L'immigration : une affaire d'État !
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Préface (La Désinformation autour de l'immigration) de Pierre Milloz
La première édition de La désinformation autour de l’immigration, parue en 2009, a déjà connu, compte tenu de son succès, cinq rééditions depuis cette date ! Aujourd'hui, la situation décrite et analysée dans cet ouvrage n’a fait que s’aggraver, d’où une nouvelle édition largement augmentée et actualisée.
C’est avec l’aimable autorisation de son rédacteur, Pierre Milloz, que Polémia en publie ci-après la nouvelle préface. Pierre Milloz, à qui rien de ce dramatique sujet n’est étranger, veut ne pas désespérer : « Si l'on s'en tient à une froide analyse de la situation présente, on n'est certes pas porté à l'optimisme. Pourtant le sentiment national, l'attachement à la patrie sont si répandus, si étroitement liés à la nature humaine qu'il faut croire qu'ils retrouveront leur force en France et susciteront un sursaut des Français.» Acceptons-en l’augure.
Polémia
Le titre même de son livre le prouve : M. Arnaud Raffard de Brienne veut aller au-delà du réquisitoire classique contre le phénomène migratoire. Car les ouvrages ne manquent pas qui dénoncent les méfaits d'une immigration incontrôlée et l'auteur ici ne s'est pas borné à un travail de plus sur ce thème. Il a en outre voulu susciter une réflexion sur une question clef : comment un peuple comme le nôtre, fort d'une histoire millénaire, peut-il accepter passivement de se laisser ainsi submerger ?
Répondant à cette question, Arnaud Raffard de Brienne montre, dans un style aisé et incisif, comment une propagande d'esprit totalitaire, menée avec persévérance depuis une quarantaine d'années aussi bien par les gouvernements de droite et de gauche que par les médias, s'applique à anesthésier l'opinion publique française et l'empêche de prendre conscience du drame qui se joue aujourd'hui.
Tous les procédés sont magistralement démontés et le lecteur bénéficie d'une analyse très claire et convaincante qui va jusqu'au cœur du système : trucage du langage, silence officiel et médiatique sur des nuisances imputables aux immigrés, mensonges répétés (quelle qu'en soit l'invraisemblance), assertions défiant le bon sens sur les conséquences économiques de l'afflux migratoire, désinformation sur les chiffres etc. etc.
A lire cette description, on se dit avec l'auteur, qu'une telle convergence d'efforts pour endormir l'opinion est sans doute la marque d'une volonté appliquée à atteindre un objectif plus large que la seule immigration.
Et il est vrai que celle-ci n'est qu'une partie d'une évolution de type cosmopolite qui menace l'existence des nations européennes. En France cette évolution prit corps quelques mois après la mort du général De Gaulle, sous la forme d'une loi : la loi Pleven du 1er juillet 1972. Née d'un projet gouvernemental (Georges Pompidou étant président de la République), elle est sans doute le premier texte normatif d'inspiration cosmopolite de l'histoire de France et fut votée à l'unanimité par l'Assemblée nationale (celle-ci, élue en juin 1968, était très majoritairement de droite, la gauche n'y atteignait pas 19% des sièges).
Ce texte est capital. Il va bien au-delà de ce qu'annonce son intitulé (lutter contre le racisme) : il prohibe toute discrimination qui serait fondée sur l'appartenance à une nation, et par conséquent sur l'appartenance à la nation française. Ainsi était posé le principe selon lequel un Français et un étranger doivent être traités identiquement.
L'esprit cosmopolite d'indifférenciation universelle venait de s'affirmer par la loi et, devenu dominant, il allait orienter la politique française. Les gouvernements français ne considéreraient plus de la même façon l'impératif qui, pour tous leurs prédécesseurs, avait été l'alpha et l'oméga de la politique : affirmer et défendre la spécificité et l'identité françaises dans le monde. Au contraire : tout allait se passer comme si la défense de cette identité constituait à leurs yeux une discrimination immorale et comme si la seule politique valable, celle qui s'attache à ce qu'ils nomment les valeurs « humanistes », ne pouvait que tendre à l'effacer. « Sublimation idéologique d'un grand naufrage », écrit brillamment M. Arnaud Raffard de Brienne.
C'est dans ce cadre doctrinal qu'est intervenue une mesure particulièrement néfaste. Au moment même où l'immigration de travail était suspendue (et M. Arnaud Raffard de Brienne insiste à juste titre sur l'étrangeté de la coïncidence), il était décidé de faire appel à une immigration de peuplement, propre à modifier l'identité française. Ce fut l'œuvre du décret du 29 avril 1976 sur le regroupement familial, signé du Premier ministre M. Jacques Chirac. La volonté, constamment affirmée (et encore par le récent plan contre l'antiracisme adopté en Conseil des ministres le 15 février 2012) de réserver à cette immigration un accueil encourageant, confirme a posteriori l'importance de ce décret.
Celui-ci s'inscrit bien dans une série de mesures et d'initiatives de même sens. La multiplication des naturalisations notamment sous la présidence de M. Chirac, la loi du 3 janvier 1973 interdisant les avances de la Banque de France à l'Etat, les successives négociations multilatérales qui ont supprimé nos frontières économiques, le traité de Maastricht par lequel la France renonçait à sa souveraineté monétaire, le traité de Lisbonne qui validait des dispositions institutionnelles de l'Union Européenne pourtant déjà rejetées par référendum, le retour dans le commandement américain de l'OTAN relèvent de la même évolution : notre pays se voit ôter méthodiquement, un par un, tous les moyens de s'affirmer.
Reste évidemment à savoir quel est le motif ultime de cette mise en œuvre de l'idéologie cosmopolite. C'est en invoquant les deux guerres du XXe siècle que ses partisans ont pu faire recevoir par les peuples une doctrine qui heurte le sentiment naturel d'appartenance à une nation. Mais ce simple argument n'aurait pas suffi si des forces puissantes et plus matérielles n'avaient appuyé la propagande cosmopolite mondiale. Au premier rang, il y a l'hégémonie des Etats-Unis qui donnent à leur tentative impériale le masque d'une idéologie universaliste. Parallèlement, se mêle la conception économique propre à ce que certains appellent une superclasse mondiale : celle-ci voit dans l'effacement des particularités nationales et l'uniformisation de la planète les moyens de renforcer la vigueur de l'économie. M. de Rothschild n'écrivait-il pas dès juillet 1970 : « La structure qui doit disparaître, le verrou qui doit sauter, c'est la nation » ?
Faut-il désespérer ? Si l'on s'en tient à une froide analyse de la situation présente, on n'est certes pas porté à l'optimisme. Pourtant le sentiment national, l'attachement à la patrie sont si répandus, si étroitement liés à la nature humaine qu'il faut croire qu'ils retrouveront leur force en France et susciteront un sursaut des Français.
Pierre Milloz , Juillet 2012 http://www.polemia.com
Pierre Milloz, préface de l’ouvrage de Arnaud Raffard de Brienne, La Désinformation autour de l’immigration (Nouvelle édition, juillet 2012), éditeur Atelier Fol FER, collection L’Etoile du Ber, juillet 2012, 266 pages.
Voir aussi de Pierre Milloz :
Plan national d'action contre le racisme et l'antisémitisme : un totalitarisme poisseux http://www.polemia.com/article.php?id=4720
Quel est l'ennemi ? La superclasse mondiale ou la puissance américaine ? http://www.polemia.com/article.php?id=4787
La première édition de La désinformation autour de l’immigration, parue en 2009, a déjà connu, compte tenu de son succès, cinq rééditions depuis cette date ! Aujourd'hui, la situation décrite et analysée dans cet ouvrage n’a fait que s’aggraver, d’où une nouvelle édition largement augmentée et actualisée.
C’est avec l’aimable autorisation de son rédacteur, Pierre Milloz, que Polémia en publie ci-après la nouvelle préface. Pierre Milloz, à qui rien de ce dramatique sujet n’est étranger, veut ne pas désespérer : « Si l'on s'en tient à une froide analyse de la situation présente, on n'est certes pas porté à l'optimisme. Pourtant le sentiment national, l'attachement à la patrie sont si répandus, si étroitement liés à la nature humaine qu'il faut croire qu'ils retrouveront leur force en France et susciteront un sursaut des Français.» Acceptons-en l’augure.
Polémia
Le titre même de son livre le prouve : M. Arnaud Raffard de Brienne veut aller au-delà du réquisitoire classique contre le phénomène migratoire. Car les ouvrages ne manquent pas qui dénoncent les méfaits d'une immigration incontrôlée et l'auteur ici ne s'est pas borné à un travail de plus sur ce thème. Il a en outre voulu susciter une réflexion sur une question clef : comment un peuple comme le nôtre, fort d'une histoire millénaire, peut-il accepter passivement de se laisser ainsi submerger ?
Répondant à cette question, Arnaud Raffard de Brienne montre, dans un style aisé et incisif, comment une propagande d'esprit totalitaire, menée avec persévérance depuis une quarantaine d'années aussi bien par les gouvernements de droite et de gauche que par les médias, s'applique à anesthésier l'opinion publique française et l'empêche de prendre conscience du drame qui se joue aujourd'hui.
Tous les procédés sont magistralement démontés et le lecteur bénéficie d'une analyse très claire et convaincante qui va jusqu'au cœur du système : trucage du langage, silence officiel et médiatique sur des nuisances imputables aux immigrés, mensonges répétés (quelle qu'en soit l'invraisemblance), assertions défiant le bon sens sur les conséquences économiques de l'afflux migratoire, désinformation sur les chiffres etc. etc.
A lire cette description, on se dit avec l'auteur, qu'une telle convergence d'efforts pour endormir l'opinion est sans doute la marque d'une volonté appliquée à atteindre un objectif plus large que la seule immigration.
Et il est vrai que celle-ci n'est qu'une partie d'une évolution de type cosmopolite qui menace l'existence des nations européennes. En France cette évolution prit corps quelques mois après la mort du général De Gaulle, sous la forme d'une loi : la loi Pleven du 1er juillet 1972. Née d'un projet gouvernemental (Georges Pompidou étant président de la République), elle est sans doute le premier texte normatif d'inspiration cosmopolite de l'histoire de France et fut votée à l'unanimité par l'Assemblée nationale (celle-ci, élue en juin 1968, était très majoritairement de droite, la gauche n'y atteignait pas 19% des sièges).
Ce texte est capital. Il va bien au-delà de ce qu'annonce son intitulé (lutter contre le racisme) : il prohibe toute discrimination qui serait fondée sur l'appartenance à une nation, et par conséquent sur l'appartenance à la nation française. Ainsi était posé le principe selon lequel un Français et un étranger doivent être traités identiquement.
L'esprit cosmopolite d'indifférenciation universelle venait de s'affirmer par la loi et, devenu dominant, il allait orienter la politique française. Les gouvernements français ne considéreraient plus de la même façon l'impératif qui, pour tous leurs prédécesseurs, avait été l'alpha et l'oméga de la politique : affirmer et défendre la spécificité et l'identité françaises dans le monde. Au contraire : tout allait se passer comme si la défense de cette identité constituait à leurs yeux une discrimination immorale et comme si la seule politique valable, celle qui s'attache à ce qu'ils nomment les valeurs « humanistes », ne pouvait que tendre à l'effacer. « Sublimation idéologique d'un grand naufrage », écrit brillamment M. Arnaud Raffard de Brienne.
C'est dans ce cadre doctrinal qu'est intervenue une mesure particulièrement néfaste. Au moment même où l'immigration de travail était suspendue (et M. Arnaud Raffard de Brienne insiste à juste titre sur l'étrangeté de la coïncidence), il était décidé de faire appel à une immigration de peuplement, propre à modifier l'identité française. Ce fut l'œuvre du décret du 29 avril 1976 sur le regroupement familial, signé du Premier ministre M. Jacques Chirac. La volonté, constamment affirmée (et encore par le récent plan contre l'antiracisme adopté en Conseil des ministres le 15 février 2012) de réserver à cette immigration un accueil encourageant, confirme a posteriori l'importance de ce décret.
Celui-ci s'inscrit bien dans une série de mesures et d'initiatives de même sens. La multiplication des naturalisations notamment sous la présidence de M. Chirac, la loi du 3 janvier 1973 interdisant les avances de la Banque de France à l'Etat, les successives négociations multilatérales qui ont supprimé nos frontières économiques, le traité de Maastricht par lequel la France renonçait à sa souveraineté monétaire, le traité de Lisbonne qui validait des dispositions institutionnelles de l'Union Européenne pourtant déjà rejetées par référendum, le retour dans le commandement américain de l'OTAN relèvent de la même évolution : notre pays se voit ôter méthodiquement, un par un, tous les moyens de s'affirmer.
Reste évidemment à savoir quel est le motif ultime de cette mise en œuvre de l'idéologie cosmopolite. C'est en invoquant les deux guerres du XXe siècle que ses partisans ont pu faire recevoir par les peuples une doctrine qui heurte le sentiment naturel d'appartenance à une nation. Mais ce simple argument n'aurait pas suffi si des forces puissantes et plus matérielles n'avaient appuyé la propagande cosmopolite mondiale. Au premier rang, il y a l'hégémonie des Etats-Unis qui donnent à leur tentative impériale le masque d'une idéologie universaliste. Parallèlement, se mêle la conception économique propre à ce que certains appellent une superclasse mondiale : celle-ci voit dans l'effacement des particularités nationales et l'uniformisation de la planète les moyens de renforcer la vigueur de l'économie. M. de Rothschild n'écrivait-il pas dès juillet 1970 : « La structure qui doit disparaître, le verrou qui doit sauter, c'est la nation » ?
Faut-il désespérer ? Si l'on s'en tient à une froide analyse de la situation présente, on n'est certes pas porté à l'optimisme. Pourtant le sentiment national, l'attachement à la patrie sont si répandus, si étroitement liés à la nature humaine qu'il faut croire qu'ils retrouveront leur force en France et susciteront un sursaut des Français.
Pierre Milloz , Juillet 2012 http://www.polemia.com
Pierre Milloz, préface de l’ouvrage de Arnaud Raffard de Brienne, La Désinformation autour de l’immigration (Nouvelle édition, juillet 2012), éditeur Atelier Fol FER, collection L’Etoile du Ber, juillet 2012, 266 pages.
Voir aussi de Pierre Milloz :
Plan national d'action contre le racisme et l'antisémitisme : un totalitarisme poisseux http://www.polemia.com/article.php?id=4720
Quel est l'ennemi ? La superclasse mondiale ou la puissance américaine ? http://www.polemia.com/article.php?id=4787
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Derrière “l’arbre rom”…
Dans un communiqué publié mercredi, le secrétaire général du FN, Steeve Briois, relevait que les mesures évoquées par Jean-Marc Ayrault à l’issue du conseil des ministres dans le cadre de la rentrée du gouvernement (prix du carburant, livret A…) menaient à un « enlisement programmé ». Au sujet notamment de la fin possible des mesures transitoires restreignant l’accès des 15 000 Roms recensés en France au marché du travail, le FN a dénoncé « une priorité particulièrement déplacée, alors que notre pays connaît une crise industrielle sans précédent et que les socialistes ont passé l’été à commettre des maladresses terribles en matière sociale ». A l’instar de huit autre pays de l’UE, la France a limité jusqu’alors l’accès des Roms au marché du travail sur notre sol jusqu’au 31 décembre 2013. Les Roms originaires de Roumanie et de Bulgarie ne peuvent, pour l’instant, postuler qu’à des offres concernant un des 150 métiers classés « sous tension » par le gouvernement. Cette suppression des limitations de l’accès au marché du travail « peut être une des solutions » expliquait déjà sans rire la semaine dernière le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, très critiqué par les pleureuses de la gauche pour quelques démantèlements de camps illégaux de Roms ces dernières semaines.
A titre d’exemple, en mai, Mgr Christophe Dufour, archevêque d’Aix-en-Provence et Arles, avait publié une déclaration quelques jours après qu’un tribunal se fut prononcé sur l’évacuation d’un campement. « Les Roms sont mes frères, écrivait-il. Si on les traite comme… des chiens, il ne faudra pas nous étonner s’ils attrapent la rage ! » En septembre dernier, rappelons le, un membre de l’actuelle majorité comme Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d’Ile de France, avait déjà dénoncé « l’inhumanité et la brutalité » de l’évacuation d’un camp de Roms en Seine-Saint-Denis ordonné par Brice Hortefeux le prédécesseur de M. Valls…
Relevons que si l’Espagne seule a levé en 2010 toutes les restrictions à l’accès au marché du travail visant les ressortissants Roumains, Roms compris bien sûr, la crise économique –qui n’épargne pas la France, même les socialistes devraient le savoir…- a conduit Madrid à réinstaurer une limitation à l’été 2011 et jusque fin 2012, devant la rétractation du marché du travail et… le fort taux de chômage des immigrés roumains. Quant au précédent gouvernement Fillon, le système d’incitation au retour qu’il a mis au point , « l’aide au retour humanitaire » –contre un billet d’avion et 300 euros par adulte, 100 euros par enfant, les Roms expulsés s’engagent à ne pas revenir… rapidement !- elle a été un coûteux et prévisible échec.
Cette aberrante aide au retour concoctée par l’UMP visait partiellement à éteindre la polémique car la France avait été copieusement conspuée par les instances bruxelloises il y a deux ans pour avoir timidement tenté de réguler les flots migratoires des populations roms. Au diapason de ce déferlement de commentaires établissant un parallèle consternant entre le sort réservé aux Roms et les « heures les plus sombres de notre histoire », l’ONG américaine Human Rights Watch (HRW), avait intimé l’ordre à la France « de mettre fin aux expulsions et (de) soumettre sa politique à une analyse indépendante» (sic). Nous le notions alors, nos bonnes âmes n’ont « curieusement » pas déployé autant d’énergie pour s’inquiéter du sort de la « minorité » serbe du Kosovo, persécutée sur sa terre ancestrale depuis la ratonnade de l’Otan…
Intervenant dans l’hémicycle du Parlement européen le 7 septembre 2010, Bruno Gollnisch relevait alors que M. Sarkozy et M. Hortefeux « auraient dû savoir que les traités dont ils ont été partisans comme l’ensemble de la classe politique , traité de Maastricht, traité d’Amsterdam, traité de Nice, traité de Lisbonne, dont Sarkozy se targue d’avoir été un des artisans principaux – allaient ouvrir effectivement nos frontières à tous ceux qui souhaitaient s’y installer. » Un traité de Lisbonne que Nicolas Sarkozy, avec la complicité hypocrite de la gauche, s’était empressé de négocier et de faire avaliser dès janvier 2008 par le Parlement français.
« Et puis ajoutait-il, on parle de minorité opprimée, mais est-ce que vous pensez sérieusement, que si les Roms ne se sont pas intégrés depuis six siècles dans les pays d’Europe centrale ou orientale, où ils résident, c’est simplement parce que les Roumains, les Bulgares, les Hongrois, sont méchants, c’est parce les Slovaques, les Tchèques, les Slovènes, les Serbes les persécutent ?Votre angélisme en réalité est une autre forme de racisme, un racisme qui s’applique en fait aux populations indigènes, celles qui, comme dans mon pays, ne souhaitent pas que 12 millions de Roms viennent s’y installer et la seule solution, c’est de sortir de cette Europe-là ! »
Bruno Gollnisch notait également alors que « les expulsions de Roms tant décriées sont certes des manœuvres sarkozystes à visée électoraliste, mais elles ne servent à rien puisque les intéressés ne se gênent pas pour revenir de l’aveu des forces de police et de gendarmerie, le gouvernement français s’étant privé lui-même des moyens de les en empêcher. Il en va de cette immigration là comme de celle en provenance des pays non européens, ce que nous voyons n’est que le début de cette transhumance ».« Une évolution, qui est inscrite dans la volonté de ces mêmes politiciens d’effacer définitivement les frontières nationales, ce qui nous interdira à terme de nous opposer à l’installation sur territoire de tous les citoyens appartenant aux pays de l’UE. »
Enfin, le député frontiste pointait encore dans cette même enceinte le 8 juin 2011, la nocivité du dispositif Schengen, « cet accord scélérat, signé en catimini, ratifié un mois d’août des années 80 ». Car « démanteler les frontières intérieures, ce n’est pas assurer la liberté de circulation des citoyens européens, c’est créer des situations d’insécurité, des situations démographiques et migratoires ingérables au sein de l’UE, dans les pays de destination et les pays de départ. C’est aussi un formidable appel d’air pour l’immigration illégale, assurée, quel que soit son point d’entrée en Europe, qu’elle pourra aller s’installer où elle veut, et notamment en France (…). Les Etats doivent conserver la totale maîtrise de toutes leurs frontières, et, s’il y a lieu, coopérer entre eux pour renforcer leurs frontières extérieures. »
Enfin, et il s’agit aussi de le rappeler avec force, comme le notait Jean-Marie Le Pen en une formule heureuse, « l’arbre rom ne doit pas cacher la forêt de l’immigration extra européenne », laquelle se poursuit à haut débit versla France dans des proportions qui mettent en péril son devenir même.
http://www.gollnisch.com/
Dans un communiqué publié mercredi, le secrétaire général du FN, Steeve Briois, relevait que les mesures évoquées par Jean-Marc Ayrault à l’issue du conseil des ministres dans le cadre de la rentrée du gouvernement (prix du carburant, livret A…) menaient à un « enlisement programmé ». Au sujet notamment de la fin possible des mesures transitoires restreignant l’accès des 15 000 Roms recensés en France au marché du travail, le FN a dénoncé « une priorité particulièrement déplacée, alors que notre pays connaît une crise industrielle sans précédent et que les socialistes ont passé l’été à commettre des maladresses terribles en matière sociale ». A l’instar de huit autre pays de l’UE, la France a limité jusqu’alors l’accès des Roms au marché du travail sur notre sol jusqu’au 31 décembre 2013. Les Roms originaires de Roumanie et de Bulgarie ne peuvent, pour l’instant, postuler qu’à des offres concernant un des 150 métiers classés « sous tension » par le gouvernement. Cette suppression des limitations de l’accès au marché du travail « peut être une des solutions » expliquait déjà sans rire la semaine dernière le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, très critiqué par les pleureuses de la gauche pour quelques démantèlements de camps illégaux de Roms ces dernières semaines.
A titre d’exemple, en mai, Mgr Christophe Dufour, archevêque d’Aix-en-Provence et Arles, avait publié une déclaration quelques jours après qu’un tribunal se fut prononcé sur l’évacuation d’un campement. « Les Roms sont mes frères, écrivait-il. Si on les traite comme… des chiens, il ne faudra pas nous étonner s’ils attrapent la rage ! » En septembre dernier, rappelons le, un membre de l’actuelle majorité comme Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d’Ile de France, avait déjà dénoncé « l’inhumanité et la brutalité » de l’évacuation d’un camp de Roms en Seine-Saint-Denis ordonné par Brice Hortefeux le prédécesseur de M. Valls…
Relevons que si l’Espagne seule a levé en 2010 toutes les restrictions à l’accès au marché du travail visant les ressortissants Roumains, Roms compris bien sûr, la crise économique –qui n’épargne pas la France, même les socialistes devraient le savoir…- a conduit Madrid à réinstaurer une limitation à l’été 2011 et jusque fin 2012, devant la rétractation du marché du travail et… le fort taux de chômage des immigrés roumains. Quant au précédent gouvernement Fillon, le système d’incitation au retour qu’il a mis au point , « l’aide au retour humanitaire » –contre un billet d’avion et 300 euros par adulte, 100 euros par enfant, les Roms expulsés s’engagent à ne pas revenir… rapidement !- elle a été un coûteux et prévisible échec.
Cette aberrante aide au retour concoctée par l’UMP visait partiellement à éteindre la polémique car la France avait été copieusement conspuée par les instances bruxelloises il y a deux ans pour avoir timidement tenté de réguler les flots migratoires des populations roms. Au diapason de ce déferlement de commentaires établissant un parallèle consternant entre le sort réservé aux Roms et les « heures les plus sombres de notre histoire », l’ONG américaine Human Rights Watch (HRW), avait intimé l’ordre à la France « de mettre fin aux expulsions et (de) soumettre sa politique à une analyse indépendante» (sic). Nous le notions alors, nos bonnes âmes n’ont « curieusement » pas déployé autant d’énergie pour s’inquiéter du sort de la « minorité » serbe du Kosovo, persécutée sur sa terre ancestrale depuis la ratonnade de l’Otan…
Intervenant dans l’hémicycle du Parlement européen le 7 septembre 2010, Bruno Gollnisch relevait alors que M. Sarkozy et M. Hortefeux « auraient dû savoir que les traités dont ils ont été partisans comme l’ensemble de la classe politique , traité de Maastricht, traité d’Amsterdam, traité de Nice, traité de Lisbonne, dont Sarkozy se targue d’avoir été un des artisans principaux – allaient ouvrir effectivement nos frontières à tous ceux qui souhaitaient s’y installer. » Un traité de Lisbonne que Nicolas Sarkozy, avec la complicité hypocrite de la gauche, s’était empressé de négocier et de faire avaliser dès janvier 2008 par le Parlement français.
« Et puis ajoutait-il, on parle de minorité opprimée, mais est-ce que vous pensez sérieusement, que si les Roms ne se sont pas intégrés depuis six siècles dans les pays d’Europe centrale ou orientale, où ils résident, c’est simplement parce que les Roumains, les Bulgares, les Hongrois, sont méchants, c’est parce les Slovaques, les Tchèques, les Slovènes, les Serbes les persécutent ?Votre angélisme en réalité est une autre forme de racisme, un racisme qui s’applique en fait aux populations indigènes, celles qui, comme dans mon pays, ne souhaitent pas que 12 millions de Roms viennent s’y installer et la seule solution, c’est de sortir de cette Europe-là ! »
Bruno Gollnisch notait également alors que « les expulsions de Roms tant décriées sont certes des manœuvres sarkozystes à visée électoraliste, mais elles ne servent à rien puisque les intéressés ne se gênent pas pour revenir de l’aveu des forces de police et de gendarmerie, le gouvernement français s’étant privé lui-même des moyens de les en empêcher. Il en va de cette immigration là comme de celle en provenance des pays non européens, ce que nous voyons n’est que le début de cette transhumance ».« Une évolution, qui est inscrite dans la volonté de ces mêmes politiciens d’effacer définitivement les frontières nationales, ce qui nous interdira à terme de nous opposer à l’installation sur territoire de tous les citoyens appartenant aux pays de l’UE. »
Enfin, le député frontiste pointait encore dans cette même enceinte le 8 juin 2011, la nocivité du dispositif Schengen, « cet accord scélérat, signé en catimini, ratifié un mois d’août des années 80 ». Car « démanteler les frontières intérieures, ce n’est pas assurer la liberté de circulation des citoyens européens, c’est créer des situations d’insécurité, des situations démographiques et migratoires ingérables au sein de l’UE, dans les pays de destination et les pays de départ. C’est aussi un formidable appel d’air pour l’immigration illégale, assurée, quel que soit son point d’entrée en Europe, qu’elle pourra aller s’installer où elle veut, et notamment en France (…). Les Etats doivent conserver la totale maîtrise de toutes leurs frontières, et, s’il y a lieu, coopérer entre eux pour renforcer leurs frontières extérieures. »
Enfin, et il s’agit aussi de le rappeler avec force, comme le notait Jean-Marie Le Pen en une formule heureuse, « l’arbre rom ne doit pas cacher la forêt de l’immigration extra européenne », laquelle se poursuit à haut débit versla France dans des proportions qui mettent en péril son devenir même.
http://www.gollnisch.com/
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Les Rroms, un casse-tête millénaire
Que faire des Roms, ou plutôt Rroms (1), et pour les Rroms ? A peine le gouvernement avait-il annoncé le 23 août un assouplissement des règles en matière d’emploi pour les 15.000 Tziganes officiellement recensés en France afin de hâter leur insertion que l’on apprenait le lendemain par des statistiques policières – confirmées par le ministère de l’Intérieur – que cette communauté faisait preuve d’autant d’inventivité que de productivité, mais dans un domaine fort embarrassant : celui des crimes et délits en tout genre.
C.L.
Les belles âmes qui, avant l’élection présidentielle, manifestaient aux côtés de Tziganes menacés d’expulsion sous le slogan – passablement ésotérique pour le citoyen lambda – de « Nous sommes tous un terrain vague » ignoraient sans doute que le problème ne se poserait pas en Europe sans… l’intolérance islamiste !
A l’origine, la fatwa du sultan Mahmoud
C’est en effet le sultan Mahmoud de Ghaznî (971-1030), Turc dont le clan était de fraîche date converti au sunnisme, qui les expulsa manu militari du Sind, province de l’actuel Pakistan (2). Ainsi bannis du Sind, les Sinti (ou Tziganes en pays slaves, Zingari en Italie) mirent le cap à l’ouest, se dirigeant pour partie vers l’Empire byzantin et l’Europe, pour partie vers l’Egypte, d’où le nom de Gitans ou de Gypsies, du grec Ægyptoï, que leur donnèrent plus tard les Espagnols puis les Anglais. Que leur reprochait donc le sultan ghaznévide ? Choqué par les danses lascives et la musique, qui lui paraissaient le summum de l’immoralité, de ces tribus nomadisantes, inassimilables et d’ailleurs déjà considérées comme hors-castes dans l’Inde aryenne, Mahmoud voyait de surcroît en elles des pépinières de parasites et de voleurs.
Ajoutons que, d’abord fort bien accueillies en terres chrétiennes dont, contrairement à la diaspora juive de l’époque, elles adoptèrent systématiquement la religion, la langue et les patronymes, ces victimes de l’islam devinrent vite un poids pour les pays hôtes. Depuis un millénaire, de la mer Noire au détroit de Gibraltar, tous ont achoppé devant la résolution de la question rrom.
Exclusion forcée ou volontaire ?
Prise à l’issue d’une réunion interministérielle le 23 août et annoncée en fanfare par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, la décision d’assouplir les restrictions du travail des Rroms en leur ouvrant plus largement le marché de l’emploi et en supprimant la taxe pesant sur les employeurs potentiels de ces clandestins – du moins jusqu'en 2014 puisque les ressortissants de la Bulgarie et de la Roumanie devront attendre cette date pour profiter totalement du principe de libre circulation européen et d’un permis de travail – suffira-t-elle à favoriser l’insertion des intéressés ? Si les Verts, le Parti communiste et le MRAP ainsi que la Commission européenne qui a maintes fois flétri notre « racisme » ont bruyamment applaudi ces mesures, rien n’est moins sûr car la volonté d’insertion des bénéficiaires n’est justement pas évidente.
D’une enquête publiée en 2007 par l'European Roma Right Center sur l' « exclusion » des Rroms du marché de l'emploi dans plusieurs pays de l’Est (Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Roumanie et Slovaquie), il ressortait en effet que 35% d'entre eux se définissaient comme ouvriers non qualifiés, 27% comme ouvriers qualifiés, 18% déclarent travailler dans « le nettoyage », terme des plus flous, et 61% se disaient sans emploi, 2% d’entre eux seulement revendiquant le statut de cadre. Or, le communisme qui avait sévi pendant près d’un demi-siècle dans ces pays, où il se flattait de créer un « homme nouveau », avait mis en place des politiques très actives, sinon coercitives, pour sédentariser et « normaliser » leurs Tziganes… qui s’ingénièrent à s’y soustraire. Si le totalitarisme marxiste a échoué dans cette tâche, on voit mal par quel miracle notre République pourrait réussir, d’autant que le ventre de la communauté dite rrom est encore très fécond et divers.
Un ventre très fécond
Lors de l’éclatement du Bloc de l’Est à partir de 1989, on estimait entre deux à deux millions et demi le nombre des Tziganes vivant en Europe orientale. Il faut y ajouter désormais ceux de Russie, de la Moldavie ex-soviétique – que de faux papiers font ici passer pour roumains puisqu’ils parlent la langue de Ionesco. Mais aussi, car l’histoire repasse les plats, il faut également ajouter leurs congénères de Turquie, de Tchétchénie, de Bosnie, d’Albanie ou du Kossovo où un islamisme revigoré les a tacitement décrétés personae non gratae bien qu’ils soient, ou en tout cas se disent, mahométans. Les mendiantes en hijab mais cigarette au bec qui pullulent devant les mosquées turques de Paris ou de Strasbourg sont ainsi des Cingenes, variété anatolienne des Rroms. Il est d’ailleurs curieux que nos humanistes, si enclins à condamner l’égoïsme des Européens de l’Ouest et la brutalité de Bucarest, de Budapest ou de Sofia face aux gens du voyage déracinés, n’évoquent jamais la responsabilité des régimes musulmans dans leur exode. De même préfèrent-ils oublier, il est vrai, que la Suède social-démocrate, mais très eugéniste, du défunt Olof Palme stérilisa sans états d’âme quelque 60.000 de ses Tziganes. Sans doute a-t-elle versé depuis des indemnités aux victimes, mais c’est peu cher payé pour régler une épineuse question.
Une délinquance exponentielle, multiforme et multinationale
« La délinquance roumaine (sic) en France », qui a « augmenté de plus de 69% entre 2009 et 2011 », selon un rapport de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) divulgué le 24 août par Le Parisien, est « une réalité » qu'il « ne faut surtout pas nier », a reconnu le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. C’est cette délinquance qu’il nous faut affronter aujourd’hui. Le ministre a donc préconisé une extrême « fermeté contre la délinquance, celle de la rue mais aussi contre le crime organisé quand il s'agit d'exploitation des mineurs, de femmes, d'hommes, notamment en vue de la prostitution », celle-ci en effet galopante.
Paroles, paroles… Comment oser parler de fermeté quand, pour le même délit, vol avec violence d’un collier en or, un adolescent « roumain » écopait à Monaco de huit mois de prison ferme alors qu’un autre était simultanément relaxé, avec simple suivi judiciaire, par le Tribunal correctionnel de Nice, dépendant de Mme Christine Taubira ? Ou encore quand, toujours à Nice, trois adolescentes « bosniaques » découvertes le 15 août à leur descente du tramway qu’elles venaient d’écumer, en possession de 800 dollars en liquide, ont été gentiment placées dans un foyer… dont elles se sont immédiatement évaporées ?
Rien d’étonnant dans ces conditions si la délinquance des « fils du vent » mineurs a connu une courbe plus ascendante encore que celle des adultes, soit +102,92% en deux ans pour les seuls « Roumains » : plus de 5.000 d’entre eux ont ainsi été mis en cause en 2011, avec « une concentration près des grandes villes et des secteurs touristiques ». Cette plaie, aucun gouvernement n’a su ni voulu en venir à bout depuis l’irruption des gamins « yougoslaves » formés (souvent de manière barbare) au vol à la tire et implantés par des gangs dans la capitale et sur la Côte d’Azur dès le début des années 80 de l’autre siècle.
15.000… ou 150.000 ?
De plus, le ministre Valls ne nous a pas expliqué comment, alors que son gouvernement n’estime qu’à 15.000 le nombre de Rroms installés en France, la Direction centrale de la police judiciaire parle, elle, de « 20.000 Roumains mis en cause en 2011 » : 20.000 personnes impliquées dans des « faits de cambriolage, d'escroquerie et de vol à l'étalage » mais aussi de proxénétisme, de trafic d’animaux (vendus à des laboratoires ou à des particuliers abusés par de faux certificats d’origine et de vaccination) et de vol de métaux pouvant conduire à des catastrophes, ferroviaires notamment – contre 12.000 seulement en 2009. Si bien qu’en 2011, précise la DCPJ, « un étranger mis en cause sur dix est un ressortissant roumain ».
Cela signifie-t-il que TOUS les « Roumains » sont des délinquants ou présentent un taux de récidive exceptionnel, ou tout simplement que les statistiques officielles sont fausses et que les « 15.000 » avoués par le premier ministre sont infiniment plus nombreux ? Leur présence massive, s’ajoutant au sentiment d’impunité qui les anime, de manière très légitime d’ailleurs compte tenu du laxisme des pseudo-autorités judiciaires, engendre un nouveau problème : une violence croissante aussi bien contre les victimes qui osent résister que contre la police, narguée et accueillie au couteau, voire à la kalashnikov par les bandes qu’elle s’aventure à tenter de neutraliser.
Dès juillet 2011, alors que cette criminalité spécifique avait augmenté de 72,4% au premier semestre par rapport au premier semestre 2010, de hauts responsables policiers s'inquiétaient d’ailleurs de la délinquance « générée par les ressortissants roumains » en région parisienne où, selon eux, elle « explosait, se diversifiait et devenait violente à l'égard des forces de l'ordre ». Rassurons-nous toutefois : fin janvier 2012, le préfet de police Michel Gaudin faisait savoir que « le nombre de Roumains interpellés à Paris avait augmenté de 78% en 2011 ». Dormez en paix, braves gens…
Bravo, mais combien de ces délinquants ont-ils été effectivement écroués et condamnés à de lourdes peines puisque la législation ne permet pas de les expulser séance tenante avec interdiction définitive du territoire national ? D’autre part, on l’a vu, les « Roumains » ne constituent qu’une partie de la galaxie rrom, même s’ils sont sans doute majoritaires. Quels chiffres atteindrait-on si l’on ajoutait aux « Roumains » les « Bulgares », les « Slovaques », les « Serbes », les « Bosniaques » et autres « Kossovars » qui ont, eux aussi, envahi la France « grande et généreuse » en allocations de tout poil ?
