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Publié : 28/06/2007 - 23:54
par Eniotnar
Comptable a écrit :Voilà ce qu'est devenu aussi notre pays, un pays d'argent virtuel où le loup du Petit chaperon rouge s'appelle Huissier et Commisssion de surendettement.


Belle réponse, Comptable !

Si tu m'y autorises, il est un autre leurre, devenu à mes yeux une aberration : l'Education Nationale ! :pale:

Depuis quand les instituteurs doivent-ils EDUQUER les progénitures ?

Leur rôle ne consiste pas à se substituer aux parents mais à ENSEIGNER à des élèves (en principe) avides de connaître, d'apprendre et de se perfectionner.

Que les choses soient claires une fois pour toute :

L'EDUCATION revient AUX PARENTS,
l'INSTRUCTION revient aux ENSEIGNANTS.


En conclusion, hormis les gauchos laxistes (ah que c'est dur d'enseigner le français avec la méthode alphabétique), ou athés (ah que c'est moche d'interdir, ah, pourquoi parler de morale), et j'en passe, je reconnais que l'instruction et l'enseignement sont des métiers dignes de respect car ils impliquent une forte part d'abnégation.

La question à se poser serait plutôt :
avons-nous encore des INSTITUTEURS dignes de ce nom ?

Publié : 29/06/2007 - 8:05
par Comptable
Eniotnar a écrit :L'EDUCATION revient AUX PARENTS,
l'INSTRUCTION revient aux ENSEIGNANTS.


avons-nous encore des INSTITUTEURS dignes de ce nom ?

N'oublions pas, cher R. Antoine, qu'autrefois le ministère de l'Education nationale s'est appelé ministère de l'Instruction publique. Mais voilà, les effets de "mode" sont passés hélas par là et tu sais bien qu'il ne faut pas dire "femme de ménage" ou "balayeur" mais "technicien de surface". "Technicien", eh, c'est qu'on peut bomber le torse alors!!!! De même qu' "instituteur" c'est d'un ringard maintenant! Dis plutôt "professeur des écoles"! Et si tu peux mettre un grand P à "professeur" alors là, non seulement le torse bombe mais, à tant bomber il éclate!
Voilà, pour celles que j'ai repérées, les quelques "perles" qui font "moderne" et qui font surtout avancer le Schmilblick collectif dans lequel on est obligés de vivre, à défaut de s'identifier à ces foutaises.
Effectivement, il y a plein de profs qui font des efforts méritoires pour essayer de garder la tête haute, la tête hors de l'eau. Mais ça devient très difficile. Au bac, par exemple, tu as des consignes strictes qui t'empêchent d'enlever par exemple plus d'un point à la copie pour l'orthographe. Alors, faire trois fautes ou cinquante, pourquoi se priver? On te demande de "valoriser" la "pensée" de l'élève et donc de surtout ne pas sanctionner "exagérément". Si par inadvertance tu es scandalisé par la copie truffée de fautes et que tu lui mets une note digne du torchon que vaut cette dernière, eh bien tu as les parents d'élèves, si l'élève est encore mineur, ou l'élève lui-même, s'il est majeur, qui peuvent faire un recours et demander à ce qu'on réexamine la copie.
Voilà où ça mène le gauchisme.

Evolution de l'Enseignement en France.

Publié : 29/06/2007 - 8:12
par Comptable

Publié : 30/06/2007 - 6:39
par Danisiam
et aussi l'education des parents!!!

Un retraité de 67 ans habitant Chamalières-sur-Loire (Haute-Loire) a sauvé Emma, 8 mois, que sa mère avait jetée dans les eaux en crue de la Loire pour s'en débarrasser, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le 15 juin dernier, Jean-Claude Seyve, alerté par des cris provenant du bord du fleuve, avait aperçu le petit corps emporté par les flots. Grimpant sur un muret en amont d'une centrale hydraulique, il avait réussi à saisir un pied du bébé et à le sortir de l'eau.

Après lui avoir pratiqué le bouche-à-bouche et des massages cardiaques, le sauveteur avait réussi à ramener Emma à la vie.

La mère de l'enfant avait, dans un premier temps, été emmenée au CHU de Saint-Etienne, avant d'avouer son geste infanticide, pour des raisons que l'enquête tentera d'éclaircir.

La mère d'Emma, âgée de 26 ans et domiciliée à Firminy (Loire), est une étudiante en biologie en troisième cycle universitaire, qui vivait séparée depuis plusieurs mois du père de son unique enfant.

