Re: Le bobard du réchauffement climatique !
Publié : 06/04/2010 - 11:43
Réchauffement climatique : les nouveaux charlatans
Un collectif de scientifiques nous a transmis son analyse de la théorie en vogue chez les khmers verts et autres Lyssenko nouveaux : Le réchauffement climatique !!! Désolé pour Nicolas Hulot mais nous n’avons pas pu transférer le texte en format album à colorier..
Depuis plus de trente ans, l’opinion occidentale a été manipulée, pilonnée sans répit, jour après jour, par tous les énormes moyens médiatiques et de pouvoir que permet la technologie moderne, pour la détourner de ce qui a fait naguère sa force : la science en général et les sciences exactes en particulier.
Les radios d’Etat, la presse écrite, les voix ”autorisées”, la pression sur l’enseignement, tout a été mis en œuvre simultanément, sans relâche, jusqu’à l’obsession, jusqu’à la nausée. L’expression publique, qui n’a jamais été aussi sévèrement contrôlée, est accaparée par les ennemis de la science, qui instillent par la méthode du goutte à goutte, dans tous les rouages de la société, le relativisme, le cynisme, le scepticisme intériorisé, la défiance envers tout progrès érigée en système, le repli sur soi et l’abandon de tout sentiment de solidarité humaine dans le face à face avec la Nature.
Un symptôme révélateur est la montée en puissance des astrologues, devins, voyants et voyantes, gourous, marabouts, religieux de toute sorte, cartomanciens-ennes, marchands de thèmes astraux, chamans, magnétiseurs et autres charlatans, sectes variées, contre lesquels toutes les lois existantes sont inactivées de fait depuis des lustres : la presse, en toute impudence, est remplie de leurs annonces publicitaires qui s’étalent au grand jour. Si nous finissons par sortir de cette nuit intellectuelle et morale, les historiens du futur en resteront abasourdis !
Tout se passe comme si le trésor du savoir, de la vraie science et des vrais savoir-faire, sous l’effet d’une implacable volonté occulte, avait été brusquement accaparé au niveau mondial par une élite invisible et muette qui organise la société de manière à le garder pour elle seule et à en priver les masses, exactement comme ces dictatures du XX ème siècle qui interdisaient à certaines classes sociales d’apprendre à lire. L’interdiction brutale et maladroite étant remplacée par le dénigrement universel servi par les larbins qui ne manquent jamais pour ces tâches.
L’un des leviers de cet obscurantisme organisé est le mouvement dit écologiste. Dans nos pays occidentaux, les ”Verts”, au lieu de défendre honnêtement l’environnement, se sont faits le bras armé de cette spoliation des masses.
En effet, la défense de l’environnement est en soi une juste et noble cause ; le simple bon sens consisterait à prendre à bras-le-corps ce problème et à consacrer une part raisonnable et efficace des bénéfices du progrès des sciences à la préservation et la sauvegarde de notre environnement, un peu comme on consacre à l’entretien d’une machine une part des bénéfices qu’elle procure. Le progrès bien compris commande cette préservation et cette sauvegarde, nul besoin de ”nouvelle philosophie” ni de ”changer la vie” pour de pareilles évidences !
Mieux : le saccage et la destruction de l’environnement, loin d’être engendrés par la science, sont des conséquences lamentables de l’ignorance publique, de la pauvreté et de l’abaissement intellectuel et moral des masses.
Songeons à ce que pouvait être l’environnement au début du XIX ème siècle, non pas dans les bucoliques ou romantiques tableaux de Nicolas Poussin ou de David, mais dans la vie quotidienne : par exemple l’environnement d’un hôpital civil, quand des pauvres hères d’employés faméliques allaient vider en pleine nature, n’importe où, des charrettes entières de détritus et immondices hospitaliers infects ; ou bien, quand les latrines publiques n’existaient pas encore et que la population des bas quartiers déféquait et copulait n’importe ou` presque en même temps et aux mêmes endroits (il en allait ainsi jusque dans les jardins du Palais de Versailles !). Quand les ordures ménagères, autrement polluantes que de nos jours, au lieu d’être ramassées, servaient de répugnante bectance aux animaux domestiques qui circulaient partout, même dans les RDC des maisons. . . animaux qui étaient ensuite consommés sur place sans aucune hygiène. . . quand les bourgeois se faisaient apporter l’eau ”potable” tirée de la Seine et vidaient leurs pots de chambre depuis leurs fenêtres en pleine rue. . . quand dans les campagnes, le lot commun était la vie de toute une famille entassée dans une unique pièce chauffée à la cheminée fumante, avec juste quelques rideaux noircis pour isoler le lit conjugal. . . sans salle de bains, sans eau potable, directement des sabots à peine ôtés jusque dans les draps. . . quand le linge était lavé à la main et au battoir, à genoux, dans l’eau glacée de quelque cours d’eau. . . quand la peste, la variole, la typhoïde, la tuberculose, les famines récurrentes et plus tard la syphilis étaient la rançon obligée de ces pitoyables conditions de vie. . . quand la forêt disparaissait inexorablement pour chauffer les foyers et alimenter les forges (deux fois moins de forêts en France sous Bonaparte qu’en 2000).
Eh bien, toutes ces évidences ont été confisquées par une nouvelle espèce de religion au comportement de secte, avec sa grille de lecture codifiée, ses rites, ses textes sacrés, son idéologie obligatoire, ses excommunications, ses fatwas, son intolérance, ses prêtres, ses prélats, ses papes : la religion écologiste. La vulgate de cette religion est très simple : la science est mauvaise en soi, d’essence diabolique. Elle est responsable des malheurs de l’humanité qui ont tant frappé les esprits au XXème siècle, notamment les deux guerres mondiales. Elle est responsable de la destruction de l’environnement, son effet final est que les humains rongent notre planète comme un cancer. Elle a engendré le mal absolu : l’arme atomique. Il faut arrêter de toute urgence le développement scientifique, sinon notre environnement sera bientôt détruit comme il est montré dans Soleil Vert ou dans les films de Schwartzenegger. Il faut revenir aux énergies douces” et trouver un ”autre” ”mode de développement”, le développement durable, qui sera fondé sur l’exploitation d’énergies renouvelables. Il faut arrêter de toute urgence toute recherche et toute industrie liées à la physique atomique, car cette dernière est d’essence satanique, elle est une manifestation du mal absolu. Il faut en finir avec la rationalité, ”respecter” les croyances et superstitions de tout un chacun, car toutes les vérités se valent, il n’y a pas de vérités universelles, tout est ramené à l’humain conçu à la seule échelle individuelle, de la naissance à la mort.
Bien sûr, cette vulgate ne peut agir que sur une population ignorante, à l’esprit critique anesthésié, la plus déscientisée possible, la plus passive possible, donc la plus divisée et la plus individualisée possible. L’intériorisation de toutes les frustrations étant la meilleure garantie du pouvoir des ”sachants”, i.e. de ceux qui ont accès au savoir scientifique.
C’est ainsi que la secte écologiste a investi nos sociétés et s’est imposée au plus haut niveau dans nombre d’états occidentaux, de façon à influer lourdement sur leurs politiques économiques et sociales. Après quelques balbutiements de départ, elle a trouvé un fabuleux thème porteur avec les prétendus changements climatiques et l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère. Il faut savoir qu’il n’y a presque pas de vrais savants, au sens noble du terme, parmi les innombrables coteries qui nous martèlent inlassablement ce thème, apeurant les foules avec l’histoire du cataclysme climatique qui, paraîıt-il, menacerait l’humanité (voir des précisions dans http://www.pensee-unique.fr/).
LES VARIATIONS CLIMATIQUES
Le climat n’est pas stable. Il subit depuis la nuit des temps des variations lourdes plus ou moins cycliques. Des travaux authentiquement scientifiques ont permis de reconstituer à grands traits le climat depuis quelques centaines de milliers d’années en arrière jusqu’aujourd’hui. On distingue des variations majeures à l’échelle préhistorique, avec des périodes approximatives qui se comptent en milliers ou dizaines de milliers d’années, et des variations mineures à l’échelle historique, avec des périodes approximatives qui se comptent en siècles.
Le climat terrestre est un moteur thermique complexe dont le carburant principal est l’énergie reçue de la Terre par le rayonnement solaire (il existe une énergie endogène à la Terre, produite par la chaleur interne du globe terrestre, mais elle est secondaire au regard de l’énergie reçue du soleil).
Le mécanisme de ce moteur peut être schématisé comme suit :
1) les grands courants de convection marins : celui de l’Atlantique Nord, dont le principal est non pas le Gulf Stream, mais le courant géant de convection allant en profondeur de l’équateur vers le pôle nord et en surface, en retour, des régions arctiques vers les tropiques), et ceux du Pacifique Sud.
2) les grands courants atmosphériques produits par la rotation propre de la Terre : alizés des régions tropicales (de sud-est en nord-ouest au nord de l’équateur et de nord-est en sud- ouest au sud de l’équateur), alternance de cyclones et d’anticyclones dans les hémisphères tempérés nord et sud (se déplaçant tous d’ouest en est), vents tournant autour des pôles au bas des vortex polaires (soufflant d’est en ouest).