Mais ces chiffres-là seront-ils jamais accessibles au grand public ? Les associations veillent, promptes à dégainer l’arme de destruction totale des nations qu’est l’antiracisme. « On n'est jamais totalement satisfait. On peut toujours faire mieux », a d’ailleurs déclaré Laurent El Ghozi, cofondateur du collectif Romeurope, en prenant connaissance des mesures prises en faveur de ses protégés avant de condamner solennellement les démantèlements de campement.
L’exemple des Amish
Que les Rroms et assimilés constituent par certains côtés – leur musique, leur passion pour la liberté et leur attachement à leur identité profonde – un peuple attachant et que, inadaptés à nos sociétés normatives et de plus régies par la technologie, ils traversent une passe difficile, est incontestable. Mais, après tout, les 300.000 Amish des Etats-Unis, cette communauté anabaptiste des Etats-Unis s’obstinant à vivre comme les paysans hollandais du XVIIe siècle, semblent eux aussi inadaptés à notre époque, et pourtant ils ne posent aucun trouble à l’ordre public, bien au contraire, alors que leur population double tous les vingt ans en raison d’une très forte natalité : huit enfants par famille en moyenne.
De plus, en pleine crise économique, tandis que se multiplient les « nouveaux pauvres » autochtones, tandis que la criminalité (et non l’insécurité, qui n’est pas une réalité mais un sentiment) empoisonne la vie de tant de Français souvent modestes, à l’heure où les prisons explosent sous la pression de détenus généralement étrangers (3), avons-nous les moyens de faire face à une nouvelle immigration dont la faculté et surtout le désir d’intégration sont des plus aléatoires ?
Claude Lorne 25/08/2012 http://www.polemia.com
Notes :
(1) Terme choisi par la Roumanie pour éviter toute confusion et que, par égard pour les compatriotes de Cioran et de Brancusi, on nous permettra d’adopter ici.
(2) Voir L’Inde de l’islam, par Louis Frédéric, éd. Arthaud 1989.
(3) Jusqu’à 80% de musulmans dans de nombreux établissements de l’Hexagone, selon le sociologue iranien Farhad Khosrokhavar dans son étude déjà ancienne, L'Islam dans les prisons, éd. Balland 2004.
Que faire des Roms, ou plutôt Rroms (1), et pour les Rroms ? A peine le gouvernement avait-il annoncé le 23 août un assouplissement des règles en matière d’emploi pour les 15.000 Tziganes officiellement recensés en France afin de hâter leur insertion que l’on apprenait le lendemain par des statistiques policières – confirmées par le ministère de l’Intérieur – que cette communauté faisait preuve d’autant d’inventivité que de productivité, mais dans un domaine fort embarrassant : celui des crimes et délits en tout genre.
C.L.
Les belles âmes qui, avant l’élection présidentielle, manifestaient aux côtés de Tziganes menacés d’expulsion sous le slogan – passablement ésotérique pour le citoyen lambda – de « Nous sommes tous un terrain vague » ignoraient sans doute que le problème ne se poserait pas en Europe sans… l’intolérance islamiste !
A l’origine, la fatwa du sultan Mahmoud
C’est en effet le sultan Mahmoud de Ghaznî (971-1030), Turc dont le clan était de fraîche date converti au sunnisme, qui les expulsa manu militari du Sind, province de l’actuel Pakistan (2). Ainsi bannis du Sind, les Sinti (ou Tziganes en pays slaves, Zingari en Italie) mirent le cap à l’ouest, se dirigeant pour partie vers l’Empire byzantin et l’Europe, pour partie vers l’Egypte, d’où le nom de Gitans ou de Gypsies, du grec Ægyptoï, que leur donnèrent plus tard les Espagnols puis les Anglais. Que leur reprochait donc le sultan ghaznévide ? Choqué par les danses lascives et la musique, qui lui paraissaient le summum de l’immoralité, de ces tribus nomadisantes, inassimilables et d’ailleurs déjà considérées comme hors-castes dans l’Inde aryenne, Mahmoud voyait de surcroît en elles des pépinières de parasites et de voleurs.
Ajoutons que, d’abord fort bien accueillies en terres chrétiennes dont, contrairement à la diaspora juive de l’époque, elles adoptèrent systématiquement la religion, la langue et les patronymes, ces victimes de l’islam devinrent vite un poids pour les pays hôtes. Depuis un millénaire, de la mer Noire au détroit de Gibraltar, tous ont achoppé devant la résolution de la question rrom.
Exclusion forcée ou volontaire ?
Prise à l’issue d’une réunion interministérielle le 23 août et annoncée en fanfare par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, la décision d’assouplir les restrictions du travail des Rroms en leur ouvrant plus largement le marché de l’emploi et en supprimant la taxe pesant sur les employeurs potentiels de ces clandestins – du moins jusqu'en 2014 puisque les ressortissants de la Bulgarie et de la Roumanie devront attendre cette date pour profiter totalement du principe de libre circulation européen et d’un permis de travail – suffira-t-elle à favoriser l’insertion des intéressés ? Si les Verts, le Parti communiste et le MRAP ainsi que la Commission européenne qui a maintes fois flétri notre « racisme » ont bruyamment applaudi ces mesures, rien n’est moins sûr car la volonté d’insertion des bénéficiaires n’est justement pas évidente.
D’une enquête publiée en 2007 par l'European Roma Right Center sur l' « exclusion » des Rroms du marché de l'emploi dans plusieurs pays de l’Est (Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Roumanie et Slovaquie), il ressortait en effet que 35% d'entre eux se définissaient comme ouvriers non qualifiés, 27% comme ouvriers qualifiés, 18% déclarent travailler dans « le nettoyage », terme des plus flous, et 61% se disaient sans emploi, 2% d’entre eux seulement revendiquant le statut de cadre. Or, le communisme qui avait sévi pendant près d’un demi-siècle dans ces pays, où il se flattait de créer un « homme nouveau », avait mis en place des politiques très actives, sinon coercitives, pour sédentariser et « normaliser » leurs Tziganes… qui s’ingénièrent à s’y soustraire. Si le totalitarisme marxiste a échoué dans cette tâche, on voit mal par quel miracle notre République pourrait réussir, d’autant que le ventre de la communauté dite rrom est encore très fécond et divers.
Un ventre très fécond
Lors de l’éclatement du Bloc de l’Est à partir de 1989, on estimait entre deux à deux millions et demi le nombre des Tziganes vivant en Europe orientale. Il faut y ajouter désormais ceux de Russie, de la Moldavie ex-soviétique – que de faux papiers font ici passer pour roumains puisqu’ils parlent la langue de Ionesco. Mais aussi, car l’histoire repasse les plats, il faut également ajouter leurs congénères de Turquie, de Tchétchénie, de Bosnie, d’Albanie ou du Kossovo où un islamisme revigoré les a tacitement décrétés personae non gratae bien qu’ils soient, ou en tout cas se disent, mahométans. Les mendiantes en hijab mais cigarette au bec qui pullulent devant les mosquées turques de Paris ou de Strasbourg sont ainsi des Cingenes, variété anatolienne des Rroms. Il est d’ailleurs curieux que nos humanistes, si enclins à condamner l’égoïsme des Européens de l’Ouest et la brutalité de Bucarest, de Budapest ou de Sofia face aux gens du voyage déracinés, n’évoquent jamais la responsabilité des régimes musulmans dans leur exode. De même préfèrent-ils oublier, il est vrai, que la Suède social-démocrate, mais très eugéniste, du défunt Olof Palme stérilisa sans états d’âme quelque 60.000 de ses Tziganes. Sans doute a-t-elle versé depuis des indemnités aux victimes, mais c’est peu cher payé pour régler une épineuse question.
Une délinquance exponentielle, multiforme et multinationale
« La délinquance roumaine (sic) en France », qui a « augmenté de plus de 69% entre 2009 et 2011 », selon un rapport de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) divulgué le 24 août par Le Parisien, est « une réalité » qu'il « ne faut surtout pas nier », a reconnu le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. C’est cette délinquance qu’il nous faut affronter aujourd’hui. Le ministre a donc préconisé une extrême « fermeté contre la délinquance, celle de la rue mais aussi contre le crime organisé quand il s'agit d'exploitation des mineurs, de femmes, d'hommes, notamment en vue de la prostitution », celle-ci en effet galopante.
Paroles, paroles… Comment oser parler de fermeté quand, pour le même délit, vol avec violence d’un collier en or, un adolescent « roumain » écopait à Monaco de huit mois de prison ferme alors qu’un autre était simultanément relaxé, avec simple suivi judiciaire, par le Tribunal correctionnel de Nice, dépendant de Mme Christine Taubira ? Ou encore quand, toujours à Nice, trois adolescentes « bosniaques » découvertes le 15 août à leur descente du tramway qu’elles venaient d’écumer, en possession de 800 dollars en liquide, ont été gentiment placées dans un foyer… dont elles se sont immédiatement évaporées ?
Rien d’étonnant dans ces conditions si la délinquance des « fils du vent » mineurs a connu une courbe plus ascendante encore que celle des adultes, soit +102,92% en deux ans pour les seuls « Roumains » : plus de 5.000 d’entre eux ont ainsi été mis en cause en 2011, avec « une concentration près des grandes villes et des secteurs touristiques ». Cette plaie, aucun gouvernement n’a su ni voulu en venir à bout depuis l’irruption des gamins « yougoslaves » formés (souvent de manière barbare) au vol à la tire et implantés par des gangs dans la capitale et sur la Côte d’Azur dès le début des années 80 de l’autre siècle.
15.000… ou 150.000 ?
De plus, le ministre Valls ne nous a pas expliqué comment, alors que son gouvernement n’estime qu’à 15.000 le nombre de Rroms installés en France, la Direction centrale de la police judiciaire parle, elle, de « 20.000 Roumains mis en cause en 2011 » : 20.000 personnes impliquées dans des « faits de cambriolage, d'escroquerie et de vol à l'étalage » mais aussi de proxénétisme, de trafic d’animaux (vendus à des laboratoires ou à des particuliers abusés par de faux certificats d’origine et de vaccination) et de vol de métaux pouvant conduire à des catastrophes, ferroviaires notamment – contre 12.000 seulement en 2009. Si bien qu’en 2011, précise la DCPJ, « un étranger mis en cause sur dix est un ressortissant roumain ».
Cela signifie-t-il que TOUS les « Roumains » sont des délinquants ou présentent un taux de récidive exceptionnel, ou tout simplement que les statistiques officielles sont fausses et que les « 15.000 » avoués par le premier ministre sont infiniment plus nombreux ? Leur présence massive, s’ajoutant au sentiment d’impunité qui les anime, de manière très légitime d’ailleurs compte tenu du laxisme des pseudo-autorités judiciaires, engendre un nouveau problème : une violence croissante aussi bien contre les victimes qui osent résister que contre la police, narguée et accueillie au couteau, voire à la kalashnikov par les bandes qu’elle s’aventure à tenter de neutraliser.
Dès juillet 2011, alors que cette criminalité spécifique avait augmenté de 72,4% au premier semestre par rapport au premier semestre 2010, de hauts responsables policiers s'inquiétaient d’ailleurs de la délinquance « générée par les ressortissants roumains » en région parisienne où, selon eux, elle « explosait, se diversifiait et devenait violente à l'égard des forces de l'ordre ». Rassurons-nous toutefois : fin janvier 2012, le préfet de police Michel Gaudin faisait savoir que « le nombre de Roumains interpellés à Paris avait augmenté de 78% en 2011 ». Dormez en paix, braves gens…
Bravo, mais combien de ces délinquants ont-ils été effectivement écroués et condamnés à de lourdes peines puisque la législation ne permet pas de les expulser séance tenante avec interdiction définitive du territoire national ? D’autre part, on l’a vu, les « Roumains » ne constituent qu’une partie de la galaxie rrom, même s’ils sont sans doute majoritaires. Quels chiffres atteindrait-on si l’on ajoutait aux « Roumains » les « Bulgares », les « Slovaques », les « Serbes », les « Bosniaques » et autres « Kossovars » qui ont, eux aussi, envahi la France « grande et généreuse » en allocations de tout poil ?
Mais ces chiffres-là seront-ils jamais accessibles au grand public ? Les associations veillent, promptes à dégainer l’arme de destruction totale des nations qu’est l’antiracisme. « On n'est jamais totalement satisfait. On peut toujours faire mieux », a d’ailleurs déclaré Laurent El Ghozi, cofondateur du collectif Romeurope, en prenant connaissance des mesures prises en faveur de ses protégés avant de condamner solennellement les démantèlements de campement.
L’exemple des Amish
Que les Rroms et assimilés constituent par certains côtés – leur musique, leur passion pour la liberté et leur attachement à leur identité profonde – un peuple attachant et que, inadaptés à nos sociétés normatives et de plus régies par la technologie, ils traversent une passe difficile, est incontestable. Mais, après tout, les 300.000 Amish des Etats-Unis, cette communauté anabaptiste des Etats-Unis s’obstinant à vivre comme les paysans hollandais du XVIIe siècle, semblent eux aussi inadaptés à notre époque, et pourtant ils ne posent aucun trouble à l’ordre public, bien au contraire, alors que leur population double tous les vingt ans en raison d’une très forte natalité : huit enfants par famille en moyenne.
De plus, en pleine crise économique, tandis que se multiplient les « nouveaux pauvres » autochtones, tandis que la criminalité (et non l’insécurité, qui n’est pas une réalité mais un sentiment) empoisonne la vie de tant de Français souvent modestes, à l’heure où les prisons explosent sous la pression de détenus généralement étrangers (3), avons-nous les moyens de faire face à une nouvelle immigration dont la faculté et surtout le désir d’intégration sont des plus aléatoires ?
Claude Lorne 25/08/2012 http://www.polemia.com
Notes :
(1) Terme choisi par la Roumanie pour éviter toute confusion et que, par égard pour les compatriotes de Cioran et de Brancusi, on nous permettra d’adopter ici.
(2) Voir L’Inde de l’islam, par Louis Frédéric, éd. Arthaud 1989.
(3) Jusqu’à 80% de musulmans dans de nombreux établissements de l’Hexagone, selon le sociologue iranien Farhad Khosrokhavar dans son étude déjà ancienne, L'Islam dans les prisons, éd. Balland 2004.
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Vouloir que la France reste aux Français, ce crime impardonnable…
Soumission aux diktats bruxellois, à l’idéologie mondialiste, refus de toute mise en place d’un mécanisme de protectionnisme intelligent pour soutenir nos emplois et nos entreprises, poursuite de l’immigration à haut débit… : ce mois de juillet a établi un nouveau triste record, sans précédent depuis 13 ans, avec l’explosion du nombre de demandeurs d’emploi (plus de 41 000 chômeurs supplémentaires), une hausse sur un mois d’une ampleur inégalée depuis le printemps 2009. Déjà largement franchie si l’on comptabilise l’Outre-mer, la barre symbolique des 3 millions de chômeurs sera dépassée le mois prochain. La France « s’enfonce dans une crise durable » juge l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Et ce, au moment ou Arnaud Montebourg, ci devant ministre du redressement productif, chantre du « patriotisme économique », de la « démondialisation » lors des primaires du PS, vient d’affirmer , toute honte bue, qu’il est «impossible» de voter contre le traité budgétaire européen ! Faut-il que la gamelle soit bonne…
D’un gamellard l’autre, s’il est un business qui rapporte malgré ( grâce à ?) la crise, c’est bien celui du combat antinational, repeint aux couleurs, selon la terminologie officielle, de la « lutte contre le racisme ». Un créneau lucratif ou la concurrence entre officines dans la chasse aux subventions se passe relativement en bonne intelligence puisque chacune creuse son sillon victimaire et s’est spécialisée sur un créneau particulier.
D’autant que l’Etat et les diverses collectivités publiques savent être généreux avec l’argent de nos impôts. Quant aux groupes privés, ils veulent aussi s’attirer les bonnes grâces de ce lobby, comme JC Decaux qui a fourni gratuitement cet été des emplacements dans Paris et sa banlieue pour une campagne d’affichage de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra)…
Ainsi n’est il pas étonnant que la disparation ce mois d’août du communiste Mouloud Aounit, qui assura pendant près d’un quart de siècle la présidence du Mouvement contre la Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), ait été l’occasion d’un hommage appuyé d’un pseudopode du PS comme SOS racisme mais aussi d’une structure proche de l’UMP comme la Licra.
Son président, Alain Jakubowicz, a salué la mémoire de l’antisioniste Aounit tout en soulignant que le MRAP et la Licra… n’étaient d’accord sur rien, hormis leur volonté partagée d’éradiquer le Front National. Pour le reste, « Nous avons eu des points d’opposition extrêmement forts sur la question du port du voile, de la laïcité, du Proche-Orient », a rappelé M. Jakubowicz avec un sens certain de la litote. D’ailleurs, le site officiel de la Licra est vierge de tout communiqué évoquant la mort de la figure du MRAP…
Mais nous l’avons vu, MRAP et Licra, pour ne citer qu’elles, convergent dans cette même traque haineuse des patriotes français, une certaine manie de lancer des anathèmes grossiers et de dresser des « listes ». Ce fut encore le cas à l’occasion des dernières élections législatives avec la publication par l’officine de Me Jakubowicz d’une « liste noire d’individus se réclamant de thèses haineuses et xénophobes. »
Pour avoir publiquement soutenu Nicole Hugon, candidate du Rassemblement Bleu Marine dans la 4ème circonscription du Rhône, lors des dernières élections législatives, alors qu’il y était initialement investi par Debout La République (DLR), le petit parti de Nicolas Dupont-Aignan, Romain Vaudan a été couché sur cette liste de mauvais français
Dans sa lettre en réponse écrite au patron de la Licra, M. Vaudan vise juste : « Sous couvert de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, ce sont plus de 6 millions de Françaises et Français que vous ostracisez et pointez du doigt par vos méthodes honteuses. »
« Dans la République, les hommes naissent libres et égaux en droit. Manifestement, votre société idéale laisse ceux qui ne trouvent pas grâce à vos yeux sur le bord du chemin. »
« La constitution même de listes de noms d’individus nous rappelle au souvenir de bien tristes heures de notre histoire, ces mêmes heures dont vous nous accusez bien souvent, nous autres défenseurs de notre patrie, d’être de fervents nostalgiques. »
« Par vos procédés d’un autre âge, vous êtes directement responsables de l’opposition des Français entre eux et de la montée du communautarisme en France vous croyant à même de distinguer, selon des critères fallacieux, les bons citoyens de ceux qui ne le sont pas. »
« Quelle est donc cette société dans laquelle aimer son pays et vouloir le meilleur pour lui signifierait haïr celui des autres ? » s’interroge Romain Vaudan.
Aimer son pays et vouloir que la France reste aux Français, ce crime impardonnable aux yeux des Torquemada de l’antiracisme constate Bruno Gollnisch…
Une adhérente nous signalait il y a peu sa stupéfaction à la lecture d’un dossier sur la garde des enfants dans le dernier bulletin d’information de la Caisse allocations familiale (CAF).
Sur la photo des quatre enfants qui illustre cet article, ne figure ainsi pas un seul petit gaulois… « C’est cela le panel représentatif des enfants Français ? Où sont passées nos chères têtes blondes ? » s’indigne-t-elle.
Pas de quoi émouvoir la nébuleuse « antiraciste » communiant, au-delà de ses divergences, dans la même volonté d’en finir avec cette insupportable identité française et européenne, dont l’affirmation reste encore un obstacle sur la route d’un monde sans frontières et de la gouvernance mondiale… http://www.gollnisch.com
Soumission aux diktats bruxellois, à l’idéologie mondialiste, refus de toute mise en place d’un mécanisme de protectionnisme intelligent pour soutenir nos emplois et nos entreprises, poursuite de l’immigration à haut débit… : ce mois de juillet a établi un nouveau triste record, sans précédent depuis 13 ans, avec l’explosion du nombre de demandeurs d’emploi (plus de 41 000 chômeurs supplémentaires), une hausse sur un mois d’une ampleur inégalée depuis le printemps 2009. Déjà largement franchie si l’on comptabilise l’Outre-mer, la barre symbolique des 3 millions de chômeurs sera dépassée le mois prochain. La France « s’enfonce dans une crise durable » juge l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Et ce, au moment ou Arnaud Montebourg, ci devant ministre du redressement productif, chantre du « patriotisme économique », de la « démondialisation » lors des primaires du PS, vient d’affirmer , toute honte bue, qu’il est «impossible» de voter contre le traité budgétaire européen ! Faut-il que la gamelle soit bonne…
D’un gamellard l’autre, s’il est un business qui rapporte malgré ( grâce à ?) la crise, c’est bien celui du combat antinational, repeint aux couleurs, selon la terminologie officielle, de la « lutte contre le racisme ». Un créneau lucratif ou la concurrence entre officines dans la chasse aux subventions se passe relativement en bonne intelligence puisque chacune creuse son sillon victimaire et s’est spécialisée sur un créneau particulier.
D’autant que l’Etat et les diverses collectivités publiques savent être généreux avec l’argent de nos impôts. Quant aux groupes privés, ils veulent aussi s’attirer les bonnes grâces de ce lobby, comme JC Decaux qui a fourni gratuitement cet été des emplacements dans Paris et sa banlieue pour une campagne d’affichage de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra)…
Ainsi n’est il pas étonnant que la disparation ce mois d’août du communiste Mouloud Aounit, qui assura pendant près d’un quart de siècle la présidence du Mouvement contre la Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), ait été l’occasion d’un hommage appuyé d’un pseudopode du PS comme SOS racisme mais aussi d’une structure proche de l’UMP comme la Licra.
Son président, Alain Jakubowicz, a salué la mémoire de l’antisioniste Aounit tout en soulignant que le MRAP et la Licra… n’étaient d’accord sur rien, hormis leur volonté partagée d’éradiquer le Front National. Pour le reste, « Nous avons eu des points d’opposition extrêmement forts sur la question du port du voile, de la laïcité, du Proche-Orient », a rappelé M. Jakubowicz avec un sens certain de la litote. D’ailleurs, le site officiel de la Licra est vierge de tout communiqué évoquant la mort de la figure du MRAP…
Mais nous l’avons vu, MRAP et Licra, pour ne citer qu’elles, convergent dans cette même traque haineuse des patriotes français, une certaine manie de lancer des anathèmes grossiers et de dresser des « listes ». Ce fut encore le cas à l’occasion des dernières élections législatives avec la publication par l’officine de Me Jakubowicz d’une « liste noire d’individus se réclamant de thèses haineuses et xénophobes. »
Pour avoir publiquement soutenu Nicole Hugon, candidate du Rassemblement Bleu Marine dans la 4ème circonscription du Rhône, lors des dernières élections législatives, alors qu’il y était initialement investi par Debout La République (DLR), le petit parti de Nicolas Dupont-Aignan, Romain Vaudan a été couché sur cette liste de mauvais français
Dans sa lettre en réponse écrite au patron de la Licra, M. Vaudan vise juste : « Sous couvert de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, ce sont plus de 6 millions de Françaises et Français que vous ostracisez et pointez du doigt par vos méthodes honteuses. »
« Dans la République, les hommes naissent libres et égaux en droit. Manifestement, votre société idéale laisse ceux qui ne trouvent pas grâce à vos yeux sur le bord du chemin. »
« La constitution même de listes de noms d’individus nous rappelle au souvenir de bien tristes heures de notre histoire, ces mêmes heures dont vous nous accusez bien souvent, nous autres défenseurs de notre patrie, d’être de fervents nostalgiques. »
« Par vos procédés d’un autre âge, vous êtes directement responsables de l’opposition des Français entre eux et de la montée du communautarisme en France vous croyant à même de distinguer, selon des critères fallacieux, les bons citoyens de ceux qui ne le sont pas. »
« Quelle est donc cette société dans laquelle aimer son pays et vouloir le meilleur pour lui signifierait haïr celui des autres ? » s’interroge Romain Vaudan.
Aimer son pays et vouloir que la France reste aux Français, ce crime impardonnable aux yeux des Torquemada de l’antiracisme constate Bruno Gollnisch…
Une adhérente nous signalait il y a peu sa stupéfaction à la lecture d’un dossier sur la garde des enfants dans le dernier bulletin d’information de la Caisse allocations familiale (CAF).
Sur la photo des quatre enfants qui illustre cet article, ne figure ainsi pas un seul petit gaulois… « C’est cela le panel représentatif des enfants Français ? Où sont passées nos chères têtes blondes ? » s’indigne-t-elle.
Pas de quoi émouvoir la nébuleuse « antiraciste » communiant, au-delà de ses divergences, dans la même volonté d’en finir avec cette insupportable identité française et européenne, dont l’affirmation reste encore un obstacle sur la route d’un monde sans frontières et de la gouvernance mondiale… http://www.gollnisch.com
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Roms, populations « défavorisées », immigration : LA GRANDE BRADERIE !
26,5 milliards d’euros…
Ou 173,8 milliards de nos francs d’il y a quelques années pour tous ceux encore sensibles à cette arithmétique !
Sur la période 2007-2013, voilà les sommes affectées dans 12 Etats membres dont la France en faveur des Roms et des autres populations « défavorisées » par Bruxelles (Fonds social européen, Fonds agricole pour le développement rural, Fonds de développement) or il aurait été très peu utilisé d’après les informations du FIGARO en 2010.
En Roumanie ou les montants prévus par le FSE atteignent 2,25 milliards d’euros, ce pays n’aurait budgété que 38 millions d’euros pour des programmes visant cette minorité. Or, si l’on en croît le quotidien néerlandais TROUWE, celui-ci précise que :
« La plus grande partie des 2,24 milliards d’euros du Fonds social européen (FSE) destinés à la Roumanie pour l’intégration des Roms a disparu dans les poches d’hommes politiques corrompus et d’associations bidon.
Sur les 300 ONG qui prétendent s’occuper des Roms et reçoivent de l’argent de Bruxelles, seulement 20 sont actives » toujours selon ce même quotidien. En Pologne, les sommes prévues uniquement pour les Roms sont de 22 millions, alors que les fonds européens dépassent 1,7 milliards d’euros. Cherchez l’erreur !
Voici ce dont devrait avant tout s’occuper la commissaire européenne chargée de la justice, Madame Viviane Reding, laquelle ne manque jamais une occasion de pourfendre, au travers d’une presse souvent déconnectée de la réalité, la politique de la France dans le traitement de ce dossier !
Car en effet et si l’on en croît le quotidien TROUWE, avec quelles complicités –car il y en a forcément- et dans quelles poches ces sommes disparues se sont-elles évanouies ?
Eh bien non, Madame Reding, complaisamment relayée par une presse avide de gros titres en cette période estivale, notamment dans notre belle région du Sud-Ouest, presse la France de prendre des mesures encore plus fortes pour tenter de faciliter l’intégration des Roms.
Beaucoup d’entre nous se souviennent encore des propos de cette aimable personne en septembre 2010 alors qu’elle commentait les expulsions de Roms qui avaient lieu en France. Voici ce qu’elle disait en substance à l’époque sur RTBF :
« nous avons de sinistre mémoire les déportations pendant la Deuxième Guerre mondiale, alors recommencer cela, ce serait la fin de l’Europe. Je dis non et en tant que gardienne des traités, je m’y oppose ! »
Chacun appréciera ! Comparer l’expulsion par la France des Roms vers un pays démocratique de l’Union Européenne, en l’occurrence leur pays d’origine, avec la Deuxième Guerre mondiale et l’extermination des Juifs et des Tziganes relève non seulement de l’hypocrisie et d’une apparente méconnaissance du sujet, mais plus encore de l’idiotie la plus profonde. Mais il est vrai que dans notre pays où les chantres de la repentance ont pignon sur rue et table ouverte chez nos élites et dans la presse, tandis que les patriotes subissent une discrimination sans bornes, ces propos n’émeuvent (presque) personne.
Pour répondre à cette pression européenne, la gauche au pouvoir, au travers de ses dogmes et son absence de vision à long terme, nous apporte une nouvelle fois la démonstration d’une irresponsabilité sans cesse renouvelée et à nulle autre pareille. Le gouvernement a finalement décidé d’une levée partielle des mesures transitoires qui restreignent l’accès à l’emploi des Roms issus de Bulgarie et Roumanie !
Une nouvelle fois à n’en pas douter, un geste fort en direction de la commission européenne, de nos chères associations sans lesquelles notre beau pays ne « saurait être dirigé », mais aussi et surtout des dizaines, voire des centaines de milliers de Roms de ces pays et de ceux stationnant chez nos voisins européens qui n’auront désormais plus qu’un seul but, celui de rejoindre la France et ses fameuse prestations sociales, ses logements et sa douceur de vivre.
Comment parler d’accès à l’emploi dans notre pays qui ne dispose pratiquement plus d’emplois disponibles pour les non qualifiés et où le chômage atteint 10%. Comment peut-on avoir la naïveté, l’hypocrisie de prétendre intégrer chez nous ces populations, alors que ceci ne s’est pas fait depuis des siècles dans les pays dont ils sont issus, lesquels dilapident allègrement et sans contrôle aucun les subsides que leur accorde généreusement Bruxelles, justement aux fins d’intégration ?
Alors que Madame Reding elle-même reconnait que les pays européens dont sont originaires les Roms ne sont pas toujours exemplaires vis-à-vis de cette population, ce qui provoque le départ de celle-ci, comment celle qui reste avant tout un parfait exemple de bureaucratie bruxelloise peut-elle se permettre d’affirmer sans vergogne que « l’intégration économique et sociale des Roms est autant la responsabilité du pays d’accueil que du pays d’origine » ?!… Oui, ceci pourrait être le cas si la France, à l’instar du Canada il y a quelques années ou l’Australie, menait une démarche favorisant l’immigration de ces populations afin de combler un déficit de main d’œuvre qualifiée. Qui peut faire croire aux français aujourd’hui que la France est dans ce cas de figure ?
La crise nous amène d’ailleurs par-delà les Pyrénées d’autres migrants. Début août, dans un article consacré par SUD OUEST à l’association Saint Vincent de Paul à Bordeaux, Yves Duclos le Président de cette association qui sert de « boîte postale des immigrés », précisait que parmi ces demandeurs de domiciliation, beaucoup viennent des pays de l’Est, mais aussi d’Espagne bien qu’ils soient souvent d’origine maghrébine, notamment du Sahara occidental :
« Du fait de leur grave crise économique, les Espagnols ne peuvent plus fournir de travail aux immigrés qu’ils ont régularisés il y a quelques temps. Et on les voit arriver chez nous en situation régulière puisqu’ils ont une carte d’identité européenne mais sans possibilité réelle de trouver du travail et un logement ». Fermez le ban !
Notre gouvernement devrait donc au contraire se focaliser sur la précarité qui s’installe dans notre pays ; s’occuper au premier chef des difficultés que nous connaissons à intégrer les immigrés musulmans qui vivent sur notre sol depuis des années, s’attacher à la résolution des problèmes sociaux de toute nature, de la pénurie de logements et d’une insécurité qui ne peut que s’accroitre.
Mais non, définitivement non ! Nous avons à faire à des démagogues qui se complaisent dans l’abstraction et qui ont, il y a de cela bien longtemps, décidé par idéologie bien sûr mais aussi par arrivisme et par lâcheté de brader notre pays, son histoire et sa culture, au détriment de tous ceux justement dont l’histoire familiale a contribué à faire de la France ce pays si particulier auquel personne n’est indifférent.
Une fois encore, seule la voix du FRONT NATIONAL s’élève contre cette institution européenne à double visage qui n’a de communauté que le nom, censée apporter aux pays qui la composent justice et équilibre. Ce JANUS avec qui tout s’ouvre ou se ferme à sa seule volonté. Voilà ce que nos politiques ont engendré depuis 30 ans : un monstre qui a la capacité de déliter tout ce qu’il touche, à commencer par les nations, les peuples qui les composent, leurs cultures et par là même, le destin des hommes au profit du sacro-saint MONDIALISME !
-Par Jean Claude LE GUERN- http://www.fn33.fr
26,5 milliards d’euros…
Ou 173,8 milliards de nos francs d’il y a quelques années pour tous ceux encore sensibles à cette arithmétique !
Sur la période 2007-2013, voilà les sommes affectées dans 12 Etats membres dont la France en faveur des Roms et des autres populations « défavorisées » par Bruxelles (Fonds social européen, Fonds agricole pour le développement rural, Fonds de développement) or il aurait été très peu utilisé d’après les informations du FIGARO en 2010.
En Roumanie ou les montants prévus par le FSE atteignent 2,25 milliards d’euros, ce pays n’aurait budgété que 38 millions d’euros pour des programmes visant cette minorité. Or, si l’on en croît le quotidien néerlandais TROUWE, celui-ci précise que :
« La plus grande partie des 2,24 milliards d’euros du Fonds social européen (FSE) destinés à la Roumanie pour l’intégration des Roms a disparu dans les poches d’hommes politiques corrompus et d’associations bidon.
Sur les 300 ONG qui prétendent s’occuper des Roms et reçoivent de l’argent de Bruxelles, seulement 20 sont actives » toujours selon ce même quotidien. En Pologne, les sommes prévues uniquement pour les Roms sont de 22 millions, alors que les fonds européens dépassent 1,7 milliards d’euros. Cherchez l’erreur !
Voici ce dont devrait avant tout s’occuper la commissaire européenne chargée de la justice, Madame Viviane Reding, laquelle ne manque jamais une occasion de pourfendre, au travers d’une presse souvent déconnectée de la réalité, la politique de la France dans le traitement de ce dossier !
Car en effet et si l’on en croît le quotidien TROUWE, avec quelles complicités –car il y en a forcément- et dans quelles poches ces sommes disparues se sont-elles évanouies ?
Eh bien non, Madame Reding, complaisamment relayée par une presse avide de gros titres en cette période estivale, notamment dans notre belle région du Sud-Ouest, presse la France de prendre des mesures encore plus fortes pour tenter de faciliter l’intégration des Roms.
Beaucoup d’entre nous se souviennent encore des propos de cette aimable personne en septembre 2010 alors qu’elle commentait les expulsions de Roms qui avaient lieu en France. Voici ce qu’elle disait en substance à l’époque sur RTBF :
« nous avons de sinistre mémoire les déportations pendant la Deuxième Guerre mondiale, alors recommencer cela, ce serait la fin de l’Europe. Je dis non et en tant que gardienne des traités, je m’y oppose ! »
Chacun appréciera ! Comparer l’expulsion par la France des Roms vers un pays démocratique de l’Union Européenne, en l’occurrence leur pays d’origine, avec la Deuxième Guerre mondiale et l’extermination des Juifs et des Tziganes relève non seulement de l’hypocrisie et d’une apparente méconnaissance du sujet, mais plus encore de l’idiotie la plus profonde. Mais il est vrai que dans notre pays où les chantres de la repentance ont pignon sur rue et table ouverte chez nos élites et dans la presse, tandis que les patriotes subissent une discrimination sans bornes, ces propos n’émeuvent (presque) personne.
Pour répondre à cette pression européenne, la gauche au pouvoir, au travers de ses dogmes et son absence de vision à long terme, nous apporte une nouvelle fois la démonstration d’une irresponsabilité sans cesse renouvelée et à nulle autre pareille. Le gouvernement a finalement décidé d’une levée partielle des mesures transitoires qui restreignent l’accès à l’emploi des Roms issus de Bulgarie et Roumanie !
Une nouvelle fois à n’en pas douter, un geste fort en direction de la commission européenne, de nos chères associations sans lesquelles notre beau pays ne « saurait être dirigé », mais aussi et surtout des dizaines, voire des centaines de milliers de Roms de ces pays et de ceux stationnant chez nos voisins européens qui n’auront désormais plus qu’un seul but, celui de rejoindre la France et ses fameuse prestations sociales, ses logements et sa douceur de vivre.
Comment parler d’accès à l’emploi dans notre pays qui ne dispose pratiquement plus d’emplois disponibles pour les non qualifiés et où le chômage atteint 10%. Comment peut-on avoir la naïveté, l’hypocrisie de prétendre intégrer chez nous ces populations, alors que ceci ne s’est pas fait depuis des siècles dans les pays dont ils sont issus, lesquels dilapident allègrement et sans contrôle aucun les subsides que leur accorde généreusement Bruxelles, justement aux fins d’intégration ?
Alors que Madame Reding elle-même reconnait que les pays européens dont sont originaires les Roms ne sont pas toujours exemplaires vis-à-vis de cette population, ce qui provoque le départ de celle-ci, comment celle qui reste avant tout un parfait exemple de bureaucratie bruxelloise peut-elle se permettre d’affirmer sans vergogne que « l’intégration économique et sociale des Roms est autant la responsabilité du pays d’accueil que du pays d’origine » ?!… Oui, ceci pourrait être le cas si la France, à l’instar du Canada il y a quelques années ou l’Australie, menait une démarche favorisant l’immigration de ces populations afin de combler un déficit de main d’œuvre qualifiée. Qui peut faire croire aux français aujourd’hui que la France est dans ce cas de figure ?
