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Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 04/10/2011 - 16:54
par OhMonPaïs
FN-vite a écrit :Pour résumer ma scolarité en une phrase : Je suis entré à l'école plus intelligent que lorsque j'en suis sorti.

La seule matière que j'ai maîtrisé pendant 4 années de collège, c'est l'immobilisme. Mais ce n'était pas au programme, donc mon doctorat n'a jamais été validé...

:mortderire: :mortderire:

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 04/10/2011 - 16:56
par Cleo
FN-vite a écrit :Pour résumer ma scolarité en une phrase : Je suis entré à l'école plus intelligent que lorsque j'en suis sorti.

La seule matière que j'ai maîtrisé pendant 4 années de collège, c'est l'immobilisme. Mais ce n'était pas au programme, donc mon doctorat n'a jamais été validé...

:mortderire: :mortderire:

Désolée FaureFrance mais j'ai la même réaction.

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 04/10/2011 - 17:05
par OhMonPaïs
Cleo a écrit :
FN-vite a écrit :Pour résumer ma scolarité en une phrase : Je suis entré à l'école plus intelligent que lorsque j'en suis sorti.

La seule matière que j'ai maîtrisé pendant 4 années de collège, c'est l'immobilisme. Mais ce n'était pas au programme, donc mon doctorat n'a jamais été validé...

:mortderire: :mortderire:

Désolée FaureFrance mais j'ai la même réaction.


C'est communicatif! ::haha.:
C'est la faute à FN-vite....faut pas s'étonner qu'on se fasse dessus après!! ::haha.:

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 04/10/2011 - 18:39
par Tireur_isolé
FN-vite a écrit :Pour résumer ma scolarité en une phrase : Je suis entré à l'école plus intelligent que lorsque j'en suis sorti.

La seule matière que j'ai maîtrisé pendant 4 années de collège, c'est l'immobilisme. Mais ce n'était pas au programme, donc mon doctorat n'a jamais été validé...


*
_ Ce n'est pas à l'école que l'on devient intelligent, mais l'école peut contribuer à exercer l'intelligence. Ma chance : Avoir connu l'école alors que les instituteurs avaient à coeur d'apprendre aux enfants que nous étions, pas à nous tenir dans le bas par tous les moyens. L'une de mes instits était aussi la mère d'un copain, je la connaissais avant d'aller dans sa classe, cette femme n'a jamais mélangé le copain de son fils et son élève, en classe, elle me disait vous, chez elle, à l'heure du goûter, elle me tutoyait et m'appelait par mon prénom ! Cinq maître(sse)s se sont succédés dans mon cursus, je ne peux que les louer !
:houra:

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 04/10/2011 - 20:05
par La Gauloise
Mes professeurs etaient durs, de l'ancienne ecole, tres exigeants, c'est pourquoi j'etais nulle car dans les matieres que je detestais (maths) les rapports etaient difficiles et l'enseignement dispense parfois rebarbatif par le manque de passion, d'envie d'enseigner la matiere. On attendait trop des eleves, on s'interessait surtout a ceux qui suivaient, ceux en difficulte devaient rester a l'etude (j'ignore si ca existe encore). Mais je n'ai jamais redouble en depit de ma mediocrite.. Jamais aucun eleve ne se serait permis de repliquer, alors qu'aujourd'hui les profs se font insulter voire agresser physiquement par les eleves ou certains parents.. Le port de la blouse avec le nom brode sur le coeur (!) etait obligatoire ainsi qu'une coiffure correcte. La reglementation d'alors etouffait les eleves plus qu'elle ne leur donnait l'envie d'apprendre. Il m'arrivait d'arriver au college, les tripes nouees d'anxiete. Que de chemin parcouru depuis ! mais ces professeurs m'ont enseigne l'nstruction civique, la morale et c'est tres important.. Les enseignants etaient complementaires aux parents..,

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 04/10/2011 - 20:57
par OhMonPaïs
Le seul Instituteur qui a captivé mon attention, c'est en cm1. Pour la petite histoire, quelques élèves faisaient exprès de mal travailler pour rester avec le Maître. (Mon frère en a fait parti, il a réussit à redoubler :boom: )

Je suis pour le retour des tabliers au sein des etablissements scolaires, parce que je pense que si tout le monde est vétu pareil, il n'y aurait plus de mesquinerie ou de jalousie.
En fait, il y aurait beaucoup à revoir dans L'éducation Nationale.

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 05/10/2011 - 18:31
par Tireur_isolé
FN-vite a écrit :J’ai bien plus tard, à l’âge de 29 ans, suivi une formation de 6 mois et passé un diplôme de niveau IV , que j’ai eu du premier coup.


