Derrière l'alibi du Monsanto810, l'alimentation "frankenbouf

Comment sauver la planète.
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Pat
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Derrière l'alibi du Monsanto810, l'alimentation "frankenbouf

Messagepar Pat » 02/02/2008 - 23:56

Derrière l'alibi du Monsanto 810, l'alimentation "frankenbouffe"

« Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez le monde. Contrôlez la nourriture et vous contrôlerez les peuples.» (Henry Kissinger).

SANS José Bové et les lobbies écologiques dont le tintamarre est inlassablement relayé par une claque médiatique asservie aux Pouvoirs, la fausse science aurait -elle pu envahir comme elle l'a fait l'espace public? L'affaire du maïs Monsanto 810 en tout cas lui permettra de se faire passer, ainsi que les semenciers transnationaux, pour des victimes. Tôt ou tard l'Europe l'aurait interdit parce que, contrairement à ce que clament ceux qui ont un accès exclusif aux media, la nocivité de l'OGM est largement avérée depuis près de dix ans. Deux chercheurs, le Mexicain Ignatio Chapela et le Britannique Arpad Puzstaï, l'ayant démontré sur le maïs et la pomme de terre, furent anéantis autant par les "experts" que par Monsanto. Et pourtant l'OGM apparaît comme beaucoup plus dangereux que le pesticide. Celui-ci en effet finira par être assimilé par le sol ou par l'eau. L'autre au contraire, ne cessera de se multiplier, contaminant tout ce qui est de son espèce. Le pesticide possède une réalité matérielle et ses résultats sont ostensibles. Nul ne peut déceler à l' œil la présence de l' OGM. TI agit sournoisement. Ses effets immédiats et à long terme ne laissent pas de traces visibles. L'expérience et le temps seuls en feront, sans doute trop tard, la démonstration.
La France, en faisant jouer la clause de sauvegarde, ne fait que devancer l'irrémédiable proscription et emboîter le pas aux pays européens qui l'ont déjà interdit. En revanche, voici requinqués les alliés objectifs du gouvernement que sont les ultra-gauchistes du moustachu du Larzac (que la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciuko-Morizet a tenu à embrasser devant les caméras) et les écolos-mous dont le Grenelle de l'Environnement a largement exposé la connivence avec l'Etat. Ni les uns ni les autres, notons-le, ne s'opposent par principe à la manipulation génétique des plantes dès lors qu'elle est exécutée en milieu confiné.
Sans doute la FNSEA et les producteurs de maïs OGM, trompés, vont-ils pendant un temps s'exciter, à l'image de M. Le Métayer, profondément inféodé au Système. Ceux qui voudront passer outre comprendront qu'à l'inverse des « Faucheurs Volontaires », ils n'ont à espérer aucune clémence de la loi. Les multinationales semencières enfin savent qu'elles récupéreront leur pactole. Les OGM céréalières et les pesticides spécifiques qui vont avec n'ayant d'autre fonction que de maintenir leur domination sur le marché mondial. Interdit par Bruxelles, le Mon 810 serait cultivé ailleurs et importé en Europe où l'activité la plus florissante, semble-t-il, est la création de nouvelles plateformes portuaires ou l'élargissement des anciennes.

ET LE CLONAGE EN PLUS!

