Le metissage detruit l'identite et la culture de chaque nation, et ce, partout dans le monde.. Des ethnies africaines absorbees par d'autres ethnies se diluent, disparaissent, et j'en parle en connaissance de cause quand je vois la transformation de certains etats africains en 20 ans !
L'immigration : une affaire d'État !
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Metissage benefique a long terme ?
Le metissage detruit l'identite et la culture de chaque nation, et ce, partout dans le monde.. Des ethnies africaines absorbees par d'autres ethnies se diluent, disparaissent, et j'en parle en connaissance de cause quand je vois la transformation de certains etats africains en 20 ans !
Le metissage detruit l'identite et la culture de chaque nation, et ce, partout dans le monde.. Des ethnies africaines absorbees par d'autres ethnies se diluent, disparaissent, et j'en parle en connaissance de cause quand je vois la transformation de certains etats africains en 20 ans !
Nous n'avons aucun droit sur les animaux, seulement des devoirs.
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Oui, je comprends. J'ai du mal m'exprimer. Je ne parlais pas de métissage généralisé, mais de métissage avec des populations réceptives, et à notre avantage. D'abord fermer les vannes de l'immigration, pratiquer une assimilation totale, comme je l'ai décrite dans mon précédent message. Il faut dans ce cas que la minorité étrangère reste... minoritaire, et que notre sang reste lui majoritaire. Par le mélange, au bout de quelques générations, ni culturellement, ni physiquement, on ne pourra faire la différence entre un français de longue souche et celui ci.
Regardons les descendants de Dumas, où même les enfants de notre cher Dieudonné.
Ce qui est impossible avec les Arabes, pour les raisons que j'ai évoqués.
En l'absence de possibilité d'alternatives plus sévères, c'est une solution. Un combat culturel et génétique en somme.
Regardons les descendants de Dumas, où même les enfants de notre cher Dieudonné.
Ce qui est impossible avec les Arabes, pour les raisons que j'ai évoqués.
En l'absence de possibilité d'alternatives plus sévères, c'est une solution. Un combat culturel et génétique en somme.
Vous aurez beau mondialiser la plaine, mais notre coeur, vous ne l'aurez jamais
"Mon pays me fait mal. Quand sera-t-il guéri ?" R.Brasillach
"Où manque la force, le droit disparaît; où apparaît la force, le droit commence de rayonner"
Maurice Barrès
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
L'immigration du point de vue de la science économique : coût social versus avantage privé
Le discours médiatique sur les bienfaits de l’immigration repose sur une série d’approximations et de mensonges. Yvan Blot présente ici un point de vue économique critique. Il souligne les conséquences sociales et économiques de salaires tirés à la baisse, au détriment de l’innovation et de l’équilibre des comptes sociaux. Si certains avantages de l’immigration sont privatisés, ses inconvénients sont, eux, collectivisés : un point sur lequel reviendra le colloque de l’Institut de géopolitique des populations sur « Peut-on raisonnablement calculer le coût de l’immigration ? », le 16 février prochain (*).
Polémia.
On veut nous faire croire aujourd’hui que l’immigration est indispensable à la croissance.
Historiquement, la croissance économique moderne est née en Angleterre puis s’est propagée en Europe (Belgique, France, Allemagne au début) qui était alors un continent d’émigration. Même les fameuses Trente Glorieuses (1945-1975) se sont réalisées pour les vingt premières d’entre elles sans immigration notable.
L’économie comparée nous montre des pays qui ont eu une réussite remarquable depuis 1945 jusqu’à nos jours sans immigration, comme le Japon ou la Finlande.
L’immigration contre le progrès technique et la productivité
L’immigration est vantée comme un moyen de baisser les coûts de production en obligeant les salariés à se contenter de faibles salaires. Indépendamment du côté social fort discutable de cette politique, l’économiste notera que cette méthode décourage les progrès de productivité et l’innovation technique. Des historiens vont d’ailleurs jusqu’à dire que si la machine à vapeur inventée dans l’Antiquité par Hiéron d’Alexandrie ne s’est pas répandue à l’époque, c’est parce que l’esclavage avait abaissé le prix du travail à tel point que la machine était inutile. Les pays à très haut taux d’innovation comme la Suède ou la Finlande sont restés pendant des années sans la moindre immigration, avec de hauts salaires ouvriers et de très bons résultats sur les marchés mondiaux.
Autrement dit, les bas salaires sont une facilité de court terme pour les entrepreneurs mais freinent le progrès et l’innovation à plus long terme. L’opposition court terme/long terme est d’ailleurs la clé des dysfonctionnements des économies occidentales. Les dirigeants salariés des grandes entreprises (qui n’ont rien à voir avec des « capitalistes » propriétaires de leur entreprise) ont une vision à court terme, ce qui explique leur gestion hasardeuse. C’est encore plus vrai des banques et des milieux financiers.
L’immigration, une atteinte à la liberté des agents économiques et des citoyens
Selon l’économiste Hermann Hoppe, l’immigration est par ailleurs une atteinte à la liberté des agents économiques. En effet, on ne demande pas contractuellement au citoyen s’il veut ou non cohabiter avec des étrangers qu’il n’a pas fait venir. C’est très différent des biens et des services : ceux-ci ne pénètrent sur le territoire national que si un contrat entre un acheteur et un vendeur a eu lieu : les biens ne voyagent pas par eux-mêmes ; il faut des contrats entre des hommes pour que les biens se déplacent.
Coûts collectifs et parties communes
Rien de tel avec l’immigration : il n’y a aucun contrat entre l’immigré et le citoyen donnant à ce dernier le pouvoir d’accepter quelqu’un sur les parties communes du territoire. Cela ne pourrait exister que si les rues étaient privatisées. Comme ce n’est pas le cas, c’est au gouvernement de protéger les droits des citoyens pour l’utilisation des parties communes : au minimum, celui-ci devrait consulter les citoyens par référendum (ce qui se fait en Suisse).
De plus, l’immigration engendre des coûts collectifs importants (logement, école, sécurité sociale, etc.) : l’entrepreneur qui embauche un immigré ne supporte pas directement ces coûts qui vont être répartis entre les contribuables ; il tire un avantage à court terme en embauchant quelqu’un, souvent à bas salaire, et reporte les coûts sociaux correspondants sur l’ensemble des contribuables.
France, Grande-Bretagne, Etats-Unis : forte immigration et fort chômage
L’injustice est ici évidente. La hausse des coûts pour la collectivité rend l’économie moins compétitive et provoque donc du chômage. Les pays à fort taux d’immigration ont beaucoup de chômage, comme la France, les Etats-Unis ou l’Angleterre (autour de 9%). Celui-ci est plus faible dans les pays à faible immigration (Russie 6% ou Finlande ou Japon).
L’immigration profite bien à certains groupes de pression mais est nuisible à l’intérêt général. Or notre système politique purement parlementaire est plus sensible aux groupes de pression organisés qu’à l’intérêt général, par définition inorganisé. Seul le référendum, comme l’avait très bien vu le général De Gaulle, permet à l’intérêt général de s’exprimer directement en contournant les groupes de pression. Il faudrait donc organiser des référendums sur l’immigration comme chez nos voisins suisses.
Les études statiques sur l’immigration, qui comparent le coût et les avantages à un moment donné, sont utiles mais elles négligent la dynamique du phénomène. L’immigration de main-d’œuvre, surtout peu qualifiée, retarde l’innovation et le progrès techniques, accroît les coûts sociaux financés par tous les contribuables et freine à moyen terme la croissance, créant ainsi un chômage supplémentaire. La dynamique de l’immigration n’est pas favorable à la croissance sauf peut-être s’il s’agit d’une immigration choisie, limitée et hautement qualifiée comme celle pratiquée par l’Australie, le Canada ou la Suisse.
Yvan Blot
Docteur ès sciences économiques
Ancien élève de l’ENA
6/02/2012
Note :
(*) Peut-on raisonnablement calculer le coût de l'immigration ? - Colloque de l'Institut de Géopolitique des Populations
Voir ausi :
L'économie de l'immigration http://www.polemia.com/article.php?id=3191
« La préférence nationale : réponse à l'immigration » : un classique à redécouvrir http://www.polemia.com/article.php?id=2249
http://www.polemia.com
Le discours médiatique sur les bienfaits de l’immigration repose sur une série d’approximations et de mensonges. Yvan Blot présente ici un point de vue économique critique. Il souligne les conséquences sociales et économiques de salaires tirés à la baisse, au détriment de l’innovation et de l’équilibre des comptes sociaux. Si certains avantages de l’immigration sont privatisés, ses inconvénients sont, eux, collectivisés : un point sur lequel reviendra le colloque de l’Institut de géopolitique des populations sur « Peut-on raisonnablement calculer le coût de l’immigration ? », le 16 février prochain (*).
Polémia.
On veut nous faire croire aujourd’hui que l’immigration est indispensable à la croissance.
Historiquement, la croissance économique moderne est née en Angleterre puis s’est propagée en Europe (Belgique, France, Allemagne au début) qui était alors un continent d’émigration. Même les fameuses Trente Glorieuses (1945-1975) se sont réalisées pour les vingt premières d’entre elles sans immigration notable.
L’économie comparée nous montre des pays qui ont eu une réussite remarquable depuis 1945 jusqu’à nos jours sans immigration, comme le Japon ou la Finlande.
L’immigration contre le progrès technique et la productivité
L’immigration est vantée comme un moyen de baisser les coûts de production en obligeant les salariés à se contenter de faibles salaires. Indépendamment du côté social fort discutable de cette politique, l’économiste notera que cette méthode décourage les progrès de productivité et l’innovation technique. Des historiens vont d’ailleurs jusqu’à dire que si la machine à vapeur inventée dans l’Antiquité par Hiéron d’Alexandrie ne s’est pas répandue à l’époque, c’est parce que l’esclavage avait abaissé le prix du travail à tel point que la machine était inutile. Les pays à très haut taux d’innovation comme la Suède ou la Finlande sont restés pendant des années sans la moindre immigration, avec de hauts salaires ouvriers et de très bons résultats sur les marchés mondiaux.
Autrement dit, les bas salaires sont une facilité de court terme pour les entrepreneurs mais freinent le progrès et l’innovation à plus long terme. L’opposition court terme/long terme est d’ailleurs la clé des dysfonctionnements des économies occidentales. Les dirigeants salariés des grandes entreprises (qui n’ont rien à voir avec des « capitalistes » propriétaires de leur entreprise) ont une vision à court terme, ce qui explique leur gestion hasardeuse. C’est encore plus vrai des banques et des milieux financiers.
L’immigration, une atteinte à la liberté des agents économiques et des citoyens
Selon l’économiste Hermann Hoppe, l’immigration est par ailleurs une atteinte à la liberté des agents économiques. En effet, on ne demande pas contractuellement au citoyen s’il veut ou non cohabiter avec des étrangers qu’il n’a pas fait venir. C’est très différent des biens et des services : ceux-ci ne pénètrent sur le territoire national que si un contrat entre un acheteur et un vendeur a eu lieu : les biens ne voyagent pas par eux-mêmes ; il faut des contrats entre des hommes pour que les biens se déplacent.
Coûts collectifs et parties communes
Rien de tel avec l’immigration : il n’y a aucun contrat entre l’immigré et le citoyen donnant à ce dernier le pouvoir d’accepter quelqu’un sur les parties communes du territoire. Cela ne pourrait exister que si les rues étaient privatisées. Comme ce n’est pas le cas, c’est au gouvernement de protéger les droits des citoyens pour l’utilisation des parties communes : au minimum, celui-ci devrait consulter les citoyens par référendum (ce qui se fait en Suisse).
De plus, l’immigration engendre des coûts collectifs importants (logement, école, sécurité sociale, etc.) : l’entrepreneur qui embauche un immigré ne supporte pas directement ces coûts qui vont être répartis entre les contribuables ; il tire un avantage à court terme en embauchant quelqu’un, souvent à bas salaire, et reporte les coûts sociaux correspondants sur l’ensemble des contribuables.
France, Grande-Bretagne, Etats-Unis : forte immigration et fort chômage
L’injustice est ici évidente. La hausse des coûts pour la collectivité rend l’économie moins compétitive et provoque donc du chômage. Les pays à fort taux d’immigration ont beaucoup de chômage, comme la France, les Etats-Unis ou l’Angleterre (autour de 9%). Celui-ci est plus faible dans les pays à faible immigration (Russie 6% ou Finlande ou Japon).
L’immigration profite bien à certains groupes de pression mais est nuisible à l’intérêt général. Or notre système politique purement parlementaire est plus sensible aux groupes de pression organisés qu’à l’intérêt général, par définition inorganisé. Seul le référendum, comme l’avait très bien vu le général De Gaulle, permet à l’intérêt général de s’exprimer directement en contournant les groupes de pression. Il faudrait donc organiser des référendums sur l’immigration comme chez nos voisins suisses.
Les études statiques sur l’immigration, qui comparent le coût et les avantages à un moment donné, sont utiles mais elles négligent la dynamique du phénomène. L’immigration de main-d’œuvre, surtout peu qualifiée, retarde l’innovation et le progrès techniques, accroît les coûts sociaux financés par tous les contribuables et freine à moyen terme la croissance, créant ainsi un chômage supplémentaire. La dynamique de l’immigration n’est pas favorable à la croissance sauf peut-être s’il s’agit d’une immigration choisie, limitée et hautement qualifiée comme celle pratiquée par l’Australie, le Canada ou la Suisse.
Yvan Blot
Docteur ès sciences économiques
Ancien élève de l’ENA
6/02/2012
Note :
(*) Peut-on raisonnablement calculer le coût de l'immigration ? - Colloque de l'Institut de Géopolitique des Populations
Voir ausi :
L'économie de l'immigration http://www.polemia.com/article.php?id=3191
« La préférence nationale : réponse à l'immigration » : un classique à redécouvrir http://www.polemia.com/article.php?id=2249
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Non, l'immigration n'est pas une chance pour la France
Depuis les années 1970, l’immigration n’est plus une chance. Il est impossible de répondre à cette question sans replacer la croissance de l’économie dans son contexte territorial et démographique mais sans oublier qu’il s’agit d’hommes et de femmes. Il est donc préférable d’aborder ce sujet de manière pragmatique, à l’aide de cas concrets, pour appréhender au mieux la situation. Dans le contexte actuel de la mondialisation des échanges, force est de constater qu’une immigration massive et incontrôlée déstabilise le développement des pays d’origine et d’accueil.
Commençons par les conséquences économiques de l’immigration professionnelle de personnes qualifiées. Prenons pour exemple, le cas de ces très nombreux médecins étrangers venant exercer leur profession en Europe occidentale.
De fait, cette immigration massive de médecins et plus généralement de personnes qualifiées empêche les Etats d’origine, pillés de leur compétence, de préparer les conditions d’un développement économique qui passe toujours préalablement par une amélioration de l’état sanitaire de la population.
L’émigration de ces médecins, et de tous ceux qui ont un savoir-faire, n’est malheureusement que le reflet de l’égoïsme de nos sociétés occidentales vieillissantes qui privilégient le court terme et leur confort au détriment du développement nécessaire des pays concernés par ce pillage des cerveaux. […]
L’immigration de personnes occupant des postes peu qualifiés peut-elle être alors un facteur de croissance ? Il est toujours frappant, à l’arrivée d’un TGV, de constater l’origine étrangère de la quasi-totalité du personnel d’entretien qui attend pour nettoyer les rames.
La croissance de l’économie française a-t-elle besoin de ces immigrés alors que 2,8 millions de chômeurs doivent retrouver un emploi ? La réponse est bien évidemment «non». Les donneurs d’ordres profitent de cette main-d’œuvre immigrée peu qualifiée et peu rémunérée au détriment des chômeurs qui n’ont plus les moyens de contribuer au bon fonctionnement de notre économie et au financement de notre protection sociale. […]
L’immigration n’est donc plus une chance pour la croissance en France depuis la fin des années 1970, d’autant plus que celle-ci s’est transformée en une immigration de peuplement pour bénéficier de notre système de protection sociale.
Avec 100 000 personnes supplémentaires qui arrivent tous les ans sur le marché du travail, du fait de notre dynamisme démographique, la France doit continuer à réduire le nombre de titres de séjours délivrés annuellement, contrairement à nos voisins Allemands.
De plus, sans cette politique de réduction importante du nombre d’immigrés, la France ne pourra pas intégrer et assimiler les immigrés présents sur son territoire. Si cette politique n’est pas menée à bien avec la mise en place d’un certain nombre de mesures, la France devra faire face à moyen terme à de très fortes tensions ethniques et communautaristes qui pourraient remettre en cause la paix civile.
Philippe Meunier , Député UMP Libération 27/01/2012
http://www.liberation.fr/societe/010123 ... croissance
http://www.polemia.com/
Depuis les années 1970, l’immigration n’est plus une chance. Il est impossible de répondre à cette question sans replacer la croissance de l’économie dans son contexte territorial et démographique mais sans oublier qu’il s’agit d’hommes et de femmes. Il est donc préférable d’aborder ce sujet de manière pragmatique, à l’aide de cas concrets, pour appréhender au mieux la situation. Dans le contexte actuel de la mondialisation des échanges, force est de constater qu’une immigration massive et incontrôlée déstabilise le développement des pays d’origine et d’accueil.
Commençons par les conséquences économiques de l’immigration professionnelle de personnes qualifiées. Prenons pour exemple, le cas de ces très nombreux médecins étrangers venant exercer leur profession en Europe occidentale.
De fait, cette immigration massive de médecins et plus généralement de personnes qualifiées empêche les Etats d’origine, pillés de leur compétence, de préparer les conditions d’un développement économique qui passe toujours préalablement par une amélioration de l’état sanitaire de la population.
L’émigration de ces médecins, et de tous ceux qui ont un savoir-faire, n’est malheureusement que le reflet de l’égoïsme de nos sociétés occidentales vieillissantes qui privilégient le court terme et leur confort au détriment du développement nécessaire des pays concernés par ce pillage des cerveaux. […]
L’immigration de personnes occupant des postes peu qualifiés peut-elle être alors un facteur de croissance ? Il est toujours frappant, à l’arrivée d’un TGV, de constater l’origine étrangère de la quasi-totalité du personnel d’entretien qui attend pour nettoyer les rames.
La croissance de l’économie française a-t-elle besoin de ces immigrés alors que 2,8 millions de chômeurs doivent retrouver un emploi ? La réponse est bien évidemment «non». Les donneurs d’ordres profitent de cette main-d’œuvre immigrée peu qualifiée et peu rémunérée au détriment des chômeurs qui n’ont plus les moyens de contribuer au bon fonctionnement de notre économie et au financement de notre protection sociale. […]
L’immigration n’est donc plus une chance pour la croissance en France depuis la fin des années 1970, d’autant plus que celle-ci s’est transformée en une immigration de peuplement pour bénéficier de notre système de protection sociale.
Avec 100 000 personnes supplémentaires qui arrivent tous les ans sur le marché du travail, du fait de notre dynamisme démographique, la France doit continuer à réduire le nombre de titres de séjours délivrés annuellement, contrairement à nos voisins Allemands.
De plus, sans cette politique de réduction importante du nombre d’immigrés, la France ne pourra pas intégrer et assimiler les immigrés présents sur son territoire. Si cette politique n’est pas menée à bien avec la mise en place d’un certain nombre de mesures, la France devra faire face à moyen terme à de très fortes tensions ethniques et communautaristes qui pourraient remettre en cause la paix civile.
Philippe Meunier , Député UMP Libération 27/01/2012
http://www.liberation.fr/societe/010123 ... croissance
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Philippe Meunier, membre de la clique de la "Droite Populaire", qui reprend nos idées patriotiques mais qui reste dans ce parti européiste pro-immigration qu'est l'UMP. 
Les vainqueurs ne sont pas les plus talentueux, ce sont ceux qui abdiquent le plus tard
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supergaulois
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
droite populaire tu parles, ce n'est que de la communication bidon, l'ump est identique au ps 
Re:
Pat a écrit :Immigration légale: près d’un millions d’immigrés supplémentaires tous les 5 ans
En 2006 alors que M. Sarkozy était Ministre de l’Intérieur, 184.134 immigrés sont entrés légalement en France, soit autant qu’en 2005 (chiffres officiels).
Selon le rapport statistique du HCI, plus d’un étranger sur deux a été admis en France en 2006 pour un séjour d’au moins un an pour des raisons familiales (+4,8 % par rapport à 2005). Les premier bénéficiaires des titres de séjours sont d’abord les Algériens et Marocains, puis les Turcs.
A cette vague d’immigration légale, s’ajoute évidemment l’immigration clandestine dont l’ampleur véritable est telle qu’elle reste un secret d’état.
http://fr.altermedia.info/
Bonjour PAT,
Je viens de lire tout ce que tu as écrit plus haut. C' est clair qu' on nous prend pour des neuneux. J' espère que le système donnera ses 500 signatures à notre Jeanne MLP. Il faut qu' on leur mette un coup de pied magistral dans le derrière à ces bons à rien d' incapables sans coui....
Dans le Midi, tant de gens vont voter FN! C' est impressionnant! Je croise les doigts, j' espère ardamment que MLP fera au moins 25% au 1er tour! Pour moi, ce qui serait bon serait un 31% au 1er tour. ¨Pour leur apprendre à tous ces sales fascistes de gauchos de mes 2. J' en ai le vaccin en moi. Je ne peux plus me les saquer. Tous les jours, je serre les poings contre cette engeance. Il faut qu' on les atomise ces raclures de bidet.
Re: L'immigration : une affaire d'État !
supergaulois a écrit :droite populaire tu parles, ce n'est que de la communication bidon, l'ump est identique au ps
Salut,
La droite populaire est à l' UMP ce que le FDGauchiasse est au PS soit des impostures pour neuneux agrafés de la lobotomie.
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Le coût de l'immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d'euros
Dix-huit milliards d’euros, tel est le coût de l’immigration supplémentaire selon l’analyse présentée par Jean-Yves Le Gallou au Colloque de l’Institut de géopolitique des populations sur le thème : « Peut-on raisonnablement calculer les coûts de l’immigration ? ». Présentation résumée et texte complet.
Polémia
On peut estimer à 200.000 le solde des étrangers supplémentaires s’installant chaque année en France, soit 0,3% de la population, 0,4% de la population scolaire et 5% de la population étrangère déjà présente en France.
1 - Cela génère 3 milliards en dépenses de fonctionnement des services publics et en redistribution sociale (soit 0,3% de 1.000 milliards).
2 - Cela génère aussi et surtout 15 milliards de dépenses d’infrastructures. Comme l’avait souligné le prix Nobel Maurice Allais, l’arrivée d’une population nouvelle suppose de puiser dans l’épargne (ou de creuser le déficit) pour réaliser les équipements nécessaires à leur accueil.
Ces dépenses se décomposent ainsi :
• Etablissements scolaires : 1 milliard ;
• Logements : 7 milliards ;
• Transports urbains régionaux : 4 milliards ;
• Prisons : 100 millions ;
• Universités : 400 millions ;
• Hôpitaux : 700 millions ;
• Autres réseaux nationaux et locaux : 2 milliards.
3 - Cela génère aussi des dépenses d’assurance chômage : dans un pays qui a 15% de chômeurs, un étranger de plus ce n’est pas un emploi de plus c’est un chômeur de plus (français ou étranger, d’ailleurs, puisque le taux de chômage des étrangers et des enfants d’immigrés est, selon les statistiques officielles, deux à trois fois plus fort que le taux de chômage moyen). Le coût de l’indemnisation de ce sur-chômage c’est 500 millions.
Au total plus de 18 milliards d’euros : près du quart du déficit budgétaire. En période de crise, il est clair que la France n’a plus les moyens de poursuivre sa politique d’immigration ou que, si elle la poursuit, cela ne peut se faire qu’au détriment des services rendus à la population, de son niveau de vie et de sa qualité de vie.
Jean-Yves Le Gallou
Colloque de l’Institut de géopolitique des populations
16/02/2012
http://www.polemia.com
Dix-huit milliards d’euros, tel est le coût de l’immigration supplémentaire selon l’analyse présentée par Jean-Yves Le Gallou au Colloque de l’Institut de géopolitique des populations sur le thème : « Peut-on raisonnablement calculer les coûts de l’immigration ? ». Présentation résumée et texte complet.
Polémia
On peut estimer à 200.000 le solde des étrangers supplémentaires s’installant chaque année en France, soit 0,3% de la population, 0,4% de la population scolaire et 5% de la population étrangère déjà présente en France.