La crise nous amène d’ailleurs par-delà les Pyrénées d’autres migrants. Début août, dans un article consacré par SUD OUEST à l’association Saint Vincent de Paul à Bordeaux, Yves Duclos le Président de cette association qui sert de « boîte postale des immigrés », précisait que parmi ces demandeurs de domiciliation, beaucoup viennent des pays de l’Est, mais aussi d’Espagne bien qu’ils soient souvent d’origine maghrébine, notamment du Sahara occidental :
« Du fait de leur grave crise économique, les Espagnols ne peuvent plus fournir de travail aux immigrés qu’ils ont régularisés il y a quelques temps. Et on les voit arriver chez nous en situation régulière puisqu’ils ont une carte d’identité européenne mais sans possibilité réelle de trouver du travail et un logement ». Fermez le ban !
Notre gouvernement devrait donc au contraire se focaliser sur la précarité qui s’installe dans notre pays ; s’occuper au premier chef des difficultés que nous connaissons à intégrer les immigrés musulmans qui vivent sur notre sol depuis des années, s’attacher à la résolution des problèmes sociaux de toute nature, de la pénurie de logements et d’une insécurité qui ne peut que s’accroitre.
Mais non, définitivement non ! Nous avons à faire à des démagogues qui se complaisent dans l’abstraction et qui ont, il y a de cela bien longtemps, décidé par idéologie bien sûr mais aussi par arrivisme et par lâcheté de brader notre pays, son histoire et sa culture, au détriment de tous ceux justement dont l’histoire familiale a contribué à faire de la France ce pays si particulier auquel personne n’est indifférent.
Une fois encore, seule la voix du FRONT NATIONAL s’élève contre cette institution européenne à double visage qui n’a de communauté que le nom, censée apporter aux pays qui la composent justice et équilibre. Ce JANUS avec qui tout s’ouvre ou se ferme à sa seule volonté. Voilà ce que nos politiques ont engendré depuis 30 ans : un monstre qui a la capacité de déliter tout ce qu’il touche, à commencer par les nations, les peuples qui les composent, leurs cultures et par là même, le destin des hommes au profit du sacro-saint MONDIALISME !
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Quelle est la seule catégorie de personnes en France bénéciant de la totale gratuité des soins de santé, en secteur public comme privé et ceci sans jamais avoir cotisé le moindre euro ?
Réponse :
Il s'agit des immigrés illégaux, c'est à dire n'ayant aucun droit à aucun titre de se trouver sur le sol français. Ce sont donc des délinquants, au sens juridique du terme, mais ce sont pourtant les seules personnes à pouvoir bénéficier de la gratuité absolue des soins, sans avoir jamais eu besoin de cotiser un seul centime.
L'A.M.E. (l'aide médicale d'Etat) a en effet été créée pour garantir la gratuité des soins aux étrangers résidant en France sans titre de séjour.
Instaurée en 2000 par Bernard Kouchner et Martine Aubry, le coût de cette mesure unique s'accroît considérablement d'année en année au point de représenter aujourd'hui 30% de la ligne budgétaire du ministère de la Santé.
http://desinformation.over-blog.net
Réponse :
Il s'agit des immigrés illégaux, c'est à dire n'ayant aucun droit à aucun titre de se trouver sur le sol français. Ce sont donc des délinquants, au sens juridique du terme, mais ce sont pourtant les seules personnes à pouvoir bénéficier de la gratuité absolue des soins, sans avoir jamais eu besoin de cotiser un seul centime.
L'A.M.E. (l'aide médicale d'Etat) a en effet été créée pour garantir la gratuité des soins aux étrangers résidant en France sans titre de séjour.
Instaurée en 2000 par Bernard Kouchner et Martine Aubry, le coût de cette mesure unique s'accroît considérablement d'année en année au point de représenter aujourd'hui 30% de la ligne budgétaire du ministère de la Santé.
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
La France en voie de désintégration
Remplacement de population, déracinement, amnésie collective organisée, déchristianisation : la France change et se désintègre sous nos yeux. Reste à savoir à qui profite le crime.
Le titre s'étalait sur le site du Point du 23 août dernier et la nouvelle valait bien ça ! « Didier Raoult tord scientifiquement le cou au mythe du "vrai Français " dans un pays où le métissage est généralisé », exultait le Point. Bigre ! Si c'était scientifique, c'était forcément sérieux. On pouvait s'attendre à une démonstration sans réplique.
Que l'on en juge : « il est bien difficile de définir géographiquement ce qu'est la France », écrit ce scientifique, avant de conclure avec sagacité, sous prétexte que les frontières de notre pays ont bougé au cours des siècles, que « la France est une variable géographiquement instable, un mythe. » Concernant les caractéristiques génétiques de la population française, les choses sont, paraît-il, « beaucoup plus complexes », mais « Dans tous les cas, le métissage est généralisé » et « le droit du sang n'est pas génétiquement fondé ».
Le sérieux et l'indépendance d'esprit de l'homme de science apparaissent clairement dans les première et dernière phrase de son article : « Les créations de mots et de concepts peuvent servir à déguiser des termes dont l'usage est interdit par la loi ou par l'évolution des mœurs ». Et de conclure : « Je redoute que le terme "Français de souche " ne serve qu'à ceux que l'on ne veut pas comme Français... » Le flic de la pensée perce sous le professeur.
Professeur de quoi, au demeurant ? Didier Raoult est-il historien ? Géographe ? Démographe ? Généticien ? Vous n'y êtes pas : il est biologiste et dirige l'Unité de Recherches en Maladies Infectieuses et Tropicales Emergentes à Marseille, ce qui garantit probablement sa compétence dans toutes les autres spécialités... En fait de science, son article s'inscrit dans la sempiternelle doxa immigrationniste.
L'anecdote est cependant exemplaire : le sérieux présumé du Point et le titre professoral sont destinés à convaincre le lecteur du bien-fondé d'un article qui mérite tout au plus un haussement d'épaules. Ce n'est pourtant pas le cas, parce que la thèse qu'il défend, aussi fausse soit-elle, s'inscrit dans le sens de l'histoire tel que l'a défini l'idéologie dominante et qui condamne la nation française à disparaître.
Premièrement, l'arrivée massive et l'installation sur le sol français de populations extra-européennes. Comme l'explique le démographe Yves-Marie Laulan dans les pages qui suivent, cette immigration de peuplement, conjuguée à la faible fécondité des Françaises « de souche », s'apparente de plus en plus à une substitution de population. ; un remplacement accepté et souhaité, puisque François Hollande n'envisage pas de réduire le nombre des immigrants légaux, qui s'élève à entre 180 000 et 200 000 par an.
Une nouvelle utopie postdémocratique
L'accumulation dans les banlieues de ces populations déracinées, trop nombreuses pour être intégrées et encore moins assimilées, a débouché, en outre, sur la multiplication de zones de non-droit à la périphérie des villes, à tel point qu'à Marseille, une élue socialiste elle-même issue de l'immigration algérienne préconise aujourd'hui de faire boucler les cités par l'armée.
Deuxièmement, l'organisation de l'amnésie collective et du déracinement par les concepteurs des programmes scolaires, notamment en histoire et en géographie. Elle concrétise le souhait des communistes, formulé dans l'Internationale : « du passé, faisons table rase ». Cependant les communistes, loin de faire table rase de l'histoire, l'avaient manipulée et grimée pour s'en servir à des fins de propagande. Ce n'est plus le cas aujourd'hui et les jeunes Français n'apprennent plus l'histoire de France. En les privant de leur héritage collectif, on les déracine pour en faire des citoyens d'Europe d'abord, du monde ensuite, et finalement des immigrés chez eux.
Troisièmement, la déchristianisation, entretenue par les campagnes d'opinion régulièrement dirigées contre l'Eglise catholique. À cet égard, la politique de « laïcité positive » de Nicolas Sarkozy aura été une parenthèse vite refermée. François Hollande, dont le programme électoral prévoyait d'inscrire la loi de séparation de 1905 dans la Constitution, a déjà engagé un bras de fer avec les évêques français sur le mariage et l'adoption par les homosexuels. (Le 19 août, en revanche, à l'occasion de l'Aïd-el-Fitr, il adressait ses vœux aux musulmans de France en souhaitant « que cette fête du pardon, du partage et du souci de l'autre contribue à la concorde dont notre nation a tant besoin. »)
Ces différentes atteintes portées à l'identité de la France vont toutes dans le même sens, celui de la mondialisation, vers laquelle le fédéralisme européen ne représente qu'une étape. La démographe Michèle Tribalat, chercheuse à l'Ined et auteur d'un ouvrage (entre autres) significative-ment intitulé Les Yeux grands fermés, faisait la même analyse dans un entretien donné à Spectacle du monde, en avril 2012 : « Les migrations seraient inscrites dans le sens de l'histoire et donc appelées à se multiplier, et ce serait aux peuples et à leurs gouvernants de s'y plier, avec grâce si possible. Ces mouvements ne pourraient être que bénéfiques, une fois dépassées ce qu 'on appelle "les externalités négatives ". A terme, donc, plus de problème, dans un monde où la liberté de s'installer, indépendamment des frontières, serait la règle, et le marché du travail mondial. (...) C'est donc bien une nouvelle utopie postdémocratique qui fait chanter les lendemains et il n 'y aurait pas lieu de s'inquiéter si les bénéfices annoncés devaient tarder et ne pas se manifester de notre vivant. »
Dans cette nouvelle perspective internationaliste, la désintégration des peuples et des nations européens serait une étape nécessaire vers le monde et la gouvernance globaux. Un meilleur des mondes...
Eric Letty monde & vie 8 septembre 2012
Remplacement de population, déracinement, amnésie collective organisée, déchristianisation : la France change et se désintègre sous nos yeux. Reste à savoir à qui profite le crime.
Le titre s'étalait sur le site du Point du 23 août dernier et la nouvelle valait bien ça ! « Didier Raoult tord scientifiquement le cou au mythe du "vrai Français " dans un pays où le métissage est généralisé », exultait le Point. Bigre ! Si c'était scientifique, c'était forcément sérieux. On pouvait s'attendre à une démonstration sans réplique.
Que l'on en juge : « il est bien difficile de définir géographiquement ce qu'est la France », écrit ce scientifique, avant de conclure avec sagacité, sous prétexte que les frontières de notre pays ont bougé au cours des siècles, que « la France est une variable géographiquement instable, un mythe. » Concernant les caractéristiques génétiques de la population française, les choses sont, paraît-il, « beaucoup plus complexes », mais « Dans tous les cas, le métissage est généralisé » et « le droit du sang n'est pas génétiquement fondé ».
Le sérieux et l'indépendance d'esprit de l'homme de science apparaissent clairement dans les première et dernière phrase de son article : « Les créations de mots et de concepts peuvent servir à déguiser des termes dont l'usage est interdit par la loi ou par l'évolution des mœurs ». Et de conclure : « Je redoute que le terme "Français de souche " ne serve qu'à ceux que l'on ne veut pas comme Français... » Le flic de la pensée perce sous le professeur.
Professeur de quoi, au demeurant ? Didier Raoult est-il historien ? Géographe ? Démographe ? Généticien ? Vous n'y êtes pas : il est biologiste et dirige l'Unité de Recherches en Maladies Infectieuses et Tropicales Emergentes à Marseille, ce qui garantit probablement sa compétence dans toutes les autres spécialités... En fait de science, son article s'inscrit dans la sempiternelle doxa immigrationniste.
L'anecdote est cependant exemplaire : le sérieux présumé du Point et le titre professoral sont destinés à convaincre le lecteur du bien-fondé d'un article qui mérite tout au plus un haussement d'épaules. Ce n'est pourtant pas le cas, parce que la thèse qu'il défend, aussi fausse soit-elle, s'inscrit dans le sens de l'histoire tel que l'a défini l'idéologie dominante et qui condamne la nation française à disparaître.
Premièrement, l'arrivée massive et l'installation sur le sol français de populations extra-européennes. Comme l'explique le démographe Yves-Marie Laulan dans les pages qui suivent, cette immigration de peuplement, conjuguée à la faible fécondité des Françaises « de souche », s'apparente de plus en plus à une substitution de population. ; un remplacement accepté et souhaité, puisque François Hollande n'envisage pas de réduire le nombre des immigrants légaux, qui s'élève à entre 180 000 et 200 000 par an.
Une nouvelle utopie postdémocratique
L'accumulation dans les banlieues de ces populations déracinées, trop nombreuses pour être intégrées et encore moins assimilées, a débouché, en outre, sur la multiplication de zones de non-droit à la périphérie des villes, à tel point qu'à Marseille, une élue socialiste elle-même issue de l'immigration algérienne préconise aujourd'hui de faire boucler les cités par l'armée.
Deuxièmement, l'organisation de l'amnésie collective et du déracinement par les concepteurs des programmes scolaires, notamment en histoire et en géographie. Elle concrétise le souhait des communistes, formulé dans l'Internationale : « du passé, faisons table rase ». Cependant les communistes, loin de faire table rase de l'histoire, l'avaient manipulée et grimée pour s'en servir à des fins de propagande. Ce n'est plus le cas aujourd'hui et les jeunes Français n'apprennent plus l'histoire de France. En les privant de leur héritage collectif, on les déracine pour en faire des citoyens d'Europe d'abord, du monde ensuite, et finalement des immigrés chez eux.
Troisièmement, la déchristianisation, entretenue par les campagnes d'opinion régulièrement dirigées contre l'Eglise catholique. À cet égard, la politique de « laïcité positive » de Nicolas Sarkozy aura été une parenthèse vite refermée. François Hollande, dont le programme électoral prévoyait d'inscrire la loi de séparation de 1905 dans la Constitution, a déjà engagé un bras de fer avec les évêques français sur le mariage et l'adoption par les homosexuels. (Le 19 août, en revanche, à l'occasion de l'Aïd-el-Fitr, il adressait ses vœux aux musulmans de France en souhaitant « que cette fête du pardon, du partage et du souci de l'autre contribue à la concorde dont notre nation a tant besoin. »)
Ces différentes atteintes portées à l'identité de la France vont toutes dans le même sens, celui de la mondialisation, vers laquelle le fédéralisme européen ne représente qu'une étape. La démographe Michèle Tribalat, chercheuse à l'Ined et auteur d'un ouvrage (entre autres) significative-ment intitulé Les Yeux grands fermés, faisait la même analyse dans un entretien donné à Spectacle du monde, en avril 2012 : « Les migrations seraient inscrites dans le sens de l'histoire et donc appelées à se multiplier, et ce serait aux peuples et à leurs gouvernants de s'y plier, avec grâce si possible. Ces mouvements ne pourraient être que bénéfiques, une fois dépassées ce qu 'on appelle "les externalités négatives ". A terme, donc, plus de problème, dans un monde où la liberté de s'installer, indépendamment des frontières, serait la règle, et le marché du travail mondial. (...) C'est donc bien une nouvelle utopie postdémocratique qui fait chanter les lendemains et il n 'y aurait pas lieu de s'inquiéter si les bénéfices annoncés devaient tarder et ne pas se manifester de notre vivant. »
Dans cette nouvelle perspective internationaliste, la désintégration des peuples et des nations européens serait une étape nécessaire vers le monde et la gouvernance globaux. Un meilleur des mondes...
Eric Letty monde & vie 8 septembre 2012
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Yves-Marie Laulan : « Nous vivons sur un volcan démographique qui va faire éruption »
Démographe, économiste et géopoliticien, Yves-Marie Laulan met en garde contre les risques d'une substitution de population, conséquence de l'immigration massive que subit la France depuis 30 ans.
Monde et Vie : Une étude récente de Didier Raoult, corroborant le discours politiquement correct qui veut que la France soit traditionnellement une terre d'immigration, prétend montrer que les « Français de souche » n'existent pas. En réalité, de quand datent les grandes vagues d'immigration en France ?
Yves-Marie Laulan : La population française est restée relativement homogène au cours des dix derniers siècles,. Il existait, certes, des populations régionales diverses, mais elles restaient homogènes, car les communications étaient plus difficiles : on épousait un conjoint issu de la même région, voire du même village.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale arriva une vague d'immigrants polonais et italiens qui venaient travailler dans les mines, mais ces apports restèrent encore marginaux. Une immigration espagnole s'installa à son tour en France après la Deuxième Guerre mondiale, mais il s'agissait encore d'un saupoudrage plutôt que d'une inondation.
Tout a changé voilà 30 ans, avec l'entrée massive sur le territoire français de populations en provenance du Maghreb, de Turquie (le nombre d'immigrants issus de ce pays n'est cependant pas énorme) et d'Afrique noire, cette dernière immigration représentant environ 2,5 millions de personnes.
Faute de statistiques, puisqu'elles ne sont pas autorisées, on peut estimer aujourd'hui l'importance de la population issue de cette immigration massive entre 7 et 8 millions de personnes, mais elle grossit à vue d'œil en raison d'une fécondité naturelle deux à trois fois plus élevée que celle des Françaises « de souche ». Quand ces dernières ont 1,6 ou 1,7 enfant par femme (chiffre très proche de celle des Britanniques), les maghrébines en ont en moyenne 2,7 et les Africaines, 4,2 enfants. (Leur fécondité est supérieure à celle de leurs sœurs restées au pays, ce qui s'explique notamment par la générosité de notre système d'allocations familiales.)
Le bon taux de natalité de la France, dont nos politiques se félicitent volontiers, est donc gonflé par l'immigration...
Sans doute. Selon l'Insee, sur 5 enfants naissant en France, 1,5 à 2 sont d'origine immigrée. En 2008, sur 810 000 naissances recensées en France métropolitaine, 165 000 concernaient des enfants d'origine immigrée et cette proportion a sans doute augmenté depuis. Les statistiques scolaires confirment cet impact : les enfants issus de l'immigration représentaient 12 % des effectifs voilà dix ans, 16 % voici quelques années et 18 % aujourd'hui. Par conséquent, 20 % de la population est, ou sera bientôt, d'origine immigrée. Nous assistons à un véritable phénomène de substitution de population, qui engendrera un fantastique changement, dans tous les domaines, sociaux, religieux, et politique puisque cette population voudra bien sûr être représentée. C'est un tsunami démographique, que la France ne fait rien pour endiguer. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le nombre des entrées a été compris entre 200 000 et 250 000 personnes par an. Sur 10 ans, cela représente une augmentation de la population immigrée de 2,5 millions d'individus, sans compter le croît naturel par les naissances, qui se situe autour de 170 000 par an! Nous vivons sur un volcan démographique qui va faire éruption.
Comment expliquer la passivité des Français face à cette situation ?
Les médias opposent un véritable mur invisible à ce genre d'informations et l'Insee, aux mains d'idéologues de l’immigrationisme, fournit aussi aux Français des informations fausses. Une fantastique entreprise de désinformation s'est ainsi mise en route. Par ailleurs, l'allongement de la durée de vie et le vieillissement de la population masquent encore, pour l'instant, ce phénomène de substitution de population. Les Français de souche âgés font encore nombre, mais ce nombre est naturellement appelé à se réduire...
Seul le Front national a tiré la sonnette d'alarme, mais son message, parfois maladroit, passe mal. Les dirigeants des autres partis politiques, comme Chirac, puis Sarkozy et aujourd'hui Hollande, se contentent d'encourager le métissage. Le problème qui va rapidement se poser ne tient cependant pas à la couleur de peau, mais au niveau culturel des immigrés et à leur nombre. On trouve évidemment des gens très bien parmi les immigrés, mais c'est le nombre qui pose problème, pas les individus.
Existe-t-il une solution ?
Elle exigerait de limiter drastiquement l'immigration par l'instauration de quotas ajustés aux besoins de la France (50 000 à 100 000 entrées annuelles) et à faire un réel effort d'intégration des populations d'origine immigrée présentes sur notre sol.
Ce sera d'autant plus difficile que la France entre dans une période de vaches maigres ; or l'intégration a un coût... Où les gouvernants trouveront-ils l'argent, sinon dans les poches des Français de souche? Mais chaque année, 150 000 de ces derniers s'exilent déjà...
Ces solutions ne suffiront d'ailleurs pas à changer la donne si l'on ne parvient pas à doper la natalité des jeunes françaises de souche, notamment en réformant en profondeur notre politique familiale, qui, aujourd'hui, profite essentiellement aux Africaines ; et si, parallèlement, on ne modifie pas les conditions d'acquisition de la nationalité française par le mariage.
Faut-il redouter, à terme, un éclatement de la France ?
Je crois plutôt à une forme de guerre civile larvée, dont nous avons vu les prodromes en 2005 et qui se dessine aujourd'hui à Marseille, où une élue socialiste a conseillé de faire appel à l'Armée contre les trafiquants des cités. Nous risquons d'entrer ainsi dans une période de turbulences internes qui se traduiront par des assassinats, des rackets, des injustices et des passe-droits.
Ce scénario est valable si l'on tarit le courant migratoire ; sinon, les perspectives risquent d'être encore plus sombres.
Propos recueillis par Jean-Pierre Nomen monde & vie 8 septembre 2012
Démographe, économiste et géopoliticien, Yves-Marie Laulan met en garde contre les risques d'une substitution de population, conséquence de l'immigration massive que subit la France depuis 30 ans.
Monde et Vie : Une étude récente de Didier Raoult, corroborant le discours politiquement correct qui veut que la France soit traditionnellement une terre d'immigration, prétend montrer que les « Français de souche » n'existent pas. En réalité, de quand datent les grandes vagues d'immigration en France ?
Yves-Marie Laulan : La population française est restée relativement homogène au cours des dix derniers siècles,. Il existait, certes, des populations régionales diverses, mais elles restaient homogènes, car les communications étaient plus difficiles : on épousait un conjoint issu de la même région, voire du même village.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale arriva une vague d'immigrants polonais et italiens qui venaient travailler dans les mines, mais ces apports restèrent encore marginaux. Une immigration espagnole s'installa à son tour en France après la Deuxième Guerre mondiale, mais il s'agissait encore d'un saupoudrage plutôt que d'une inondation.
Tout a changé voilà 30 ans, avec l'entrée massive sur le territoire français de populations en provenance du Maghreb, de Turquie (le nombre d'immigrants issus de ce pays n'est cependant pas énorme) et d'Afrique noire, cette dernière immigration représentant environ 2,5 millions de personnes.
Faute de statistiques, puisqu'elles ne sont pas autorisées, on peut estimer aujourd'hui l'importance de la population issue de cette immigration massive entre 7 et 8 millions de personnes, mais elle grossit à vue d'œil en raison d'une fécondité naturelle deux à trois fois plus élevée que celle des Françaises « de souche ». Quand ces dernières ont 1,6 ou 1,7 enfant par femme (chiffre très proche de celle des Britanniques), les maghrébines en ont en moyenne 2,7 et les Africaines, 4,2 enfants. (Leur fécondité est supérieure à celle de leurs sœurs restées au pays, ce qui s'explique notamment par la générosité de notre système d'allocations familiales.)
Le bon taux de natalité de la France, dont nos politiques se félicitent volontiers, est donc gonflé par l'immigration...
Sans doute. Selon l'Insee, sur 5 enfants naissant en France, 1,5 à 2 sont d'origine immigrée. En 2008, sur 810 000 naissances recensées en France métropolitaine, 165 000 concernaient des enfants d'origine immigrée et cette proportion a sans doute augmenté depuis. Les statistiques scolaires confirment cet impact : les enfants issus de l'immigration représentaient 12 % des effectifs voilà dix ans, 16 % voici quelques années et 18 % aujourd'hui. Par conséquent, 20 % de la population est, ou sera bientôt, d'origine immigrée. Nous assistons à un véritable phénomène de substitution de population, qui engendrera un fantastique changement, dans tous les domaines, sociaux, religieux, et politique puisque cette population voudra bien sûr être représentée. C'est un tsunami démographique, que la France ne fait rien pour endiguer. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le nombre des entrées a été compris entre 200 000 et 250 000 personnes par an. Sur 10 ans, cela représente une augmentation de la population immigrée de 2,5 millions d'individus, sans compter le croît naturel par les naissances, qui se situe autour de 170 000 par an! Nous vivons sur un volcan démographique qui va faire éruption.
Comment expliquer la passivité des Français face à cette situation ?
Les médias opposent un véritable mur invisible à ce genre d'informations et l'Insee, aux mains d'idéologues de l’immigrationisme, fournit aussi aux Français des informations fausses. Une fantastique entreprise de désinformation s'est ainsi mise en route. Par ailleurs, l'allongement de la durée de vie et le vieillissement de la population masquent encore, pour l'instant, ce phénomène de substitution de population. Les Français de souche âgés font encore nombre, mais ce nombre est naturellement appelé à se réduire...
Seul le Front national a tiré la sonnette d'alarme, mais son message, parfois maladroit, passe mal. Les dirigeants des autres partis politiques, comme Chirac, puis Sarkozy et aujourd'hui Hollande, se contentent d'encourager le métissage. Le problème qui va rapidement se poser ne tient cependant pas à la couleur de peau, mais au niveau culturel des immigrés et à leur nombre. On trouve évidemment des gens très bien parmi les immigrés, mais c'est le nombre qui pose problème, pas les individus.
Existe-t-il une solution ?
Elle exigerait de limiter drastiquement l'immigration par l'instauration de quotas ajustés aux besoins de la France (50 000 à 100 000 entrées annuelles) et à faire un réel effort d'intégration des populations d'origine immigrée présentes sur notre sol.
Ce sera d'autant plus difficile que la France entre dans une période de vaches maigres ; or l'intégration a un coût... Où les gouvernants trouveront-ils l'argent, sinon dans les poches des Français de souche? Mais chaque année, 150 000 de ces derniers s'exilent déjà...
Ces solutions ne suffiront d'ailleurs pas à changer la donne si l'on ne parvient pas à doper la natalité des jeunes françaises de souche, notamment en réformant en profondeur notre politique familiale, qui, aujourd'hui, profite essentiellement aux Africaines ; et si, parallèlement, on ne modifie pas les conditions d'acquisition de la nationalité française par le mariage.
Faut-il redouter, à terme, un éclatement de la France ?
Je crois plutôt à une forme de guerre civile larvée, dont nous avons vu les prodromes en 2005 et qui se dessine aujourd'hui à Marseille, où une élue socialiste a conseillé de faire appel à l'Armée contre les trafiquants des cités. Nous risquons d'entrer ainsi dans une période de turbulences internes qui se traduiront par des assassinats, des rackets, des injustices et des passe-droits.
Ce scénario est valable si l'on tarit le courant migratoire ; sinon, les perspectives risquent d'être encore plus sombres.
Propos recueillis par Jean-Pierre Nomen monde & vie 8 septembre 2012
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Dormez braves gens, la situation est sous contrôle…
Vendredi soir, le Secrétaire départemental et Conseiller régional FN de l’Hérault, Guillaume Vouzellaud, a été tabassé par deux voyous à la sortie de sa permanence de Béziers. Frappé à la tête, il souffre également d’une fracture de l’humérus et de multiples contusions. Une agression sauvage qui n’est pas sans rappeler celle dont avait été victime en décembre 2010 Steeve Briois à Hénin-Beaumont et dont les auteurs n’ont jamais été retrouvés. Bruno adresse à Guillaume son soutien et ses voeux de prompt rétablissement mais a réagi bien sûr également à cet énième « fait divers » qui a rempli les Français d’un sentiment d’horreur et de dégout – voir le communiqué publié hier, au nom du Groupe Front National au Conseil Régional Rhône-Alpes. D’horreur devant la monstruosité de ses meurtres, de dégout devant ce qui est aussi l’aboutissement de décennies d’impuissance et de laxisme. Vendredi soir rappelons-le, dans « une banlieue sensible « de Grenoble selon la novlangue médiatique, deux amis d’enfance sans histoire, Kevin et Sofiane, âgés respectivement de 21 et 22 ans ont été massacrés à l’arme blanche, à coups de marteau et de pioche par une bande de « jeunes » – toujours selon la terminologie officielle-, dans un parc de la Villeneuve. Selon le procureur, il s’agit, d’«une bagarre d’une grande banalité qui a tourné de façon tragique, avec ces deux victimes, dans un déchaînement de violences difficilement explicable».
Manuel Valls a témoigné de son «intense émotion». Pour autant, incapables d’ôter leurs œillères, le ministre de l’Intérieur, ses amis socialistes, comme de nombreuses personnalités de la droite dite « libérale », expliquent que la délinquance, même sous sa forme la plus sauvage découlerait de « conditions sociales difficiles ». « Un constat tout à fait faux » affirme de longue date Bruno Gollnisch qui en veut notamment pour preuve que « le taux de pauvreté dans la Creuse est supérieur à celui de la Seine-Saint-Denis. Il reste donc à expliquer pourquoi, et les socialo-libéraux s’en gardent bien, rapporté à la population, le taux se criminalité dans la Creuse est 87 fois inférieur à celui de la Seine Saint-Denis… ».
« C’est donc bien souligne le dirigeant frontiste, que les facteurs économiques et sociaux n’expliquent pas tout ». « Un certain nombre de gens persistent pourtant à s’y accrocher, les uns par perversion, les autres par erreur plus ou moins sincères… » Les Français sont-ils condamnés à subir plus avant « les assauts de prédateurs assurés d’une quasi impunité, chaque jour plus brutaux et plus arrogants ? L’horizon indépassable pour notre pays, est-il de ressembler demain au Brésil ou à l’Afrique du sud ?
Autre signe, parmi beaucoup d’autres, de cette ghettoïsation croissante de la société française, le site Polemia, citant Le Figaro, indiquait qu’« il est bon de rappeler qu’après le tabassage d’un professeur de Bordeaux par un lycéen marocain et l’agression d’une enseignante de Poitiers par une mère d’élève, 55% des enseignants du public et la moitié du personnel de direction – soit près de 470 000 adhérents – ont souscrit à l’assurance complémentaire de la MAIF qui garantit aussi bien une protection juridique qu’une protection des dommages corporels. Brillant résultat de décennies de laxisme dans l’Education nationale… et d’une immigration incontrôlée, les trois-quarts des « dommages corporels » étant recensés dans les zones « multiculturelles » où, selon Mme Olivia Millioz, porte-parole de SOS Education, les enseignants vont travailler la peur au ventre. Même si, ajoute-t-elle prudemment, ce n’est pas forcément une question de localisation, de banlieue ».
Si le ministre de l’Intérieur tente de se forger une « image de dur » en interdisant ou réprimant les manifestations dans les beaux quartiers, Manuel Valls entendait aussi jeudi dernier montrer ses muscles lors de son allocution à l’occasion de l’inauguration de la Grande Mosquée de Strasbourg. D’un coût de 10,5 millions d’euros celle-ci a été financée par le Maroc (à hauteur de 37%), les collectivités françaises (nos impôts, 26%), les « fidèles » (24%). Deux Etats wahhabites, l’Arabie saoudite et le Koweït ont mis sur la table les 13% restant….Dans deux communiqués distincts (consultables sur le site du FN), Bertrand Dutheil de la Rochère et Louis Aliot ont dit ce qu’il fallait penser du pseudo discours de « fermeté républicaine » du ministre de l’Intérieur.
En 2006, Bruno Gollnisch s’était vivement félicité de l’échec devant les tribunaux de «la manœuvre liberticide de la Licra, du Parquet et des responsables de la Grande Mosquée de Strasbourg, tendant à faire condamner les conseillers régionaux du Front National des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. » La police de la pensée reprochait aux élus frontistes un tract, « Pas de Cathédrale à la Mecque, pas de mosquée à Strasbourg », dans lequel ils contestaient « l’islamisation de l’Alsace », l’érection de ce lieu de culte mahométan avec l’argent des contribuables et de pays étrangers, et lançaient « un appel à la réciprocité de la liberté de culte entre les pays occidentaux et ceux du monde musulman ».
Une situation qui ne perturbe pas outre mesure M. Valls, qui a choisi de se déplacer dans une mosquée, rapporte Joachim Veliocas sur son blog, où les sessions de formations pour imâms ont été dispensées en décembre 2008 par le cheikh Muhammad Said Ramadan Al Bûti. « Un cheikh syrien dont les positionnements ont été décrits par Ghassan Finianos, professeur de pensée arabe à l’université de Bordeaux dans ces termes: la souveraineté n’appartient qu’à Dieu, ou à son représentant terrestre. Al-Bûti justifie la violence en vue de la conquête du pouvoir et, par conséquent, de la propagation des valeurs de l’islam.»
Mais ce blog rapporte encore que c’est Mustafa Ceric, Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine (jusqu’en novembre prochain), membre l’Académie du Fiqh de la Mecque, « référence en matière de charia wahhabite, et du Conseil européen de la fatwa et de la recherche, présidé par Yussuf Al-Qaradawi », qui a dirigé la prière du vendredi au lendemain de la venue du ministre.
Mustafa Ceric était au nombre des responsables des différentes communautés religieuses présents le 9 septembre dernier à Sarajevo (Bosnie) « pour lancer un appel à la paix », « lors d’un rare rassemblement interreligieux de cette envergure sur une terre qui souffre encore des séquelles des conflits des années 1990 » relatait alors l’AFP.
Ce que l’agence ne précise pas dans sa dépêche, contrairement à M. Veliochas, c’est que « durant la guerre (en Bosnie, M. Ceric) appela les djihadistes du monde entier à terminer l’épuration ethnique anti-serbe initiée ( par le président de la Bosnie) Alija Izetbegovic avec ses escadrons de la mort (…) », l’appui de milliers de moudjahidines venus du monde entier, le soutien financier de la Turquie, des pays du Golfe…et d’un certain Oussama ben Laden.
Plus récemment, « Le 15 août 2009, Ceric suscita la polémique en demandant (…) l’incorporation de la Charia dans la constitution de Bosnie. Au mois de mai 2009, il déclencha une autre polémique lors d’un discours dans la province islamique du Sandzac disant qu’il ne saurait y avoir de frontières entre les musulmans de Serbie et de Bosnie, ces deux pays étant une terre islamique. Voyant la Bosnie toujours comme une terre ottomane (conformément à sa volonté de rétablir le califat), il se réjouit que les Balkans pendant six siècles, convertirent la population slave et chrétienne à l’islam (15 août 2009) ».
Il fallait au moins la présence d’un parfait républicain et membre du Siècle de l’envergure de M. Valls pour légitimer qui la poursuite de l’immigration, qui l’invitation faite à Mustafa Ceric par les représentants locaux de « l’islam de France »…
http://www.gollnisch.com/
Vendredi soir, le Secrétaire départemental et Conseiller régional FN de l’Hérault, Guillaume Vouzellaud, a été tabassé par deux voyous à la sortie de sa permanence de Béziers. Frappé à la tête, il souffre également d’une fracture de l’humérus et de multiples contusions. Une agression sauvage qui n’est pas sans rappeler celle dont avait été victime en décembre 2010 Steeve Briois à Hénin-Beaumont et dont les auteurs n’ont jamais été retrouvés. Bruno adresse à Guillaume son soutien et ses voeux de prompt rétablissement mais a réagi bien sûr également à cet énième « fait divers » qui a rempli les Français d’un sentiment d’horreur et de dégout – voir le communiqué publié hier, au nom du Groupe Front National au Conseil Régional Rhône-Alpes. D’horreur devant la monstruosité de ses meurtres, de dégout devant ce qui est aussi l’aboutissement de décennies d’impuissance et de laxisme. Vendredi soir rappelons-le, dans « une banlieue sensible « de Grenoble selon la novlangue médiatique, deux amis d’enfance sans histoire, Kevin et Sofiane, âgés respectivement de 21 et 22 ans ont été massacrés à l’arme blanche, à coups de marteau et de pioche par une bande de « jeunes » – toujours selon la terminologie officielle-, dans un parc de la Villeneuve. Selon le procureur, il s’agit, d’«une bagarre d’une grande banalité qui a tourné de façon tragique, avec ces deux victimes, dans un déchaînement de violences difficilement explicable».
Manuel Valls a témoigné de son «intense émotion». Pour autant, incapables d’ôter leurs œillères, le ministre de l’Intérieur, ses amis socialistes, comme de nombreuses personnalités de la droite dite « libérale », expliquent que la délinquance, même sous sa forme la plus sauvage découlerait de « conditions sociales difficiles ». « Un constat tout à fait faux » affirme de longue date Bruno Gollnisch qui en veut notamment pour preuve que « le taux de pauvreté dans la Creuse est supérieur à celui de la Seine-Saint-Denis. Il reste donc à expliquer pourquoi, et les socialo-libéraux s’en gardent bien, rapporté à la population, le taux se criminalité dans la Creuse est 87 fois inférieur à celui de la Seine Saint-Denis… ».
« C’est donc bien souligne le dirigeant frontiste, que les facteurs économiques et sociaux n’expliquent pas tout ». « Un certain nombre de gens persistent pourtant à s’y accrocher, les uns par perversion, les autres par erreur plus ou moins sincères… » Les Français sont-ils condamnés à subir plus avant « les assauts de prédateurs assurés d’une quasi impunité, chaque jour plus brutaux et plus arrogants ? L’horizon indépassable pour notre pays, est-il de ressembler demain au Brésil ou à l’Afrique du sud ?
