Halte aux idées fausses sur la santé et l'environnement!

Comment sauver la planète.
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Pat
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Halte aux idées fausses sur la santé et l'environnement!

Messagepar Pat » 20/09/2007 - 20:59

La radioactivité est-elle dangereuse et la carotte bonne pour la santé? Dans un livre décapant, Jean de Kevasdoué s'en prend aux lieux communs qui alimentent, selon lui, de nombreux «délires écologiques et sanitaires». Extraits.
S' il y a une chose que Jean de Kervasdoué prend au sérieux, c'est l'écologie. Au point de mal supporter la surenchère alarmiste et l'affolement injustifié. «Je suis un fatigué de l'apocalypse, écrit-il d'emblée. Quand j'entends parler des OGM, j'ai l'impression que Mars attaque!
Certains sujets sont préoccupants (la grippe aviaire) ou menacent notre avenir (le réchauffement climatique), mais d'autres ne touchent qu'une partie infime de la population ou sont catalogués comme risques alors que ce sont des bienfaits.» Son credo: distinguer les vrais dangers des fausses peurs pour agir efficacement. Aussi polémique que stimulant. . . F.Bg


POLLUTION Ses effets ne font pas partie des facteurs de risque sanitaire majeurs selon l'OMS
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les cinq principaux facteurs de risque sanitaire dans les pays développés sont le tabagisme, l'hypertension artérielle, l'abus d'alcool, l'hypercholestérolémie et l'excès de poids. Aucun d'entre eux n'a à voir avec l'environnement, ils relèvent seulement de choix individuels ( ... ). Par ailleurs, l'OMS précise que la carence en fer induirait 0,7% des maladies des pays développés. Cette carence se développe, notamment chez les femmes, parce qu'on ne mange plus assez de viande rouge, conséquence directe de l'idée que la viande bovine est dangereuse pour la santé. Ce n'est pas l'environnement qui est ici en cause, mais les peurs écologistes qui ont des effets tangibles sur la santé.

OGM Au nom du principe obsessionnel de précaution. on se prive de leurs bienfaits
L'air du temps, précautionneux pour ne pas dire timoré, n'examine que les risques, pas les bénéfices" A supposer qu'ils soient dangereux, ce qui n'a pas été démontré, les OGM peuvent eux aussi être à l'origine de considérables bénéfices environnementaux (limitation des pesticides épandus, meilleure utilisation de l'eau ... ) au prix de risques à ce stade essentiellement hypothétiques. Selon les Actes de l'Académie des sciences des Etats-Unis de la troisième semaine de juin 2007, il a été possible de transférer au riz un vaccin du choléra. Ainsi, des souris auxquelles on avait injecté la toxine du choléra, mais qui s'étaient nourries de cette plante transgénique, n'ont pas été malades. Cela soulève de grands espoirs quand on sait que chaque jour 5 000 enfants meurent de cette maladie dans le monde. [ ... ]
Avoir fait de la précaution un principe, inscrit depuis 2005 dans la Constitution, est ainsi un drame: il ne s'agit plus de tenter d'analyser des évolutions vraisemblables, compte tenu des informations disponibles, mais d'imaginer l'impensable ( ... ). Prenez la décision d'enlever l'amiante de la faculté de Jussieu, à Paris: pour éviter que les fibres projetées lors de la construction ne deviennent un jour une poudre inhalable, il suffisait de les enrober et, dans certains cas, de construire des faux plafonds. Or, aujourd'hui, même quand ces fibres sont enrobées dans un enduit, on se fait une obligation de les enlever, ce qui est coûteux et totalement inutile d'un point de vue sanitaire. L'utilité est symbolique: l'Etat essaie de se laver du fait de ne pas avoir agi à temps, quand des personnes ont eu leur vie abrégée pour avoir dû manipuler à longueur de journée cette substance toxique à certaines doses.

