LA VRAIE NATURE DES ECOLOS FRANÇAIS

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Pat
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LA VRAIE NATURE DES ECOLOS FRANÇAIS

Messagepar Pat » 03/09/2008 - 16:16

PETITS HOMMES VERTS : LA VRAIE NATURE DES ECOLOS FRANÇAIS
Les Verts ont le vent en poupe. Après l'irruption du Front national sur la scène politique, celle des Verts accentue la déliquescence de la classe politique, et modifie les clivages au sein des différentes formations. Mais qui sont ces trublions ? Et que veulent-ils ?
Dès le préambule de leurs statuts, les Verts affirment l'autonomie politique de leur mouvement. Pour mieux la préserver, la double appartenance est interdite: nul ne peut adhérer aux Verts s'il est déjà membre d'un autre parti.
Ces principes, les Verts ne manquent pas de les rappeler à intervalles réguliers. A chaque fois que la neutralité de leur mouvement est mise en cause, ou que leurs prises de position suscitent des polémiques, les écologistes français s'écrient : nous ne sommes ni de droite ni de gauche. Et surtout pas de droite, pourrait-on ajouter.
UN FASCISTE QUI S'IGNORE
Électoralement, c'est vrai, les Verts ont su jusqu'alors préserver leur principe de neutralité, se maintenant au second tour quand la possibilité leur en était offerte, ou refusant de se désister pour l'un ou l'autre des candidats restant en lice, y compris dans le cas d'une confrontation entre la gauche et le Front national. La gauche et une partie de la droite n'ont pas manqué à cette occasion de s'indigner : les Verts feraient le jeu du Front national en refusant de participer au front républicain antifasciste. Déjà, lors du débat au parlement européen sur la levée de l'immunité parlementaire de Jean-Marie Le Pen, à la suite de son jeu de mots sur le ministre Durafour, le groupe Vert avait préconisé à ses députés de voter pour le maintien de l'immunité, avant de laisser chacun s'exprimer en son âme et conscience. Les Verts avaient finalement accédé à la demande de levée de l'immunité parlementaire, mais à seulement dix voix contre sept, et une abstention, celle d'Antoine Waechter.
Malgré une contestation interne virulente, les Verts ont tenu bon sur le principe. Le 6 octobre 1990, le Conseil national interrégional des Verts confirmait la neutralité du mouvement : par 41 voix contre 17, 10 refus de vote et 2 abstentions, le CNIR réaffirmait le non-désistement systématique des candidats écologistes, quel que soit le cas de figure. Commentaire d'Haroun Tazieff quelques jours plus tard :
- Antoine Waechter est un préfasciste sans le savoir.
Réponse immédiate du leader écologiste:
- Le plus grave dans l'attitude de Tazieff réside dans l'usurpation d'une image de scientifique pour jouer un rôle de mercenaire au service d'une certaine classe politique [...] Attention M. Tazieff, l'amalgame est une pratique totalitaire.
L'été précédent déjà, le vulcanologue s'était cru autorisé à affirmer lors d'un colloque sur l'écologie organisé par le PS, que « le parti vert [allait] vers le fascisme », ce qui avait permis aux Verts de rétorquer à l'ancien ministre, alors âgé de 75 ans que d'autres allaient « vers le gâtisme à grands pas ».
LA HAINE DES SOCIALISTES
Au-delà d'Haroun Tazieff, Antoine Waechter visait bien évidemment le Parti socialiste. Au sein de la classe politique française, le Parti socialiste est devenu au fil des ans l'ennemi prioritaire des Verts. Plus que le parti communiste, pourtant partisan acharné du nucléaire, plus que le Front national et son « national égoïsme », plus que les partis de la droite libérale, objet d'un dédaigneux désintérêt. Plusieurs raisons à cela : le PS est le parti de gouvernement, les cibles électorales des deux formations se recoupent, et les Verts n'ont de chance de progression voire de survie, qu'en donnant l'illusion d'une totale neutralité politicienne. Le refus des socialistes de rétablir le scrutin proportionnel pour les élections législatives a également été pris comme une volonté délibérée d'empêcher les Verts d'accéder au parlement. Une ligne politique très ferme a en conséquence été définie : plutôt subir une traversée du désert que succomber aux sirènes socialistes. En d'autres termes : plutôt perdre les élections que perdre son âme.
Ainsi, quand le premier secrétaire du parti socialiste Pierre Mauroy proposa, en juin 1989, une alliance en bonne et due forme aux Verts, Antoine Waechter ne trouva pas de mots assez pour fustiger les socialistes :