3) le courant atmosphérique particulier de l’Océan Indien, allant de Madagascar vers l’Asie du sud et du sud-est chaque année de mai à octobre, et qui produit les moussons.
4) le courant atmosphérique local provoqué au large du Chili par les anomalies de températures océaniques ”El Niño”, sur le Pacifique au large du Pérou, dont les fluctuations agissent jusque sur le climat d’Europe, et même sur l’intensité des moussons.
5) Les vortex polaires, tourbillons perpétuels géants qui stagnent au-dessus des deux pôles, couvrant en projection horizontale, centrées sur chaque pôle, deux étendues de plusieurs millions de km2 chacune. Ces vortex, si on les colorait, ressembleraient à des bouteilles de gaz butane la tête en bas et dont la base monte en haute stratosphère. Ils ont une importante influence sur la température des zones polaires (i.e. intérieures aux cercles polaires), car leur température est très basse, bien au-dessous de zéro. Les courants atmosphériques 2), 3) et 4) transportent de l’air soit humide soit sec et produisent les précipitations, tant au-dessus des mers et océans qu’au-dessus des terres émergées. Ces précipitations aboutissent aux cycles de l’eau douce : évaporation au- dessus des océans −> nuages+vents −> précipitations −> eaux de surface des terres+ eaux profondes dans les terres −> écoulements de surface dans les terres (ruisseaux, rivières et fleuves)+infiltrations en profondeur (eaux souterraines, plus abondantes que les eaux de surface) −> retour des eaux de surface aux mers et océans, et ainsi de suite.
De nombreux facteurs commandent ces variations du climat. Ils sont très nombreux, et on ne les connaît pas tous. Les principaux, et de loin, sont les facteurs astronomiques. Citons les quatre paramètres astronomiques les plus anciennement identifiés :
A1) la précession des équinoxes, qui est la rotation sidérale complète en à peu près 25800 ans de l’axe de la rotation propre de la Terre autour de la perpendiculaire au plan de l’ellipse trajectoire terrestre autour du soleil (N.B. 1 : sidérale signifie : relativement aux étoiles fixes. N.B. 2 : l’ellipse en question s’appelle l’écliptique). Cette rotation de l’axe de rotation terrestre s’accomplit dans le sens inverse du déplacement de la terre autour du soleil. La précession des équinoxes a pour conséquence de faire varier la distance de la Terre au soleil en un moment donné d’une saison donnée. Lorsque l’été boréal arrive quand la Terre est au plus près du soleil (périhélie), l’hiver boréal arrive quand la Terre est au plus loin du soleil (aphélie). L’été boréal est alors plus chaud que la moyenne et l’hiver boréal est alors plus froid que la moyenne, et simultanément l’été austral est plus frais et l’hiver austral plus doux. Lorsque l’été boréal arrive quand la Terre est à l’aphélie, l’hiver boréal arrive quand la Terre est au périhélie ; alors l’hiver boréal est plus doux que la moyenne et l’été boréal est plus frais, pendant que l’été austral est plus chaud que la moyenne et l’hiver austral plus froid.
Actuellement, sur Terre, l’hiver boréal se produit à peu près au périhélie, ce qui est un facteur d’hivers plus doux et d’étés plus frais dans l’hémisphère nord. Mais inversement, c’est un facteur d’hivers plus rudes et d’étés plus chauds dans l’hémisphère sud.
A2) On appelle axe des apsides le grand axe de l’écliptique. Ce grand axe n’est pas fixe par rapport aux étoiles : il accomplit, dans le plan de l’écliptique, une révolution complète autour du soleil (relativement aux étoiles fixes) en environ 100 000 ans. La combinaison de ce phénomène avec la précession des équinoxes entraîne une différence entre la période de la précession des équinoxes et celle des moments où l’été boréal arrive quand la Terre est au périhélie. Le calcul prouve que l’été boréal se produit au périhélie environ tous les 21000 ans.
A3) La nutation, qui est une petite oscillation autour de sa valeur moyenne longue de l’angle de l’axe de la rotation propre de la Terre avec la perpendiculaire au plan de l’écliptique. La période de la nutation est environ 18,3 ans. Cet angle vaut actuellement environ 23,5 degrés. Lorsque cet angle est un peu inférieur, on a des étés plus frais et des hivers plus doux ; quand il est un peu supérieur, on a des étés plus chauds et des hivers plus froids. La nutation est l’une des raisons pour lesquelles le climat n’est jamais identique d’une année à l’autre.
A4) La variation longue de l’angle moyen d’inclinaison de l’axe de rotation terrestre avec la perpendiculaire au plan de l’écliptique. Cet angle varie périodiquement entre 22 degrés et 24,5 degrés (actuellement : 23,5 degrés) selon un cycle complet d’environ 41000 ans. Comme l’existence de cet angle est de loin la cause principale des saisons, sa variation a des conséquences incommensurables sur le climat.
Toutes ces variations périodiques sont dues à la combinaison complexe des effets gravitationnels réciproques entre la Lune, la Terre et le soleil. Elles commandent le carburant unique du moteur climat : l’énergie reçue du soleil sur Terre.
A coté de ces facteurs principaux, il existe une foule de paramètres moins spectaculaires mais non négligeables :
• les cycles de onze ans de l’activité solaire (les fameuses taches solaires), et d’autre part, une pulsation d’environ 1 pour cent du diamètre. L’analyse des observations de Galilée montre qu’au début du XVII ème siècle, ce diamètre apparent était un pour cent de moins que de nos jours.
• la variation de l’excentricité de l’écliptique les périodes de cette variation sont très longues( plusieurs centaines de milliers d’années). L’excentricité d’une ellipse est un nombre > 0 compris entre 0 et 1. Quand il est proche de 0, l’ellipse est très voisine d’un cercle, quand il est proche de 1, elle est très allongée. Donc quand l’excentricité de l’écliptique augmente, les périphélies et les aphélies sont plus marqués, ce qui accentue les conséquences de la précession des équinoxes.
• la dérive des continents. Elle est seulement de quelques centimètres par an, mais à très long terme elle agit lourdement sur le climat. Un exemple : le continent antarctique est isolé du reste des terres par des immensités océaniques, ce qui laisse le champ libre aux courants marins froids qui l’entourent. C’est l’une des causes du gigantisme de la calotte glaciaire antarctique.
• L’éloignement inexorable de la lune. Notre satellite, en effet, s’éloigne de plus en plus de la Terre. Or de par son effet gravitationnel, il commande les marées, il explique la précession des équinoxes et les perturbations périodiques des autres paramètres astronomiques principaux. Si elle s’échappait du champ d’attraction terrestre, les conséquences climatiques seraient donc inimaginables. Toutefois cet éloignement est suffisamment lent pour que ces conséquences restent pour des millions d’années imperceptibles à l’échelle humaine. Lorsque ces conséquences seront significatives, si des humains existent encore, ils ne se seront aperçu de rien, ils auront de notre époque aux nuits éclairées par Séléné une vision analogue à celle que nous avons de l’ère précambrienne. . . Pour plus de précisions sur ces paramètres astronomiques, avec nombreux dessins explicatifs et graphiques des températures de la Terre passées et actuelles, le lecteur pourra utilement consulter http://la.climatologie.free.fr/glaciati ... iation.htm
L’œuvre de Milutin Milankovitch
Les quatre facteurs astronomiques principaux ci-dessus se combinent et ont permis de mieux comprendre les cycles des grandes glaciations. Un travail fondamental, publié en 1928, a été accompli par le mathématicien serbe Milutin Milankovitch, qui lui a permis, par une étude fine des quatre paramètres principaux, de déterminer les cycles non seulement des grandes glaciations, mais par exemple aussi de l’intensité des moussons. La dernière grande glaciation, qui dura près de 100 000 ans et culmina vers 22000 ans av. J.C., se termina environ 12000 ans av. J.C. Elle avait été précédée d’une période interglaciaire d’environ 20 000 ans.
Actuellement, nous sommes dans une nouvelle période interglaciaire, et nous allons vers une prochaine glaciation, qui devrait commencer dans quelques milliers d’années. Les énergies énormes mises en jeu pour produire ou dégeler ces glaciations sont sans commune mesure avec tout ce que peut engendrer l’activité humaine. Ainsi lors de la dernière glaciation, le niveau moyen des mers et océans avait baissé d’environ 120 mètres (alors l’Angleterre n’était plus une île), mais une couche de glace de 3 à 4 km d’épaisseur recouvrait perpétuellement tout le nord de l’Europe incluant la totalité des îles britanniques, la Silésie, toutes les Alpes ; la banquise d’hiver recouvrait un bon quart ouest de la France, et la couche de glace permanente recouvrait toute la Russie jusqu’à l’Ukraine, la Sibérie, et tout le territoire actuel des USA jusqu’à Washington (voir la carte de cette glaciation dans http://fr.wikipedia.org/wiki/Glaciation
L’Amérique du Nord était reliée à la Sibérie. Les glaciers pyrénéens s’étendaient au moins jusqu’aux actuels rivages catalan et basque. La quantité d’eau bloquée était supérieure à celle aujourd’hui piégée dans l’Antarctique (sur le seul continent antarctique, donc banquise non comprise, actuellement 30 millions de km3 d’eau douce).