On aura peu parlé en revanche des milliers d'aliments comprenant des OGM. Aux Etats-Unis, ils représentent 80 % de l'offre des supermarchés. En France, ils ne sont pas signalés en-dessous de 0,9 %. Et ne le sont pas du tout dans les viandes d'animaux industriels gavés de céréales importées génétiquement modifiées. 60 % du soja et 20 % du maïs mondiaux sont OGM et destinés à l'alimentation animale ou humaine, sous forme, par exemple, de lécithine de soja et d'amidon de maïs. On comprend mieux que USA, Brésil, Argentine fassent le siège de l'Organisation Mondiale du Commerce afin de faire lever les quelques restrictions votées par l'UE. Dans le même temps les laboratoires de Monsanto, Dupont, Bayer, Syngenta s'activent sur un blé transgénique, capable, disent-ils, de sauver l'humanité par sa résistance aux sécheresses qui s'étendent d'Australie à la Chine et de l'Argentine à l'Espagne_ et qui sont essentiellement la conséquence d'une désertification provoquée par la surpopulation, la sururbanisation et la surconsommation d'eau. Ce qui n'a pas empêché le directeur de la FAO, le Sénégalais Diouf, d'alerter contre les prémices de famine dont sont frappés les pays pauvres « à cause du réchauffement climatique, dit-il, qui réduit la production alimentaire et fait bondir les prix» !
Au même moment, la FDA américaine autorisait la commercialisation de viandes et de lait issus d'animaux clonés. Aussitôt un débat de diversion s'instaurait en Europe entre ceux qui sont favorables ou indifférents au clonage et ceux qui s'y opposent. Un Michel Barnier se découvre soudain une fibre terroir - « Je ne suis pas partisan d'importer le modèle alimentaire américain. Nous avons notre propre modèle, qui est fait de produits de qualité, authentiques et diversifiés » - ; d'autres, comme la vétérinaire Jeanne Brugère-Picot, spécialiste en pathologies des animaux de ferme, ne voient aucun danger à consommer de telles viandes. Au motif que, d'une part, n'arriveraient dans les assiettes que les descendants des reproducteurs clonés, le prix de ces derniers étant prohibitif (plus de 10 000 € par vache, par exemple) et, d'autre part, que ce clonage ne serait après tout qu'une super-sélection facilitant la constitution de troupeaux aux qualités exceptionnelles, poussant vers le bas le prix du lait et de la viande.
Un discours irresponsable, qui a conduit l'agriculture progressiste dans l'impasse actuelle. Quelques taureaux Prim' Holstein, grâce à l'insémination artificielle et à une sélection contraire à la biodiversité aujourd'hui tant célébrée ont engendré en France l'actuel troupeau de vaches laitières de cette race. Ce que l'on propose donc est d'aller encore plus loin vers une souche unique - oh, certes, la plus productive. Une rationalisation, porteuse de catastrophes prévisibles.
Les millions de volailles sélectionnées, brûlées chaque année parce que, leurs défenses immunitaires étant détruites, elles sont incapables de résister au moindre virus, donnent peu d'espoir aux 8 à 9 milliards d'humains de demain.
On comprend que, laissant la pauvre Nathalie Kosciusko-Morizet se débrouiller avec les cacophonies nées du Grenelle de l'Environnement, Borloo se soit esquivé tandis que Nicolas Sarkozy - pour le plus grand profit d'Areva, de Laffarge, de Bouygues, de Vinci et autres géants de la pollution au béton, gourmands de troupes immigrées - démarchait le nucléaire à travers le monde arabe. Le Monsanto 810 ne servirait-il pas aussi à faire oublier que les ultimes espérances de l'industrie française reposent - avec le ferroviaire, l'aéronautique, l'espace et le tourisme de masse - exclusivement sur des activités polluantes?

LES NANOPARTICULES : PANACÉE OU DANGER MORTEL?

Enfin, quelle indifférence entoure en France les recherches poursuivies dans le pôle scientifique de Grenoble sur les nanoparticules dont on commence à craindre qu'elles ne soient les OGM de demain, en pire! Une scientifique de l'université de Griffith en Australie, le Pr Kristin Lyons, a pourtant alerté contre les dangers représentés par leur présence sans réglementation ni contrôle dans les aliments, les cultures et les pesticides. Pour justifier ce nouveau "progrès" vers la « nourriture Frankenstein », on nous assure qu'incorporées aux aliments, les nanoparticules permettraient de lutter contre la dégénérescence et les rides. Pour Unilever, elles réduiraient de 99 % les graisses des crèmes glacées. Pour Mars, un nano-nappage déposé sur ses produits Twix et M&M, éliminerait les bactéries. Kraft travaille sur des « nourritures programmables », comme des boissons sans couleur ni goût. Vers 2010, prévoit-on, le marché mondial des nanoparticules alimentaires pourrait dépasser les 20 milliards de dollars. Alors que, s'inquiète Vicki Stone, professeur de toxicologie à l'université Napier d'Edimbourg, « nous savons si peu de choses sur leur capacité à se déplacer dans le corps et sur leurs effets potentiels toxiques sur les différents organes ».
A ce jour, en effet, aucune législation n'oblige, dans quelque produit, fût-il alimentaire, à mentionner la présence de ces poussières de carbone. Seule, la Soil Association, premier organisme certificateur bio du Royaume-Uni, a produit un logo attestant l'absence de nanotechnologies. La Consumers Union des États-Unis, première centrale de consommateurs du pays, réclame en vain une labellisation obligatoire en la matière, davantage de contrôles et le lancement de programmes d'études sur leurs effets toxiques.
Mais alléluia, le maïs Mon 810 est provisoirement gelé en France et M. Michel Barnier et l'UE font la moue sur la viande et le lait produits par des animaux issus d'un clonage ... Tout va bien.
Petrus AGRICOLA. 25 JANVIER 2008 - RIVAROL
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Messagepar Anti-Plouc » 03/02/2008 - 3:53

Très intéressant, merci !