NUCLÉAIRE A faible dose. les dangers de la radioactivité ne sont pas prouvés
Le mouvement écologique impose des réglementations sans fondements, qui nourrissent de réelles inquiétudes quand la référence à la règle l'emporte sur l'analyse objective des faits. Exemple: le nucléaire. Au printemps 1998, le Premier ministre de l'époque, Lionel Jospin, a dû personnellement intervenir parce que des wagons de la Cogema portaient des traces de radioactivité, faute d'avoir été bien nettoyés. Le non-respect de la procédure était condamnable, mais l'intervention laissait penser que le pays courait un danger immédiat. Or, en dormant toute une vie dans ces wagons, on eût été moins irrradié qu'en habitant certaines parties de la Bretagne qui produisent naturellement du radon, un gaz radioactif. ( ... )
A forte dose, le rayonnement nucléaire est mortel. Mais, en ce qui concerne les très faibles doses, il n'a pas été possible de mettre en évidence un effet pathogène chez l'homme. Cependant, le consensus international considère que toute exposition, même minuscule, est susceptible d'avoir un effet. Cette hypothèse n'est pas scientifique, elle est politique [ ... ]. Resituons ainsi le débat sur les conséquences de Tchernobyl. En France, rien ne prouve que le nuage formé par l'explosion de la centrale en 1986 ait exposé la population à des doses pathogènes. Vingt ans après, aucune augmentation des cancers n'a pu être détectée. La croissance des cancers de la thyroïde a commencé en 1975 et n'a pas accéléré après 1986. "La dose de rayonnement reçue au cours d'un vol Paris-New York (NDLR: en altitude, on est davantage irradié car l'atmosphère nous protège moins contre les rayons cosmiques) correspond à la dose moyenne reçue en France suite à l'accident de Tchernobyl", précise le professeur Jacques Foos. Un garde-chasse qui aurait mangé en un an 40 kilos de viandes de sangliers provenant de la forêt la plus touchée n'aurait reçue qu'une dose inférieure à l'irradiation moyenne annuelle des Français. Rien d'inquiétant.

EFFET DE SERRE Le recours au nucléaire est le meilleur moyen de réduire les émissions de CO2
Avant que l'on ne se soucie du réchauffement de la planète, on pensait que la pollution du charbon n'avait pas de répercussions sur les générations futures. Mais l'on sait que la première source (24,5%) de rejets de gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère est le parc de centrales thermiques, notamment au charbon. Celui-ci est utilisé prioritairement par les deux grands pollueurs de la planète, Etats-Unis et Chine. La deuxième source d'émission de GES (18%) est la déforestation et la troisième, seulement, le transport sous toutes ses formes (13,5%). Il est donc faux de penser que la priorité pour lutter contre l'effet de serre est la pollution automobile, même s'il convient de faire flèche de tout bois. Les efforts fournis en Europe depuis la signature du protocole de Kyoto (entre 1990 et 2004, les émissions ont baissé de 17,2% en Allemagne, de 14,3% au Royaume-Uni et de 0,8% en France) n'ont permis d'économiser que la moitié des effets produits par la consommation annuelle du Texas (374 millions de tonnes de CO2).(...)
Selon Hervé Le Treut et Jean-Marc Jancovici, auteurs de «L'Effet de serre: allonsnous changer le climat?» (Flammarion), si, au lieu de fabriquer de l'électricité à partir du charbon ou du fuel, on utilisait, comme en France, l'énergie nucléaire, on diminuerait «de 25 à 30% les émissions de CO2 d'origine fossile». (...) La biomasse peut contribuer à une moindre croissance de l'effet de serre, mais, pour en tirer du carburant, il faut de l'énergie, et seule l'électricité nucléaire, hydroélectrique ou éolienne permet de le faire sans rejet de CO2. Rappelons que la superficie de la France est de 55 millions d'hectares. 1 hectare produit au mieux 1 tonne d' équivalent pétrole par la biomasse. Or nous en avons consommé 90 millions en 2006.