*
_ Ne crois-tu pas que tu as perdu beaucoup de temps ?

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 05/10/2011 - 22:13
par Tireur_isolé
Mais je ne regrette rien car j'ai sans doute plus appris que je n'aurai pu le faire dans n'importe quelle école, en surmontant les épreuves que la vraie vie m'a offert.


*
_ Cela est le plus important !

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 18/02/2012 - 17:13
par Laurent de Lyon
Les interventions de Tradition et nos réponses sont ici :

L'EN poursuit son processus d'implosion (Tradition)

viewtopic.php?f=23&t=30926

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 23/05/2012 - 15:54
par Pat

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 24/05/2012 - 14:04
par paskal
pour ceux qui découvrent que leurs enfants doivent apprendre tout ce qui concerne les rats mosquées et autres phacochères, sachez que cela est dans les programmes depuis environs 3 ans, sous l impulsion d'un mi sinistre de sarko, avec la bénédiction des profs souvents supporters de flamby.

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 25/05/2012 - 7:54
par OhMonPaïs
Film sur l’homosexualité au CM1 : la polémique (MàJ

Je n'ai même pas les mots tellement cela me dégoûte !!

http://www.youtube.com/watch?v=JDCHwPzNBcE


L’observatoire des subventions nous apprend que ce film de Sebastien Watel, membre du PS, a reçu 150.000 € de subventions publiques.
(Merci à Dragon Duterrier)

Un documentaire qui « n’a pas vocation a être diffusé en primaire », pour le ministre alors en fonctions, Luc Chatel, qui ne l’a cependant pas interdit…


http://www.fdesouche.com/302162-film-sur-lhomosexualite-au-cm1-la-polemique

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 27/05/2012 - 12:44
par supergaulois
FaureFrance a écrit :Film sur l’homosexualité au CM1 : la polémique (MàJ

Je n'ai même pas les mots tellement cela me dégoûte !!

http://www.youtube.com/watch?v=JDCHwPzNBcE


L’observatoire des subventions nous apprend que ce film de Sebastien Watel, membre du PS, a reçu 150.000 € de subventions publiques.
(Merci à Dragon Duterrier)

Un documentaire qui « n’a pas vocation a être diffusé en primaire », pour le ministre alors en fonctions, Luc Chatel, qui ne l’a cependant pas interdit…


http://www.fdesouche.com/302162-film-sur-lhomosexualite-au-cm1-la-polemique



franchement moi rien ne m'étonne dans ce pays vu l'idéologie des enseignants, ce sont des fans du drapeau rouge :vomil:

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 17/06/2012 - 18:06
par Pat
L'école malade de l'idéologie

