Les procureurs russes ont inculpé, mercredi 15 août, un étudiant pour incitation à la haine raciale. Arrêté dans le sud de la Russie, il est accusé d'avoir diffusé sur Internet une vidéo montrant des néo-nazis décapitant un immigré d'apparence caucasienne et en tuant un autre d'une balle dans la tête. (Je me demande où ils ont eu cette idée là...)
Une enquête a été lancée pour vérifier l'authenticité de la vidéo, revendiquée par un groupuscule inconnu, le Parti russe national-socialiste. Le ministère de l'intérieur a pour sa part déclaré que la vidéo - même si elle s'avérait "falsifiée et provocante" - tombait sous le coup de la loi, qui punit toute incitation à la haine sur des critères ethniques.
Le site d'un particulier avait mis en ligne dimanche cette vidéo d'une extrême violence, intitulée "Opération du Parti national-socialiste, l'arrestation et l'exécution de deux colons issus du Daghestan et du Tadjikistan". Elle n'a été supprimée qu'après dix-huit heures de diffusion, et des captures d'images continuaient d'alimenter mercredi des blogs. On y voit ces deux hommes bâillonnés, agenouillés au pied d'un drapeau nazi, puis jetés dans des trous. La dernière image montre un corps décapité, la tête posée sur son torse.
Le Parti russe nationaliste a aussitôt diffusé une revendication, sur Internet toujours, affirmant "commencer la lutte armée du parti contre les colons noirs et ceux qui les soutiennent parmi les fonctionnaires de la Fédération". Des appels à la "résistance nationale (contre) les allogènes qui nous sont étrangers par le sang et par leurs traditions", circulent en toute impunité sur le Web, notamment sur le site d'un autre groupe nationaliste, le National Socialism/White Power (NS/WP). L'Etat pourrait saisir cette occasion pour mettre en chantier une loi qui réglementerait l'expression sur Internet.
Depuis plusieurs années, les groupes ultranationalistes se multiplient en Russie. Ces extrémistes s'attaquent aux migrants venus du sud du pays, ou des anciennes Républiques soviétiques. En 2006, 539 personnes ont été victimes d'actes racistes en Russie, parmi lesquelles 54 sont mortes, un chiffre en augmentation de 17 % par rapport à 2005.
Pour les défenseurs des droits de l'homme, cette haine raciale n'est pas assez punie. Les tribunaux la condamnent régulièrement pour "hooliganisme" mais nient leur caractère xénophobe. "Nos pouvoirs préfèrent manipuler les nationalistes plutôt que les réprimer. C'est dans les traditions politiques du Kremlin", estime Alexandre Verkhovski, directeur de Sova, centre de lutte contre la xénophobie.
Source: Le Monde
Ah, les vaches de russes! Ils piquent les façons de faire des adeptes de la relgion de paix et de tolérance. Ces deux là vont trinquer, c'est certain. Mais ils ont le malheur de ne pas être musulmans.