en 1974, la récupération de l’écologie par l’industrie, les groupes financiers — en un mot, le capitalisme.

Evoquer l’écologie, c’est comme parler du suffrage universel et du repos du dimanche : dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement, rien ne change.

La prise en compte des exigences écologiques conserve beaucoup d’adversaires dans le patronat. Mais elle a déjà assez de partisans capitalistes pour que son acceptation par les puissances d’argent devienne une probabilité sérieuse. Alors mieux vaut, dès à présent, ne pas jouer à cache-cache : la lutte écologique n’est pas une fin en soi, c’est une étape. Elle peut créer des difficultés au capitalisme et l’obliger à changer ; mais quand, après avoir longtemps résisté par la force et la ruse, il cédera finalement parce que l’impasse écologique sera devenue inéluctable, il intégrera cette contrainte comme il a intégré toutes les autres.

C’est pourquoi il faut d’emblée poser la question franchement : que voulons-nous ? Un capitalisme qui s’accommode des contraintes écologiques ou une révolution économique, sociale et culturelle qui abolit les contraintes du capitalisme et, par là même, instaure un nouveau rapport des hommes à la collectivité, à leur environnement et à la nature ? Réforme ou révolution ?

Ne répondez surtout pas que cette question est secondaire et que l’important, c’est de ne pas saloper la planète au point qu’elle devienne inhabitable. Car la survie non plus n’est pas une fin en soi : vaut-il la peine de survivre [comme se le demande Ivan Illich], dans « un monde transformé en hôpital planétaire, en école planétaire, en prison planétaire et où la tâche principale des ingénieurs de l’âme sera de fabriquer des hommes adaptés à cette condition » ? (…)

Il vaut mieux tenter de définir, dès le départ, pour quoi on lutte et pas seulement contre quoi. Et il vaut mieux essayer de prévoir comment le capitalisme sera affecté et changé par les contraintes écologiques, que de croire que celles-ci provoqueront sa disparition, sans plus.

Mais d’abord, qu’est-ce, en termes économiques, qu’une contrainte écologique ? Prenez par exemple les gigantesques complexes chimiques de la vallée du Rhin, à Ludwigshafen (Basf), à Leverkusen (Bayer) ou Rotterdam (Akzo). Chaque complexe combine les facteurs suivants :

— des ressources naturelles (air, eau, minéraux) qui passaient jusqu’ici pour gratuites parce qu’elles n’avaient pas à être reproduites (remplacées) ;

— des moyens de production (machines, bâtiments), qui sont du capital immobilisé, qui s’usent et dont il faut donc assurer le remplacement (la reproduction), de préférence par des moyens plus puissants et plus efficaces, donnant à la firme un avantage sur ses concurrents ;

— de la force de travail humaine qui, elle aussi, demande à être reproduite (il faut nourrir, soigner, loger, éduquer les travailleurs).

En économie capitaliste, la combinaison de ces facteurs, au sein du processus de production, a pour but dominant le maximum de profit possible (ce qui, pour une firme soucieuse de son avenir, signifie aussi : le maximum de puissance, donc d’investissements, de présence sur le marché mondial). La recherche de ce but retentit profondément sur la façon dont les différents facteurs sont combinés et sur l’importance relative qui est donnée à chacun d’eux.

La firme, par exemple, ne se demande jamais comment faire pour que le travail soit le plus plaisant, pour que l’usine ménage au mieux les équilibres naturels et l’espace de vie des gens, pour que ses produits servent les fins que se donnent les communautés humaines. (…)

Mais voici que, dans la vallée du Rhin notamment, l’entassement humain, la pollution de l’air et de l’eau ont atteint un degré tel que l’industrie chimique, pour continuer de croître ou même seulement de fonctionner, se voit obligée de filtrer ses fumées et ses effluents, c’est-à-dire de reproduire des conditions et des ressources qui, jusqu’ici, passaient pour « naturelles » et gratuites. Cette nécessité de reproduire l’environnement va avoir des incidences évidentes : il faut investir dans la dépollution, donc accroître la masse des capitaux immobilisés ; il faut ensuite assurer l’amortissement (la reproduction) des installations d’épuration ; et le produit de celles-ci (la propreté relative de l’air et de l’eau) ne peut être vendu avec profit.

Il y a, en somme, augmentation simultanée du poids du capital investi (de la « composition organique »), du coût de reproduction de celui-ci et des coûts de production, sans augmentation correspondante des ventes. Par conséquent, de deux choses l’une : ou bien le taux de profit baisse, ou bien le prix des produits augmente. La firme cherchera évidemment à relever ses prix de vente. Mais elle ne s’en tirera pas aussi facilement : toutes les autres firmes polluantes (cimenteries, métallurgie, sidérurgie, etc.) chercheront, elles aussi, à faire payer leurs produits plus cher par le consommateur final.

La prise en compte des exigences écologiques aura finalement cette conséquence : les prix tendront à augmenter plus vite que les salaires réels, le pouvoir d’achat populaire sera donc comprimé et tout se passera comme si le coût de la dépollution était prélevé sur les ressources dont disposent les gens pour acheter des marchandises.

La production de celles-ci tendra donc à stagner ou à baisser ; les tendances à la récession ou à la crise s’en trouveront aggravées. Et ce recul de la croissance et de la production qui, dans un autre système, aurait pu être un bien (moins de voitures, moins de bruit, plus d’air, des journées de travail plus courtes, etc.), aura des effets entièrement négatifs : les productions polluantes deviendront des biens de luxe, inaccessibles à la masse, sans cesser d’être à la portée des privilégiés ; les inégalités se creuseront ; les pauvres deviendront relativement plus pauvres et les riches plus riches.

