Danisiam a écrit :...
République, droits de l’homme et philosophie des lumières.
Universaliste ET égalitariste (ou la négation de la différence, le relativisme extrémiste).
Il n’y a plus de différences entre les hommes, donc chaque homme peut devenir français et nos idées (forcément meilleure issu du vieil impérialisme nauséabond et totalitaire, un universalisme absolutiste) peuvent s’appliquer au monde entier. La boucle est bouclée.
Et ainsi, en invalidant dans l'oeuf les diagnostics non conformes à la doxa universaliste, les forces de ce pays continuent de mener les mêmes politiques, au nom de leurs "grands" principes, et accessoirement de quelques intérêts commerciaux. Les flux immigratoires ne cessent de compliquer les problèmes du peuple de France, économiques mais aussi identitaires, et donc les conflits communautaires.
Tu as raison. Le problème est essentiellement idéologique, puisque économiquement, ils ne rapportent rien ou si peu. Mais tout le monde ne partage pas ton avis… ici bas. La négation de tout lien CHARNEL entre européens n'a AUCUNE raison d’exister SANS IDEOLOGIE (correction). Le problème est donc bien évidemment idéologique.
Accueillir sans même demander à l'Autre de "devenir" comme nous voire se sacrifier à sa place, ou bien lui demander de changer hypocritement en sachant qu'il ne le fera pas, est-ce là notre seule alternative ?
Mais est-ce qu’il le peut ? Et est-ce souhaitable ? N’est-ce pas déjà uniformiser et nier l’altérité ? Ne devrait-on pas plutôt prôner la différence, au nom du respect de la diversité du monde et de l’ordre immuable de chaque élément, de chaque chose bien distincte, et bien « à sa place ».
Un blanc ne sera jamais un noir. Un musulman ne sera jamais un chrétien. Une culture française ne sera jamais mondialisée. Une civilisation européenne ne sera jamais universelle.
SAUF si y a reniement et altération et de l’essence et de l’être de chaque élément, de chaque chose bien distincte.
D’où cette volonté de nier ces différences, et de tout faire pour les détruire, par l’intermédiaire du métissage, du relativisme, et de l’égalitarisme.
Enfin, comme le dit si bien l’ami Jean Raspail, les carottes sont cuites. Notre idéalisme béat et stupide, profondément universaliste, altruiste, humaniste et égalitariste aura eu raison de nous. Notre maladie est interne à nous. Rien ne sert de trouver des coupables à notre propre faiblesse. Toute civilisation a une fin. Toujours. L’Histoire nous le prouve. Mais restons digne. Nous aurons au moins su donner naissance à de Grandes choses, admirées et enviées par tous. Les charognes sont innombrables à affluer... et à se repaître de ce cadavre mort depuis longtemps. Restons au moins digne.