1 - Cela génère 3 milliards en dépenses de fonctionnement des services publics et en redistribution sociale (soit 0,3% de 1.000 milliards).
2 - Cela génère aussi et surtout 15 milliards de dépenses d’infrastructures. Comme l’avait souligné le prix Nobel Maurice Allais, l’arrivée d’une population nouvelle suppose de puiser dans l’épargne (ou de creuser le déficit) pour réaliser les équipements nécessaires à leur accueil.
Ces dépenses se décomposent ainsi :
• Etablissements scolaires : 1 milliard ;
• Logements : 7 milliards ;
• Transports urbains régionaux : 4 milliards ;
• Prisons : 100 millions ;
• Universités : 400 millions ;
• Hôpitaux : 700 millions ;
• Autres réseaux nationaux et locaux : 2 milliards.
3 - Cela génère aussi des dépenses d’assurance chômage : dans un pays qui a 15% de chômeurs, un étranger de plus ce n’est pas un emploi de plus c’est un chômeur de plus (français ou étranger, d’ailleurs, puisque le taux de chômage des étrangers et des enfants d’immigrés est, selon les statistiques officielles, deux à trois fois plus fort que le taux de chômage moyen). Le coût de l’indemnisation de ce sur-chômage c’est 500 millions.
Au total plus de 18 milliards d’euros : près du quart du déficit budgétaire. En période de crise, il est clair que la France n’a plus les moyens de poursuivre sa politique d’immigration ou que, si elle la poursuit, cela ne peut se faire qu’au détriment des services rendus à la population, de son niveau de vie et de sa qualité de vie.
Jean-Yves Le Gallou
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16/02/2012
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Pierre Jovanovic : « l’immigration d’accouchement » est devenue un fléau
Radio Ici et Maintenant (95,2 FM), 15/02/12
« Elles accouchent en France pour que leur enfant ait la nationalité française. Dans les maternités, les sages femmes sont absolument consternées. C’est devenu un fléau ! Il y a une immigration d’accouchement maintenant ! (…) Vous avez des gens qui viennent de l’étranger et du jour au lendemain, ils ont la carte CMU. »
http://rutube.ru/tracks/5321875.html
http://www.fdesouche.com/
Radio Ici et Maintenant (95,2 FM), 15/02/12
« Elles accouchent en France pour que leur enfant ait la nationalité française. Dans les maternités, les sages femmes sont absolument consternées. C’est devenu un fléau ! Il y a une immigration d’accouchement maintenant ! (…) Vous avez des gens qui viennent de l’étranger et du jour au lendemain, ils ont la carte CMU. »
http://rutube.ru/tracks/5321875.html
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Synthèse des travaux du colloque « Peut-on raisonnablement calculer le coût de l'immigration ? »
Le 16 février, l’Institut de géopolitique des populations a organisé un colloque sur « Peut-on raisonnablement calculer le coût de l’immigration ? » Voici un premier compte rendu de ses travaux.
Pourquoi ce colloque ? Pour hâter une prise de conscience collective des coûts, écrasants, d’une immigration incontrôlée qui détruit peu à peu la France.
Le Tableau de bord de l’Immigration en chiffres présenté en introduction illustre tout le drame français : une immigration annuelle qui ne faiblit pas, avec des entrées annuelles de 200.000 personnes environ, 250.000 au moins avec l’immigration clandestine ; une immigration familiale proche de 100.000 par an ; une immigration par mariage soutenue, proche de 50.000 par an, qui renforce l’implantation de l’Islam en France ; des naturalisations à haute dose, 100.000 personnes par an, qui créent peu à peu un peuplement de substitution. En bref, les frontières de la France sont de véritables passoires à l’immigration.
— La poursuite de l’immigration, une malchance pour les immigrés eux-mêmes
On retiendra d’entrée de jeu l’approche originale et humaniste du professeur Bichot qui s’attache à décrire les coûts supportés par les immigrés eux-mêmes. En fait, il va plus loin et dénombre quatre catégories de populations qui supportent l’impact de l’immigration, à savoir : les migrants eux-mêmes ; les habitants du pays de départ ; les autochtones du pays d’arrivée ; mais aussi les immigrés déjà installés et les allochtones de la seconde génération dont le taux de chômage est particulièrement élevé. Il en ressort qu’à divers titres tous sont plus ou moins victimes de coûts financiers mais aussi de coûts psychologiques ou sociologiques. En conséquence, loin d’être une bonne affaire, loin d’être une chance comme les naïfs ou les cyniques de la gauche l’ont répété à satiété, l’immigration est une malchance pour tout le monde. L’immigration, ce n’est pas la solution, c’est le problème.
— Coût de l’immigration installée : 72 milliards d’euros
L’approche d’Yves-Marie Laulan, économiste et démographe, est très différente. D’une part, il a voulu cerner les coûts macro-économiques de l’immigration en termes de production, de consommation, d’investissement mais aussi de productivité. Il ressort de son analyse que, loin de couvrir leurs coûts nets à la collectivité, estimé à 72 milliards d’euros, les immigrés ne peuvent financer leurs dépenses de consommation que par recours à une aide sociale massive et à des activités hors marché. Sous l’impact de l’immigration, la France prend peu à peu le chemin du sous-développement économique avec une chute des investissements et de la productivité. D’autre part, Yves-Marie Laulan s’est efforcé de calculer le coût des dépenses des immigrés dans ces trois grands biens sociaux que sont la santé, le logement et l’éducation, sans oublier les coûts secondaires du maintien de l’ordre, de la justice, auxquels s’ajoutent les diverses prestations sociales dont bénéficie la communauté immigrée. Là encore, le coût net estimé revient à peu près au même montant : 73,3 milliards d’euros. Il conclut enfin que l’immigration exerce un impact négatif très fort sur le déficit budgétaire, 85 milliards d’euros, et donc sur l’endettement de la France : 1.646 milliards d’euros. On parvient toujours à la même conclusion : l’immigration n’enrichit pas, elle appauvrit la France et les Français. L’immigration est financée par l’endettement : un comble en période de crise.
— Coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards
Jean-Yves Le Gallou, essayiste, aborde cette problématique avec un autre objectif : calculer le coût annuel de l’immigration supplémentaire, autrement dit, les nouvelles entrées sur le territoire français, qu’il chiffre, de façon très conservatrice, à 200.000 personnes par an seulement. Sa méthode d’investigation est également plus originale, et sans doute plus complète. Car il prend en compte, en sus des coûts classiquement retenus – indemnisation du chômage, fonctionnement des services publics, etc. –, les coûts d’infrastructure supplémentaires retenus par Maurice Allais, le seul prix Nobel français d’économie : il s’agit des transports, de la construction de nouveaux établissements scolaires, des prisons, des universités, etc. Il parvient ainsi, selon cette méthode, à un coût supplémentaire de 18 milliards chaque année. Ce chiffre peut paraître exorbitant. Pourtant, rapporté à la dépense publique de la France, 1.000 milliards environ par an, ce coût ne représente, après tout, que 1,8% de ce total. Il est donc parfaitement plausible. Mais attention ! C’est quand même 6 fois plus que la part de la dépense publique allouée à chaque citoyen de l’Hexagone (1,8% de dépenses pour une population de 0,3%).
— Coût de l’immigration clandestine : 5 milliards et le développement rapide de l’économie informelle
Jean-Paul Gourevitch, expert, s’attaque à un dernier problème difficile : calculer le coût de l’immigration clandestine, cette fois (probablement 500.000 personnes). Il parvient à un chiffre annuel proche de 5 milliards d’euros par an. Mais il nous apprend au passage un phénomène autrement inquiétant : le développement rapide de l’économie informelle au sein de l’économie française (travail au noir, drogue, prostitution, délinquance). Et il nous prévient : au-delà d’un pourcentage de 30%, c’est la disparition programmée d’un Etat organisé dans une société moderne. C’est le chemin le plus court vers le sous-développement économique. On y court. Il conclut sur l’islamisation progressive de la société française.
— Démantèlement du système scolaire et disparition de la mémoire collective
Le professeur Philippe Conrad, de son côté, dresse un tableau dramatique du reflux des Français d’origine devant les immigrés dans les banlieues, « les territoires perdus de la République » et du démantèlement du système scolaire sous la poussée de l’immigration. Plus grave : on assiste, impuissant, à la dégradation de la langue française remplacée par une espèce de sabir parlé dans nos écoles. Mais ce qui frappe le plus, car il s’agit de l’âme de la France, c’est la perte d’un bien inestimable : la disparition de la mémoire collective. Dès lors, la France ne sera plus la France. Et la France n’est déjà plus la France. Et les Français ne le savent pas.
— Loi du mensonge et omertà
En fait, ils ne veulent pas le savoir. C’est Joëlle-Anne Robert qui nous l’affirme. Car la France d’aujourd’hui se caractérise par le règne d’une double loi : la loi du mensonge et celle de l’ « omertà », celle du silence maffieux. Or c’est bien une maffia d’une nouvelle sorte visant à travestir la réalité et à maintenir l’opinion dans l’ignorance qui est en œuvre autour de nous. Les médias distillent le mensonge, les organismes officiels le diffusent, les administrations publiques et bruxelloises font barrage à la vérité. L’objectif visé est partout et toujours le même : empêcher le public de savoir pour l’empêcher d’agir et de réagir. C’est le refus de voir des uns et la peur de savoir des autres.
Se reporter, pour plus de détails, dans l’attente des Actes, le site de l’Institut de géopolitique des populations.
Correspondance de l’Institut de géopolitique des populations, 20/02/2012
http://www.polemia.com
Le 16 février, l’Institut de géopolitique des populations a organisé un colloque sur « Peut-on raisonnablement calculer le coût de l’immigration ? » Voici un premier compte rendu de ses travaux.
Pourquoi ce colloque ? Pour hâter une prise de conscience collective des coûts, écrasants, d’une immigration incontrôlée qui détruit peu à peu la France.
Le Tableau de bord de l’Immigration en chiffres présenté en introduction illustre tout le drame français : une immigration annuelle qui ne faiblit pas, avec des entrées annuelles de 200.000 personnes environ, 250.000 au moins avec l’immigration clandestine ; une immigration familiale proche de 100.000 par an ; une immigration par mariage soutenue, proche de 50.000 par an, qui renforce l’implantation de l’Islam en France ; des naturalisations à haute dose, 100.000 personnes par an, qui créent peu à peu un peuplement de substitution. En bref, les frontières de la France sont de véritables passoires à l’immigration.
— La poursuite de l’immigration, une malchance pour les immigrés eux-mêmes
On retiendra d’entrée de jeu l’approche originale et humaniste du professeur Bichot qui s’attache à décrire les coûts supportés par les immigrés eux-mêmes. En fait, il va plus loin et dénombre quatre catégories de populations qui supportent l’impact de l’immigration, à savoir : les migrants eux-mêmes ; les habitants du pays de départ ; les autochtones du pays d’arrivée ; mais aussi les immigrés déjà installés et les allochtones de la seconde génération dont le taux de chômage est particulièrement élevé. Il en ressort qu’à divers titres tous sont plus ou moins victimes de coûts financiers mais aussi de coûts psychologiques ou sociologiques. En conséquence, loin d’être une bonne affaire, loin d’être une chance comme les naïfs ou les cyniques de la gauche l’ont répété à satiété, l’immigration est une malchance pour tout le monde. L’immigration, ce n’est pas la solution, c’est le problème.
— Coût de l’immigration installée : 72 milliards d’euros
L’approche d’Yves-Marie Laulan, économiste et démographe, est très différente. D’une part, il a voulu cerner les coûts macro-économiques de l’immigration en termes de production, de consommation, d’investissement mais aussi de productivité. Il ressort de son analyse que, loin de couvrir leurs coûts nets à la collectivité, estimé à 72 milliards d’euros, les immigrés ne peuvent financer leurs dépenses de consommation que par recours à une aide sociale massive et à des activités hors marché. Sous l’impact de l’immigration, la France prend peu à peu le chemin du sous-développement économique avec une chute des investissements et de la productivité. D’autre part, Yves-Marie Laulan s’est efforcé de calculer le coût des dépenses des immigrés dans ces trois grands biens sociaux que sont la santé, le logement et l’éducation, sans oublier les coûts secondaires du maintien de l’ordre, de la justice, auxquels s’ajoutent les diverses prestations sociales dont bénéficie la communauté immigrée. Là encore, le coût net estimé revient à peu près au même montant : 73,3 milliards d’euros. Il conclut enfin que l’immigration exerce un impact négatif très fort sur le déficit budgétaire, 85 milliards d’euros, et donc sur l’endettement de la France : 1.646 milliards d’euros. On parvient toujours à la même conclusion : l’immigration n’enrichit pas, elle appauvrit la France et les Français. L’immigration est financée par l’endettement : un comble en période de crise.
— Coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards
Jean-Yves Le Gallou, essayiste, aborde cette problématique avec un autre objectif : calculer le coût annuel de l’immigration supplémentaire, autrement dit, les nouvelles entrées sur le territoire français, qu’il chiffre, de façon très conservatrice, à 200.000 personnes par an seulement. Sa méthode d’investigation est également plus originale, et sans doute plus complète. Car il prend en compte, en sus des coûts classiquement retenus – indemnisation du chômage, fonctionnement des services publics, etc. –, les coûts d’infrastructure supplémentaires retenus par Maurice Allais, le seul prix Nobel français d’économie : il s’agit des transports, de la construction de nouveaux établissements scolaires, des prisons, des universités, etc. Il parvient ainsi, selon cette méthode, à un coût supplémentaire de 18 milliards chaque année. Ce chiffre peut paraître exorbitant. Pourtant, rapporté à la dépense publique de la France, 1.000 milliards environ par an, ce coût ne représente, après tout, que 1,8% de ce total. Il est donc parfaitement plausible. Mais attention ! C’est quand même 6 fois plus que la part de la dépense publique allouée à chaque citoyen de l’Hexagone (1,8% de dépenses pour une population de 0,3%).
— Coût de l’immigration clandestine : 5 milliards et le développement rapide de l’économie informelle
Jean-Paul Gourevitch, expert, s’attaque à un dernier problème difficile : calculer le coût de l’immigration clandestine, cette fois (probablement 500.000 personnes). Il parvient à un chiffre annuel proche de 5 milliards d’euros par an. Mais il nous apprend au passage un phénomène autrement inquiétant : le développement rapide de l’économie informelle au sein de l’économie française (travail au noir, drogue, prostitution, délinquance). Et il nous prévient : au-delà d’un pourcentage de 30%, c’est la disparition programmée d’un Etat organisé dans une société moderne. C’est le chemin le plus court vers le sous-développement économique. On y court. Il conclut sur l’islamisation progressive de la société française.
— Démantèlement du système scolaire et disparition de la mémoire collective
Le professeur Philippe Conrad, de son côté, dresse un tableau dramatique du reflux des Français d’origine devant les immigrés dans les banlieues, « les territoires perdus de la République » et du démantèlement du système scolaire sous la poussée de l’immigration. Plus grave : on assiste, impuissant, à la dégradation de la langue française remplacée par une espèce de sabir parlé dans nos écoles. Mais ce qui frappe le plus, car il s’agit de l’âme de la France, c’est la perte d’un bien inestimable : la disparition de la mémoire collective. Dès lors, la France ne sera plus la France. Et la France n’est déjà plus la France. Et les Français ne le savent pas.
— Loi du mensonge et omertà
En fait, ils ne veulent pas le savoir. C’est Joëlle-Anne Robert qui nous l’affirme. Car la France d’aujourd’hui se caractérise par le règne d’une double loi : la loi du mensonge et celle de l’ « omertà », celle du silence maffieux. Or c’est bien une maffia d’une nouvelle sorte visant à travestir la réalité et à maintenir l’opinion dans l’ignorance qui est en œuvre autour de nous. Les médias distillent le mensonge, les organismes officiels le diffusent, les administrations publiques et bruxelloises font barrage à la vérité. L’objectif visé est partout et toujours le même : empêcher le public de savoir pour l’empêcher d’agir et de réagir. C’est le refus de voir des uns et la peur de savoir des autres.
Se reporter, pour plus de détails, dans l’attente des Actes, le site de l’Institut de géopolitique des populations.
Correspondance de l’Institut de géopolitique des populations, 20/02/2012
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
L’impact macro-économique de l’immigration
Introduction
A côté des coûts budgétaires, que l’on pourrait qualifier de micro-économiques, bien caractérisés par des écritures comptables inscrites dans un budget – ce qu’ont fait avec talent nos intervenants précédents – on peut identifier des coûts macro-économiques, diffus, quasi invisibles car noyés dans la masse, qui se reflètent dans les agrégats macroéconomiques de la France ou dans la comptabilité nationale ; mais qui existent bien quand même.
Les immigrés constituent désormais un segment important de la population française, soit 12,6% de la population totale Or, quand une large partie de la population change sous l’effet d’une immigration rapide, intense et prolongée –c’est le cas de la France –, on peut imaginer aisément que cette nouvelle population d’immigrés, et de leurs descendants, va exercer une influence significative, d’une part, sur les divers agrégats macro-économiques : consommation, épargne, investissement, qui constituent le produit national, et, d’autre part, sur les grands équilibres économiques qui conditionnent son évolution : endettement, chômage, niveau des salaires, productivité ; sans compter le coût des biens sociaux majeurs que sont la santé, l’éducation et le logement.
I ) L’immigration et les grands agrégats économiques
1°/ Immigration et consommation
Que les immigrés contribuent à la production des biens et des services de la nation est indéniable. Toute la difficulté est de savoir combien.
A/ La contribution des immigrés à la production
La seule façon de mesurer la contribution des immigrés aux ressources est de prendre en compte le total cumulé de leurs salaires. En supposant, ce qui est admis, que le salaire moyen des immigrés est de 15% inférieur au salaire moyen en France, cela donne, en cumulé, pour 2,6 millions d’immigrés au travail, environ 37 milliards d’euros sur un total de PIB 1.933 milliards (à prix courants). Il faut y ajouter les impôts et charges sociales qui, selon la comptabilité nationale, représentent 50% des rémunérations, soit 18,5 milliards, ou encore 55,5 arrondis à 56 milliards au total.
B/ La consommation des ménages immigrés
La consommation, faute d’épargne significative des immigrés, pourrait être évaluée au montant cumulé des salaires, soit 37 milliards. La consommation des ménages dans les comptes nationaux atteint 1.084 milliards d’euros. La part des immigrés, 10% de la population, devrait donc atteindre 10% de ce total, soit 108 milliards. La différence entre ces deux chiffres, soit 71 milliards, laisse un peu perplexe. Comment cette consommation est-elle financée ?
Il faut supposer que ce soit, en partie, les prestations sociales reçues par les immigrés à divers titres, calculées selon certaines sources à 58,6 milliards, qui permettent de financer cette consommation. A ce chiffre s’ajouterait le montant de la fraude, de la délinquance et du travail au noir, estimé à 13,6 milliards (sans doute bien davantage). Ce qui, avec 72 milliards, permet de retomber à peu près sur nos pieds.
Il en ressort que les immigrés reçoivent à peu près deux fois plus qu’ils ne produisent et que la communauté immigrée vit largement de l’aide sociale et d’activités hors marché. Ce qui, à vrai dire, n’a rien de bien surprenant.
C/ La contribution des immigrés à la croissance
Dans ce contexte, il nous reste un dernier devoir à accomplir, à savoir à tordre le cou à ce « canard » persistant, véhiculé par une gauche à la conscience troublée, que « les immigrés sont indispensables à la croissance et qu’ils vont payer pour nos retraites ».
Regardons plutôt ce que disent des chercheurs sérieux, à l’étranger. Aux USA, les travaux de George Borjas, qui fait autorité en la matière, ont démontré de façon irréfutable que le gain annuel procuré par les immigrés était infime : moins de 0,1% du PIB par an. Même son de cloche en Angleterre où les études menées à la demande de la Chambre des Lords (en 2008, citée par Michèle Tribalat) parviennent à des résultats identiques : l’apport économique dû à l’immigration est quasi nul, 0,1% du PIB. Les enquêtes conduites aux Pays-Bas sont également sans équivoque : le PIB global augmente un peu, certes, mais le PIB par habitant, celui qui mesure le niveau de vie, diminue.
L’enseignement principal de ces travaux est que le gain obtenu par le travail des immigrés va aux immigrés eux-mêmes mais nullement à la population d’accueil qui est perdante dans l’affaire.
C’est ce que le simple bon sens aurait déjà donné : l’immigration a un effet d’appauvrissement sur l’ensemble de la population d’accueil, bien que les immigrés eux-mêmes recueillent largement les bénéfices de leur situation.
En France, bien entendu, c’est l’ « omertà » : on ne veut pas savoir.
2°/ Incidence de l’immigration sur l’investissement et le commerce extérieur
Pour l’investissement, la réponse est simple : les immigrés épargnent peu ou pas et ne peuvent contribuer en aucune façon à la formation de capital fixe.
Pour le commerce extérieur, c’est une autre affaire. Certes, on se doute bien que les immigrés ne peuvent apporter de contribution, même minime, aux exportations. Mais il y a un lien direct entre importations et consommation des ménages. Avec une consommation de 108 milliards, et un marché de 7 à 8 millions de consommateurs nouveaux, l’incidence des ménages immigrés sur les importations doit être sensible.
Nos importations, composées aux trois quarts de pétrole et de produits manufacturés ont atteint 537 milliards en 2010. L’application de la règle de proportionnalité donnerait donc un montant de 54 milliards imputables aux produits importés au bénéfice des immigrés.
Avec un déficit commercial de 71 milliards, on pourrait en déduire que la consommation de la communauté immigrée, sans contrepartie productive significative, suffirait à justifier une large part du déficit commercial de la France. On verra plus loin que l’on pourrait en dire autant du déficit budgétaire.
En ce qui concerne la balance des paiements maintenant, on observera des transferts annuels de l’ordre de 5 milliards, le cinquième du total des transferts courants. On observera avec chagrin que ces transferts ne servent pas à financer l’investissement et le développement comme on pourrait le souhaiter mais servent simplement de soutien alimentaire au bénéfice des familles restées au pays.
II ) L’immigration et les grands équilibres économiques
1°/ Immigration et chômage
En septembre 2011, la France comptait 4.176.000 chômeurs, 4.442.000 avec les DTOM, plus de 10% de la population active. Comment mesurer l’incidence de l’immigration sur ce total ?
Les difficultés d’insertion d’une population, peu ou pas qualifiée, sur un marché du travail déjà saturé sautent aux yeux. Avec un taux de chômage de 13,2%, sur les trois millions d’immigrés que compte la population active, 2,6 millions d’immigrés seulement auraient un emploi, 400 000 seraient au chômage.
En fait, pour ce qui concerne l’immigration légale, trois solutions se présentent :
ou bien les immigrés ne trouvent pas d’emplois et sont donc au chômage ;
ou ils trouvent des emplois, mais poussent les natifs vers le chômage ;
ou ils trouvent bien des emplois, mais ce sont des emplois aidés, donc qui coûtent cher à l’Etat.
En conséquence, en termes de coûts :
- Le coût des immigrés au chômage serait de 3,4 milliards.
- Un emploi jeune sur quatre bénéficie d’une aide de l’Etat qui prend en charge environ 70% des coûts, soit, pour 450.000 contrats, un coût budgétaire de 4,2 milliards d’euros.
- Mais le plus important est ailleurs : le coût des natifs chassés par éviction vers le chômage peut être estimé à 22 milliards (à 700 euros par mois, soit 8.500 euros par an, pour 2,6 millions de nouveaux chômeurs natifs).
Le total de ces trois rubriques s’élève donc à 29,6 milliards d’euros.
En d’autres termes, en période de sous-emploi chronique et de quasi-stagnation économique – c’est le cas depuis 10 ans et plus –, l’immigration, quelle soit légale ou non, exerce directement ou indirectement un effet fortement négatif sur les chiffres du chômage et sur les charges budgétaires.
2°/ Immigration, salaires, productivité et désindustrialisation
C’est en quelque sorte le corollaire du cas de figure précédent. L’immigration a, de toute évidence, tendance à tirer vers le bas le niveau moyen des salaires. C’est ce que démontrent abondamment les enquêtes menées à l’étranger, notamment celle de la Chambre des Lords en Angleterre en 2008 (déjà citée par Michèle Tribalat). Aux Etats-Unis, George Borjas, qui fait référence en la matière, a démontré que les salaires des immigrés, notamment les moins qualifiés, exercent un effet négatif d’environ 7% sur le niveau des salaires. On préfère évidemment ne pas trop savoir.