La prise en compte des coûts écologiques aura, en somme, les mêmes effets sociaux et économiques que la crise pétrolière. Et le capitalisme, loin de succomber à la crise, la gérera comme il l’a toujours fait : des groupes financiers bien placés profiteront des difficultés de groupes rivaux pour les absorber à bas prix et étendre leur mainmise sur l’économie.

Le pouvoir central renforcera son contrôle sur la société : des technocrates calculeront des normes « optimales » de dépollution et de production, édicteront des réglementations, étendront les domaines de « vie programmée » et le champ d’activité des appareils de répression. (…)

Direz-vous que rien de tout cela n’est inévitable ? Sans doute. Mais c’est bien ainsi que les choses risquent de se passer si le capitalisme est contraint de prendre en compte les coûts écologiques sans qu’une attaque politique, lancée à tous les niveaux, lui arrache la maîtrise des opérations et lui oppose un tout autre projet de société et de civilisation. Car les partisans de la croissance ont raison sur un point au moins : dans le cadre de l’actuelle société et de l’actuel modèle de consommation, fondés sur l’inégalité, le privilège et la recherche du profit, la non-croissance ou la croissance négative peuvent seulement signifier stagnation, chômage, accroissement de l’écart qui sépare riches et pauvres. Dans le cadre de l’actuel mode de production, il n’est pas possible de limiter ou de bloquer la croissance tout en répartissant plus équitablement les biens disponibles.

Tant qu’on raisonnera dans les limites de cette civilisation inégalitaire, la croissance apparaîtra à la masse des gens comme la promesse — pourtant entièrement illusoire — qu’ils cesseront un jour d’être « sous-privilégiés », et la non-croissance comme leur condamnation à la médiocrité sans espoir. Aussi n’est-ce pas tant à la croissance qu’il faut s’attaquer qu’à la mystification qu’elle entretient, à la dynamique des besoins croissants et toujours frustrés sur laquelle elle repose, à la compétition qu’elle organise en incitant les individus à vouloir, chacun, se hisser « au-dessus » des autres. La devise de cette société pourrait être : Ce qui est bon pour tous ne vaut rien. Tu ne seras respectable que si tu as « mieux » que les autres.

Or c’est l’inverse qu’il faut affirmer pour rompre avec l’idéologie de la croissance :

Seul est digne de toi ce qui est bon pour tous. Seul mérite d’être produit ce qui ne privilégie ni n’abaisse personne. Nous pouvons être plus heureux avec moins d’opulence, car dans une société sans privilège, il n’y a pas de pauvres.

Note :

André Gorz est décédé en septembre 2007. Ce texte, paru en avril 1974 dans le mensuel écologiste Le Sauvage, a été publié en 1975 aux éditions Galilée, sous le nom de Michel Bosquet, en introduction du recueil Ecologie et politique.

Le Monde Diplomatique http://fortune.fdesouche.com

Re: L'écologie politique en question

Publié : 26/08/2012 - 10:47
par Pat
Les écolos : petitesse et décadence

Les écolos : petitesse et décadence Il est à peu près certain qu’Eva Joly a été envoyée à l’abattoir. C’était peut-être la dernière à croire à sa mission. Elle ne savait pas qu’elle se devait de couvrir de la plus petite ombre qui soit le score du PS. Choisir Nicolas Hulot aurait été beaucoup plus périlleux, et, pour tout dire, incontrôlable. C’était en perspective un très bon résultat, des troubles assurés avec un PS ouvertement libéral, donc productiviste, et un deuxième tour problématique. Le système avait choisi Hollande, malgré sa préférence évidente pour Sarkozy (lequel était (provisoirement ?) grillé), et c’est pourquoi un Cohn-Bendit a tout fait pour faire mordre la poussière à une Joly dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’était pas très calibrée pour susciter l’enthousiasme du Français moyen. Ce qui, rétrospectivement, ne la rend pas, à vrai dire, antipathique, y compris dans ses naïvetés de pucelle de la République, quand elle demande à ce que les troupes, les beaux légionnaires, soient remplacées, sur les Champs Elysées, par les hordes de la « diversité ». Je sais bien qu’une telle idée produit inévitablement chez tout patriote un hérissement de poil bienvenu, mais au moins, cela fait rire, et l’on a tellement d’occasions de pleurer !

« Dany le Rouge », comme disent de moins en moins les journalistes, « Daniel, le caméléon atlantiste », faudrait-il rectifier, a remis la « Effa Choli » à sa place, celle d’une allogène qui n’a rien à faire ici, surtout pas à demander à ce que soit tenu un referendum sur le Pacte de stabilité, lequel doit définitivement enlever tout autonomie à l’Etat français. Qu’elle en organise un en Norvège ! Autrement dit, va te faire voir dans ton pays, chez ta mère ! Pour un peu, il la traitait de sale Nordiste. Demander son avis au peuple ! Encore une preuve du manque de professionnalisme d’Eva. Le roi fainéant Chirac, Gaston Lagaffe épicurien et brouillon, avait déjà mis la patte dans ce satané piège, et l’on a vu, en 2005, ce qu’il en était advenu, malgré toute la pression de la caste europhile française, de l’instituteur au président, en passant par les experts et les médias. La démocratie ? On n’en parle que pour attaquer la Libye ou la Syrie. Sinon, on ne veut voir qu’une seule tête ! Et maintenant, rompez !