Candide
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Messagepar Candide » 03/02/2008 - 8:13

La finance apatride et les lobises sont prêts à tout pour se faire de plus en plus de fric. Peu leur importe les conséquences sur la santé du reste de l'humanité. Gageons qu'ils mangent bio, eux.

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Messagepar Miroir » 03/02/2008 - 14:54

Candide a écrit :Gageons qu'ils mangent bio, eux.

Très probable, ils savent ce qu'ils risquent et ce que risque leur descendance s'ils consomment la merde destinée au peuple.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.

"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche

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Messagepar Pat » 18/02/2008 - 19:10

MONSANTO RÉPLIQUE!

Dans un document de quarante pages mis en ligne sur son site Internet en date du 31 janvier, la firme américaine Monsanto riposte point par point à l'avis rendu le 9 janvier par la Haute Autorité provisoire sur les OGM portant sur le maïs transgénique MON81O. On sait que cet avis avait étayé la décision du gouvernemènt de suspendre la culture du MON810 en France; pour ce faire, le gouvernement doit activer une clause de sauvegarde auprès de Bruxelles.

Pour Monsanto, qui a procédé dans le détail à une analyse des publications scientifiques citées dans l'avis, aucune d'entre elles n'est synonyme de risques nouveaux: dissémination du pollen, apparition de résistances sur les insectes cibles, effets sur la faune, sur la santé humaine ... chacun de ces aspects est passé au crible, autres références bibliographiques citées à l'appui. Selon ! ce document, une certaine improvisation aurait présidé à la rédaction de l'avis, qui cite par exemple des insectes qui ne sont pas présents sur le sol français!

Au vu de ces éléments, Jean-Michel Duhamel le président de Monsanto France, affirme, dans un courrier adressé au ministère de l'Agriculture, « qu'il ne fait aucun doute que l'avis ne remplit aucun des critères qui permettraient, à titre exceptionnel, à l'Etat français de suspendre l'effet d'une autorisation délivrée en toute légalité ... » Le gouvernement attendait ce document pour notifier la clause de sauvegarde à Bruxelles.

L'arrêté portant sur l'interdiction de la culture du maïs OGM MON81O est paru au JO du 9 février ... en attendant« la délivrance de nouvelles autorisations d'essais OGM en plein champ dès 2008 ».

Lucette : National Hebdo février 2008
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Messagepar Miroir » 20/02/2008 - 23:18

Pat a écrit :... en attendant« la délivrance de nouvelles autorisations d'essais OGM en plein champ dès 2008 ».

Dès lors qu'un essai en plein champ est pratiqué, l'OGM commence à répandre ses gènes dans l'environnement, et rien ne pourra plus jamais les arrêter.
Donc toute décision prise plus tard, gel, moratoire ou autre, est de la pure fumisterie.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.

"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche

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Messagepar Pat » 24/04/2008 - 23:49

ALTER INFO
Le grand fantasme des cultures d'OGM est mis à nu
Une nouvelle étude de premier ordre montre que le soja modifié produit dix pour cent de moins de nourriture que son équivalent naturel.