En France on estime le niveau moyen des salaires des immigrés environ inférieur de 15% à celui des natifs, et cela d’autant plus que la grande majorité des immigrés travaillent dans le secteur des services à faible rémunération et à faible productivité : services domestiques (les nounous), restauration et hôtellerie, services de nettoyage, construction, etc.
Tout cela entraîne des conséquences très sévères sur l’économie française.
La première concerne l’investissement productif des entreprises dont on constatera avec inquiétude une lente dérive à la baisse depuis 10 ans. Cela se comprend. Devant une main-d’œuvre abondante et bon marché, l’entrepreneur aura naturellement avantage à substituer du travail au capital, à recruter du personnel à bas coût plutôt qu’investir. Et c’est bien ce que l’on constate. Les dépenses d’investissement en France prennent un sérieux retard, non seulement par rapport à l’étranger, mais aussi par rapport aux performances des années précédentes. De ce déclin tendanciel témoigne aussi la baisse des projets d’investissement industriels constatée ces dernières années.
On assiste donc à une baisse de l’investissement productif privé mais aussi à une tendance à la désindustrialisation de notre pays. L’industrie ne procure plus que 14% de la richesse nationale contre 22% pour la moyenne européenne et 30% pour l’Allemagne. Depuis les années 1980, l’emploi industriel a chuté de 2 millions, de 350.000 postes depuis 2 ans. L’immigration a certainement eu une incidence sur ce phénomène. En France, à ce rythme, on ne fabriquera plus d’avions ou de TGV mais on construira des logements sociaux.
Dernière conséquence, souvent ignorée, et non des moindres, l’effet sur la productivité du travail en France. Chacun sait de quoi il retourne. C’est, en gros, la production tirée d’une quantité donnée de facteurs de production, le travail au premier chef. La productivité reflète le progrès technique. Si la productivité horaire en France apparaît à peu près satisfaisante, sous l’effet du chômage bien sûr, la productivité par salarié, la seule qui a un sens, en vérité, accuse un net déclin, non seulement par rapport à l’étranger (USA, Europe) mais aussi par rapport aux tendances passées, par manque de qualification et de motivations. Sous l’effet d’une immigration de masse, la France est donc tout doucement en train d’emprunter le chemin qui mène au sous-développement économique.
3°/ Pour terminer, on peut estimer que le coût du surendettement des ménages immigrés s’élève à 2,5 milliards.
III ) Regards croisés sur trois coûts sociaux majeurs sous estimés
Que les immigrés soient de grands consommateurs de biens sociaux est une évidence que peu de monde se hasarde à nier. On ne peut manquer de se réjouir de cette générosité institutionnelle en progression constante, qui contribue sans doute à la paix sociale, pour un temps. Le malheur veut qu’elle ait un coût. Cette consommation à caractère social porte notamment sur ces trois secteurs majeurs que sont l’éducation, la santé et le logement.
1°/ L’éducation nationale
Chacun reconnaît la dégradation, grandissante, de notre système scolaire. Certes, des réformes, inutiles ou ineptes, sont passées par là, qu’il s’agisse de la méthode globale ou du collège unique, toujours dénoncées, jamais corrigées. Mais il y a un autre facteur majeur, rarement évoqué : l’immigration.
L’éducation nationale coûte de plus en plus cher, pour de moins en moins de résultats, et d’ailleurs moins d’élèves (sauf d’enfants d’immigrés). Le budget de l’éducation nationale croît d’année en année, près de 61 milliards en 2011, une augmentation de 2% par rapport à l’année précédente.
Mais comment ne pas établir aussi un lien de causalité manifeste entre le dépérissement du système scolaire et l’obligation faite à nos écoles d’accueillir des enfants d’immigrés toujours plus nombreux ? Leur place dans la population scolaire est passée de 14% à 16%, et maintenant près de 18%, en raison d’une fécondité deux à trois fois supérieure à la nôtre, celle des natifs. A cela s’ajoute une concentration très forte dans certaines zones, plus de 60 à 80% selon Michèle Tribalat, précisément celles qui sont le centre de violences permanentes dans les filières techniques, les lycées professionnels, ceux qui accueillent le plus d’immigrés.
« Deux tiers des échecs scolaires concernent les enfants d’immigrés », a déclaré Claude Guéant, à la grande indignation des bien-pensants. C’est peut-être exagéré. Mais ce qu’il y a de sûr c’est que le taux d’échecs scolaires des enfants d’immigrés est le double de celui des autres enfants et que les enfants immigrés sortent deux fois plus souvent que les autres du système scolaire sans aucune qualification.
En fait, l’afflux non maîtrisé d’enfants d’immigrés venant de familles déshéritées dont beaucoup maîtrisent mal la langue française provoque la saturation puis la décrépitude de l’ensemble d’un système scolaire largement plus inadapté à cette mission, quoi qu’on fasse.
Comment calculer le coût social phénoménal résultant d’une situation de ce genre, à savoir une éducation au rabais dispensée aux enfants, tous les enfants de France, qu’ils soient ou non issus de la population immigrée ? Tout à l’heure, on a estimé à 1 milliard environ les coûts spécifiques du système scolaire liés à l’immigration. Je crois que cette évaluation est notoirement sous-estimée. Pour ma part, je pense qu’il faut, une fois de plus, appliquer la règle de proportionnalité : si les enfants d’immigrés forment 18% de la population scolaire, les coûts supplémentaires dus à l’immigration (18% de 61 milliards d’euros) peuvent être évalués à 11 milliards d’euros.
2°/ Immigration et dépenses de santé
Les dépenses de santé liées à l’immigration méritent que l’on s’y attarde. Car ce sont des coûts très importants qui sont en jeu ici et pour lesquels, par chance, l’on dispose d’informations statistiques, donc relativement sûres.
Pour les immigrés clandestins, estimés à plus d’un demi-million, les statistiques de l’Aide médicale d’Etat affichent plus de 200.000 consultations par an pour un coût de 600 millions par an, soit plus de 30% du budget du ministère de la Santé.
Mais l’essentiel est ailleurs, avec la CMU, la Couverture médicale universelle, complétée par la CMUC, complémentaire instituée en 1999 par Martine Aubry (laquelle s’affirme décidément, avec les 35 heures, comme un des grands fossoyeurs de l’économie française). On sait que, sous conditions de ressources minimales, ces deux systèmes permettent un remboursement à 100% des soins de santé, notamment des soins hospitaliers, les plus coûteux.
Les études ont montré que le coût de soins ainsi gratuits était d’environ 13% supérieur au coût moyen de soins hors CMU et provoquaient une augmentation de 20% du volume des consultations. Ce qui n’est guère surprenant. La gratuité a toujours cet effet-là. Observons que cette surconsommation médicale des immigrés souvent en quête de placebos est d’ailleurs attestée par le témoignage de nombre de jeunes médecins installés en grande banlieue parisienne.
En 2007, la CMU concernait 1,5 million de personnes bénéficiaires et la CMUC, avec l’Outre-Mer, 4,5 millions, soit, au total, 6 millions de bénéficiaires. Il s’agit souvent d’une population jeune, féminine et urbaine. Il est logique de penser que sur les 7 à 8 millions d’immigrés dont les ressources sont modestes, une grande majorité sont inscrits à l’un ou l’autre de ces deux régimes.
Par ailleurs, le coût moyen annuel par tête, un secret d’Etat bien gardé, était estimé à environ 1.000 euros en 2006. Combien aujourd’hui ?
Dès lors, le coût total du bilan santé de l’immigration s’établit à près de 6 milliards d’euros par an. Il s’alourdit, avec des flux migratoires de 250.000 par an, d’environ 250 millions d’euros chaque année.
3°/ Le logement
a) La location
Les immigrés sont en majorité locataires à hauteur de 75% (90% chez les immigrés d’origine africaine). Ils occupent 70% des logements dits sociaux à loyer faible ou modéré.
Par ailleurs, 50% des loyers (charges comprises) sont couverts par les aides au logement. Le loyer médian s’élève à 430 euros, soit 5.160 euros par an.
Pour 1.370.000 ménages d’immigrés en location, le total représente donc 7 milliards d’euros. Enfin, on estime qu’un locataire sur 3 connaît des difficultés de paiement ou ne paie pas.
Dés lors, le coût, pour la collectivité, du logement des immigrés est de 50% du total des loyers, soit 3,5 milliards pour les aides et 1/3 pour les impayés soit 2,3 milliards, soit 5,8 milliards au total.
A cela s’ajoute naturellement le coût de la rénovation urbaine dans le cadre de la politique de la Ville, soit 21 milliards sur 5 ans ou encore 4 milliards par an.
Le coût du logement des immigrés frôle donc 10 milliards d’euros par an.
b) La construction de logements sociaux
Elle fait l’objet d’une demande pressante et permanente. Il n’y aura jamais assez de logements sociaux.
En 2010, l’Etat aura aidé au lancement de 131.000 chantiers, contre un rythme de croisière de 100.000 par an.
A un prix moyen de construction TTC de 1.820 euros au m2, en 2007 le prix unitaire moyen d’un logement de 80m2 ressort à 145.600 (arrondi à 150.000 euros). Ce qui donne un coût annuel de construction de logements sociaux d’environ 20 milliards par an couvert par les financements de l’Etat ou des collectivités territoriales.
4°/ Bilan des coûts
1. Il convient à ce stade d’additionner les coûts sociaux :
logement : 30 milliards
santé : 6 milliards
éducation :11 milliards
soit au total 47 milliards.
2. Mais il faut y ajouter les coûts du maintien de l’ordre : 5,7 milliards, et celui des fraudes et de la délinquance : 13,6 milliards, du surendettement : 2,5 milliards et du chômage : 29,6 milliards, soit 51,4 milliards.
3. A ces coûts il convient d’ajouter les prestations sociales reçues par les immigrés (retraites, famille, vieillesse, allocations diverses), soit 30,3 milliards.
4. Nous arrivons ainsi à un chiffre de 128,7 milliards, dont il faut néanmoins défalquer la contribution des immigrés à la production de richesses, évaluée à 55,5 milliards, ce qui laisse un solde net de 73,3 milliards.
Au total, les coûts nets directs ou indirects de l’immigration s’élèveraient ainsi à 73,3 milliards d’euros.
5°/ Immigration et endettement de l’Etat
En conclusion, la conséquence de tout ce qui précède est : l’endettement de la France, qui a fait couler tant d’encre et qui a manqué de pousser notre pays à la banqueroute.
Qu’il y ait une corrélation étroite entre immigration et endettement public ne fait guère de doute.
C’est ce que nous apprend le rapprochement des séries statistiques du déficit et de l’endettement. Car, quel que soit le chiffre final du coût de l’immigration qui ressortira de nos travaux en fin de journée, cette immigration est, qu’on le veuille ou non, financée en totalité ou en partie par le déficit budgétaire, 85 milliards d’euros, lequel alimente l’endettement de la France, 1.646 milliards d’euros (85% du PIB), dont on a tant parlé et si tardivement. Non seulement il nous a coûté notre cher triple A, mais il sera payé par nos enfants et nos petits-enfants. Financer par l’emprunt une immigration largement composée d’inactifs et d’assistés sociaux, et cela en pleine crise économique et financière, il n’y a qu’en France que l’on voit cela.
Conclusions
La France connaît depuis plusieurs années un appauvrissement tendanciel. Le revenu par habitant plafonne depuis dix ans et recule depuis six ans. C’est le prix de la crise, d’un mauvais management de l’économie mais aussi d’une immigration excessive. L’immigration n’enrichit pas, elle appauvrit.
Si les réformes de restrictions budgétaires retenues par le gouvernement sont mises en pratique, ce qui reste à voir, l’immigration, au lieu d’être payée par l’emprunt, sera payée par nos impôts. Ce qui est déjà un mieux. Mais il serait mieux encore de la ramener à un niveau proportionné aux capacités d’intégration ou d’assimilation de la France.
Mais ceci est une autre histoire…
Yves-Marie Laulan http://www.polemia.com
Colloque de l’Institut de géopolitique des populations
16/02/2012
Introduction
A côté des coûts budgétaires, que l’on pourrait qualifier de micro-économiques, bien caractérisés par des écritures comptables inscrites dans un budget – ce qu’ont fait avec talent nos intervenants précédents – on peut identifier des coûts macro-économiques, diffus, quasi invisibles car noyés dans la masse, qui se reflètent dans les agrégats macroéconomiques de la France ou dans la comptabilité nationale ; mais qui existent bien quand même.
Les immigrés constituent désormais un segment important de la population française, soit 12,6% de la population totale Or, quand une large partie de la population change sous l’effet d’une immigration rapide, intense et prolongée –c’est le cas de la France –, on peut imaginer aisément que cette nouvelle population d’immigrés, et de leurs descendants, va exercer une influence significative, d’une part, sur les divers agrégats macro-économiques : consommation, épargne, investissement, qui constituent le produit national, et, d’autre part, sur les grands équilibres économiques qui conditionnent son évolution : endettement, chômage, niveau des salaires, productivité ; sans compter le coût des biens sociaux majeurs que sont la santé, l’éducation et le logement.
I ) L’immigration et les grands agrégats économiques
1°/ Immigration et consommation
Que les immigrés contribuent à la production des biens et des services de la nation est indéniable. Toute la difficulté est de savoir combien.
A/ La contribution des immigrés à la production
La seule façon de mesurer la contribution des immigrés aux ressources est de prendre en compte le total cumulé de leurs salaires. En supposant, ce qui est admis, que le salaire moyen des immigrés est de 15% inférieur au salaire moyen en France, cela donne, en cumulé, pour 2,6 millions d’immigrés au travail, environ 37 milliards d’euros sur un total de PIB 1.933 milliards (à prix courants). Il faut y ajouter les impôts et charges sociales qui, selon la comptabilité nationale, représentent 50% des rémunérations, soit 18,5 milliards, ou encore 55,5 arrondis à 56 milliards au total.
B/ La consommation des ménages immigrés
La consommation, faute d’épargne significative des immigrés, pourrait être évaluée au montant cumulé des salaires, soit 37 milliards. La consommation des ménages dans les comptes nationaux atteint 1.084 milliards d’euros. La part des immigrés, 10% de la population, devrait donc atteindre 10% de ce total, soit 108 milliards. La différence entre ces deux chiffres, soit 71 milliards, laisse un peu perplexe. Comment cette consommation est-elle financée ?
Il faut supposer que ce soit, en partie, les prestations sociales reçues par les immigrés à divers titres, calculées selon certaines sources à 58,6 milliards, qui permettent de financer cette consommation. A ce chiffre s’ajouterait le montant de la fraude, de la délinquance et du travail au noir, estimé à 13,6 milliards (sans doute bien davantage). Ce qui, avec 72 milliards, permet de retomber à peu près sur nos pieds.
Il en ressort que les immigrés reçoivent à peu près deux fois plus qu’ils ne produisent et que la communauté immigrée vit largement de l’aide sociale et d’activités hors marché. Ce qui, à vrai dire, n’a rien de bien surprenant.
C/ La contribution des immigrés à la croissance
Dans ce contexte, il nous reste un dernier devoir à accomplir, à savoir à tordre le cou à ce « canard » persistant, véhiculé par une gauche à la conscience troublée, que « les immigrés sont indispensables à la croissance et qu’ils vont payer pour nos retraites ».
Regardons plutôt ce que disent des chercheurs sérieux, à l’étranger. Aux USA, les travaux de George Borjas, qui fait autorité en la matière, ont démontré de façon irréfutable que le gain annuel procuré par les immigrés était infime : moins de 0,1% du PIB par an. Même son de cloche en Angleterre où les études menées à la demande de la Chambre des Lords (en 2008, citée par Michèle Tribalat) parviennent à des résultats identiques : l’apport économique dû à l’immigration est quasi nul, 0,1% du PIB. Les enquêtes conduites aux Pays-Bas sont également sans équivoque : le PIB global augmente un peu, certes, mais le PIB par habitant, celui qui mesure le niveau de vie, diminue.
L’enseignement principal de ces travaux est que le gain obtenu par le travail des immigrés va aux immigrés eux-mêmes mais nullement à la population d’accueil qui est perdante dans l’affaire.
C’est ce que le simple bon sens aurait déjà donné : l’immigration a un effet d’appauvrissement sur l’ensemble de la population d’accueil, bien que les immigrés eux-mêmes recueillent largement les bénéfices de leur situation.
En France, bien entendu, c’est l’ « omertà » : on ne veut pas savoir.
2°/ Incidence de l’immigration sur l’investissement et le commerce extérieur
Pour l’investissement, la réponse est simple : les immigrés épargnent peu ou pas et ne peuvent contribuer en aucune façon à la formation de capital fixe.
Pour le commerce extérieur, c’est une autre affaire. Certes, on se doute bien que les immigrés ne peuvent apporter de contribution, même minime, aux exportations. Mais il y a un lien direct entre importations et consommation des ménages. Avec une consommation de 108 milliards, et un marché de 7 à 8 millions de consommateurs nouveaux, l’incidence des ménages immigrés sur les importations doit être sensible.
Nos importations, composées aux trois quarts de pétrole et de produits manufacturés ont atteint 537 milliards en 2010. L’application de la règle de proportionnalité donnerait donc un montant de 54 milliards imputables aux produits importés au bénéfice des immigrés.
Avec un déficit commercial de 71 milliards, on pourrait en déduire que la consommation de la communauté immigrée, sans contrepartie productive significative, suffirait à justifier une large part du déficit commercial de la France. On verra plus loin que l’on pourrait en dire autant du déficit budgétaire.
En ce qui concerne la balance des paiements maintenant, on observera des transferts annuels de l’ordre de 5 milliards, le cinquième du total des transferts courants. On observera avec chagrin que ces transferts ne servent pas à financer l’investissement et le développement comme on pourrait le souhaiter mais servent simplement de soutien alimentaire au bénéfice des familles restées au pays.
II ) L’immigration et les grands équilibres économiques
1°/ Immigration et chômage
En septembre 2011, la France comptait 4.176.000 chômeurs, 4.442.000 avec les DTOM, plus de 10% de la population active. Comment mesurer l’incidence de l’immigration sur ce total ?
Les difficultés d’insertion d’une population, peu ou pas qualifiée, sur un marché du travail déjà saturé sautent aux yeux. Avec un taux de chômage de 13,2%, sur les trois millions d’immigrés que compte la population active, 2,6 millions d’immigrés seulement auraient un emploi, 400 000 seraient au chômage.
En fait, pour ce qui concerne l’immigration légale, trois solutions se présentent :
ou bien les immigrés ne trouvent pas d’emplois et sont donc au chômage ;
ou ils trouvent des emplois, mais poussent les natifs vers le chômage ;
ou ils trouvent bien des emplois, mais ce sont des emplois aidés, donc qui coûtent cher à l’Etat.
En conséquence, en termes de coûts :
- Le coût des immigrés au chômage serait de 3,4 milliards.
- Un emploi jeune sur quatre bénéficie d’une aide de l’Etat qui prend en charge environ 70% des coûts, soit, pour 450.000 contrats, un coût budgétaire de 4,2 milliards d’euros.
- Mais le plus important est ailleurs : le coût des natifs chassés par éviction vers le chômage peut être estimé à 22 milliards (à 700 euros par mois, soit 8.500 euros par an, pour 2,6 millions de nouveaux chômeurs natifs).
Le total de ces trois rubriques s’élève donc à 29,6 milliards d’euros.
En d’autres termes, en période de sous-emploi chronique et de quasi-stagnation économique – c’est le cas depuis 10 ans et plus –, l’immigration, quelle soit légale ou non, exerce directement ou indirectement un effet fortement négatif sur les chiffres du chômage et sur les charges budgétaires.
2°/ Immigration, salaires, productivité et désindustrialisation
C’est en quelque sorte le corollaire du cas de figure précédent. L’immigration a, de toute évidence, tendance à tirer vers le bas le niveau moyen des salaires. C’est ce que démontrent abondamment les enquêtes menées à l’étranger, notamment celle de la Chambre des Lords en Angleterre en 2008 (déjà citée par Michèle Tribalat). Aux Etats-Unis, George Borjas, qui fait référence en la matière, a démontré que les salaires des immigrés, notamment les moins qualifiés, exercent un effet négatif d’environ 7% sur le niveau des salaires. On préfère évidemment ne pas trop savoir.
En France on estime le niveau moyen des salaires des immigrés environ inférieur de 15% à celui des natifs, et cela d’autant plus que la grande majorité des immigrés travaillent dans le secteur des services à faible rémunération et à faible productivité : services domestiques (les nounous), restauration et hôtellerie, services de nettoyage, construction, etc.
Tout cela entraîne des conséquences très sévères sur l’économie française.
La première concerne l’investissement productif des entreprises dont on constatera avec inquiétude une lente dérive à la baisse depuis 10 ans. Cela se comprend. Devant une main-d’œuvre abondante et bon marché, l’entrepreneur aura naturellement avantage à substituer du travail au capital, à recruter du personnel à bas coût plutôt qu’investir. Et c’est bien ce que l’on constate. Les dépenses d’investissement en France prennent un sérieux retard, non seulement par rapport à l’étranger, mais aussi par rapport aux performances des années précédentes. De ce déclin tendanciel témoigne aussi la baisse des projets d’investissement industriels constatée ces dernières années.
On assiste donc à une baisse de l’investissement productif privé mais aussi à une tendance à la désindustrialisation de notre pays. L’industrie ne procure plus que 14% de la richesse nationale contre 22% pour la moyenne européenne et 30% pour l’Allemagne. Depuis les années 1980, l’emploi industriel a chuté de 2 millions, de 350.000 postes depuis 2 ans. L’immigration a certainement eu une incidence sur ce phénomène. En France, à ce rythme, on ne fabriquera plus d’avions ou de TGV mais on construira des logements sociaux.
Dernière conséquence, souvent ignorée, et non des moindres, l’effet sur la productivité du travail en France. Chacun sait de quoi il retourne. C’est, en gros, la production tirée d’une quantité donnée de facteurs de production, le travail au premier chef. La productivité reflète le progrès technique. Si la productivité horaire en France apparaît à peu près satisfaisante, sous l’effet du chômage bien sûr, la productivité par salarié, la seule qui a un sens, en vérité, accuse un net déclin, non seulement par rapport à l’étranger (USA, Europe) mais aussi par rapport aux tendances passées, par manque de qualification et de motivations. Sous l’effet d’une immigration de masse, la France est donc tout doucement en train d’emprunter le chemin qui mène au sous-développement économique.
3°/ Pour terminer, on peut estimer que le coût du surendettement des ménages immigrés s’élève à 2,5 milliards.
III ) Regards croisés sur trois coûts sociaux majeurs sous estimés
Que les immigrés soient de grands consommateurs de biens sociaux est une évidence que peu de monde se hasarde à nier. On ne peut manquer de se réjouir de cette générosité institutionnelle en progression constante, qui contribue sans doute à la paix sociale, pour un temps. Le malheur veut qu’elle ait un coût. Cette consommation à caractère social porte notamment sur ces trois secteurs majeurs que sont l’éducation, la santé et le logement.
1°/ L’éducation nationale
Chacun reconnaît la dégradation, grandissante, de notre système scolaire. Certes, des réformes, inutiles ou ineptes, sont passées par là, qu’il s’agisse de la méthode globale ou du collège unique, toujours dénoncées, jamais corrigées. Mais il y a un autre facteur majeur, rarement évoqué : l’immigration.
L’éducation nationale coûte de plus en plus cher, pour de moins en moins de résultats, et d’ailleurs moins d’élèves (sauf d’enfants d’immigrés). Le budget de l’éducation nationale croît d’année en année, près de 61 milliards en 2011, une augmentation de 2% par rapport à l’année précédente.
Mais comment ne pas établir aussi un lien de causalité manifeste entre le dépérissement du système scolaire et l’obligation faite à nos écoles d’accueillir des enfants d’immigrés toujours plus nombreux ? Leur place dans la population scolaire est passée de 14% à 16%, et maintenant près de 18%, en raison d’une fécondité deux à trois fois supérieure à la nôtre, celle des natifs. A cela s’ajoute une concentration très forte dans certaines zones, plus de 60 à 80% selon Michèle Tribalat, précisément celles qui sont le centre de violences permanentes dans les filières techniques, les lycées professionnels, ceux qui accueillent le plus d’immigrés.