Il faut dire que l’enragé soixante-huitard ne se sent pas trop mal dans les habits bien confortables du capitalisme moderne, lequel sait reconnaître les siens. On sait que « Dany » aime l’argent. Il ne remet plus par exemple une partie de ses indemnités d’élu à Ecologie Les Verts. Toujours ça de gagner. Et combien rapporte aussi la villégiature au Conseil d’administration de l’université de Nanterre ? Mais bon, la chair est faible, et Cohn Bendit, qui a déjà fait ses preuves de ce côté-là, est bien placé (si l’on peut dire). Ce qui rend en revanche particulièrement répugnant ce personnage, c’est le mépris agressif dans lequel il tient ses interlocuteurs (souvenons-nous de notre pauvre Bayrou), les accents hautains et haineux de sa grande gueule de tribun de trottoir, sa faconde, l’aisance de celui qui sait qu’il est le maître, qu’il est intouchable, et qu’il évolue dans le libéralisme mondialiste comme un poisson dans l’eau. Quant à l’écologie…

Justement, où en sont les revendications écologistes, hormis celle qui consiste à se laver les dents sans trop faire couler le robinet, comme nous l’enjoignait Voynet, laquelle a été bien récompensée en obtenant une petite place bien chaude au Sénat, en compagnie de Robert Hue et de tous les recyclés de la Ripoublique ? On n’entend peu parler du gaz de schiste et du nucléaire. Il semblerait même que le silence, dans ces affaires, soit d’or.

Cela n’empêche pas Duflot de les faire, ses petites affaires, et de récompenser les copains et les coquins en leur attribuant la médaille, celle de la légion que l’on n’ose plus qualifier d’ « honneur » tellement elle est galvaudée, et à vrai dire salie par certaines poitrines indignes.

Comment faire oublier ce péché de parvenue, qui fait très mauvais genre parmi des aspirants à la vie champêtre, simple et naïve ? Il est vrai que les thèmes « sociétaux », comme la lutte pour les droits homo ou des sans papier l’ont emporté sur la défense de notre misérable nature, qui en voit de belles ! Notre ministre, bien que la saison du carnaval soit passée, s’est déguisée en Pussy Riot, comme d’autres s’affublent d’un Teeshirt à la Che. Oui, ça fait tendance, et on a l’avantage inestimable de plaire aux pseudo rebelles de studios télé. Evidemment, critiquer Israël, la guerre colonialiste etc. serait une autre paire de manche ! On ne va pas lui demander non plus d’organiser une orgie avec ses camarades du gouvernement au musée du Louvre, ou de se fourguer un morceau de foie gras dans le vagin (pas écolo !). En revanche, s’afficher groupie des Pussy, outre que cela n’oblige pas à une trop grande fatigue intellectuelle (bien qu’il existe derrière ce geste stupide une haine véritable de la Russie résistante), c’est comme ces cocotiers ou cette mer du Sud qu’on place en arrière-plan pour vanter des bagnoles. Une connotation sensorielle et affective qui donne l’impression qu’on en est. Cela fait vendre. De la réclame. Un petit plus sur l’étiquette. Pour faire oublier que ce que l’on doit faire boire au citoyen n’est que de la soupe à la grimace.

Claude Bourrinet http://www.voxnr.com/

Re: L'écologie politique en question

Publié : 13/10/2012 - 10:47
par Pat
Une élue parisienne écolo mise en cause pour blanchiment d’argent de la drogue

13/10/12
L’affaire secoue la place financière de Genève :

http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... d985cPuZ4U

12/10/12

Addendum : L’élue mise en examen est Florence Lamblin, EELV.

Une adjointe au maire du 13e arrondissement de Paris devrait être mise en examen, vendredi soir, pour blanchiment en bande organisée, dans le cadre d’une énorme affaire de blanchiment d’argent de la drogue, selon les informations recueillies par Europe 1.

Cette semaine, les enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire ont arrêté une vingtaine de suspects, dont une dizaine de «cols blancs» parisiens. Parmi eux, une élue de la capitale.

Les perquisitions ont montré qu’elle était en possession de près de 400.000 euros en liquide. Cet argent provenait d’un immense trafic de stupéfiants, portant ces six derniers mois sur 8 tonnes de cannabis (soit 40 millions d’euros de bénéfices), selon les éléments de l’enquête instruite par la JIRS de Paris.

Europe 1

http://www.fdesouche.com/

Re: L'écologie politique en question

Publié : 20/10/2012 - 8:37
par OhMonPaïs
Image


Le parti EELV est une mine d’idées.

Non contente de donner des astuces d’évasion fiscale à tous nos amis riches de la planète France, on découvre dans le canard de ce matin (je n’ai pas vérifié s’il était vibrant) que la désormais, et malgré elle, célèbre Florence Lamblin avait des activités des plus variées.

Elle arrondissait notamment ses fins de mois avec une entreprise (domiciliée à son appartement parisien, on s’interroge sur la saisie exacte effectuée chez elle) commercialisant des sextoys « bio ». Le « bio » c’est important, il n’y a rien de pire qu’une irritation mal positionnée.

Entre aux autres canards vibrants donc, « lapinous » et godemichés garantis sans phtalates (mais qui dilatent), le catalogue vante aussi les mérites d’un lubrifiant anal à l’extrait d’écorce de goyave et des dvd x sans silicone (silicone réutilisé on n’en doute pas pour d’autres usages).

Rien de mieux qu’un bon lubrifiant pour entuber le fisc (j’imagine que c’est cela que l’on appelle le fisc fucking).