PRÉVENTION Il est faux de croire qu'elle contribue toujours à réduire les dépenses de santé
La.prévention se justifie pour des raisons éthiques: réduire les accidents du travail, limiter les accidents domestiques, vacciner les enfants... Toutefois, faut-il toujours le faire, à n'importe quel prix? Une politique de prévention efficace conduit parfois à une réduction des dépenses de santé: il en est ainsi de la vaccination des enfants ou de toute mesure qui favorise l'arrêt du tabac chez les femmes enceintes. Mais cela n'a rien de systématique. La raison en est simple: seules les dépenses immédiates qui précèdent le décès sont considérées. Certes, avant de mourir d'un accident, d'un abus d'alcool ou de tabac, les personnes concernées sont prises en charge par le système de soins et si elles avaient eu une vie plus saine, l'assurance-maladie aurait réalisé des économies. Mais les personnes dont la vie se prolonge grâce à la prévention ne sont pas pour autant immortelles, Elles mourront un jour, d'autre chose, En attendant, elles continuent de vivre, ce qui veut dire qu'elles sont parfois malades, qu'elles sont soignées, qu'elles seront peut-être atteintes plus tard d'une maladie du grand âge, lourde de conséquences financières pour la collectivité. La question des effets bénéfiques ou non de la prévention est le résultat du calcul des dépenses de soins pendant toute une vie [ ... ]. De ces calculs, on retire que les alcooliques, bien que leur vie soit plus brève, coûtent plus cher à l'assurance maladie que la moyenne des Français; quant aux tabagiques, leur vie également plus courte induit au contraire moins de dépenses. Personne n'envisage d'inciter à fumer pour contribuer à réduire le déficit de la Sécu, mais la prévention n'y aide pas forcément.

PRODUITS TOXIQUES Les doses autorisées sont souvent trop contraignantes
Distinguons le danger réel d'un produit et son seuil juridique de toxicité (établi au terme d'un long processus) : des études sur l'homme, sur des organismes vivants ou en laboratoire permettent de repérer le lien entre l'exposition à un agent et ses effets sur l'organisme. Certains agents sont considérés «à seuil», c'est-à-dire qu'aucun effet nocif n'est décelé en dessous d'un certain degré d'exposition. Pour eux, on calcule la «dose sans effet contraire observé», puis on la divise par un facteur de sécurité pour tenir compte des incertitudes et obtenir des «doses journalières tolérables» (pour les expositions par voie orale) et des «concentrations atmosphériques admissibles» (par voie respiratoire). En général, le facteur de sécurité est de 1 000 et parfois, on l'applique deux fois (soit une dose autorisée 1 million de fois inférieure à la dose toxique). Donc, si un chimiste trouve dans le lait 50 ou 100 fois la dose de dioxine autorisée, cela reste très en dessous de la dose toxique. A chaque fois que ces questions sont évoquées, il faudrait tenter de rechercher comment la norme a été fabriquée et quel coefficient de sécurité a été retenu. Au fur et à mesure que la chimie progresse et permet de déceler des traces de plus en plus infimes d'un élément, les normes autorisées par Bruxelles baissent. Les conséquences sont dramatiques, car il faut investir pour respecter ces seuils. Investir sinon pour rien, du moins pour rien de démontré.