Elle a été mise en examen pour "tentative d'homicide volontaire avec préméditation sur mineure de moins de 15 ans", et écrouée, a précisé Philippe Chassaigne, vice-procureur de la République de Saint-Etienne.

Des expertises psychologiques et psychiatriques ont été ordonnées par le magistrat instructeur.

Didier Pallages AFP/Archives ¦ Un retraité de 67 ans habitant Chamalières-sur-Loire (Haute-Loire) a sauvé Emma, 8 mois, que sa mère avait jetée dans les eaux en crue de la Loire pour s'en débarrasser, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Publié : 30/06/2007 - 6:45
par Comptable
Danisiam a écrit :et aussi l'education des parents!!!

Un retraité de 67 ans habitant Chamalières-sur-Loire (Haute-Loire) a sauvé Emma, 8 mois, que sa mère avait jetée dans les eaux en crue de la Loire pour s'en débarrasser, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le 15 juin dernier, Jean-Claude Seyve, alerté par des cris provenant du bord du fleuve, avait aperçu le petit corps emporté par les flots. Grimpant sur un muret en amont d'une centrale hydraulique, il avait réussi à saisir un pied du bébé et à le sortir de l'eau.

Après lui avoir pratiqué le bouche-à-bouche et des massages cardiaques, le sauveteur avait réussi à ramener Emma à la vie.

La mère de l'enfant avait, dans un premier temps, été emmenée au CHU de Saint-Etienne, avant d'avouer son geste infanticide, pour des raisons que l'enquête tentera d'éclaircir.

La mère d'Emma, âgée de 26 ans et domiciliée à Firminy (Loire), est une étudiante en biologie en troisième cycle universitaire, qui vivait séparée depuis plusieurs mois du père de son unique enfant.

Elle a été mise en examen pour "tentative d'homicide volontaire avec préméditation sur mineure de moins de 15 ans", et écrouée, a précisé Philippe Chassaigne, vice-procureur de la République de Saint-Etienne.

Des expertises psychologiques et psychiatriques ont été ordonnées par le magistrat instructeur.

On assiste à des choses inouïes. A des actes qui semblent être d'un autre temps.
Si elle ne voulait pas d'enfant elle ne connaissait pas la pilule? D'autant plus qu'elle était "instruite" (étudiante de Troisième cycle, qui plus est...en biologie!!!)
Entre les bébés congelés et ce genre de tentative d'infanticide il y a de quoi avoir la nausée.

Publié : 01/07/2007 - 2:15
par Yannick
Comptable a écrit :
Danisiam a écrit :et aussi l'education des parents!!!

Un retraité de 67 ans habitant Chamalières-sur-Loire (Haute-Loire) a sauvé Emma, 8 mois, que sa mère avait jetée dans les eaux en crue de la Loire pour s'en débarrasser, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le 15 juin dernier, Jean-Claude Seyve, alerté par des cris provenant du bord du fleuve, avait aperçu le petit corps emporté par les flots. Grimpant sur un muret en amont d'une centrale hydraulique, il avait réussi à saisir un pied du bébé et à le sortir de l'eau.

Après lui avoir pratiqué le bouche-à-bouche et des massages cardiaques, le sauveteur avait réussi à ramener Emma à la vie.

La mère de l'enfant avait, dans un premier temps, été emmenée au CHU de Saint-Etienne, avant d'avouer son geste infanticide, pour des raisons que l'enquête tentera d'éclaircir.

La mère d'Emma, âgée de 26 ans et domiciliée à Firminy (Loire), est une étudiante en biologie en troisième cycle universitaire, qui vivait séparée depuis plusieurs mois du père de son unique enfant.

Elle a été mise en examen pour "tentative d'homicide volontaire avec préméditation sur mineure de moins de 15 ans", et écrouée, a précisé Philippe Chassaigne, vice-procureur de la République de Saint-Etienne.

Des expertises psychologiques et psychiatriques ont été ordonnées par le magistrat instructeur.

On assiste à des choses inouïes. A des actes qui semblent être d'un autre temps.
Si elle ne voulait pas d'enfant elle ne connaissait pas la pilule? D'autant plus qu'elle était "instruite" (étudiante de Troisième cycle, qui plus est...en biologie!!!)
Entre les bébés congelés et ce genre de tentative d'infanticide il y a de quoi avoir la nausée.