Par Geoffrey Lean, le 20 avril 2008
Sapant l'affirmation répétée de la nécessité de passer aux OGM pour résoudre la croissance de la crise alimentaire dans le monde, une nouvelle étude qui fait autorité démontre en fait que cette technologie controversée réduit le rendement des cultures.
L'étude, effectuée au cours des trois dernières années à l'Université du Kansas, dans la Grain Belt (ceinture de grain) de Zunie, a constaté que le soja OGM produit environ 10 pour cent de nourriture en moins que son équivalent traditionnel, en contradiction avec l'affirmation des partisans de la technologie, selon lesquels les OGM augmenteraient le rendement.
Le professeur Barney Gordon, de la subdivision agronomique de l'université, a dit avoir commencé cette étude, signalée dans le journal Better Crops, parce que de nombreux agriculteurs passés aux cultures génétiquement modifiées (GM) ont « constaté que le rendement n'est pas aussi élevé que prévu, même en conditions optimales. » Il a ajouté : « Les gens se demandent pourquoi ils n'obtiennent pas de plus haut rendement depuis qu'ils les utilisent. »
Il a cultivé du soja GM Monsanto et une variété traditionnelle presque identique dans le même champ. Les cultures GM n'ont produit que 70 boisseaux de grain à l'acre [0,4 hectare], comparés aux 77 boisseaux des cultures naturelles.
Ces cultures GM, conçues pour résister au Roundup, le propre désherbant de Monsanto, n'ont été « retapées » qu'après rajout de manganèse, ce qui suggère que l'absorption des éléments essentiels du sol par les plantes est gênée par la modification génétique. Même avec ce complément le rendement du soja GM est égal à celui du traditionnel plutôt que supérieur.
La nouvelle étude confirme une recherche antérieure à l'Université du Nebraska, qui a révélé qu'un autre soja GM de Monsanto produisait 6 pour cent de moins que son plus proche parent traditionnel, et 11 pour cent de moins que le meilleur soja non GM.
La nouvelle étude au Nebraska suggère que deux facteurs sont à l'œuvre. D'abord, il faut du temps pour modifier une plante et, pendant que c'est en train de se faire, de meilleures plantes naturelles sont développées. C'est reconnu même par le Ministère de l'Agriculture zunien ardemment pro-OGM, qui a admis que le retard pourrait conduire à une « diminution » de rendement.
Mais le fait que les cultures d'OGM soient inférieure à leurs quasi-identiques homologues traditionnelles suggère qu'un deuxième facteur est aussi à l'œuvre, et que le processus de modification lui-même abaisse la productivité. La nouvelle étude au Kansas le confirme et montre comment cela se passe.
Une situation similaire semble s'être produite avec le coton GM en Zunie, où la récolte totale du pays a diminué alors même que la technologie GM prenait la relève.
Monsanto a déclaré hier qu'il était surpris par l'ampleur de la baisse constatée par l'étude au Kansas, mais pas par le fait que le rendement ait chuté. Il a dit que le soja n'avait pas été conçu pour augment le rendement, et qu'il était maintenant en train d'en développer un pour ça.
Les critiques doutent que la compagnie y parviendra, affirmant que cela exige des modifications plus complexes. Et Lester Brown, président du Earth Policy Institute (institut des politiques pour la Terre) de Washington, l'un des premiers ayant prédit la crise alimentaire actuelle, affirme que les plantes d'aujourd'hui ont atteint la limite de productivité que leur physiologie leur permet d'atteindre.
Ancien champion cultivateur lui-même, il a fait la comparaison avec des coureurs humains. Depuis que Roger Bannister a couru le premier le mile en quatre minutes il y a plus de 50 ans, le meilleur chrono n'a amélioré ce temps que modestement. « Malgré tous les progrès dans le domaine de l'entraînement, personne n'envisage un chrono de trois minutes au mile. »
La semaine dernière, la plus grande étude de ce type jamais réalisée : l'International Assessment of Agricultural Science and Technology for Development (évaluation internationale des sciences agricoles et de la technologie de développement), a conclu que les OGM n'étaient pas la réponse à la faim dans le monde.
Quand on lui a demandé si les OGM pourraient résoudre la faim dans le monde, le Professeur Bob Watson, directeur de l'étude et directeur scientifique du Ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales, a déclaré : « La simple réponse est non. »
Original : http://www.independent.co.uk/environmen ... 12179.html
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Note du traducteur : En France, les sénateurs, des gens non élus démocratiquement, ont torpillé la dernière loi du parlement, qui visait à empêcher la pollution des cultures traditionnelles par les OGM, au prétexte de deux mensonges : selon eux, les OGM permettent de réduire la faim dans le monde !
Même si les OGM avaient un rendement meilleurs et étaient comestibles, ce qu'ils ne sont pas, ils ne serviraient qu'à continuer à paupériser le tiers monde, comme le fait actuellement le dumping des cultures traditionnelles occidentales dans les pays pauvres.
En effet, l'agriculture occidentale est subventionnée pour que ses produits soient meilleur marché que ceux des pays pauvres. Ils peuvent ainsi être déversés là-bas et empêcher ces pays de vivre de leurs propres cultures. Ce qui a pour effet de ruiner les cultures vivrières à usage local là-bas et de provoquer la paupérisation et la famine.
Le contribuable occidental, quant à lui, est sollicité doublement : il paye les subventions à l'agriculture chimique occidentale et l'aide aux pays plongés dans la famine.

Jeudi 24 Avril 2008
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Messagepar Suitengu » 25/04/2008 - 12:02

Candide a écrit :La finance apatride et les lobises sont prêts à tout pour se faire de plus en plus de fric. Peu leur importe les conséquences sur la santé du reste de l'humanité. Gageons qu'ils mangent bio, eux.