AGRICULTURE Le bio et les carburants verts ne contribuent pas au développement durable
Si l'on est adepte de la nourrl'ture bio, on peut penser améliorer sa santé. Mais il s'agit d'une croyance, à ce stade non vérifiée empiriquement: il n'a pas été possible de démontrer que c'était vrai toutes choses égales par ailleurs. On espère aussi contribuer au développement durable. Les produits biologiques utilisent moins d'engrais et moins de pesticides, ce qui de surcroît limite la pollution des rivières. Certes, c'est exact quand on raisonne à l'hectare cultivé, mais l'agriculture biologique requiert de laisser les sols en jachère, si bien que le tout-biologique, du fait de son moindre rendement, serait strictement incapable de nourrir l'humanité même si l'on accroissait la surface cultivée de la Terre au point de faire disparaître toute la forêt équatoriale (en outre, cette déforestation accélérerait l'effet de serre ). Pour la même production de céréales, l'agriculture biologique nécessite en effet deux à trois fois plus de surfaces et consomme plus d'énergie par tonne d'alimentation produite. Si, depuis un demi-siècle, l'humanité en forte croissance a été nourrie alors que le nombre de paysans s'effondrait, c'est que la production de céréales a été multipliée par trois alors que les surfaces cultivées n'augmentaient que de 10%. Cette hausse a été possible grâce à la génétique (sélection des semences), aux engrais, aux pesticides. [ ... ]
La concurrence entre production d'énergie à partir de la biomasse (NDLR: l'essence d' origine végétale) et production de végétaux pour la consommation animale et humaine a commencé. Le plein d'un 4x4 requiert la même quantité de maïs que pour nourrir une personne pendant un an! Les cultures américaines de maïs se vouent de plus en plus à la production d'éthanol. Comme la terre cultivable est un bien rare, cela a des conséquences sur les prix alimentaires et les pays pauvres seront les premiers à en souffrir: «Au Mexique, qui s'approvisionne aux EtatsUnis, le prix des tortillas à base de maïs a augmenté de 14% en un an», rapportait «Le Monde» en mars dernier.

ALIMENTATION Les produits réputés "sains" n'ont en réalité guère d'effets sur la santé

Mangez des carottes, des brocolis, de l'huile d'olive, du poisson gras», dit-on. Mais l'alimentation n'agit que très rarement seule sur la santé, elle n'est déséquilibrée que compte tenu d'un mode de vie. Chacun sait que le régime adapté à un travailleur manuel n'est pas le même que celui d'un col blanc. Il est donc dangereux de focaliser l'attention sur la seule composition des aliments. On voit les effets d'un tel raisonnement, notamment en Amérique du Nord: les produits sont «sains», mais l'alimentation quotidienne est inadaptée au point d'inspirer le dégoût. [ ... ]
Si la nourriture peut provoquer des maladies, cela passe le plus souvent par l'intermédiaire d'un dérèglement du corps, mesuré par un facteur de risque dont l'évolution ne dépend que très rarement de la seule alimentation. L'hypertension artérielle, le poids, le taux de cholestérol sanguin, le diabète en sont des exemples. Ces risques induisent la probabilité de développement de telle ou telle maladie, mais le lien n'est pas causal. Il s'agit de facteurs de risque et non pas de maladies. «Rien ne justifie que, aujourd'hui, près de six millions de Français consomment à longueur d'année des médicaments anticholestérol dans l'espoir d'améliorer leur espérance de vie», affirment ainsi le cardiologue Michel de Lorgeril et la diététicienne Patricia Salen. Mais la surveillance permanente des facteurs de risque permet à l'industrie pharmaceutique d'avoir une clientèle en traitement ininterrompu. Aujourd'hui, on médicalise tout, notamment l'alimentation. Or, en nutrition, plus n'est pas mieux. Ainsi, les vitamines, indispensables jusqu'à un certain seuil, peuvent être toxiques à forte dose. «Les traitements au bêta-carotène, à la vitamine A et à la vitamine E accroissent la mortalité», estime le professeur Goran Bjelakovic dans une étude publiée en février dernier par «The Journal of the American Medical Association». Autrement dit, les cures de vitamines sont dangereuses pour la santé. Qui l'eût cru?
Capital
Jean de Kervasdoué,Les prêcheurs de l'apocalypse:PLON
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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Miroir
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Messagepar Miroir » 24/09/2007 - 21:31

Je ne risque pas d'acheter son bouquin!
Il sort de temps en temps un truc juste, et en tire souvent des conclusions erronnées...
Avant de chercher à prouver de soi-disant erreurs dans ce que prétendent les autres, il serait bien qu'il commence par examiner ses propres idées reçues.
En fait, en y réfléchissant, je me demande pour qui il travaille...
Errare humanum est, perseverare diabolicum.

"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche

"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci


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