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un college qui fache...

Publié : 30/05/2007 - 5:14
par Danisiam
Collège Abdelmalek-Sayad, Nanterre (Hauts-de-Seine), France. M'hmed Kaki et les membres de l'association Orange, qui militent pour une meilleure reconnaissance de l'histoire de l'immigration, en rêvent. Ce serait, selon eux, le premier établissement français à porter le nom d'une «personne illustre, héritière de l'immigration coloniale». En l'occurrence un sociologue français d'origine algérienne, né en 1933 et décédé en 1998, directeur de recherche au CNRS et à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, et assistant de Pierre Bourdieu. Jeudi, une petite foule s'est réunie devant le bâtiment flambant neuf ­ le collège doit ouvrir en septembre ­, pour procéder à une «inauguration symbolique». Une plaque au nom d'Abdelmalek Sayad a été posée. Cette initiative est soutenue par des universitaires, des parlementaires et des citoyens de tous horizons .
Fief sarkozyen. Reste qu'elle a de fortes chances d'en rester au stade de la démonstration. La gestion des collèges est en effet confiée aux conseils généraux, et ce sont eux qui baptisent les nouveaux établissements. Du côté du conseil général des Hauts-de-Seine, fief sarkozyen, l'initiative d'Orange est mal accueillie. «La procédure est simple, elle a été fixée par l'article je-ne-sais-pas-quoi du BO je-ne-sais-pas-quoi [bulletin officiel de l'éducation nationale, ndlr] , claque Isabelle Balkany, vice-présidente du département et déléguée à l'enseignement. Le maire donne un avis consultatif, le conseil d'administration du collège donne un avis consultatif, et le Conseil général décide ensuite en toute souveraineté du nom qu'il veut donner.»
Isabelle Balkany penche pour «Guy-Môquet» : «Le Président a lu cette lettre magnifique [écrite à ses parents par ce résistant communiste de 17 ans juste avant son exécution par les Allemands, ndlr], et annoncé qu'elle serait lue dans toutes les classes du pays en début d'année scolaire. Pour les collégiens, cela ne peut qu'être instructif.» Selon elle, le principal du collège proposera le nom de Marc Bloch, un «très grand historien».
Et pourquoi pas «Abdelmalek-Sayad» ? «On choisit des noms qui ne prêtent pas à la polémique et qui peuvent permettre un travail pédagogique avec les enfants», rétorque la vice-présidente du conseil général. Isabelle Balkany accuse Patrick Jarry, maire communiste de Nanterre, d'avoir «lancé ce nom en pleine campagne présidentielle pour faire un coup politique». «Là-dessus, on a eu une surenchère, dénonce-t-elle. L'UMP a proposé un nom, l'UDF a proposé un nom... Je veux sortir du bourbier, je ne retiendrai aucun nom proposé dans le cadre de cette polémique.» Pour elle, «le maire de Nanterre, étant en train d'inaugurer plein d'équipements municipaux, n'a qu'à honorer qui il veut dans ce cadre».
Quoi qu'en dise Isabelle Balkany, la France fait preuve d'une assez pauvre imagination concernant les noms des établissements scolaires. En tête du top 50, selon une enquête du journal le Monde de 2004, figurent «Jules-Ferry» pour le primaire, «Jean-Moulin» pour les collèges, et «Jean-Monnet» pour les lycées. D'après M'hmed Kaki, aucun ne porte le nom d'une personnalité issue de l'immigration coloniale. Comme il n'existe pas de répertoire national des écoles, collèges et lycées, cette affirmation est difficile à vérifier.
Gloires gauloises. Certains établissements innovent toutefois, sortant du Panthéon des gloires gauloises. Un lycée professionnel de Pontarlier (Doubs) porte le nom de Toussaint Louverture, né esclave en 1743 à Saint-Domingue, affranchi, héros de l'indépendance et de la lutte contre l'esclavage, et déporté par. Celui de Félix Eboué, Noir, natif de Cayenne, gouverneur général de l'Afrique et compagnon de la Libération dont les cendres ont été transférées au Panthéon, a été donné à trois écoles maternelles et primaires de métropole, et à un collège et un lycée de Guyane. Deux écoles primaires, deux collèges et deux lycées honorent Léopold Sedar Senghor, homme politique sénégalais et académicien français. Originalité, un collège de La Plaine-Saint-Denis a choisi de s'appeler «Iqbal-Masih», du nom d'un petit Pakistanais de 12 ans assassiné dans son pays parce qu'il militait contre l'esclavage des enfants.