Raccourci ton lien STP, difficile de lire...Merci!
"Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes".BB

Article 35 (De la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen)
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

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Re: Derrière l'alibi du Mollsanto 810, l'alimentation "fran

Messagepar Pat » 09/09/2008 - 17:08

Non, le «bio» ne peut nourrir le monde !
Alors que le Salon de l'Agriculture ouvrait ses portes à Paris dans un climat rendu morose par le renchérissement des prix agricoles et ses répercussions sur le fameux « panier de la ménagère », l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), appendice de l'ONU, découvrait l'état catastrophique de la planète après un demi-siècle de pillages ... auxquels elle n'est pas étrangère. N'est-ce pas le système mondialement planifié, appuyé sur le productivisme et la prolifération alimentaire génératrice de stocks gigantesques, qui a conçu des procédés de redistribution assurant la survie contre-nature de milliards d'individus, esquivant ainsi la régulation naturelle des flux démographiques ? Ce processus a conduit à l'impasse actuelle. Bientôt sept milliards d'habitants et 9 à l'horizon 2050.
Jusque-là on nous assurait qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter : la technologie garantirait une croissance des productions alimentaires en rapport avec l'essor démographique. On pourrait même, clamait-on, nourrir 13 milliards de personnes. Tout ne serait qu'affaire de redistribution ! Las, de toutes parts montent d'alarmistes prévisions.
La raréfaction des énergies fossiles, dans une économie mondiale où la croissance industrielle débridée, est le moteur de la survie du système, pose soudain de gigantesques interrogations. Nourrir neuf milliards de terriens requiert l'utilisation d'eau, de biotechnologies, de machinisme, de dérivés pétroliers et de carburants en nombre, en puissance et en quantité accrus. Or au-delà des pénuries il apparaît que les dégradations à l'environnement commises par ces technologies au cours des dernières décennies sont irrévocables tandis que la stérilisation des sols s'étend sur des millions d'hectares. Non seulement les productions ont cessé de croître mais elles diminuent. Les « clubs des 100 (quintaux de blé hectare) » ont des difficultés à recruter. Loin de pouvoir nourrir les populations émergentes, de plus en plus nombreuses à vouloir leur part du gâteau, il devient évident que les terres, arables en général, irrémédiablement détruites au cours du XXe siècle, sauf à être rapidement «régénérées», seront incapables de réaliser l'effort de production que la ruche humaine entend leur imposer.
Afin d'inciter les plus gros consommateurs - majoritairement les Blancs - à se restreindre, au risque de faire capoter l'économie mondiale actionnée par l'endettement et le gaspillage, on les terrorise avec les gaz à effet de serre supposés responsables d'un réchauffement induisant une sécheresse qui ajouterait aux pénuries alimentaires. Attisé par le typhon médiatique, le bobard marche. Mais il ne résoudra rien, s'il peut faire gagner du temps à ceux qui redoutent avant tout la prise de conscience des peuples !
ENTRE STÉRILISATION CHIMIQUE ET FAMINE
C'est ainsi que la FAO vient de publier une étude intitulée « Agriculture biologique et sécurité alimentaire ». selon laquelle l'agriculture bio qui, prétend-elle, couvrirait 31 millions d'hectares dans 120 pays pour un marché global de 40 milliards de US$, devrait voir « intégrer ses objectifs et ses actions dans les stratégies nationales de développement agricole et de réduction de la pauvreté » des gouvernements. Outre l'évidente fausseté des chiffres - quels contrôles sont exercés sur la plus grande partie de ces 31 millions d'hectares ? -, on peut s'interroger sur l'utilisation immédiatement faite de cette annonce par les écologistes qui assurent péremptoirement que « l'agriculture biologique pourrait nourrir le monde ».
On voit bien quelle manœuvre se dessine. L'agriculture productiviste et industrielle, ni durable ni supportable, étant condamnée avec raison, comment nourrir les milliards d'être humains qu'annoncent les statistiques ? A l'évidence, si on ne le dit pas ainsi, il n'y a plus de choix qu'entre l'apocalypse chimique et la famine. Les baudruches du genre « agriculture raisonnée » ont eu tôt fait de se dégonfler, ne ralliant que quelques milliers d'opportunistes. Aussi essaie-t-on de faire croire que cette agriculture "bio", dénoncée il n'y a guère encore par les mêmes progressistes, serait la panacée de nature à sauver le monde. Limitation des carburants fossiles, proclame la FAO, retour à la biodiversité avec rotation de cultures, proximité de la main-d'œuvre et des services, réduction des endettements dus aux achats très coûteux d'engrais et pesticides. C'est beau comme l'antique.