Milankovitch démontra que les moussons atteignent en ce moment une intensité maximum tous les 8000 ans ; leur intensité minimum survient donc 4000 ans après le maximum. Le dernier minimum date environ des années 500 à 1000. Le dernier maximum date donc d’environ 3000 ans av. J.C., et le prochain se produira dans environ 3000 ans. Les conséquences climatiques de cette découverte sont passionnantes : quand la mousson est au maximum, elle passe par-dessus les monts Hadramaout, barrière sud de la péninsule arabique (longue de plus de 2000 km et culminant à plus de 4000 m), et elle arrose tout le Yémen géographique sud, une contrée quatre fois plus vaste que la France. Des archéologues allemands ont exploré cette contrée dans les années 1930 et y ont découvert les marqueurs d’une hydrographie abondante, avec faune et flore luxuriantes, lacs, rivières, etc. Mieux : ils y ont exhumé des villes entières mieux conservées qu’Herculanum, dont la plus étonnante est M’aariv. Un long article fut publié dans les années 1980 par Scientific American, avec photos incroyables de M’aariv. L’Arabie Heureuse n’est donc pas une légende, elle était là ! la période arrosée dure environ 4000 ans, la période sèche autant. Le Yémen sud géographique devrait donc recommencer à être arrosé dans 1000 ans. Sur la fin de la dernière période arrosée, la mousson s’est affaiblie, les pluies se sont raréfiées, et les ingénieurs de cette civilisation engloutie ont fait front à ces sécheresses en créant un remarquable système de barrages, de retenues et d’irrigation. Le barrage construit à M’aariv, dont les photos des vestiges sont reproduites dans l’article cité de Scientific American, mesurait 700 m de long et 80 m de haut ! il créait une immense retenue, capable d’irriguer l’équivalent d’un département français. Mais à la fin des fins, les pluies ont disparu, et la destruction du barrage fut ordonnée vers 600 après J.C., car il ne servait plus à rien, et son entretien était coûteux.
Le cycle du carbone
Le principal réservoir de carbone sur notre Terre est celui dissous sous forme de CO2 dans les océans (environ 90 pour cent de tout le carbone de la planète). L’eau océanique admet d’autant moins de CO2 dissous que sa température s’élève.
Il est exact que le CO2 est un gaz à effet de serre. Toutefois, son effet de serre est bien moins important que celui des nuages et de la vapeur d’eau, qui est le principal gaz à effet de serre présent dans l’atmosphère. Cette dernière contient entre 10 et 20 grammes de vapeur d’eau par kilo d’air, soit 1 à 2 pour cent, et seulement 0,34 gramme par kilo d’air, soit 3,4 parties de CO2 pour dix mille d’air, autrement dit 0,034 pour cent. Ainsi, dans l’atmosphère l’eau est environ 50 fois plus abondante que le CO2.
Le Groenland était, au temps des Vikings, vers l’an 1000, une terre de pâturages et d’élevage bovin (voir à ce sujet l’œuvre magistrale d’Emmanuel Le Roy Ladurie : ”Histoire du climat depuis l’an Mil”). Les Vikings y cultivèrent des céréales. Aujourd’hui, il est recouvert d’une couche de glace d’épaisseur moyenne 2000 m. C’est, loin derrière l’Antarctique, le second réservoir d’eau douce de la planète (environ 3 500 000 km3). On a étudié des carottes verticales de plusieurs centaines de mètres de cette glace, dont les strates renseignent sur la composition et la température de l’atmosphère aux l’époque des précipitations correspondant à ces strates . Il est apparu que les périodes de température élevée ont toujours coïncidé avec une augmentation du taux de CO2, ce qui à première vue va dans le sens de nos Cassandre climatiques de la secte écologiste. Mais une étude plus fine a montré que cette augmentation du taux de CO2 a toujours succédé à l’augmentation de température. Ce qui suggère que c’est l’augmentation de température moyenne qui détermine celle du taux de CO2 et non l’inverse. Comme le CO2 vient des océans, on en déduit que la probabilité la plus grande est que la température s’est élevée pour des raisons extérieures à la proportion de CO2 dans l’atmosphère, et que cette augmentation de température a sensiblement dégazé les océans d’une partie de leur CO2 dissous, d’où l’augmentation de ce gaz dans l’atmosphère. De plus, on ne connaît pas la capacité des océans à absorber du CO2 dissous. Par suite, la présence d’un peu plus de CO2 dans l’atmosphère a toutes chances de ne pas peser lourd devant les facteurs qui vont refroidir nos climats quand la prochaine grande glaciation arrivera, car selon toute vraisemblance, ce surplus de CO2 se dissoudra pour l’essentiel dans les océans refroidis.
Les micro-glaciations
A l’échelle historique, on observe des pulsations du climat entre périodes chaudes et périodes plus froides. Pour des détails, se reporter au livre d’Emmanuel Le Roy-Ladurie cité. Le millénaire de 400 av. J.C. à Charles Martel est appelé ”millénaire ensoleillé” et correspond à une période chaude, où peu de documents évoquent glaciers et hivers rigoureux. Un refroidissement modéré intervient en Europe à partir de 1150-1200, qui dure près de deux siècles, auquel succède un redoux jusqu’à la mort de François Ier. Puis de 1553 à 1850, c’est sur toute l’Europe une période de froid très marqué, avec hivers terribles et étés torrides, sur laquelle on dispose d’une abondante documentation et d’une très riche iconographie ; cette période est appelée le ”Petit âge glaciaire” ; pour en donner une idée : le Rhône a gelé chaque année au niveau de Tarascon entre 1556 et 1610 ; les glaciers alpins et pyrénéens étaient en moyenne huit fois plus volumineux qu’aujourd’hui. Au Cirque de Gavarnie, où les touristes admirent de nos jours l’unique ”Grande cascade” (de 400 m de haut), on pouvait admirer, en 1823 encore, douze cascades analogues qui tapissaient toute la célèbre colossale paroi ! quand René Chateaubriand part, le premier janvier 1821, pour son poste d’ambassadeur en Pologne, la Seine est entièrement gelée (relaté dans ses Mémoires d’Outre-Tombe, début du tome 2 de l’édition de la Pléiade). C’est cet accident climatique, bien plus que des motifs socio-économiques, qui explique la chute de la royauté en France, par les disettes affreuses qui ont sévi la plupart des hivers dans nos campagnes durant ces années glaciales.
Et brusquement, sans raison apparente, la situation se retourne à partir de 1850 (une date, donc, où aucune activité industrielle humaine ne peut être accusée d’une quelconque influence climatique). Les glaciers d’Europe entament leur récession, qui s’étale jusqu’à nos jours, les hivers deviennent peu à peu moins sévères, malgré quelques méchants soubresauts comme l’hiver 1940, où les soldats français mobilisés dans la ”drôle de guerre” subirent des semaines entières de froids de moins vingt à moins trente degrés, ou l’hiver 1956, qui obligea le gouvernement français à fermer la totalité des établissements scolaires les trois premières semaines de février, un froid soudain de moins vingt à moins vingt-cinq degrés ayant pétrifié le pays entier alors que jusqu’au début de février, la saison d’hiver avait été la plus douce du siècle. Toutefois, ces rigueurs du petit age glaciaire n’ont rien à voir avec les authentiques grandes glaciations. De nombreuses théories ont eté avancées pour les expliquer, et celle qui prévaut actuellement est la théorie du ”minimum de Maunders”, selon laquelle durant ces trois siècles, l’activité solaire est passée par un minimum ; de fait, nous avons déjà signalé que le diamètre apparent du soleil a été un pour cent de moins qu’aujourd’hui, ce qui entraîne une réduction fantastique de l’énergie solaire reçue sur Terre, touchant la totalité de la planète à la fois, mais en outre, les documents laissés par les astronomes de l’époque, Galilée en tête, montrent que les taches solaires furent durant ces périodes pratiquement inexistantes.
Il faut noter que ce lent réchauffement de l’Europe commencé en 1850, et dont on ignore quand il finira, a duré plus de 110 ans à taux de CO2 atmosphérique pratiquement inchangé, très peu augmenté. L’augmentation qui prévaut depuis la fin des années 1960 succède à ce réchauffement, et ne l’a pas précédé. C’est conforme à ce qui est observé dans les carottages de glace du Groenland :
l’augmentation de température précède toujours celle du taux de CO2, Il est donc étrange de décréter sans examen une inversion de chronologie dans la relation de cause à effet, en affirmant sans preuve convaincante, malgré la contradiction chronologique, que ce serait l’augmentation du taux de CO2 qui ferait grimper les températures.