En tout cas, tout ceci mérite bien une prime d’innovation, voire même une promotion. Je la vois bien chef de partie (fine). Pour la petite histoire et à la question « d’où venait l’équivalent de 10 000 canard vibrants retrouvés chez elle en euros (je n’ose dire en liquide, j’aimerais éviter la confusion), Florence aurait répondu « ne pas s’être interrogée sur la provenance des fonds ». Mais bien sûr, en voilà une bonne défense. Aux innocents les mains pleines comme on dit. Ou plutôt : qui pose des questions s’exposent à des réponses.

Décidément, on n’a pas fini de nous prendre pour des cons. Si vous voyez ce que je veux dire.

Auteur de l’article
Fabienm
Source: jean-fabien.fr via bichau.canalblog.com


::haha.: ::haha.: :appaudir:



PS: Impossible de me connecter hier soir et ce matin des erreurs 7 et 118, est ce que le problème vient de chez moi?

Re: L'écologie politique en question

Publié : 20/10/2012 - 8:58
par Miroir
FaureFrance a écrit :PS: Impossible de me connecter hier soir et ce matin des erreurs 7 et 118, est ce que le problème vient de chez moi?

Probablement pas car j'ai moi aussi rencontré de gros problèmes hier pour accéder à PDF, comme lenteur extrême et abandon de connexion.

Re: L'écologie politique en question

Publié : 20/10/2012 - 9:14
par Pat
Miroir a écrit :
FaureFrance a écrit :PS: Impossible de me connecter hier soir et ce matin des erreurs 7 et 118, est ce que le problème vient de chez moi?

Probablement pas car j'ai moi aussi rencontré de gros problèmes hier pour accéder à PDF, comme lenteur extrême et abandon de connexion.


Moi aussi !!!!!

Re: L'écologie politique en question

Publié : 20/10/2012 - 11:39
par OhMonPaïs
J'ai essayé de lancer un nouveau post et grrrrrr...erreur 7 !!!

Re: L'écologie politique en question

Publié : 20/10/2012 - 18:31
par OhMonPaïs
Tout cet après midi , impossible de rentrer sur le forum! erreur 7 ... :twisted:

Re: L'écologie politique en question

Publié : 22/10/2012 - 15:55
par Pat
Bernard Charbonneau L'Ecologie politique avant l'écologisme

Michel Lhomme
Ex: http://metamag.fr/
Jacques Ellul, l’auteur du Système technicien et du Bluff technologique, disait qu’il lui devait tout. Il y a peu, on a parlé de Jacques Ellul, sur Métamag à l’occasion d’un colloque qui lui était consacré en juin dernier, à Bordeaux. Je voudrai revenir ici sur son compagnon intellectuel Bernard Charbonneau (1920-1996) qui marqua toute la génération politique de la région, sortie des années 30 car son œuvre reste encore trop méconnue.
Pour saisir Charbonneau, le mieux est de revenir au concept central de sa pensée, celle de la « Grande Mue ». La « Grande Mue », c’est ce phénomène historique absolument inédit dans le devenir des sociétés humaines qui, à la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècle, affecta les rapports de la Science, de la Technique et de l’organisation socio-politique des sociétés contemporaines. Le terme de « mue » fut bien choisi par l’auteur parce qu’il indique une métamorphose irréversible, une transformation sans retour, telle la peau d’un serpent, le changement de voix d’un adolescent. Bien loin d’être exclusivement économiques ou sociales, cette mue est une mue anthropologique et surtout métaphysique, métapolitique.

Pour Charbonneau, elle marque une cassure, une inflexion décisive dans l’histoire de l’humanité. Il souligne aussi qu’elle n’est pas une simple conséquence d’un mouvement dialectique ou d’un processus à la manière hégélien mais qu’elle est incomparable, incommensurable avec tous les évènements antérieurs par lesquels l’homme s’était modifié culturellement dans son rapport à la nature. Charbonneau, l’auteur du Jardin de Babylone, a analysé dans son œuvre les conditions de cette inflexion mais aussi chercher à nous prévenir des menaces potentielles que contient ce changement pour notre avenir.
Comment a-t-on pu en arriver là ? Qu’est-ce que cela annonce ?
L’interrogation de Charbonneau insiste : un développement infini est impossible dans l’enveloppe finie du monde que nous habitons. Une puissance technique en expansion et démiurge ne peut que provoquer le désordre irréversible des sociétés humaines. Bien avant le thème de la décroissance (Alain de Benoist et Alain Caillé), Charbonneau tirait les sonnettes d’alarme et montrait que c’est l’espace humain, cet espace à la fois social et celui de la liberté individuelle, qui était pour la première fois menacé par l’arraisonnement technique du monde.
Il mettait sur le même plan le totalitarisme politique et la dégradation de notre habitat, naturel et urbain comme le mouvement d’une même dynamique mortifère. La course à la puissance technique pour une vie meilleure engendre la matrice administrative et bureaucratique qui enferme alors l’existence dans la dépersonnalisation et la gestion du territoire. Ellul reprendra plus tard cette idée de la servitude volontaire par la mue technicienne dans ses analyses de l’autonomie du système technicien et on sent chez Charbonneau la lecture du Jünger du Travailleur et de la Mobilisation générale.
Babylone est sous nos yeux : collectivisation douce, dépersonnalisation, consentement massif à l’administratif, optimisme médico-technique, béatitude de la surveillance généralisée et de l’impératif technocratique des experts. La ville est devenue insoutenable (l’inverse exact et ironique du sustainable development).
Bernard Charbonneau, contemporain d’une droite libérale du culte de la toute croissance, du tout économique et d’une gauche socialisante, n’espérant que des lendemains productifs qui chantent ne pouvait alors du coup n’être d’aucun camp. Il le paya sans doute très cher par son isolement et ses déceptions mais il restera pour tous l’écologiste politique d’avant les écolos.
Un livre de Cérézuelle, paru déjà il y a quelques années, nous retrace le parcours vivant de cette pensée, son expérience vive, ses tentatives militantes pour sortir du marasme. « La résistance, nous dit l’auteur, n’est possible que si elle est nourrie par l’amour de la vie et l’attention à toutes les formes de bonheur sensible qu’elle nous apporte ». Charbonneau faisait, avec ses amis, le pari d’un homme qui assumerait ses limites, sa place et son moment, en relation avec la Nature, nature que notre civilisation est en train de saccager mais qui demeure notre seul lieu, la seule condition de notre bonheur sur terre.