Autre signe, parmi beaucoup d’autres, de cette ghettoïsation croissante de la société française, le site Polemia, citant Le Figaro, indiquait qu’« il est bon de rappeler qu’après le tabassage d’un professeur de Bordeaux par un lycéen marocain et l’agression d’une enseignante de Poitiers par une mère d’élève, 55% des enseignants du public et la moitié du personnel de direction – soit près de 470 000 adhérents – ont souscrit à l’assurance complémentaire de la MAIF qui garantit aussi bien une protection juridique qu’une protection des dommages corporels. Brillant résultat de décennies de laxisme dans l’Education nationale… et d’une immigration incontrôlée, les trois-quarts des « dommages corporels » étant recensés dans les zones « multiculturelles » où, selon Mme Olivia Millioz, porte-parole de SOS Education, les enseignants vont travailler la peur au ventre. Même si, ajoute-t-elle prudemment, ce n’est pas forcément une question de localisation, de banlieue ».
Si le ministre de l’Intérieur tente de se forger une « image de dur » en interdisant ou réprimant les manifestations dans les beaux quartiers, Manuel Valls entendait aussi jeudi dernier montrer ses muscles lors de son allocution à l’occasion de l’inauguration de la Grande Mosquée de Strasbourg. D’un coût de 10,5 millions d’euros celle-ci a été financée par le Maroc (à hauteur de 37%), les collectivités françaises (nos impôts, 26%), les « fidèles » (24%). Deux Etats wahhabites, l’Arabie saoudite et le Koweït ont mis sur la table les 13% restant….Dans deux communiqués distincts (consultables sur le site du FN), Bertrand Dutheil de la Rochère et Louis Aliot ont dit ce qu’il fallait penser du pseudo discours de « fermeté républicaine » du ministre de l’Intérieur.
En 2006, Bruno Gollnisch s’était vivement félicité de l’échec devant les tribunaux de «la manœuvre liberticide de la Licra, du Parquet et des responsables de la Grande Mosquée de Strasbourg, tendant à faire condamner les conseillers régionaux du Front National des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. » La police de la pensée reprochait aux élus frontistes un tract, « Pas de Cathédrale à la Mecque, pas de mosquée à Strasbourg », dans lequel ils contestaient « l’islamisation de l’Alsace », l’érection de ce lieu de culte mahométan avec l’argent des contribuables et de pays étrangers, et lançaient « un appel à la réciprocité de la liberté de culte entre les pays occidentaux et ceux du monde musulman ».
Une situation qui ne perturbe pas outre mesure M. Valls, qui a choisi de se déplacer dans une mosquée, rapporte Joachim Veliocas sur son blog, où les sessions de formations pour imâms ont été dispensées en décembre 2008 par le cheikh Muhammad Said Ramadan Al Bûti. « Un cheikh syrien dont les positionnements ont été décrits par Ghassan Finianos, professeur de pensée arabe à l’université de Bordeaux dans ces termes: la souveraineté n’appartient qu’à Dieu, ou à son représentant terrestre. Al-Bûti justifie la violence en vue de la conquête du pouvoir et, par conséquent, de la propagation des valeurs de l’islam.»
Mais ce blog rapporte encore que c’est Mustafa Ceric, Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine (jusqu’en novembre prochain), membre l’Académie du Fiqh de la Mecque, « référence en matière de charia wahhabite, et du Conseil européen de la fatwa et de la recherche, présidé par Yussuf Al-Qaradawi », qui a dirigé la prière du vendredi au lendemain de la venue du ministre.
Mustafa Ceric était au nombre des responsables des différentes communautés religieuses présents le 9 septembre dernier à Sarajevo (Bosnie) « pour lancer un appel à la paix », « lors d’un rare rassemblement interreligieux de cette envergure sur une terre qui souffre encore des séquelles des conflits des années 1990 » relatait alors l’AFP.
Ce que l’agence ne précise pas dans sa dépêche, contrairement à M. Veliochas, c’est que « durant la guerre (en Bosnie, M. Ceric) appela les djihadistes du monde entier à terminer l’épuration ethnique anti-serbe initiée ( par le président de la Bosnie) Alija Izetbegovic avec ses escadrons de la mort (…) », l’appui de milliers de moudjahidines venus du monde entier, le soutien financier de la Turquie, des pays du Golfe…et d’un certain Oussama ben Laden.
Plus récemment, « Le 15 août 2009, Ceric suscita la polémique en demandant (…) l’incorporation de la Charia dans la constitution de Bosnie. Au mois de mai 2009, il déclencha une autre polémique lors d’un discours dans la province islamique du Sandzac disant qu’il ne saurait y avoir de frontières entre les musulmans de Serbie et de Bosnie, ces deux pays étant une terre islamique. Voyant la Bosnie toujours comme une terre ottomane (conformément à sa volonté de rétablir le califat), il se réjouit que les Balkans pendant six siècles, convertirent la population slave et chrétienne à l’islam (15 août 2009) ».
Il fallait au moins la présence d’un parfait républicain et membre du Siècle de l’envergure de M. Valls pour légitimer qui la poursuite de l’immigration, qui l’invitation faite à Mustafa Ceric par les représentants locaux de « l’islam de France »…
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Pas racistes puisque pas européens…
Lors de l’émission « C dans l’air » (France 5) du 1er octobre consacrée à l’évacuation d’un campement de Roms à Marseille par des riverains, le journaliste José d’Arrigo tient à préciser que l’affaire n’a pas de dimension raciste puisque « ce ne sont pas des Européens qui ont fait ça, je vous le garantis »…
http://www.dailymotion.com/video/xu1rg7
NB : José d’Arrigo enseigne le journalisme à l’Université de Provence (Aix).
http://www.fdesouche.com/
Lors de l’émission « C dans l’air » (France 5) du 1er octobre consacrée à l’évacuation d’un campement de Roms à Marseille par des riverains, le journaliste José d’Arrigo tient à préciser que l’affaire n’a pas de dimension raciste puisque « ce ne sont pas des Européens qui ont fait ça, je vous le garantis »…
http://www.dailymotion.com/video/xu1rg7
NB : José d’Arrigo enseigne le journalisme à l’Université de Provence (Aix).
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
L’immigration, armée de réserve du capital
Par Alain de Benoist (analyse publiée le 8 avril 2011 dans le n° 139 de la revue Éléments http://www.revue-elements.com/elements- ... ident.html, datée d’avril-juin 2011)
En 1973, peu de temps avant sa mort, le président Pompidou reconnaissait avoir ouvert les vannes de l’immigration à la demande d’un certain nombre de grands patrons, tel Francis Bouygues, désireux de bénéficier d’une main-d’œuvre docile, bon marché, dépourvue de conscience de classe et de toute tradition de luttes sociales, afin d’exercer une pression à la baisse sur les salaires des travailleurs français, de réduire leurs ardeurs revendicatrices, et subsidiairement de briser l’unité du mouvement ouvrier. Ces grands patrons, soulignait-il, en « veulent toujours plus ».
Quarante ans plus tard, rien n’a changé. A un moment où plus aucun parti de gouvernement ne se risquerait à demander qu’on accélère encore le rythme de l’immigration, seul le patronat se prononce en ce sens, tout simplement parce que c’est toujours son intérêt. La seule différence est que les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le secteur industriel ou la restauration pour s’étendre à des professions autrefois épargnées, telles que les ingénieurs ou les informaticiens.
La France, on le sait, a fait massivement appel à l’immigration dès le XIXe siècle. La population immigrée représentait déjà 800 000 personnes en 1876, 1,2 million de personnes en 1911. D’abord centre d’attraction des émigrations italienne et belge, l’industrie française a par la suite attiré les Polonais, puis les Espagnols et les Portugais.
« Cette immigration, peu qualifiée et non syndiquée, va permettre à l’employeur de se soustraire aux contraintes croissantes du droit du travail »1. En 1924, une Société générale d’immigration (SGI) est même créée à l’initiative du Comité des houillères et des gros exploitants agricoles du Nord-Est. Elle ouvre des bureaux de placement en Europe, qui fonctionnent comme une pompe aspirante. En 1931, on comptera 2,7 millions d’étrangers en France, soit 6,6 % de la population totale. La France affiche alors le plus fort taux d’immigration du monde (515 pour 100 00 habitants).
« Un bon moyen pour toute une partie du patronat de faire pression à la baisse sur les salaires […] Dès cette époque, le capitalisme cherche à mettre en concurrence la force de travail en faisant appel à des armées de réserve salariales »2.
Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, les immigrés vont de plus en plus fréquemment venir des pays du Maghreb, Algérie d’abord, puis Maroc. Des camions affrétés par les grandes entreprises (surtout dans le secteur automobile et le bâtiment) viennent par centaines les recruter sur place. De 1962 à 1974, près de deux millions d’immigrés supplémentaires vont ainsi gagner la France, dont 550 000 recrutés par l’Office national d’immigration (ONI), organisme géré par l’État, mais contrôlé en sous-main par le patronat. Depuis lors, la vague n’a cessé de s’amplifier.
« Quand il y a pénurie de main-d’œuvre dans un secteur, explique François-Laurent Balssa, de deux choses l’une, soit on augmente les salaires, soit on fait appel à la main-d’œuvre étrangère. C’est généralement la seconde option qui restera privilégiée par le Conseil national du patronat français (CNPF), puis, à partir de 1998, par le Mouvement des entreprises (Medef) qui prend sa succession.
Choix témoignant d’une volonté de profits à court terme, qui devait retarder d’autant l’amélioration des outils de production et l’innovation en matière industrielle. Dans le même temps, en effet, l’exemple du Japon montre que le refus de l’immigration au profit de l’emploi autochtone a permis à ce pays d’accomplir sa révolution technologique avant la plupart de ses concurrents occidentaux »3.
L’immigration a donc au départ été un phénomène patronal. Elle continue de l’être aujourd’hui. Ceux qui veulent toujours plus d’immigration, ce sont les grandes entreprises. Cette immigration est conforme à l’esprit même du capitalisme, qui tend à l’abolition des frontières (« laissez faire, laissez passer »).
« Obéissant à la logique du dumping social, poursuit François-Laurent Balssa, un marché du travail “low cost” s’est ainsi créé avec des “sans-papiers” peu qualifiés faisant office de bouche-trou. Comme si les grands patrons et l’extrême gauche s’étaient donné la main, les uns pour démanteler l’État-social, à leurs yeux trop coûteux, les autres pour abattre l’État-nation, trop archaïque »4.
C’est la raison pour laquelle le parti communiste et la CGT – qui ont radicalement changé d’orientation depuis – ont combattu jusqu’en 1981 le principe libéral de l’ouverture des frontières, au nom de la défense des intérêts de la classe ouvrière.
« Laissez passer les hommes, mais aussi les capitaux et les marchandises ; telle est la doctrine de la Commission européenne. Mieux : laissez passer les hommes pour mieux rentabiliser le mouvement des capitaux et des marchandises », écrit également Éric Zemmour, qui rappelle que « les mouvements migratoires très importants de ces vingt dernières années ont été une des composantes majeures d’une croissance économique sans inflation, puisque ce flot continu de travailleurs à bas prix a pesé comme une chape de plomb sur les salaires des travailleurs occidentaux »5.
Michèle Tribalat, elle, observe de son côté que « l’immigration modifie la répartition du gâteau économique, et cet indéniable constat à beaucoup à voir avec le fait que certains sont favorables à une forte immigration quand d’autres cherchent à la réduire ou à l’arrêter »6.
Pour une fois bien inspiré, le libéral Philippe Nemo confirme ces observations : « Il y a en en Europe des responsables économiques qui rêvent de faire venir en Europe une main-d’œuvre bon marché capable, d’abord, d’occuper certains emplois pour lesquels la main-d’œuvre locale est insuffisante, ensuite de peser sensiblement à la baisse sur les salaires des autres travailleurs européens.
Ces lobbies, qui ont tous les moyens de se faire entendre tant des gouvernements nationaux que de la Commission de Bruxelles, sont donc favorables tant à l’immigration en général qu’à un élargissement de l’Europe qui faciliterait considérablement les migrations du travail. Ils ont raison du point de vue qui est le leur, c’est-à-dire selon une logique purement économique […]
Le problème est qu’on ne peut raisonner ici selon une logique seulement économique, puisque l’afflux en Europe de populations exogènes a aussi des conséquences sociologiques lourdes. Si les capitalistes en question prêtent peu d’attention à ce problème, c’est peut-être qu’ils jouissent en général des bénéfices économiques de l’immigration sans en subir eux-mêmes les nuisances sociales. Grâce à l’argent gagné par leurs entreprises, dont la profitabilité est ainsi assurée, ils peuvent habiter les beaux quartiers, en laissant leurs compatriotes moins fortunés se débrouiller, dans les banlieues déshéritées, avec les populations allogènes»7.
Telle est aussi l’opinion des experts. C’est ce qu’a montré, en 2009, un rapport du Conseil d’analyse économique (CAE), organisme dépendant directement des services de Matignon. Intitulé Immigration, qualification et marché du travail, ce document explique d’abord que la notion de « pénurie de main-d’œuvre », traditionnellement alléguée pour justifier le recours à l’immigration, ne signifie à peu près rien en période de chômage.
« Du point de vue de la science économique, la notion de pénurie n’est pas évidente », peut-on lire dans le texte, car le « fait que certains natifs rejettent certains types d’emploi peut simplement signifier que les travailleurs ont de meilleures opportunités que d’occuper ces emplois, et donc que les salaires correspondants devraient augmenter pour qu’ils soient pourvus » (p. 45).
Ce qui montre très clairement que la pénurie ne se forme que lorsqu’un secteur n’offre pas des salaires suffisants – et que le recours à l’immigration est en fait un moyen de ne pas augmenter les salaires, quitte à créer artificiellement une « pénurie » que l’on comblera en allant chercher ailleurs une main-d’œuvre acceptant d’être sous-payée. Le rapport conclut d’ailleurs que, « dans le cas du marché du travail, cela signifie qu’à la place de l’immigration des années 1960 on aurait pu envisager une hausse du salaire des moins qualifiés » (p. 46).
Le même document recense par ailleurs une série d’études qui ont tenté, en France comme à l’étranger, de chiffrer l’impact de l’immigration sur les salaires : « Atlonji et Card trouvent qu’une hausse de la proportion d’immigrés d’un point de pourcentage réduit le salaire de 1,2 % […] Boris conclut son étude en affirmant qu’entre 1980 et 2000, l’immigration aurait accueilli l’offre de travail d’environ 11 %, ce qui aurait réduit le salaire des natifs d’environ 3,2 % » (pp. 37-38).
Depuis le début des années 2000, l’apport annuel de l’immigration à la population française est d’environ 350 000 personnes, pour la plupart d’origine extra-européenne (dont 200 000 entrées régulières dans le cadre de l’immigration professionnelle ou du regroupement familial, 50 000 demandeurs d’asile et 80 000 naissances d’origine étrangère). Le nombre d’immigrés devenus français augmentant chaque année de près de 150 000, un bon tiers de la population française devrait, au milieu de ce siècle, être issue de l’immigration.
Selon les chiffres officiels, les immigrés vivant dans un ménage ordinaire représentent aujourd’hui 5 millions de personnes, soit 8 % de la population française en 2008. Les enfants d’immigrés, descendants directs d’un ou deux immigrés, représentent 6,5 millions de personnes, soit 11 % de la population. Les clandestins sont évalués entre 300 000 et 550 000 personnes. (Les expulsions de clandestins coûtent 232 millions d’euros par an, soit 12 000 euros par reconduite).
Jean-Paul Gourévitch, de son côté, évalue la population d’origine étrangère vivant en France en 2009 à 7,7 millions de personnes (dont 3,4 millions de Maghrébins et 2,4 millions d’originaires de l’Afrique subsaharienne), soit 12,2 % de la population métropolitaine actuelle. En 2006, cette population immigrée contribuait à hauteur de 17 % à la natalité.
Or, si l’immigration rapporte au secteur privé beaucoup plus qu’elle ne lui coûte, elle coûte en revanche au secteur public beaucoup plus qu’elle ne lui rapporte.
Le coût global de l’immigration a en effet été chiffré. Selon une étude de Contribuables Associés rédigée par Jean-Paul Gourévitch, Le coût de la politique migratoire de la France, les dépenses que l’Etat consent pour l’immigration se montent aujourd’hui à 79,4 milliards d’euros par an, dont près des trois-quarts (58,6 milliards) relèvent des coûts sociaux. Les recettes s’élevant à 48,9 milliards d’euros, dont les deux tiers sont dus à la fiscalité directe (État et collectivités locales) et aux impôts indirects (TVA et TIPP), le déficit global pour les finances publiques se monte à 30,4 milliards d’euros, soit 1,56 point de PIB. On notera que le coût non marchand de l’immigration n’est pas pris en compte ici.
Jean-Paul Gourévitch précise que « les études conduites outre-Manche et outre-Atlantique montrent que l’immigration n’a pas d’effet globalement positif sur les finances publiques tant que l’immigration de peuplement, qui coûte à l’État plus qu’elle ne rapporte, reste supérieure à l’immigration de main-d’œuvre, qui rapporte un peu plus qu’elle ne coûte quand elle n’est pas clandestine »8. Il ajoute que si, aux déficits dus à l’immigration, on ajoute encore ceux qui résultent de l’expatriation, soit plus de 11 milliards d’euros de dépenses et de manque à gagner pour l’État, « le coût de la politique migratoire de la France s’établit aujourd’hui à 38,3 milliards d’euros, soit presque deux points de PIB »9.
La France connaît donc aujourd’hui une immigration de peuplement, conséquence directe du regroupement familial. Mais les immigrés constituent plus que jamais l’armée de réserve du capital.
On ne peut qu’être frappé, à cet égard, de voir comment les réseaux « sans-papiéristes » de l’extrême gauche, qui croient trouver dans les immigrés un prolétariat de substitution, servent les intérêts du patronat. Réseaux mafieux, passeurs d’hommes et de marchandises, grands patrons, militants « humanitaires », employeurs « au noir » : tous sont adeptes de l’abolition des frontières par le libre-échangisme mondial. Olivier Besançenot, Laurence Parisot, même combat !
Révélateur, par exemple, est le fait que Michael Hardt et Antonio Negri, dans leurs livres-manifestes Empire et Multitude10, se prononcent pour une « citoyenneté mondiale » et lancent un appel à la suppression des frontières qui aurait pour premier effet d’accélérer l’installation dans les pays développés de masses de travailleurs à bas salaires provenant du Tiers-monde ou des pays émergents.
Qu’aujourd’hui, la plupart des migrants doivent leur déracinement aux dislocations sans fin induites par la logique du marché global, que ce déracinement soit précisément ce que recherche le capitalisme pour mieux adapter l’homme au marché et enfin, subsidiairement, que l’attachement territorial fasse partie des motivations humaines, ne gêne aucunement ces deux auteurs, qui notent au contraire, avec satisfaction, que « le capital lui-même a exigé une mobilité croissante de la main-d’œuvre et des migrations continuelles à travers les frontières nationales »11. Le marché mondial constituerait, de leur point de vue, le cadre naturel de la « citoyenneté mondiale ».
Parce qu’il « exige un espace lisse de flux non codés et déterritorialisés », le marché mondial est censé servir les intérêts de la « multitude », car « la mobilité comporte un prix à payer pour le capital qui est le désir accru de libération »12.
L’inconvénient de cette apologie du déracinement, pris comme condition première d’un « nomadisme » libérateur, est qu’elle repose sur une vision totalement irréelle de la situation concrète des migrants et des personnes déplacées. Comme l’écrivent Jacques Guigou et Jacques Wajnsztejn, « Hardt et Negri s’illusionnent sur la capacité des flux d’immigration à être à la fois la source d’une nouvelle possibilité de valorisation du capital et la base d’un enrichissement des perspectives de la multitude. Les migrations ne sont, en effet, selon Robert Kurz, rien d’autre qu’un moment d’une concurrence universelle et, en soi, migrer n’est pas plus émancipateur que de rester chez soi. Le sujet “nomade” n’est pas plus enclin à la critique et à la révolte que le sujet sédentaire »13.
« Aussi longtemps, ajoute , que des hommes quitteront leurs proches et iront, même au risque de leur vie, chercher du travail ailleurs – pour être à la fin broyés par la moulinette du capitalisme –, ils ne seront pas plus porteurs d’émancipation que les autovalorisateurs postmodernes de l’Occident : ils n’en constituent que la variante misérable »14.
Qui critique le capitalisme en approuvant l’immigration, dont la classe ouvrière est la première victime, ferait mieux de se taire. Qui critique l’immigration en restant muet sur le capitalisme devrait en faire autant.
Notes et références
1. François-Laurent Balssa, « Un choix salarial pour les grandes entreprises », in Le Spectacle du monde, octobre 2010, p. 42.
2. Ibid., p. 43.
3. Ibid., p. 44.
4. Ibid., p. 45.
5. Le Spectacle du monde, septembre 2010, pp. 16-17.
6. Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés. L’immigration en France, Denoël, Paris 2010.
7. Philippe Nemo, entretien en ligne, site Le Temps d’y penser, 29 septembre 2010.
8. Jean-Paul Gourévitch, « La réalité de l’immigration », in La Nef, mai 2010, p. 14.
9. Ibid., p. 15.
10. Michel Hardt et Antonio Negri, Empire, Exils, Paris 2000 ; Multitude, La Découverte, Paris 2004.
11. Empire, op. cit., p. 481.
12. Ibid., pp. 403-404 et 312.
13. Jacques Guigou et Jacques Wajnsztejn, L’évanescence de la valeur. Une présentation critique du groupe Krisis, L’Harmattan, Paris 2004, p. 126.
14. Robert Kurz, « L’Empire et ses théoriciens », in Anselm Jappe et Robert Kurz, Les habits neufs de l’Empire. Remarques sur Negri, Hardt et Rufin, Lignes-Léo Scheer, Paris 2003, pp. 114-115.
http://fortune.fdesouche.com/
Par Alain de Benoist (analyse publiée le 8 avril 2011 dans le n° 139 de la revue Éléments http://www.revue-elements.com/elements- ... ident.html, datée d’avril-juin 2011)
En 1973, peu de temps avant sa mort, le président Pompidou reconnaissait avoir ouvert les vannes de l’immigration à la demande d’un certain nombre de grands patrons, tel Francis Bouygues, désireux de bénéficier d’une main-d’œuvre docile, bon marché, dépourvue de conscience de classe et de toute tradition de luttes sociales, afin d’exercer une pression à la baisse sur les salaires des travailleurs français, de réduire leurs ardeurs revendicatrices, et subsidiairement de briser l’unité du mouvement ouvrier. Ces grands patrons, soulignait-il, en « veulent toujours plus ».
Quarante ans plus tard, rien n’a changé. A un moment où plus aucun parti de gouvernement ne se risquerait à demander qu’on accélère encore le rythme de l’immigration, seul le patronat se prononce en ce sens, tout simplement parce que c’est toujours son intérêt. La seule différence est que les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le secteur industriel ou la restauration pour s’étendre à des professions autrefois épargnées, telles que les ingénieurs ou les informaticiens.
La France, on le sait, a fait massivement appel à l’immigration dès le XIXe siècle. La population immigrée représentait déjà 800 000 personnes en 1876, 1,2 million de personnes en 1911. D’abord centre d’attraction des émigrations italienne et belge, l’industrie française a par la suite attiré les Polonais, puis les Espagnols et les Portugais.
« Cette immigration, peu qualifiée et non syndiquée, va permettre à l’employeur de se soustraire aux contraintes croissantes du droit du travail »1. En 1924, une Société générale d’immigration (SGI) est même créée à l’initiative du Comité des houillères et des gros exploitants agricoles du Nord-Est. Elle ouvre des bureaux de placement en Europe, qui fonctionnent comme une pompe aspirante. En 1931, on comptera 2,7 millions d’étrangers en France, soit 6,6 % de la population totale. La France affiche alors le plus fort taux d’immigration du monde (515 pour 100 00 habitants).
« Un bon moyen pour toute une partie du patronat de faire pression à la baisse sur les salaires […] Dès cette époque, le capitalisme cherche à mettre en concurrence la force de travail en faisant appel à des armées de réserve salariales »2.
Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, les immigrés vont de plus en plus fréquemment venir des pays du Maghreb, Algérie d’abord, puis Maroc. Des camions affrétés par les grandes entreprises (surtout dans le secteur automobile et le bâtiment) viennent par centaines les recruter sur place. De 1962 à 1974, près de deux millions d’immigrés supplémentaires vont ainsi gagner la France, dont 550 000 recrutés par l’Office national d’immigration (ONI), organisme géré par l’État, mais contrôlé en sous-main par le patronat. Depuis lors, la vague n’a cessé de s’amplifier.
« Quand il y a pénurie de main-d’œuvre dans un secteur, explique François-Laurent Balssa, de deux choses l’une, soit on augmente les salaires, soit on fait appel à la main-d’œuvre étrangère. C’est généralement la seconde option qui restera privilégiée par le Conseil national du patronat français (CNPF), puis, à partir de 1998, par le Mouvement des entreprises (Medef) qui prend sa succession.
Choix témoignant d’une volonté de profits à court terme, qui devait retarder d’autant l’amélioration des outils de production et l’innovation en matière industrielle. Dans le même temps, en effet, l’exemple du Japon montre que le refus de l’immigration au profit de l’emploi autochtone a permis à ce pays d’accomplir sa révolution technologique avant la plupart de ses concurrents occidentaux »3.
L’immigration a donc au départ été un phénomène patronal. Elle continue de l’être aujourd’hui. Ceux qui veulent toujours plus d’immigration, ce sont les grandes entreprises. Cette immigration est conforme à l’esprit même du capitalisme, qui tend à l’abolition des frontières (« laissez faire, laissez passer »).
« Obéissant à la logique du dumping social, poursuit François-Laurent Balssa, un marché du travail “low cost” s’est ainsi créé avec des “sans-papiers” peu qualifiés faisant office de bouche-trou. Comme si les grands patrons et l’extrême gauche s’étaient donné la main, les uns pour démanteler l’État-social, à leurs yeux trop coûteux, les autres pour abattre l’État-nation, trop archaïque »4.
C’est la raison pour laquelle le parti communiste et la CGT – qui ont radicalement changé d’orientation depuis – ont combattu jusqu’en 1981 le principe libéral de l’ouverture des frontières, au nom de la défense des intérêts de la classe ouvrière.
« Laissez passer les hommes, mais aussi les capitaux et les marchandises ; telle est la doctrine de la Commission européenne. Mieux : laissez passer les hommes pour mieux rentabiliser le mouvement des capitaux et des marchandises », écrit également Éric Zemmour, qui rappelle que « les mouvements migratoires très importants de ces vingt dernières années ont été une des composantes majeures d’une croissance économique sans inflation, puisque ce flot continu de travailleurs à bas prix a pesé comme une chape de plomb sur les salaires des travailleurs occidentaux »5.
Michèle Tribalat, elle, observe de son côté que « l’immigration modifie la répartition du gâteau économique, et cet indéniable constat à beaucoup à voir avec le fait que certains sont favorables à une forte immigration quand d’autres cherchent à la réduire ou à l’arrêter »6.
Pour une fois bien inspiré, le libéral Philippe Nemo confirme ces observations : « Il y a en en Europe des responsables économiques qui rêvent de faire venir en Europe une main-d’œuvre bon marché capable, d’abord, d’occuper certains emplois pour lesquels la main-d’œuvre locale est insuffisante, ensuite de peser sensiblement à la baisse sur les salaires des autres travailleurs européens.
Ces lobbies, qui ont tous les moyens de se faire entendre tant des gouvernements nationaux que de la Commission de Bruxelles, sont donc favorables tant à l’immigration en général qu’à un élargissement de l’Europe qui faciliterait considérablement les migrations du travail. Ils ont raison du point de vue qui est le leur, c’est-à-dire selon une logique purement économique […]
Le problème est qu’on ne peut raisonner ici selon une logique seulement économique, puisque l’afflux en Europe de populations exogènes a aussi des conséquences sociologiques lourdes. Si les capitalistes en question prêtent peu d’attention à ce problème, c’est peut-être qu’ils jouissent en général des bénéfices économiques de l’immigration sans en subir eux-mêmes les nuisances sociales. Grâce à l’argent gagné par leurs entreprises, dont la profitabilité est ainsi assurée, ils peuvent habiter les beaux quartiers, en laissant leurs compatriotes moins fortunés se débrouiller, dans les banlieues déshéritées, avec les populations allogènes»7.
Telle est aussi l’opinion des experts. C’est ce qu’a montré, en 2009, un rapport du Conseil d’analyse économique (CAE), organisme dépendant directement des services de Matignon. Intitulé Immigration, qualification et marché du travail, ce document explique d’abord que la notion de « pénurie de main-d’œuvre », traditionnellement alléguée pour justifier le recours à l’immigration, ne signifie à peu près rien en période de chômage.
« Du point de vue de la science économique, la notion de pénurie n’est pas évidente », peut-on lire dans le texte, car le « fait que certains natifs rejettent certains types d’emploi peut simplement signifier que les travailleurs ont de meilleures opportunités que d’occuper ces emplois, et donc que les salaires correspondants devraient augmenter pour qu’ils soient pourvus » (p. 45).
Ce qui montre très clairement que la pénurie ne se forme que lorsqu’un secteur n’offre pas des salaires suffisants – et que le recours à l’immigration est en fait un moyen de ne pas augmenter les salaires, quitte à créer artificiellement une « pénurie » que l’on comblera en allant chercher ailleurs une main-d’œuvre acceptant d’être sous-payée. Le rapport conclut d’ailleurs que, « dans le cas du marché du travail, cela signifie qu’à la place de l’immigration des années 1960 on aurait pu envisager une hausse du salaire des moins qualifiés » (p. 46).
Le même document recense par ailleurs une série d’études qui ont tenté, en France comme à l’étranger, de chiffrer l’impact de l’immigration sur les salaires : « Atlonji et Card trouvent qu’une hausse de la proportion d’immigrés d’un point de pourcentage réduit le salaire de 1,2 % […] Boris conclut son étude en affirmant qu’entre 1980 et 2000, l’immigration aurait accueilli l’offre de travail d’environ 11 %, ce qui aurait réduit le salaire des natifs d’environ 3,2 % » (pp. 37-38).
Depuis le début des années 2000, l’apport annuel de l’immigration à la population française est d’environ 350 000 personnes, pour la plupart d’origine extra-européenne (dont 200 000 entrées régulières dans le cadre de l’immigration professionnelle ou du regroupement familial, 50 000 demandeurs d’asile et 80 000 naissances d’origine étrangère). Le nombre d’immigrés devenus français augmentant chaque année de près de 150 000, un bon tiers de la population française devrait, au milieu de ce siècle, être issue de l’immigration.
Selon les chiffres officiels, les immigrés vivant dans un ménage ordinaire représentent aujourd’hui 5 millions de personnes, soit 8 % de la population française en 2008. Les enfants d’immigrés, descendants directs d’un ou deux immigrés, représentent 6,5 millions de personnes, soit 11 % de la population. Les clandestins sont évalués entre 300 000 et 550 000 personnes. (Les expulsions de clandestins coûtent 232 millions d’euros par an, soit 12 000 euros par reconduite).
Jean-Paul Gourévitch, de son côté, évalue la population d’origine étrangère vivant en France en 2009 à 7,7 millions de personnes (dont 3,4 millions de Maghrébins et 2,4 millions d’originaires de l’Afrique subsaharienne), soit 12,2 % de la population métropolitaine actuelle. En 2006, cette population immigrée contribuait à hauteur de 17 % à la natalité.
Or, si l’immigration rapporte au secteur privé beaucoup plus qu’elle ne lui coûte, elle coûte en revanche au secteur public beaucoup plus qu’elle ne lui rapporte.
Le coût global de l’immigration a en effet été chiffré. Selon une étude de Contribuables Associés rédigée par Jean-Paul Gourévitch, Le coût de la politique migratoire de la France, les dépenses que l’Etat consent pour l’immigration se montent aujourd’hui à 79,4 milliards d’euros par an, dont près des trois-quarts (58,6 milliards) relèvent des coûts sociaux. Les recettes s’élevant à 48,9 milliards d’euros, dont les deux tiers sont dus à la fiscalité directe (État et collectivités locales) et aux impôts indirects (TVA et TIPP), le déficit global pour les finances publiques se monte à 30,4 milliards d’euros, soit 1,56 point de PIB. On notera que le coût non marchand de l’immigration n’est pas pris en compte ici.
Jean-Paul Gourévitch précise que « les études conduites outre-Manche et outre-Atlantique montrent que l’immigration n’a pas d’effet globalement positif sur les finances publiques tant que l’immigration de peuplement, qui coûte à l’État plus qu’elle ne rapporte, reste supérieure à l’immigration de main-d’œuvre, qui rapporte un peu plus qu’elle ne coûte quand elle n’est pas clandestine »8. Il ajoute que si, aux déficits dus à l’immigration, on ajoute encore ceux qui résultent de l’expatriation, soit plus de 11 milliards d’euros de dépenses et de manque à gagner pour l’État, « le coût de la politique migratoire de la France s’établit aujourd’hui à 38,3 milliards d’euros, soit presque deux points de PIB »9.
La France connaît donc aujourd’hui une immigration de peuplement, conséquence directe du regroupement familial. Mais les immigrés constituent plus que jamais l’armée de réserve du capital.
On ne peut qu’être frappé, à cet égard, de voir comment les réseaux « sans-papiéristes » de l’extrême gauche, qui croient trouver dans les immigrés un prolétariat de substitution, servent les intérêts du patronat. Réseaux mafieux, passeurs d’hommes et de marchandises, grands patrons, militants « humanitaires », employeurs « au noir » : tous sont adeptes de l’abolition des frontières par le libre-échangisme mondial. Olivier Besançenot, Laurence Parisot, même combat !
Révélateur, par exemple, est le fait que Michael Hardt et Antonio Negri, dans leurs livres-manifestes Empire et Multitude10, se prononcent pour une « citoyenneté mondiale » et lancent un appel à la suppression des frontières qui aurait pour premier effet d’accélérer l’installation dans les pays développés de masses de travailleurs à bas salaires provenant du Tiers-monde ou des pays émergents.
Qu’aujourd’hui, la plupart des migrants doivent leur déracinement aux dislocations sans fin induites par la logique du marché global, que ce déracinement soit précisément ce que recherche le capitalisme pour mieux adapter l’homme au marché et enfin, subsidiairement, que l’attachement territorial fasse partie des motivations humaines, ne gêne aucunement ces deux auteurs, qui notent au contraire, avec satisfaction, que « le capital lui-même a exigé une mobilité croissante de la main-d’œuvre et des migrations continuelles à travers les frontières nationales »11. Le marché mondial constituerait, de leur point de vue, le cadre naturel de la « citoyenneté mondiale ».
Parce qu’il « exige un espace lisse de flux non codés et déterritorialisés », le marché mondial est censé servir les intérêts de la « multitude », car « la mobilité comporte un prix à payer pour le capital qui est le désir accru de libération »12.
L’inconvénient de cette apologie du déracinement, pris comme condition première d’un « nomadisme » libérateur, est qu’elle repose sur une vision totalement irréelle de la situation concrète des migrants et des personnes déplacées. Comme l’écrivent Jacques Guigou et Jacques Wajnsztejn, « Hardt et Negri s’illusionnent sur la capacité des flux d’immigration à être à la fois la source d’une nouvelle possibilité de valorisation du capital et la base d’un enrichissement des perspectives de la multitude. Les migrations ne sont, en effet, selon Robert Kurz, rien d’autre qu’un moment d’une concurrence universelle et, en soi, migrer n’est pas plus émancipateur que de rester chez soi. Le sujet “nomade” n’est pas plus enclin à la critique et à la révolte que le sujet sédentaire »13.
« Aussi longtemps, ajoute , que des hommes quitteront leurs proches et iront, même au risque de leur vie, chercher du travail ailleurs – pour être à la fin broyés par la moulinette du capitalisme –, ils ne seront pas plus porteurs d’émancipation que les autovalorisateurs postmodernes de l’Occident : ils n’en constituent que la variante misérable »14.
Qui critique le capitalisme en approuvant l’immigration, dont la classe ouvrière est la première victime, ferait mieux de se taire. Qui critique l’immigration en restant muet sur le capitalisme devrait en faire autant.
Notes et références
1. François-Laurent Balssa, « Un choix salarial pour les grandes entreprises », in Le Spectacle du monde, octobre 2010, p. 42.
2. Ibid., p. 43.
3. Ibid., p. 44.
4. Ibid., p. 45.
5. Le Spectacle du monde, septembre 2010, pp. 16-17.
6. Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés. L’immigration en France, Denoël, Paris 2010.
7. Philippe Nemo, entretien en ligne, site Le Temps d’y penser, 29 septembre 2010.
8. Jean-Paul Gourévitch, « La réalité de l’immigration », in La Nef, mai 2010, p. 14.
9. Ibid., p. 15.
10. Michel Hardt et Antonio Negri, Empire, Exils, Paris 2000 ; Multitude, La Découverte, Paris 2004.
11. Empire, op. cit., p. 481.
12. Ibid., pp. 403-404 et 312.
13. Jacques Guigou et Jacques Wajnsztejn, L’évanescence de la valeur. Une présentation critique du groupe Krisis, L’Harmattan, Paris 2004, p. 126.