« Deux tiers des échecs scolaires concernent les enfants d’immigrés », a déclaré Claude Guéant, à la grande indignation des bien-pensants. C’est peut-être exagéré. Mais ce qu’il y a de sûr c’est que le taux d’échecs scolaires des enfants d’immigrés est le double de celui des autres enfants et que les enfants immigrés sortent deux fois plus souvent que les autres du système scolaire sans aucune qualification.
En fait, l’afflux non maîtrisé d’enfants d’immigrés venant de familles déshéritées dont beaucoup maîtrisent mal la langue française provoque la saturation puis la décrépitude de l’ensemble d’un système scolaire largement plus inadapté à cette mission, quoi qu’on fasse.
Comment calculer le coût social phénoménal résultant d’une situation de ce genre, à savoir une éducation au rabais dispensée aux enfants, tous les enfants de France, qu’ils soient ou non issus de la population immigrée ? Tout à l’heure, on a estimé à 1 milliard environ les coûts spécifiques du système scolaire liés à l’immigration. Je crois que cette évaluation est notoirement sous-estimée. Pour ma part, je pense qu’il faut, une fois de plus, appliquer la règle de proportionnalité : si les enfants d’immigrés forment 18% de la population scolaire, les coûts supplémentaires dus à l’immigration (18% de 61 milliards d’euros) peuvent être évalués à 11 milliards d’euros.
2°/ Immigration et dépenses de santé
Les dépenses de santé liées à l’immigration méritent que l’on s’y attarde. Car ce sont des coûts très importants qui sont en jeu ici et pour lesquels, par chance, l’on dispose d’informations statistiques, donc relativement sûres.
Pour les immigrés clandestins, estimés à plus d’un demi-million, les statistiques de l’Aide médicale d’Etat affichent plus de 200.000 consultations par an pour un coût de 600 millions par an, soit plus de 30% du budget du ministère de la Santé.
Mais l’essentiel est ailleurs, avec la CMU, la Couverture médicale universelle, complétée par la CMUC, complémentaire instituée en 1999 par Martine Aubry (laquelle s’affirme décidément, avec les 35 heures, comme un des grands fossoyeurs de l’économie française). On sait que, sous conditions de ressources minimales, ces deux systèmes permettent un remboursement à 100% des soins de santé, notamment des soins hospitaliers, les plus coûteux.
Les études ont montré que le coût de soins ainsi gratuits était d’environ 13% supérieur au coût moyen de soins hors CMU et provoquaient une augmentation de 20% du volume des consultations. Ce qui n’est guère surprenant. La gratuité a toujours cet effet-là. Observons que cette surconsommation médicale des immigrés souvent en quête de placebos est d’ailleurs attestée par le témoignage de nombre de jeunes médecins installés en grande banlieue parisienne.
En 2007, la CMU concernait 1,5 million de personnes bénéficiaires et la CMUC, avec l’Outre-Mer, 4,5 millions, soit, au total, 6 millions de bénéficiaires. Il s’agit souvent d’une population jeune, féminine et urbaine. Il est logique de penser que sur les 7 à 8 millions d’immigrés dont les ressources sont modestes, une grande majorité sont inscrits à l’un ou l’autre de ces deux régimes.
Par ailleurs, le coût moyen annuel par tête, un secret d’Etat bien gardé, était estimé à environ 1.000 euros en 2006. Combien aujourd’hui ?
Dès lors, le coût total du bilan santé de l’immigration s’établit à près de 6 milliards d’euros par an. Il s’alourdit, avec des flux migratoires de 250.000 par an, d’environ 250 millions d’euros chaque année.
3°/ Le logement
a) La location
Les immigrés sont en majorité locataires à hauteur de 75% (90% chez les immigrés d’origine africaine). Ils occupent 70% des logements dits sociaux à loyer faible ou modéré.
Par ailleurs, 50% des loyers (charges comprises) sont couverts par les aides au logement. Le loyer médian s’élève à 430 euros, soit 5.160 euros par an.
Pour 1.370.000 ménages d’immigrés en location, le total représente donc 7 milliards d’euros. Enfin, on estime qu’un locataire sur 3 connaît des difficultés de paiement ou ne paie pas.
Dés lors, le coût, pour la collectivité, du logement des immigrés est de 50% du total des loyers, soit 3,5 milliards pour les aides et 1/3 pour les impayés soit 2,3 milliards, soit 5,8 milliards au total.
A cela s’ajoute naturellement le coût de la rénovation urbaine dans le cadre de la politique de la Ville, soit 21 milliards sur 5 ans ou encore 4 milliards par an.
Le coût du logement des immigrés frôle donc 10 milliards d’euros par an.
b) La construction de logements sociaux
Elle fait l’objet d’une demande pressante et permanente. Il n’y aura jamais assez de logements sociaux.
En 2010, l’Etat aura aidé au lancement de 131.000 chantiers, contre un rythme de croisière de 100.000 par an.
A un prix moyen de construction TTC de 1.820 euros au m2, en 2007 le prix unitaire moyen d’un logement de 80m2 ressort à 145.600 (arrondi à 150.000 euros). Ce qui donne un coût annuel de construction de logements sociaux d’environ 20 milliards par an couvert par les financements de l’Etat ou des collectivités territoriales.
4°/ Bilan des coûts
1. Il convient à ce stade d’additionner les coûts sociaux :
logement : 30 milliards
santé : 6 milliards
éducation :11 milliards
soit au total 47 milliards.
2. Mais il faut y ajouter les coûts du maintien de l’ordre : 5,7 milliards, et celui des fraudes et de la délinquance : 13,6 milliards, du surendettement : 2,5 milliards et du chômage : 29,6 milliards, soit 51,4 milliards.
3. A ces coûts il convient d’ajouter les prestations sociales reçues par les immigrés (retraites, famille, vieillesse, allocations diverses), soit 30,3 milliards.
4. Nous arrivons ainsi à un chiffre de 128,7 milliards, dont il faut néanmoins défalquer la contribution des immigrés à la production de richesses, évaluée à 55,5 milliards, ce qui laisse un solde net de 73,3 milliards.
Au total, les coûts nets directs ou indirects de l’immigration s’élèveraient ainsi à 73,3 milliards d’euros.
5°/ Immigration et endettement de l’Etat
En conclusion, la conséquence de tout ce qui précède est : l’endettement de la France, qui a fait couler tant d’encre et qui a manqué de pousser notre pays à la banqueroute.
Qu’il y ait une corrélation étroite entre immigration et endettement public ne fait guère de doute.
C’est ce que nous apprend le rapprochement des séries statistiques du déficit et de l’endettement. Car, quel que soit le chiffre final du coût de l’immigration qui ressortira de nos travaux en fin de journée, cette immigration est, qu’on le veuille ou non, financée en totalité ou en partie par le déficit budgétaire, 85 milliards d’euros, lequel alimente l’endettement de la France, 1.646 milliards d’euros (85% du PIB), dont on a tant parlé et si tardivement. Non seulement il nous a coûté notre cher triple A, mais il sera payé par nos enfants et nos petits-enfants. Financer par l’emprunt une immigration largement composée d’inactifs et d’assistés sociaux, et cela en pleine crise économique et financière, il n’y a qu’en France que l’on voit cela.
Conclusions
La France connaît depuis plusieurs années un appauvrissement tendanciel. Le revenu par habitant plafonne depuis dix ans et recule depuis six ans. C’est le prix de la crise, d’un mauvais management de l’économie mais aussi d’une immigration excessive. L’immigration n’enrichit pas, elle appauvrit.
Si les réformes de restrictions budgétaires retenues par le gouvernement sont mises en pratique, ce qui reste à voir, l’immigration, au lieu d’être payée par l’emprunt, sera payée par nos impôts. Ce qui est déjà un mieux. Mais il serait mieux encore de la ramener à un niveau proportionné aux capacités d’intégration ou d’assimilation de la France.
Mais ceci est une autre histoire…
Yves-Marie Laulan http://www.polemia.com
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16/02/2012
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Les valises du Qatar, la politique de la ville : la solution pour nos banlieues ?
L’ami de Nicolas Sarkozy, l’émir du Qatar Cheikh Hamad al-Thani, a gelé jusqu’au mois de juin, c’est-à-dire après le résultat des élections législatives, le lancement par l’émirat du fonds d’investissement de 50 millions d’euros au profit de nos banlieaues musulmanes – voir notamment nos articles des 20 février et 13 décembre derniers. Marine Le Pen relevait que « ces investissements sont à raison de la proportion très importante de musulmans qui sont dans les banlieues françaises. C’est donc critiquable parce qu’on laisse un pays étranger choisir ses investissements en fonction de la religion de telle ou telle partie de la population ou du territoire français ».
Le Qatar, nous le savons, joue un rôle de tout premier plan dans les actuelles menées visant à abattre le régime laïc en place en Syrie – avec la bénédiction de toute la classe politique française, de Sarkozy à Mélenchon. Mais hier la candidate nationale, invitée de « Questions d’Info », a rappelé plus largement qu’ « Hamad al-Thani finance toutes les milices djihadistes au travers du monde », notamment en Libye.
Et Marine de noter que « non seulement on minimise volontairement l’avancée et le risque fondamentaliste dans notre pays, mais dans un certain aspect, on l’encourage ». « Le rapport entre le Qatar et la campagne présidentielle est essentiel puisque encore une fois on s’aperçoit que le Qatar qui est un des meilleurs amis de Nicolas Sarkozy depuis des mois investit dans nos entreprises stratégiques et dans nos banlieues. Vous croyez qu’ils investissent uniquement pour quoi ? Pour aider l’économie des banlieues françaises ? Moi je ne le crois pas ».
Banlieues françaises prises en étau entre une plongée dans le communautarisme à base ethnico-religieuse et le développement en parallèle (l’un n’empêchant pas l’autre jusqu’alors …) de la criminalité des bandes de jeunes, que seul l’islam nous disent les imams, seraient capables de ramener sur le bon chemin… Serait-ce là le calcul de Sarkozy pour acheter la paix civile dans les banlieues, la mosquée et l’entreprise « hallal » en lieu et place des trafics de drogue(s) dans les halls, des rackets et de des agressions ?
Le site legaulois.info relayait une tribune du criminologue Xavier Raufer qui rappelait que « depuis des années, la France connaît un problème massif de “criminalité de rues” provoquée par des bandes (…) . Chaque année, environ 150 000 mineurs sont poursuivis par le parquet, dont 50 000 d’entre eux seulement sont présentés à un juge des enfants (…). »
« Des statistiques d’Île-de-France montrent (…) que 5 % des malfaiteurs commettent la moitié des méfaits ; avant 18 ans, ces criminels en série – qu’une loi pénale naïve et surannée tient encore pour des “enfants” – sont déjà connus pour 50 infractions et plus (…) Or la plupart de ces hyperactifs du crime ont déjà été condamnés – et devraient donc être incarcérés – mais sont en liberté. Environ 80 000 peines de prison exécutoires, dont quelque 7 000 de plus d’un an, sont, de fait, non exécutées par la justice ! »
« D’où la question de la validité de la politique de la ville menée à coups de milliards depuis plus de vingt ans. À la fois pharaonique et ruineuse, cette politique, qui a pour seul objet de resocialiser les habitants des “quartiers sensibles” en améliorant leur habitat, leur accès à l’emploi et aux prestations sociales, est parfaitement inopérante en matière criminelle. Elle doit donc être totalement refondée (…). Plus on s’acharne à gaspiller des milliards, plus on aboutit à créer un paradigme de l’agriculture soviétique : pas moins de chômage ni de misère, et toujours plus de crime. »
Et Xavier Raufer, de relever que la mise en place de l’injonction civile, «Inventée aux États-Unis, désormais pratiquée en Grande-Bretagne » , « est une arme de destruction massive pour les gangs. Cette injonction prononcée par un juge interdit à des voyous organisés de fréquenter, à partir d’un jour J, certains quartiers et d’y rencontrer leurs comparses. En termes clairs, plus moyen pour le gang de se réunir une fois l’injonction prononcée – et surtout plus dans son fief. Utilisée en conjonction avec le renseignement criminel, cette politique d’injonction est le plus puissant dissolvant antibande jamais mis en œuvre. Encore faut-il le vouloir et s’en donner les moyens. »
Et plus largement encore relève Bruno Gollnisch, se donner les moyens de stopper le regroupement familial, la distribution automatique de la nationalité française, et touts les pompes aspirantes de l’immigration, notamment d’ordre financières. Si l’émir du Qatar, qui se pique de philantropie, souhaite financer et donc encourager l’immigration musulmane -ce que M. Sarkozy s’est bien gardé de faire à l’époque dans sa bonne ville de Neuilly pour ne pas incommoder ses voisins-électeurs…- qu’il le fasse chez lui, ou au sein du dar el islam, mais pas chez nous !
http://www.gollnisch.com/
L’ami de Nicolas Sarkozy, l’émir du Qatar Cheikh Hamad al-Thani, a gelé jusqu’au mois de juin, c’est-à-dire après le résultat des élections législatives, le lancement par l’émirat du fonds d’investissement de 50 millions d’euros au profit de nos banlieaues musulmanes – voir notamment nos articles des 20 février et 13 décembre derniers. Marine Le Pen relevait que « ces investissements sont à raison de la proportion très importante de musulmans qui sont dans les banlieues françaises. C’est donc critiquable parce qu’on laisse un pays étranger choisir ses investissements en fonction de la religion de telle ou telle partie de la population ou du territoire français ».
Le Qatar, nous le savons, joue un rôle de tout premier plan dans les actuelles menées visant à abattre le régime laïc en place en Syrie – avec la bénédiction de toute la classe politique française, de Sarkozy à Mélenchon. Mais hier la candidate nationale, invitée de « Questions d’Info », a rappelé plus largement qu’ « Hamad al-Thani finance toutes les milices djihadistes au travers du monde », notamment en Libye.
Et Marine de noter que « non seulement on minimise volontairement l’avancée et le risque fondamentaliste dans notre pays, mais dans un certain aspect, on l’encourage ». « Le rapport entre le Qatar et la campagne présidentielle est essentiel puisque encore une fois on s’aperçoit que le Qatar qui est un des meilleurs amis de Nicolas Sarkozy depuis des mois investit dans nos entreprises stratégiques et dans nos banlieues. Vous croyez qu’ils investissent uniquement pour quoi ? Pour aider l’économie des banlieues françaises ? Moi je ne le crois pas ».
Banlieues françaises prises en étau entre une plongée dans le communautarisme à base ethnico-religieuse et le développement en parallèle (l’un n’empêchant pas l’autre jusqu’alors …) de la criminalité des bandes de jeunes, que seul l’islam nous disent les imams, seraient capables de ramener sur le bon chemin… Serait-ce là le calcul de Sarkozy pour acheter la paix civile dans les banlieues, la mosquée et l’entreprise « hallal » en lieu et place des trafics de drogue(s) dans les halls, des rackets et de des agressions ?
Le site legaulois.info relayait une tribune du criminologue Xavier Raufer qui rappelait que « depuis des années, la France connaît un problème massif de “criminalité de rues” provoquée par des bandes (…) . Chaque année, environ 150 000 mineurs sont poursuivis par le parquet, dont 50 000 d’entre eux seulement sont présentés à un juge des enfants (…). »
« Des statistiques d’Île-de-France montrent (…) que 5 % des malfaiteurs commettent la moitié des méfaits ; avant 18 ans, ces criminels en série – qu’une loi pénale naïve et surannée tient encore pour des “enfants” – sont déjà connus pour 50 infractions et plus (…) Or la plupart de ces hyperactifs du crime ont déjà été condamnés – et devraient donc être incarcérés – mais sont en liberté. Environ 80 000 peines de prison exécutoires, dont quelque 7 000 de plus d’un an, sont, de fait, non exécutées par la justice ! »
« D’où la question de la validité de la politique de la ville menée à coups de milliards depuis plus de vingt ans. À la fois pharaonique et ruineuse, cette politique, qui a pour seul objet de resocialiser les habitants des “quartiers sensibles” en améliorant leur habitat, leur accès à l’emploi et aux prestations sociales, est parfaitement inopérante en matière criminelle. Elle doit donc être totalement refondée (…). Plus on s’acharne à gaspiller des milliards, plus on aboutit à créer un paradigme de l’agriculture soviétique : pas moins de chômage ni de misère, et toujours plus de crime. »
Et Xavier Raufer, de relever que la mise en place de l’injonction civile, «Inventée aux États-Unis, désormais pratiquée en Grande-Bretagne » , « est une arme de destruction massive pour les gangs. Cette injonction prononcée par un juge interdit à des voyous organisés de fréquenter, à partir d’un jour J, certains quartiers et d’y rencontrer leurs comparses. En termes clairs, plus moyen pour le gang de se réunir une fois l’injonction prononcée – et surtout plus dans son fief. Utilisée en conjonction avec le renseignement criminel, cette politique d’injonction est le plus puissant dissolvant antibande jamais mis en œuvre. Encore faut-il le vouloir et s’en donner les moyens. »
Et plus largement encore relève Bruno Gollnisch, se donner les moyens de stopper le regroupement familial, la distribution automatique de la nationalité française, et touts les pompes aspirantes de l’immigration, notamment d’ordre financières. Si l’émir du Qatar, qui se pique de philantropie, souhaite financer et donc encourager l’immigration musulmane -ce que M. Sarkozy s’est bien gardé de faire à l’époque dans sa bonne ville de Neuilly pour ne pas incommoder ses voisins-électeurs…- qu’il le fasse chez lui, ou au sein du dar el islam, mais pas chez nous !
http://www.gollnisch.com/
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Si l’immigration se poursuit, quelles formes prendra notre décadence?
Tribune libre de Paysan savoyard
Dans le cas où l’un des deux candidats du consortium formé par l’UMP et le PS serait élu, 1 million d’immigrés supplémentaires entreront légalement en France pour s’y installer au cours du prochain quinquennat, si le rythme actuel de l’immigration se maintient (plus de 200 000 entrées légales par an). Si l’on ajoute les naissances et l’immigration illégale et que l’on tient compte des départs et des décès, la France comptera au total dans cinq ans 2 millions de personnes supplémentaires originaires de l’immigration.
Compte-tenu de son ampleur et de sa soudaineté, le processus d’immigration en cours constitue en réalité un phénomène d’invasion. L’immigration non européenne a commencé dans les années soixante ; elle est devenue massive à compter des années soixante-dix. La population d’origine non européenne installée en France peut aujourd’hui être évaluée à au moins 12 millions de personnes. Dès lors si le processus se poursuit, la population autochtone sera mise en minorité et marginalisée bien avant la fin du siècle. La société française et plus généralement la civilisation européenne auront alors disparu.
A l’intention de ceux qui s’apprêtent à voter pour M. Sarkozy ou pour M. Hollande en croyant percevoir entre eux des différences substantielles, nous pensons utile de rappeler que, pour ce qui concerne en tout cas cette question de l’immigration, la plus fondamentale de toutes parce qu’elle engage la survie même de notre peuple et de notre civilisation, la gauche et la droite conduisent à quelques nuances près la même politique depuis quarante ans. Les deux ailes du Système font mine de s’affronter violemment sur des questions secondaires (voile, minaret, vote des étrangers…) pour camoufler aux yeux des électeurs naïfs leur accord profond sur l’essentiel : la poursuite de l’immigration massive.
Avec l’espoir, probablement vain, d’inciter les électeurs abusés à exprimer cette fois un vote de prise de conscience, un vote de « coup d’arrêt », un vote de sursaut, un vote de refus de la décadence, un vote de refus de l’invasion, un vote d’espoir, un vote d’avenir, un vote de recomposition politique, un vote de reconquête de notre identité, nous insisterons, une fois encore, sur les quatre conséquences que la poursuite de l’immigration impliquera inéluctablement :
L’immigration persistante entraînera tout d’abord une dégradation continue des conditions de vie.
Provoquant par définition une augmentation importante de la population, elle se traduira pas une hausse continue du prix du logement, par une extension de l’urbanisation et par un accroissement de la pollution. Rappelons que la population française métropolitaine, qui était de 40 millions après la guerre, a explosé depuis : 50 millions dès 1968 ; 60 millions en 2002. 62 millions aujourd’hui. Et l’augmentation se poursuit. Or la plupart des familles autochtones n’ont que deux enfants, ce qui aurait dû se traduire normalement par une stabilisation de la démographie ! Dans quelques années dans ces conditions, seuls les ménages à haut revenu pourront habiter dans des endroits vivables.
L’immigration provoquera la ruine des systèmes sociaux et des services publics.
D’ores et déjà la sécurité sociale, l’hôpital, l’éducation nationale, le système de retraite, le système de logement social ont commencé à imploser sous le poids de l’immigration, débordés par le nombre, débordés par les difficultés sociales inhérentes aux populations immigrées, débordés par les comportements incivils et délinquants. Les systèmes publics ont été jusqu’ici maintenus à peu près à flot en étant financés par la dette, passée en trois décennies de 5 % à 85 % du PIB. Or la crise de la zone euro semble indiquer que l’endettement public a aujourd’hui atteint sa limite. Dans quelques années, seuls les membres de la classe supérieure pourront se soigner correctement, scolariser leurs enfants dans un contexte favorable et disposer d’un niveau de vie confortable à leur retraite. Malheur aux autres, et en particulier aux familles de salariés, qui, accablées d’impôts, seront évincées des services publics et des protections dont elles bénéficient jusqu’à présent.
L’immigration alimentera une augmentation continue de l’insécurité et de la délinquance.
Selon les statistiques officielles, 3 millions et demi de crimes et de délits sont commis chaque année. Les enquêtes de « victimisation » montrent que ce nombre est en réalité trois fois plus élevé, un grand nombre de délits n’étant pas portés à la connaissance de la police. Une grande partie de ces délits et crimes sont commis par des étrangers ou par des personnes originaires de l’immigration. Si l’immigration se poursuit et si une partie des immigrés présents ne sont pas reconduits (en particulier les clandestins et les étrangers et naturalisés condamnés), la délinquance continuera à croître. Au cours du prochain quinquennat des centaines de milliers de Français autochtones seront victimes de cambriolages, de braquages, d’agressions, de car-jacking, de home-jacking, de coup de couteaux, de viols… Parmi ces victimes il y aura de nombreux électeurs de M. Sarkozy et de M. Hollande (ce qui au demeurant ne sera que justice). Dans les années qui viennent, seules les personnes disposant de revenus élevés pourront se protéger de la délinquance en habitant dans des endroits sécurisés.
L’immigration enfin conduira la population de souche européenne à baisser les yeux dans son propre pays.
L’attitude de réserve et de soumission que nous devrons adopter du fait de l’invasion migratoire prendra plusieurs aspects :
Nous devrons rester vigilants en toutes circonstances pour éviter les rencontres malencontreuses. Changer de trottoir, changer de voiture dans le métro, s’interdire certains lieux, proscrire certains horaires, éviter de croiser le regard d’une personne issue de la « diversité »…
Nous devrons cohabiter, dans les différents compartiments de notre vie, avec des personnes issues de la diversité. Dans le cadre professionnel, un nombre croissant de nos collègues auront une origine différente de la nôtre (les quotas de la « discrimination positive » imposeront la diversité dans tous les secteurs et à tous les niveaux). A l’hôpital et dans les maisons de retraite, nous serons soignés de plus en plus souvent par des personnels issus de la diversité, ce qui rendra la position de faiblesse dans laquelle la fréquentation de ces lieux nous place par nécessité encore plus délicate et pénible à supporter.
Les responsables des entreprises de travaux auxquelles nous devront faire appel, les commerçants auxquels nous nous adresserons, les conseillers des banques auprès desquels nous solliciterons un emprunt, les fonctionnaires des guichets devant lesquels nous nous présenterons, tous seront de plus en plus fréquemment issus de la diversité. Il en sera de même des policiers qui nous toiseront et nous verbaliseront. Nous devrons côtoyer au quotidien des voisins de palier diversifiés. Certains des membres de nos propres familles seront issus de l’immigration ou du métissage. Nous serons souvent mal à l’aise lorsque nous rencontrerons toutes ces personnes, compte tenu de leur origine différente et de leur fréquente hostilité latente que nous ressentirons.