Instruction n'est pas synonyme forcement d'intelligence.

Pour moi c'est guillotine pour la mère monstre, directe./

Publié : 02/07/2007 - 10:22
par Caroline
Instruction n'est pas synonyme forcement d'intelligence.

Pour moi c'est guillotine pour la mère monstre, directe./

Bien d'accord Yannick !!!
D'ailleurs, qu'apprend-on aux étudiants aujourd'hui...??
Quand on voit la tare de nombreux enseignants, c'est un risque énorme que de mettre son enfant à l'école...
Quand on pense que cette malade aurait pu être enseignante!!! :affraid:
C'est comme ce père qui a oublié de "poser" son bébé à la crèche et qui l'a laisser mourir enfermé toute la journée en plein soleil dans la voiture. Ben voyons.. Il a oublié !! :vomirr:

Publié : 02/07/2007 - 11:50
par Harou
Eniotnar a écrit :Leur rôle ne consiste pas à se substituer aux parents mais à ENSEIGNER à des élèves (en principe) avides de connaître, d'apprendre et de se perfectionner.

Que les choses soient claires une fois pour toute :

L'EDUCATION revient AUX PARENTS,
l'INSTRUCTION revient aux ENSEIGNANTS.



Précisemment ! Pour avoir travaillé dans un établissement scolaire je peux dire que trop de profs se croient permis voire obligés d'éduquer les enfants. C'est très certainement du au fait que le système laisse croire aux parents que, sous prextexte qu'ils ne voient leurs gosses que de 18 à 22h par jour d'autres s'occuperont de les éduquer. C'est lamentable comme état d'esprit.
Le personnel qui est au sein d'un établissement instruit et encadre, mais n'a pas à faire l'éducation des jeunes. Auquel cas je demande à percevoir les allocations familiales des 2500 élèves que j'ai éduqué chaque année pendant 7 ans... on marche sur la tête quoi !

Publié : 05/07/2007 - 13:41
par Casual1985
j'ai un ami chez carrefour qui se fait 980€ pour 35heures par semaine...
alors franchement 2800€ c'est tres bien!!

Publié : 05/07/2007 - 16:53
par Caroline
J'ai travaillé dix dans un collège, et il y a des enseignants dans ma famille.
Il est tout à fait exact que l'équipe enseignante n'ai pas là pour éduquer, mais pour apporter des connaisances précises.Néanmoins, vu que les parents n'apportent plus d'éducation aux enfants, il nous arrive d'être confrontés à certains "débordements" qui nous impliquent dans le système de l'éducation.

Publié : 06/07/2007 - 9:00
par Julie
Casual1985 a écrit :j'ai un ami chez carrefour qui se fait 980€ pour 35heures par semaine...
alors franchement 2800€ c'est tres bien!!


Ouai c'est vrai, moi à une époque j'ai bossé chez Virgin en tant que vendeuse je touchais 852€ net par mois pour 35h!!!

Maintenant c'est sur que de bosser dans un collège ou un lycée n'est pas forcément facile (voire même en primaire d'ailleurs) mais je trouve que les compensations sont plus que suffisantes!!

Publié : 06/07/2007 - 9:01
par Julie
Caroline a écrit :J'ai travaillé dix dans un collège, et il y a des enseignants dans ma famille.
Il est tout à fait exact que l'équipe enseignante n'ai pas là pour éduquer, mais pour apporter des connaisances précises.Néanmoins, vu que les parents n'apportent plus d'éducation aux enfants, il nous arrive d'être confrontés à certains "débordements" qui nous impliquent dans le système de l'éducation.


Exactement, j'ai une institutrice dans ma famille, et quand on à un gamin qui ne connait pas un mot de français et qui sait juste dire oui avec la tête et faire un doigt pour dire non :shock: :shock: :shock: que voulez vous en faire!!!

Publié : 06/07/2007 - 13:41
par G-B
et qui sait juste dire oui avec la tête et faire un doigt pour dire non que voulez vous en faire!!!



Le renvoyer d'où il vient un point c'est tout :evil:

Publié : 09/07/2007 - 14:43
par Julie
Georges-Bernard a écrit :
et qui sait juste dire oui avec la tête et faire un doigt pour dire non que voulez vous en faire!!!



Le renvoyer d'où il vient un point c'est tout :evil:


On est d'accord G-B mais dans la réalité???