14. Robert Kurz, « L’Empire et ses théoriciens », in Anselm Jappe et Robert Kurz, Les habits neufs de l’Empire. Remarques sur Negri, Hardt et Rufin, Lignes-Léo Scheer, Paris 2003, pp. 114-115.
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
200.000 « visas Schengen » au profit des Algériens en 2012
Dans un entretien accordé au journal en ligne TSA, l’ambassadeur de France en Algérie, André Parrant, a reconnu que pour l’année 2012, pas moins de 200.000 visas auront été accordés aux Algériens candidats à l’immigration vers l’Union européenne.
Concernant la prochaine visite de François Hollande à Alger, le diplomate a expliqué que « l’objectif de cette visite n’est pas de réinventer la relation franco-algérienne, c’est de la renforcer, de lui donner un nouvel élan… ». Pour renforcer cette relation, l’ambassadeur français a indiqué la mise en place probable d’un partenariat qui « reflète le caractère exceptionnel de notre relation ». Comme augmenter le nombre de visas pour les candidats à l’immigration en direction de l’Union européenne, dont la France est la première et principale destination.
Selon l’ambassadeur, 200.000 visas devraient être délivrés d’ici la fin de l’année, un chiffre en nette progression par rapport aux deux dernières années. Les consulats généraux de France en Algérie ont délivré entre 138.000 et 165.000 visas entre 2010 et 2011.
Désormais, plus de 80 % des demandes connaissent une issue favorable. André Parrant a précisé que la circulation entre la France et l’Algérie doit être facilitée dans les deux sens. Gageons que ce ne sera dans un seul sens que cette circulation aura lieu… [...]
La suite sur NPI http://www.actionfrancaise.net
Dans un entretien accordé au journal en ligne TSA, l’ambassadeur de France en Algérie, André Parrant, a reconnu que pour l’année 2012, pas moins de 200.000 visas auront été accordés aux Algériens candidats à l’immigration vers l’Union européenne.
Concernant la prochaine visite de François Hollande à Alger, le diplomate a expliqué que « l’objectif de cette visite n’est pas de réinventer la relation franco-algérienne, c’est de la renforcer, de lui donner un nouvel élan… ». Pour renforcer cette relation, l’ambassadeur français a indiqué la mise en place probable d’un partenariat qui « reflète le caractère exceptionnel de notre relation ». Comme augmenter le nombre de visas pour les candidats à l’immigration en direction de l’Union européenne, dont la France est la première et principale destination.
Selon l’ambassadeur, 200.000 visas devraient être délivrés d’ici la fin de l’année, un chiffre en nette progression par rapport aux deux dernières années. Les consulats généraux de France en Algérie ont délivré entre 138.000 et 165.000 visas entre 2010 et 2011.
Désormais, plus de 80 % des demandes connaissent une issue favorable. André Parrant a précisé que la circulation entre la France et l’Algérie doit être facilitée dans les deux sens. Gageons que ce ne sera dans un seul sens que cette circulation aura lieu… [...]
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Les chiffres tronqués de l'immigration : Purification comptable et blanchiment statistique
L'immigration en France, c'est un peu comme le chômage dans feu l'Empire soviétique. Ça n'existe pas. Sinon dans le cerveau reptilien de Français ataviquement racistes. Un fantasme ! Voyez les chiffres... C'est que les démographes officiels ont un truc, un peu comme les magiciens. Ils font disparaître les immigrés de leurs statistiques. Mais pas de la réalité.
Autruche (politique de l’) : relatif à la politique migratoire de la France. Ou comment ne pas voir que les flux migratoires explosent. Partout. Sauf dans les données officielles, celles que fournissent l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) et l'Ined (Institut national d'études démographiques), où, année après année, ils ne dépassent jamais le seuil dangereux des 10 % de la population. Merveilleuse stabilité.
Il y a une raison à cela. À l'heure de l'antiracisme triomphant, Tartuffe s'est fait statisticien. Couvrez ces immigrés imaginaires que je ne saurais voir, cela fait venir de coupables pensées. Le héros de Molière a donc inventé le blanchiment statistique en proscrivant les critères ethniques des recensements, au prétexte que c'est là - horresco referens - « un moyen d'expression du racisme », comme l'avoue cyniquement Hervé Le Bras, le Lyssenko en chef des études démographiques, l'homme qui traque la bête immonde jusque dans les chiffres.
Ces chiffres, dont le grand démographe Alfred Sauvy disait qu'ils étaient pareils à « des êtres fragiles, qui, à force d'être torturés, finissent par avouer tout ce qu'on veut leur faire dire ». Nous, on a introduit une nuance : on les torture pour qu'ils n'avouent rien. Imaginez un enquêteur de police qui efface les unes après les autres les traces du crime, vous avez l'Insee et l'Ined réunis, experts ès lissage de données. Car ici, on n'ausculte pas, on occulte. Curieux enquêteurs qui ont inventé le déni statistique. Des immigrés entrent dans les équations différentielles des ordinateurs de l'Insee et de l'Ined, ils en ressortent par l'un de ces tours de passe-passe digne des plus grands magiciens - Français. De la prestidigitation numérique, on vous le dit, la statistique officielle, qui fait disparaître l'immigration de ses bases de données. Abracadabra ! Et le tour est joué.
Il y a bien quelques démographes dissidents qui font entendre un autre son de voix au sein de l'institution, mais on ne les écoute guère. Ainsi de Michèle Tribalat. Cela fait quelques années déjà quelle n'adhère plus au panglossisme qui règne dans les études démographiques, mais il lui restait encore à franchir le Rubicon du démographiquement incorrect. Elle vient de le faire avec Les Yeux grands fermés, livre accablant qui retrace l'histoire d'un aveuglement, celui qui entoure les chiffres de l'immigration en France. C'est une divine surprise, qui aurait dû prendre date avec l'histoire de France, ou du moins ce qu'il en reste après le tsunami migratoire, si les médias avaient bien voulu ne pas accueillir son livre autrement que par un silence embarrassé. Comment aurait-il pu en aller différemment tant il rétablit la vérité sur les chiffres - explosifs - de l'immigration en France. Ce que tous les Français voient quotidiennement. Tous ? Non ! Pas les journalistes-autruches qui résistent, mais seulement à l'évidence (c'est tellement plus confortable). La position de Michèle Tribalat, directrice de recherche à l'Ined, donne pourtant à ses travaux une légitimité à laquelle nul d'entre nous ne peut prétendre. Mais voilà, l'auteur des Yeux grands fermés, qui fut longtemps opposé aux analyses du Front national, vient finalement leur donner une base scientifique. Impardonnable.
« On a l'impression, écrit-elle, que l'Insee, sur ces sujets, manie les chiffres comme il le ferait de la nitroglycérine ». Prenez le solde migratoire, mesure indépassable de l'immigration. Il est censé mesurer la différence entre les entrants et les sortants. Elémentaire ! Sauf qu'ici, la plupart des entrants sont des immigrés et la plupart des sortants des nationaux qui s'expatrient. Comment d'ailleurs mesurer les uns et les autres, sachant qu'en France, on n'enregistre pas les sorties ? On les estime donc. À la louche. C'est ainsi que selon les « calculs » de l'Ined, ledit solde migratoire devrait être quasi-nul. Comme la chose est peu crédible, l'institut a donc procédé à des réajustements, en le fixant arbitrairement à + 50 000, puis après 2004 à + 65 000, avant de le plafonner à + 100 000.
La démographie, c'est de l’approximographie
Comment arrive-t-on à ce chiffre ? Nul ne le sait. Et d'ailleurs comment le saurait-on quand l'Insee lui-même estime qu'entre 1,5 et 3 % de la population échappent au recensement (soit tout de même de 900 000 à 1,8 million d'individus, dont on se doute bien qu'il ne s'agit pas de Français parfaitement insérés). À cet égard, Jean-Paul Gourévitch, autre spécialiste, rappelle dans Les Africains de France(1) que la cité des 4000 à La Courneuve, qui n'abritait selon les statistiques officielles, que 28 % d'étrangers, comptait en réalité... 90 % de jeunes d'origine non-métropolitaine. Selon le même auteur, il y aurait aujourd'hui en France, si l'on inclut les populations originaires des DOM-TOM et d'Haïti, 8 millions d'« Africains en France ». Ils étaient moins d'1 million en 1945. Mais chut !
On connaît en réalité le nombre d'entrées légales par les préfectures de Police. Elles ont explosé ces dix dernières années (alors qu'on nous expliquait que l'immigration baissait), en provenance principalement des pays dits tiers (hors UE), la plupart situés en Afrique : 215 000 en 2003 ; 193 000 en 2007 (hors mineurs). Entre le recensement de 1999 et celui de 2006, l'accroissement de la population immigrée a été de 700 000 personnes. Et ce sont là les chiffres de l'Insee. Autrement dit, on est en train de retrouver l'emballement migratoire des années soixante-dix. Sauf que c'était hier une immigration de travail. C'est aujourd'hui une immigration de peuplement.
L'auto-engendrement des flux familiaux, nouveau régime migratoire
Selon Michèle Tribalat, plus de 60 % des personnes entrant sur le territoire national comme conjoints de Français rejoignent en fait une personne d'origine étrangère dans le cadre de mariages endogames (on est très loin du mythe des mariages mixtes censés prouver une intégration réussie), occasion d'une régularisation. C'est la raison pour laquelle la démographe en vient à parler d'un « nouveau régime migratoire, celui de l'auto-engendrement des flux familiaux ». Car l'immigration n'est plus, mais alors plus du tout, reliée aux flux de main-d'œuvre. En 2007, seulement 7500 entrants légaux ont obtenu leur permis de séjour au titre du travail. C'est la fameuse immigration choisie chère à Sarkozy, mais qui ne parvient pas à dissimuler que l'immigration est de plus en plus subie.
L'auteur des Yeux grands fermés estime que l'immigration a représenté près de la moitié de la croissance démographique française lors des quarante dernières années du XXe siècle. Ce qui fait dire à Eric Zemmour que « notre dynamisme démographique est branché sur le moteur à explosion maghrébin et africain ; les dissimulations imprécatoires des Lyssenko de l'Ined n'y changeront rien.(2) » Mais ces Lyssenko ont transformé la démographie en science de l'approximographie, et fait de l'immigration le nouveau débat interdit. Défense d'en parler, sous peine de reductio ad hitlero-racistum. Dès lors, mieux vaut tordre le cou à la réalité migratoire pour la faire coïncider avec la vision angélique que l'on en a. C'est l'opération d'exorcisme statistique à laquelle se livrent les démographes de l'Ined et de l'Insee, avec la bénédiction des pouvoirs publics. Ainsi va le monde des Bisounours, édifiant sur du sable une Babel radieuse, avec de gentils descendants d'esclaves et des fils d'esclavagistes repentis. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
Dans La France africaine(3), parue il y a dix ans, Jean-Paul Gourévitch avait isolé trois scénarios. Le « scénario rose », qui se résume à la politique officielle de la France : « Tout va très bien, madame la Marquise. » Le « scénario gris », une sorte de banalisation désenchantée de l'immigration, sur fond de deuil des illusions assimilationnistes, puis intégrationnistes : « Tout va très bien, madame la Marquise. Pourtant il faut, il faut que Ton vous dise. On déplore un tout petit rien. » Le « scénario noir » enfin, celui qui se profile à l'horizon : « Apprenant qu'il était ruiné (...) Monsieur l'Marquis s'est suicidé/ Et c'est en ramassant la pelle/ Qu'il renversa toutes les chandelles/ Mettant le feu à tout l'château/ Qui s'consuma de bas en haut ». Mais à part ça, madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
François Bousquet LECHOCDUMOIS mai 2010
À lire :
Jean-Paul Gourévitch, Les Africains de France, Acropole, 480 p., 21 €.
Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés. L'immigration en France, Denoël,224p.,19€.
1. À lire du même les très instructifs : L'immigration, ça coûte ou ça rapporte ? Larousse, 160 p., 9,90 € ; Le coût de la politique migratoire de la France, Les monographies de Contribuables associés, 94 p. (téléchargeable sur http://www.contribuables.org).
2. cf. Mélancolie française, Fayard-Denoël, 2010.
3. Le Pré aux Clercs, 2 000.
L'immigration en France, c'est un peu comme le chômage dans feu l'Empire soviétique. Ça n'existe pas. Sinon dans le cerveau reptilien de Français ataviquement racistes. Un fantasme ! Voyez les chiffres... C'est que les démographes officiels ont un truc, un peu comme les magiciens. Ils font disparaître les immigrés de leurs statistiques. Mais pas de la réalité.
Autruche (politique de l’) : relatif à la politique migratoire de la France. Ou comment ne pas voir que les flux migratoires explosent. Partout. Sauf dans les données officielles, celles que fournissent l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) et l'Ined (Institut national d'études démographiques), où, année après année, ils ne dépassent jamais le seuil dangereux des 10 % de la population. Merveilleuse stabilité.
Il y a une raison à cela. À l'heure de l'antiracisme triomphant, Tartuffe s'est fait statisticien. Couvrez ces immigrés imaginaires que je ne saurais voir, cela fait venir de coupables pensées. Le héros de Molière a donc inventé le blanchiment statistique en proscrivant les critères ethniques des recensements, au prétexte que c'est là - horresco referens - « un moyen d'expression du racisme », comme l'avoue cyniquement Hervé Le Bras, le Lyssenko en chef des études démographiques, l'homme qui traque la bête immonde jusque dans les chiffres.
Ces chiffres, dont le grand démographe Alfred Sauvy disait qu'ils étaient pareils à « des êtres fragiles, qui, à force d'être torturés, finissent par avouer tout ce qu'on veut leur faire dire ». Nous, on a introduit une nuance : on les torture pour qu'ils n'avouent rien. Imaginez un enquêteur de police qui efface les unes après les autres les traces du crime, vous avez l'Insee et l'Ined réunis, experts ès lissage de données. Car ici, on n'ausculte pas, on occulte. Curieux enquêteurs qui ont inventé le déni statistique. Des immigrés entrent dans les équations différentielles des ordinateurs de l'Insee et de l'Ined, ils en ressortent par l'un de ces tours de passe-passe digne des plus grands magiciens - Français. De la prestidigitation numérique, on vous le dit, la statistique officielle, qui fait disparaître l'immigration de ses bases de données. Abracadabra ! Et le tour est joué.
Il y a bien quelques démographes dissidents qui font entendre un autre son de voix au sein de l'institution, mais on ne les écoute guère. Ainsi de Michèle Tribalat. Cela fait quelques années déjà quelle n'adhère plus au panglossisme qui règne dans les études démographiques, mais il lui restait encore à franchir le Rubicon du démographiquement incorrect. Elle vient de le faire avec Les Yeux grands fermés, livre accablant qui retrace l'histoire d'un aveuglement, celui qui entoure les chiffres de l'immigration en France. C'est une divine surprise, qui aurait dû prendre date avec l'histoire de France, ou du moins ce qu'il en reste après le tsunami migratoire, si les médias avaient bien voulu ne pas accueillir son livre autrement que par un silence embarrassé. Comment aurait-il pu en aller différemment tant il rétablit la vérité sur les chiffres - explosifs - de l'immigration en France. Ce que tous les Français voient quotidiennement. Tous ? Non ! Pas les journalistes-autruches qui résistent, mais seulement à l'évidence (c'est tellement plus confortable). La position de Michèle Tribalat, directrice de recherche à l'Ined, donne pourtant à ses travaux une légitimité à laquelle nul d'entre nous ne peut prétendre. Mais voilà, l'auteur des Yeux grands fermés, qui fut longtemps opposé aux analyses du Front national, vient finalement leur donner une base scientifique. Impardonnable.
« On a l'impression, écrit-elle, que l'Insee, sur ces sujets, manie les chiffres comme il le ferait de la nitroglycérine ». Prenez le solde migratoire, mesure indépassable de l'immigration. Il est censé mesurer la différence entre les entrants et les sortants. Elémentaire ! Sauf qu'ici, la plupart des entrants sont des immigrés et la plupart des sortants des nationaux qui s'expatrient. Comment d'ailleurs mesurer les uns et les autres, sachant qu'en France, on n'enregistre pas les sorties ? On les estime donc. À la louche. C'est ainsi que selon les « calculs » de l'Ined, ledit solde migratoire devrait être quasi-nul. Comme la chose est peu crédible, l'institut a donc procédé à des réajustements, en le fixant arbitrairement à + 50 000, puis après 2004 à + 65 000, avant de le plafonner à + 100 000.
La démographie, c'est de l’approximographie
Comment arrive-t-on à ce chiffre ? Nul ne le sait. Et d'ailleurs comment le saurait-on quand l'Insee lui-même estime qu'entre 1,5 et 3 % de la population échappent au recensement (soit tout de même de 900 000 à 1,8 million d'individus, dont on se doute bien qu'il ne s'agit pas de Français parfaitement insérés). À cet égard, Jean-Paul Gourévitch, autre spécialiste, rappelle dans Les Africains de France(1) que la cité des 4000 à La Courneuve, qui n'abritait selon les statistiques officielles, que 28 % d'étrangers, comptait en réalité... 90 % de jeunes d'origine non-métropolitaine. Selon le même auteur, il y aurait aujourd'hui en France, si l'on inclut les populations originaires des DOM-TOM et d'Haïti, 8 millions d'« Africains en France ». Ils étaient moins d'1 million en 1945. Mais chut !
On connaît en réalité le nombre d'entrées légales par les préfectures de Police. Elles ont explosé ces dix dernières années (alors qu'on nous expliquait que l'immigration baissait), en provenance principalement des pays dits tiers (hors UE), la plupart situés en Afrique : 215 000 en 2003 ; 193 000 en 2007 (hors mineurs). Entre le recensement de 1999 et celui de 2006, l'accroissement de la population immigrée a été de 700 000 personnes. Et ce sont là les chiffres de l'Insee. Autrement dit, on est en train de retrouver l'emballement migratoire des années soixante-dix. Sauf que c'était hier une immigration de travail. C'est aujourd'hui une immigration de peuplement.
L'auto-engendrement des flux familiaux, nouveau régime migratoire
Selon Michèle Tribalat, plus de 60 % des personnes entrant sur le territoire national comme conjoints de Français rejoignent en fait une personne d'origine étrangère dans le cadre de mariages endogames (on est très loin du mythe des mariages mixtes censés prouver une intégration réussie), occasion d'une régularisation. C'est la raison pour laquelle la démographe en vient à parler d'un « nouveau régime migratoire, celui de l'auto-engendrement des flux familiaux ». Car l'immigration n'est plus, mais alors plus du tout, reliée aux flux de main-d'œuvre. En 2007, seulement 7500 entrants légaux ont obtenu leur permis de séjour au titre du travail. C'est la fameuse immigration choisie chère à Sarkozy, mais qui ne parvient pas à dissimuler que l'immigration est de plus en plus subie.
L'auteur des Yeux grands fermés estime que l'immigration a représenté près de la moitié de la croissance démographique française lors des quarante dernières années du XXe siècle. Ce qui fait dire à Eric Zemmour que « notre dynamisme démographique est branché sur le moteur à explosion maghrébin et africain ; les dissimulations imprécatoires des Lyssenko de l'Ined n'y changeront rien.(2) » Mais ces Lyssenko ont transformé la démographie en science de l'approximographie, et fait de l'immigration le nouveau débat interdit. Défense d'en parler, sous peine de reductio ad hitlero-racistum. Dès lors, mieux vaut tordre le cou à la réalité migratoire pour la faire coïncider avec la vision angélique que l'on en a. C'est l'opération d'exorcisme statistique à laquelle se livrent les démographes de l'Ined et de l'Insee, avec la bénédiction des pouvoirs publics. Ainsi va le monde des Bisounours, édifiant sur du sable une Babel radieuse, avec de gentils descendants d'esclaves et des fils d'esclavagistes repentis. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
Dans La France africaine(3), parue il y a dix ans, Jean-Paul Gourévitch avait isolé trois scénarios. Le « scénario rose », qui se résume à la politique officielle de la France : « Tout va très bien, madame la Marquise. » Le « scénario gris », une sorte de banalisation désenchantée de l'immigration, sur fond de deuil des illusions assimilationnistes, puis intégrationnistes : « Tout va très bien, madame la Marquise. Pourtant il faut, il faut que Ton vous dise. On déplore un tout petit rien. » Le « scénario noir » enfin, celui qui se profile à l'horizon : « Apprenant qu'il était ruiné (...) Monsieur l'Marquis s'est suicidé/ Et c'est en ramassant la pelle/ Qu'il renversa toutes les chandelles/ Mettant le feu à tout l'château/ Qui s'consuma de bas en haut ». Mais à part ça, madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !
François Bousquet LECHOCDUMOIS mai 2010
À lire :
Jean-Paul Gourévitch, Les Africains de France, Acropole, 480 p., 21 €.
Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés. L'immigration en France, Denoël,224p.,19€.
1. À lire du même les très instructifs : L'immigration, ça coûte ou ça rapporte ? Larousse, 160 p., 9,90 € ; Le coût de la politique migratoire de la France, Les monographies de Contribuables associés, 94 p. (téléchargeable sur http://www.contribuables.org).
2. cf. Mélancolie française, Fayard-Denoël, 2010.
3. Le Pré aux Clercs, 2 000.
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Coût de l'immigration : les étranges contorsions de « l'Express »
Dans son numéro du 14 novembre l’hebdomadaire l’Express publie une « Une » accrocheuse. Son dossier sur le coût de l’immigration est assorti de la photographie d’une musulmane voilée de pied en cap, accompagnée d’une enfant noire, se dirigeant vers un… guichet. Ça c’est vendeur, coco ! Mais si l’Express allèche le chaland, c‘est pour mieux le rééduquer avec deux articles sur « ces bras qui rapportent » et une étude qui montre – si ! si ! – les bénéfices de l’immigration sur… la protection sociale. Pierre Milloz, auteur en 1990 d’un célèbre Rapport sur le coût de l’immigration, décortique les contradictions et les conformismes de la rédaction de l’Express. Nous renvoyons aussi nos lecteurs aux travaux de Jean-Paul Gourévitch et de l’Institut de géopolitique des populations d’Yves-Marie Laulan.
Polémia
L'Express vient, dans son numéro du 14-20 novembre 2012, de publier un dossier dont le modeste intitulé, « Le vrai coût de l'immigration », prétend implicitement tenir pour nulles et non avenues toutes les études antérieures (et il y en a !) qui s'efforçaient d'évaluer ce coût. De celles-ci, ledit dossier se distingue par l'originalité de sa conclusion : le coût d'une immigration qui serait à la charge de la France est une invention d'esprits mal tournés, plus ou moins honnêtes. Ou plutôt : il y a bien un coût de l'immigration, mais c'est sur les immigrés qu'il pèse : les finances publiques françaises en profitent, auxquelles ces malheureux doivent verser net chaque année plusieurs milliards d'euros (exactement 3,886 en 2005).
Ici le journaliste qui interroge l'auteur du dossier, M. Chojnicki (de l'Université de Lille II), sent bien qu'une explication devient nécessaire ; il demande donc : « Pouvez-vous préciser l'origine de ce solde positif ? » M. Chojnicki développe alors son argument central, auquel il reviendra : les immigrés sont concentrés dans la tranche des personnes en âge d'activité (proportionnellement ils y seraient plus nombreux que les autochtones) et globalement moins nombreux dans les tranches qui sont grosses consommatrices des dépenses sociales. Le fait qu'ils sont plus jeunes permet de surcompenser les coûts sociaux.
Chojnicki : un raisonnement valable dans les années 1950/1960
On aurait probablement pu appliquer ce raisonnement à l'immigration des années 1950 et 1960 : la France avait affaire à des immigrés que, le plus souvent, elle avait appelés pour satisfaire les besoins du marché du travail et on trouvait donc sur le territoire une population étrangère, relativement peu nombreuse, masculine, jeune, active (le chômage était négligeable). Peut-on honnêtement transposer le raisonnement à la population immigrée des années contemporaines ? Certainement pas.
Depuis 40 ans il n'y a plus aucun rapport entre les besoins de main-d'œuvre et les entrées d'étrangers ; le chômage frappe plus cruellement ces derniers (il est vrai que M. Chojniki a l'habileté (la malhonnêteté ?) de ne pas parler d'immigrés actifs, mais seulement d'immigrés « en âge d'activité »…).
Le regroupement familial de 1976 a, en outre, bouleversé toutes les données avec l'arrivée des personnes âgées, des femmes sans activité professionnelle, des enfants, c'est-à-dire toutes personnes hors activité. En un mot, toutes les conditions sont désormais remplies pour qu'on ait affaire à une population dont le taux d'activité est trop faible pour compenser un surcoût social qui d'ailleurs va croissant avec le temps et le vieillissement des premiers entrants.
Bref, ce prétendu « vrai dossier de l'immigration » est loin d'être convaincant. Or, le lecteur est surpris de voir que l'Express partage probablement cet avis. Car dans la présentation qu'il en donne ce média abonde dans le sens de M. Chojnicki : « L'immigration rapporte plus à la France qu'elle ne lui coûte. Économiquement et socialement, elle est une “bonne affaire” à court, moyen et long termes » et il développe les mérites de cette bonne affaire.
Des conclusions incohérentes
On s'attendrait donc à la conclusion qu'il n'y a pas lieu de modifier, sauf peut-être à la marge, les conditions qui permettent de réaliser cette « bonne affaire ». Eh bien, pas du tout. De ces conditions l'Express préconise, au contraire, un bouleversement complet dans un sens… inattendu : « Adoptons, écrit l'éditorialiste, au plus vite des règles d'immigration par quotas, selon les nations d'origine (l'Express préconise là une discrimination selon la nation, ce qui est un délit…), les professions en manque de main-d'œuvre ici (quelle réaction !) et les profits dont la France peut tirer parti (l'intérêt national comme guide ?) ». Il ajoute aussi qu'il faut en finir avec « le pédagogisme où tout vaut tout et où chacun est l'égal de son voisin » et il recommande qu'on « oublie le funeste droit à la différence ». Autrement dit, il souhaite qu'on fasse le contraire de ce qui s'est fait jusqu'ici, c'est-à-dire qu'on renonce à l'orientation cosmopolite des décisions françaises et, donc, qu'on renonce à cette « bonne affaire ».
Le lecteur est donc en droit de s'interroger : y a-t-il incohérence regrettable ? Ou y a-t-il eu obligation de porter sur le dossier de M. Chojnicki un jugement politiquement correct ?
Pierre Milloz http://www.polemia.com
15/11/2012
Dans son numéro du 14 novembre l’hebdomadaire l’Express publie une « Une » accrocheuse. Son dossier sur le coût de l’immigration est assorti de la photographie d’une musulmane voilée de pied en cap, accompagnée d’une enfant noire, se dirigeant vers un… guichet. Ça c’est vendeur, coco ! Mais si l’Express allèche le chaland, c‘est pour mieux le rééduquer avec deux articles sur « ces bras qui rapportent » et une étude qui montre – si ! si ! – les bénéfices de l’immigration sur… la protection sociale. Pierre Milloz, auteur en 1990 d’un célèbre Rapport sur le coût de l’immigration, décortique les contradictions et les conformismes de la rédaction de l’Express. Nous renvoyons aussi nos lecteurs aux travaux de Jean-Paul Gourévitch et de l’Institut de géopolitique des populations d’Yves-Marie Laulan.
Polémia
L'Express vient, dans son numéro du 14-20 novembre 2012, de publier un dossier dont le modeste intitulé, « Le vrai coût de l'immigration », prétend implicitement tenir pour nulles et non avenues toutes les études antérieures (et il y en a !) qui s'efforçaient d'évaluer ce coût. De celles-ci, ledit dossier se distingue par l'originalité de sa conclusion : le coût d'une immigration qui serait à la charge de la France est une invention d'esprits mal tournés, plus ou moins honnêtes. Ou plutôt : il y a bien un coût de l'immigration, mais c'est sur les immigrés qu'il pèse : les finances publiques françaises en profitent, auxquelles ces malheureux doivent verser net chaque année plusieurs milliards d'euros (exactement 3,886 en 2005).
Ici le journaliste qui interroge l'auteur du dossier, M. Chojnicki (de l'Université de Lille II), sent bien qu'une explication devient nécessaire ; il demande donc : « Pouvez-vous préciser l'origine de ce solde positif ? » M. Chojnicki développe alors son argument central, auquel il reviendra : les immigrés sont concentrés dans la tranche des personnes en âge d'activité (proportionnellement ils y seraient plus nombreux que les autochtones) et globalement moins nombreux dans les tranches qui sont grosses consommatrices des dépenses sociales. Le fait qu'ils sont plus jeunes permet de surcompenser les coûts sociaux.
Chojnicki : un raisonnement valable dans les années 1950/1960
On aurait probablement pu appliquer ce raisonnement à l'immigration des années 1950 et 1960 : la France avait affaire à des immigrés que, le plus souvent, elle avait appelés pour satisfaire les besoins du marché du travail et on trouvait donc sur le territoire une population étrangère, relativement peu nombreuse, masculine, jeune, active (le chômage était négligeable). Peut-on honnêtement transposer le raisonnement à la population immigrée des années contemporaines ? Certainement pas.
Depuis 40 ans il n'y a plus aucun rapport entre les besoins de main-d'œuvre et les entrées d'étrangers ; le chômage frappe plus cruellement ces derniers (il est vrai que M. Chojniki a l'habileté (la malhonnêteté ?) de ne pas parler d'immigrés actifs, mais seulement d'immigrés « en âge d'activité »…).
Le regroupement familial de 1976 a, en outre, bouleversé toutes les données avec l'arrivée des personnes âgées, des femmes sans activité professionnelle, des enfants, c'est-à-dire toutes personnes hors activité. En un mot, toutes les conditions sont désormais remplies pour qu'on ait affaire à une population dont le taux d'activité est trop faible pour compenser un surcoût social qui d'ailleurs va croissant avec le temps et le vieillissement des premiers entrants.
Bref, ce prétendu « vrai dossier de l'immigration » est loin d'être convaincant. Or, le lecteur est surpris de voir que l'Express partage probablement cet avis. Car dans la présentation qu'il en donne ce média abonde dans le sens de M. Chojnicki : « L'immigration rapporte plus à la France qu'elle ne lui coûte. Économiquement et socialement, elle est une “bonne affaire” à court, moyen et long termes » et il développe les mérites de cette bonne affaire.
Des conclusions incohérentes
On s'attendrait donc à la conclusion qu'il n'y a pas lieu de modifier, sauf peut-être à la marge, les conditions qui permettent de réaliser cette « bonne affaire ». Eh bien, pas du tout. De ces conditions l'Express préconise, au contraire, un bouleversement complet dans un sens… inattendu : « Adoptons, écrit l'éditorialiste, au plus vite des règles d'immigration par quotas, selon les nations d'origine (l'Express préconise là une discrimination selon la nation, ce qui est un délit…), les professions en manque de main-d'œuvre ici (quelle réaction !) et les profits dont la France peut tirer parti (l'intérêt national comme guide ?) ». Il ajoute aussi qu'il faut en finir avec « le pédagogisme où tout vaut tout et où chacun est l'égal de son voisin » et il recommande qu'on « oublie le funeste droit à la différence ». Autrement dit, il souhaite qu'on fasse le contraire de ce qui s'est fait jusqu'ici, c'est-à-dire qu'on renonce à l'orientation cosmopolite des décisions françaises et, donc, qu'on renonce à cette « bonne affaire ».
Le lecteur est donc en droit de s'interroger : y a-t-il incohérence regrettable ? Ou y a-t-il eu obligation de porter sur le dossier de M. Chojnicki un jugement politiquement correct ?
Pierre Milloz http://www.polemia.com
15/11/2012
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
JEAN-PAUL GOURÉVITCH Immigration et bilan comptable
D'aucuns pointent les dépenses sociales qu'elle engendre, quand d'autres soulignent le surplus de richesses produites grâce à elle : de fait, l'immigration présente un "bilan comptable" controversé. Jean-Paul Gourévitch a bien voulu nous livrer les clefs du débat.
o L'Action Française 2000 - Qu'en est-il des recherches, en France, sur le coût de l'immigration ?
Jean-Paul Gourévitch - Longtemps, en France, contrairement à d'autres pays comme l'Italie, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, celui qui, simplement, osait poser la question du coût de l'immigration se voyait opposé le fait que l'immigré n'est pas une marchandise. Fort heureusement, la situation a évolué. L'Institut de géopolitique des populations, l'OCDE ou encore l'université Lille III ont sorti des rapports sur le sujet. Celui de Lille III a même été largement repris dans les médias, à contresens du reste. Il n'y a pas de consensus, en revanche, parce que tous ne parlent pas de la même chose.
De quoi parle-t-on ?
C'est ainsi que mes études portent non seulement sur les immigrés mais également sur les communautés métropolitaines d'origine étrangère - les chiffres de l'outre-mer sont plus contestables -, contrairement au Haut Conseil à l'intégration, qui ne considère que les résidents nés à l'étranger de parents étrangers, ce qui écarte tous les enfants nés en France de parents étrangers, alors même que ces enfants connaissent des problèmes spécifiques en matière de formation, de santé, d'intégration, etc. Or les immigrés ainsi entendus sont quelque 7,7 millions, soit 12,5 % de la population française, les moins de dix-huit ans représentant à eux seuls 16,4 % de la population française du même âge (2,2 millions). La population immigrée et d'origine étrangère est donc plus jeune que la population française, ce qui a un impact sur les problèmes de vieillissement et de paiement des retraites.
o Séparez-vous immigration régulière et irrégulière ?
Non, d'autant qu'il est difficile, par définition, de déterminer le nombre des migrants irréguliers. La quasi-totalité des experts les estime entre 350 000 et 750 000... mais personne ne sait où placer le curseur. Il en arrive entre 70 000 et 100 000 par an. Si on déduit ceux qui obtiennent le statut de demandeur d'asile, ceux qui sont discrètement régularisés (quelque 30 000 par an), ceux qui bénéficient d'une aide au retour, ceux qui sont expulsés et ceux qui partent dans un autre pays de l'espace Schengen, le solde pourrait se révéler nul.
Les immigrés issus du Maghreb sont majoritaires : 3,4 millions de personnes, dont peut-être plus de 500 000 Tunisiens. Il s'agit d'estimations basses. Quant à la population sub-saharienne (2,4 millions de personnes), elle connaît une augmentation importante en raison, d'abord, d'un solde migratoire positif (+ 125 000 : 215 000 arrivées légales contre 90 000 départs), ensuite et surtout d'un taux de fécondité important. Alors que les femmes d'origine maghrébine font moins d'enfants qu'auparavant (entre 2,8 et 2,9 enfants), ce qui les rapproche des femmes françaises (2,01), les femmes d'origine subsahariennes se situent autour de 4,5 à 4,8. L'immigration subsaharienne a augmenté par paliers depuis la grande régularisation opérée par François Mitterrand en 1981, laquelle a provoqué un appel d'air d'autant plus important que l'Afrique était en très grande difficulté en raison de la première crise des matières premières. Cet accroissement n'est pas sans poser des problèmes en matière de logement. Les municipalités ont tenté de pratiquer un certain métissage social. Certaines ont même privilégié les étrangers sur les "nationaux". Or en raison de la fécondité, voire de la polygamie, l'appartement ne correspond bientôt plus aux besoins réels de la famille. En l'absence de surveillance de la part de la communauté - une cité de banlieue n'est pas un village africain -, les jeunes sont livrés à eux-mêmes, ce qui crée de possibles désordres.
o Comment déterminer le coût de l'immigration ?
C'est difficile parce qu'on ne peut pas se contenter de mettre en regard les recettes et les dépenses. Il faut distinguer les dépenses nettes des investissements, comme les politiques de la ville, du logement ou de l'éducation, qui visent à une meilleure intégration sociale des immigrés et donc, en retour, à des recettes, à plus ou moins long terme (cotisations sociales, contributions fiscales, TVA, etc.).
o Le rapport publié par Lille III concluait pourtant que l'immigration rapportait 12 milliards d'euros par an à la France...
C'est ce que les journalistes ont répété à l'envi ! Le professeur Xavier Chojnicki a reconnu lui-même que son rapport avait fait l'objet de contresens. Il ne porte pas, en effet, sur le coût global de l'immigration mais uniquement sur celui de la protection sociale, qui n'est qu'une petite partie du coût de l'immigration, car il laisse de côté l'immigration irrégulière, le travail illégal, la fraude, la contrefaçon, le piratage, la prostitution, l'économie informelle ou encore les dépenses sécuritaires. Ce rapport perd dès lors beaucoup de sa valeur documentaire. De plus, il s'appuie sur les chiffres de 2005 avec un taux de chômage évalué à 5,94 % !