Dans ces conditions, nous devrons rester toujours vigilants, taire nos opinions et nos réactions, prendre garde en toute circonstance, même dans les lieux les plus privés, aux propos que nous tiendrons. Nous devrons faire allégeance à l’idéologie universaliste ou à tout le moins rester cois sur le sujet. Il nous sera défendu d’exprimer la nostalgie que suscite en nous la pensée de la France« d’avant ». Nous devrons accepter sans réagir les provocations que les communautés d’origine immigrée multiplieront, bien conscientes qu’elles sont de participer à une entreprise historique d’invasion.
Rappelons au passage que les innombrables revendications et affirmations d’appartenance communautaire qui se multiplient depuis trente ans avec une force sans cesse croissante, en particulier dans la communauté musulmane, ne sont pas seulement des comportements à caractère religieux : ce sont également, et sans doute avant tout, des manifestations identitaires et politiques.
Précisons que ces différentes perspectives peu engageantes sont d’ores et déjà en voie de réalisation et conditionnent depuis déjà plusieurs années le quotidien de nombreux Français de souche européenne.
Si l’on souhaite conjurer cet horizon catastrophique, il n’est plus permis de tergiverser. Il faut, entre autres urgentes dispositions, reconduire les clandestins, renvoyer les délinquants étrangers et naturalisés, changer la loi pour réserver les droits sociaux et l’accès aux services publics aux seuls nationaux, restreindre l’accès à la nationalité en supprimant le droit du sol, ne plus délivrer de visas dans les pays d’immigration…
Quels arguments peuvent opposer à cela les électeurs des partis du Système ? Une telle politique susciterait certaines tensions ? Certes. Mais plus ces mesures seront prises à temps, plus les conflits civils que l’immigration va inévitablement susciter pourront être limités et maîtrisés.
Parier sur le fait que M. Sarkozy mettra en œuvre une politique de fermeté, moins molle en tout cas que celle qu’appliqueront les socialistes ? Allons donc ! Il faut être bien naïf ou de mauvaise foi pour ne pas voir que M. Sarkozy ne se montre ferme qu’en paroles : sous son quinquennat les agressions violentes ont augmenté ; et l’immigration légale a été encore plus élevée que sous les gouvernements précédents !
Les choses vont se tasser, les immigrés vont finir par s’assimiler, l’islam modéré pourra l’emporter si nous lui apportons notre soutien ? Quel aveuglement ! Ceux qui tiennent ces raisonnements ont-ils oublié que l’Histoire est pleine de ces civilisations brillantes qui ont été envahies et qui ont disparu. Ignorent-ils le sort des minorités chrétiennes dans tous les pays musulmans ?
Dans l’Espagne arabo-andalouse, comme dans l’ensemble du monde musulman médiéval, les chrétiens et les juifs avaient le statut de « dhimmis » : ils étaient tolérés mais leurs droits étaient limités ; ils devaient payer des impôts particuliers ; ils ne pouvaient pratiquer leur religion que dans un nombre de lieux restreints et le prosélytisme leur était interdit. Ils devaient en outre porter un vêtement d’une couleur particulière.
Les électeurs des partis immigrationnistes de l’UMP et du PS ont accepté par avance le statut de dhimmi, qui leur sera imposé avant qu’il soit longtemps. http://www.fdesouche.com
Tribune libre de Paysan savoyard
Dans le cas où l’un des deux candidats du consortium formé par l’UMP et le PS serait élu, 1 million d’immigrés supplémentaires entreront légalement en France pour s’y installer au cours du prochain quinquennat, si le rythme actuel de l’immigration se maintient (plus de 200 000 entrées légales par an). Si l’on ajoute les naissances et l’immigration illégale et que l’on tient compte des départs et des décès, la France comptera au total dans cinq ans 2 millions de personnes supplémentaires originaires de l’immigration.
Compte-tenu de son ampleur et de sa soudaineté, le processus d’immigration en cours constitue en réalité un phénomène d’invasion. L’immigration non européenne a commencé dans les années soixante ; elle est devenue massive à compter des années soixante-dix. La population d’origine non européenne installée en France peut aujourd’hui être évaluée à au moins 12 millions de personnes. Dès lors si le processus se poursuit, la population autochtone sera mise en minorité et marginalisée bien avant la fin du siècle. La société française et plus généralement la civilisation européenne auront alors disparu.
A l’intention de ceux qui s’apprêtent à voter pour M. Sarkozy ou pour M. Hollande en croyant percevoir entre eux des différences substantielles, nous pensons utile de rappeler que, pour ce qui concerne en tout cas cette question de l’immigration, la plus fondamentale de toutes parce qu’elle engage la survie même de notre peuple et de notre civilisation, la gauche et la droite conduisent à quelques nuances près la même politique depuis quarante ans. Les deux ailes du Système font mine de s’affronter violemment sur des questions secondaires (voile, minaret, vote des étrangers…) pour camoufler aux yeux des électeurs naïfs leur accord profond sur l’essentiel : la poursuite de l’immigration massive.
Avec l’espoir, probablement vain, d’inciter les électeurs abusés à exprimer cette fois un vote de prise de conscience, un vote de « coup d’arrêt », un vote de sursaut, un vote de refus de la décadence, un vote de refus de l’invasion, un vote d’espoir, un vote d’avenir, un vote de recomposition politique, un vote de reconquête de notre identité, nous insisterons, une fois encore, sur les quatre conséquences que la poursuite de l’immigration impliquera inéluctablement :
L’immigration persistante entraînera tout d’abord une dégradation continue des conditions de vie.
Provoquant par définition une augmentation importante de la population, elle se traduira pas une hausse continue du prix du logement, par une extension de l’urbanisation et par un accroissement de la pollution. Rappelons que la population française métropolitaine, qui était de 40 millions après la guerre, a explosé depuis : 50 millions dès 1968 ; 60 millions en 2002. 62 millions aujourd’hui. Et l’augmentation se poursuit. Or la plupart des familles autochtones n’ont que deux enfants, ce qui aurait dû se traduire normalement par une stabilisation de la démographie ! Dans quelques années dans ces conditions, seuls les ménages à haut revenu pourront habiter dans des endroits vivables.
L’immigration provoquera la ruine des systèmes sociaux et des services publics.
D’ores et déjà la sécurité sociale, l’hôpital, l’éducation nationale, le système de retraite, le système de logement social ont commencé à imploser sous le poids de l’immigration, débordés par le nombre, débordés par les difficultés sociales inhérentes aux populations immigrées, débordés par les comportements incivils et délinquants. Les systèmes publics ont été jusqu’ici maintenus à peu près à flot en étant financés par la dette, passée en trois décennies de 5 % à 85 % du PIB. Or la crise de la zone euro semble indiquer que l’endettement public a aujourd’hui atteint sa limite. Dans quelques années, seuls les membres de la classe supérieure pourront se soigner correctement, scolariser leurs enfants dans un contexte favorable et disposer d’un niveau de vie confortable à leur retraite. Malheur aux autres, et en particulier aux familles de salariés, qui, accablées d’impôts, seront évincées des services publics et des protections dont elles bénéficient jusqu’à présent.
L’immigration alimentera une augmentation continue de l’insécurité et de la délinquance.
Selon les statistiques officielles, 3 millions et demi de crimes et de délits sont commis chaque année. Les enquêtes de « victimisation » montrent que ce nombre est en réalité trois fois plus élevé, un grand nombre de délits n’étant pas portés à la connaissance de la police. Une grande partie de ces délits et crimes sont commis par des étrangers ou par des personnes originaires de l’immigration. Si l’immigration se poursuit et si une partie des immigrés présents ne sont pas reconduits (en particulier les clandestins et les étrangers et naturalisés condamnés), la délinquance continuera à croître. Au cours du prochain quinquennat des centaines de milliers de Français autochtones seront victimes de cambriolages, de braquages, d’agressions, de car-jacking, de home-jacking, de coup de couteaux, de viols… Parmi ces victimes il y aura de nombreux électeurs de M. Sarkozy et de M. Hollande (ce qui au demeurant ne sera que justice). Dans les années qui viennent, seules les personnes disposant de revenus élevés pourront se protéger de la délinquance en habitant dans des endroits sécurisés.
L’immigration enfin conduira la population de souche européenne à baisser les yeux dans son propre pays.
L’attitude de réserve et de soumission que nous devrons adopter du fait de l’invasion migratoire prendra plusieurs aspects :
Nous devrons rester vigilants en toutes circonstances pour éviter les rencontres malencontreuses. Changer de trottoir, changer de voiture dans le métro, s’interdire certains lieux, proscrire certains horaires, éviter de croiser le regard d’une personne issue de la « diversité »…
Nous devrons cohabiter, dans les différents compartiments de notre vie, avec des personnes issues de la diversité. Dans le cadre professionnel, un nombre croissant de nos collègues auront une origine différente de la nôtre (les quotas de la « discrimination positive » imposeront la diversité dans tous les secteurs et à tous les niveaux). A l’hôpital et dans les maisons de retraite, nous serons soignés de plus en plus souvent par des personnels issus de la diversité, ce qui rendra la position de faiblesse dans laquelle la fréquentation de ces lieux nous place par nécessité encore plus délicate et pénible à supporter.
Les responsables des entreprises de travaux auxquelles nous devront faire appel, les commerçants auxquels nous nous adresserons, les conseillers des banques auprès desquels nous solliciterons un emprunt, les fonctionnaires des guichets devant lesquels nous nous présenterons, tous seront de plus en plus fréquemment issus de la diversité. Il en sera de même des policiers qui nous toiseront et nous verbaliseront. Nous devrons côtoyer au quotidien des voisins de palier diversifiés. Certains des membres de nos propres familles seront issus de l’immigration ou du métissage. Nous serons souvent mal à l’aise lorsque nous rencontrerons toutes ces personnes, compte tenu de leur origine différente et de leur fréquente hostilité latente que nous ressentirons.
Dans ces conditions, nous devrons rester toujours vigilants, taire nos opinions et nos réactions, prendre garde en toute circonstance, même dans les lieux les plus privés, aux propos que nous tiendrons. Nous devrons faire allégeance à l’idéologie universaliste ou à tout le moins rester cois sur le sujet. Il nous sera défendu d’exprimer la nostalgie que suscite en nous la pensée de la France« d’avant ». Nous devrons accepter sans réagir les provocations que les communautés d’origine immigrée multiplieront, bien conscientes qu’elles sont de participer à une entreprise historique d’invasion.
Rappelons au passage que les innombrables revendications et affirmations d’appartenance communautaire qui se multiplient depuis trente ans avec une force sans cesse croissante, en particulier dans la communauté musulmane, ne sont pas seulement des comportements à caractère religieux : ce sont également, et sans doute avant tout, des manifestations identitaires et politiques.
Précisons que ces différentes perspectives peu engageantes sont d’ores et déjà en voie de réalisation et conditionnent depuis déjà plusieurs années le quotidien de nombreux Français de souche européenne.
Si l’on souhaite conjurer cet horizon catastrophique, il n’est plus permis de tergiverser. Il faut, entre autres urgentes dispositions, reconduire les clandestins, renvoyer les délinquants étrangers et naturalisés, changer la loi pour réserver les droits sociaux et l’accès aux services publics aux seuls nationaux, restreindre l’accès à la nationalité en supprimant le droit du sol, ne plus délivrer de visas dans les pays d’immigration…
Quels arguments peuvent opposer à cela les électeurs des partis du Système ? Une telle politique susciterait certaines tensions ? Certes. Mais plus ces mesures seront prises à temps, plus les conflits civils que l’immigration va inévitablement susciter pourront être limités et maîtrisés.
Parier sur le fait que M. Sarkozy mettra en œuvre une politique de fermeté, moins molle en tout cas que celle qu’appliqueront les socialistes ? Allons donc ! Il faut être bien naïf ou de mauvaise foi pour ne pas voir que M. Sarkozy ne se montre ferme qu’en paroles : sous son quinquennat les agressions violentes ont augmenté ; et l’immigration légale a été encore plus élevée que sous les gouvernements précédents !
Les choses vont se tasser, les immigrés vont finir par s’assimiler, l’islam modéré pourra l’emporter si nous lui apportons notre soutien ? Quel aveuglement ! Ceux qui tiennent ces raisonnements ont-ils oublié que l’Histoire est pleine de ces civilisations brillantes qui ont été envahies et qui ont disparu. Ignorent-ils le sort des minorités chrétiennes dans tous les pays musulmans ?
Dans l’Espagne arabo-andalouse, comme dans l’ensemble du monde musulman médiéval, les chrétiens et les juifs avaient le statut de « dhimmis » : ils étaient tolérés mais leurs droits étaient limités ; ils devaient payer des impôts particuliers ; ils ne pouvaient pratiquer leur religion que dans un nombre de lieux restreints et le prosélytisme leur était interdit. Ils devaient en outre porter un vêtement d’une couleur particulière.
Les électeurs des partis immigrationnistes de l’UMP et du PS ont accepté par avance le statut de dhimmi, qui leur sera imposé avant qu’il soit longtemps. http://www.fdesouche.com
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Des papiers, des logements, du travail pour tous ?
Interrogée hier sur le surmédiatisé et surcoté candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, lors du « Grand Rendez-Vous » Europe 1 -le Parisien-Aujourd’hui en France – iTélé, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a tenté d’établir une symétrie bien indécente avec Marine le Pen. « J’écrirais bien un piège mélenchonesque» a-t-elle indiqué en référence à son livre anti-FN –médiocre et qui a fait un bide- «un Piège bleu marine » publié il ya quelques mois. «Jean-Luc Mélenchon aime laisser entendre qu’il est un vrai révolutionnaire. On aime bien la révolution, il y a des choses sympathiques dans celles de mai 1968 ou de 1789, mais il y a aussi des phases qui sont terribles et je trouve que Mélenchon est beaucoup plus l’héritier d’une forme de Terreur que l’héritier des plus belles valeurs de la Révolution…»
Mme Parisot a également condamné l’engagement de la CGT dans la campagne : «Qu’est-ce que ça veut dire quand une organisation prend parti, s’allie clairement avec un candidat comme Bernard Thibault le fait avec Jean-Luc Mélenchon ? » «C’est rompre avec une tradition qui semblait bien installée et respectueuse de la démocratie politique».
Alors bien sûr, Mme Parisot a pris les auditeurs d’Europe 1 et d’itélé pour des imbéciles. Chacun sait qu’elle n’est pas naïve et déconnectée des réalités au point de découvrir que la CGT roule depuis toujours pour le PC et le candidat de l’internationale communiste…Français qui sont aussi nombreux à savoir la collusion de fait existant entre la CGT et le Medef. Le souhait de Laurence Parisot de régulariser les immigrés clandestins est ancien, comme son soutien plus général à la poursuite de l’immigration, voeux partagés par la direction cégétiste, MM. Mélenchon, Hollande….et une très large fraction de l’UMP.
Partis de l’Etablissement qui se félicitent des résultats de l’étude menée par une doctorante au Lab’Urba de l’université Paris-est et commandée par la DRIHL (Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement). En association avec la FNARS, l’AORIF, ladite étude porte « sur le relogement des personnes anciennement hébergées en Ile-de-France ».
Au terme de celle-ci il apparaît que moins d’une personne sur cinq bénéficiant d’un relogement est Française…ou née en France ! Ainsi, seulement « 19,6% des personnes interrogées sont nées en France métropolitaine ou dans les départements et territoires d’outre-mer. Elles sont 79,7% à être nées dans un pays autre que la France. (…) 77,9% d’entre elles sont nées en Afrique sub-saharienne (13,9% en Afrique du Nord). 1,6% des personnes nées dans un pays étranger sont nées en Europe. »
Une préférence étrangère que l’on retrouve dans tous les domaines, au détriment de nos nationaux comme c’est aussi le cas pour nos étudiants en médecine, victimes d’un numérus clausus qui favorise les médecins étrangers. A l’occasion de la visite à Alger le 12 mars de la secrétaire d’État française à la santé, Nora Berra, on apprenait que plus de 6 500 médecins algériens ont quitté leur pays pour travailler en France ces dernières années en raison de la faiblesse des salaires.
Le Professeur Louisa Chachoua, du CHU Nafissa Hamoud à Alger, s’en est ému. Il expliquait à cette occasion que le refus du gouvernement algérien de payer correctement ses médecins avait pour effet « l’importation de praticiens étrangers pour combler le déficit national en médecins spécialistes»!
Le camerounais Emile Bomba, président de l’Association de Lutte contre l’Emigration Clandestine (Alcec), le déclarait pourtant avec force aux Français en décembre 2008 relève Bruno Gollnisch : « il faut revoir à la hausse la place de l’aide au développement. Aidez plutôt les émigrés à rentrer dans leur pays ! Au lieu de nous envoyer des médecins de Médecins du monde, essayez de convaincre plutôt tous les médecins camerounais installés à l’étranger de revenir ! »
Un bon sens guère partagé de l’UMP au Front de Gauche, du Medef à la CGT. http://www.gollnisch.com
Interrogée hier sur le surmédiatisé et surcoté candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, lors du « Grand Rendez-Vous » Europe 1 -le Parisien-Aujourd’hui en France – iTélé, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a tenté d’établir une symétrie bien indécente avec Marine le Pen. « J’écrirais bien un piège mélenchonesque» a-t-elle indiqué en référence à son livre anti-FN –médiocre et qui a fait un bide- «un Piège bleu marine » publié il ya quelques mois. «Jean-Luc Mélenchon aime laisser entendre qu’il est un vrai révolutionnaire. On aime bien la révolution, il y a des choses sympathiques dans celles de mai 1968 ou de 1789, mais il y a aussi des phases qui sont terribles et je trouve que Mélenchon est beaucoup plus l’héritier d’une forme de Terreur que l’héritier des plus belles valeurs de la Révolution…»
Mme Parisot a également condamné l’engagement de la CGT dans la campagne : «Qu’est-ce que ça veut dire quand une organisation prend parti, s’allie clairement avec un candidat comme Bernard Thibault le fait avec Jean-Luc Mélenchon ? » «C’est rompre avec une tradition qui semblait bien installée et respectueuse de la démocratie politique».
Alors bien sûr, Mme Parisot a pris les auditeurs d’Europe 1 et d’itélé pour des imbéciles. Chacun sait qu’elle n’est pas naïve et déconnectée des réalités au point de découvrir que la CGT roule depuis toujours pour le PC et le candidat de l’internationale communiste…Français qui sont aussi nombreux à savoir la collusion de fait existant entre la CGT et le Medef. Le souhait de Laurence Parisot de régulariser les immigrés clandestins est ancien, comme son soutien plus général à la poursuite de l’immigration, voeux partagés par la direction cégétiste, MM. Mélenchon, Hollande….et une très large fraction de l’UMP.
Partis de l’Etablissement qui se félicitent des résultats de l’étude menée par une doctorante au Lab’Urba de l’université Paris-est et commandée par la DRIHL (Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement). En association avec la FNARS, l’AORIF, ladite étude porte « sur le relogement des personnes anciennement hébergées en Ile-de-France ».
Au terme de celle-ci il apparaît que moins d’une personne sur cinq bénéficiant d’un relogement est Française…ou née en France ! Ainsi, seulement « 19,6% des personnes interrogées sont nées en France métropolitaine ou dans les départements et territoires d’outre-mer. Elles sont 79,7% à être nées dans un pays autre que la France. (…) 77,9% d’entre elles sont nées en Afrique sub-saharienne (13,9% en Afrique du Nord). 1,6% des personnes nées dans un pays étranger sont nées en Europe. »
Une préférence étrangère que l’on retrouve dans tous les domaines, au détriment de nos nationaux comme c’est aussi le cas pour nos étudiants en médecine, victimes d’un numérus clausus qui favorise les médecins étrangers. A l’occasion de la visite à Alger le 12 mars de la secrétaire d’État française à la santé, Nora Berra, on apprenait que plus de 6 500 médecins algériens ont quitté leur pays pour travailler en France ces dernières années en raison de la faiblesse des salaires.
Le Professeur Louisa Chachoua, du CHU Nafissa Hamoud à Alger, s’en est ému. Il expliquait à cette occasion que le refus du gouvernement algérien de payer correctement ses médecins avait pour effet « l’importation de praticiens étrangers pour combler le déficit national en médecins spécialistes»!
Le camerounais Emile Bomba, président de l’Association de Lutte contre l’Emigration Clandestine (Alcec), le déclarait pourtant avec force aux Français en décembre 2008 relève Bruno Gollnisch : « il faut revoir à la hausse la place de l’aide au développement. Aidez plutôt les émigrés à rentrer dans leur pays ! Au lieu de nous envoyer des médecins de Médecins du monde, essayez de convaincre plutôt tous les médecins camerounais installés à l’étranger de revenir ! »
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- Tireur_isolé
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
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_ Un billet de retour pour tous, c'est tout !
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
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encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier qui passe,
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier passé ...
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Quand on voit les sans-papiers réclamer des logements décents, et les francais crever sous des baches, on devrait interdire ces manifestations et bien d'autres. On devrait interdire les manifestations d'étrangers à visée politique interne à leur propre pays.. la situation devient dramatique dans ce pays où tout est du aux étrangers sans qu'ils aient le moindre devoir.
Tous
que nos impots servent à les expulser soit, et pas à les entretenir
que nos impots servent à les expulser soit, et pas à les entretenirNous n'avons aucun droit sur les animaux, seulement des devoirs.
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Tireur_isolé a écrit :
*
_ Un billet de retour pour tous, c'est tout !
exact, dans aucun pays tu as une manifestation de sans papiers
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Immigration-islamisation : le double langage méprisable du sarkozysme
Si le père de Mohammed Merah, qui veut engager des poursuites contre le RAID, s’est attaché les services de dix avocats, dont trois français, pour le représenter (ce monsieur disposerait-il d’un trésor de guerre pour s’offrir une telle armée ?) Nicolas Sarkozy lui aussi assure le spectacle. « J’adresse un avertissement très clair mais qui doit être bien entendu a-t-il déclaré lundi à Nancy: tous ceux qui tiendront des propos contraires aux valeurs de la République seront instantanément mis dehors du territoire de la République française, il n’y aura pas d’exception, il n’y aura aucune indulgence. » Une mâle déclaration qui intervient après l’annonce de l’expulsion de trois imams radicaux et deux militants islamistes étrangers tandis que selon la presse, le groupe islamiste Forsane Alizza –« Cavaliers de la fierté »), visé par le coup de filet de la semaine dernière dans les milieux radicaux, envisageait des enlèvements. Notamment paraît-il celui du vice-président du tribunal de grande instance de Lyon, chargé de l’instruction, Albert Lévy, délégué du (très à gauche) Syndicat de la magistrature (SM).
Mohamed Achamlane, le chef de Forsane Alizza s’était signalé auparavant par de nombreuses menaces visant notamment les sites mettant en garde contre les conséquences de l’immigration massive, comme celles proféréres contre Fdesouche par exemple, qui a priori n’est pas non plus la tasse de thé d’Albert Lévy…
Désireux d’apparaitre comme les gardiens de la fermeté et de l’ordre républicains, Nicolas Sarkozy a également demandé au ministre de l’Intérieur Claude Guéant, sous la pression n’en doutons pas du FN, de ses électeurs et de sa candidate, de ne pas accorder de visas à quatre prédicateurs étrangers, connus pour leur extrémisme, invités au congrès de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) organisé au Bourget le 6 avril.
Même le chroniqueur du Figaro, Yves Thréard (c’est dire !) a relayé les vœux de Marine Le Pen en se demandant « Pourquoi le gouvernement n’interdit pas tout simplement, et définitivement, ce congrès islamiste du Bourget ? Il en a les moyens. Pourquoi ne surveille-t-il pas d’un peu plus près les activités de l’UOIF ?».
Quant au ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, il en a rajouté une couche dans un communiqué : « Nous regrettons que l’UOIF ait en outre choisi d’inviter Tariq Ramadan, ressortissant suisse, dont les positions et les propos sont contraires à l’esprit républicain, ce qui ne rend pas service aux musulmans de France ».
Le site infos-bordeaux.fr n’en souligne pas moins que M. Juppé est certainement dans « la posture à quelques semaines de l’élection présidentielle » puisque « quand l’imam de Bordeaux (Tareq Oubrou, NDLR), membre de l’UOIF, a reçu en grande pompe Tariq Ramadan à Bordeaux au Palais des Congrès, aucun regret ne fut exprimé (par M Juppé, maire de la ville). »
« Parmi les intégristes indésirables, on retrouve l’égyptien Safwat Al Hijazi (interdit de présence au Royaume-Uni pour apologie du terrorisme et appel au meurtre) qui était à la tribune au coté de l’imam de Bordeaux et d’autres sulfureuses personnalités le 25 juin 2010 à l’occasion de la rencontre annuelle des musulmans de l’Est. Qui avait dénoncé cette proximité ? Sûrement pas Alain Juppé qui déclarait à propos de Tareq Oubrou : il défend absolument les valeurs de la République , et est parfaitement en ligne avec ce que nous défendons » !