M. Sarkozy, homme de la “rupture” ? Mais de la rupture avec qui, avec quoi ? Dans sa Lettre aux éducateurs prononcée à Blois le matin de la dernière rentrée, il n’a pas hésité, après quelques propos de bon sens, à conclure comme n’importe quelle vieille barbe dévote des “grands ancêtres” : « À nous de reprendre le fil qui court depuis l’humanisme de la Renaissance jusqu’à l’école de Jules Ferry, en passant par le projet des Lumières. » Nous avons tout de suite écrit (L’AF 2000 du 20 septembre 2007) que s’obstiner à inscrire l’école dans le carcan idéologique des utopies de 1789 ne pouvait en aucun cas porter remède à la débâcle de l’actuelle Éducation nationale.
Le malheur est que la République, quel que soit celui qui lui prête son visage, ne peut parler un autre langage sans s’autodétruire ! Le fait est incontestable : la révolution de 1789 a fondé l’État enseignant, l’État qui ne peut pas ne pas être enseignant, l’État chargé de régénérer l’homme selon l’idéologie libertaire, donc obligé d’utiliser l’école pour briser les “chaînes” de l’individu, arracher celui-ci à sa condition, développer en lui la “vertu” hors des références traditionnelles, et, plus prosaïquement, mouler les futurs électeurs...
Qu’on ne vienne pas nous dire que nous ramenons abusivement tout à 1789. Il suffit d’étudier attentivement la notion même de Droits de l’homme, pour comprendre que de cette propension à tout poser en termes de droits sans compensation de devoirs (droits de l’homme, droits de l’enfant, droit au diplôme, droit à la différence, droit à l’égalité, droit à la contestation...) découlent tout à fait logiquement les maux que l’on connaît aujourd’hui : baisse du niveau, suppression des notes, méthodes laxistes, discrédit jeté sur le “par coeur”, disparition de l’émulation, collège unique, mépris des traditions chrétiennes, l’histoire orientée, baccalauréat au rabais, indiscipline, esprit d’insubordination, non respect du professeur, drogue, violences, et j’en passe...
Déconnexion
Évidemment les effets néfastes de l’idéologie ont encore été renforcés ces dernières décennies par les “découvertes” pédagogiques allant toutes dans le sens de la “libération” de l’élève invité à tout découvrir par lui-même. De plus en plus de familles en sont réduites à faire donner à leurs enfants des cours de soutien qui deviennent déjà de véritables affaires d’argent.
On nous dira, bien sûr, que dans “l’école de la République” créée par Jules Ferry, la conscience professionnelle de certains professeurs, leur patriotisme voire leur personnalité, portent encore quelques bons fruits. Certes, mais il n’empêche que cette école officielle, créée essentiellement pour continuer l’oeuvre de la Révolution et « purger » (dixit Ferry) la nation de tout reste de christianisme, ne pourra jamais que tomber du côté où elle penche. Dans le vide spirituel, les idéologies s’imposent comme produits de substitution, les “expériences” pédagogiques désorientent toujours plus les élèves et les parents, tandis que les syndicats monopolisent tout débat...
Le sommet de l’absurde a été atteint dès 1947 avec le plan communiste Langevin-Wallon (que ni Nicolas Sarkozy ni personne ne dénonce !) érigeant le ministère de la rue de Grenelle en une espèce de Soviétie, se donnant pour mission l’éducation « pour tous les enfants », « à tous les niveaux et sous tous les aspects ». Dès lors le ministère n’a cessé de s’alourdir, de peser sur le budget des Français, de faire vivre des multitudes d’enseignants mais aussi de pédagogues, sociologues, animateurs, technocrates, psychiatres, syndicalistes qui prennent en main des multitudes d’enfants entassés dans des bâtiments démentiels et désespérants où ils s’ennuient ferme alors que beaucoup s’épanouiraient mieux en apprenant un métier.
À ce sujet, signalons que M. Sarkozy, dans sa fameuse lettre de rentrée, souhaitait que « les filières professionnelles soient reconnues comme des filières d’excellence au même titre que les autres ». Mais le même Nicolas Sarkozy, le 11 juin dernier, suivi à la rentrée par le Premier ministre François Fillon, écartait toute possibilité d’un apprentissage à quatorze ans parce qu’il contreviendrait à l’obligation de scolarité jusqu’à seize ans ! On en reste toujours à la situation où les filières professionnelles sont méprisées. Citons SOS-Éducation : « Encore une fois un gouvernement a plié devant les syndicats enseignants, pour qui l’égalitarisme est plus important que l’avenir des enfants, et ce sont les élèves qui n’arrivent pas à suivre la filière générale qui trinquent » (1).
C’est ainsi que l’école se déconnecte toujours plus gravement des réalités sociales, économiques, régionales, professionnelles, historiques. Résultat : des masses de jeunes sortent du lycée pour devenir chômeurs ! Selon le ministère lui-même le taux d’emploi des lycéens a chuté entre 2002 et 2003 de 69,8 % à 57,8 % (2). Ajoutons que 160 000 élèves par an quittent le système scolaire sans qualification et que, parmi les diplômés d’un baccalauréat technique ou professionnel, 45 % sont toujours au chômage sept mois après avoir reçu leur diplôme. Désespérer la jeunesse n’est certainement pas le moyen de reconstituer le tissu social...
Quelle liberté ?
Que dire alors de l’école privée ? Ses résultats sont certes légèrement meilleurs, les directeurs et les enseignants sont souvent plus dynamiques, mais, depuis les accords de 1991 entre Jacques Lang et l’abbé Cloupet, des règles étatiques limitent les ouvertures de classes, la liberté des méthodes pédagogiques, et le pouvoir du chef d’établissement empêché de licencier ses professeurs. Sans compter les entraves que font régner dans bien des directions diocésaines les technocrates de la foi...
Pas étonnant que des parents se regroupent pour créer leur propre école, totalement indépendante de l’État. Plus de cent écoles hors contrat existent déjà en France. Signalons à ce sujet le site de Mme Anne Coffinier Créer son école (3).
Certains s’émeuvent de cette explosion ; ils redoutent que les sectes s’infiltrent dans la brèche, ou que les “communautarismes” en sortent renforcés (au moins trois écoles musulmanes hors contrat existent déjà en France). Quant à la solution la plus juste pour une vraie liberté scolaire, qui serait d’accorder aux familles par le bon scolaire les moyens matériels du libre choix de l’école, publique ou privée, confessionnelle ou pas, elle présenterait selon certains le danger de faire à plus ou moins long terme de l’enseignement une affaire d’intérêts financiers.
La question est politique
Une solution à ces difficultés ? Se débarrasser des idéologies et retrouver les vraies finalités de l’enseignement : transmettre librement, généreusement, avec fierté l’héritage français dans toute sa diversité, sans le séparer inutilement des traditions éprouvées, des enracinements religieux, sociaux, économiques, professionnels, régionaux, historiques, le tout en sachant donner le goût de cet héritage aux nouvelles générations et aux enfants des familles nouvellement arrivées dans la nation.
La condition de ce retour au bon sens ? Un État lui-même dégagé des utopies de 1789, capable de refuser tout autant le centralisme que le libéralisme, sachant que s’il doit mettre des écoles publiques au service des familles cela ne lui donne aucun droit de s’assurer le monopole de l’enseignement. Un État libre lui-même pour accorder les plus grandes libertés en matière scolaire comme dans les autres domaines, tout en ayant assez de force pour empêcher que ces libertés dégénèrent en introduisant des pratiques contraires à l’unité nationale ou au respect dû à la religion catholique qui a forgé l’âme de la France. Inutile de dire que l’on ne peut rien attendre de tel de la république électoraliste...
Michel FROMENTOUX L’Action Française 2000 du 18 au 31 octobre 2007
(1) www.soseducation.com
(2) www.education.gouv.fr
(3) www. créer-son-ecole.com