Publié : 30/05/2007 - 9:50
par OL13
Pianoforte a écrit :13 juillet 1926 : Pour l'inauguration de la grande mosquée de Paris

Charles Maurras, L'Action Française
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Ce texte de Maurras était remarquablement prémonitoire.
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Quelques rues du centre de Paris sont égayées par les très belles robes de nos visiteurs marocains. Il y en a de vertes, il y en a de toutes les nuances. Certains de ces majestueux enfants du désert apparaîtraient "vêtus de probité candide et de lin blanc" si leur visage basané et presque noir ne faisait songer au barbouillage infernal. Que leurs consciences soient couleur de robe ou couleur de peau, leurs costumes restent enviables ; le plus négligent des hommes serait capable des frais de toilette qui aboutiraient à ces magnifiques cappa magna, à ces manteaux brodés de lune et de soleil. Notre Garde républicaine elle-même, si bien casquée, guêtrée et culottée soit-elle, cède, il me semble, à la splendeur diaprée de nos hôtes orientaux. Toute cette couleur dûment reconnue, il n'est pas moins vrai que nous sommes probablement en train de faire une grosse sottise. Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon. II n'y a peut-être pas de réveil de l'Islam, auquel cas tout ce que je dis ne tient pas et tout ce que l'on fait se trouve être aussi la plus vaine des choses. Mais, s'il y a un réveil de l'Islam, et je ne crois pas que l'on en puisse douter, un trophée de la foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où tous les plus grands docteurs de la chrétienté enseignèrent contre l'Islam représente plus qu'une offense à notre passé : une menace pour notre avenir.

On pouvait accorder à l'Islam, chez lui, toutes les garanties et tous les respects. Bonaparte pouvait se déchausser dans la mosquée, et le maréchal Lyautey user des plus éloquentes figures pour affirmer la fraternité de tous les croyants : c'étaient choses lointaines, affaires d'Afrique ou d'Asie. Mais en France, chez les Protecteurs et chez les Vainqueurs, du simple point de vue politique, la construction officielle de la mosquée et surtout son inauguration en grande pompe républicaine, exprime quelque chose qui ressemble à une pénétration de notre pays et à sa prise de possession par nos sujets ou nos protégés. Ceux-ci la tiendront immanquablement pour un obscur aveu de faiblesse. Quelqu'un me disait hier :

- Qui colonise désormais ? Qui est colonisé ? Eux ou nous ?

J'aperçois, de ci de là, tel sourire supérieur. J'entends, je lis telles déclarations sur l'égalité des cultes et des races. On sera sage de ne pas les laisser propager, trop loin d'ici, par des hauts-parleurs trop puissants. Le conquérant trop attentif à la foi du conquis est un conquérant qui ne dure guère.

Nous venons de transgresser les justes bornes de la tolérance, du respect et de l'amitié. Nous venons de commettre le crime d'excès. Fasse le ciel que nous n'ayons pas à le payer avant peu et que les nobles races auxquelles nous avons dû un concours si précieux ne soient jamais grisées par leur sentiment de notre faiblesse.


cela fait plaisir de trouver quelqu'un de mon avis, JAMAIS nous n'aurions du autoriser la moindre mosquée en France.
Ce texte résume à lui tout seul les problemes immenses que nous avons actuellement et qui ne feront qu'empirer.