La Grande Mue, c’est finalement la déresponsabilisation de l’homme contemporain par les médiations techniques au point qu’il n’a plus aucune perspective morale et se soumet sans réfléchir, délibérément, à toutes les injonctions technocratiques qu’on lui propose. Il ne construit plus sa vie mais celle-ci est ordonnée par les institutions. L’étude de Cérézuelle comportait une bibliographie complète de Charbonneau qui nous surprenait nous-même par l’abondance et la variété des titres publiés, le défaut de Charbonneau ayant été, peut-être, de n’avoir pas composé une oeuvre systématique (les luttes idéologiques féroces de l’époque ne lui en laissèrent pas le temps).
Charbonneau aura éclairé un des paradoxes majeurs de notre temps, celui où l’évolution des « établissements humains » (pour parler comme Le Corbusier ), établissements qui ont entraîné la destruction de la nature réelle de l’homme. L’effacement progressif dans un monde où la population croît de manière exponentielle, de la distinction entre ville et campagne au profit de ce que les spécialistes nomment maintenant l’« urbain généralisé », la « ville-campagne », la « ville-terrritoire », le « péri-urbain », la « ville-diffuse », la « ville-satellite » et qui a pour cause première le désir des humains défigurés de déserter les villes traditionnelles pour habiter dans des maisons dites « individuelles », situées dans un cadre réputé « naturel » où la dépersonnalisation est tellement extensive que l’étalement urbain finit par faire disparaître progressivement la raison même de son extension : la nature réelle, réduit de plus en plus à un artefact fantasmé et jamais atteint, ou durement obtenu par des déplacements exorbitants, de l’énergie gaspillée, les pollutions induites du tout macadam, les pelouses synthétiques. Autant dire que le désir écologique s’est mué en grande servitude volontaire.
Peut-on alors nourrir encore l’espoir ? Pouvons-nous imaginer un improbable retournement sincère des mentalités ? C’est ce à quoi en tout cas nous nous employons et ce sont des gens comme Bernard Charbonneau qui finalement nous donnent la volonté de rester un peu arcadien, de poursuivre l’entreprise.
http://euro-synergies.hautetfort.com/
Pour aller plus loin :
Daniel Cérézuelle, Ecologie et liberté. Bernard Charbonneau, précurseur de l’écologie politique, Ed. Parangon, Lyon, 2006 ;
Augustin Berque, Philippe Bonnet et Ghorra-Gobin, La Ville insoutenable, Ed. Belin, Paris, 2006.

Re: L'écologie politique en question

Publié : 22/11/2012 - 11:13
par Pat
Ecologie : La peste verte ?

Dans un ouvrage prophétique paru en 1991, La Peste verte, Gérard Bramoullé dénonçait la dérive idéologique de l’écologie. Mais il était malheureusement en dessous de la vérité. Car, devenue une religion, l’écologie se situe désormais au delà de l’idéologie. MG.

Comme religion de l’oligarchie, au même titre que la religion antiraciste, l’écologie se place dans le registre de la révélation, du dogme et des anathèmes contre ceux qui ne partagent pas la foi nouvelle : elle est devenue inaccessible à la raison et en particulier à la raison scientifique.

La foi écologique consiste à croire que la nature se porterait mieux en l’absence de l’homme occidental, responsable notamment du réchauffement climatique qui résulterait des émissions de CO2. On ne reviendra pas sur le fait que ce diagnostic du réchauffement climatique n’est nullement avéré. Par définition la révélation se situe au-delà de la vulgaire preuve scientifique. Intéressons-nous seulement aux effets concrets du dogme vert.

Le néant vert

Quel est le bilan réel des politiques conduites depuis la fin du siècle dernier au nom de cette religion ? Tout simplement nul ou catastrophique pour les Européens.

Pensons à tous ces « Grenelle » ou conférences internationales censés nous prémunir contre les périls climatiques en faisant diminuer notre empreinte carbone, qui joue le rôle de premier Satan dans cette nouvelle religion. Mais ses adeptes oublient de nous dire que les efforts que cela implique pour nous se trouvent immédiatement annulés par le développement économique de tous les pays émergents et notamment de la Chine. Par conséquent tout ce que l’on nous demande de faire pour diminuer nos émissions de CO2 ne sert absolument à rien par rapport au but affiché.

L’enfer vert

Cela rend-il au moins notre vie plus agréable ou plus facile en Europe ?

