Page 1 sur 1

Le grand bazar des associations écologistes

Publié : 27/01/2008 - 14:47
par Prodeo
.
Ce n'est pas nous qui le disons, c'est Ouest-France :


Le grand bazar des associations écologistes

Pour s'y retrouver dans la myriade d'associations écologistes, il ne faut surtout pas économiser son énergie. Un vrai bric à brac. Deux organisations ont une place à part. Elles proposent une vision globale, mariant écologie, économie, social et politique... même si cette vision n'est pas toujours très claire. Il s'agit des Verts, à gauche, et de Cap 21, au centre. Après, le tableau devient baroque.

Disons que l'environnement est défendu soit par des associations, soit par des réseaux où l'on retrouve les mêmes, répartis par thèmes d'action. Prenons l'exemple des Amis de la Terre. Ils appartiennent à quatre réseaux « verts » : L'Alliance pour la planète (82 groupes unis depuis fin 2006 pour peser dans les campagnes électorales) ; Sortir du Nucléaire (798 associations et groupes locaux) : le Réseau Action Climat, (Rac, 15 groupes en France, 350 dans le monde) ; le Radis (Réseau pour une agriculture et une alimentation durables, inventives et solidaires ; 40 groupes). Dans le Grenelle de l'environnement, on trouve donc un mélange de réseaux et de grosses associations.

D'emblée, Sortir du nucléaire a été écarté. Neuf organisations ont été conviées à débattre. Elles entouraient Nicolas Hulot, le 31 mars, lors de la rencontre avec le candidat Sarkozy au cours de laquelle a germé l'idée du Grenelle. Elles ont aussi été convoquées, le 21 mai, à l'Élysée, par le nouveau Président.

Turbulences

On compte six organisations : le WWF qui s'affirme « première organisation mondiale de protection de la nature » ; Les Amis de la Terre qui se disent « premier réseau écologiste mondial » ; l'activiste Greenpeace ; la Fondation Nicolas Hulot ; la Ligue Roc, hostile à la chasse ; la Ligue de protection des oiseaux (LPO) ; enfin, la toute jeune association Écologie sans frontière. S'y ajoutent trois réseaux : France nature environnement (3 000 associations), le Réseau Action Climat et l'Alliance pour la planète.

Bien sûr, depuis quatre mois, il y a eu quelques turbulences dans la planète écolo. L'Alliance pour la planète notamment, après avoir perdu les antinucléaires, a vu sortir Hulot et France nature environnement, jaloux de leur indépendance. Le Réseau action climat a dû céder sa place à Good Planet, l'ONG du photographe Yann Arthus- Bertrand, ce qui est un comble s'agissant de lutter surtout contre le réchauffement climatique... Mais l'on sait depuis longtemps que dans le combat écologiste, le talent médiatique pèse plus lourd que le nombre d'adhérents, au demeurant invérifiable.

Quoi qu'il en soit, la société civile écologiste est diverse et fort vivante en France. C'est un bon compost accumulé au fil des ans. Reste à savoir ce que va en faire le jardinier de l'Élysée.


Michel ROUGER.

Ouest-France du 24/10/2007
_