Re: L’Éducation Nationale poursuit son processus d’implosion

Publié : 11/10/2012 - 14:07
par Pat
“L’école du futur”… républicaine et méritocratique ?

François Hollande était lundi à la Sorbonne, devant un parterre de ministres, dont le très militant Vincent Peillon, pour y tenir son discours sur « L’école du futur » …qui se présente bien mal. Le chef de l’Etat venait y recevoir symboliquement le rapport, fruit de deux mois de discussions et d’une vaste concertation avec 800 experts, élus et autres syndicalistes et enrichi par les contributions de 8 000 « internautes ». Un texte forcément « citoyen » qui servira officiellement de base pour la loi d’orientation et de programmation qui sera soumise au vote de l’Assemblée nationale début 2013.

Nous avons souvent évoqué ici les ravages de l’idéologie dominante sur notre système scolaire : babélisation des établissements, mémoricide (disparition de pans entiers de l’enseignement de notre histoire et accompagnant ce phénomène, suppression de la chronologie dans ces programmes), propagande anti-nationale au nom de l’antiracisme, de la diversité et autre théorie du genre; pédagogisme destructeur promu par les libéraux-libertaire, autorité des maîtres vacillante…

En filigrane du discours du chef de l’Etat lundi, nous retrouvons tous les mauvais travers d’une gauche incapable de sortir de ses vieux schémas soixante-huitards et obsédée par la question qui la taraude le plus : comment intégrer les enfants d’immigrés…pour en faire de futurs électeurs socialistes bien obéissants et débarrassés de leurs mauvaises pulsions « culturelles ».

Il s’agit déjà apparemment de les arracher le plus tôt possible à ce que nos socialo-libéraux doivent considérer comme l’influence néfaste du foyer familial. Alors que 15 à 20% des enfants finissent le CM2 en échec, François Hollande a annoncé que la scolarisation des enfants de moins de 3 ans serait relancée l’année prochaine dans les zones à forte densité d’immigration, baptisées en novlangue, « territoires en difficulté » – un professeur de maternelle supplémentaire dans la classe permettra de travailler en petits groupes.

Prenant acte que les sigles évoquant directement des lieux où les établissements sont fortement touchés par l’immigration de masse sont des repoussoirs, François Hollande a préconisé… de ne plus les utiliser ! Le quotidien Libération s’en réjoui : « Les ZEP (zones d’éducation prioritaire), les RAR (réseaux ambition réussite), les Eclair (écoles, collège, lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite)… tous ces acronymes barbares devraient disparaître. Je préconise une autre approche, a déclaré M. Hollande, une aide personnalisée aux établissements, qui recevront plus ou moins de moyens selon qu’ils se trouvent dans des territoires difficiles. »

« Pour le chef de l’Etat, les politiques d’éducation prioritaire doivent être repensées. Alors que l’on voulait aider les établissements classés ZEP, en leur attribuant plus de moyens – de la discrimination positive -, leur appellation ZEP a fait peur aux familles les plus informées et a incité à les contourner. » …Notamment par tous nos braves élus de l’UMPS parents d’élèves et apôtres du vivre-ensemble qui évitent soigneusement d’y scolariser leurs enfants, allez savoir pourquoi…