On peut en douter car, au concret, le prêche écolo débouche avant tout sur deux choses : une avalanche de réglementations et de normes qui ne font que compliquer l’existence et renchérir le coût des produits et des services, d’une part ; une augmentation continue des prélèvements publics, d’autre part.

Ces deux fléaux se conjuguent pour réduire la liberté d’initiative des Européens et leur capacité à affronter un monde de plus en plus concurrentiel. Car les adeptes de la nouvelle religion ne se bornent pas, hélas, à proférer des idées bizarres dans des colloques : ils veulent surtout faire le bien de la planète malgré nous.

Le tableau noir des Verts

La liste ne cesse de s’allonger, en effet, des méfaits déjà imputables à la nouvelle religion verte en Europe :

- l’affirmation d’un principe de précaution généralisé qui handicape toute prise de risque ;
- la lutte active contre l’énergie nucléaire, et plus récemment contre le « gaz de schiste », c’est-à-dire contre ce qui permet d’assurer l’indépendance énergétique à moindre coût ;
- des dépenses publiques massives au bénéfice de prétendues énergies ou moyens de transport « propres » comme le photovoltaïque, les éoliennes ou les réseaux ferrés dont la productivité est aléatoire et le coût élevé. Grâce aux zélotes écolos, les Européens sont en tout cas assurés de payer leur énergie toujours plus cher !
- la réduction continue de la liberté de circulation automobile. Car l’auto, inventée par les Européens justement pour faciliter les déplacements, est l’autre grand Satan de la religion verte. Grâce aux écolos, les villes sont ainsi devenues autophobes : des millions d’Européens se trouvent désormais contraints de dépendre de transports collectifs ou de se déplacer à pied ou à vélo pour faire leurs courses, se distraire ou se rendre à leur travail. Retour au XIXe siècle, à la différence notable toutefois que les lieux de domicile et de travail se trouvent aujourd’hui beaucoup plus éloignés !
- l’apparition d’une « fiscalité écologique » qui représente quand même déjà 1,86% du PIB en France et qui s’ajoute par conséquent à un niveau de prélèvements publics et sociaux élevé (46%) et que les charmants élus verts veulent bien sûr augmenter à des fins « pédagogiques » ;
- des paysages européens dénaturés par les champs d’éoliennes ;
- la difficulté croissante d’entreprendre et de conduire de grandes opérations d’aménagement, en raison du harcèlement auquel se livrent les associations au nom de la défense de l’environnement ;
- le ralentissement de la recherche dans certains domaines (ex : les OGM) ;
- les troubles d’ores et déjà apportés à l’écologie animale et à l’environnement humain du fait d’une ingénierie « verte » brouillonne, comme en témoignent par exemple les perturbations croissantes apportées par la multiplication des loups et des sangliers en Europe, espèces que les zélotes verts voulaient « protéger ».

Une idéologie au service de l’oligarchie

Comme toujours en matière de croyances, celles-ci reflètent certains intérêts bien précis.

La rhétorique écolo sert ainsi à merveille l’oligarchie pour justifier tout à la fois un renforcement du contrôle social de la population et une relance artificielle de la consommation.

Dans certains pays européens le tri des déchets ménagers, de même que l’utilisation de voitures aux heures de pointe, fait déjà l’objet d’un contrôle répressif des personnes. Et il suffit de penser à la phrase inoubliable de J. Chirac lors du sommet de Johannesburg en 2002 pour qui nous nous rendrions coupables d’un crime contre l’humanité future, pour comprendre tout ce que recèle en puissance cette sympathique philosophie de la culpabilisation de l’action humaine.

Le mot écologie, capable d’annihiler tout sens commun chez le récepteur, est devenu un argument publicitaire de première importance. L’argument « vert » (dans l’industrie), « bio » (dans l’alimentaire) ou « durable » (dans les services) a eu une fonction capitalistique bien précise : relancer la commercialisation de nouveaux produits. Le système marchand doit impérativement stimuler en permanence le consommateur, en effet. La religion verte y pourvoit.

Ainsi le consommateur sera tout content d’acquérir une voiture « hybride » dont le coût d’acquisition est en réalité très supérieur à un produit normal et ne sera que très exceptionnellement amorti par l’heureux propriétaire. Bien entendu le discours sur les énergies « propres » convient à merveille aux vendeurs de matériel idoine qui se trouvent par un heureux hasard financer aussi les ONG écolo.

La justification verte a permis de transférer au surplus sur le consommateur final des charges auparavant supportées par l’entreprise. C’est donc double bénéfice ! Le consommateur peut ainsi acheter des yaourts, des œufs ou des légumes « bio » plus chers, mais il aura le plaisir en plus de ne pas recevoir d’emballage : s’il veut un sac on lui demandera de le payer. Mais heureusement, au nom d’une noble cause : sauver la planète ! Les publicitaires doivent bien rire.

La religion du déclin européen

Plus fondamentalement, la religion verte s’analyse comme un des nombreux symptômes de la décadence européenne : cette religion traduit la peur de l’avenir des vieux Européens, au sein du grand hôpital qu’est devenu l’Occident.

Elle ne présente les évolutions de notre environnement que sous un jour apocalyptique, alors que celles-ci peuvent constituer, au contraire, de nouvelles opportunités humaines.

Elle sous estime totalement la capacité de l’homme européen à surmonter, grâce à la science et à la technique, qui sont une création de son génie propre, les défis environnementaux.

La religion verte réussit aussi la performance de promouvoir le paradigme de la décroissance en Europe, alors que notre continent est le seul à souffrir du chômage structurel et de la désindustrialisation ! Elle condamne enfin l’agriculture moderne dont les rendements permettent seuls de nourrir une population croissante.