La banquise boréale
Nos médias à sensation affolent les populations en montrant des photos alarmantes de la ”fonte de la banquise du pôle nord”. Le procédé est peu honnête quand on oublie systématiquement de prévenir le téléspectateur qu’au pôle nord comme au pôle sud, il y a un hiver et un été. Au-delà des Cercles Polaires en effet, la saison d’hiver et la saison d’été sont rallongées (jusqu’à six mois aux pôle nord et sud mêmes). Il y a donc tout naturellement une énorme rétraction des glaces polaires boréales chaque année à la fin septembre, qui se rattrape de septembre à fin mars. Pour les glaces polaires australes, la banquise recule de septembre à mars et avance de mars à septembre ; il est curieux qu’on ne demande jamais aux climatologues auto proclamés de montrer les photos du même coin de banquise prises fin septembre et fin mars ! heureusement, la banquise boréale, en dépit du réchauffement depuis 1850, tient le coup pour l’essentiel. Ses parties qui fondent plus que d’ordinaire sont les plus fragiles, i.e. celles qui bordent la Russie et la Sibérie. D’ailleurs la couche de glace du Groenland garde son épaisseur moyenne de 2 km, sensiblement supérieure à celle qui prévalait au temps des Vikings (Groenland=Terre Verte : voir ci- dessus) : le réchauffement ne s’y manifeste que sur certaines cotes. Quant à la banquise australe, la question ne se pose pas puisque l’Antarctique est en train de se refroidir, en même temps que sa banquise augmente (voir ci-dessous).
L’Antarctique
Le continent antarctique recouvre le pôle sud et s’étend sur environ 14 millions de km2, soit 1,8 fois l’Australie, et une fois et demi l’Europe, Russie jusqu’à l’Oural comprise. Il s’agit bien d’un continent, c’est-à-dire une très étendue terre émergée. Il est recouvert d’une couche de glace permanente d’épaisseur moyenne 2,5 km (avec des épaisseurs locales dépassant 4,5 km), ce qui représente environ 30 millions de km3 d’eau douce. Ce sont ainsi 90 pour cent des réserves d’eau douce de la planète qui se trouvent figées au-dessus du continent Antarctique (compte non tenu de la banquise qui l’entoure). L’hiver austral, la superficie antarctique prise en glaces continues (donc continent antarctique plus banquise antarctique compacte et continue) rajoute entre 18 et 19 millions de km2 de sol ferme (la banquise australe) à ce continent, ce qui porte la surface totale solide à un total de 32 à 33 millions de km2 suivant les années, soit plus que la surface de l’Afrique, et plus du double de la surface continentale antarctique.
Pour se faire un idée de cette colossale quantité d’eau douce piégée en glace éternelle sur le socle permanent du continent antarctique (donc banquise non comprise), supposons qu’on la fasse fondre : l’eau qu’elle produirait ferait alors couler l’Amazone à son embouchure (100 000 m3/seconde) pendant environ 10 000 ans ! autre image : sachant que le lac Baîkal contient, avec ses 60 000 km3 d’eau douce, plus de 35 pour cent de l’eau douce réunie de tous les lacs de la Terre, la fonte de l’Antarctique permettrait de remplir cinq cents lacs Baîkal, soit plus de 170 fois la totalité des lacs de la planète.
Contrairement à ce que disent partout les écologistes, le réchauffement n’affecte en rien l’Antarctique. Au contraire, il est en phase de refroidissement, et globalement, sa banquise augmente (voir par exemple : http://www.laterredufutur.com/html/modules.php ou http://la.climatologie.free.fr/glaciati ... iation.htm
Sachant l’immensité de ce milieu et le rôle majeur de régulation climatique qu’il joue pour toute notre planète, rien ne permet d’affirmer que le réchauffement climatique local actuel en Europe et en Amérique du Nord soit de nature différente des autres changements mineurs d’ampleur comparable à celle du Petit Age Glaciaire ou du Millénaire Ensoleillé.
Pour relativiser les esbroufes médiatiques sur le prétendu bouleversement climatique actuel, il suffit de se reporter à la carte de la dernière grande glaciation reproduite dans http://fr.wikipedia.org/wiki/Glaciation en tenant compte que la couche de glace allait de 1 à 4 km. Le niveau moyen des océans était alors 120 m de moins qu’aujourd’hui. La surface de l’hémisphère nord prise en glaces éternelles (hors banquises) était supérieure à 20 millions de km2. Il faut donc qu’une épaisseur permanente de glace de plusieurs km d’épaisseur sur l’Eurasie, l’Amérique du Nord et une partie de la banquise antarctique fixe réunis fonde pour remonter de 120 m le niveau moyen des mers et océans affirmer ; avec autorité, que le niveau des mers risque de monter de 50 voire 60 mètres d’ici un siècle, quel charlatanisme ! la pauvre réalité du changement de niveau actuel des océans et mers se mesure en centimètres par siècle, et pour les estimations du futur, ça va de quelques centimètres dans 50 ans à quelques décimètres dans un siècle, avec toutes les réserves d’usage pour que l’auteur puisse affirmer, si ses ”prévisions” tournent en ridicule, qu’il ne l’avait pas péremptoirement affirmé. .
Le recyclage du CO2
La masse totale de l’atmosphère utile de notre planète (biosphère) peut être évaluée à 6 × 10^15 tonnes. La consommation mondiale annuelle d’énergies fossiles en 2008 s’est établie à environ 6,5 milliards de tep (un tep=1 tonne d’équivalent-pétrole). La combustion de 1 tep dégage dans l’atmosphère entre 2 et 3 tonnes de CO2 suivant le combustible utilisé. Donc ces 6,5 mds de tep ont envoyé dans l’atmosphère environ 15 mds de tonnes de CO2, soit 1, 5 × 10^10 tonnes, ce qui représente 1/400000 de la masse de l’atmosphère. La question centrale est de savoir quelle portion de cette masse de CO2 va rester dans l’atmosphère (l’excédent non recyclé y restera plusieurs siècles). Il est très difficile d’y répondre, car la capacité des océans d’en absorber une partie est mal connue, et l’estimation de la quantité recyclée par la biomasse est très imprécise. Il semble établi que la déforestation diminue fortement cette capacité, mais seulement si elle n’a pas pour but une mise en culture. Car la culture intensive recycle presque autant de CO2 que la forêt. En effet, une forêt et bien gérée de façon à se perdurer produit en moyenne entre 6 et 10 m3 de bois à l’hectare par an, tandis qu’une culture intensive (de foin, par exemple) produit entre 5 et 10 tonnes de matière sèche à l’hectare par an, donc le même ordre de grandeur que la production de la forêt. En l’absence de précisions fiables, la plus forte probabilité commande d’adopter l’hypothèse que la moitié du CO2 envoyé par l’activité humaine dans l’atmosphère y restera. On arrive ainsi à la conclusion que l’humanité envoie chaque année un excédent de 1/800000 de la masse de l’atmosphère sous forme de CO2.
Or la quantité de CO2 est actuellement 3, 4/10000 de la masse totale de l’atmosphère, et il est dit partout que cette proportion était 2/10000 il y a un siècle. Donc en un siècle, il y a eu un excédent de CO2 atmosphérique de 1, 4/10000 de sa masse. Mais depuis un siècle, sachant que l’humanité a énormément augmenté sa consommation de combustibles fossiles (doublement tous les dix ans, soit 7 pour cent par an), on peut estimer que l’activité humaine n’a contribué à cet excédent que pour la quantité 1/800000 multiplié par 1 + (1/1, 07) + (1/1, 07^2 ) + • • • + (1/1, 07^100 ) , ce qui donne la proportion 15/800000 = 1, 875/100000 de la masse de l’atmosphère. C’est un ordre de grandeur de moins que l’augmentation observée !
La conclusion s’impose : l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique depuis un siècle n’est pas due aux rejets CO2 par l’activité humaine. Et même au rythme actuel, il faudrait près de cinquante ans pour augmenter de 1/10000 la masse de CO2 dans l’atmosphère, compte non tenu de l’augmentation de la capacité de recyclage du CO2 que nous pouvons créer.
Les partisans de la secte écologiste vous diront que la question n’est pas là, que c’est l’avenir qui est menacé par nos rejets de CO2 si nous ”continuons ainsi”. Mais cette argumentation présente deux failles majeures : d’abord, elle fait l’impasse sur ce phénomène énorme : le CO2 atmosphérique a bel et bien augmenté depuis un siècle, mais pour des causes autres que nos rejets de CO2. Ce qui donne un nouvel indice que c’est l’augmentation de la température qui a causé celle du CO2 et non l’inverse. Et alors, d’où vient cette augmentation de température ? A l’évidence, pour l’essentiel, des variations naturelles des paramètres astronomiques, car on ne voit pas d’autres causes significatives. Ensuite, les inconnues du recyclage du CO2 sont totalement occultées par ce pseudo- raisonnement. Et il y en a tant ! Ainsi, la mise en culture de nos déserts, par la maîtrise de l’eau et l’irrigation, augmenterait notablement la capacité de recyclage du CO2. De même avec la gestion des surfaces actuellement cultivées (nous ne cultivons aujourd’hui que 30 pour cent des terres émergées) et la reforestation. Ce n’est pas tout : aucune étude n’est jamais proposée pour dissocier à grande échelle le CO2 produit par les combustions des énergies fossiles pour en retirer le carbone. La fonction chlorophyllienne réalise cette dissociation, et restitue à l’atmosphère l’oxygène qui lui avait été pris, en produisant du carbone dans la biomasse, mais rien n’interdit d’imaginer d’autres procédés, industriels ceux-là, qui utiliseraient le CO2 pris à sa source,à la sortie des appareils de combustion. Certes ces procédés demanderaient de l’énergie, non fossile pour ne pas tomber dans un cercle vicieux, mais ces procédés éviteraient l’envoi d’excédents de CO2 dans l’atmosphère. http://www.euro-reconquista.com
Un collectif de scientifiques nous a transmis son analyse de la théorie en vogue chez les khmers verts et autres Lyssenko nouveaux : Le réchauffement climatique !!! Désolé pour Nicolas Hulot mais nous n’avons pas pu transférer le texte en format album à colorier..