Un rapport mal compris
Il faut distinguer la population immigrée active, qui a ou cherche un travail (3 millions de résidents), de la population immigrée occupée, qui a effectivement un emploi (2,6 millions). Les dépenses d'immigration pour l'État s'élèvent à 79,4 milliards d'euros. Contrairement à ce qu'on croit habituellement, ce ne sont pas les allocations, ni même les dépenses sécuritaires qui représentent les postes les plus importants, mais les coûts sociaux, principalement la vieillesse : les immigrés venus travailler en France dans les années soixante sont aujourd'hui titulaires de pensions. Les coûts sociaux (58,4 milliards d'euros) sont donc plus importants que les coûts sociétaux (économie informelle, prostitution, fraude, travail illégal) et sécuritaires. Je ne prends pas en compte les coûts éducatifs (exception faite des étudiants étrangers accueillis dans l'enseignement supérieur), qui relèvent à mes yeux de l'investissement. Quant aux recettes (les immigrés y contribuent par leur consommation, leurs cotisations et leurs impôts), elles s'élèvent à 49 milliards d'euros. Le déficit de l'immigration atteint donc quelque 30 milliards d'euros, soit 1,5 point du produit intérieur brut.
Les investissements de l'État, qu'il s'agisse des politiques de la ville ou d'intégration en matière d'éducation et de logement, ou de l'aide publique fournie aux pays en développement pour freiner l'émigration, représentent, quant à eux, quelque 10 milliards d'euros, qui ne sont pas tous perdus, loin de là ! Les immigrés apportent en effet une plus-value à la productivité et, en s'enrichissant, transfèrent, de manière plus ou moins formelle, des fonds aux pays d'origine, le tout pour quelque 9,820 milliards d'euros. La balance est donc quasiment équilibrée. Toutefois, il serait faux de prétendre que ces investissements diminuent le coût de l'immigration.
o Quels moyens l'État a-t-il de réduire le coût de l'immigration ?
Selon les simulations que j'ai opérées dans mon ouvrage L'immigration ça coûte ou ça rapporte ? (Larousse, 2009), si on arrivait, à la fois, à réduire le taux de chômage des immigrés présents en France, qui est double de celui des autochtones, à diminuer leur précarité sociale par l'augmentation de leur niveau de vie, à garantir un travail aux immigrés qu'on ferait venir et à régulariser les migrants en situation irrégulière, en huit ans, grâce aux recettes correspondantes, notamment en termes de cotisations, de contributions et de taxes, on réduirait le coût de l'immigration quasiment à néant. Néanmoins, il ne faut pas se faire d'illusion : les familles fondées par ces immigrés entraîneraient de nouvelles dépenses. C'est pourquoi l'opposition que font d'aucuns entre immigration de travail (qui rapporte plus qu'elle ne coûte) et immigration de peuplement (qui coûte plus qu'elle ne rapporte) est factice. D'où la tentative actuelle, au plan européen, de favoriser l'immigration de travail et de mieux encadrer l'immigration de peuplement... Enfin, en France, les étudiants étrangers approchent les 300 000, soit 10 % de la totalité. Quelques enquêtes laissent à penser que, parmi ceux qui ont fini leurs études, seuls trois sur dix quittent le territoire national, pour retourner chez eux ou valoriser leurs compétences dans un autre pays. Il faut savoir que ces chiffres ne prennent pas en compte les étudiants qui, pour différentes raisons, notamment financières, ne finissent pas leurs études. Je ne saurais trop le répéter : il est difficile d'apprécier exactement le coût de l'immigration. C'est un véritable travail de débroussaillage.
Démographie
o Quel est le rôle de l'immigration dans l'accroissement de la population française ?
Cet accroissement est très nettement lié à l'immigration, ce qui est à la fois mal perçu et mal expliqué, parce qu'on ne prend en compte que les immigrés et qu'on oublie les personnes d'origine étrangère. Les données fournies par des collègues espagnols montrent que 90 % de l'accroissement de la population espagnole est imputable aux immigrés et à leurs enfants. En ce qui concerne la France, le taux de fécondité des femmes nées en France de parents français s'élève à 1,75 : or le taux moyen tourne autour de 2,01. D'où provient le différentiel ? Poser la question, c'est y répondre. Toutes les observations convergent : la population immigrée participe à l'augmentation et au rajeunissement de la population française. Alfred Sauvy l'avait prévu dès 1986.
o Quelle évolution connaîtront les flux migratoires ?
Je refuse de faire des prévisions. Je note simplement que l'Europe, qui n'est située qu'à quelques kilomètres de l'Afrique, est deux fois moins peuplée et dix fois plus riche qu'elle. Il ne peut pas y avoir, à l'heure d'Internet, de coexistence pacifique à long terme dans un univers mondialisé entre deux aires aussi contrastées, d'autant qu'en revenant au pays, les migrants nourrissent le désir d'émigration de leurs compatriotes. De plus, les pays africains ne font pas grand chose pour freiner les départs, ce qui est une faute de leur part, car la fuite de leurs bras ou de leurs cerveaux concourt d'autant plus à déstabiliser les sociétés traditionnelles que ce ne sont pas les plus pauvres ou les moins formés qui partent.
Propos recueillis par François Marcilhac L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 5 au 18 mai 2011
D'aucuns pointent les dépenses sociales qu'elle engendre, quand d'autres soulignent le surplus de richesses produites grâce à elle : de fait, l'immigration présente un "bilan comptable" controversé. Jean-Paul Gourévitch a bien voulu nous livrer les clefs du débat.
o L'Action Française 2000 - Qu'en est-il des recherches, en France, sur le coût de l'immigration ?
Jean-Paul Gourévitch - Longtemps, en France, contrairement à d'autres pays comme l'Italie, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, celui qui, simplement, osait poser la question du coût de l'immigration se voyait opposé le fait que l'immigré n'est pas une marchandise. Fort heureusement, la situation a évolué. L'Institut de géopolitique des populations, l'OCDE ou encore l'université Lille III ont sorti des rapports sur le sujet. Celui de Lille III a même été largement repris dans les médias, à contresens du reste. Il n'y a pas de consensus, en revanche, parce que tous ne parlent pas de la même chose.
De quoi parle-t-on ?
C'est ainsi que mes études portent non seulement sur les immigrés mais également sur les communautés métropolitaines d'origine étrangère - les chiffres de l'outre-mer sont plus contestables -, contrairement au Haut Conseil à l'intégration, qui ne considère que les résidents nés à l'étranger de parents étrangers, ce qui écarte tous les enfants nés en France de parents étrangers, alors même que ces enfants connaissent des problèmes spécifiques en matière de formation, de santé, d'intégration, etc. Or les immigrés ainsi entendus sont quelque 7,7 millions, soit 12,5 % de la population française, les moins de dix-huit ans représentant à eux seuls 16,4 % de la population française du même âge (2,2 millions). La population immigrée et d'origine étrangère est donc plus jeune que la population française, ce qui a un impact sur les problèmes de vieillissement et de paiement des retraites.
o Séparez-vous immigration régulière et irrégulière ?
Non, d'autant qu'il est difficile, par définition, de déterminer le nombre des migrants irréguliers. La quasi-totalité des experts les estime entre 350 000 et 750 000... mais personne ne sait où placer le curseur. Il en arrive entre 70 000 et 100 000 par an. Si on déduit ceux qui obtiennent le statut de demandeur d'asile, ceux qui sont discrètement régularisés (quelque 30 000 par an), ceux qui bénéficient d'une aide au retour, ceux qui sont expulsés et ceux qui partent dans un autre pays de l'espace Schengen, le solde pourrait se révéler nul.
Les immigrés issus du Maghreb sont majoritaires : 3,4 millions de personnes, dont peut-être plus de 500 000 Tunisiens. Il s'agit d'estimations basses. Quant à la population sub-saharienne (2,4 millions de personnes), elle connaît une augmentation importante en raison, d'abord, d'un solde migratoire positif (+ 125 000 : 215 000 arrivées légales contre 90 000 départs), ensuite et surtout d'un taux de fécondité important. Alors que les femmes d'origine maghrébine font moins d'enfants qu'auparavant (entre 2,8 et 2,9 enfants), ce qui les rapproche des femmes françaises (2,01), les femmes d'origine subsahariennes se situent autour de 4,5 à 4,8. L'immigration subsaharienne a augmenté par paliers depuis la grande régularisation opérée par François Mitterrand en 1981, laquelle a provoqué un appel d'air d'autant plus important que l'Afrique était en très grande difficulté en raison de la première crise des matières premières. Cet accroissement n'est pas sans poser des problèmes en matière de logement. Les municipalités ont tenté de pratiquer un certain métissage social. Certaines ont même privilégié les étrangers sur les "nationaux". Or en raison de la fécondité, voire de la polygamie, l'appartement ne correspond bientôt plus aux besoins réels de la famille. En l'absence de surveillance de la part de la communauté - une cité de banlieue n'est pas un village africain -, les jeunes sont livrés à eux-mêmes, ce qui crée de possibles désordres.
o Comment déterminer le coût de l'immigration ?
C'est difficile parce qu'on ne peut pas se contenter de mettre en regard les recettes et les dépenses. Il faut distinguer les dépenses nettes des investissements, comme les politiques de la ville, du logement ou de l'éducation, qui visent à une meilleure intégration sociale des immigrés et donc, en retour, à des recettes, à plus ou moins long terme (cotisations sociales, contributions fiscales, TVA, etc.).
o Le rapport publié par Lille III concluait pourtant que l'immigration rapportait 12 milliards d'euros par an à la France...
C'est ce que les journalistes ont répété à l'envi ! Le professeur Xavier Chojnicki a reconnu lui-même que son rapport avait fait l'objet de contresens. Il ne porte pas, en effet, sur le coût global de l'immigration mais uniquement sur celui de la protection sociale, qui n'est qu'une petite partie du coût de l'immigration, car il laisse de côté l'immigration irrégulière, le travail illégal, la fraude, la contrefaçon, le piratage, la prostitution, l'économie informelle ou encore les dépenses sécuritaires. Ce rapport perd dès lors beaucoup de sa valeur documentaire. De plus, il s'appuie sur les chiffres de 2005 avec un taux de chômage évalué à 5,94 % !
Un rapport mal compris
Il faut distinguer la population immigrée active, qui a ou cherche un travail (3 millions de résidents), de la population immigrée occupée, qui a effectivement un emploi (2,6 millions). Les dépenses d'immigration pour l'État s'élèvent à 79,4 milliards d'euros. Contrairement à ce qu'on croit habituellement, ce ne sont pas les allocations, ni même les dépenses sécuritaires qui représentent les postes les plus importants, mais les coûts sociaux, principalement la vieillesse : les immigrés venus travailler en France dans les années soixante sont aujourd'hui titulaires de pensions. Les coûts sociaux (58,4 milliards d'euros) sont donc plus importants que les coûts sociétaux (économie informelle, prostitution, fraude, travail illégal) et sécuritaires. Je ne prends pas en compte les coûts éducatifs (exception faite des étudiants étrangers accueillis dans l'enseignement supérieur), qui relèvent à mes yeux de l'investissement. Quant aux recettes (les immigrés y contribuent par leur consommation, leurs cotisations et leurs impôts), elles s'élèvent à 49 milliards d'euros. Le déficit de l'immigration atteint donc quelque 30 milliards d'euros, soit 1,5 point du produit intérieur brut.
Les investissements de l'État, qu'il s'agisse des politiques de la ville ou d'intégration en matière d'éducation et de logement, ou de l'aide publique fournie aux pays en développement pour freiner l'émigration, représentent, quant à eux, quelque 10 milliards d'euros, qui ne sont pas tous perdus, loin de là ! Les immigrés apportent en effet une plus-value à la productivité et, en s'enrichissant, transfèrent, de manière plus ou moins formelle, des fonds aux pays d'origine, le tout pour quelque 9,820 milliards d'euros. La balance est donc quasiment équilibrée. Toutefois, il serait faux de prétendre que ces investissements diminuent le coût de l'immigration.
o Quels moyens l'État a-t-il de réduire le coût de l'immigration ?
Selon les simulations que j'ai opérées dans mon ouvrage L'immigration ça coûte ou ça rapporte ? (Larousse, 2009), si on arrivait, à la fois, à réduire le taux de chômage des immigrés présents en France, qui est double de celui des autochtones, à diminuer leur précarité sociale par l'augmentation de leur niveau de vie, à garantir un travail aux immigrés qu'on ferait venir et à régulariser les migrants en situation irrégulière, en huit ans, grâce aux recettes correspondantes, notamment en termes de cotisations, de contributions et de taxes, on réduirait le coût de l'immigration quasiment à néant. Néanmoins, il ne faut pas se faire d'illusion : les familles fondées par ces immigrés entraîneraient de nouvelles dépenses. C'est pourquoi l'opposition que font d'aucuns entre immigration de travail (qui rapporte plus qu'elle ne coûte) et immigration de peuplement (qui coûte plus qu'elle ne rapporte) est factice. D'où la tentative actuelle, au plan européen, de favoriser l'immigration de travail et de mieux encadrer l'immigration de peuplement... Enfin, en France, les étudiants étrangers approchent les 300 000, soit 10 % de la totalité. Quelques enquêtes laissent à penser que, parmi ceux qui ont fini leurs études, seuls trois sur dix quittent le territoire national, pour retourner chez eux ou valoriser leurs compétences dans un autre pays. Il faut savoir que ces chiffres ne prennent pas en compte les étudiants qui, pour différentes raisons, notamment financières, ne finissent pas leurs études. Je ne saurais trop le répéter : il est difficile d'apprécier exactement le coût de l'immigration. C'est un véritable travail de débroussaillage.
Démographie
o Quel est le rôle de l'immigration dans l'accroissement de la population française ?
Cet accroissement est très nettement lié à l'immigration, ce qui est à la fois mal perçu et mal expliqué, parce qu'on ne prend en compte que les immigrés et qu'on oublie les personnes d'origine étrangère. Les données fournies par des collègues espagnols montrent que 90 % de l'accroissement de la population espagnole est imputable aux immigrés et à leurs enfants. En ce qui concerne la France, le taux de fécondité des femmes nées en France de parents français s'élève à 1,75 : or le taux moyen tourne autour de 2,01. D'où provient le différentiel ? Poser la question, c'est y répondre. Toutes les observations convergent : la population immigrée participe à l'augmentation et au rajeunissement de la population française. Alfred Sauvy l'avait prévu dès 1986.
o Quelle évolution connaîtront les flux migratoires ?
Je refuse de faire des prévisions. Je note simplement que l'Europe, qui n'est située qu'à quelques kilomètres de l'Afrique, est deux fois moins peuplée et dix fois plus riche qu'elle. Il ne peut pas y avoir, à l'heure d'Internet, de coexistence pacifique à long terme dans un univers mondialisé entre deux aires aussi contrastées, d'autant qu'en revenant au pays, les migrants nourrissent le désir d'émigration de leurs compatriotes. De plus, les pays africains ne font pas grand chose pour freiner les départs, ce qui est une faute de leur part, car la fuite de leurs bras ou de leurs cerveaux concourt d'autant plus à déstabiliser les sociétés traditionnelles que ce ne sont pas les plus pauvres ou les moins formés qui partent.
Propos recueillis par François Marcilhac L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 5 au 18 mai 2011
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Gérard Pince : « Nous assistons à la disparition d'un monde »
Essayiste, économiste et démographe, Gérard Pince vient de publier « Qui a tué Mamadou ? », un roman qui a pour thème l'immigration.
Monde et Vie : Gérard Pince, est-il possible d'estimer l'importance de la population immigrée en France aujourd'hui ?
Gérard Pince : On trouve les chiffres exacts de [la présence étrangère dans les documents de l'Inisee, qui en a d'ailleurs récemment consacré un aux immigrés et à leurs descendants. Selon les chiffres que fournit ce document, les immigrés de 'la première génération se comptent actuellement à peu près 5,5 millions, et les descendants d'immigrés - qui sont nés en France et le plus souvent acquièrent la nationalité française par le droit du sol - sont 6,7 millions.
Au total, la présence d'origine étrangère (personnes nées à l'étranger ou de parents nés à l'étranger) représente environ 12 millions de personnes sur une population de 65 millions. Sur ces 12 millions, la population d'origine extra-européenne, c'est-à-dire extérieure à l'Union européenne, représenterait d'après les statistiques de l'Insee - qu'il faut « décortiquer », car il n'est pas aisé de s'y retrouver - 6,9 millions de personnes.
Ces chiffres de l'Insee sont-ils fiables ?
Je l'ignore, mais ce sont les seuls dont nous disposons et ce sont donc sur eux que je me suis appuyé pour évaluer le déficit engendré par ces populations dans les finances publiques nationales, de manière à éviter les controverses et les polémiques en me fondant sur des bases reconnues par tout le monde.
À combien ce déficit s'élève-t-il ?
70 milliards d'euros en 2009. C'est compréhensible, puisque les taux de chômage sont extrêmement importants et les recettes fiscales faibles. Ces populations consomment énormément des prestations sociales et contribuent assez peu en retour, par leur fiscalité, aux finances publiques.
Pour quelles raisons continue-t-on alors à faire appel à l'immigration ? Qui y trouve intérêt ?
À l'échelle internationale, la plupart des grands médias qui représentent le patronat - je pense par exemple à l'hebdomadaire anglais The Economist - répètent sans cesse que l'immigration est indispensable. Manifestement, cette propagande a un but économique, que l'on peut comprendre d'une certaine manière du point de vue de l'entreprise et qui consiste à essayer de ramener les salaires au niveau de ceux des pays émergents. Or, pour les ramener à ce niveau, il faut davantage d'offres de travail, donc davantage de migrants. Voilà pourquoi, alors que le chômage augmente, on nous explique paradoxalement qu'il faut faire venir toujours davantage d'immigrés.
S'il s'agit de réduire les salaires, une logique non moins cynique ne voudrait-elle pas que les entreprises délocalisent pour produire moins cher à l'étranger, plutôt que d'importer de la main d'oeuvre ?
Les deux attitudes sont complémentaires. Toutes les entreprises ne peuvent pas se délocaliser. Certaines, en particulier des entreprises industrielles, se délocalisent aisément, mais d'autres pas : une entreprise de distribution qui est en France et vend à des consommateurs français, par exemple, ne se délocalisera pas. De même, beaucoup d'entreprises de services qui sont exclusivement tournées vers le marché intérieur ne le font pas non plus, ne serait-ce que pour d'évidentes raisons géographiques. Les deux démarches, délocalisations et immigration, sont donc complémentaires et s'épaulent l'une l'autre.
Ces intérêts économiques ne rejoignent-ils pas des intérêts politiques ? L'immigration représente aujourd'hui un vivier électoral...
En effet, et il deviendra encore plus important si l'on donne le droit de vote aux élections locales aux étrangers. Cela concerne d'ailleurs aussi les élections nationales, puisque les élus locaux participent à l'élection des sénateurs... Or, lors des dernières élections présidentielles, les quartiers musulmans ont voté pour la gauche pratiquement à hauteur de 90 %. Donc, plus elle fera venir d'étrangers en leur donnant le droit de vote, plus elle sera assurée de conserver indéfiniment le pouvoir. Dans ces conditions, la démocratie et le suffrage universel n'ont plus aucun sens, puisqu'il suffit de remplacer la population pour changer complètement les résultats des élections. L'élection d'Obama en fournit un exemple encore plus récent : 70 % des latinos et 90 % des noirs ont voté pour lui. Ainsi, dans les sociétés multiethniques ou multiculturelles, les électeurs ne se déterminent pas à partir de choix politiques, mais à partir de choix ethniques. On en revient ainsi au tribalisme.
J'en viens à votre livre, Qui a tué Mamadou ?(1). Vous êtes parti d'un fait divers pour créer cette histoire de montage politico-policier, visant à transformer l'assassinat d'un trafiquant de drogue malien en crime raciste. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
Il s'agit de mon troisième roman, après Le revenant de la forêt guyanaise, en 2010, et La proie du mal, en 2011(2). Compte tenu de l'actualité brûlante, j'ai voulu consacrer ce troisième roman au thème de l'immigration. Je me suis servi de l'ensemble des faits divers liés à l'immigration qui se sont récemment succédé - qu'il s'agisse de l'école, de l'hôpital, etc. - pour créer une intrigue qui montre ses conséquences sur la vie quotidienne des Français. Je raconte l'histoire d'une famille d'entrepreneurs, bourgeoise, qui, à la suite d'une série d'intrigues policières et politiques, se trouve entraînée dans une déchéance irrésistible. Cette déchéance préfigure celle de la France en général, c'est pourquoi j'ai intitulé les différentes parties de mon roman : la montée des périls, la drôle de guerre et la débâcle, afin de faire un rapprochement entre la situation que nous connaissons actuellement et la catastrophe survenue en 1940. Je montre que, finalement, nous assistons à la disparition d'un monde. Ce n'est certes pas un roman très optimiste, mais il est malheureusement lucide.
Propos recueillis par Jean-Pierre Nomen monde & vie 10 novembre 2012
1) Gérard Pince, Qui a tué Mamadou ? éd. Godefroy de Bouillon, 274 p, 29 €
2 ) Ces deux titres, publiés aux éditions de L'Harmattan, peuvent être commandés sur Amazon.
Essayiste, économiste et démographe, Gérard Pince vient de publier « Qui a tué Mamadou ? », un roman qui a pour thème l'immigration.
Monde et Vie : Gérard Pince, est-il possible d'estimer l'importance de la population immigrée en France aujourd'hui ?
Gérard Pince : On trouve les chiffres exacts de [la présence étrangère dans les documents de l'Inisee, qui en a d'ailleurs récemment consacré un aux immigrés et à leurs descendants. Selon les chiffres que fournit ce document, les immigrés de 'la première génération se comptent actuellement à peu près 5,5 millions, et les descendants d'immigrés - qui sont nés en France et le plus souvent acquièrent la nationalité française par le droit du sol - sont 6,7 millions.
Au total, la présence d'origine étrangère (personnes nées à l'étranger ou de parents nés à l'étranger) représente environ 12 millions de personnes sur une population de 65 millions. Sur ces 12 millions, la population d'origine extra-européenne, c'est-à-dire extérieure à l'Union européenne, représenterait d'après les statistiques de l'Insee - qu'il faut « décortiquer », car il n'est pas aisé de s'y retrouver - 6,9 millions de personnes.
Ces chiffres de l'Insee sont-ils fiables ?
Je l'ignore, mais ce sont les seuls dont nous disposons et ce sont donc sur eux que je me suis appuyé pour évaluer le déficit engendré par ces populations dans les finances publiques nationales, de manière à éviter les controverses et les polémiques en me fondant sur des bases reconnues par tout le monde.
À combien ce déficit s'élève-t-il ?
70 milliards d'euros en 2009. C'est compréhensible, puisque les taux de chômage sont extrêmement importants et les recettes fiscales faibles. Ces populations consomment énormément des prestations sociales et contribuent assez peu en retour, par leur fiscalité, aux finances publiques.
Pour quelles raisons continue-t-on alors à faire appel à l'immigration ? Qui y trouve intérêt ?
À l'échelle internationale, la plupart des grands médias qui représentent le patronat - je pense par exemple à l'hebdomadaire anglais The Economist - répètent sans cesse que l'immigration est indispensable. Manifestement, cette propagande a un but économique, que l'on peut comprendre d'une certaine manière du point de vue de l'entreprise et qui consiste à essayer de ramener les salaires au niveau de ceux des pays émergents. Or, pour les ramener à ce niveau, il faut davantage d'offres de travail, donc davantage de migrants. Voilà pourquoi, alors que le chômage augmente, on nous explique paradoxalement qu'il faut faire venir toujours davantage d'immigrés.
S'il s'agit de réduire les salaires, une logique non moins cynique ne voudrait-elle pas que les entreprises délocalisent pour produire moins cher à l'étranger, plutôt que d'importer de la main d'oeuvre ?
Les deux attitudes sont complémentaires. Toutes les entreprises ne peuvent pas se délocaliser. Certaines, en particulier des entreprises industrielles, se délocalisent aisément, mais d'autres pas : une entreprise de distribution qui est en France et vend à des consommateurs français, par exemple, ne se délocalisera pas. De même, beaucoup d'entreprises de services qui sont exclusivement tournées vers le marché intérieur ne le font pas non plus, ne serait-ce que pour d'évidentes raisons géographiques. Les deux démarches, délocalisations et immigration, sont donc complémentaires et s'épaulent l'une l'autre.
Ces intérêts économiques ne rejoignent-ils pas des intérêts politiques ? L'immigration représente aujourd'hui un vivier électoral...
En effet, et il deviendra encore plus important si l'on donne le droit de vote aux élections locales aux étrangers. Cela concerne d'ailleurs aussi les élections nationales, puisque les élus locaux participent à l'élection des sénateurs... Or, lors des dernières élections présidentielles, les quartiers musulmans ont voté pour la gauche pratiquement à hauteur de 90 %. Donc, plus elle fera venir d'étrangers en leur donnant le droit de vote, plus elle sera assurée de conserver indéfiniment le pouvoir. Dans ces conditions, la démocratie et le suffrage universel n'ont plus aucun sens, puisqu'il suffit de remplacer la population pour changer complètement les résultats des élections. L'élection d'Obama en fournit un exemple encore plus récent : 70 % des latinos et 90 % des noirs ont voté pour lui. Ainsi, dans les sociétés multiethniques ou multiculturelles, les électeurs ne se déterminent pas à partir de choix politiques, mais à partir de choix ethniques. On en revient ainsi au tribalisme.
J'en viens à votre livre, Qui a tué Mamadou ?(1). Vous êtes parti d'un fait divers pour créer cette histoire de montage politico-policier, visant à transformer l'assassinat d'un trafiquant de drogue malien en crime raciste. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
Il s'agit de mon troisième roman, après Le revenant de la forêt guyanaise, en 2010, et La proie du mal, en 2011(2). Compte tenu de l'actualité brûlante, j'ai voulu consacrer ce troisième roman au thème de l'immigration. Je me suis servi de l'ensemble des faits divers liés à l'immigration qui se sont récemment succédé - qu'il s'agisse de l'école, de l'hôpital, etc. - pour créer une intrigue qui montre ses conséquences sur la vie quotidienne des Français. Je raconte l'histoire d'une famille d'entrepreneurs, bourgeoise, qui, à la suite d'une série d'intrigues policières et politiques, se trouve entraînée dans une déchéance irrésistible. Cette déchéance préfigure celle de la France en général, c'est pourquoi j'ai intitulé les différentes parties de mon roman : la montée des périls, la drôle de guerre et la débâcle, afin de faire un rapprochement entre la situation que nous connaissons actuellement et la catastrophe survenue en 1940. Je montre que, finalement, nous assistons à la disparition d'un monde. Ce n'est certes pas un roman très optimiste, mais il est malheureusement lucide.
Propos recueillis par Jean-Pierre Nomen monde & vie 10 novembre 2012
1) Gérard Pince, Qui a tué Mamadou ? éd. Godefroy de Bouillon, 274 p, 29 €
2 ) Ces deux titres, publiés aux éditions de L'Harmattan, peuvent être commandés sur Amazon.
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Imposture du concept de sans papiers
Comme beaucoup d'autres, après 15 ans de recours systématique aux sources en ligne, je retrouve le plaisir de la presse traditionnelle sur papier. Mais en l'occurrence je ne puis que me féliciter d'avoir commencé par capter l'info sur le site internet du "Monde". Car l'édition imprimée du même journal ne publie pas la même photo : en page 12 on y trouve en effet une sorte de dossier consacré au sujet. Or, celui-ci est illustré différemment, d'une image misérabiliste, fort émouvante en effet : celle d'un malheureux migrant originaire probablement d'Afrique subsaharienne venu à la recherche d'un illusoire eldorado hexagonal. Or, ce garçon n'a trouvé ici que ce que l'on sait, avec en plus l'hiver qui vient. Et sans doute a-t-il payé très cher des passeurs sans scrupules. Peut-être est-il surexploité par d'affreux employeurs, logé dans des conditions épouvantables, etc.
Tout cela tend à nous inspirer, sans aucun doute, et fort légitimement, une infinie tristesse. C'est pourquoi, quoique je sois peu enclin aux mesures restrictives de liberté, je me demande donc si ces "chances" que de tels jeunes offreurs de travail viennent apporter à l'Europe ne bénéficieraient pas, en définitive, d'une condition humaine plus favorable dans leur pays, sous leur climat. Et si par conséquent on ne leur rendrait pas un immense service en leur interdisant de manière effective l'entrée sur notre sol.
Car, quand on parle de "sans-papiers" (et cela s'écrit maintenant dans "Le Monde", journal de référence de la typographie, avec un trait d'union) on commet une erreur sémantique. Osons-le dire : ce terme relève d'une imposture.
Ainsi "Le Monde" en ligne (1)⇓ nous en a administré, sans doute de manière involontaire, la preuve en utilisant pour illustrer la page internet une photo "AFP", que nous reproduisons en vignette de cette chronique... car elle prouve précisément ce qu'il faut bien appeler le caractère mensonger du concept.
Si les maquettistes de cette édition virtuelle du "grand journal du soir" font correctement leur travail, ils corrigeront l'erreur très vite et changeront l'illustration. Vous voyez : je n'emploie pas ici la forme conditionnelle grammaticalement plus correcte "s'ils faisaient... ils changeraient", car elle exprime un doute un peu plus fort, quant au sérieux des intéressés. Non : les correcteurs du "Monde" paraissent un des derniers bastions, – n'écrivons pas : "reliquats", – de l'esprit français d'exactitude (2)⇓
Qu'y voit-on en effet en train d'être éventuellement régularisé : le dossier d'une immigrante de nationalité philippine, dossier dans lequel figure son passeport. Des papiers, ces gens en possèdent, ceux de leur pays, ou ils, s'ils les ont détruits, ils pourraient en retrouver en s'adressant à leur consulat.
L'erreur de bonne foi est réputée, comme chacun le sait, humaine ; la persévérance, elle, comme personne ne l'ignore est qualifiée, par la même sagesse des nations de diabolique.
Or, cette erreur dure depuis plus de 30 ans. Elle investit les lieux les plus inattendus. Par respect, je ne me permettrai pas ici de dire dans quelles enceintes sacrées je l'ai entendue plusieurs fois ; fort heureusement on ne l'y prononce plus.
Certes on peut critiquer la législation républicaine et concevoir d'aménager la loi. Par exemple les dispositions qui empêchent un diplômé des universités françaises de travailler en France de plein droit, et d'acquérir la citoyenneté du pays peuvent sembler absurdes, inconvenantes, déshonorantes, appauvrissantes pour la France.
En revanche avant de changer la loi, on pourrait commencer par adopter le principe que celle-ci ne doit être conçue qu'en vue d'une application effective.
Des Français on exige qu'ils appliquent la loi nationale, des Étrangers on accepte qu'ils la violent : ne peut-on pas y voir une forme discrète de discrimination autant que le signe d'une décadence du Droit ?
Ceux qu'on appelle si gentiment des "sans-papiers" relèvent d'une infraction délibérée, parfaitement consciente, des règles du pays auquel ils demandent de les accueillir. Ceux qui les emploient ne l'ignorent pas non plus. Ne les oublions pas.
De la sorte quand on apprend en même temps que le ministre de l'Intérieur et le conseil des ministres s'apprêtent à régulariser des gens qui violent la loi française depuis 5 ans au moins alors que "les chiffres du chômage" explosent" (3)⇓ il est difficile de penser que le pays en question n'est pas tombé gravement sur la tête, sans doute il y a très longtemps. (4)⇓
Certes aussi "Le Monde" trouve la mesure Valls insuffisante. Il note que "les associations" protestent. En effet, ce qu'on pourrait aussi appeler les "officines immigrationnistes" s'étonnent que les conditions de régularisations des nouvelles circulaires se révèlent plus dures, pour les parents d'enfants scolarisés, que celles d'un certain Sarkozy en 2006. On croit alors rêver
Ces braves gens ont-ils entendu parler de la crise et des difficultés quotidiennes d'un nombre grandissant de Français ?
On se demande sur quelle planète vivent ces militants d'extrême gauche : sans doute se promènent-ils sur l'astre lointain qui vit perdre des centaines de milliers de voix au camarade Mélenchon lors de son discours ahurissant de Marseille.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
1 ce 28 novembre à 10 h 57
2 Et on ne peut que recommander leur chronique ainsi que les livres de l'un d'entre eux M. Jean-Pierre Colignon.
3 Tel est le titre étalé sur 4 colonnes en première page, toujours du "Monde" de ce 28 daté du 29 novembre.
4 C'est ce que Augustine Cochin dans le livre sur "Les Sociétés de pensées" appelle le "patriotisme humanitaire"
Comme beaucoup d'autres, après 15 ans de recours systématique aux sources en ligne, je retrouve le plaisir de la presse traditionnelle sur papier. Mais en l'occurrence je ne puis que me féliciter d'avoir commencé par capter l'info sur le site internet du "Monde". Car l'édition imprimée du même journal ne publie pas la même photo : en page 12 on y trouve en effet une sorte de dossier consacré au sujet. Or, celui-ci est illustré différemment, d'une image misérabiliste, fort émouvante en effet : celle d'un malheureux migrant originaire probablement d'Afrique subsaharienne venu à la recherche d'un illusoire eldorado hexagonal. Or, ce garçon n'a trouvé ici que ce que l'on sait, avec en plus l'hiver qui vient. Et sans doute a-t-il payé très cher des passeurs sans scrupules. Peut-être est-il surexploité par d'affreux employeurs, logé dans des conditions épouvantables, etc.
Tout cela tend à nous inspirer, sans aucun doute, et fort légitimement, une infinie tristesse. C'est pourquoi, quoique je sois peu enclin aux mesures restrictives de liberté, je me demande donc si ces "chances" que de tels jeunes offreurs de travail viennent apporter à l'Europe ne bénéficieraient pas, en définitive, d'une condition humaine plus favorable dans leur pays, sous leur climat. Et si par conséquent on ne leur rendrait pas un immense service en leur interdisant de manière effective l'entrée sur notre sol.
Car, quand on parle de "sans-papiers" (et cela s'écrit maintenant dans "Le Monde", journal de référence de la typographie, avec un trait d'union) on commet une erreur sémantique. Osons-le dire : ce terme relève d'une imposture.
Ainsi "Le Monde" en ligne (1)⇓ nous en a administré, sans doute de manière involontaire, la preuve en utilisant pour illustrer la page internet une photo "AFP", que nous reproduisons en vignette de cette chronique... car elle prouve précisément ce qu'il faut bien appeler le caractère mensonger du concept.
Si les maquettistes de cette édition virtuelle du "grand journal du soir" font correctement leur travail, ils corrigeront l'erreur très vite et changeront l'illustration. Vous voyez : je n'emploie pas ici la forme conditionnelle grammaticalement plus correcte "s'ils faisaient... ils changeraient", car elle exprime un doute un peu plus fort, quant au sérieux des intéressés. Non : les correcteurs du "Monde" paraissent un des derniers bastions, – n'écrivons pas : "reliquats", – de l'esprit français d'exactitude (2)⇓
Qu'y voit-on en effet en train d'être éventuellement régularisé : le dossier d'une immigrante de nationalité philippine, dossier dans lequel figure son passeport. Des papiers, ces gens en possèdent, ceux de leur pays, ou ils, s'ils les ont détruits, ils pourraient en retrouver en s'adressant à leur consulat.
L'erreur de bonne foi est réputée, comme chacun le sait, humaine ; la persévérance, elle, comme personne ne l'ignore est qualifiée, par la même sagesse des nations de diabolique.
Or, cette erreur dure depuis plus de 30 ans. Elle investit les lieux les plus inattendus. Par respect, je ne me permettrai pas ici de dire dans quelles enceintes sacrées je l'ai entendue plusieurs fois ; fort heureusement on ne l'y prononce plus.
Certes on peut critiquer la législation républicaine et concevoir d'aménager la loi. Par exemple les dispositions qui empêchent un diplômé des universités françaises de travailler en France de plein droit, et d'acquérir la citoyenneté du pays peuvent sembler absurdes, inconvenantes, déshonorantes, appauvrissantes pour la France.
En revanche avant de changer la loi, on pourrait commencer par adopter le principe que celle-ci ne doit être conçue qu'en vue d'une application effective.
Des Français on exige qu'ils appliquent la loi nationale, des Étrangers on accepte qu'ils la violent : ne peut-on pas y voir une forme discrète de discrimination autant que le signe d'une décadence du Droit ?
Ceux qu'on appelle si gentiment des "sans-papiers" relèvent d'une infraction délibérée, parfaitement consciente, des règles du pays auquel ils demandent de les accueillir. Ceux qui les emploient ne l'ignorent pas non plus. Ne les oublions pas.
De la sorte quand on apprend en même temps que le ministre de l'Intérieur et le conseil des ministres s'apprêtent à régulariser des gens qui violent la loi française depuis 5 ans au moins alors que "les chiffres du chômage" explosent" (3)⇓ il est difficile de penser que le pays en question n'est pas tombé gravement sur la tête, sans doute il y a très longtemps. (4)⇓
Certes aussi "Le Monde" trouve la mesure Valls insuffisante. Il note que "les associations" protestent. En effet, ce qu'on pourrait aussi appeler les "officines immigrationnistes" s'étonnent que les conditions de régularisations des nouvelles circulaires se révèlent plus dures, pour les parents d'enfants scolarisés, que celles d'un certain Sarkozy en 2006. On croit alors rêver
Ces braves gens ont-ils entendu parler de la crise et des difficultés quotidiennes d'un nombre grandissant de Français ?