De surcroît plusieurs études, émanant d'organismes technologiques et scientifiques hautement respectables, arrivent, providentiellement, pour montrer que, contrairement aux affirmations des pessimistes qui soulignent la moindre productivité du "bio", celui-ci aurait fait la preuve, dans les pays en développement, d'une bien meilleure efficacité que l'agriculture productiviste mécanisée et chimique. L'égalant dans les pays industrialisés.
Au phytogénéticien suédois Norman Borlaug, couronné hier d'un Prix Nobel pour avoir imposé en Inde l'imbécile « révolution Verte », qui proteste que « nous n'allons pas nourrir 6 milliards d'êtres humains avec des engrais biologiques » (lesquels d'ailleurs ont pratiquement disparu), au chimiste anglais John Emsley, sommité mondiale en matière de toxicité chimique, qui assure qu'une conversion planétaire à l'agriculture biologique provoquerait environ 2 milliards de morts, s'oppose un déferlement de néo-écolos pour lesquels la "bio" banalisée et industrialisée sauvera le monde.
DES MILLIONS D'HECTARES DÉVASTÉS
Ainsi, Bill Liebhardt, chercheur de l'Université de Californie, affirme avoir fait produire à du maïs biologique 94 % d'une récolte conventionnelle, 97 % à du blé biologique, 94 % à du soja. Et 100 % à une tomate biologique. De telles mesures, réalisées en laboratoire, n'ont toutefois aucune valeur réelle. N'est-ce pas ce même type de manipulations qui en un siècle ont conduit au gigantesque fiasco de l'agriculture chimique ? Dans la meilleure des hypothèses - et c'est le cas d'une étude menée par l'Institut de Recherche Suisse pour l'Agriculture Biologique ou d'une compilation, réalisée à partir de 200 études faites en Europe et aux Etats-Unis, par Per Endersen de l'Université Cornell-, l'agriculture biologique atteindrait 80 % de la production chimique. Et on ne discutera pas ici du processus inéluctable de dégradation causé par cette dernière. Non plus que de la certitude qu'un jour l'agriculture bio produira en effet plus que l'autre en train de s'autodétruire. On ne s'étendra pas non plus sur les terribles mises en garde de Lydie et Claude Bourguignon (1) : il faut un hectare de culture par habitant pour nourrir les économies développées quand chaque terrien ne dispose plus que de 2 600 m² de terre cultivée.
Alors que chaque année l'érosion dévaste dans le monde la superficie d'une France, trente mètres de limon s'entassent sous le béton et le bitume de Roissy. Combien de générations faudra-t-il pour réanimer une terre épuisée par la chimie et le machinisme ?
VERS LA GRANDE FAMINE ?
On rappellera en revanche - ce qui échappe aux têtes d' œuf mondialistes - que l'agriculture biologique, véritable sacerdoce, capable en effet de rendements voisins de ceux réalisés par la chimique, exige un savoir-faire exceptionnel, de grandes connaissances techniques et un déchiffrage intuitif de la nature. Ce que ne possèdent plus les agriculteurs modernes couverts de diplômes artificiels, et que n'ont jamais su les paysans du Tiers-Monde sur lesquels on se repose pour la vulgarisation de cette pointilleuse technologie. Après avoir depuis un demi-siècle convaincu l'esprit public citadin de la crasse stupidité du bouseux, il est difficile aujourd'hui de faire admettre au plus grand nombre qu'il n'est pas à la portée du premier venu de produire une alimentation saine, sans chimie et sans gigantisme technologique, et d'élever avec doigté des troupeaux sans antibiotiques, hormones ni compléments de synthèse.
On peut douter qu'avec une telle surpopulation globale, quelque mécanisme puisse empêcher la Grande Famine. En tout cas, pour que l'agriculture biologique puisse nourrir la planète, faudra-t-il encore trouver les millions de magiciens indispensables à cette contre-révolution. Ainsi que les sages capables de les instruire. Et ça c'est la quadrature du cercle.
(1) Claude Bourguignon Le Sol, la Terre et les Champs, éd. Le Sang de la Terre. Epuisé. Réédité en février 2008. Voir aussi toute l'œuvre du Japonais Masanobu Fukuoa.
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Re: Derrière l'alibi du Mollsanto 810, l'alimentation "fran