Bruno Gollnisch constate pour sa part que c’est le député-maire sarkozyste de Woippy (Moselle) , François Grosdidier, artisan de la construction d’une mosquée dans sa commune, qui, premier parlementaire à s’y rendre, fut missionné dans le passé par l’UMP pour aller au Congrès annuel de l’UOIF afin d’ y vanter les mérites du chef de l’Etat…
Nous l’évoquions sur ce blog l’année dernière, le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, figure tutélaire de l’UOIF, se félicitait de ce qu’une centaine de mosquées aient été inaugurées durant le ramadan, entre 100 et 150 mosquées étaient alors en cours de construction, notamment grâce aux largesses des pétro-monarchies chères au cœur de M. Sarkozy…. Le nombre de mosquées et de salles de prière musulmanes a doublé sur notre territoire depuis le début des années 90. Le ministère de l’Intérieur et des Cultes en dénombrait 150 en 1976, 900 en 1985, 1 555 en 2001 et 2 052 en France métropolitaine (2 368, si l’on ajoute Mayotte et les collectivités d’outre-mer) en 2011.
Bien sûr, tous les musulmans vivant en France ou en Europe ne sont pas des « fous d’Allah » remplis de ressentiments, voire de haine pour notre pays, notre civilisation helléno-chrétienne, pour ne rien dire de leurs jugements sur les aspects les plus décadents de notre Monde moderne occidental, les Etats-Unis et son allié israélien…
Bruno Gollnisch le rappelait dans son récent billet d’humeur, « la plupart des commentaires sur l’affaire Merah demandent de ne pas stigmatiser tous les Musulmans. Ils ont raison. Il n’y a pas dans notre culture occidentale, et il ne saurait y avoir, de responsabilité collective. »
Au risque de nous répéter, rappelons encore qu’au-delà des spécificités de la religion musulmane, c’est avant tout la déferlante migratoire qui donne statistiquement des troupes aux extrémistes barbus et développe les revendications communautaristes extravagantes. Réitérons une nouvelle fois les propos de Jean-Marie Le Pen : « à l’époque où la France ne comptait que quelques centaines de milliers de musulmans, l’islam n’était pas un problème… »
Problème de l’immigration-invasion qui est central, et ce n’est pas un hasard si la Seine-Saint-Denis est devenu le premier département à avoir plus de lieux de prière de la religion musulmane que de lieux de prière de la religion catholique. Département affirmait Bruno Gollnisch le 16 septembre 2010, au pied de la basilique de Saint-Denis, qui comme de nombreux autres, « ne doit pas devenir pour la France ce que fut le Kosovo pour la Serbie : berceau de l’Histoire nationale progressivement submergé, puis amputé par les forces d’une coalition étrangère ! » http://www.gollnisch.com/ via http://infonatio.unblog.fr/
Si le père de Mohammed Merah, qui veut engager des poursuites contre le RAID, s’est attaché les services de dix avocats, dont trois français, pour le représenter (ce monsieur disposerait-il d’un trésor de guerre pour s’offrir une telle armée ?) Nicolas Sarkozy lui aussi assure le spectacle. « J’adresse un avertissement très clair mais qui doit être bien entendu a-t-il déclaré lundi à Nancy: tous ceux qui tiendront des propos contraires aux valeurs de la République seront instantanément mis dehors du territoire de la République française, il n’y aura pas d’exception, il n’y aura aucune indulgence. » Une mâle déclaration qui intervient après l’annonce de l’expulsion de trois imams radicaux et deux militants islamistes étrangers tandis que selon la presse, le groupe islamiste Forsane Alizza –« Cavaliers de la fierté »), visé par le coup de filet de la semaine dernière dans les milieux radicaux, envisageait des enlèvements. Notamment paraît-il celui du vice-président du tribunal de grande instance de Lyon, chargé de l’instruction, Albert Lévy, délégué du (très à gauche) Syndicat de la magistrature (SM).
Mohamed Achamlane, le chef de Forsane Alizza s’était signalé auparavant par de nombreuses menaces visant notamment les sites mettant en garde contre les conséquences de l’immigration massive, comme celles proféréres contre Fdesouche par exemple, qui a priori n’est pas non plus la tasse de thé d’Albert Lévy…
Désireux d’apparaitre comme les gardiens de la fermeté et de l’ordre républicains, Nicolas Sarkozy a également demandé au ministre de l’Intérieur Claude Guéant, sous la pression n’en doutons pas du FN, de ses électeurs et de sa candidate, de ne pas accorder de visas à quatre prédicateurs étrangers, connus pour leur extrémisme, invités au congrès de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) organisé au Bourget le 6 avril.
Même le chroniqueur du Figaro, Yves Thréard (c’est dire !) a relayé les vœux de Marine Le Pen en se demandant « Pourquoi le gouvernement n’interdit pas tout simplement, et définitivement, ce congrès islamiste du Bourget ? Il en a les moyens. Pourquoi ne surveille-t-il pas d’un peu plus près les activités de l’UOIF ?».
Quant au ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, il en a rajouté une couche dans un communiqué : « Nous regrettons que l’UOIF ait en outre choisi d’inviter Tariq Ramadan, ressortissant suisse, dont les positions et les propos sont contraires à l’esprit républicain, ce qui ne rend pas service aux musulmans de France ».
Le site infos-bordeaux.fr n’en souligne pas moins que M. Juppé est certainement dans « la posture à quelques semaines de l’élection présidentielle » puisque « quand l’imam de Bordeaux (Tareq Oubrou, NDLR), membre de l’UOIF, a reçu en grande pompe Tariq Ramadan à Bordeaux au Palais des Congrès, aucun regret ne fut exprimé (par M Juppé, maire de la ville). »
« Parmi les intégristes indésirables, on retrouve l’égyptien Safwat Al Hijazi (interdit de présence au Royaume-Uni pour apologie du terrorisme et appel au meurtre) qui était à la tribune au coté de l’imam de Bordeaux et d’autres sulfureuses personnalités le 25 juin 2010 à l’occasion de la rencontre annuelle des musulmans de l’Est. Qui avait dénoncé cette proximité ? Sûrement pas Alain Juppé qui déclarait à propos de Tareq Oubrou : il défend absolument les valeurs de la République , et est parfaitement en ligne avec ce que nous défendons » !
Bruno Gollnisch constate pour sa part que c’est le député-maire sarkozyste de Woippy (Moselle) , François Grosdidier, artisan de la construction d’une mosquée dans sa commune, qui, premier parlementaire à s’y rendre, fut missionné dans le passé par l’UMP pour aller au Congrès annuel de l’UOIF afin d’ y vanter les mérites du chef de l’Etat…
Nous l’évoquions sur ce blog l’année dernière, le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, figure tutélaire de l’UOIF, se félicitait de ce qu’une centaine de mosquées aient été inaugurées durant le ramadan, entre 100 et 150 mosquées étaient alors en cours de construction, notamment grâce aux largesses des pétro-monarchies chères au cœur de M. Sarkozy…. Le nombre de mosquées et de salles de prière musulmanes a doublé sur notre territoire depuis le début des années 90. Le ministère de l’Intérieur et des Cultes en dénombrait 150 en 1976, 900 en 1985, 1 555 en 2001 et 2 052 en France métropolitaine (2 368, si l’on ajoute Mayotte et les collectivités d’outre-mer) en 2011.
Bien sûr, tous les musulmans vivant en France ou en Europe ne sont pas des « fous d’Allah » remplis de ressentiments, voire de haine pour notre pays, notre civilisation helléno-chrétienne, pour ne rien dire de leurs jugements sur les aspects les plus décadents de notre Monde moderne occidental, les Etats-Unis et son allié israélien…
Bruno Gollnisch le rappelait dans son récent billet d’humeur, « la plupart des commentaires sur l’affaire Merah demandent de ne pas stigmatiser tous les Musulmans. Ils ont raison. Il n’y a pas dans notre culture occidentale, et il ne saurait y avoir, de responsabilité collective. »
Au risque de nous répéter, rappelons encore qu’au-delà des spécificités de la religion musulmane, c’est avant tout la déferlante migratoire qui donne statistiquement des troupes aux extrémistes barbus et développe les revendications communautaristes extravagantes. Réitérons une nouvelle fois les propos de Jean-Marie Le Pen : « à l’époque où la France ne comptait que quelques centaines de milliers de musulmans, l’islam n’était pas un problème… »
Problème de l’immigration-invasion qui est central, et ce n’est pas un hasard si la Seine-Saint-Denis est devenu le premier département à avoir plus de lieux de prière de la religion musulmane que de lieux de prière de la religion catholique. Département affirmait Bruno Gollnisch le 16 septembre 2010, au pied de la basilique de Saint-Denis, qui comme de nombreux autres, « ne doit pas devenir pour la France ce que fut le Kosovo pour la Serbie : berceau de l’Histoire nationale progressivement submergé, puis amputé par les forces d’une coalition étrangère ! » http://www.gollnisch.com/ via http://infonatio.unblog.fr/
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
La politique en noir et blanc ou Pour qui roule Jean-Luc Mélenchon ?
A un mois du premier tour de l’élection présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon est porté aux nues dans les médias. Car il entre dans le jeu tactique du candidat Sarkozy, dont il affaiblit les concurrents, et dans la stratégie de la superclasse mondiale car si le sénateur Mélenchon vitupère il ne conteste ni l’immigration, ni le libre-échange ; enfin, il concentre ses coups sur la candidate populiste.
Michel Geoffroy décrypte pour Polémia une séquence de la campagne électorale.
M. Jean-Luc Mélenchon monterait dans les sondages. Il talonnerait, paraît-il, Marine Le Pen et dépasserait François Bayrou (LeFigaro.fr du 27 mars 2012). C’est la nouvelle que les médias nous diffusent en ce moment sur l’air des lampions.
C’est en tout cas une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy. Car le candidat du Front de gauche aurait l’avantage de prendre des voix à la fois au parti socialiste et à Marine Le Pen. Il favoriserait en outre une dispersion des suffrages au premier tour dont le président candidat espère profiter. Comme la majorité des journalistes déclare en outre une sensibilité de gauche, tout le monde rame dans le même sens : des pigistes aux commanditaires, pour promouvoir saint Jean-Luc en qualité de populiste fréquentable. Voilà, pour l’oligarchie, ce qui s’appelle joindre l’utile à l’agréable.
Un vieux film nostalgique
L’homme a, il est vrai, un talent oratoire certain : une voix impérieuse qui s’entend, un style gouailleur et la tête de l’emploi. On le verrait bien jouer dans un film policier en noir et blanc à côté de Lino Ventura ou avec Jean Gabin dans La Bête humaine de Jean Renoir.
Car il nous la joue sur un mode nostalgique, Jean-Luc : il nous mime le retour de la gauche laïque du temps des deux Georges : Georges Marchais pour le parti communiste et Georges Séguy pour la CGT. Il nous repasse un vieux film politique mais en version colorisée, badigeonnée d’un soupçon de révolte sur la Place de la Bastille, au son de l’accordéon : cela plaît aux bobos qui, eux, rêvent de revivre Mai 1981 à défaut de Mai 1968.
Jean-Luc excelle à nous renvoyer à l’époque où le monde était simple et écoute son programme électoral comme on verrait de vieilles images d’actualité en cinéma muet : il n’y a qu’à « prendre l’argent où elle est », comme disait le vieux Georges, créer des emplois publics et des logements sociaux, nationaliser et, bien sûr, faire payer les riches. Jean-Luc promet aussi de mettre en place une Constituante, comme en 1946.
A lire son programme électoral on se sent rajeunir : nous ne sommes plus en 2012 mais au mieux en 1970. Cela doit assurément plaire aux papys qui rêvaient d’un grand soir de « justice sociale ». Nostalgie, quand tu nous tiens…
Il a tout compris
Mais Jean-Luc est fine mouche : il a tout compris.
Il a compris qu’il est d’autant plus médiatisé qu’il dirige ses diatribes contre Marine Le Pen. Cela lui donne un brevet d’honorabilité. D’ailleurs, on le voit partout aujourd’hui : à croire qu’il ne se déplace plus qu’entouré d’une meute de paparazzis, comme les stars.
Il est vrai qu’il est nettement plus drôle dans son rôle que NKM, la revêche porte-parole de Nicolas Sarkozy qui déclare préférer voter pour François Hollande plutôt que pour Marine Le Pen, ce qui a un peu troublé la stratégie dudit Nicolas.
L’habit de lumière de l’antirââcisme et de l’antifââscisme
Dans le rôle de procureur public, il endosse alors l’habit de lumière de l’antirââcisme et de l’antifââscisme avec talent : c’est un beau numéro d’équilibriste car, d’un côté, il nous dit qu’il faut lutter contre les patrons et le système de l’argent, mais, de l’autre, il concentre ses attaques sur les identitaires et les populistes qui ne représentent pourtant assurément pas les intérêts du CAC 40.
L’extrême gauche pratique la même escroquerie morale avec constance depuis 1968 : lutter, au nom de la révolution, contre tout ce qui pourrait faire concrètement obstacle… au pouvoir de l’argent-roi. Jean-Luc a repris le filon sans vergogne, pour le plus grand profit du Système.
La révolte, mais pas trop quand même
Mais s’il fait dans un style qui se veut populaire, Jean-Luc reste toujours dans les limites de la décence : car c’est la condition de sa sainteté médiatique. D’ailleurs il se veut « républicain », ce qui en novlangue veut dire « politiquement correct ». Il veut changer, faire la « révolution par les urnes » mais pas trop quand même.
Jean-Luc Mélenchon trouve un écho dans une partie de l’opinion car lui aussi parle concrètement : il parle des salaires, du chômage, de l’école, de la précarité et de la pauvreté. Il promet que nous « vivrons mieux ».
Mais notre joueur de flûte se garde bien cependant d’aborder les vraies causes de la paupérisation en France : le libre-échange mondialiste et l’immigration de peuplement.
Un surplace idéologique
Jean-Luc proclame qu’il faut « désobéir au Traité de Lisbonne » mais ses positions sur l’Europe sont imprécises et inodores. Il faut dire que le sénateur Mélanchon a voté le Traité de Maastricht. Il ne dit rien de l’euro et n’emploie pas le mot « protectionnisme ».
De même, pour lui l’immigration « n’est pas un problème » : il promet d’ailleurs de régulariser les clandestins, de renforcer le droit du sol et d’établir un droit à la naturalisation. Le MEDEF serait content s’il était élu !
Le « peuple » de Jean-Luc date lui aussi manifestement : il remonte à 1970, au temps où certains s’inquiétaient qu’il puisse y avoir un jour un million d’immigrés en France. Un temps qui nous fait rêver rétrospectivement, mais ce n’est plus le nôtre, hélas.
Jean-Luc prône une « Constituante » mais pour promouvoir le régime d’assemblée élue à la proportionnelle, c’est-à-dire le régime des partis. Sa VIe République c’est en fait la bonne vieille IVe République. Il n’est d’ailleurs pas trop favorable au référendum : tout juste le préconise-t-il pour « régler la question du nucléaire ». Sans doute pour complaire aux écolos.
Notre révolutionnaire en cravate rouge déploie ainsi beaucoup d’énergie à faire du surplace politique : c’est vrai que c’est une belle performance !
Un vieux logiciel
Manifestement le logiciel de Jean-Luc date : c’est un logiciel de gauche, au surplus une version dépassée qui n’est plus en vente à la FNAC. C’est pourquoi il plaît au Système et aux nostalgiques.
Car il est sans surprise, Jean-Luc : il ne s’attaque qu’à la surface des choses et surtout aux concurrents de ce bon Nicolas. Avec lui on ne risque pas le changement et on le verra sans doute lors du second tour des présidentielles. C’est sans doute pourquoi il prétend que voter pour lui c’est le « vote utile ». Mais utile à qui finalement ?
Michel Geoffroy 27/03/2012 http://www.polemia.com
A un mois du premier tour de l’élection présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon est porté aux nues dans les médias. Car il entre dans le jeu tactique du candidat Sarkozy, dont il affaiblit les concurrents, et dans la stratégie de la superclasse mondiale car si le sénateur Mélenchon vitupère il ne conteste ni l’immigration, ni le libre-échange ; enfin, il concentre ses coups sur la candidate populiste.
Michel Geoffroy décrypte pour Polémia une séquence de la campagne électorale.
M. Jean-Luc Mélenchon monterait dans les sondages. Il talonnerait, paraît-il, Marine Le Pen et dépasserait François Bayrou (LeFigaro.fr du 27 mars 2012). C’est la nouvelle que les médias nous diffusent en ce moment sur l’air des lampions.
C’est en tout cas une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy. Car le candidat du Front de gauche aurait l’avantage de prendre des voix à la fois au parti socialiste et à Marine Le Pen. Il favoriserait en outre une dispersion des suffrages au premier tour dont le président candidat espère profiter. Comme la majorité des journalistes déclare en outre une sensibilité de gauche, tout le monde rame dans le même sens : des pigistes aux commanditaires, pour promouvoir saint Jean-Luc en qualité de populiste fréquentable. Voilà, pour l’oligarchie, ce qui s’appelle joindre l’utile à l’agréable.
Un vieux film nostalgique
L’homme a, il est vrai, un talent oratoire certain : une voix impérieuse qui s’entend, un style gouailleur et la tête de l’emploi. On le verrait bien jouer dans un film policier en noir et blanc à côté de Lino Ventura ou avec Jean Gabin dans La Bête humaine de Jean Renoir.
Car il nous la joue sur un mode nostalgique, Jean-Luc : il nous mime le retour de la gauche laïque du temps des deux Georges : Georges Marchais pour le parti communiste et Georges Séguy pour la CGT. Il nous repasse un vieux film politique mais en version colorisée, badigeonnée d’un soupçon de révolte sur la Place de la Bastille, au son de l’accordéon : cela plaît aux bobos qui, eux, rêvent de revivre Mai 1981 à défaut de Mai 1968.
Jean-Luc excelle à nous renvoyer à l’époque où le monde était simple et écoute son programme électoral comme on verrait de vieilles images d’actualité en cinéma muet : il n’y a qu’à « prendre l’argent où elle est », comme disait le vieux Georges, créer des emplois publics et des logements sociaux, nationaliser et, bien sûr, faire payer les riches. Jean-Luc promet aussi de mettre en place une Constituante, comme en 1946.
A lire son programme électoral on se sent rajeunir : nous ne sommes plus en 2012 mais au mieux en 1970. Cela doit assurément plaire aux papys qui rêvaient d’un grand soir de « justice sociale ». Nostalgie, quand tu nous tiens…
Il a tout compris
Mais Jean-Luc est fine mouche : il a tout compris.
Il a compris qu’il est d’autant plus médiatisé qu’il dirige ses diatribes contre Marine Le Pen. Cela lui donne un brevet d’honorabilité. D’ailleurs, on le voit partout aujourd’hui : à croire qu’il ne se déplace plus qu’entouré d’une meute de paparazzis, comme les stars.
Il est vrai qu’il est nettement plus drôle dans son rôle que NKM, la revêche porte-parole de Nicolas Sarkozy qui déclare préférer voter pour François Hollande plutôt que pour Marine Le Pen, ce qui a un peu troublé la stratégie dudit Nicolas.
L’habit de lumière de l’antirââcisme et de l’antifââscisme
Dans le rôle de procureur public, il endosse alors l’habit de lumière de l’antirââcisme et de l’antifââscisme avec talent : c’est un beau numéro d’équilibriste car, d’un côté, il nous dit qu’il faut lutter contre les patrons et le système de l’argent, mais, de l’autre, il concentre ses attaques sur les identitaires et les populistes qui ne représentent pourtant assurément pas les intérêts du CAC 40.
L’extrême gauche pratique la même escroquerie morale avec constance depuis 1968 : lutter, au nom de la révolution, contre tout ce qui pourrait faire concrètement obstacle… au pouvoir de l’argent-roi. Jean-Luc a repris le filon sans vergogne, pour le plus grand profit du Système.
La révolte, mais pas trop quand même
Mais s’il fait dans un style qui se veut populaire, Jean-Luc reste toujours dans les limites de la décence : car c’est la condition de sa sainteté médiatique. D’ailleurs il se veut « républicain », ce qui en novlangue veut dire « politiquement correct ». Il veut changer, faire la « révolution par les urnes » mais pas trop quand même.
Jean-Luc Mélenchon trouve un écho dans une partie de l’opinion car lui aussi parle concrètement : il parle des salaires, du chômage, de l’école, de la précarité et de la pauvreté. Il promet que nous « vivrons mieux ».
Mais notre joueur de flûte se garde bien cependant d’aborder les vraies causes de la paupérisation en France : le libre-échange mondialiste et l’immigration de peuplement.
Un surplace idéologique
Jean-Luc proclame qu’il faut « désobéir au Traité de Lisbonne » mais ses positions sur l’Europe sont imprécises et inodores. Il faut dire que le sénateur Mélanchon a voté le Traité de Maastricht. Il ne dit rien de l’euro et n’emploie pas le mot « protectionnisme ».
De même, pour lui l’immigration « n’est pas un problème » : il promet d’ailleurs de régulariser les clandestins, de renforcer le droit du sol et d’établir un droit à la naturalisation. Le MEDEF serait content s’il était élu !
Le « peuple » de Jean-Luc date lui aussi manifestement : il remonte à 1970, au temps où certains s’inquiétaient qu’il puisse y avoir un jour un million d’immigrés en France. Un temps qui nous fait rêver rétrospectivement, mais ce n’est plus le nôtre, hélas.
Jean-Luc prône une « Constituante » mais pour promouvoir le régime d’assemblée élue à la proportionnelle, c’est-à-dire le régime des partis. Sa VIe République c’est en fait la bonne vieille IVe République. Il n’est d’ailleurs pas trop favorable au référendum : tout juste le préconise-t-il pour « régler la question du nucléaire ». Sans doute pour complaire aux écolos.
Notre révolutionnaire en cravate rouge déploie ainsi beaucoup d’énergie à faire du surplace politique : c’est vrai que c’est une belle performance !
Un vieux logiciel
Manifestement le logiciel de Jean-Luc date : c’est un logiciel de gauche, au surplus une version dépassée qui n’est plus en vente à la FNAC. C’est pourquoi il plaît au Système et aux nostalgiques.
Car il est sans surprise, Jean-Luc : il ne s’attaque qu’à la surface des choses et surtout aux concurrents de ce bon Nicolas. Avec lui on ne risque pas le changement et on le verra sans doute lors du second tour des présidentielles. C’est sans doute pourquoi il prétend que voter pour lui c’est le « vote utile ». Mais utile à qui finalement ?
Michel Geoffroy 27/03/2012 http://www.polemia.com
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Tromperie sarkozyste, chantage turc
Le quotidien gratuit Metro le relevait hier en invitant un panel de Français à noter le programme des candidats: avec « (la) réduction en cinq ans de l’immigration légale de 200 000 à 10 000 entrées par an ( la proposition de Marine Le Pen) recueille tout de même 6,4 sur 10 (chez les électeurs de) gauche ! » Une préoccupation, chacun le sait, dont Nicolas Sarkozy s’est saisie à des fins électoralistes malgré des résultats pratiques catastrophiques.Le site Novopress pointait ainsi le double langage sarkozyste. Ce dernier « (n’hésite) pas à se poser en défenseur d’un modèle social français qui, selon ses propres dires, ne résisterait pas à un afflux d’étrangers », quand bien même « son quinquennat aura produit un solde positif d’immigrés évalué, selon les sources, entre un et deux millions de personnes ».