On se demande sur quelle planète vivent ces militants d'extrême gauche : sans doute se promènent-ils sur l'astre lointain qui vit perdre des centaines de milliers de voix au camarade Mélenchon lors de son discours ahurissant de Marseille.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/
Apostilles
1 ce 28 novembre à 10 h 57
2 Et on ne peut que recommander leur chronique ainsi que les livres de l'un d'entre eux M. Jean-Pierre Colignon.
3 Tel est le titre étalé sur 4 colonnes en première page, toujours du "Monde" de ce 28 daté du 29 novembre.
4 C'est ce que Augustine Cochin dans le livre sur "Les Sociétés de pensées" appelle le "patriotisme humanitaire"
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
L’immigration clandestine profite à certains gros patrons
FPI-Le Gaulois - Ce reportage jamais diffusé par TF1 date de novembre 2009. Il a été retiré de l’émission « Combien ça coûte » sur ordre de son producteur Patrick Dechavanne. Il montre de manière flagrante le manque de volonté du gouvernement de l’époque (Sarkozy/Fillon) et son double langage en matière d’immigration. Il fait également apparaître la collusion entre certains « gros dirigeants » d’entreprises et le « monde politique ». Fort heureusement, il met aussi en évidence le courage et la ténacité de certains fonctionnaires dont la charge est de faire respecter la Loi française.
http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... SgyQqwCh8#!
http://www.francepresseinfos.com/
FPI-Le Gaulois - Ce reportage jamais diffusé par TF1 date de novembre 2009. Il a été retiré de l’émission « Combien ça coûte » sur ordre de son producteur Patrick Dechavanne. Il montre de manière flagrante le manque de volonté du gouvernement de l’époque (Sarkozy/Fillon) et son double langage en matière d’immigration. Il fait également apparaître la collusion entre certains « gros dirigeants » d’entreprises et le « monde politique ». Fort heureusement, il met aussi en évidence le courage et la ténacité de certains fonctionnaires dont la charge est de faire respecter la Loi française.
http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... SgyQqwCh8#!
http://www.francepresseinfos.com/
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Immigration de masse : la grande catastrophe
L’immigration de masse n’est pas une chance pour la France. C’est une catastrophe. Une grande catastrophe : identitaire, sécuritaire, scolaire, administrative, sanitaire, économique, sociale, budgétaire, environnementale, politique, diplomatique, démographique ; c’est aussi une catastrophe pour les libertés. Il est temps de rappeler les faits, dans toute leur réalité, c’est-à-dire dans toute leur brutalité. Sans haine, bien sûr, mais aussi sans faux semblants, ni tartufferies, ni concessions aux convenances de la bien-pensance.
– Catastrophe identitaire. Beaucoup de Français de souche européenne se sentent devenir étrangers dans leur propre pays. Dans certains quartiers, ils deviennent une minorité opprimée. Des coutumes étrangères – voile islamique, boubous, djellabas – leur sont imposées dans l’espace public. Des règles alimentaires musulmanes s’implantent dans leurs abattoirs et s’imposent dans leurs assiettes. Les paysages urbains sont transformés par l’édification de mosquées monumentales, expression d’une prise de contrôle symbolique du territoire français. Les programmes scolaires et leurs mises en œuvre sont « adaptés » aux exigences de minorités venues d’ailleurs. Les principes républicains (laïcité, mérite, égalité de droit) sont bafoués. La France devient multiculturelle et donc multiconflictuelle.
– Catastrophe sécuritaire. Du strict point de vue des faits, il est incontestable que la très grande majorité des trafiquants de drogue sont noirs ou arabes. Les violences faites aux femmes, les agressions dans les écoles, les rencontres sportives entre amateurs qui tournent mal, sont concentrées dans les quartiers de l’immigration et les périphéries qu’ils impactent. Plus généralement, l’explosion de la délinquance, depuis les années 1970, est en relation directe avec la progression de l’immigration. Dans les prisons, de l’ordre des deux tiers des personnes incarcérées ne sont pas des Français de souche. Plus de la moitié des détenus sont musulmans. Près de 800 quartiers sont devenus des zones de non-droit où les pompiers et les SAMU s’exposent à être caillassés et où les médecins hésitent à s’aventurer.
– Catastrophe pour les libertés. La montée de l’insécurité liée à l’immigration limite dans les faits la liberté d’aller et venir (dans certains quartiers ou moyens de transport) des honnêtes citoyens. La lutte contre l’insécurité n’a pas porté sur ses vraies causes mais a provoqué une multiplication des lois sécuritaires potentiellement dangereuses pour les libertés : inflation du nombre des incriminations pénales, extension des délais de garde à vue, essor de la vidéo-surveillance, développement de la sécurité privée. Pour imposer, sans débat et sans consultation des Français, une politique migratoire insensée les gouvernements successifs ont fait voter des lois liberticides : lois Pleven (1972), Gayssot (1990), Toubon (1994), Taubira (2002) qui sont des atteintes successives à la liberté d’expression, en même temps qu’une véritable régression civilisationnelle.
– Catastrophe scolaire. Les réformes pédagogiques et le collège unique ont débouché sur une dégradation de l’acquisition des connaissances par les élèves. Ce phénomène est grandement amplifié par l’hétérogénéité croissante des classes en raison d’une immigration qui accentue les différences entre élèves, s’agissant des capacités cognitives, de la maîtrise de la langue française et de l’acceptation du contenu des programmes (histoire, littérature, biologie). L’affectation des enseignants débutants dans les banlieues de l’immigration rend leur recrutement de plus en plus difficile et conduit souvent au découragement de ceux qui ont choisi le métier de professeur. Cet ensemble de faits explique qu’aux tests internationaux PISA, les performances des élèves scolarisés en France déclinent davantage que dans les pays voisins. A contrario, c’est la Finlande, pays européen le plus homogène ethniquement, qui obtient les meilleurs résultats internationaux.
– Catastrophe administrative. Certains immigrés sont amenés à importer des pratiques frauduleuses souvent jugées normales dans leur pays d’origine : fausses déclarations, corruption active de fonctionnaire ou menaces. Les fonctionnaires de police, des préfectures, des services du permis de conduire, les agents des services sociaux mais aussi les enseignants sont exposés à ces comportements.
– Catastrophe pour la santé publique. Compte tenu des contraintes budgétaires qui l’encadrent et de l’allongement de la vie, le système sanitaire français est au bord de la rupture financière. L’immigration apporte des déséquilibres supplémentaires : un nombre croissant de bénéficiaires non cotisants (CMU, CMU complémentaire, Aide médicale d’Etat), du tourisme médical offrant l’accès à des lits d’hôpitaux parfois en nombre insuffisant, l’essor de maladies rares en France (tuberculose, SIDA) mais fréquentes dans les départements à forte immigration africaine (93, 95 notamment). L’organisation même des services d’urgence est perturbée par des comportements compulsifs, voire agressifs, de personnes ne suivant pas le parcours de soins habituel. Or cette augmentation de la demande médicale n’ayant été ni anticipée ni financée, les hôpitaux sont conduits à recruter des médecins étrangers sous-payés et parfois sous-qualifiés.
– Catastrophe pour l’emploi. Le chômage dépasse le seuil de 10% de la population active, 15% en prenant en compte le chômage partiel. C’est une cause majeure de malaise social et de déficit budgétaire. L’immigration n’est pas seule en cause mais amplifie le phénomène. Le taux de chômage des étrangers africains ou maghrébins est le double du taux français, selon l’INSEE. Le taux de chômage des jeunes issus de l’immigration maghrébine ou africaine est aussi le double de celui des jeunes Français d’origine européenne (1). On connaît l’antienne cent fois répétée : « Les étrangers font le travail que les Français ne veulent plus faire ». Pour être plus exact, il faudrait dire : « …ou plutôt que les étrangers déjà installés et les immigrés de la seconde génération ne veulent plus faire non plus ». Les immigrés qui entrent aujourd’hui en France maintiennent au chômage des étrangers déjà présents ; et ce sont les parents des chômeurs de demain.
– Catastrophe pour les salaires. Sous l’effet de la poursuite inconsidérée de l’immigration, les salaires baissent dans de nombreux secteurs et métiers : ouvriers du bâtiment et travaux publics, employés de la restauration ou des services d’aide à la personne, artisans mais aussi techniciens et ingénieurs, notamment dans l’informatique, sont concernés. Ce sont les jeunes actifs entrant sur le marché du travail qui sont les premières victimes de ce phénomène. L’ouverture des frontières offre un immense réservoir de main-d’œuvre aux sociétés industrielles capitalistes tandis que l’Etat-providence assure à tous un revenu minimal : d’où le développement simultané du chômage, de la baisse des salaires et de la montée des déficits. Difficile de faire pire !
– Catastrophe budgétaire. Dans un pays en sous-emploi, l’immigration est un boulet économique : toute entrée de personnes supplémentaires sur le territoire accroît les charges sociales et les frais généraux de la nation, sans recettes correspondantes. En appliquant les modes de calcul du prix Nobel Maurice Allais on peut estimer à 18 milliards d’euros, chaque année, les coûts d’investissement (logements, hôpitaux, écoles, transports, prisons) et les charges de fonctionnement (écoles, aides et prestations sociales) liés à l’entrée de plus de 200.000 étrangers supplémentaires. Ceux qui prétendent, contre tout bon sens, que l’immigration améliore les comptes français oublient deux choses : que la France est en sous-emploi et qu’il est inexact de comparer une population immigrée jeune à une population française âgée puisque celle-ci compte… de vieux immigrés naturalisés. Enfin, une partie des salaires et des aides sociales perçues repart, à hauteur de plusieurs milliards d’euros, vers les pays d’origine, ce qui creuse le déficit de la balance des paiements française.
– Catastrophe environnementale et pour l’aménagement du territoire. L’immigration de masse aboutit à déstructurer les espaces urbains ; elle provoque le white flight (2) et amplifie la crise du logement et la rurbanisation du territoire ; résultat : l’artificialisation des sols s’accélère ; tous les dix ans l’équivalent de la surface d’un département est artificialisé, ce qui détruit des paysages, fruits d’un équilibre millénaire. La gestion des déchets dans les quartiers de l’immigration et dans de nombreux campements Roms pose des problèmes environnementaux graves.
– Catastrophe dans les transports. En trente ans, la situation dans les transports publics des grandes métropoles s’est profondément dégradée : d’abord, parce que les réseaux de transport doivent déplacer davantage d’usagers sans disposer pour cela de recettes supplémentaires correspondantes ; ensuite, parce que les comportements irresponsables (blocage des fermetures de portes des trains, descente sur les voies de chemin de fer), les actes de vandalisme et les agressions, particulièrement fréquents sur les lignes desservant les banlieues de l’immigration, se répercutent sur l’ensemble des réseaux, générant des retards à répétition. Les vols de métaux, commis par des mafias souvent venues d’ailleurs, sont une cause additionnelle de perturbations.
– Catastrophe politique. Selon la Constitution, « la souveraineté appartient au peuple », et « la loi est l’expression de la volonté générale » ; or, pour qu’un groupe humain fasse peuple, il faut qu’il partage des valeurs, des coutumes et des comportements communs. Cela suppose l’assimilation. La communautarisation ethnique et religieuse s’y oppose. Les minorités monnaient leurs voix. Ce qui conduit les maires à « courtiser l’islamisme » (3) et le parti socialiste à fonder sa stratégie électorale sur le remplacement des classes populaires françaises par les minorités étrangères.
– Catastrophe pour la souveraineté française. A terme, nos options de politique étrangère risquent d’être prises au regard des réactions éventuelles de minorités arabophones ou islamisées présentes sur notre sol ; d’ores et déjà, celles-ci sont la cible de spectaculaires opérations d’influence de la part des Etats-Unis et du Qatar, sans compter le financement de mosquées par l’Arabie Saoudite, le Maroc, l’Algérie ou la Turquie.
– Catastrophe démographique. A moyen et long terme, c’est à une substitution de population que nous assistons. C’est déjà le cas en Seine-Saint-Denis où plus de la moitié de la population est noire ou maghrébine. C’est aussi le cas dans la grande majorité des 800 quartiers « sensibles ». Ce pourrait être, à terme, le cas de l’ensemble de la France menacée de « grand remplacement », selon la juste expression de l’écrivain Renaud Camus. Ce génocide lent a deux causes : l’arrivée de populations étrangères fécondes, en raison notamment de l’immigration nuptiale (entrée en France de jeunes femmes avec un taux de fécondité élevée) ; mais aussi le découragement de bien des familles de souche européenne qui se heurtent à des difficultés croissantes pour se loger, pour se déplacer et pour trouver des écoles adaptées à leurs enfants. La surnatalité ou la seule irruption étrangère est aussi une cause de la dénatalité française. Ce phénomène a été observé par le passé dans l’effondrement de nombreuses civilisations, notamment méso-américaines. La catastrophe démographique est évidemment de loin la plus grave car elle est potentiellement irréversible.
Faire face à la crise existentielle du peuple français
Certes, l’ensemble des difficultés françaises ne saurait être réduit à l’immigration. La crise existentielle du peuple français est la cause majeure de l’abaissement français. Mais il serait vain d’envisager – par aveuglement, paresse intellectuelle, lâcheté morale, opportunisme médiatique ou cynisme politique – un quelconque relèvement français (ou européen) sans que soit posée la question de l’immigration. Pour une raison simple : oser s’attaquer au problème de l’immigration, c’est la première étape du redressement, car c’est le tabou le plus fort qu’il faut briser : celui de la mauvaise conscience et de la repentance.
http://www.polemia.com via http://linformationnationaliste.hautetfort.com/
30/11/2012
Polémia reviendra dans un prochain texte sur les causes profondes de l’immigration et les forces qui en portent la responsabilité.
Notes
(1) Sources INSEE : Nombre de chômeurs et taux de chômage selon la nationalité, le sexe et l'âge en 2009 : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.a ... ATnon03323 et ministère de l’Intérieur, Infos migrations, mai 2011.
(2) « White flight désigne la migration des personnes de race europoïde de zones urbaines qui ont vu un taux d'immigration de populations allogènes augmenter significativement. » « L’expression, née aux Etats-Unis, est utilisée pour l’exode des populations blanches des centres-villes américains après la fin de la ségrégation raciale. » (Sources : Wikipedia et Wiktionnaire.)
(3) Selon le titre d’un livre de Joachim Veliocas, de l’Observatoire de l’islamisation.
L’immigration de masse n’est pas une chance pour la France. C’est une catastrophe. Une grande catastrophe : identitaire, sécuritaire, scolaire, administrative, sanitaire, économique, sociale, budgétaire, environnementale, politique, diplomatique, démographique ; c’est aussi une catastrophe pour les libertés. Il est temps de rappeler les faits, dans toute leur réalité, c’est-à-dire dans toute leur brutalité. Sans haine, bien sûr, mais aussi sans faux semblants, ni tartufferies, ni concessions aux convenances de la bien-pensance.
– Catastrophe identitaire. Beaucoup de Français de souche européenne se sentent devenir étrangers dans leur propre pays. Dans certains quartiers, ils deviennent une minorité opprimée. Des coutumes étrangères – voile islamique, boubous, djellabas – leur sont imposées dans l’espace public. Des règles alimentaires musulmanes s’implantent dans leurs abattoirs et s’imposent dans leurs assiettes. Les paysages urbains sont transformés par l’édification de mosquées monumentales, expression d’une prise de contrôle symbolique du territoire français. Les programmes scolaires et leurs mises en œuvre sont « adaptés » aux exigences de minorités venues d’ailleurs. Les principes républicains (laïcité, mérite, égalité de droit) sont bafoués. La France devient multiculturelle et donc multiconflictuelle.
– Catastrophe sécuritaire. Du strict point de vue des faits, il est incontestable que la très grande majorité des trafiquants de drogue sont noirs ou arabes. Les violences faites aux femmes, les agressions dans les écoles, les rencontres sportives entre amateurs qui tournent mal, sont concentrées dans les quartiers de l’immigration et les périphéries qu’ils impactent. Plus généralement, l’explosion de la délinquance, depuis les années 1970, est en relation directe avec la progression de l’immigration. Dans les prisons, de l’ordre des deux tiers des personnes incarcérées ne sont pas des Français de souche. Plus de la moitié des détenus sont musulmans. Près de 800 quartiers sont devenus des zones de non-droit où les pompiers et les SAMU s’exposent à être caillassés et où les médecins hésitent à s’aventurer.
– Catastrophe pour les libertés. La montée de l’insécurité liée à l’immigration limite dans les faits la liberté d’aller et venir (dans certains quartiers ou moyens de transport) des honnêtes citoyens. La lutte contre l’insécurité n’a pas porté sur ses vraies causes mais a provoqué une multiplication des lois sécuritaires potentiellement dangereuses pour les libertés : inflation du nombre des incriminations pénales, extension des délais de garde à vue, essor de la vidéo-surveillance, développement de la sécurité privée. Pour imposer, sans débat et sans consultation des Français, une politique migratoire insensée les gouvernements successifs ont fait voter des lois liberticides : lois Pleven (1972), Gayssot (1990), Toubon (1994), Taubira (2002) qui sont des atteintes successives à la liberté d’expression, en même temps qu’une véritable régression civilisationnelle.
– Catastrophe scolaire. Les réformes pédagogiques et le collège unique ont débouché sur une dégradation de l’acquisition des connaissances par les élèves. Ce phénomène est grandement amplifié par l’hétérogénéité croissante des classes en raison d’une immigration qui accentue les différences entre élèves, s’agissant des capacités cognitives, de la maîtrise de la langue française et de l’acceptation du contenu des programmes (histoire, littérature, biologie). L’affectation des enseignants débutants dans les banlieues de l’immigration rend leur recrutement de plus en plus difficile et conduit souvent au découragement de ceux qui ont choisi le métier de professeur. Cet ensemble de faits explique qu’aux tests internationaux PISA, les performances des élèves scolarisés en France déclinent davantage que dans les pays voisins. A contrario, c’est la Finlande, pays européen le plus homogène ethniquement, qui obtient les meilleurs résultats internationaux.
– Catastrophe administrative. Certains immigrés sont amenés à importer des pratiques frauduleuses souvent jugées normales dans leur pays d’origine : fausses déclarations, corruption active de fonctionnaire ou menaces. Les fonctionnaires de police, des préfectures, des services du permis de conduire, les agents des services sociaux mais aussi les enseignants sont exposés à ces comportements.
– Catastrophe pour la santé publique. Compte tenu des contraintes budgétaires qui l’encadrent et de l’allongement de la vie, le système sanitaire français est au bord de la rupture financière. L’immigration apporte des déséquilibres supplémentaires : un nombre croissant de bénéficiaires non cotisants (CMU, CMU complémentaire, Aide médicale d’Etat), du tourisme médical offrant l’accès à des lits d’hôpitaux parfois en nombre insuffisant, l’essor de maladies rares en France (tuberculose, SIDA) mais fréquentes dans les départements à forte immigration africaine (93, 95 notamment). L’organisation même des services d’urgence est perturbée par des comportements compulsifs, voire agressifs, de personnes ne suivant pas le parcours de soins habituel. Or cette augmentation de la demande médicale n’ayant été ni anticipée ni financée, les hôpitaux sont conduits à recruter des médecins étrangers sous-payés et parfois sous-qualifiés.
– Catastrophe pour l’emploi. Le chômage dépasse le seuil de 10% de la population active, 15% en prenant en compte le chômage partiel. C’est une cause majeure de malaise social et de déficit budgétaire. L’immigration n’est pas seule en cause mais amplifie le phénomène. Le taux de chômage des étrangers africains ou maghrébins est le double du taux français, selon l’INSEE. Le taux de chômage des jeunes issus de l’immigration maghrébine ou africaine est aussi le double de celui des jeunes Français d’origine européenne (1). On connaît l’antienne cent fois répétée : « Les étrangers font le travail que les Français ne veulent plus faire ». Pour être plus exact, il faudrait dire : « …ou plutôt que les étrangers déjà installés et les immigrés de la seconde génération ne veulent plus faire non plus ». Les immigrés qui entrent aujourd’hui en France maintiennent au chômage des étrangers déjà présents ; et ce sont les parents des chômeurs de demain.
– Catastrophe pour les salaires. Sous l’effet de la poursuite inconsidérée de l’immigration, les salaires baissent dans de nombreux secteurs et métiers : ouvriers du bâtiment et travaux publics, employés de la restauration ou des services d’aide à la personne, artisans mais aussi techniciens et ingénieurs, notamment dans l’informatique, sont concernés. Ce sont les jeunes actifs entrant sur le marché du travail qui sont les premières victimes de ce phénomène. L’ouverture des frontières offre un immense réservoir de main-d’œuvre aux sociétés industrielles capitalistes tandis que l’Etat-providence assure à tous un revenu minimal : d’où le développement simultané du chômage, de la baisse des salaires et de la montée des déficits. Difficile de faire pire !
– Catastrophe budgétaire. Dans un pays en sous-emploi, l’immigration est un boulet économique : toute entrée de personnes supplémentaires sur le territoire accroît les charges sociales et les frais généraux de la nation, sans recettes correspondantes. En appliquant les modes de calcul du prix Nobel Maurice Allais on peut estimer à 18 milliards d’euros, chaque année, les coûts d’investissement (logements, hôpitaux, écoles, transports, prisons) et les charges de fonctionnement (écoles, aides et prestations sociales) liés à l’entrée de plus de 200.000 étrangers supplémentaires. Ceux qui prétendent, contre tout bon sens, que l’immigration améliore les comptes français oublient deux choses : que la France est en sous-emploi et qu’il est inexact de comparer une population immigrée jeune à une population française âgée puisque celle-ci compte… de vieux immigrés naturalisés. Enfin, une partie des salaires et des aides sociales perçues repart, à hauteur de plusieurs milliards d’euros, vers les pays d’origine, ce qui creuse le déficit de la balance des paiements française.
– Catastrophe environnementale et pour l’aménagement du territoire. L’immigration de masse aboutit à déstructurer les espaces urbains ; elle provoque le white flight (2) et amplifie la crise du logement et la rurbanisation du territoire ; résultat : l’artificialisation des sols s’accélère ; tous les dix ans l’équivalent de la surface d’un département est artificialisé, ce qui détruit des paysages, fruits d’un équilibre millénaire. La gestion des déchets dans les quartiers de l’immigration et dans de nombreux campements Roms pose des problèmes environnementaux graves.
– Catastrophe dans les transports. En trente ans, la situation dans les transports publics des grandes métropoles s’est profondément dégradée : d’abord, parce que les réseaux de transport doivent déplacer davantage d’usagers sans disposer pour cela de recettes supplémentaires correspondantes ; ensuite, parce que les comportements irresponsables (blocage des fermetures de portes des trains, descente sur les voies de chemin de fer), les actes de vandalisme et les agressions, particulièrement fréquents sur les lignes desservant les banlieues de l’immigration, se répercutent sur l’ensemble des réseaux, générant des retards à répétition. Les vols de métaux, commis par des mafias souvent venues d’ailleurs, sont une cause additionnelle de perturbations.
– Catastrophe politique. Selon la Constitution, « la souveraineté appartient au peuple », et « la loi est l’expression de la volonté générale » ; or, pour qu’un groupe humain fasse peuple, il faut qu’il partage des valeurs, des coutumes et des comportements communs. Cela suppose l’assimilation. La communautarisation ethnique et religieuse s’y oppose. Les minorités monnaient leurs voix. Ce qui conduit les maires à « courtiser l’islamisme » (3) et le parti socialiste à fonder sa stratégie électorale sur le remplacement des classes populaires françaises par les minorités étrangères.
– Catastrophe pour la souveraineté française. A terme, nos options de politique étrangère risquent d’être prises au regard des réactions éventuelles de minorités arabophones ou islamisées présentes sur notre sol ; d’ores et déjà, celles-ci sont la cible de spectaculaires opérations d’influence de la part des Etats-Unis et du Qatar, sans compter le financement de mosquées par l’Arabie Saoudite, le Maroc, l’Algérie ou la Turquie.
– Catastrophe démographique. A moyen et long terme, c’est à une substitution de population que nous assistons. C’est déjà le cas en Seine-Saint-Denis où plus de la moitié de la population est noire ou maghrébine. C’est aussi le cas dans la grande majorité des 800 quartiers « sensibles ». Ce pourrait être, à terme, le cas de l’ensemble de la France menacée de « grand remplacement », selon la juste expression de l’écrivain Renaud Camus. Ce génocide lent a deux causes : l’arrivée de populations étrangères fécondes, en raison notamment de l’immigration nuptiale (entrée en France de jeunes femmes avec un taux de fécondité élevée) ; mais aussi le découragement de bien des familles de souche européenne qui se heurtent à des difficultés croissantes pour se loger, pour se déplacer et pour trouver des écoles adaptées à leurs enfants. La surnatalité ou la seule irruption étrangère est aussi une cause de la dénatalité française. Ce phénomène a été observé par le passé dans l’effondrement de nombreuses civilisations, notamment méso-américaines. La catastrophe démographique est évidemment de loin la plus grave car elle est potentiellement irréversible.
Faire face à la crise existentielle du peuple français
Certes, l’ensemble des difficultés françaises ne saurait être réduit à l’immigration. La crise existentielle du peuple français est la cause majeure de l’abaissement français. Mais il serait vain d’envisager – par aveuglement, paresse intellectuelle, lâcheté morale, opportunisme médiatique ou cynisme politique – un quelconque relèvement français (ou européen) sans que soit posée la question de l’immigration. Pour une raison simple : oser s’attaquer au problème de l’immigration, c’est la première étape du redressement, car c’est le tabou le plus fort qu’il faut briser : celui de la mauvaise conscience et de la repentance.
http://www.polemia.com via http://linformationnationaliste.hautetfort.com/
30/11/2012
Polémia reviendra dans un prochain texte sur les causes profondes de l’immigration et les forces qui en portent la responsabilité.
Notes
(1) Sources INSEE : Nombre de chômeurs et taux de chômage selon la nationalité, le sexe et l'âge en 2009 : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.a ... ATnon03323 et ministère de l’Intérieur, Infos migrations, mai 2011.
(2) « White flight désigne la migration des personnes de race europoïde de zones urbaines qui ont vu un taux d'immigration de populations allogènes augmenter significativement. » « L’expression, née aux Etats-Unis, est utilisée pour l’exode des populations blanches des centres-villes américains après la fin de la ségrégation raciale. » (Sources : Wikipedia et Wiktionnaire.)
(3) Selon le titre d’un livre de Joachim Veliocas, de l’Observatoire de l’islamisation.
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Le Havre : privés de mousse au chocolat parce qu’elle contiennent du porc
Jeudi dernier, les menus des écoles du Havre ont été subitement modifiés : les mousses au chocolat en ont été retirées au dernier moment, sur décision de la municipalité, en raison de la présence de gélatine de porc dans leur composition. Ces mousses au chocolat, 8500 portions, ont donc été jetées à la poubelle, suscitant ainsi la colère et l’indignation des parents et de certains enseignants. « Nous avons simplement opté pour des desserts de substitution, le temps que soit vérifié le composé en question » a déclaré Philippe Brunel, directeur général adjoint au développement social.
« Le jour même, on nous a expliqué qu’il était question de sécurité alimentaire, d’un produit qui n’était pas conforme », témoigne le directeur d’une école havraise, sous couvert d’anonymat. « Mais certains personnels de cuisine bien informés ont fini par apprendre la raison officieuse. Depuis, ça circule pas mal, et ça énerve ! ». « Les gens sont choqués» observe-t-il.
Et l’on poursuit, inexorablement, sous le poids d’une immigration massive, de brader la culture française. Une colonisation subversive qui aboutit , inéluctablement, à la destruction de l’identité française…
http://www.contre-info.com/
Jeudi dernier, les menus des écoles du Havre ont été subitement modifiés : les mousses au chocolat en ont été retirées au dernier moment, sur décision de la municipalité, en raison de la présence de gélatine de porc dans leur composition. Ces mousses au chocolat, 8500 portions, ont donc été jetées à la poubelle, suscitant ainsi la colère et l’indignation des parents et de certains enseignants. « Nous avons simplement opté pour des desserts de substitution, le temps que soit vérifié le composé en question » a déclaré Philippe Brunel, directeur général adjoint au développement social.
« Le jour même, on nous a expliqué qu’il était question de sécurité alimentaire, d’un produit qui n’était pas conforme », témoigne le directeur d’une école havraise, sous couvert d’anonymat. « Mais certains personnels de cuisine bien informés ont fini par apprendre la raison officieuse. Depuis, ça circule pas mal, et ça énerve ! ». « Les gens sont choqués» observe-t-il.
Et l’on poursuit, inexorablement, sous le poids d’une immigration massive, de brader la culture française. Une colonisation subversive qui aboutit , inéluctablement, à la destruction de l’identité française…
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Pat a écrit :Catastrophe pour la souveraineté française[/color]. A terme, nos options de politique étrangère risquent d’être prises au regard des réactions éventuelles de minorités arabophones ou islamisées présentes sur notre sol ; d’ores et déjà, celles-ci sont la cible de spectaculaires opérations d’influence de la part des Etats-Unis et du Qatar, sans compter le financement de mosquées par l’Arabie Saoudite, le Maroc, l’Algérie ou la Turquie.
Bizarre... J'avais l'impression que notre politique étrangère était déjà assez largement dictée par une minorité présente sur notre sol, laquelle n'est ni arabophone ni islamisée et ne construit pas de mosquées.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Billet du jour : Cécile Duflot a des idées... dévastatrices !
Les français sont désormais habitués à cet anti-cléricalisme à géométrie variable, aussi féroce contre l’Eglise Catholique que soumis à Israël. La République maçonnique, dans sa tradition anti religieuse et anti-goys (non-juifs), maintient son hostilité à toute forme de contrôle de l’immigration, et persiste à classer à l’extrême droite, tout organisme ou parti politique qui affirme qu’un clandestin doit être reconduit à la frontière sans conditions.
Rappelons au passage que le Parti Solidaire Français qualifie d'extrême droite l'extrême du capitalisme. En effet, si dans une logique parlementaire la droite est la famille du capital, l'extrême droite ne peut alors être que l'extrême de cette logique financière. L'extrême droite c'était Nicolas Sarkozy, la droite aujourd'hui, c'est François Hollande! Bienvenue dans cette France ou le socialisme du P.S est pro sioniste, capitaliste et se laisse pousser par la tempête mondialiste sans opposer de résistance, bien au contraire.
Le Canard Enchaîné qui n’en est pas encore à militer ouvertement pour le contrôle de l'immigration, publie deux articles qui ont toute leur places dans Minute ou Riposte Laïque, en jouant la carte de la « stigmatisation des populations déjà victimes du racisme et de la discrimination » !
Dans le premier, le « journaliste », Didier Hassoux, nous apprend que l’arrivée massive de « nouveaux étrangers en situation irrégulière » dans le langage Canard Enchaîné (en clair, des clandestins sans autorisation de circuler sur le territoire) risque de mettre, cet hiver, la politique d’hébergement d’urgence dans l’impossibilité de fonctionner en région parisienne!
Selon l’auteur de l’article, il y aurait en Seine-Saint-Denis, plus de 7.000 sans-papiers recensés au 31 juillet 2011, et 1000 de plus en 2012, soit une progression de 15 % en un an
Les malheureux nouveaux venus, sous les conseils judicieux d'élus qui trahissent le Peuple, avaient occupés, non pas une mosquée (comme cela aurait du être le cas pour des musulmans), mais la basilique de Saint-Denis. Matignon, ne voulant pas froisser l’Union européenne, il n'était pas question de les expulser.
Le premier ministre, J.M.Ayrault a donc demandé à Cécile Duflot de trouver des solutions. Un lieu d’hébergement leur était proposé dans le Val d’Oise, mais là encore, les clandestins défendus par toutes le officines antiracistes (financées par nos impôts), se sont octroyés le luxe de le refuser, expliquant que ce lieu était trop loin de Paris. Ces derniers ont d’autre part imposés l'exigence de demeurer tous ensemble.
C'est alors que la République trouve la solution ; un hôtel trois étoiles, à 150 euros la nuit, près du Stade de France à Saint-Denis. Toujours selon l’article, l’hébergement d’urgence, dans la seule Ile-de-France, serait réservé entre 80 et 95 % à des étrangers en situation irrégulière. Ce qui coûte annuellement 410 millions d’euros au contribuable français, en plus du plan d’urgence supplémentaire de 50 millions d’euros réclamé par Cécile Duflot... Car la ministre du Logement à d'autres tours dans son sac à main en nous pondant la douce suggestion de régulariser les 8000 clandestins! Ce qui, d'après elle, leur donnerait accès plus facilement aux logements sociaux...
Premier article décoiffant, mais, à côté de lui, dans le même esprit, un dénommé I.B. nous suggère un papier intitulé : « Allah santé de l’Etat ». On y apprend qu’un ancien « imam » d’Argenteuil, kurde irakien, Yashar Ali, est assigné à résidence, dans une petite ville bretonne, Arostrenen, depuis cinq années et demi. Pour le garder à l’œil, la République lui offre le gite et le couvert, à hauteur de 1.500 euros par mois. Mais avant d’être envoyé en Côtes d’Armor, le sympathique imam avait été logé, durant trois ans, dans un hôtel trois étoiles, en Lozère, à Mende. Depuis huit ans, ce brave disciple du salafisme en France, nous a donc coûté la bagatelle de 155.000 euros.
On est en droit de s’interroger, à la lecture de tels articles, sur la réaction de nos compatriotes, qui, en région parisienne, fréquentent tous les jours les transports en commun, avec ses heures d'attentes interminables, dans des conditions de confort difficiles, avec des retards de plus en plus fréquents. Les clandestins exigent la proximité parisienne, et ils l’obtiennent !
Dans un contexte où le gouvernement Hollande-Ayrault demande 33 milliards d’économies en 2013! Après le serrage de ceinture de 7 milliards pour cette année 2012, quel va être l'avenir des millions de retraités, qui ont cotisé toute leur vie, lorsqu'ils apprendront ce à quoi vont servir leurs futurs prélèvements, souvent sur de petites retraites, eux qui, déjà en grand nombre ne peuvent plus se soigner, quand les clandestins bénéficient de l’AME ou de l’ASPA! Bien entendu, sans avoir jamais donné un centime à la France.
Ceux qui ont des logements précaires ou qui dorment dans leur voiture, faute de pouvoir se payer un toit, apprécieront également les largesses de la ministre du logement. La France déjà victime des banques et de la diaspora de ses richesses, les classes moyennes, qui subissent un véritable holocauste fiscal, et qui doivent s'acquitter des loyers astronomiques, savoureront également ces quelques chiffres
L’explication est pourtant fort simple : le Parti Socialiste ose parler de justice sociale, quand les Français modestes sont victimes de sa préférence immigrée… Tout est dit...
Le Parti Solidaire Français, demande au gouvernement de suspendre toutes les aides au logement aux non français et de répondre défavorablement à la demande de régularisation de ces clandestins qui n'ont aucun passe droit sur la population française en règle! Population française qui je le rappel détient le droit à disposer comme il l'entend de l'entière surface de son territoire selon les principes bancales de la démocratie moderne (normalement souveraineté du peuple) et de la République (historiquement, cause de la plèbe et plaidée par le tribun). Toute personne qui prend la décision de quitter sa Patrie pour venir « squatter » celle des autres, se met ouvertement au service du capital apatride, et devient par conséquent un traître Pour nous le combat de la gauche, la véritable gauche, celle des français qui aiment la France, se situe en premier lieu contre ceux qui exploitent nos travailleurs et ceux qui participent à la destruction de leur outil de travail ainsi qu'à leur droit à disposer d'eux mêmes. La Vraie gauche, reste consciente que « l'immigration est l'arme du capital » et que cette phrase de Karl Marx devrait être inscrite à la porte de tous les grands syndicats nationaux. Sans cela, démagogie, mensonges et spoliations resteront l'avenir des enfants de France!
Défendez la France face au mondialisme, rejoignez la Révolution Nationale et Socialiste!
Thomas WERLET http://partisolidaire.blogspot.fr
Président du Parti Solidaire Français
Les français sont désormais habitués à cet anti-cléricalisme à géométrie variable, aussi féroce contre l’Eglise Catholique que soumis à Israël. La République maçonnique, dans sa tradition anti religieuse et anti-goys (non-juifs), maintient son hostilité à toute forme de contrôle de l’immigration, et persiste à classer à l’extrême droite, tout organisme ou parti politique qui affirme qu’un clandestin doit être reconduit à la frontière sans conditions.
Rappelons au passage que le Parti Solidaire Français qualifie d'extrême droite l'extrême du capitalisme. En effet, si dans une logique parlementaire la droite est la famille du capital, l'extrême droite ne peut alors être que l'extrême de cette logique financière. L'extrême droite c'était Nicolas Sarkozy, la droite aujourd'hui, c'est François Hollande! Bienvenue dans cette France ou le socialisme du P.S est pro sioniste, capitaliste et se laisse pousser par la tempête mondialiste sans opposer de résistance, bien au contraire.