- Si Pierre Mauroy met une adresse de gauche sur sa lettre aux écologistes, il n'a aucune chance de joindre les Verts [ ... ] Après avoir voulu blanchir les caisses noires des partis politiques, M. Pierre Mauroy veut aujourd'hui rosir les Verts. Il est décevant, quoique peu surprenant, de constater que le premier secrétaire ne fonde ses propositions d'alliance avec les Verts que sur une démarche politicienne, et qu'il ne maîtrise manifestement pas les rudiments d'une réflexion sur l'écologie politique.
Waechter aurait pu tout aussi bien traiter Mauroy de con, l'effet n'aurait pas été plus ravageur.
POUR LE VOTE DES IMMIGRÉS
Idéologiquement en revanche, les Verts s'ancrent fermement à gauche, leur programme, tant sur l'immigration que le chômage, les questions de Défense ou les problèmes sociaux faisant apparaître des positions qui les situeraient, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, à la gauche du parti communiste. Un décalage entre les responsables du parti vert et leur électorat qui ne manquera pas de leur poser des problèmes s'ils veulent, un jour, apparaître comme un possible parti de gouvernement.
Alors que l'ensemble de la classe politique s'accorde aujourd'hui à dire que l'immigration doit être sévèrement contrôlée, voire stoppée - quel que soit le peu de décisions concrètes qui en découle -, les Verts persistent à afficher des positions diamétralement opposées. Pour eux, poser la question de l'immigration en termes nationalistes ou de perte d'identité est réducteur. L'immigration n'est que la conséquence de problèmes planétaires de surpopulation et de mauvaise répartition des richesses, lesquels ne peuvent être résolus que par une prise de conscience internationale. L'analyse marxiste, ou tout au moins purement économiste, demeure vivace :
- La France, expliquait Gérard Galtier en éditorial du bulletin hebdomadaire des Verts, qui fut l'une des principales puissances coloniales, qui conserve encore des colonies [NDLR : pour les Verts en effet, la Nouvelle-Calédonie et l'ensemble des Dom-Tom ne sont rien d'autre que des colonies], ne supporte pas que l'on puisse venir chez elle. Pendant des siècles, la France s'est appropriée les territoires et les habitants des régions où elle arrivait. Elle a bâti sa puissance sur les richesses puisées dans ces pays. Et aujourd' hui, elle n'admet pas que d'autres puissent à leur tour convoiter ses richesses.
Après qu'Edith Cresson a évoqué la possibilité d'utiliser des «charters», terme maudit, pour renvoyer des immigrés en situation irrégulière dans leur pays d'origine, les Verts ont dénoncé la « dérive populiste du gouvernement ». Et continué de prôner, seuls contre tous, le droit de vote pour les immigrés aux élections locales. A en croire un sondage réalisé auprès des adhérents et sympathisants des Verts, 65 % d'entre eux seraient favorables au droit de vote des immigrés non membres de la CEE aux élections locales. Il n'est pas inintéressant de noter que si 18,5 % de ces mêmes écologistes se disent européens, et si 21 % sont d'abord attachés à leur région, seuls 16 % s'affirment d'abord comme français, tandis que 40 % se réclament du mondialisme. Ce sont ces derniers, sans doute, qui ont réussi à faire adopter par les Verts ce vieux serpent de mer que l'on avait fini par croire noyé : la pratique de l' espéranto, langue déclarée « officielle » pour les entretiens internationaux des responsables écologistes.
UNE INSPIRATION LIBERTAIRE
En manifestant la volonté de résoudre prioritairement le déséquilibre Nord/Sud, les Verts des années 90 demeurent résolument dans la ligne fixée par le premier candidat écologiste à une élection présidentielle : René Dumont, qui récolta 336 016 voix en 1974, soit 1,3 % des suffrages, et poursuit toujours, à 87 ans, son combat tiers mondiste aux côtés des Verts, exigeant la réduction des gaspillages dans « les pays nantis », l'abolition de la dette du tiers monde, des réformes agraires, et l'amplification du désarmement.
Ce dernier point n'est plus en effet l'apanage d'un parti communiste qui devient de plus en plus difficile à prendre au sérieux, ni de quelques associations marginales d'extrême gauche comme le Mouvement pour une alternative non violente, même si les Verts entretiennent avec le MAN et quelques autres des relations étroites. Le mouvement d'Antoine Waechter se situe sans hésitation dans le camp des pacifistes intégraux, favorable à la création d'une Défense civile non violente et à une dénucléarisation complète de l'Europe. Leur slogan : « Si tu veux la paix, prépare la paix. »
