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Grenelle: la montagne verte accouche d'une souris blette

Publié : 14/10/2007 - 17:25
par Pat
ET MÊME pas de belle apparence, la souris en question: altérée, moisie, putride! Dans les jours à venir jusqu'au grand raout de la fin de ce mois, le cirque médiatique va s'installer partout, à commencer par Internet qui désormais mâche les mots d'ordre en direction des perroquets radio/télé. Jusqu'au 17 octobre, des réunions - ateliers et débats - auront lieu dans 17 villes moyennes françaises. Depuis le 28 septembre, bloggeurs et chatteurs se dévoilent. De quoi structurer les organigrammes nécessaires au « combat contre l'effet de serre ». « Changer la donne, proclame Borloo, et faire la révolution Ecologique ». Derrière les mots, les menaces ! Prendre prétexte de la raréfaction des ressources naturelles, due à la surpopulation, pour « réorganiser la société ». Et comme cela grogne dans les rangs, à cause du nucléaire, des OGM, de la chimie, le ministre tranche: « La vraie question ce n'est pas de décider, c'est de passer à l'acte.» En force, s'il le faut. Mais la résistance est peu gaillarde !
Exemple. France Nature Environnement est une des six éminentes organisations sélectionnées pour réfléchir, étudier et proposer. Un mastodonte, pourrait-on dire, puisqu'elle fédèrerait plus de 3000 associations. Son président, Sébastien Genest, fait grise mine devant un verre qu'il annonce " à moitié " vide. Après plusieurs semaines de palabres, non seulement ces gens ne sont pas d'accord entre eux mais on se demande, à la maigreur des revendications, si la rupture ne les effrayerait pas. Petits soldats, en somme, bien propres et disciplinés, d'un système qui ne marche qu'à l'esbroufe. Il faut analyser quel est le demi-verre " plein " du caporal Genest, sans rire des points positifs dont il se contente. Une " proposition " de loi sur les OGM. Une autre réduisant les émissions de C02 des véhicules de 176gr/km à 130gr/km d'ici à 2020. Un plan national du développement de 25 % du fret non routier d'ici 15 ans.
Remettons bien ici les choses en perspective. Tous souscrivent aux objurgations de Kyoto et de Rio contre le réchauffement climatique : +6° en un siècle, annoncent-ils, le Sahel au Danemark et le Sahara sur le Congo. Et de pousser à la guérilla contre le C02 qui en serait responsable. Couverts par les outrances du GIEC et les semonces onusiennes, disculpant la Chine, l'Inde, le Brésil et autres malfaiteurs écologistes, mais ostracisant l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Australie - ultimes sanctuaires du monde un peu blanc -, ils annoncent Armageddon si ces dernières ne se plient pas à leurs diktats sans quoi, prophétisent-ils, le monde explosera. Le Groenland - qu'il y a 1 000 ans les fermiers vikings appelaient « Terre Verte» - commencerait à fondre et s'ouvre entre le 15 août et le 1 er septembre le « Passage du Nord Est » ... comme il le fait depuis des siècles, ce qui incite les Inuits à exiger plus d'indemnités. Pensez donc! Champions de la moto-neige, il leur faudrait aller de plus en plus loin pour abattre à la carabine automatique à lunette de visée infrarouge de quoi garnir leurs barbecues électriques. .
Devant le terrifiant tableau brossé, on attendrait des revendications draconiennes. La suppression des motos-neige ou des camions de 40 tonnes par exemple. Celle des barbecues électriques, des écrans plats, de l'illumination des villes, des festivals et des matches en nocturnes fluorescents. La mort du libre-échange, la suppression des 40 000 navires marchands, des porte-containers, des milliers d'avions en commande. L'arrêt immédiat de la construction d'autoroutes, de tunnels, de ponts géants, de villes nouvelles. Le reflux du tourisme de masse et des mouvements planétaires de soi-disant réfugiés - où l'on verrait alors si, hors ces artifices ruineux, celui qui avait raison ne s'appelait pas Thomas Malthus