Le Canard Enchaîné qui n’en est pas encore à militer ouvertement pour le contrôle de l'immigration, publie deux articles qui ont toute leur places dans Minute ou Riposte Laïque, en jouant la carte de la « stigmatisation des populations déjà victimes du racisme et de la discrimination » !
Dans le premier, le « journaliste », Didier Hassoux, nous apprend que l’arrivée massive de « nouveaux étrangers en situation irrégulière » dans le langage Canard Enchaîné (en clair, des clandestins sans autorisation de circuler sur le territoire) risque de mettre, cet hiver, la politique d’hébergement d’urgence dans l’impossibilité de fonctionner en région parisienne!
Selon l’auteur de l’article, il y aurait en Seine-Saint-Denis, plus de 7.000 sans-papiers recensés au 31 juillet 2011, et 1000 de plus en 2012, soit une progression de 15 % en un an
Les malheureux nouveaux venus, sous les conseils judicieux d'élus qui trahissent le Peuple, avaient occupés, non pas une mosquée (comme cela aurait du être le cas pour des musulmans), mais la basilique de Saint-Denis. Matignon, ne voulant pas froisser l’Union européenne, il n'était pas question de les expulser.
Le premier ministre, J.M.Ayrault a donc demandé à Cécile Duflot de trouver des solutions. Un lieu d’hébergement leur était proposé dans le Val d’Oise, mais là encore, les clandestins défendus par toutes le officines antiracistes (financées par nos impôts), se sont octroyés le luxe de le refuser, expliquant que ce lieu était trop loin de Paris. Ces derniers ont d’autre part imposés l'exigence de demeurer tous ensemble.
C'est alors que la République trouve la solution ; un hôtel trois étoiles, à 150 euros la nuit, près du Stade de France à Saint-Denis. Toujours selon l’article, l’hébergement d’urgence, dans la seule Ile-de-France, serait réservé entre 80 et 95 % à des étrangers en situation irrégulière. Ce qui coûte annuellement 410 millions d’euros au contribuable français, en plus du plan d’urgence supplémentaire de 50 millions d’euros réclamé par Cécile Duflot... Car la ministre du Logement à d'autres tours dans son sac à main en nous pondant la douce suggestion de régulariser les 8000 clandestins! Ce qui, d'après elle, leur donnerait accès plus facilement aux logements sociaux...
Premier article décoiffant, mais, à côté de lui, dans le même esprit, un dénommé I.B. nous suggère un papier intitulé : « Allah santé de l’Etat ». On y apprend qu’un ancien « imam » d’Argenteuil, kurde irakien, Yashar Ali, est assigné à résidence, dans une petite ville bretonne, Arostrenen, depuis cinq années et demi. Pour le garder à l’œil, la République lui offre le gite et le couvert, à hauteur de 1.500 euros par mois. Mais avant d’être envoyé en Côtes d’Armor, le sympathique imam avait été logé, durant trois ans, dans un hôtel trois étoiles, en Lozère, à Mende. Depuis huit ans, ce brave disciple du salafisme en France, nous a donc coûté la bagatelle de 155.000 euros.
On est en droit de s’interroger, à la lecture de tels articles, sur la réaction de nos compatriotes, qui, en région parisienne, fréquentent tous les jours les transports en commun, avec ses heures d'attentes interminables, dans des conditions de confort difficiles, avec des retards de plus en plus fréquents. Les clandestins exigent la proximité parisienne, et ils l’obtiennent !
Dans un contexte où le gouvernement Hollande-Ayrault demande 33 milliards d’économies en 2013! Après le serrage de ceinture de 7 milliards pour cette année 2012, quel va être l'avenir des millions de retraités, qui ont cotisé toute leur vie, lorsqu'ils apprendront ce à quoi vont servir leurs futurs prélèvements, souvent sur de petites retraites, eux qui, déjà en grand nombre ne peuvent plus se soigner, quand les clandestins bénéficient de l’AME ou de l’ASPA! Bien entendu, sans avoir jamais donné un centime à la France.
Ceux qui ont des logements précaires ou qui dorment dans leur voiture, faute de pouvoir se payer un toit, apprécieront également les largesses de la ministre du logement. La France déjà victime des banques et de la diaspora de ses richesses, les classes moyennes, qui subissent un véritable holocauste fiscal, et qui doivent s'acquitter des loyers astronomiques, savoureront également ces quelques chiffres
L’explication est pourtant fort simple : le Parti Socialiste ose parler de justice sociale, quand les Français modestes sont victimes de sa préférence immigrée… Tout est dit...
Le Parti Solidaire Français, demande au gouvernement de suspendre toutes les aides au logement aux non français et de répondre défavorablement à la demande de régularisation de ces clandestins qui n'ont aucun passe droit sur la population française en règle! Population française qui je le rappel détient le droit à disposer comme il l'entend de l'entière surface de son territoire selon les principes bancales de la démocratie moderne (normalement souveraineté du peuple) et de la République (historiquement, cause de la plèbe et plaidée par le tribun). Toute personne qui prend la décision de quitter sa Patrie pour venir « squatter » celle des autres, se met ouvertement au service du capital apatride, et devient par conséquent un traître Pour nous le combat de la gauche, la véritable gauche, celle des français qui aiment la France, se situe en premier lieu contre ceux qui exploitent nos travailleurs et ceux qui participent à la destruction de leur outil de travail ainsi qu'à leur droit à disposer d'eux mêmes. La Vraie gauche, reste consciente que « l'immigration est l'arme du capital » et que cette phrase de Karl Marx devrait être inscrite à la porte de tous les grands syndicats nationaux. Sans cela, démagogie, mensonges et spoliations resteront l'avenir des enfants de France!
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
L’immigration, cheval de Troie des puissances étrangères
L’immigration est un boulet. Un boulet pour l’économie : elle pèse sur les déficits, elle aggrave le chômage. Un boulet social : elle tire les salaires à la baisse. Un boulet sécuritaire : inutile d’en dire plus… L’immigration est aussi devenue un vecteur d’influence pour les puissances étrangères.
Les grandes métropoles régionales et les principales villes moyennes se couvrent de minarets coiffant de grandes mosquées. Cet islam conquérant n’est en rien spontané. Derrière chaque construction et chaque imam, il y a l’argent et l’influence d’une puissance étrangère : Maroc, Algérie, Turquie, pétromonarchies du Golfe persique. Le petit Qatar – peuplé à plus de 80 % d’immigrés sans le moindre droit — est encore allé plus loin : il s’est engagé à financer le développement d’entreprises ethniques en Seine-Saint-Denis.
Mais les pays musulmans ne sont pas les seuls à jouer à ce petit jeu. L’hyperpuissance américaine est aussi omniprésente dans les banlieues françaises. Nommé à Paris, en 2009, par Obama, l’ambassadeur Rivkin s’est donné pour priorité d’exercer l’influence des États-Unis sur les banlieues de l’immigration. Les sites islamiques Oummah et Saphir ont reconnu leurs bonnes relations avec l’ambassade américaine. Le Bondy blog, qui bénéficie d’une notoriété médiatique parfaitement artificielle, a reçu la visite médiatisée de l’ambassadeur américain accompagné de l’acteur noir Samuel Johnson. Les voyages transatlantiques payés par le département d’État ou les agences américaines se multiplient : rappeurs américains venant en banlieue, jeunes pousses économiques et politiques invitées aux États-Unis. La ministre Najat-Belkacem est elle-même un produit de la « French american foundation ».
Dans son activité d’influence en direction des milieux immigrés, l’ambassadeur est assisté par Mark Taplin : un diplomate d’expérience spécialiste du soft power qui a exercé ses talents en Russie (à l’époque d’Eltsine) puis en Ukraine, Moldavie et Biélorussie de 1999 à 2004 (à l’époque de la « révolution de couleur » en Ukraine). Voilà qui est clair !
Jean-Yves Le Gallou http://www.francepresseinfos.com/
Ancien député européen, essayiste
Président de Polemia
L’immigration est un boulet. Un boulet pour l’économie : elle pèse sur les déficits, elle aggrave le chômage. Un boulet social : elle tire les salaires à la baisse. Un boulet sécuritaire : inutile d’en dire plus… L’immigration est aussi devenue un vecteur d’influence pour les puissances étrangères.
Les grandes métropoles régionales et les principales villes moyennes se couvrent de minarets coiffant de grandes mosquées. Cet islam conquérant n’est en rien spontané. Derrière chaque construction et chaque imam, il y a l’argent et l’influence d’une puissance étrangère : Maroc, Algérie, Turquie, pétromonarchies du Golfe persique. Le petit Qatar – peuplé à plus de 80 % d’immigrés sans le moindre droit — est encore allé plus loin : il s’est engagé à financer le développement d’entreprises ethniques en Seine-Saint-Denis.
Mais les pays musulmans ne sont pas les seuls à jouer à ce petit jeu. L’hyperpuissance américaine est aussi omniprésente dans les banlieues françaises. Nommé à Paris, en 2009, par Obama, l’ambassadeur Rivkin s’est donné pour priorité d’exercer l’influence des États-Unis sur les banlieues de l’immigration. Les sites islamiques Oummah et Saphir ont reconnu leurs bonnes relations avec l’ambassade américaine. Le Bondy blog, qui bénéficie d’une notoriété médiatique parfaitement artificielle, a reçu la visite médiatisée de l’ambassadeur américain accompagné de l’acteur noir Samuel Johnson. Les voyages transatlantiques payés par le département d’État ou les agences américaines se multiplient : rappeurs américains venant en banlieue, jeunes pousses économiques et politiques invitées aux États-Unis. La ministre Najat-Belkacem est elle-même un produit de la « French american foundation ».
Dans son activité d’influence en direction des milieux immigrés, l’ambassadeur est assisté par Mark Taplin : un diplomate d’expérience spécialiste du soft power qui a exercé ses talents en Russie (à l’époque d’Eltsine) puis en Ukraine, Moldavie et Biélorussie de 1999 à 2004 (à l’époque de la « révolution de couleur » en Ukraine). Voilà qui est clair !
Jean-Yves Le Gallou http://www.francepresseinfos.com/
Ancien député européen, essayiste
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
100 000 ou 200 000 étrangers supplémentaires par an ? - J.-P. Gourévitch répond à J.-Y. Le Gallou
L’article de Jean-Yves Le Gallou, Désinformation sur les entrées d'immigrés : Polémia fait le point http://www.polemia.com/article.php?id=5376, a suscité une réponse de Jean-Paul Gourévitch qui ne partage pas son analyse. Il est naturel que Polémia donne la parole à ce consultant qui a fourni plusieurs travaux de grand intérêt sur l’immigration. Vous trouverez ci-joint son droit de réponse dans le cadre d’une disputatio courtoise mais technique. Les chiffres et les raisonnements ne s’appliquent pas toujours aux mêmes données. Jean-Yves Le Gallou reviendra sur ce sujet en partant d’une approche globale du solde migratoire qui selon lui confirme son estimation initiale. En attendant voici la lettre de Jean-Paul Gourévitch. Polémia.
Controverse avec Jean-Yves Le Gallou sur l'augmentation de la proportion de la population immigrée en France
Cher Jean-Yves Le Gallou,
J'ai bien reçu vos courriers et lu votre article dans Polémia. Et je ne partage pas votre analyse comme vous le verrez ci-après.
Retour aux textes
Page 19 de la monographie n° 27 de Contribuables Associés (novembre 2012), dans le chapitre sur les immigrés en situation régulière, je précise : Catherine Borrel et Jean-Michel Durr, dans leur collecte de données 2004 (INSEE Première n° 101, janvier 2005) écrivent : « 4,5 millions de personnes immigrées âgées de 18 ans ou plus résident en France métropolitaine, soit 9,6% de l'ensemble de la population du même âge contre 8,9% en 1999. Si l'on s'en tient à cette statistique il paraît clair que la population immigrée a augmenté en pourcentage d'environ 0,15% par an. C'est cette proportion que nous adopterons. »
Il s'agit donc bien ici de la population immigrée au strict sens de l'INSEE (personnes nées à l'étranger de parents eux-mêmes nés à l'étranger et qui veulent s'installer durablement ou définitivement dans le pays d'accueil) et non de la population étrangère car, comme vous le savez, « étranger » s'oppose à « Français » tandis qu' « immigré » s'oppose à « autochtone ». La notion de naturalisation n'a donc pas à être prise en compte ici, pas plus que les descendants d'immigrés nés en France.
Votre analyse
Dans votre article, vous contestez mes chiffres et concluez : « Dans un domaine où la pression du politiquement correct est puissante, on ne peut exclure l’hypothèse d’une minoration par précaution. » Vous me connaissez pourtant assez bien pour savoir que je suis hermétique aux pressions d'où qu'elles viennent et que je n'ai comme objectif que de cerner au plus près la vérité de l'information, quelles que soient les attaques dont j'ai été et continue d'être l'objet.
Votre analyse se fonde sur plusieurs paramètres :
– une contestation des chiffres de l'INSEE dont vous dénoncez les palinodies en matière de solde migratoire (paragraphe 1) ;
– un amalgame entre le solde migratoire de l'immigration régulière et celui de l'immigration irrégulière (paragraphe 2) ;
– un amalgame entre les étrangers et les immigrés, qui vous conduit à affirmer que, sur la période 1999-2009, « le nombre des étrangers nouveaux s'élève donc à 216.000 par an, soit 0,325% de la population, plus du double de l'estimation de Jean-Paul Gourévitch » (paragraphe 3), ce que vous confirmez dans le paragraphe 4 en décomposant cette population en 160.000 entrées d'étrangers par an + 56.000 enfants nés de deux parents étrangers ;
– enfin, dans le cadre du « grand remplacement de population » que vous stigmatisez paragraphe 5, vous montrez à partir des statistiques de naissances de 2011 (824.000 dont 604.000 nés de deux parents nés en France, source INSEE) que pour les 219.000 restants, 87% proviennent d'un parent ou des deux né(s) hors de l'Union européenne.
Ceci vous amène à la conclusion suivante :
« Il y a 66 millions d’habitants (Français d’origine et immigrés). S’il y a 100.000 immigrés supplémentaires, cela fait bien 0,15% de la population résidant en France. S’il y a 200.000 immigrés supplémentaires, cela fait bien 0,30% de la population résidant en France. »
Je crois avoir ici loyalement résumé votre argumentaire. Je vais maintenant y répondre.
***
Admettez d'abord que votre paragraphe sur les naissances en France, quelle que soit sa justification, est hors sujet puisque ces naissances ne rentrent pas dans la catégorie « immigrés » citée plus haut. Toutefois, pour ne pas occulter cet aspect, après avoir traité des immigrés au sens strict du terme, j'élargirai ma réponse aux enfants d'immigrés.
Le solde migratoire de l'immigration régulière
Sur le solde migratoire, il faut séparer les immigrés en situation régulière et les immigrés en situation irrégulière. Pour les premiers on connaît le nombre des entrées (185.000 en moyenne) mais le système français n'enregistre pas le nombre des sorties sauf pour les reconduites et retours volontaires qui ne concernent que marginalement l'immigration régulière. Il faut donc soustraire du chiffre des entrées ceux qui reviennent chez eux, ceux qui partent pour un autre pays de l'espace Schengen et les immigrés présents sur le territoire qui décèdent.
Il est impossible de se fonder sur les statistiques de l'émigration que j'ai analysées dans la monographie n° 21, à savoir 233.000 départs par an et 168.000 retours, puisque, si on peut identifier largement les pays où ces personnes ont choisi d'aller vivre, on connaît très mal la composition de la population émigrante, même si l'on peut admettre qu'environ 90% du solde migratoire de l'émigration, soit 61.000 personnes, sont vraisemblablement autochtones. En ce qui concerne les décès des seuls « étrangers », vous les avez vous-même chiffrés à une moyenne de 23.600 par an. Pour les sorties, faute de statistiques officielles fiables, ce que nous déplorons vous et moi, nous sommes obligés de procéder par approximation.
Vous contestez le solde migratoire 2011 établi par l'INSEE, soit 77.000 personnes, au motif que l'INSEE a revu à la hausse en 2005 ses estimations en faisant un « ajustement » important qui aurait doublé ce solde. Certes, l'Institut n'enregistre les données que de ceux qui ont voulu ou pu se faire recenser, mais l'hypothèse d'un prochain « ajustement » de l'INSEE ne repose sur aucune donnée scientifique. Pour l'accréditer, vous vous appuyez d'ailleurs sur l'augmentation du nombre de demandeurs d'asile et de bénéficiaires de l'Aide médicale d'Etat qui relèvent du solde migratoire de l'immigration irrégulière, ce qui est un autre sujet.
Bref, constatant que le solde migratoire affiché par l'INSEE pour 2011 est de 77.000 et que les « oublis » de l'INSEE dans son recensement s'étagent, pour les immigrés en situation régulière, entre 10 et 20%, je dirais volontiers que l'augmentation de la population immigrée en situation régulière est de 77.000 + 11.500 (15% de 77.000) – 23.600 = 64.900 personnes (arrondies à 65.000).
Le solde migratoire de l'immigration irrégulière
Sur ce point, nous ne disposons pas, et pour cause, du nombre d'entrées mais seulement de celui des reconduites volontaires, humanitaires ou forcées (environ 30.000 par an) et du nombre de régularisations (environ 30.000). Il faudrait y ajouter ceux qui reviennent d'eux-mêmes ou partent dans un autre pays de l'espace Schengen. A partir des indicateurs dont nous disposions – nombre de déboutés du droit d'asile, d'interpellations, de placements en rétention, d'arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière et d'obligations de quitter le territoire français non exécutés – nous en avons conclu (p. 22-23 de la monographie) que « le stock de migrants irréguliers continue à augmenter même si c'est à un rythme beaucoup plus faible que celui des années précédentes », cette augmentation étant principalement due à la politique migratoire pratiquée à Mayotte, en Guyane et dans une moindre mesure dans les autres DOM-TOM.
Conclusion sur le solde migratoire
Si l'on considère que cette dernière augmentation est d'environ 15.000 personnes, cela signifie que le nombre total d'immigrés en France augmente chaque année d'environ 80.000 personnes.
Par rapport à une population française que l'INSEE a établie au 1/1/2012 à 65,350 M d'habitants, qui croît chaque année de 350.000 unités, et en retranchant l'émigration autochtone, l'augmentation du pourcentage des immigrés entre le 1/1/2012 et le 1/1/2013 serait sensiblement égale à :
80.000/ (65.350.000 + 350.000 – 61.000 – 80.000), soit :
80.000/ 65.559.000, soit 0,122%.
Vous noterez que, même si nous oblitérions les 23.600 décès en nous restreignant au seul solde migratoire, nous aboutirions à une proportion de 103.600 (80.000 + 23.600)/ 65.559, soit 0,158%. Nous sommes très loin du 0,30% par an que vous avez calculé.
L'extension de l'étude aux descendants d'immigrés
Sur ce point nous partageons le même point de vue global. La population d'origine étrangère des moins de 18 ans croît davantage que la moyenne nationale du fait essentiellement du différentiel de fécondité entre immigrés et autochtones. Page 24 de la monographie et après avoir tenu compte des « oublis » de l'INSEE, nous avions dénombré une population d’immigrés et descendants en situation régulière ou non de 9,975 M de personnes sur 66,660 M de résidents sur l'ensemble du territoire français COM compris, soit 15%.
Il est impossible d'affiner une segmentation par âges en raison de la méconnaissance de la pyramide des âges des migrants irréguliers mais, celle-ci représentant, selon nos estimations, moins de 1,05% de la population française et 7,2% de l'ensemble des personnes d'origine étrangère, son impact est mince et le pourcentage des moins de 18 ans très faible. Je me contenterai donc de reprendre vos chiffres extraits des statistiques de l'INSEE : 604.000 naissances autochtones sur 824.000 et 219.000 nés d'un ou deux parents étrangers.
Le principe que nous avons adopté, plus restrictif que le vôtre, est le suivant. Quand les deux parents sont nés à l'étranger, les enfants sont considérés comme étant d'origine étrangère ; quand l'un des deux est né en France, c'est la proportion d'un sur deux qui est retenue. La statistique page 17 de la monographie donne le suivi des naissances en fonction du lieu de naissance des parents. Sur une moyenne de 13 ans, la proportion des enfants de couples autochtones est environ de 75%, celle d'enfants de couples mixtes de 14%, celle d'enfants de couples étrangers de 11%. Bref, la proportion de ceux que nous considérons comme personnes d'origine étrangère s'établit à 11 + 7 (14/2) soit 18%. Ainsi, sur 804.000 naissances, il se situerait à 144.720 (804.000 x 0,18).
Les moins de 18 ans d'origine étrangère représentant 19,4% de la population légale (mais 20% dans la seule métropole), leur poids, même augmenté des irréguliers de moins de 18 ans, reste à la lumière des statistiques de l'INSEE sensiblement constant et le chiffre de 0,15% d'augmentation de la population immigrée par an en est d'autant plus conforté. En revanche, il n'est pas discutable que le rajeunissement constant de la population d'origine étrangère, la multiplication des couples mixtes et l'importance des flux migratoires non contrôlés dans les COM et à Mayotte est de nature à accélérer le métissage de la population française.
Je livre cette démonstration à votre sagacité, souhaite que vous en teniez compte pour rectifier votre analyse et surtout considérer que je ne me détermine pas en fonction d'une conjoncture politique ou d'un principe de précaution mais d'une démarche aussi scientifique que possible dans le flou des statistiques dont nous disposons, afin de permettre à chacun des lecteurs de construire son opinion personnelle en connaissance de cause.
Et je vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs.
Jean-Paul Gourévitch
13/01/2013
Voir : Désinformation sur les entrées d'immigrés : Polémia fait le point http://www.polemia.com/article.php?id=5376
Correspondance Poémia- 21/01/2013
L’article de Jean-Yves Le Gallou, Désinformation sur les entrées d'immigrés : Polémia fait le point http://www.polemia.com/article.php?id=5376, a suscité une réponse de Jean-Paul Gourévitch qui ne partage pas son analyse. Il est naturel que Polémia donne la parole à ce consultant qui a fourni plusieurs travaux de grand intérêt sur l’immigration. Vous trouverez ci-joint son droit de réponse dans le cadre d’une disputatio courtoise mais technique. Les chiffres et les raisonnements ne s’appliquent pas toujours aux mêmes données. Jean-Yves Le Gallou reviendra sur ce sujet en partant d’une approche globale du solde migratoire qui selon lui confirme son estimation initiale. En attendant voici la lettre de Jean-Paul Gourévitch. Polémia.
Controverse avec Jean-Yves Le Gallou sur l'augmentation de la proportion de la population immigrée en France
Cher Jean-Yves Le Gallou,
J'ai bien reçu vos courriers et lu votre article dans Polémia. Et je ne partage pas votre analyse comme vous le verrez ci-après.
Retour aux textes
Page 19 de la monographie n° 27 de Contribuables Associés (novembre 2012), dans le chapitre sur les immigrés en situation régulière, je précise : Catherine Borrel et Jean-Michel Durr, dans leur collecte de données 2004 (INSEE Première n° 101, janvier 2005) écrivent : « 4,5 millions de personnes immigrées âgées de 18 ans ou plus résident en France métropolitaine, soit 9,6% de l'ensemble de la population du même âge contre 8,9% en 1999. Si l'on s'en tient à cette statistique il paraît clair que la population immigrée a augmenté en pourcentage d'environ 0,15% par an. C'est cette proportion que nous adopterons. »
Il s'agit donc bien ici de la population immigrée au strict sens de l'INSEE (personnes nées à l'étranger de parents eux-mêmes nés à l'étranger et qui veulent s'installer durablement ou définitivement dans le pays d'accueil) et non de la population étrangère car, comme vous le savez, « étranger » s'oppose à « Français » tandis qu' « immigré » s'oppose à « autochtone ». La notion de naturalisation n'a donc pas à être prise en compte ici, pas plus que les descendants d'immigrés nés en France.
Votre analyse
Dans votre article, vous contestez mes chiffres et concluez : « Dans un domaine où la pression du politiquement correct est puissante, on ne peut exclure l’hypothèse d’une minoration par précaution. » Vous me connaissez pourtant assez bien pour savoir que je suis hermétique aux pressions d'où qu'elles viennent et que je n'ai comme objectif que de cerner au plus près la vérité de l'information, quelles que soient les attaques dont j'ai été et continue d'être l'objet.
Votre analyse se fonde sur plusieurs paramètres :
– une contestation des chiffres de l'INSEE dont vous dénoncez les palinodies en matière de solde migratoire (paragraphe 1) ;
– un amalgame entre le solde migratoire de l'immigration régulière et celui de l'immigration irrégulière (paragraphe 2) ;
– un amalgame entre les étrangers et les immigrés, qui vous conduit à affirmer que, sur la période 1999-2009, « le nombre des étrangers nouveaux s'élève donc à 216.000 par an, soit 0,325% de la population, plus du double de l'estimation de Jean-Paul Gourévitch » (paragraphe 3), ce que vous confirmez dans le paragraphe 4 en décomposant cette population en 160.000 entrées d'étrangers par an + 56.000 enfants nés de deux parents étrangers ;
– enfin, dans le cadre du « grand remplacement de population » que vous stigmatisez paragraphe 5, vous montrez à partir des statistiques de naissances de 2011 (824.000 dont 604.000 nés de deux parents nés en France, source INSEE) que pour les 219.000 restants, 87% proviennent d'un parent ou des deux né(s) hors de l'Union européenne.
Ceci vous amène à la conclusion suivante :
« Il y a 66 millions d’habitants (Français d’origine et immigrés). S’il y a 100.000 immigrés supplémentaires, cela fait bien 0,15% de la population résidant en France. S’il y a 200.000 immigrés supplémentaires, cela fait bien 0,30% de la population résidant en France. »
Je crois avoir ici loyalement résumé votre argumentaire. Je vais maintenant y répondre.
***
Admettez d'abord que votre paragraphe sur les naissances en France, quelle que soit sa justification, est hors sujet puisque ces naissances ne rentrent pas dans la catégorie « immigrés » citée plus haut. Toutefois, pour ne pas occulter cet aspect, après avoir traité des immigrés au sens strict du terme, j'élargirai ma réponse aux enfants d'immigrés.
Le solde migratoire de l'immigration régulière
Sur le solde migratoire, il faut séparer les immigrés en situation régulière et les immigrés en situation irrégulière. Pour les premiers on connaît le nombre des entrées (185.000 en moyenne) mais le système français n'enregistre pas le nombre des sorties sauf pour les reconduites et retours volontaires qui ne concernent que marginalement l'immigration régulière. Il faut donc soustraire du chiffre des entrées ceux qui reviennent chez eux, ceux qui partent pour un autre pays de l'espace Schengen et les immigrés présents sur le territoire qui décèdent.
Il est impossible de se fonder sur les statistiques de l'émigration que j'ai analysées dans la monographie n° 21, à savoir 233.000 départs par an et 168.000 retours, puisque, si on peut identifier largement les pays où ces personnes ont choisi d'aller vivre, on connaît très mal la composition de la population émigrante, même si l'on peut admettre qu'environ 90% du solde migratoire de l'émigration, soit 61.000 personnes, sont vraisemblablement autochtones. En ce qui concerne les décès des seuls « étrangers », vous les avez vous-même chiffrés à une moyenne de 23.600 par an. Pour les sorties, faute de statistiques officielles fiables, ce que nous déplorons vous et moi, nous sommes obligés de procéder par approximation.
Vous contestez le solde migratoire 2011 établi par l'INSEE, soit 77.000 personnes, au motif que l'INSEE a revu à la hausse en 2005 ses estimations en faisant un « ajustement » important qui aurait doublé ce solde. Certes, l'Institut n'enregistre les données que de ceux qui ont voulu ou pu se faire recenser, mais l'hypothèse d'un prochain « ajustement » de l'INSEE ne repose sur aucune donnée scientifique. Pour l'accréditer, vous vous appuyez d'ailleurs sur l'augmentation du nombre de demandeurs d'asile et de bénéficiaires de l'Aide médicale d'Etat qui relèvent du solde migratoire de l'immigration irrégulière, ce qui est un autre sujet.
Bref, constatant que le solde migratoire affiché par l'INSEE pour 2011 est de 77.000 et que les « oublis » de l'INSEE dans son recensement s'étagent, pour les immigrés en situation régulière, entre 10 et 20%, je dirais volontiers que l'augmentation de la population immigrée en situation régulière est de 77.000 + 11.500 (15% de 77.000) – 23.600 = 64.900 personnes (arrondies à 65.000).
Le solde migratoire de l'immigration irrégulière
Sur ce point, nous ne disposons pas, et pour cause, du nombre d'entrées mais seulement de celui des reconduites volontaires, humanitaires ou forcées (environ 30.000 par an) et du nombre de régularisations (environ 30.000). Il faudrait y ajouter ceux qui reviennent d'eux-mêmes ou partent dans un autre pays de l'espace Schengen. A partir des indicateurs dont nous disposions – nombre de déboutés du droit d'asile, d'interpellations, de placements en rétention, d'arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière et d'obligations de quitter le territoire français non exécutés – nous en avons conclu (p. 22-23 de la monographie) que « le stock de migrants irréguliers continue à augmenter même si c'est à un rythme beaucoup plus faible que celui des années précédentes », cette augmentation étant principalement due à la politique migratoire pratiquée à Mayotte, en Guyane et dans une moindre mesure dans les autres DOM-TOM.
Conclusion sur le solde migratoire
Si l'on considère que cette dernière augmentation est d'environ 15.000 personnes, cela signifie que le nombre total d'immigrés en France augmente chaque année d'environ 80.000 personnes.
Par rapport à une population française que l'INSEE a établie au 1/1/2012 à 65,350 M d'habitants, qui croît chaque année de 350.000 unités, et en retranchant l'émigration autochtone, l'augmentation du pourcentage des immigrés entre le 1/1/2012 et le 1/1/2013 serait sensiblement égale à :
80.000/ (65.350.000 + 350.000 – 61.000 – 80.000), soit :
80.000/ 65.559.000, soit 0,122%.
Vous noterez que, même si nous oblitérions les 23.600 décès en nous restreignant au seul solde migratoire, nous aboutirions à une proportion de 103.600 (80.000 + 23.600)/ 65.559, soit 0,158%. Nous sommes très loin du 0,30% par an que vous avez calculé.
L'extension de l'étude aux descendants d'immigrés
Sur ce point nous partageons le même point de vue global. La population d'origine étrangère des moins de 18 ans croît davantage que la moyenne nationale du fait essentiellement du différentiel de fécondité entre immigrés et autochtones. Page 24 de la monographie et après avoir tenu compte des « oublis » de l'INSEE, nous avions dénombré une population d’immigrés et descendants en situation régulière ou non de 9,975 M de personnes sur 66,660 M de résidents sur l'ensemble du territoire français COM compris, soit 15%.
Il est impossible d'affiner une segmentation par âges en raison de la méconnaissance de la pyramide des âges des migrants irréguliers mais, celle-ci représentant, selon nos estimations, moins de 1,05% de la population française et 7,2% de l'ensemble des personnes d'origine étrangère, son impact est mince et le pourcentage des moins de 18 ans très faible. Je me contenterai donc de reprendre vos chiffres extraits des statistiques de l'INSEE : 604.000 naissances autochtones sur 824.000 et 219.000 nés d'un ou deux parents étrangers.
Le principe que nous avons adopté, plus restrictif que le vôtre, est le suivant. Quand les deux parents sont nés à l'étranger, les enfants sont considérés comme étant d'origine étrangère ; quand l'un des deux est né en France, c'est la proportion d'un sur deux qui est retenue. La statistique page 17 de la monographie donne le suivi des naissances en fonction du lieu de naissance des parents. Sur une moyenne de 13 ans, la proportion des enfants de couples autochtones est environ de 75%, celle d'enfants de couples mixtes de 14%, celle d'enfants de couples étrangers de 11%. Bref, la proportion de ceux que nous considérons comme personnes d'origine étrangère s'établit à 11 + 7 (14/2) soit 18%. Ainsi, sur 804.000 naissances, il se situerait à 144.720 (804.000 x 0,18).
Les moins de 18 ans d'origine étrangère représentant 19,4% de la population légale (mais 20% dans la seule métropole), leur poids, même augmenté des irréguliers de moins de 18 ans, reste à la lumière des statistiques de l'INSEE sensiblement constant et le chiffre de 0,15% d'augmentation de la population immigrée par an en est d'autant plus conforté. En revanche, il n'est pas discutable que le rajeunissement constant de la population d'origine étrangère, la multiplication des couples mixtes et l'importance des flux migratoires non contrôlés dans les COM et à Mayotte est de nature à accélérer le métissage de la population française.
Je livre cette démonstration à votre sagacité, souhaite que vous en teniez compte pour rectifier votre analyse et surtout considérer que je ne me détermine pas en fonction d'une conjoncture politique ou d'un principe de précaution mais d'une démarche aussi scientifique que possible dans le flou des statistiques dont nous disposons, afin de permettre à chacun des lecteurs de construire son opinion personnelle en connaissance de cause.
Et je vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs.
Jean-Paul Gourévitch
13/01/2013
Voir : Désinformation sur les entrées d'immigrés : Polémia fait le point http://www.polemia.com/article.php?id=5376
Correspondance Poémia- 21/01/2013
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Expulsion de clandestins : l’enfumage du gouvernement !
D’après l’entourage de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, qui confirme une information du quotidien Libération, la France aurait expulsé, en 2012, 36.822 étrangers en situation irrégulière. Un record, selon cette source qui déclare que « 36.822 sans-papiers ont été expulsés en 2012 contre 32.912 en 2011, soit une hausse de 11,9% », avant d’expliquer que les deux premiers mois de l’année « furent sans précédent ».
S’agit-il d’une manœuvre pour rassurer les français ? Qu’importe d’ailleurs le détail des chiffres, que l’on manipule somme toute sans trop de difficultés en jouant sur différents paramètres. Car l’immigration de masse et de substitution est bien le fait de ces gens là qui nous assurent aujourd’hui lutter contre la clandestinité.
Comment peuvent-ils prétendre réguler l’immigration, quand les accords de Schengen accordent à tous les étrangers présents sur le sol européen le droit de circuler dans n’importe quel pays de l’Union européenne ? Les socialistes ont-ils oublié qu’ils ont fait voter le dernier traité européen qui affirme la suprématie du droit européen sur le droit national, ôtant à la France la maîtrise de son propre territoire ? Comment seraient-ils crédibles dans leur lutte contre l’immigration clandestine lorsqu’ils ont contribué à l’effacement des frontières, voyant dans l’émancipation à toute sorte d’attache un facteur du Progrès ? Lorsqu’ils promeuvent sous couvert de cette même idéologie le dépassement de toutes les structures d’appartenance et d’enracinement ? Lorsqu’ils chantent sur tous les tons les louanges de la « diversité« , criant que l’immigration est une chance pour la France ?
Ils peuvent bien tordre les chiffres dans tous les sens qu’ils veulent : leur double discours les discrédite complètement. Le fait est que dans la réalité, le français qui prend le métro ne s’y est pas senti pas davantage chez lui en 2012 qu’en 2011…
JdR http://www.contre-info.com/
D’après l’entourage de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, qui confirme une information du quotidien Libération, la France aurait expulsé, en 2012, 36.822 étrangers en situation irrégulière. Un record, selon cette source qui déclare que « 36.822 sans-papiers ont été expulsés en 2012 contre 32.912 en 2011, soit une hausse de 11,9% », avant d’expliquer que les deux premiers mois de l’année « furent sans précédent ».
S’agit-il d’une manœuvre pour rassurer les français ? Qu’importe d’ailleurs le détail des chiffres, que l’on manipule somme toute sans trop de difficultés en jouant sur différents paramètres. Car l’immigration de masse et de substitution est bien le fait de ces gens là qui nous assurent aujourd’hui lutter contre la clandestinité.
Comment peuvent-ils prétendre réguler l’immigration, quand les accords de Schengen accordent à tous les étrangers présents sur le sol européen le droit de circuler dans n’importe quel pays de l’Union européenne ? Les socialistes ont-ils oublié qu’ils ont fait voter le dernier traité européen qui affirme la suprématie du droit européen sur le droit national, ôtant à la France la maîtrise de son propre territoire ? Comment seraient-ils crédibles dans leur lutte contre l’immigration clandestine lorsqu’ils ont contribué à l’effacement des frontières, voyant dans l’émancipation à toute sorte d’attache un facteur du Progrès ? Lorsqu’ils promeuvent sous couvert de cette même idéologie le dépassement de toutes les structures d’appartenance et d’enracinement ? Lorsqu’ils chantent sur tous les tons les louanges de la « diversité« , criant que l’immigration est une chance pour la France ?
Ils peuvent bien tordre les chiffres dans tous les sens qu’ils veulent : leur double discours les discrédite complètement. Le fait est que dans la réalité, le français qui prend le métro ne s’y est pas senti pas davantage chez lui en 2012 qu’en 2011…
JdR http://www.contre-info.com/
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