Critique systématique de la société industrielle, opposition à la réunification de l'Allemagne, témoignage de soutien aux marins CGT refusant de participer au chargement du matériel militaire durant la guerre du Golfe, appui inconditionnel à l'indépendance du peuple kanak, prise de position dans l'affaire du foulard coranique, en faveur de l'émancipation de la femme musulmane, hostilité à tout règlement armé des conflits, affirmation de la supériorité du droit au logement sur le droit à la propriété, appui à l'hebdomadaire Politis et à Radio libertaire, aux entreprises alternatives et aux coopératives ouvrières : tout, dans le programme des Verts, est inspiré par des sentiments libertaires mêlés à des souvenirs marxistes ou maoïstes. Ces thèmes, qui ne sont pas tous en eux-mêmes forcément condamnables, reflètent les différents courants qui parcourent le mouvement.
Les Verts ont réussi, depuis leur création en 1984, à éviter les différentes tentatives d'OPA sur leur organisation, émanant tantôt des trotskystes, tantôt des antiracistes, notamment grâce au refus de la double appartenance. Mais si les Verts ne se sont pas fait avaler, ils ont au fil des ans servi de pôle d'attraction à ce qui subsiste de militants d'extrême ou d'ultra-gauche, ou alternatifs, qui ont vu dans le mouvement Vert une chance de militer pour leurs idées tout en ayant enfin une chance d'accéder à des responsabilités. Le programme des Verts est à leur image, autant qu'à celle du noyau de dirigeants.
DISSIPER LES AMBIGUÏTÉS
La chance des écologistes est que peu d'électeurs ont pris conscience de ce décalage entre leurs motivations propres, et celles de leurs représentants. La chance des écologistes s'appelle aussi Antoine Waechter.
A 42 ans, cet ingénieur-écologue à réussi à donner une apparence de cohésion aux Verts. Conseiller régional d'Alsace depuis 1986, conseiller municipal de Mulhouse depuis 1989, élu député européen, il a le profil qui rassure, l'assurance qui fédère, et l'habileté de ne mettre en avant que les thèses qui suscitent un large consensus.
A ceux qui l'accusent de n'avoir eu ces dernières années que des préoccupations électoralistes, Waechter peut répondre : 1 369 élus dans les conseils municipaux, 3,78 % à l'élection présidentielle de 1988, neuf élus un an plus tard aux élections européennes, et des intentions de vote qui se situent actuellement entre 12 et 17 % des suffrages.
Tant que les Verts demeurent, tout comme le Front national, un exutoire par lequel les électeurs manifestent leur rejet de la classe politique traditionnelle, leurs inquiétudes face à l'avenir et un refus de la modernité, les écologistes français peuvent se permettre de camoufler leurs intentions politiques à un électorat dont les sondages ont montré qu'il était en grande partie composé de conservateurs, voire de « réactionnaires ». Mais s'ils veulent prétendre accéder aux plus hautes responsabilités de l'Etat, il leur faudra, au risque d'imploser, lever leurs ambiguïtés idéologiques, et dissiper le malentendu qui ne va pas tarder à s'instaurer avec leurs électeurs.
• Bruno Larebière le Choc du Mois septembre 1991
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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Eniotnar
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Re: LA VRAIE NATURE DES ECOLOS FRANÇAIS

Messagepar Eniotnar » 29/09/2011 - 10:16

Ce que nos fachos-collabos-mondialistes et égoïstes de petits hommes verts français ne vous ont pas dit : ENFIN ! :houra:
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... r=RSS-3208
http://www.theatrum-belli.com/
"Quand le doigt montre la lune l'imbécile regarde le doigt"
Image. Les forçats du gosier : écouter . Le Petit Chaperon rouge : écouter

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JCL31
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Re: LA VRAIE NATURE DES ECOLOS FRANÇAIS

Messagepar JCL31 » 29/09/2011 - 10:23

Eniotnar a écrit :Ce que nos fachos-collabos-mondialistes et égoïstes de petits hommes verts français ne vous ont pas dit : ENFIN ! :houra:
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... r=RSS-3208


Content pour les Indiens et la sauvegarde de leur environnement !
Belle image aussi d'une justice qui respecte l'art de vivre de ceux qui étaient là avant elle.
Espérons qu'il n'y aura pas de demande en appel.
:appaudir:
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam
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