A entendre les zélotes verts, notre avenir européen passerait par le vélo, les éoliennes et le chauffage au bois. Un avenir de réserve folklorique.

Les Chinois et les Indiens, eux, misent sur l’atome, l’informatique, la génétique et la recherche spatiale.

Merci les Verts !

Michel Geoffroy http://www.polemia.com
16/11/2012

Re: L'écologie politique en question

Publié : 22/11/2012 - 12:59
par Miroir
Hum... à côté de quelques réflexions sensées on trouve dans ce texte les pires inepties.
Il ne faudrait rien faire car le progrès est capable de régler n'importe quel problème!
Même les plus obtus progressistes n'osent plus défendre des idées pareilles. :roll:

Re: L'écologie politique en question

Publié : 26/10/2014 - 16:50
par Pat
Les faux nez de l’écologie

Selon la Tribune de Genève, « les dirigeants européens ont trouvé ce vendredi 24 octobre un accord ambitieux sur le climat, prévoyant notamment une réduction d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre. Le plan doit mettre l’Europe en position de leader mondial dans la lutte contre le réchauffement de la planète. » Nous voilà bien contents.
Cela fait plus de vingt ans qu’on nous parle sans cesse de réchauffement climatique, de gaz à effet de serre, de réduction des émissions de CO2, de transition énergétique et d’énergies renouvelables. Le tout sous-tendu par un propos très officiel et très noble : l’atmosphère se réchauffe, cela aura des conséquences sérieuses sur la planète tout entière, et la cause de ce réchauffement réside dans l’activité humaine.
Soit. Nul ne souhaite que les populations du tiers monde, déjà bien fragilisées, subissent comme une nouvelle plaie d’Égypte pluies diluviennes et destruction de leurs terres arables.
Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/francoisteutsch ... gie,134016

http://aucoeurdunationalisme.blogspot.fr/

Re: L'écologie politique en question

Publié : 03/12/2014 - 9:13
par Pat
Les « zadistes » de Notre-Dame-des-Landes, nouveaux djihadistes verts ?

Un cap est franchi avec le climat de peur savamment entretenu par des milices dangereuses.

Patrice Valentin, directeur de Dervenn (entreprise spécialisée en conseil d’ingénierie écologique), s’exprimait au micro de France Info en ces termes : « Ça n’est pas la première fois que l’on reçoit des lettres de menaces. Il y a un site sur lequel on est cité comme étant une cible en appelant tout le monde à venir perturber la vie de l’entreprise et en nous menaçant de faillite. L’objectif des opposants est de créer un climat de peur pour que personne ne réponde. Pour moi, cela s’appelle du terrorisme. » Les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes dévoilent ainsi une face obscure, qui n’est pas loin de rappeler des méthodes que l’on croyait disparues depuis les années 1970, celles des groupes terroristes Action directe ou des Brigades rouges.

Déjà, les méthodes des militants « antifas » qui ont protesté à Toulouse et à Nantes étaient assimilables à une forme de para-terrorisme mais là, un cap est franchi avec le climat de peur savamment entretenu par des milices dangereuses.

Lire la suite=> http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/le ... rts,143235

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Re: L'écologie politique en question

Publié : 04/04/2015 - 13:25
par Pat
EEELV au bord de la scission: l'écologie politique (encore) divisée

Les écologistes ne font jamais autant parler d'eux que lorsqu'ils lavent leur linge sale en public. Ce samedi 4 avril, la conférence-débat organisée par le club Repères écologistes sur le thème "Quelle responsabilité pour les écologistes?" se jouera à guichets fermés à l'Assemblée nationale.

A en croire certains de ses organisateurs, ce colloque ouvert à toutes les formations écologistes de France et de Navarre pourrait être l'acte fondateur d'une confédération rassemblant tous les écolos Valls-compatibles. Au risque de provoquer une scission à EELV entre les partisans "gauchistes" d'un rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon (option validée par les militants) et les apôtres "opportunistes" d'un retour au gouvernement (scénario soutenu par les sympathisants). Voilà qui explique un peu mieux ce soudain intérêt médiatique pour un colloque où devraient se côtoyer jeunes loups et vieilles gloires de l'écologie politique.

Outre le cercle des parlementaires pro-gouvernement d'EELV (le sénateur Jean-Vincent Placé, les députés Denis Baupin, François de Rugy, François-Michel Lambert, Barbara Pompili et Véronique Massoneau), l'ancien vert/Modem Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate), l'ancienne ministre Corinne Lepage (Cap21), l'ex-cofondateur des Verts Antoine Waechter (Mouvement écologiste indépendant) et Yves Pietrasanta (Génération Ecologie) devraient tous être au rendez-vous.

Cerise sur le gâteau des frondeurs pro-Valls d'EELV, la numéro un de leur parti, Emmanuelle Cosse, a également confirmé sa présence.

Une coalition encore floue qui reste à définir

"C'est le plus grand rassemblement du monde écologique depuis très, très longtemps. On va enfin pouvoir dépasser les querelles de boutiques", s'enthousiasme le député Vert François Michel Lambert. Encore faut-il que tout le monde tombe d'accord sur la nature de ce rassemblement.