»Ces écoles se sont davantage ghettoïsées » note encore Libé au cas ou le lecteur n’aurait pas compris, aussi, « le chef de l’Etat prône à la place un traitement individualisé des établissements, mais qui reste flou ». Et pour cause car ce n’est pas en cassant le thermomètre ou en changeant son emballage qu’on fait tomber la fièvre…

Citons ici à ce propos l’étude de l’Insee sur le parcours scolaire des enfants d’immigrés publiée mercredi. Ces derniers sont plus nombreux que l’ensemble des personnes de 20 à 35 ans ayant été scolarisées en primaire en France (18% contre 12%) à ne pas avoir de diplôme du secondaire (CAP, BEP ou bac). Ce taux atteint 32% chez les enfants d’immigrés turcs, 24% parmi les descendants d’immigrés algériens et 22% parmi ceux d’Afrique subsaharienne. En revanche, ce taux est nettement plus faible parmi les enfants d’immigrés européens (12%).

En 2009 est il précisé, seuls 61% des descendants d’immigrés d’Afrique avaient un emploi cinq ans après leur sortie du système éducatif, contre 82% pour les descendants de natifs de France. Et lorsqu’ils accèdent à un travail, ils occupent davantage un emploi précaire que leurs contemporains français de souche . Selon Pascale Breuil, chef de l’unité des études démographiques et sociales à l’Insee, cela « prouve que l’école ne parvient pas à réduire l’impact des différences sociales.»

M Hollande a promis également, dès la rentrée 2013, la création l’université de nouvelles écoles supérieures du professorat et de l’éducation , mais aussi moins de devoirs et de redoublements. Quant à «la notation», «elle doit indiquer le niveau plus que sanctionner», pour ne pas traumatiser les enfants bien sûr avec ce fascisme sournois sous-jacent à tout classement…

Enfin, François Hollande a défendu l’introduction de la morale laïque à l’école : «Ce n’est pas vouloir enrégimenter, imposer des dogmes, une orthodoxie, une raison d’Etat : c’est l’inverse, c’est permettre à chacun de construire sa liberté dans le respect de celle des autres. La morale laïque est une idée chère à Vincent Peillon, un agrégé de philo qui a, entre autres, écrit un livre sur Ferdinand Buisson, philosophe et penseur de l’école laïque et républicaine… ». Inventeur du mot laïcité, Ferdinand Buisson présida la commission parlementaire chargée de mettre en œuvre la séparation des Églises et de l’État. Confondateur et président de la Ligue des droits de l’Homme, il obtint le prix Nobel de la Paix en 1927 avec le pacifiste allemand Ludwig Quidde.

Evoquant récemment l’ouvrage de Natacha Polony « Le pire est de plus en plus sûr, Enquête sur l’école de demain », Pierre Le Vigan constate avec elle que « les libéraux et libertaires ont frappé au cœur la conception républicaine » –la vraie- « de l’école publique ». « Pour les pédagogistes, les savoirs sont moins importants que le savoir-être, que l’éveil des capacités, que la construction de ses propres savoirs par le jeune (…) ils croient au fond en un état de nature qu’il suffirait de réveiller au lieu d’éduquer et de travailler pour s’élever. »

« Pour les libéraux et le milieu des grandes entreprises, l’école doit former aux métiers, elle doit former à l’entreprise, être ouverte sur l’entreprise (…) l’idéologie dominante voulue par les libéraux obsédés par la croissance économique, c’est l’idéologie d’une école qui doit permettre, comme le relève Natacha Polony, de « s’adapter à la société moderne ».

« Paradoxe : quand l’école était totalement séparée du monde de l’entreprise, soit dans les années 50 et 60, tous les diplômés trouvaient du travail, et depuis que l’école est obsédée par l’idée de préparer au monde du travail, les diplômés n’en trouvent plus. Ce n’est pas seulement parce qu’il y a du chômage, c’est parce que quand on veut courir après les métiers et courir après les besoins économiques, on raisonne à, court terme et on est toujours en retard ».

Et Bruno Gollnisch partage cette réflexion selon laquelle « L’école doit d’abord former des citoyens » et « pour former des citoyens l’école doit partir du principe qu’il y a bel et bien des savoirs à acquérir, et non des intuitions intimes à réveiller, sorte de rousseauisme primaire prégnant dans l’idéologie dominante(…) ». « Si nous ne réhabilitons pas l’école républicaine et méritocratique, c’est la France elle-même comme notre maison commune qui sera morte. »

http://www.gollnisch.com/