METTRE UN NEZ ROUGE AUX VERTS

Les nouveaux imprécateurs savent bien que tout cela n'est qu'alibi. Que le « Développement Durable» s'apparente à une habile martingale au service d'un totalitarisme planétaire de fer. Que le C02 anthropogénique est une farce bien orchestrée et le Réchauffement Climatique un slogan de plus en plus suspect qui se moque assez que l'été 2007 ait été un des plus frais que l'Europe de l'Ouest ait connus depuis un siècle.
Les Verts, régisseurs pendant des années du ministère de l'Ecologie, ont annoncé à grands coups de menton un « programme minimum en 13 points » sans lequel Grenelle serait un échec. Ce qui sera le cas forcément parce qu'on ne sortira pas du nucléaire, on n'interdira pas les OGM, aucun moratoire n'interviendra sur les " agrocarburants " que, pendant des années, eux-mêmes réclamèrent sous l'appellation de biocarburants. Et ce n'est pas demain que l'hyper-Distribution supprimera les emballages qui conditionnent la névrose consommatrice.
On n'ira pas, selon leurs vœux, vers plus d'agriculture biologique, par manque de bras experts, mais vers des systèmes de production " durables " que néanmoins ils acceptent, de plus en plus lourds, toxiques et destructeurs à mesure que, sous la pression des flux migratoires, il y a plus de consommateurs et moins de producteurs. Le pire chez l'écolo c'est qu'il ignore tout de l'agriculture hors ce qu'il a appris de l'agronome farfelu René Dumont.
A part cela, les Verts se régalent de babioles imbéciles qui, dans leur thématique, ont remplacé biocarburants, éoliennes et photo-voltaïque depuis que la nocivité de ces innovations et le rapport entre le coût et la toxicité de leur fabrication et leur production énergétique les a disqualifiées. Sauf dans l'esprit des multinationales de l'énergie qui ont su mesurer le pactole qu'elles représentaient. La planète serait ainsi sauvée par les économies d'énergie dans l'habitat, les écopastilles automobiles, l'érection du secrétariat d'Etat de Mme Kosciusko-Morizet en Ministère plein ou l'instauration d'une TVA réduite sur les produits propres. C'est affligeant. Comme l'est la taxation des pesticides et l'interdiction d'ici à 2009 de toute substance reprotoxique, mutagène ou cancérigène, alors que s'impose l'élimination radicale - quelles qu'en soient les conséquences économiques - de tout produit issu de la chimie de synthèse. Y compris ceux créés par polymérisations chimiques.
En revanche « chaque commune, pays ou agglomération (doit adopter) un " Plan Climat " territorial, définissant les mesures pour réduire localement les émissions de gaz à effet de serre ». Décision essentielle qui renforce l'appareil totalitaire qu'est le Développement Durable et confirme la mainmise sur le gouvernement global du monde par l'ONU, dont les Verts.
Les Amis de la Terre, un des courants de pensée écologique les plus intéressants, ne sont pas vraiment dupes de la pertinence d'une manifestation à laquelle pourtant ils participent dans le cadre de l'Alliance pour la Planète. Il suffit de consulter le dossier passionnant et remarquablement documenté qu'ils consacrent au Grenelle de l'Environnement, sous un titre révélateur: « Faux consensus et vrais conflits ». Ou d'écouter un de leurs responsables les plus avertis, Christian Berdot, qui nous paraît avoir fort lucidement analysé cette opération de communication tissée d'impostures: « Le gouvernement va peut-être lâcher du terrain sur les OGM, dit-il, et accorder quelques % d'agriculture biologique, mais ce sera pour mieux imposer les agrocarburants industriels - qui aggravent le réchauffement climatique et font exploser les prix alimentaires mondiaux -, pour mieux soutenir le refus de certains lobbies agricoles de diminuer de façon importante les quantités de pesticides alors que plus de la moitié des cancers sont provoqués par ces produits, présents notamment dans les aliments - et pour mieux promouvoir l' "Agriculture Raisonnée ", alibi " verdâtre " des lobbies de l'agriculture intensive. »
René BLANC. RIVAROL

Publié : 26/10/2007 - 11:56
par Le Chef
Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN

Promesses grenellisées

Comme on pouvait s’y attendre, le « Grenelle de l’environnement » a débouché sur un... discours.
Une fois de plus sont faites des promesses, qui n’engagent que ceux à qui elles sont faites. Et la plupart de ces promesses n’avaient assurément pas besoin d’une telle mise en scène pour être énoncées.
La présence tutélaire d’Al Gore ne peut que provoquer un malaise. La France n’a pas besoin d’un chaperon, comme par hasard américain, qui donne son satisfecit au nom d’une quelconque autorité morale, fût-elle celle d’un prix Nobel, d’ailleurs controversé.

Publié : 27/10/2007 - 19:34
par Pat
Entre écologie, croissance et consommation : Le grand écart de Sarkozy

C'EST une collision événementielle à multiples détentes à la charge potentielle inquiétante. Montrant toute l'hypocrisie des grands discours qui, depuis quelques années, tentent de masquer la rapide agonie des identités et des libertés.

GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT: UN MARCHÉ DE DUPES

D'une part le voile se distend sur les projets débattus dans ce qu'ils appellent le Grenelle de l'Environnement. On voit poindre le marché de dupes pressenti dès le début. Mis en forme lors de la campagne du futur président, si néophyte et mal informé de ces sujets qu'il se faisait fort de les assortir à ses utopies économiques, refusant bien entendu d'aborder la question essentielle dans une perspective de régulation écologique: redonner sa primauté à la fonction naturelle et, ce faisant, que cela plaise ou non, réduire la croissance économique, technologique et démographique qui mène la planète au chaos.
Nous ne sommes pas de ceux qui prennent prétexte du C02 anthropogénique pour imputer à l'effet de serre la responsabilité du réchauffement climatique observé ici ou là, si nous ne cessons en revanche de dénoncer les séquelles désastreuses sur la santé du plus grand nombre de certaines activités humaines, comme celles liées à la chimie. On découvre soudain l'empoisonnement des cours d'eau français par le pyralène qui pendant des décennies s'est déversé dans les nappes phréatiques pendant que les Verts urbains faisaient la chasse aux agriculteurs et à!' atrazine. Responsable, pas coupable, l'intouchable fée Electricité qui tient dans ses chaînes toute la société moderne. On sait bien qu'on ne se sortira pas plus de cette débâcle qu'on ne l'a fait de l'atome à Tchernobyl ou de l'amiante à travers toute l'Europe.
Interrogée, la sous-ministre de l'Environnement Kozsiusko-Morizet bafouille qu'il faut tenter de « découvrir une bactérie qui mangerait le pyralène ». Toujours la même dérobade de ceux qui, depuis si longtemps, espèrent de la science la riposte idoine aux calamités qu'ils ont eux-mêmes provoquées.
Les pesticides n'ont pas d'effets sur le réchauffement climatique. Mais, asphyxiant les organismes et brûlant les défenses immunitaires, ils tuent des millions d'individus. La démographie exponentielle ne se mesure pas tant en dioxyde de carbone qu'en millions d'hectares bétonnés et bitumés, en déstructurations conflictuelles des harmonies communautaires. Et en extension sans fin des espaces urbains où se dissolvent les derniers liens biologiques entre la nature et l'homme, préparant ce dernier au servage universel. L'économie de libre-échange et de consommation, le tourisme et l'immigration de masse sont d'abord préjudiciables aux équilibres naturels qui font les sociétés pacifiques. Mais voyez comme les tenants de ce prétendu combat contre le réchauffement climatique se moquent de ces considérations quand, accélérant tous les effets morbides qui agressent l' identité européenne où qu'elle survive, ils n'en sont de surcroît les actifs prosélytes.

GORE ET LE GIEC AU SERVICE DE LA PLANIFICATION MONDIALE


En même temps, l'organisation partisane qui depuis un siècle perpétue la mémoire d'un des plus grands malfaiteurs de l' Histoire moderne, Alfred Nobel, décerne son prix de la Paix à la fois à Al Gore et au GIEC. On est là en pleine imposture. Même les plus complaisants des scientifiques reprochent au film de l'ancien vice-président, « Une vérité qui dérange », la licence incongrue prise avec la réalité climatologique. Mais peu importe, l'annonce de sa nomination déchaîne un unanimisme médiatique qui fait peur. Parce qu'on comprend trop bien tout ce qui se camoufle derrière cette manipulation. La menace qu'on brandit au-dessus de l'Occident n'a jamais été aussi claire. C'est bien le Prix Nobel de la Paix qui a été décerné à Gore, comme il y a deux ans la Kényane Wangari Maathaï, simple militante contre la déforestation, en était récompensée (et, avant elle, l'agitatrice guatémaltèque Rigoberta Menchu, si impopulaire dans son pays que, candidate à la présientielle, elle y est créditée d'un score dérisoire). Mais on nous annonce que sauf à réduire le réchauffement climatique dont nous sommes réputés responsables, il faut nous attendre à voir déferler les masses affamées du sud dont, en vérité, l'ONU a planifié l'installation dans les pays "blancs" depuis quinze ans maintenant.
Ce n'est donc pas par hasard si le GIEC, c'est-à-dire l'ONU, partage la distinction avec le commis-voyageur de l'effet de serre. En dépit des dénonciations de dizaines de scientifiques qui en claquent la porte, la propagande médiatique ne cesse d'affirmer qu'il y aurait «quasiunanimité» sur la responsabilité de l'action humaine dans ce réchauffement. Mais en focalisant toute l'attention sur une cause fantasmée, on dénature la réalité du réchauffement. Le système mondialisé surpoulation/consommation/croissance/technologie n'en n'accélèrera pas les effets mais il s'opposera à leur limitation.