Publié : 10/07/2007 - 6:19
par Danisiam
et aussi des bacheliers analphabetes

La religion du baccalauréat a fait plus de tort à la France que toutes les décisions erronées des gouvernements successifs, qu’elle explique d’ailleurs pour une large part, puisqu’elle est à la racine de la diplômanie qui a engendré nos élites factices. On a peu à peu persuadé les Français qu’un jeune homme ou une jeune fille dépourvu de baccalauréat était une sorte d’infirme, un sous-citoyen voué aux tâches subalternes, aux emplois précaires et sous menace constante d’un chômage pratiquement mérité.

De sorte que s’est répandue dans notre jeunesse une anxiété diffuse, voire même une culpabilisation stressante et le sentiment dévalorisant que, sans le baccalauréat, on ne comptait plus, on n’était quasiment rien, et qu’on n’avait plus le droit d’espérer s’élever dans la société.

Bien entendu, la vérité est tout autre. Et il convient de rappeler que 60 % des chefs d’entreprise, qui constituent les vraies « forces vives » de la nation, n’ont pas le baccalauréat et s’en passent fort bien. Quant à ceux qui le possèdent, avec un + 2, + 3 ou davantage, les preuves n’abondent pas de leur efficacité supérieure, et l’on a même vu de brillants parcheminés, tout droit sortis de la cuisse de Jupiter et parachutés au sommet de grandes entreprises, se planter royalement et les conduire au bord de la faillite.

Cependant, le baccalauréat continue de fasciner les foules, surtout les parents, toujours inquiets pour leur progéniture, et qui ont adopté massivement le célèbre leitmotiv : « Tu feras ce que tu veux, mais passe ton bac d’abord ! ». Du coup, la démagogie s’est emparée de cet examen, conçu comme un baume pour adolescents désorientés et parents angoissés, et la classe politique unanime a proclamé que nous devions obtenir 80 % de bacheliers sur le total des candidats, ce qui était un objectif absurde.

Nous l’avons pourtant pratiquement atteint, mais au prix d’une baisse continuelle de la qualité des épreuves. À ce sujet, un de nos lecteurs m’écrit :
« Correcteur au bac cette année encore, je suis comme la plupart de mes collègues de toutes les matières, lassé d’avaler des couleuvres de plus en plus indigestes. Quand j’ai passé l’épreuve d’anglais, il y a 20 ans, les questions n’avaient pas grand-chose à voir avec celles que l’on me demande de corriger aujourd’hui… Jugez plutôt : après avoir proposé aux candidats un texte littéraire (qui est de nos jours souvent adapté et abrégé, et le plus politiquement correct du monde), on leur demande de répondre à une douzaine de questions ». Pendant des années « d’immobilisme » (selon les pédagogues marxistes) les questions commençaient ainsi : résumez le texte en 150 mots. Puis on est passé du résumé, exercice faisant appel à la compréhension et à la synthèse, à un exercice du style « remettre dans l’ordre ces différents événements du texte » : une sorte d’analyse dépourvue de synthèse (puisque les éléments étaient déjà fournis). Ensuite, une autre étape a été franchie avec l’abandon pur et simple de la compréhension de fond pour s’attacher à des éléments isolés pris au gré de la lecture ».

Comme il n’y a aucune raison de penser que l’anglais ait été le seul « bénéficiaire » d’une méthode de travail aussi ahurissante, et que tout donne à croire que le français a été pareillement « désintégré », on ne peut plus s’étonner que beaucoup de bacheliers soient incapables de rédiger un texte clair, porteur de sens et correctement articulé. Quant à la philosophie, n’en parlons même pas. Il suffit de voir la question radicalement stupide posée cette année aux candidats dans cette matière pour constater que nous approchons du degré zéro de la culture. Savourez-la de nouveau : C’était « Que gagnons-nous à travailler ? » À la place d’un candidat, j’aurais rendu ma copie avec cette simple ligne : « Je ne sais pas répondre aux questions idiotes ».

Le beau résultat de ce « désenseignement », c’est que nous nous heurtons partout à des gens de moins de 35 ans qui ne savent pas s’exprimer, ne savent pas rédiger, et multiplient les fautes de français, de grammaire et d’orthographe. Or, une personne qui ne possède pas la maîtrise de sa langue maternelle ne peut que collectionner les échecs en tous domaines. Et une nation qui compte un peu trop de ces personnes-là va elle-même droit dans le mur.