Or, le président candidat reste muet sur « l’ambition affichée par Pôle emploi de collaborer au projet bruxellois ». En l’espèce celui « visant à assurer une « gestion efficace de la mobilité internationale de main d’œuvre en renforçant les systèmes de prospection à l’étranger et les parcours migratoires pilotes . Cela n’a pas n’a pas semblé jusqu’à présent déranger outre mesure le Président de la République. »
Mais il est vrai que le précédent patron de Pole emploi, Christian Charpy, auquel vient de succéder Jean Bassères, « avait commencé à mettre en place, conformément aux souhaits du Medef, une politique ouvertement mondialiste favorisant la diversité et la discrimination positive au détriment des salariés de souche», et ce alors que le nombre des chômeurs français connaissait une augmentation sans précédent. »
Cet exemple pris parmi tant d’autres ne milite pas pour prendre pour argent comptant les déclarations homériques de M. Sarkozy menaçant de faire sortir la France de Schengen en rétablissant des contrôles de police à nos frontières. Une des raisons en est l’immigration clandestine qui se déverse via la Turquie vers la Grèce, la frontière entre les deux pays s’avérant très poreuse.
Une dépêche de l’Afp souligne que « la Turquie est devenue le pays de transit des candidats à l’émigration vers l’UE. Des vols à bas prix sont même organisés à partir des pays d’Afrique pour les acheminer en Turquie, soulignent des responsables de la Commission (européenne). »
Le ministre grec responsable de la protection des citoyens, Michalis Chrisochoidis, a affirmé que la Turquie pouvait « tarir le flux des clandestins ». Une nécessité vitale car « la Grèce ne peut plus accepter de vivre avec une telle bombe à retardement, car ces migrants sont un problème pour un pays qui fait face à une crise économique. Ils menacent la paix sociale et posent des problèmes de santé. »
Or, le chantage effectué par Ankara sur cette question est patent : « La Turquie a signé il y a deux ans avec l’Union européenne un accord pour la réadmission des personnes entrées illégalement dans l’UE depuis son territoire, mais Ankara pose comme condition pour sa mise en œuvre des facilités d’octroi de visas aux ressortissants turcs dans l’UE, un dossier actuellement bloqué… »
Pourtant, la commissaire européenne chargée de la sécurité et de l’immigration, Cécilia Malmström, a indiqué lundi qu’elle entendait céder aux exigences turques puisque « les deux questions sont liées. Nous devrions être en mesure de lancer très rapidement un dialogue sur les facilités de visas » a souligné Mme Malmström. Ce qui n’est pas le souhait des Grecs, des Chypriotes et, constate Bruno Gollnisch, ni celui de la grande majorité des Français et des Européens si les Bruxellois daignaient leur demander leur avis … http://www.gollnisch.com
Le quotidien gratuit Metro le relevait hier en invitant un panel de Français à noter le programme des candidats: avec « (la) réduction en cinq ans de l’immigration légale de 200 000 à 10 000 entrées par an ( la proposition de Marine Le Pen) recueille tout de même 6,4 sur 10 (chez les électeurs de) gauche ! » Une préoccupation, chacun le sait, dont Nicolas Sarkozy s’est saisie à des fins électoralistes malgré des résultats pratiques catastrophiques.Le site Novopress pointait ainsi le double langage sarkozyste. Ce dernier « (n’hésite) pas à se poser en défenseur d’un modèle social français qui, selon ses propres dires, ne résisterait pas à un afflux d’étrangers », quand bien même « son quinquennat aura produit un solde positif d’immigrés évalué, selon les sources, entre un et deux millions de personnes ».
Or, le président candidat reste muet sur « l’ambition affichée par Pôle emploi de collaborer au projet bruxellois ». En l’espèce celui « visant à assurer une « gestion efficace de la mobilité internationale de main d’œuvre en renforçant les systèmes de prospection à l’étranger et les parcours migratoires pilotes . Cela n’a pas n’a pas semblé jusqu’à présent déranger outre mesure le Président de la République. »
Mais il est vrai que le précédent patron de Pole emploi, Christian Charpy, auquel vient de succéder Jean Bassères, « avait commencé à mettre en place, conformément aux souhaits du Medef, une politique ouvertement mondialiste favorisant la diversité et la discrimination positive au détriment des salariés de souche», et ce alors que le nombre des chômeurs français connaissait une augmentation sans précédent. »
Cet exemple pris parmi tant d’autres ne milite pas pour prendre pour argent comptant les déclarations homériques de M. Sarkozy menaçant de faire sortir la France de Schengen en rétablissant des contrôles de police à nos frontières. Une des raisons en est l’immigration clandestine qui se déverse via la Turquie vers la Grèce, la frontière entre les deux pays s’avérant très poreuse.
Une dépêche de l’Afp souligne que « la Turquie est devenue le pays de transit des candidats à l’émigration vers l’UE. Des vols à bas prix sont même organisés à partir des pays d’Afrique pour les acheminer en Turquie, soulignent des responsables de la Commission (européenne). »
Le ministre grec responsable de la protection des citoyens, Michalis Chrisochoidis, a affirmé que la Turquie pouvait « tarir le flux des clandestins ». Une nécessité vitale car « la Grèce ne peut plus accepter de vivre avec une telle bombe à retardement, car ces migrants sont un problème pour un pays qui fait face à une crise économique. Ils menacent la paix sociale et posent des problèmes de santé. »
Or, le chantage effectué par Ankara sur cette question est patent : « La Turquie a signé il y a deux ans avec l’Union européenne un accord pour la réadmission des personnes entrées illégalement dans l’UE depuis son territoire, mais Ankara pose comme condition pour sa mise en œuvre des facilités d’octroi de visas aux ressortissants turcs dans l’UE, un dossier actuellement bloqué… »
Pourtant, la commissaire européenne chargée de la sécurité et de l’immigration, Cécilia Malmström, a indiqué lundi qu’elle entendait céder aux exigences turques puisque « les deux questions sont liées. Nous devrions être en mesure de lancer très rapidement un dialogue sur les facilités de visas » a souligné Mme Malmström. Ce qui n’est pas le souhait des Grecs, des Chypriotes et, constate Bruno Gollnisch, ni celui de la grande majorité des Français et des Européens si les Bruxellois daignaient leur demander leur avis … http://www.gollnisch.com
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Culture de l’excuse, délinquance, immigration…Stop ou encore ?
Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante entre 1962 et 1965, est mort hier à Alger. Ecarté brutalement du pouvoir, il fut remplacé à la tête de l’Etat FLN par Houari Boumediene, resté célèbre par sa prédiction, souvent citée ces dernières décennies par Jean-Marie Le Pen. En mars 1974, M. Boumediene déclarait ainsi : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »
Dans son Mémoire de géopolitique sur la France multiethnique de 2030 (Collège Interarmées de Défense, mars 2004), le Commissaire Principal de la Marine, Florian Chardès, notait que « 75% de l’immigration actuelle est une immigration de peuplement, l’immigration de travail représentant seulement 10% du total annuel. » « Aujourd’hui, la Seine-Saint-Denis est le premier département français dans lequel naissent plus d’enfants d’origine extra-européenne que d’enfants d’origine européenne. Cette situation préfigure celle de l’ensemble du territoire métropolitain à compter des années 2040. »
Une immigration qui tiers-mondise la France à tous les niveaux (socialement, économiquement, culturellement…) et qui est aussi responsable de la flambée de l’insécurité depuis trente ans. Faut-il le rappeler, les départements et villes les plus criminogènes sont aussi ceux les plus touchés par l’immigration de peuplement.
Le Figaro rapportait notamment ce jeudi qu’un « commerçant de 39 ans, connu des services de police et neveu de Saïd Tir, caïd marseillais du trafic de drogue abattu en avril 2011 -« considéré comme l’un des trafiquants les plus influents des quartiers Nord de Marseille »- « , a été tué hier soir de plusieurs balles de fusil d’assaut alors qu’il circulait dans sa voiture dans le 3e arrondissement de Marseille (…). En 2011, 20 règlements de comptes ont été recensés dans les Bouches-du-Rhône (29 victimes dont 16 morts), dont 15 à Marseille (23 victimes dont 13 morts), selon la préfecture. »
Dans la nuit de mardi à mercredi, à Saint-Alban-Leysse, prés de Chambéry (Savoie) cette fois, c’est un policier, le brigadier-chef et père de famille Cédric Papatico, 32 ans, appartenant à la brigade anti-criminalité (BAC) qui a été percuté sciemment et traîné sur une trentaine de mètres par le 4×4 Porsche Cayenne de l’équipe de cambrioleurs que la BAC a surprise en pleine action.
Nous l’évoquions sur ce blog, comme le FN Xavier Raufer a fait justice il ya déjà longtemps de l’explication économique (la crise, le chômage…) pour expliquer le basculement dans l’incivilité, la délinquance, la violence. Il a ainsi rapporté que le taux de pauvreté monétaire, c’est-à-dire de gens qui n’ont pas d’argent est de 19,5% dans la Creuse et de 18% en Seine-Saint-Denis ; que les deux tiers des immeubles dégradés en France se trouvent dans la Creuse. Dégradations qui elles, ne sont pas le fait des saccages commis par leurs habitants.
« Les pauvres sont-ils en Seine-Saint-Denis ? Non. La vraie misère est dans le Cantal et dans la Creuse. Ceux qui n’ont pas d’argent, qui vivent dans des immeubles dégradés, qui sont éloignés des services publics, qui n’ont pas accès aux prestations sociales parce qu’ils ne savent pas qu’elles existent (vivent dans ces départements ruraux) ». « Une fois de plus cette culture de l’excuse (de la délinquance) est une escroquerie mais désormais on en a la preuve. »
Bruno Gollnisch constate d’ailleurs que malgré le marasme social qui sévit tout particulièrement depuis 2008 aux Etats-Unis, la criminalité continue d’y baisser pour atteindre son plus bas niveau depuis quarante ans. Autant dire que l’explication sociologico-environnementale, gauchisante de la délinquance -« c’est la faute à la société »- ne saurait servir d’explication toute trouvée et magique à l’explosion des crimes et délits dans notre pays.
Bref Sarkozy et l’UMP au pouvoir ont refusé ou ont été incapables de prendre les mesures nécessaires pour enrayer la délinquance et la libanisation dela France.
Marine Le Pen le rappelait hier soir plus largement, « le contexte international nous donne raison, le contexte économique nous donne raison. Les problématiques d’immigration sont aujourd’hui telles que la lucidité des Français sur ces problématiques est plus importante (…). Pendant cinq ans (Nicolas Sarkozy) a démontré que les seuls qui étaient capables véritablement de prendre les choses en main, de ramener un peu d’ordre dans notre pays, de faire preuve de la fermeté nécessaire, et bien c’était ma candidature ! », http://www.gollnisch.com/
Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante entre 1962 et 1965, est mort hier à Alger. Ecarté brutalement du pouvoir, il fut remplacé à la tête de l’Etat FLN par Houari Boumediene, resté célèbre par sa prédiction, souvent citée ces dernières décennies par Jean-Marie Le Pen. En mars 1974, M. Boumediene déclarait ainsi : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »
Dans son Mémoire de géopolitique sur la France multiethnique de 2030 (Collège Interarmées de Défense, mars 2004), le Commissaire Principal de la Marine, Florian Chardès, notait que « 75% de l’immigration actuelle est une immigration de peuplement, l’immigration de travail représentant seulement 10% du total annuel. » « Aujourd’hui, la Seine-Saint-Denis est le premier département français dans lequel naissent plus d’enfants d’origine extra-européenne que d’enfants d’origine européenne. Cette situation préfigure celle de l’ensemble du territoire métropolitain à compter des années 2040. »
Une immigration qui tiers-mondise la France à tous les niveaux (socialement, économiquement, culturellement…) et qui est aussi responsable de la flambée de l’insécurité depuis trente ans. Faut-il le rappeler, les départements et villes les plus criminogènes sont aussi ceux les plus touchés par l’immigration de peuplement.
Le Figaro rapportait notamment ce jeudi qu’un « commerçant de 39 ans, connu des services de police et neveu de Saïd Tir, caïd marseillais du trafic de drogue abattu en avril 2011 -« considéré comme l’un des trafiquants les plus influents des quartiers Nord de Marseille »- « , a été tué hier soir de plusieurs balles de fusil d’assaut alors qu’il circulait dans sa voiture dans le 3e arrondissement de Marseille (…). En 2011, 20 règlements de comptes ont été recensés dans les Bouches-du-Rhône (29 victimes dont 16 morts), dont 15 à Marseille (23 victimes dont 13 morts), selon la préfecture. »
Dans la nuit de mardi à mercredi, à Saint-Alban-Leysse, prés de Chambéry (Savoie) cette fois, c’est un policier, le brigadier-chef et père de famille Cédric Papatico, 32 ans, appartenant à la brigade anti-criminalité (BAC) qui a été percuté sciemment et traîné sur une trentaine de mètres par le 4×4 Porsche Cayenne de l’équipe de cambrioleurs que la BAC a surprise en pleine action.
Nous l’évoquions sur ce blog, comme le FN Xavier Raufer a fait justice il ya déjà longtemps de l’explication économique (la crise, le chômage…) pour expliquer le basculement dans l’incivilité, la délinquance, la violence. Il a ainsi rapporté que le taux de pauvreté monétaire, c’est-à-dire de gens qui n’ont pas d’argent est de 19,5% dans la Creuse et de 18% en Seine-Saint-Denis ; que les deux tiers des immeubles dégradés en France se trouvent dans la Creuse. Dégradations qui elles, ne sont pas le fait des saccages commis par leurs habitants.
« Les pauvres sont-ils en Seine-Saint-Denis ? Non. La vraie misère est dans le Cantal et dans la Creuse. Ceux qui n’ont pas d’argent, qui vivent dans des immeubles dégradés, qui sont éloignés des services publics, qui n’ont pas accès aux prestations sociales parce qu’ils ne savent pas qu’elles existent (vivent dans ces départements ruraux) ». « Une fois de plus cette culture de l’excuse (de la délinquance) est une escroquerie mais désormais on en a la preuve. »
Bruno Gollnisch constate d’ailleurs que malgré le marasme social qui sévit tout particulièrement depuis 2008 aux Etats-Unis, la criminalité continue d’y baisser pour atteindre son plus bas niveau depuis quarante ans. Autant dire que l’explication sociologico-environnementale, gauchisante de la délinquance -« c’est la faute à la société »- ne saurait servir d’explication toute trouvée et magique à l’explosion des crimes et délits dans notre pays.
Bref Sarkozy et l’UMP au pouvoir ont refusé ou ont été incapables de prendre les mesures nécessaires pour enrayer la délinquance et la libanisation dela France.
Marine Le Pen le rappelait hier soir plus largement, « le contexte international nous donne raison, le contexte économique nous donne raison. Les problématiques d’immigration sont aujourd’hui telles que la lucidité des Français sur ces problématiques est plus importante (…). Pendant cinq ans (Nicolas Sarkozy) a démontré que les seuls qui étaient capables véritablement de prendre les choses en main, de ramener un peu d’ordre dans notre pays, de faire preuve de la fermeté nécessaire, et bien c’était ma candidature ! », http://www.gollnisch.com/
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir
Exposé fait lors du colloque “Peut-on raisonnablement estimer les coûts de l’immigration et de l’intégration ?” organisé par l’Institut de Géopolitique des Populations le 16 février à Paris.
Concernant ce colloque nous avons déjà publié :
- l’exposé de Jean-Yves Le Gallou, “Le coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d’euros “ http://fr.novopress.info/108386/le-cout ... ds-deuros/
- l’exposé d’Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de Géopolitique des Populations, “L’impact macro-économique de l’immigration” http://fr.novopress.info/108875/limpact ... ie-laulan/
- et la Synthèse des travaux du Colloque. http://fr.novopress.info/108875/limpact ... ie-laulan/
Après avoir entendu ces spécialistes et ces économistes de grande qualité, j’aimerais vous donner le sentiment d’une non-spécialiste, mais d’une Française qui se pose une question : pourquoi nos élites, qui ont le pouvoir et les moyens d’améliorer une situation qui se détériore au fil des années, ne le font-elles pas ? Il y a clairement un refus de voir la situation, et notamment le coût de l’immigration, mais ce refus de voir recouvre peut-être une véritable peur de savoir, ce qui serait plus grave encore.
I) LE REFUS DE VOIR
1) Que refuse-t-on de voir ?
a) On refuse de voir les faits, de regarder la réalité en face. En voici quelques exemples:
Les faits parlent d’eux-mêmes et chacun peut les constater. Les salles d’attente des urgences dans les hôpitaux remplies par des foules venues de tous les pays. Nous avons tous vu ces jeunes sans titre de transport sauter les barrières dans le métro ou se faire arrêter par une armada de contrôleurs. Pire, que l’on songe aux scènes de violence de l’automne 2005, où il y eut 2 morts, 130 policiers blessés, 10 000 véhicules mis à feu, 120 nuits d’émeute, 4500 arrestations, et où le gouvernement fut obligé de déclarer l’état d’urgence. Une véritable guérilla urbaine aux portes de Paris. Que l’on songe à la montée et la radicalisation de l’islam dans nos banlieues qui font fuir les premiers habitants autochtones de ces banlieues devenues des zones de non-droit, où même la police n’ose plus entrer, et où le trafic de drogue fait la loi. En mars 2005 le journal le Monde titrait« le spectre des violences anti-blanc » dirigés contre les médecins, les chauffeurs de bus, les policiers, les professeurs. Le 13 février 2012 les députés admettent que « le souci est de lutter plus efficacement contre les actes de délinquance commis par une frange de la population qui a fait de la violation de la loi pénale son mode de vie ». Pour justifier les expulsions du territoire, un député explique que « le nombre de ressortissants mis en cause dans les cambriolages ou vols avec violence depuis 2008 a respectivement augmenté de 40% et de 37,4% ».Tout le monde peut constater ces faits de la vie quotidienne, évoqués à la télévision et dans la presse : on donne l’âge, le statut social de l’auteur des méfaits parfois son domicile ou le lycée qu’il fréquente mais jamais ces faits ne sont rapportés à l’origine étrangère ou immigrée des personnes. Autant de faits qui laissent dire à 60% de Français selon un sondage SOFRES du mois dernier que « l’on ne se sent plus en France » ou « qu’il y a trop d’étrangers. » Mais les coûts ne sont pas évoqués, car le grand public ne dispose pas des chiffres correspondants.
b) On refuse aussi de voir les chiffres :
Puisque ces faits sont connus de tous, on devrait pouvoir les chiffrer ; or, on refuse de nous donner les statistiques. Témoin le livre de Michèle Tribalat, chercheur à l’INED, intitulé Les yeux grands fermés qui regrette qu’il n’y ait pas « de statistiques adéquates » et montre les vicissitudes qu’elle a connues pour publier des statistiques, qui deviennent « secret défense» et pratiquement inaccessibles aux chercheurs. « Nous n’avons ni registre de la population ni registre des étrangers… Pourquoi cette lacune ? Par respect de la personne humaine….De qui se moque-t-on ?… On sait que le plus petit Français est fiché par les impôts, la mairie, le téléphone, l’URSSAF… mais le ministre de l’Intérieur ne publie que des estimations !… La guerre des chiffres est une véritable guerre idéologique ».Ce livre aurait pu être sous-titré « Les tribulations d’un chercheur de l’INED» !
A quoi servent des statistiques dont on ne peut publier les analyses ? Alors que la Grande-Bretagne et les USA publient sans complexe ni tabou des rapports sur le problème de l’immigration, ceux-ci ne sont ni traduits ni publiés en France. On mentionnera ici le débat sur les statistiques ethniques, où, derrière les grandes déclarations de principe, on finit par se demander si l’on ne veut pas éviter de déboucher sur des conclusions gênantes : par exemple, on s’est habitué à l’idée que les pauvres immigrés comptent beaucoup plus de chômeurs que les Français , mais on sait rarement qu’il y a moins de chômeurs chez les Portugais vivant en France que chez les Français eux-mêmes, ce qui risquerait d’être vexant pour les autres immigrés… mais aussi pour nous.
Plus grave, on nous donne un certain nombre de chiffres, mais en déformant leur présentation ou en occultant complètement la dimension de ces chiffres liés à l’immigration : Le 20 Avril 2004, l’INED annonce « la France n’est plus un pays d’immigration massive» ; « Il n’y a pas plus d’étrangers dans notre pays qu’il y a 30 ans » déclare un député à l’Assemblée nationale. Aussitôt la presse s’empare de cette phrase pour en faire une donnée de référence. Le député a simplement oublié le nombre d’étrangers naturalisés pendant cette période ! On nous dit aussi que la natalité française est la meilleure d’Europe mais sans dire que cela est largement dû à l’immigration. On se souvient de cette photo du Figaro du 19 janvier 2011 en première page montrant 9 charmants bambins blancs, sous le titre : « Les Françaises n’ont jamais eu autant d’enfants depuis 35 ans » !!! On apprend d’autre part que les mariages mixtes entre Français et étrangers sont en augmentation rapide, ce que l’on pourrait interpréter comme un succès de l’intégration par le mariage, mais on oublie de nous dire que bon nombre de ces prétendus mariages mixtes se font entre 2 personnes de même origine étrangère, dont l’une a déjà la nationalité française et l’autre non. On nous fait croire à l’intégration alors que c’est l’endogamie qui progresse.
On a la nette impression qu’en France le gouvernement brouille sciemment les cartes, gêné de dire la vérité aux Français, d’annoncer des résultats qui sont politiquement incorrects. Mais s’agit-il uniquement du gouvernement ?
2) Qui nous refuse l’accès à ces connaissances ?
a) Les médias, dont ce serait le devoir de les diffuser manquent d’objectivité dans la présentation des faits et font passer presque uniquement le message d’une immigration positive pour la France, voire idyllique, « une chance pour la France »comme le disait déjà en 1984 Bernard Stasi. Par contre, les médias ne manquent pas de se mobiliser pour le moindre incident affectant une famille immigrée ; par exemple on montre une famille d’immigrés clandestins menacés d’expulsion alors que ses enfants sont scolarisés en France. On nous donne les photos des associations manifestant devant l’école, et les interviews des parents et des amis désolés, mais on ne pense pas à nous rappeler l’absurdité d’une situation où les lois françaises se contredisent entre elles. La presse ne rappellera pas l’ambiguïté de la loi qui oblige les immigrés légaux et clandestins à mettre leurs enfants à l’école alors qu’ils n’ont pas le droit de rester en France. Les médias nous donnent une image complètement unilatérale, basée sur la manipulation des bons sentiments et la mauvaise conscience. En cela, ils suivent certes leur politique de communication, qui divise le monde entre « les gentils et les méchants », les gentils étant les immigrés et ceux qui les soutiennent, et les méchants tous les autres, mais les médias ne suivent-ils pas aussi des consignes qui leur viennent de plus haut ?
b) les autorités publiques
Le terme d’ « autorités publiques » est bien sûr très large, en fait celles-ci sont caractérisées par une grande multiplicité, quirend leur action moins lisible et brouille les pistes.
- Le gouvernement et le parlement, théoriquement souverains, sont ainsi liés aux institutions européennes, elles-mêmes très engagées en faveur de l’immigration, dans un jeu complexe, où ils peuvent soit prendre l’initiative de lois ou de règlements, soit dire qu’ils sont obligés de le faire au nom du droit européen, qu’ils choisissent ou non de respecter en pratique (cas des réfugiés tunisiens arrivés à Lampedusa, passés par l’Italie et interceptés par la France à Menton, en violation des accords de Schengen).
Le problème est là, quotidiennement sous nos yeux. Au lieu de regarder la vérité en face, nos élus et nos fonctionnaires préfèrent proposer des décrets ou des lois, qui se succèdent sans cohérence. Par exemple, lorsque le gouvernement de Giscard d’Estaing a proposé en 1974 le regroupement familial, il n’a pas réfléchi au coût que cela pourrait représenter des décennies plus tard. Alors qu’en France nous tendons à remplacer notre politique familiale par une politique sociale, nous pratiquons une politique familiale pour les immigrés. C’est tout de même un comble ! La spirale infernale du regroupement familial a commencé et n’a pas cessé puisque aucun gouvernement n’a eu le courage de reconnaître que c’était une erreur fatale, et personne n’a voulu revenir sur ce principe. Au contraire, les Allemands, les Danois, les Autrichiens ont des lois pour restreindre le regroupement familial, qui pour eux n’est pas une fin en soi. Sans compter que cette immigration au seul motif du regroupement familial n’assure ni emploi ni logement, et surtout rend l’immigration définitive.