ATTALI, LE "LIBÉRATEUR" DE LA CROISSANCE ET PROPHÈTE DU NOMADISME

Et voici où intervient le troisième échelon de l'imposture. Se mêlant à l'affaire, Jacques Attali et sa Commission pour la Libération de la Croissance Française créée sur l'ordre de Nicolas Sarkozy exigent que soit instaurée une politique économique qui accélérerait la croissance - 3 à 5 % de plus. Il y a trente ans, l'ancien sherpa de Mitterrand admirait le modèle concentrationnaire chinois et, dans L'Anti-économique, dénonçait la croissance, «facteur d'inégalités et de pauvreté» qui, réalisée dans les pays dits riches, « crée les conditions d'une dépendance croissante des pays pauvres ». Aujourd'hui il se fait le héraut de la consommation, du nomadisme. Il demande la construction en France de 1,5 million de pavillons en trois ans, ainsi que la création d'une dizaine de villes nouvelles de 50 000 habitants, baptisées "eco-towns" (sic). Par la "mixité sociale" et « les technologies vertes », on y promouvrait grâce à un nouvel urbanisme d'avant-garde - on sait où les précédents nous ont menés - « des espaces urbains durables» capables de nous faire accéder, selon le charabia attalien, à « l'ubiquité nomade ».
En quoi, hors le badigeon vert, tout cela s'accommoderait-il du tintamarre burlesque sur la lutte contre l'effet de serre? Le président de la République n'en a pas fini de faire le grand écart, s'enthousiasmant du Grenelle de l'Environnement, congratulant Al Gore et félicitant Attali. Pour ce demier, son familier de longue date, il ne pouvait être surpris de propositions régulièrement exposées depuis 1995 date de parution de son livre odieux, Lignes d'horizon, dans lequel il développe avec un cynisme révoltant sa vision apocalyptique de l'éradication de la civilisation européenne.
Voici quelle est sa nouvelle mission: «créer les conditions d'une transformation de la société française ». Une transformation ? Celle-ci ayant été radicalement chamboulée depuis un demi-siècle, que resteraitil encore à dévaster de ses traditions, de ses mythes, de son identité quand des lois bolcheviques interdisent toute expression libre sur les sujets fondamentaux ? Et que peut bien signifier de plus «l'acceptation du changement» qu'il exige?
Une partie de «Lignes d'horizon» traite justement de la catastrophe écologique dont alors il mesurait pleinement l'amplitude. Ainsi que de la démographie dont l'explosion ne lui a pas échappé. Que disait-il ? « La production ne peut croître sous sa forme actuelle sans menacer la survie de l'espèce humaine, la Terre est un objet vivant parcouru par des nomades de plus en plus nombreux, de plus en plus avides d'objets et de plus en plus producteurs de déchets, - quand chacun l'aura compris il risquera fort d'être trop tard ». Voici justement où ce néophyte de la croissance entend donc nous précipiter. Développer celle-ci par la consommation, casser les prix, "libérer" par tous les moyens la grande distribution, rendre mobiles «les élites ». Si l'on veut augmenter le pouvoir d'achat des plus pauvres ce n'est pas en inondant le marché de pacotille électronique chinoise ou d'alimentation frelatée qu'on y parviendra mais en rendant au travail et à la solidarité ethnique la place centrale qu'ils détenaient dans nos sociétés traditionnelles.
Mais tel n'est pas le but d'Attali. Et moins encore celui de son ahurissante Commission de 43 sherpas, que nous radiographierons dans la livraison de décembre d'Ecrits de Paris. Appartenant tous au système autoritaire mondialisé. Tous issus du même formatage intellectuel et idéologique dont leur mentor est imprégné. Portant en eux, profondément ancrée, une idéologie métisse, progressiste, artificielle, ayant voué une haine hystérique à la « civilisation européenne ». Certes, la plupart des mesures ne seront sans doute pas retenues dans l'immédiat mais le débat public aura été amorcé. Et jetées au vent les semences qui germeront bien un jour.
René BLANC. RIVAROL 26 octobre 2007