Messagepar Miroir » 09/09/2008 - 18:19

Pat a écrit :Non, le «bio» ne peut nourrir le monde !
Alors que le Salon de l'Agriculture ouvrait ses portes à Paris dans un climat rendu morose par le renchérissement des prix agricoles et ses répercussions sur le fameux « panier de la ménagère », l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), appendice de l'ONU, découvrait l'état catastrophique de la planète après un demi-siècle de pillages ... auxquels elle n'est pas étrangère. N'est-ce pas le système mondialement planifié, appuyé sur le productivisme et la prolifération alimentaire génératrice de stocks gigantesques, qui a conçu des procédés de redistribution assurant la survie contre-nature de milliards d'individus, esquivant ainsi la régulation naturelle des flux démographiques ? Ce processus a conduit à l'impasse actuelle. Bientôt sept milliards d'habitants et 9 à l'horizon 2050.
Jusque-là on nous assurait qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter : la technologie garantirait une croissance des productions alimentaires en rapport avec l'essor démographique. On pourrait même, clamait-on, nourrir 13 milliards de personnes. Tout ne serait qu'affaire de redistribution ! Las, de toutes parts montent d'alarmistes prévisions.
La raréfaction des énergies fossiles, dans une économie mondiale où la croissance industrielle débridée, est le moteur de la survie du système, pose soudain de gigantesques interrogations. Nourrir neuf milliards de terriens requiert l'utilisation d'eau, de biotechnologies, de machinisme, de dérivés pétroliers et de carburants en nombre, en puissance et en quantité accrus. Or au-delà des pénuries il apparaît que les dégradations à l'environnement commises par ces technologies au cours des dernières décennies sont irrévocables tandis que la stérilisation des sols s'étend sur des millions d'hectares. Non seulement les productions ont cessé de croître mais elles diminuent. Les « clubs des 100 (quintaux de blé hectare) » ont des difficultés à recruter. Loin de pouvoir nourrir les populations émergentes, de plus en plus nombreuses à vouloir leur part du gâteau, il devient évident que les terres, arables en général, irrémédiablement détruites au cours du XXe siècle, sauf à être rapidement «régénérées», seront incapables de réaliser l'effort de production que la ruche humaine entend leur imposer.
Afin d'inciter les plus gros consommateurs - majoritairement les Blancs - à se restreindre, au risque de faire capoter l'économie mondiale actionnée par l'endettement et le gaspillage, on les terrorise avec les gaz à effet de serre supposés responsables d'un réchauffement induisant une sécheresse qui ajouterait aux pénuries alimentaires. Attisé par le typhon médiatique, le bobard marche. Mais il ne résoudra rien, s'il peut faire gagner du temps à ceux qui redoutent avant tout la prise de conscience des peuples !
ENTRE STÉRILISATION CHIMIQUE ET FAMINE
C'est ainsi que la FAO vient de publier une étude intitulée « Agriculture biologique et sécurité alimentaire ». selon laquelle l'agriculture bio qui, prétend-elle, couvrirait 31 millions d'hectares dans 120 pays pour un marché global de 40 milliards de US$, devrait voir « intégrer ses objectifs et ses actions dans les stratégies nationales de développement agricole et de réduction de la pauvreté » des gouvernements. Outre l'évidente fausseté des chiffres - quels contrôles sont exercés sur la plus grande partie de ces 31 millions d'hectares ? -, on peut s'interroger sur l'utilisation immédiatement faite de cette annonce par les écologistes qui assurent péremptoirement que « l'agriculture biologique pourrait nourrir le monde ».
On voit bien quelle manœuvre se dessine. L'agriculture productiviste et industrielle, ni durable ni supportable, étant condamnée avec raison, comment nourrir les milliards d'être humains qu'annoncent les statistiques ? A l'évidence, si on ne le dit pas ainsi, il n'y a plus de choix qu'entre l'apocalypse chimique et la famine. Les baudruches du genre « agriculture raisonnée » ont eu tôt fait de se dégonfler, ne ralliant que quelques milliers d'opportunistes. Aussi essaie-t-on de faire croire que cette agriculture "bio", dénoncée il n'y a guère encore par les mêmes progressistes, serait la panacée de nature à sauver le monde. Limitation des carburants fossiles, proclame la FAO, retour à la biodiversité avec rotation de cultures, proximité de la main-d'œuvre et des services, réduction des endettements dus aux achats très coûteux d'engrais et pesticides. C'est beau comme l'antique.