Depuis plus de trente ans, l’opinion occidentale a été manipulée, pilonnée sans répit, jour après jour, par tous les énormes moyens médiatiques et de pouvoir que permet la technologie moderne, pour la détourner de ce qui a fait naguère sa force : la science en général et les sciences exactes en particulier.
Les radios d’Etat, la presse écrite, les voix ”autorisées”, la pression sur l’enseignement, tout a été mis en œuvre simultanément, sans relâche, jusqu’à l’obsession, jusqu’à la nausée. L’expression publique, qui n’a jamais été aussi sévèrement contrôlée, est accaparée par les ennemis de la science, qui instillent par la méthode du goutte à goutte, dans tous les rouages de la société, le relativisme, le cynisme, le scepticisme intériorisé, la défiance envers tout progrès érigée en système, le repli sur soi et l’abandon de tout sentiment de solidarité humaine dans le face à face avec la Nature.
Un symptôme révélateur est la montée en puissance des astrologues, devins, voyants et voyantes, gourous, marabouts, religieux de toute sorte, cartomanciens-ennes, marchands de thèmes astraux, chamans, magnétiseurs et autres charlatans, sectes variées, contre lesquels toutes les lois existantes sont inactivées de fait depuis des lustres : la presse, en toute impudence, est remplie de leurs annonces publicitaires qui s’étalent au grand jour. Si nous finissons par sortir de cette nuit intellectuelle et morale, les historiens du futur en resteront abasourdis !
Tout se passe comme si le trésor du savoir, de la vraie science et des vrais savoir-faire, sous l’effet d’une implacable volonté occulte, avait été brusquement accaparé au niveau mondial par une élite invisible et muette qui organise la société de manière à le garder pour elle seule et à en priver les masses, exactement comme ces dictatures du XX ème siècle qui interdisaient à certaines classes sociales d’apprendre à lire. L’interdiction brutale et maladroite étant remplacée par le dénigrement universel servi par les larbins qui ne manquent jamais pour ces tâches.
L’un des leviers de cet obscurantisme organisé est le mouvement dit écologiste. Dans nos pays occidentaux, les ”Verts”, au lieu de défendre honnêtement l’environnement, se sont faits le bras armé de cette spoliation des masses.
En effet, la défense de l’environnement est en soi une juste et noble cause ; le simple bon sens consisterait à prendre à bras-le-corps ce problème et à consacrer une part raisonnable et efficace des bénéfices du progrès des sciences à la préservation et la sauvegarde de notre environnement, un peu comme on consacre à l’entretien d’une machine une part des bénéfices qu’elle procure. Le progrès bien compris commande cette préservation et cette sauvegarde, nul besoin de ”nouvelle philosophie” ni de ”changer la vie” pour de pareilles évidences !
Mieux : le saccage et la destruction de l’environnement, loin d’être engendrés par la science, sont des conséquences lamentables de l’ignorance publique, de la pauvreté et de l’abaissement intellectuel et moral des masses.
Songeons à ce que pouvait être l’environnement au début du XIX ème siècle, non pas dans les bucoliques ou romantiques tableaux de Nicolas Poussin ou de David, mais dans la vie quotidienne : par exemple l’environnement d’un hôpital civil, quand des pauvres hères d’employés faméliques allaient vider en pleine nature, n’importe où, des charrettes entières de détritus et immondices hospitaliers infects ; ou bien, quand les latrines publiques n’existaient pas encore et que la population des bas quartiers déféquait et copulait n’importe ou` presque en même temps et aux mêmes endroits (il en allait ainsi jusque dans les jardins du Palais de Versailles !). Quand les ordures ménagères, autrement polluantes que de nos jours, au lieu d’être ramassées, servaient de répugnante bectance aux animaux domestiques qui circulaient partout, même dans les RDC des maisons. . . animaux qui étaient ensuite consommés sur place sans aucune hygiène. . . quand les bourgeois se faisaient apporter l’eau ”potable” tirée de la Seine et vidaient leurs pots de chambre depuis leurs fenêtres en pleine rue. . . quand dans les campagnes, le lot commun était la vie de toute une famille entassée dans une unique pièce chauffée à la cheminée fumante, avec juste quelques rideaux noircis pour isoler le lit conjugal. . . sans salle de bains, sans eau potable, directement des sabots à peine ôtés jusque dans les draps. . . quand le linge était lavé à la main et au battoir, à genoux, dans l’eau glacée de quelque cours d’eau. . . quand la peste, la variole, la typhoïde, la tuberculose, les famines récurrentes et plus tard la syphilis étaient la rançon obligée de ces pitoyables conditions de vie. . . quand la forêt disparaissait inexorablement pour chauffer les foyers et alimenter les forges (deux fois moins de forêts en France sous Bonaparte qu’en 2000).
Eh bien, toutes ces évidences ont été confisquées par une nouvelle espèce de religion au comportement de secte, avec sa grille de lecture codifiée, ses rites, ses textes sacrés, son idéologie obligatoire, ses excommunications, ses fatwas, son intolérance, ses prêtres, ses prélats, ses papes : la religion écologiste. La vulgate de cette religion est très simple : la science est mauvaise en soi, d’essence diabolique. Elle est responsable des malheurs de l’humanité qui ont tant frappé les esprits au XXème siècle, notamment les deux guerres mondiales. Elle est responsable de la destruction de l’environnement, son effet final est que les humains rongent notre planète comme un cancer. Elle a engendré le mal absolu : l’arme atomique. Il faut arrêter de toute urgence le développement scientifique, sinon notre environnement sera bientôt détruit comme il est montré dans Soleil Vert ou dans les films de Schwartzenegger. Il faut revenir aux énergies douces” et trouver un ”autre” ”mode de développement”, le développement durable, qui sera fondé sur l’exploitation d’énergies renouvelables. Il faut arrêter de toute urgence toute recherche et toute industrie liées à la physique atomique, car cette dernière est d’essence satanique, elle est une manifestation du mal absolu. Il faut en finir avec la rationalité, ”respecter” les croyances et superstitions de tout un chacun, car toutes les vérités se valent, il n’y a pas de vérités universelles, tout est ramené à l’humain conçu à la seule échelle individuelle, de la naissance à la mort.
Bien sûr, cette vulgate ne peut agir que sur une population ignorante, à l’esprit critique anesthésié, la plus déscientisée possible, la plus passive possible, donc la plus divisée et la plus individualisée possible. L’intériorisation de toutes les frustrations étant la meilleure garantie du pouvoir des ”sachants”, i.e. de ceux qui ont accès au savoir scientifique.
C’est ainsi que la secte écologiste a investi nos sociétés et s’est imposée au plus haut niveau dans nombre d’états occidentaux, de façon à influer lourdement sur leurs politiques économiques et sociales. Après quelques balbutiements de départ, elle a trouvé un fabuleux thème porteur avec les prétendus changements climatiques et l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère. Il faut savoir qu’il n’y a presque pas de vrais savants, au sens noble du terme, parmi les innombrables coteries qui nous martèlent inlassablement ce thème, apeurant les foules avec l’histoire du cataclysme climatique qui, paraîıt-il, menacerait l’humanité (voir des précisions dans http://www.pensee-unique.fr/).
LES VARIATIONS CLIMATIQUES
Le climat n’est pas stable. Il subit depuis la nuit des temps des variations lourdes plus ou moins cycliques. Des travaux authentiquement scientifiques ont permis de reconstituer à grands traits le climat depuis quelques centaines de milliers d’années en arrière jusqu’aujourd’hui. On distingue des variations majeures à l’échelle préhistorique, avec des périodes approximatives qui se comptent en milliers ou dizaines de milliers d’années, et des variations mineures à l’échelle historique, avec des périodes approximatives qui se comptent en siècles.
Le climat terrestre est un moteur thermique complexe dont le carburant principal est l’énergie reçue de la Terre par le rayonnement solaire (il existe une énergie endogène à la Terre, produite par la chaleur interne du globe terrestre, mais elle est secondaire au regard de l’énergie reçue du soleil).
Le mécanisme de ce moteur peut être schématisé comme suit :
1) les grands courants de convection marins : celui de l’Atlantique Nord, dont le principal est non pas le Gulf Stream, mais le courant géant de convection allant en profondeur de l’équateur vers le pôle nord et en surface, en retour, des régions arctiques vers les tropiques), et ceux du Pacifique Sud.
2) les grands courants atmosphériques produits par la rotation propre de la Terre : alizés des régions tropicales (de sud-est en nord-ouest au nord de l’équateur et de nord-est en sud- ouest au sud de l’équateur), alternance de cyclones et d’anticyclones dans les hémisphères tempérés nord et sud (se déplaçant tous d’ouest en est), vents tournant autour des pôles au bas des vortex polaires (soufflant d’est en ouest).
3) le courant atmosphérique particulier de l’Océan Indien, allant de Madagascar vers l’Asie du sud et du sud-est chaque année de mai à octobre, et qui produit les moussons.