"J'aimerais qu'on aille vers une formation politique qui en réunirait peut-être plusieurs autres", plaide Jean-Luc Bennahmias, ex-Vert, ex-Modem et fondateur du Front démocrate, parti centro-écologiste ouvertement pro-Hollande. "Si c'est pour réaffirmer nos valeurs communes, d'accord. Mais pas question de se lancer dans des accords d'appareil", tranche à l'avance Corinne Lepage, ex-Modem et patronne de Cap21, visiblement agacée par la tournure qu'a pris ce qui devait être à l'origine une simple réunion "d'écologistes pragmatiques".

Prudents, les organisateurs ne prononcent jamais le mot "parti" et prennent soin de renvoyer les accusations de scission à leurs ennemis de l'aile gauche d'EELV. "Ce ne sera pas un parti politique, plutôt une alliance dont la forme reste à définir. Un OPNI, objet politique non identifié", jure François-Michel Lambert. "Il s'agit de faire en sorte que la famille de l'écologie politique puisse discuter ensemble, on met en place un dialogue", renchérit Denis Baupin, vice-président EELV de l'Assemblée nationale et initiateur de ce rendez-vous. Et d'ajouter: "Je ne pense pas qu'EELV doive se cantonner à discuter avec des groupuscules du Front de gauche".

Un double jeu de bluff entre aile gauche et aile droite d'EELV

Une petite phrase qui résume bien le climat de tension actuel chez les Verts où chaque faction est engagée dans un jeu de bluff stratégique totalement illisible.

D'un côté, l'aile gauche du parti et Cécile Duflot prônent la rupture avec le PS et un rapprochement avec le Front de Gauche dans le cadre d'une nouvelle "formation progressiste". Des rencontres de travail, les "chantiers de l'espoir" doivent bientôt réunir le PCF, le PG et EELV. Et déjà, certains, comme le porte-parole écolo Julien Bayou, réclament des primaires de l'espoir en vue de présenter un candidat unique en 2017.

La conférence de ce samedi 4 avril se veut une riposte autant qu'un avertissement de l'aile droite d'EELV, dominée par une frange des parlementaires écologistes. Leur objectif: brandir la menace d'une scission pour ramener à la raison "ceux qui veulent s'engager dans une impasse avec le Front de Gauche".

Contre-bluff de Cécile Duflot qui affirme ne pas redouter du tout le spectre d'une scission, alors même qu'elle marquerait l'échec d'Europe Ecologie Les Verts, projet qu'elle a elle-même porté en tant que secrétaire nationale.

Ecartelée, Emmanuelle Cosse tente une solution médiane

Ce divorce stratégique entre les partisans d'une rupture et ceux du ralliement est un défi de taille pour l'actuelle numéro un des écologistes, Emmanuelle Cosse, bombardée à la tête d'un parti où les querelles d'appareil sont légions. Ecartelée entre son amie Cécile Duflot, avec laquelle elle siégeait au conseil régional d'Ile-de-France, et les pragmatiques d'EELV, dont son conjoint Denis Baupin, la secrétaire nationale d'EELV préconise une solution médiane: parler avec tout le monde, PS et Front de Gauche, puis privilégier un accord sur le fond avec le mieux-disant écologiste.

"J'en ai assez qu'on instrumentalise chaque réunion politique. J'irai porter le même message dans tout autre type de réunion, comme les chantiers de l'Espoir avec le Front de gauche", s'étrangle-t-elle dans une interview accordée à L'Obs.

Elle n'est pas la seule à défendre une stratégie d'alliance axée sur un programme précis. La plupart des Europe Ecologie venus en 2009 dans le sillage de Daniel Cohn-Bendit (Pascal Durand, Yannick Jadot, José Bové...) tout comme le député Christophe Cavard ou encore l'ancienne ministre Dominique Voynet privilégient un accord sur le fond capable de réconcilier tout le monde.

"J'aimerais que nous, écologistes, retrouvions l'esprit d'ouverture qui avait présidé à la naissance d'Europe-Ecologie et qui m'avait d'ailleurs fait adhérer", se désole Emmanuelle Cosse, très attaquée depuis que son nom s'est mis à circuler parmi les ministrables potentiels. "Qu'on arrête avec ce discours radical contre les social-traîtres et celui qui s'enchante d'être dans une majorité! Il faut un contrat et des politiques concrètes", renchérit son prédécesseur, l'eurodéputé Pascal Durand.

François Hollande a-t-il intérêt à diviser les écolos ?

Seront-ils entendus? Toute la question est de savoir qui a intérêt à faire exploser le mouvement écologiste. Cécile Duflot? Elle y perdrait un parti contre un accord fragile avec un Jean-Luc Mélenchon dont beaucoup d'écologistes critiquent les positions internationales. Les députés pro-gouvernement? En cas de scission, le groupe pourrait littéralement disparaître à l'Assemblée nationale. La coprésidence de François de Rugy et Barbara Pompili est d'ores et déjà contestée en interne.

Même François Hollande n'aurait aucun intérêt à scinder EELV en deux en débauchant telle ou telle personnalité. '"Eclater EELV pour éclater EELV ne suffit pas à faire une dynamique", prévient le sénateur écolo Ronan Dantec. "Je ne vois pas l'intérêt de diviser les Verts en laissant une partie s'échapper chez Mélenchon", confirme un cadre du Parti socialiste qui mise sur une inflexion de "l'intransigeance" de Cécile Duflot et un remaniement réintégrant les écolos avant ou après les régionales de décembre.

Pas très glorieux tout cela? "Qu'ils se dépatouillent. Je ne mettrai pas le petit doigt dans ce panier de crabes", se désespère Corinne Lepage.

Geoffroy Clavel Le HuffPost :: lien

http://www.voxnr.com/cc/politique/EuklE ... ZEHU.shtml

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