De surcroît plusieurs études, émanant d'organismes technologiques et scientifiques hautement respectables, arrivent, providentiellement, pour montrer que, contrairement aux affirmations des pessimistes qui soulignent la moindre productivité du "bio", celui-ci aurait fait la preuve, dans les pays en développement, d'une bien meilleure efficacité que l'agriculture productiviste mécanisée et chimique. L'égalant dans les pays industrialisés.
Au phytogénéticien suédois Norman Borlaug, couronné hier d'un Prix Nobel pour avoir imposé en Inde l'imbécile « révolution Verte », qui proteste que « nous n'allons pas nourrir 6 milliards d'êtres humains avec des engrais biologiques » (lesquels d'ailleurs ont pratiquement disparu), au chimiste anglais John Emsley, sommité mondiale en matière de toxicité chimique, qui assure qu'une conversion planétaire à l'agriculture biologique provoquerait environ 2 milliards de morts, s'oppose un déferlement de néo-écolos pour lesquels la "bio" banalisée et industrialisée sauvera le monde.
DES MILLIONS D'HECTARES DÉVASTÉS
Ainsi, Bill Liebhardt, chercheur de l'Université de Californie, affirme avoir fait produire à du maïs biologique 94 % d'une récolte conventionnelle, 97 % à du blé biologique, 94 % à du soja. Et 100 % à une tomate biologique. De telles mesures, réalisées en laboratoire, n'ont toutefois aucune valeur réelle. N'est-ce pas ce même type de manipulations qui en un siècle ont conduit au gigantesque fiasco de l'agriculture chimique ? Dans la meilleure des hypothèses - et c'est le cas d'une étude menée par l'Institut de Recherche Suisse pour l'Agriculture Biologique ou d'une compilation, réalisée à partir de 200 études faites en Europe et aux Etats-Unis, par Per Endersen de l'Université Cornell-, l'agriculture biologique atteindrait 80 % de la production chimique. Et on ne discutera pas ici du processus inéluctable de dégradation causé par cette dernière. Non plus que de la certitude qu'un jour l'agriculture bio produira en effet plus que l'autre en train de s'autodétruire. On ne s'étendra pas non plus sur les terribles mises en garde de Lydie et Claude Bourguignon (1) : il faut un hectare de culture par habitant pour nourrir les économies développées quand chaque terrien ne dispose plus que de 2 600 m² de terre cultivée.
Alors que chaque année l'érosion dévaste dans le monde la superficie d'une France, trente mètres de limon s'entassent sous le béton et le bitume de Roissy. Combien de générations faudra-t-il pour réanimer une terre épuisée par la chimie et le machinisme ?
VERS LA GRANDE FAMINE ?
On rappellera en revanche - ce qui échappe aux têtes d' œuf mondialistes - que l'agriculture biologique, véritable sacerdoce, capable en effet de rendements voisins de ceux réalisés par la chimique, exige un savoir-faire exceptionnel, de grandes connaissances techniques et un déchiffrage intuitif de la nature. Ce que ne possèdent plus les agriculteurs modernes couverts de diplômes artificiels, et que n'ont jamais su les paysans du Tiers-Monde sur lesquels on se repose pour la vulgarisation de cette pointilleuse technologie. Après avoir depuis un demi-siècle convaincu l'esprit public citadin de la crasse stupidité du bouseux, il est difficile aujourd'hui de faire admettre au plus grand nombre qu'il n'est pas à la portée du premier venu de produire une alimentation saine, sans chimie et sans gigantisme technologique, et d'élever avec doigté des troupeaux sans antibiotiques, hormones ni compléments de synthèse.
On peut douter qu'avec une telle surpopulation globale, quelque mécanisme puisse empêcher la Grande Famine. En tout cas, pour que l'agriculture biologique puisse nourrir la planète, faudra-t-il encore trouver les millions de magiciens indispensables à cette contre-révolution. Ainsi que les sages capables de les instruire. Et ça c'est la quadrature du cercle.
(1) Claude Bourguignon Le Sol, la Terre et les Champs, éd. Le Sang de la Terre. Epuisé. Réédité en février 2008. Voir aussi toute l'œuvre du Japonais Masanobu Fukuoa.
Petrus AGRICOLA. RIVAROL du 29 février 2008

L'auteur manque visiblement de connaissance de l'agriculture biologique.
Oui, elle peut encore nourrir la planète, à condition qu'on forme rapidement des agriculteurs dans tous les pays et qu'on modifie notre alimentation. De toutes façons, il n'y a plus d'autre choix, à part la mort pour le plus grand nombre.

Après, évidemment, pour ne pas être débordés, il faut limiter les naissances, mais ça pour certains c'est un crime...
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c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci


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