4) le courant atmosphérique local provoqué au large du Chili par les anomalies de températures océaniques ”El Niño”, sur le Pacifique au large du Pérou, dont les fluctuations agissent jusque sur le climat d’Europe, et même sur l’intensité des moussons.
5) Les vortex polaires, tourbillons perpétuels géants qui stagnent au-dessus des deux pôles, couvrant en projection horizontale, centrées sur chaque pôle, deux étendues de plusieurs millions de km2 chacune. Ces vortex, si on les colorait, ressembleraient à des bouteilles de gaz butane la tête en bas et dont la base monte en haute stratosphère. Ils ont une importante influence sur la température des zones polaires (i.e. intérieures aux cercles polaires), car leur température est très basse, bien au-dessous de zéro. Les courants atmosphériques 2), 3) et 4) transportent de l’air soit humide soit sec et produisent les précipitations, tant au-dessus des mers et océans qu’au-dessus des terres émergées. Ces précipitations aboutissent aux cycles de l’eau douce : évaporation au- dessus des océans −> nuages+vents −> précipitations −> eaux de surface des terres+ eaux profondes dans les terres −> écoulements de surface dans les terres (ruisseaux, rivières et fleuves)+infiltrations en profondeur (eaux souterraines, plus abondantes que les eaux de surface) −> retour des eaux de surface aux mers et océans, et ainsi de suite.
De nombreux facteurs commandent ces variations du climat. Ils sont très nombreux, et on ne les connaît pas tous. Les principaux, et de loin, sont les facteurs astronomiques. Citons les quatre paramètres astronomiques les plus anciennement identifiés :
A1) la précession des équinoxes, qui est la rotation sidérale complète en à peu près 25800 ans de l’axe de la rotation propre de la Terre autour de la perpendiculaire au plan de l’ellipse trajectoire terrestre autour du soleil (N.B. 1 : sidérale signifie : relativement aux étoiles fixes. N.B. 2 : l’ellipse en question s’appelle l’écliptique). Cette rotation de l’axe de rotation terrestre s’accomplit dans le sens inverse du déplacement de la terre autour du soleil. La précession des équinoxes a pour conséquence de faire varier la distance de la Terre au soleil en un moment donné d’une saison donnée. Lorsque l’été boréal arrive quand la Terre est au plus près du soleil (périhélie), l’hiver boréal arrive quand la Terre est au plus loin du soleil (aphélie). L’été boréal est alors plus chaud que la moyenne et l’hiver boréal est alors plus froid que la moyenne, et simultanément l’été austral est plus frais et l’hiver austral plus doux. Lorsque l’été boréal arrive quand la Terre est à l’aphélie, l’hiver boréal arrive quand la Terre est au périhélie ; alors l’hiver boréal est plus doux que la moyenne et l’été boréal est plus frais, pendant que l’été austral est plus chaud que la moyenne et l’hiver austral plus froid.
Actuellement, sur Terre, l’hiver boréal se produit à peu près au périhélie, ce qui est un facteur d’hivers plus doux et d’étés plus frais dans l’hémisphère nord. Mais inversement, c’est un facteur d’hivers plus rudes et d’étés plus chauds dans l’hémisphère sud.
A2) On appelle axe des apsides le grand axe de l’écliptique. Ce grand axe n’est pas fixe par rapport aux étoiles : il accomplit, dans le plan de l’écliptique, une révolution complète autour du soleil (relativement aux étoiles fixes) en environ 100 000 ans. La combinaison de ce phénomène avec la précession des équinoxes entraîne une différence entre la période de la précession des équinoxes et celle des moments où l’été boréal arrive quand la Terre est au périhélie. Le calcul prouve que l’été boréal se produit au périhélie environ tous les 21000 ans.
A3) La nutation, qui est une petite oscillation autour de sa valeur moyenne longue de l’angle de l’axe de la rotation propre de la Terre avec la perpendiculaire au plan de l’écliptique. La période de la nutation est environ 18,3 ans. Cet angle vaut actuellement environ 23,5 degrés. Lorsque cet angle est un peu inférieur, on a des étés plus frais et des hivers plus doux ; quand il est un peu supérieur, on a des étés plus chauds et des hivers plus froids. La nutation est l’une des raisons pour lesquelles le climat n’est jamais identique d’une année à l’autre.
A4) La variation longue de l’angle moyen d’inclinaison de l’axe de rotation terrestre avec la perpendiculaire au plan de l’écliptique. Cet angle varie périodiquement entre 22 degrés et 24,5 degrés (actuellement : 23,5 degrés) selon un cycle complet d’environ 41000 ans. Comme l’existence de cet angle est de loin la cause principale des saisons, sa variation a des conséquences incommensurables sur le climat.
Toutes ces variations périodiques sont dues à la combinaison complexe des effets gravitationnels réciproques entre la Lune, la Terre et le soleil. Elles commandent le carburant unique du moteur climat : l’énergie reçue du soleil sur Terre.
A coté de ces facteurs principaux, il existe une foule de paramètres moins spectaculaires mais non négligeables :
• les cycles de onze ans de l’activité solaire (les fameuses taches solaires), et d’autre part, une pulsation d’environ 1 pour cent du diamètre. L’analyse des observations de Galilée montre qu’au début du XVII ème siècle, ce diamètre apparent était un pour cent de moins que de nos jours.
• la variation de l’excentricité de l’écliptique les périodes de cette variation sont très longues( plusieurs centaines de milliers d’années). L’excentricité d’une ellipse est un nombre > 0 compris entre 0 et 1. Quand il est proche de 0, l’ellipse est très voisine d’un cercle, quand il est proche de 1, elle est très allongée. Donc quand l’excentricité de l’écliptique augmente, les périphélies et les aphélies sont plus marqués, ce qui accentue les conséquences de la précession des équinoxes.
• la dérive des continents. Elle est seulement de quelques centimètres par an, mais à très long terme elle agit lourdement sur le climat. Un exemple : le continent antarctique est isolé du reste des terres par des immensités océaniques, ce qui laisse le champ libre aux courants marins froids qui l’entourent. C’est l’une des causes du gigantisme de la calotte glaciaire antarctique.
• L’éloignement inexorable de la lune. Notre satellite, en effet, s’éloigne de plus en plus de la Terre. Or de par son effet gravitationnel, il commande les marées, il explique la précession des équinoxes et les perturbations périodiques des autres paramètres astronomiques principaux. Si elle s’échappait du champ d’attraction terrestre, les conséquences climatiques seraient donc inimaginables. Toutefois cet éloignement est suffisamment lent pour que ces conséquences restent pour des millions d’années imperceptibles à l’échelle humaine. Lorsque ces conséquences seront significatives, si des humains existent encore, ils ne se seront aperçu de rien, ils auront de notre époque aux nuits éclairées par Séléné une vision analogue à celle que nous avons de l’ère précambrienne. . . Pour plus de précisions sur ces paramètres astronomiques, avec nombreux dessins explicatifs et graphiques des températures de la Terre passées et actuelles, le lecteur pourra utilement consulter http://la.climatologie.free.fr/glaciati ... iation.htm
L’œuvre de Milutin Milankovitch
Les quatre facteurs astronomiques principaux ci-dessus se combinent et ont permis de mieux comprendre les cycles des grandes glaciations. Un travail fondamental, publié en 1928, a été accompli par le mathématicien serbe Milutin Milankovitch, qui lui a permis, par une étude fine des quatre paramètres principaux, de déterminer les cycles non seulement des grandes glaciations, mais par exemple aussi de l’intensité des moussons. La dernière grande glaciation, qui dura près de 100 000 ans et culmina vers 22000 ans av. J.C., se termina environ 12000 ans av. J.C. Elle avait été précédée d’une période interglaciaire d’environ 20 000 ans.
Actuellement, nous sommes dans une nouvelle période interglaciaire, et nous allons vers une prochaine glaciation, qui devrait commencer dans quelques milliers d’années. Les énergies énormes mises en jeu pour produire ou dégeler ces glaciations sont sans commune mesure avec tout ce que peut engendrer l’activité humaine. Ainsi lors de la dernière glaciation, le niveau moyen des mers et océans avait baissé d’environ 120 mètres (alors l’Angleterre n’était plus une île), mais une couche de glace de 3 à 4 km d’épaisseur recouvrait perpétuellement tout le nord de l’Europe incluant la totalité des îles britanniques, la Silésie, toutes les Alpes ; la banquise d’hiver recouvrait un bon quart ouest de la France, et la couche de glace permanente recouvrait toute la Russie jusqu’à l’Ukraine, la Sibérie, et tout le territoire actuel des USA jusqu’à Washington (voir la carte de cette glaciation dans http://fr.wikipedia.org/wiki/Glaciation
L’Amérique du Nord était reliée à la Sibérie. Les glaciers pyrénéens s’étendaient au moins jusqu’aux actuels rivages catalan et basque. La quantité d’eau bloquée était supérieure à celle aujourd’hui piégée dans l’Antarctique (sur le seul continent antarctique, donc banquise non comprise, actuellement 30 millions de km3 d’eau douce).
Milankovitch démontra que les moussons atteignent en ce moment une intensité maximum tous les 8000 ans ; leur intensité minimum survient donc 4000 ans après le maximum. Le dernier minimum date environ des années 500 à 1000. Le dernier maximum date donc d’environ 3000 ans av. J.C., et le prochain se produira dans environ 3000 ans. Les conséquences climatiques de cette découverte sont passionnantes : quand la mousson est au maximum, elle passe par-dessus les monts Hadramaout, barrière sud de la péninsule arabique (longue de plus de 2000 km et culminant à plus de 4000 m), et elle arrose tout le Yémen géographique sud, une contrée quatre fois plus vaste que la France. Des archéologues allemands ont exploré cette contrée dans les années 1930 et y ont découvert les marqueurs d’une hydrographie abondante, avec faune et flore luxuriantes, lacs, rivières, etc. Mieux : ils y ont exhumé des villes entières mieux conservées qu’Herculanum, dont la plus étonnante est M’aariv. Un long article fut publié dans les années 1980 par Scientific American, avec photos incroyables de M’aariv. L’Arabie Heureuse n’est donc pas une légende, elle était là ! la période arrosée dure environ 4000 ans, la période sèche autant. Le Yémen sud géographique devrait donc recommencer à être arrosé dans 1000 ans. Sur la fin de la dernière période arrosée, la mousson s’est affaiblie, les pluies se sont raréfiées, et les ingénieurs de cette civilisation engloutie ont fait front à ces sécheresses en créant un remarquable système de barrages, de retenues et d’irrigation. Le barrage construit à M’aariv, dont les photos des vestiges sont reproduites dans l’article cité de Scientific American, mesurait 700 m de long et 80 m de haut ! il créait une immense retenue, capable d’irriguer l’équivalent d’un département français. Mais à la fin des fins, les pluies ont disparu, et la destruction du barrage fut ordonnée vers 600 après J.C., car il ne servait plus à rien, et son entretien était coûteux.
Le cycle du carbone
Le principal réservoir de carbone sur notre Terre est celui dissous sous forme de CO2 dans les océans (environ 90 pour cent de tout le carbone de la planète). L’eau océanique admet d’autant moins de CO2 dissous que sa température s’élève.
Il est exact que le CO2 est un gaz à effet de serre. Toutefois, son effet de serre est bien moins important que celui des nuages et de la vapeur d’eau, qui est le principal gaz à effet de serre présent dans l’atmosphère. Cette dernière contient entre 10 et 20 grammes de vapeur d’eau par kilo d’air, soit 1 à 2 pour cent, et seulement 0,34 gramme par kilo d’air, soit 3,4 parties de CO2 pour dix mille d’air, autrement dit 0,034 pour cent. Ainsi, dans l’atmosphère l’eau est environ 50 fois plus abondante que le CO2.
Le Groenland était, au temps des Vikings, vers l’an 1000, une terre de pâturages et d’élevage bovin (voir à ce sujet l’œuvre magistrale d’Emmanuel Le Roy Ladurie : ”Histoire du climat depuis l’an Mil”). Les Vikings y cultivèrent des céréales. Aujourd’hui, il est recouvert d’une couche de glace d’épaisseur moyenne 2000 m. C’est, loin derrière l’Antarctique, le second réservoir d’eau douce de la planète (environ 3 500 000 km3). On a étudié des carottes verticales de plusieurs centaines de mètres de cette glace, dont les strates renseignent sur la composition et la température de l’atmosphère aux l’époque des précipitations correspondant à ces strates . Il est apparu que les périodes de température élevée ont toujours coïncidé avec une augmentation du taux de CO2, ce qui à première vue va dans le sens de nos Cassandre climatiques de la secte écologiste. Mais une étude plus fine a montré que cette augmentation du taux de CO2 a toujours succédé à l’augmentation de température. Ce qui suggère que c’est l’augmentation de température moyenne qui détermine celle du taux de CO2 et non l’inverse. Comme le CO2 vient des océans, on en déduit que la probabilité la plus grande est que la température s’est élevée pour des raisons extérieures à la proportion de CO2 dans l’atmosphère, et que cette augmentation de température a sensiblement dégazé les océans d’une partie de leur CO2 dissous, d’où l’augmentation de ce gaz dans l’atmosphère. De plus, on ne connaît pas la capacité des océans à absorber du CO2 dissous. Par suite, la présence d’un peu plus de CO2 dans l’atmosphère a toutes chances de ne pas peser lourd devant les facteurs qui vont refroidir nos climats quand la prochaine grande glaciation arrivera, car selon toute vraisemblance, ce surplus de CO2 se dissoudra pour l’essentiel dans les océans refroidis.
Les micro-glaciations
A l’échelle historique, on observe des pulsations du climat entre périodes chaudes et périodes plus froides. Pour des détails, se reporter au livre d’Emmanuel Le Roy-Ladurie cité. Le millénaire de 400 av. J.C. à Charles Martel est appelé ”millénaire ensoleillé” et correspond à une période chaude, où peu de documents évoquent glaciers et hivers rigoureux. Un refroidissement modéré intervient en Europe à partir de 1150-1200, qui dure près de deux siècles, auquel succède un redoux jusqu’à la mort de François Ier. Puis de 1553 à 1850, c’est sur toute l’Europe une période de froid très marqué, avec hivers terribles et étés torrides, sur laquelle on dispose d’une abondante documentation et d’une très riche iconographie ; cette période est appelée le ”Petit âge glaciaire” ; pour en donner une idée : le Rhône a gelé chaque année au niveau de Tarascon entre 1556 et 1610 ; les glaciers alpins et pyrénéens étaient en moyenne huit fois plus volumineux qu’aujourd’hui. Au Cirque de Gavarnie, où les touristes admirent de nos jours l’unique ”Grande cascade” (de 400 m de haut), on pouvait admirer, en 1823 encore, douze cascades analogues qui tapissaient toute la célèbre colossale paroi ! quand René Chateaubriand part, le premier janvier 1821, pour son poste d’ambassadeur en Pologne, la Seine est entièrement gelée (relaté dans ses Mémoires d’Outre-Tombe, début du tome 2 de l’édition de la Pléiade). C’est cet accident climatique, bien plus que des motifs socio-économiques, qui explique la chute de la royauté en France, par les disettes affreuses qui ont sévi la plupart des hivers dans nos campagnes durant ces années glaciales.
Et brusquement, sans raison apparente, la situation se retourne à partir de 1850 (une date, donc, où aucune activité industrielle humaine ne peut être accusée d’une quelconque influence climatique). Les glaciers d’Europe entament leur récession, qui s’étale jusqu’à nos jours, les hivers deviennent peu à peu moins sévères, malgré quelques méchants soubresauts comme l’hiver 1940, où les soldats français mobilisés dans la ”drôle de guerre” subirent des semaines entières de froids de moins vingt à moins trente degrés, ou l’hiver 1956, qui obligea le gouvernement français à fermer la totalité des établissements scolaires les trois premières semaines de février, un froid soudain de moins vingt à moins vingt-cinq degrés ayant pétrifié le pays entier alors que jusqu’au début de février, la saison d’hiver avait été la plus douce du siècle. Toutefois, ces rigueurs du petit age glaciaire n’ont rien à voir avec les authentiques grandes glaciations. De nombreuses théories ont eté avancées pour les expliquer, et celle qui prévaut actuellement est la théorie du ”minimum de Maunders”, selon laquelle durant ces trois siècles, l’activité solaire est passée par un minimum ; de fait, nous avons déjà signalé que le diamètre apparent du soleil a été un pour cent de moins qu’aujourd’hui, ce qui entraîne une réduction fantastique de l’énergie solaire reçue sur Terre, touchant la totalité de la planète à la fois, mais en outre, les documents laissés par les astronomes de l’époque, Galilée en tête, montrent que les taches solaires furent durant ces périodes pratiquement inexistantes.
Il faut noter que ce lent réchauffement de l’Europe commencé en 1850, et dont on ignore quand il finira, a duré plus de 110 ans à taux de CO2 atmosphérique pratiquement inchangé, très peu augmenté. L’augmentation qui prévaut depuis la fin des années 1960 succède à ce réchauffement, et ne l’a pas précédé. C’est conforme à ce qui est observé dans les carottages de glace du Groenland :
l’augmentation de température précède toujours celle du taux de CO2, Il est donc étrange de décréter sans examen une inversion de chronologie dans la relation de cause à effet, en affirmant sans preuve convaincante, malgré la contradiction chronologique, que ce serait l’augmentation du taux de CO2 qui ferait grimper les températures.
La banquise boréale
Nos médias à sensation affolent les populations en montrant des photos alarmantes de la ”fonte de la banquise du pôle nord”. Le procédé est peu honnête quand on oublie systématiquement de prévenir le téléspectateur qu’au pôle nord comme au pôle sud, il y a un hiver et un été. Au-delà des Cercles Polaires en effet, la saison d’hiver et la saison d’été sont rallongées (jusqu’à six mois aux pôle nord et sud mêmes). Il y a donc tout naturellement une énorme rétraction des glaces polaires boréales chaque année à la fin septembre, qui se rattrape de septembre à fin mars. Pour les glaces polaires australes, la banquise recule de septembre à mars et avance de mars à septembre ; il est curieux qu’on ne demande jamais aux climatologues auto proclamés de montrer les photos du même coin de banquise prises fin septembre et fin mars ! heureusement, la banquise boréale, en dépit du réchauffement depuis 1850, tient le coup pour l’essentiel. Ses parties qui fondent plus que d’ordinaire sont les plus fragiles, i.e. celles qui bordent la Russie et la Sibérie. D’ailleurs la couche de glace du Groenland garde son épaisseur moyenne de 2 km, sensiblement supérieure à celle qui prévalait au temps des Vikings (Groenland=Terre Verte : voir ci- dessus) : le réchauffement ne s’y manifeste que sur certaines cotes. Quant à la banquise australe, la question ne se pose pas puisque l’Antarctique est en train de se refroidir, en même temps que sa banquise augmente (voir ci-dessous).
L’Antarctique
Le continent antarctique recouvre le pôle sud et s’étend sur environ 14 millions de km2, soit 1,8 fois l’Australie, et une fois et demi l’Europe, Russie jusqu’à l’Oural comprise. Il s’agit bien d’un continent, c’est-à-dire une très étendue terre émergée. Il est recouvert d’une couche de glace permanente d’épaisseur moyenne 2,5 km (avec des épaisseurs locales dépassant 4,5 km), ce qui représente environ 30 millions de km3 d’eau douce. Ce sont ainsi 90 pour cent des réserves d’eau douce de la planète qui se trouvent figées au-dessus du continent Antarctique (compte non tenu de la banquise qui l’entoure). L’hiver austral, la superficie antarctique prise en glaces continues (donc continent antarctique plus banquise antarctique compacte et continue) rajoute entre 18 et 19 millions de km2 de sol ferme (la banquise australe) à ce continent, ce qui porte la surface totale solide à un total de 32 à 33 millions de km2 suivant les années, soit plus que la surface de l’Afrique, et plus du double de la surface continentale antarctique.
Pour se faire un idée de cette colossale quantité d’eau douce piégée en glace éternelle sur le socle permanent du continent antarctique (donc banquise non comprise), supposons qu’on la fasse fondre : l’eau qu’elle produirait ferait alors couler l’Amazone à son embouchure (100 000 m3/seconde) pendant environ 10 000 ans ! autre image : sachant que le lac Baîkal contient, avec ses 60 000 km3 d’eau douce, plus de 35 pour cent de l’eau douce réunie de tous les lacs de la Terre, la fonte de l’Antarctique permettrait de remplir cinq cents lacs Baîkal, soit plus de 170 fois la totalité des lacs de la planète.
Contrairement à ce que disent partout les écologistes, le réchauffement n’affecte en rien l’Antarctique. Au contraire, il est en phase de refroidissement, et globalement, sa banquise augmente (voir par exemple : http://www.laterredufutur.com/html/modules.php ou http://la.climatologie.free.fr/glaciati ... iation.htm
Sachant l’immensité de ce milieu et le rôle majeur de régulation climatique qu’il joue pour toute notre planète, rien ne permet d’affirmer que le réchauffement climatique local actuel en Europe et en Amérique du Nord soit de nature différente des autres changements mineurs d’ampleur comparable à celle du Petit Age Glaciaire ou du Millénaire Ensoleillé.
Pour relativiser les esbroufes médiatiques sur le prétendu bouleversement climatique actuel, il suffit de se reporter à la carte de la dernière grande glaciation reproduite dans http://fr.wikipedia.org/wiki/Glaciation en tenant compte que la couche de glace allait de 1 à 4 km. Le niveau moyen des océans était alors 120 m de moins qu’aujourd’hui. La surface de l’hémisphère nord prise en glaces éternelles (hors banquises) était supérieure à 20 millions de km2. Il faut donc qu’une épaisseur permanente de glace de plusieurs km d’épaisseur sur l’Eurasie, l’Amérique du Nord et une partie de la banquise antarctique fixe réunis fonde pour remonter de 120 m le niveau moyen des mers et océans affirmer ; avec autorité, que le niveau des mers risque de monter de 50 voire 60 mètres d’ici un siècle, quel charlatanisme ! la pauvre réalité du changement de niveau actuel des océans et mers se mesure en centimètres par siècle, et pour les estimations du futur, ça va de quelques centimètres dans 50 ans à quelques décimètres dans un siècle, avec toutes les réserves d’usage pour que l’auteur puisse affirmer, si ses ”prévisions” tournent en ridicule, qu’il ne l’avait pas péremptoirement affirmé. .
Le recyclage du CO2
La masse totale de l’atmosphère utile de notre planète (biosphère) peut être évaluée à 6 × 10^15 tonnes. La consommation mondiale annuelle d’énergies fossiles en 2008 s’est établie à environ 6,5 milliards de tep (un tep=1 tonne d’équivalent-pétrole). La combustion de 1 tep dégage dans l’atmosphère entre 2 et 3 tonnes de CO2 suivant le combustible utilisé. Donc ces 6,5 mds de tep ont envoyé dans l’atmosphère environ 15 mds de tonnes de CO2, soit 1, 5 × 10^10 tonnes, ce qui représente 1/400000 de la masse de l’atmosphère. La question centrale est de savoir quelle portion de cette masse de CO2 va rester dans l’atmosphère (l’excédent non recyclé y restera plusieurs siècles). Il est très difficile d’y répondre, car la capacité des océans d’en absorber une partie est mal connue, et l’estimation de la quantité recyclée par la biomasse est très imprécise. Il semble établi que la déforestation diminue fortement cette capacité, mais seulement si elle n’a pas pour but une mise en culture. Car la culture intensive recycle presque autant de CO2 que la forêt. En effet, une forêt et bien gérée de façon à se perdurer produit en moyenne entre 6 et 10 m3 de bois à l’hectare par an, tandis qu’une culture intensive (de foin, par exemple) produit entre 5 et 10 tonnes de matière sèche à l’hectare par an, donc le même ordre de grandeur que la production de la forêt. En l’absence de précisions fiables, la plus forte probabilité commande d’adopter l’hypothèse que la moitié du CO2 envoyé par l’activité humaine dans l’atmosphère y restera. On arrive ainsi à la conclusion que l’humanité envoie chaque année un excédent de 1/800000 de la masse de l’atmosphère sous forme de CO2.
Or la quantité de CO2 est actuellement 3, 4/10000 de la masse totale de l’atmosphère, et il est dit partout que cette proportion était 2/10000 il y a un siècle. Donc en un siècle, il y a eu un excédent de CO2 atmosphérique de 1, 4/10000 de sa masse. Mais depuis un siècle, sachant que l’humanité a énormément augmenté sa consommation de combustibles fossiles (doublement tous les dix ans, soit 7 pour cent par an), on peut estimer que l’activité humaine n’a contribué à cet excédent que pour la quantité 1/800000 multiplié par 1 + (1/1, 07) + (1/1, 07^2 ) + • • • + (1/1, 07^100 ) , ce qui donne la proportion 15/800000 = 1, 875/100000 de la masse de l’atmosphère. C’est un ordre de grandeur de moins que l’augmentation observée !
La conclusion s’impose : l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique depuis un siècle n’est pas due aux rejets CO2 par l’activité humaine. Et même au rythme actuel, il faudrait près de cinquante ans pour augmenter de 1/10000 la masse de CO2 dans l’atmosphère, compte non tenu de l’augmentation de la capacité de recyclage du CO2 que nous pouvons créer.
Les partisans de la secte écologiste vous diront que la question n’est pas là, que c’est l’avenir qui est menacé par nos rejets de CO2 si nous ”continuons ainsi”. Mais cette argumentation présente deux failles majeures : d’abord, elle fait l’impasse sur ce phénomène énorme : le CO2 atmosphérique a bel et bien augmenté depuis un siècle, mais pour des causes autres que nos rejets de CO2. Ce qui donne un nouvel indice que c’est l’augmentation de la température qui a causé celle du CO2 et non l’inverse. Et alors, d’où vient cette augmentation de température ? A l’évidence, pour l’essentiel, des variations naturelles des paramètres astronomiques, car on ne voit pas d’autres causes significatives. Ensuite, les inconnues du recyclage du CO2 sont totalement occultées par ce pseudo- raisonnement. Et il y en a tant ! Ainsi, la mise en culture de nos déserts, par la maîtrise de l’eau et l’irrigation, augmenterait notablement la capacité de recyclage du CO2. De même avec la gestion des surfaces actuellement cultivées (nous ne cultivons aujourd’hui que 30 pour cent des terres émergées) et la reforestation. Ce n’est pas tout : aucune étude n’est jamais proposée pour dissocier à grande échelle le CO2 produit par les combustions des énergies fossiles pour en retirer le carbone. La fonction chlorophyllienne réalise cette dissociation, et restitue à l’atmosphère l’oxygène qui lui avait été pris, en produisant du carbone dans la biomasse, mais rien n’interdit d’imaginer d’autres procédés, industriels ceux-là, qui utiliseraient le CO2 pris à sa source,à la sortie des appareils de combustion. Certes ces procédés demanderaient de l’énergie, non fossile pour ne pas tomber dans un cercle vicieux, mais ces procédés éviteraient l’envoi d’excédents de CO2 dans l’atmosphère. http://www.euro-reconquista.com