Trois ans après, en 1977, le secrétaire d’Etat aux travailleurs manuels et immigrés du gouvernement Barre, Lionel Stoléru lance l’opération du « million » pour inciter les étrangers à rentrer chez eux, mais en même temps on instaure des « cours de langue et de civilisation d’origine »dans nos écoles, ce qui est pour le moins paradoxal ! En 1978, on ne renouvellera pas les 500 000 cartes de travail mais en 1979, elles seront toutes renouvelées. Enchevêtrement de promesses non tenues, de tergiversations, un pas en avant, deux pas en arrière : on dit une chose et on en fait une autre, cette politique empêche de faire avancer les choses et finalement les Français ne comprennent plus rien à ce double langage.
- Les autorités judiciaires: les politiques publiques sont à la fois encadrées (Conseil Constitutionnel) et appliquées (tribunaux judiciaires et administratifs, police) de façon si diverse qu’elles contribuent à la confusion générale. En 1979 Christian Bonnet, ministre de l’Intérieur fait passer facilement une loi facilitant l’expulsion des clandestins ; mais le Conseil Constitutionnel annule l’essentiel de la loi car « c’est une atteinte aux droits de l’homme ». Droits de l’homme qui servent également de base à la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme) : le 30 Janvier 2012, le Figaro titrait« Les juges européens de la CEDH sous le feu des critiques » : au nom des droits de l’homme, ils imposent leurs vues sur les questions de société. Une ingérence de plus en plus contestée par David Cameron au Conseil de l’Europe, et par les Français (Romain Boffa, professeur à l’université de Lille, ou Astrid Marais, maître de conférence à Paris-Assas), qui dénoncent « le bouleversement de pans entiers de notre législation en contrariant notre politique de lutte contre l‘immigration ». Ils en arrivent même à parler de « diktat » de la CEDH. Sans compter les autres juridictions européennes, qui veillent à ce que les autorités françaises n’enfreignent pas les règles communautaires, et qui entretiennent par là un jeu complexe qui permet de « se renvoyer la balle » sans prendre ses responsabilités.
- Les organismes d’études publics (INSEE et INED… ) dépendent à la fois du gouvernement, qui est leur autorité hiérarchique, et des orientations scientifiques et idéologiques de leurs membres, ce qui fait que malgré quelques progrès (distinction par l’INSEE entre immigrés et étrangers) il reste de nombreuses lacunes dans nos connaissances comme on l’a bien vu ce matin.
Je me suis amusée à relever le nom de quelques uns des différents organismes en charge des questions migratoires : DPM(Direction des populations et des migrations) ; OFPRA (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) ; HCI (Haut Conseil à l’Intégration ) ; OSII (Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration) ; OMI (Office des migrations internationales) ; AGDREF (Agence de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France); CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme) ; REM (Réseau européen des migrations) ; GISTI (Groupe d’information et de soutien aux travailleurs immigrés ) ; CRAN( Conseil représentatif des Associations noires) ; Ministère de la Ville et de l’Intégration, Observatoire de la délinquance, etc., etc… Ces organismes, dont la liste n’est pas exhaustive, et au sein desquels sont créées des sous-commissions nombreuses, montrent qu’à défaut de nous donner des informations pertinentes, on est prêt à dépenser beaucoup d’argent pour nous fournir des interprétations basées sur des informations lacunaires. On aurait préféré le contraire.
c) Enfin au-delà du refus de donner des informations, il y a aussi le refus le plus spectaculaire et le plus symbolique de tous qui est le refus de demander aux Français ce qu’ils pensent du sujet par un référendum. Mr. Sarkozy nous en annonce peut-être un après sa réélection éventuelle, mais tout ce que l’on peut constater objectivement, c’est qu’il n’y en a pas eu un seul sur ce sujet pendant son premier quinquennat ni même avant. Le coût de l’immigration n’a d’ailleurs été abordé pendant la campagne des présidentielles de 2012 ni par Nicolas Sarkozy ni par François Hollande, alors que les problèmes de financement de notre modèle social étaient au cœur du débat.
La question que l’on peut se poser, face à ce refus de voir une réalité évidente aux yeux de tous les Français, c’est celle du pourquoi.
II) POURQUOI REFUSE-T-ON DE VOIR ?
Parmi les raisons de ce refus de voir, certaines sont bien connues et même parfois explicites, d’autres sont plus profondes ou cachées, et peut-être encore plus graves.
1) Les raisons plus ou moins explicites :
a) La première est la question des droits de l’homme. Les principes des droits de l’homme interdisent de juger ou de traiter un individu en fonction de ses origines ou de ses opinions. La France se considère comme la patrie des droits de l’homme, et ne manque jamais de le rappeler, mais ces principes ont bon dos et permettent de justifier beaucoup de choses. Ainsi s’est développée une « idéologie des droits de l‘homme » au nom de laquelle certains groupes, généralement très politisés, s’arrogent le droit exclusif de juger ce qui est conforme ou pas à ces principes. On retrouve ainsi un processus classique dans les mouvements révolutionnaires, dans lesquels les éléments les plus extrémistes assoient leur pouvoir en dénonçant tous les autres comme des tièdes voire des traîtres.
Dans le cas qui nous intéresse, on voit bien que toute personne essayant d’avoir un jugement nuancé ou réaliste sur la question de l’immigration risque d’être taxée de racisme si ce n’est de nazisme. Parler immigration est politiquement incorrect ; c’est donc un sujet tabou à éviter. Ces dénonciations pouvant s’appuyer sur des dispositifs juridiques comme la loi Pleven-Gayssot, on en arrive à une autocensure, où les gens n’osent même plus évoquer le sujet, ce qui ne contribue évidemment pas à l’avancement du débat. Comme ce processus a conduit à un élargissement incessant du domaine considéré comme faisant partie des droits de l’homme (droit à la santé, droit à l’éducation, droit au logement etc… ), on finit par se demander sur quel sujet on pourra encore parler ou discuter sans risquer d’avoir un procès.
Or ce sont des sujets, notamment l’éducation, la santé et le logement, qui jouent un rôle essentiel à la fois sur le coût de l’immigration et sur les finances de notre pays. La santé et l’éducation sont considérés comme des droits absolus sans obligation de régularité du séjour ni d’aucune vérification d’identité. L’AME (aide médicale d’Etat) permet à tout étranger en situation illégale d ‘être soigné gratuitement au même titre que les Français relevant de la sécurité sociale, ce qui a un coût de un demi-milliard d’euros…. Et que dire du paradoxe pour les clandestins qui ne peuvent résider sur le sol français mais bénéficient des droits sociaux (hébergement, scolarisation des enfants, allocation spéciale à l’enfance).
On préfère se taire plutôt que de prendre le risque d’aborder un sujet tabou, on passe du juridique à l’émotionnel en n’osant pas appliquer les lois pourtant votées démocratiquement.
b) La seconde raison qui nous fait éluder le débat sur le coût de l’immigration est la mauvaise conscience entretenue intentionnellement notamment dans le cadre de ce que l’on appelle la repentance :
L’ancienne France colonisatrice devient une terre d’accueil , comme pour s’excuser d’avoir colonisé tous ces pays, comme si elle devait faire acte de repentance, alors qu’elle leur a apporté aussi, entre autres, ses compétences pour la construction d’hôpitaux et d’écoles, etc… Une culpabilité diffuse qui s’exprime, par exemple, par un fait symbolique : en avril 2007, la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration remplace l’ancien Musée des colonies. Faire oublier les horreurs de la colonisation et montrer les bienfaits de l’immigration !! L’immigration apparait comme un juste retour des choses après la décolonisation. Plus personne n’ose évoquer les bienfaits de la colonisation, par contre il faut se persuader de ceux de l’immigration.
c) La troisième raison est à rechercher dans les stratégies ou les tactiques politiciennes
Les polémiques basées sur le respect des droits de l’homme peuvent au moins se targuer d’une certaine noblesse dans leur principe. Il n’en va pas de même des manœuvres politiciennes qui ont instrumentalisé la question de l’immigration, ou plutôt la diabolisation de cette thématique, pour assurer le succès électoral d’un parti sur l’autre. L’initiative en revient à François Miterrand, qui a assuré, grâce à la proportionnelle, la percée électorale du Front National, tout en diabolisant son chef et en stigmatisant son thème principal l’immigration, pour priver J. Chirac d’une partie de son électorat. Opération en partie réussie, mais qui s’est retournée contre les socialistes en 2002, la même manoeuvre permettant à Jacques Chirac de se faire réélire triomphalement au 2éme tour contre Jean-Marie Le Pen, avec l’appui unanime des milieux antiracistes. Ici, clairement, on est dans la manoeuvre politicienne. La diabolisation concomitante du Front National et du débat sur l’immigration a conduit au refus d’une discussion sereine et objective sur ce sujet.
Tout cela, la plupart des Français le savent, ou au moins le sentent confusément, même s’ils ne voient pas nécessairement à quel point ces considérations idéologiques ou politiques empêchent un véritable débat démocratique, appuyé sur des faits et des chiffres, sur le coût de l’immigration. Mais si une majorité de Français accepte, tout en s’en rendant plus ou moins compte, d’être privée d’une bonne partie des informations nécessaires à ce débat essentiel, on est en droit de se demander s’ils ont vraiment envie de connaître la vérité, ou si leur résignation ne tient pas à un phénomène plus profond : la peur de savoir la vérité.
2) Des raisons plus profondes, qui concernent tous les Français : la peur de savoir
a) La difficulté de renoncer à la «pensée magique ».
La « pensée magique » se concentre exclusivement sur ce que l’on souhaite ou sur ce que l’on juge bon, et se refuse à prendre en compte des considérations « vulgaires » comme «comment faire ? » ou « combien cela coûte ? ». Ceci est particulièrement valable pour les choses qui «n’ont pas de prix » par exemple, « l’environnement n’a pas de prix», donc on n’hésiterait pas à remplacer le pétrole par des éoliennes qui coûtent 3 fois plus cher. Ou bien, « l’accueil de l’autre» et sa dignité n’ont pas de prix, donc si une famille immigrée s’entasse dans un logement étroit et insalubre, il suffit de lui attribuer un cinq pièces avec tout le confort ! Il faut reconnaître que les Français se complaisent volontiers dans cette « pensée magique »,où l’on croit que le gouvernement peut résoudre n’importe quel problème s’il veut bien s’en occuper. L’Eglise catholique elle-même se place volontiers dans cette approche lorsqu’elle évoque des questions économiques ou sociales. Renoncer à cette « pensée magique », c’est perdre un peu de ses illusions et de ses rêves, et cela ne fait jamais plaisir.
b) La peur de devoir reconnaître que l’on s’est trompé depuis longtemps et même très longtemps sur des choses essentielles. Il n’est jamais agréable de devoir reconnaître que l’on s’est trompé, ou que l’on a fait confiance à des gens qui nous ont trompés. Au bout d’un certain nombre d’années, une opinion fausse finit par faire tellement partie de notre univers mental qu’y renoncer, c’est presque renoncer à une part de notre identité. A la limite on va en vouloir à celui qui nous oblige à reconnaître que nous nous sommes trompés ou que nous avons été trompés. Autant ne rien savoir !
c) Peur de reconnaître que l’on a échoué par manque de courage politique en refusant de contrôler et d’encadrer cette immigration devenue au cours du temps incontrôlable. Au lieu de faire venir les immigrés qualifiés dont la France a peut-être besoin et qu’elle a la capacité d’accueillir en leur offrant travail et logement, comme cela se fait chez nos voisins britanniques (« the brightest and the best from across the world ») ou allemands, on a laissé les portes grandes ouvertes en laissant croire aux populations immigrées que la France c’est le paradis !!En fait, il s’agit aussi de la peur de savoir que nous n’avons que ce que nous méritons. La société matérialiste et laxiste dans laquelle nous vivons n’incite pas à voir les problèmes. L’immigration devient un phénomène inéluctable contre lequel on ne peut rien et que l’on doit accepter. On préfère son confort matériel et intellectuel et ce qui compte, ce sont la consommation, les loisirs, et les vacances. On veut éviter à tout prix de se poser des questions embarrassantes et de s’empoisonner la vie avec des problèmes insolubles !
d) La peur d’apprendre une très mauvaise nouvelle : celle que nous risquons de disparaître en tant que culture ou que civilisation. Ici, le parallèle avec le patient et son médecin est criant : on retarde le rendez-vous avec le médecin ou le laboratoire d’analyses, parce que l’on n’a pas envie d’apprendre une mauvaise nouvelle. Peur de comprendre que les nouveaux immigrants, de plus en plus nombreux ne cherchent pas à s’intégrer, rejettent notre culture et parfois détestent la France (voir les textes de certaines chansons de rap, ou des déclarations comme celle de Foddé Sylla, ex-président de SOS Racisme, affirmant dans le Monde du 10/12/2005 que « la République blanche, c’est fini ! »). Peur de comprendre que ces nouveaux arrivants cherchent à implanter leurs modes de vie : témoins les étalages halal qui fleurissent dans toutes les grandes surfaces, le port du voile qui envahit les rues et les bancs de l’université, les demandes d’horaires spéciaux dans les piscines pour les hommes et pour les femmes, de régimes alimentaires spéciaux dans les cantines. Peur de voir ces nouveaux immigrés imposer leur religion et leur culture. Petit à petit la société française sent son identité lui échapper. La perspective de voir la culture française se dissoudre dans un méli-mélo multiculturel ne réjouit pas autant de gens que l’on pourrait croire, celle de voir notre pays faire faillite sous le poids des déficits conjugués de l’Etat et de la sécurité sociale non plus. Alors autant discuter de la question de la retraite à 60 ans, ou de la taxation des bonus des banquiers.
CONCLUSION :
Michèle Tribalat écrit avec justesse et réalisme que « Le pouvoir politique ne connaît pas la réalité, ce qui est un obstacle majeur à l’action politique ». Le refus de voir et la peur de savoir viennent du manque de courage et de détermination d’élus qui ne veulent pas voir qu’ils se sont trompés, et d’une élite aveuglée par l’idéologie des droits de l’homme. Devant une maladie grave, il faut regarder la réalité en face pour trouver la solution adéquate. Mais nos élites préfèrent ne pas endosser cette responsabilité désagréable et agissent plutôt selon le principe « Après moi le déluge ».
Cette démission des élites, mais aussi le refus de beaucoup de nos concitoyens de regarder la réalité en face, peuvent nous conduire à nous poser de graves questions, de portée historique, sur l’état de notre démocratie : après deux siècles de République, la démocratie française ne serait-elle pas encore parvenue à la maturité, qui permet de discuter sereinement des grands sujets? Ou bien, après y être parvenue, aurait-elle connu dans les 50 dernières années une dérive ou un déclin ne lui permettant plus de se confronter à la réalité? Nous laissons aux historiens le soin de répondre.
Si nous voulons faire face, pour notre part, à nos responsabilités, nous ne devons pas considérer l’immigration «comme une chance ni comme un fléau, mais plutôt comme un défi à relever », comme le dit Maxime Tandonnet dans son livre Immigration sortir du chaos (Flammarion 2006). Mais, pour relever un défi, il faut avoir toutes les données en mains, et notamment toutes les données chiffrées qui permettent de raisonner sereinement et rationnellement sur les coûts et les avantages. C’est l’utilité d’un colloque comme celui-ci.
Joëlle-Anne Robert http://euro-synergies.hautetfort.com/
[cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [ http://fr.novopress.info/ ]
Exposé fait lors du colloque “Peut-on raisonnablement estimer les coûts de l’immigration et de l’intégration ?” organisé par l’Institut de Géopolitique des Populations le 16 février à Paris.
Concernant ce colloque nous avons déjà publié :
- l’exposé de Jean-Yves Le Gallou, “Le coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d’euros “ http://fr.novopress.info/108386/le-cout ... ds-deuros/
- l’exposé d’Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de Géopolitique des Populations, “L’impact macro-économique de l’immigration” http://fr.novopress.info/108875/limpact ... ie-laulan/
- et la Synthèse des travaux du Colloque. http://fr.novopress.info/108875/limpact ... ie-laulan/
Après avoir entendu ces spécialistes et ces économistes de grande qualité, j’aimerais vous donner le sentiment d’une non-spécialiste, mais d’une Française qui se pose une question : pourquoi nos élites, qui ont le pouvoir et les moyens d’améliorer une situation qui se détériore au fil des années, ne le font-elles pas ? Il y a clairement un refus de voir la situation, et notamment le coût de l’immigration, mais ce refus de voir recouvre peut-être une véritable peur de savoir, ce qui serait plus grave encore.
I) LE REFUS DE VOIR
1) Que refuse-t-on de voir ?
a) On refuse de voir les faits, de regarder la réalité en face. En voici quelques exemples:
Les faits parlent d’eux-mêmes et chacun peut les constater. Les salles d’attente des urgences dans les hôpitaux remplies par des foules venues de tous les pays. Nous avons tous vu ces jeunes sans titre de transport sauter les barrières dans le métro ou se faire arrêter par une armada de contrôleurs. Pire, que l’on songe aux scènes de violence de l’automne 2005, où il y eut 2 morts, 130 policiers blessés, 10 000 véhicules mis à feu, 120 nuits d’émeute, 4500 arrestations, et où le gouvernement fut obligé de déclarer l’état d’urgence. Une véritable guérilla urbaine aux portes de Paris. Que l’on songe à la montée et la radicalisation de l’islam dans nos banlieues qui font fuir les premiers habitants autochtones de ces banlieues devenues des zones de non-droit, où même la police n’ose plus entrer, et où le trafic de drogue fait la loi. En mars 2005 le journal le Monde titrait« le spectre des violences anti-blanc » dirigés contre les médecins, les chauffeurs de bus, les policiers, les professeurs. Le 13 février 2012 les députés admettent que « le souci est de lutter plus efficacement contre les actes de délinquance commis par une frange de la population qui a fait de la violation de la loi pénale son mode de vie ». Pour justifier les expulsions du territoire, un député explique que « le nombre de ressortissants mis en cause dans les cambriolages ou vols avec violence depuis 2008 a respectivement augmenté de 40% et de 37,4% ».Tout le monde peut constater ces faits de la vie quotidienne, évoqués à la télévision et dans la presse : on donne l’âge, le statut social de l’auteur des méfaits parfois son domicile ou le lycée qu’il fréquente mais jamais ces faits ne sont rapportés à l’origine étrangère ou immigrée des personnes. Autant de faits qui laissent dire à 60% de Français selon un sondage SOFRES du mois dernier que « l’on ne se sent plus en France » ou « qu’il y a trop d’étrangers. » Mais les coûts ne sont pas évoqués, car le grand public ne dispose pas des chiffres correspondants.
b) On refuse aussi de voir les chiffres :
Puisque ces faits sont connus de tous, on devrait pouvoir les chiffrer ; or, on refuse de nous donner les statistiques. Témoin le livre de Michèle Tribalat, chercheur à l’INED, intitulé Les yeux grands fermés qui regrette qu’il n’y ait pas « de statistiques adéquates » et montre les vicissitudes qu’elle a connues pour publier des statistiques, qui deviennent « secret défense» et pratiquement inaccessibles aux chercheurs. « Nous n’avons ni registre de la population ni registre des étrangers… Pourquoi cette lacune ? Par respect de la personne humaine….De qui se moque-t-on ?… On sait que le plus petit Français est fiché par les impôts, la mairie, le téléphone, l’URSSAF… mais le ministre de l’Intérieur ne publie que des estimations !… La guerre des chiffres est une véritable guerre idéologique ».Ce livre aurait pu être sous-titré « Les tribulations d’un chercheur de l’INED» !
A quoi servent des statistiques dont on ne peut publier les analyses ? Alors que la Grande-Bretagne et les USA publient sans complexe ni tabou des rapports sur le problème de l’immigration, ceux-ci ne sont ni traduits ni publiés en France. On mentionnera ici le débat sur les statistiques ethniques, où, derrière les grandes déclarations de principe, on finit par se demander si l’on ne veut pas éviter de déboucher sur des conclusions gênantes : par exemple, on s’est habitué à l’idée que les pauvres immigrés comptent beaucoup plus de chômeurs que les Français , mais on sait rarement qu’il y a moins de chômeurs chez les Portugais vivant en France que chez les Français eux-mêmes, ce qui risquerait d’être vexant pour les autres immigrés… mais aussi pour nous.
Plus grave, on nous donne un certain nombre de chiffres, mais en déformant leur présentation ou en occultant complètement la dimension de ces chiffres liés à l’immigration : Le 20 Avril 2004, l’INED annonce « la France n’est plus un pays d’immigration massive» ; « Il n’y a pas plus d’étrangers dans notre pays qu’il y a 30 ans » déclare un député à l’Assemblée nationale. Aussitôt la presse s’empare de cette phrase pour en faire une donnée de référence. Le député a simplement oublié le nombre d’étrangers naturalisés pendant cette période ! On nous dit aussi que la natalité française est la meilleure d’Europe mais sans dire que cela est largement dû à l’immigration. On se souvient de cette photo du Figaro du 19 janvier 2011 en première page montrant 9 charmants bambins blancs, sous le titre : « Les Françaises n’ont jamais eu autant d’enfants depuis 35 ans » !!! On apprend d’autre part que les mariages mixtes entre Français et étrangers sont en augmentation rapide, ce que l’on pourrait interpréter comme un succès de l’intégration par le mariage, mais on oublie de nous dire que bon nombre de ces prétendus mariages mixtes se font entre 2 personnes de même origine étrangère, dont l’une a déjà la nationalité française et l’autre non. On nous fait croire à l’intégration alors que c’est l’endogamie qui progresse.
On a la nette impression qu’en France le gouvernement brouille sciemment les cartes, gêné de dire la vérité aux Français, d’annoncer des résultats qui sont politiquement incorrects. Mais s’agit-il uniquement du gouvernement ?
2) Qui nous refuse l’accès à ces connaissances ?
a) Les médias, dont ce serait le devoir de les diffuser manquent d’objectivité dans la présentation des faits et font passer presque uniquement le message d’une immigration positive pour la France, voire idyllique, « une chance pour la France »comme le disait déjà en 1984 Bernard Stasi. Par contre, les médias ne manquent pas de se mobiliser pour le moindre incident affectant une famille immigrée ; par exemple on montre une famille d’immigrés clandestins menacés d’expulsion alors que ses enfants sont scolarisés en France. On nous donne les photos des associations manifestant devant l’école, et les interviews des parents et des amis désolés, mais on ne pense pas à nous rappeler l’absurdité d’une situation où les lois françaises se contredisent entre elles. La presse ne rappellera pas l’ambiguïté de la loi qui oblige les immigrés légaux et clandestins à mettre leurs enfants à l’école alors qu’ils n’ont pas le droit de rester en France. Les médias nous donnent une image complètement unilatérale, basée sur la manipulation des bons sentiments et la mauvaise conscience. En cela, ils suivent certes leur politique de communication, qui divise le monde entre « les gentils et les méchants », les gentils étant les immigrés et ceux qui les soutiennent, et les méchants tous les autres, mais les médias ne suivent-ils pas aussi des consignes qui leur viennent de plus haut ?
b) les autorités publiques
Le terme d’ « autorités publiques » est bien sûr très large, en fait celles-ci sont caractérisées par une grande multiplicité, quirend leur action moins lisible et brouille les pistes.
- Le gouvernement et le parlement, théoriquement souverains, sont ainsi liés aux institutions européennes, elles-mêmes très engagées en faveur de l’immigration, dans un jeu complexe, où ils peuvent soit prendre l’initiative de lois ou de règlements, soit dire qu’ils sont obligés de le faire au nom du droit européen, qu’ils choisissent ou non de respecter en pratique (cas des réfugiés tunisiens arrivés à Lampedusa, passés par l’Italie et interceptés par la France à Menton, en violation des accords de Schengen).
Le problème est là, quotidiennement sous nos yeux. Au lieu de regarder la vérité en face, nos élus et nos fonctionnaires préfèrent proposer des décrets ou des lois, qui se succèdent sans cohérence. Par exemple, lorsque le gouvernement de Giscard d’Estaing a proposé en 1974 le regroupement familial, il n’a pas réfléchi au coût que cela pourrait représenter des décennies plus tard. Alors qu’en France nous tendons à remplacer notre politique familiale par une politique sociale, nous pratiquons une politique familiale pour les immigrés. C’est tout de même un comble ! La spirale infernale du regroupement familial a commencé et n’a pas cessé puisque aucun gouvernement n’a eu le courage de reconnaître que c’était une erreur fatale, et personne n’a voulu revenir sur ce principe. Au contraire, les Allemands, les Danois, les Autrichiens ont des lois pour restreindre le regroupement familial, qui pour eux n’est pas une fin en soi. Sans compter que cette immigration au seul motif du regroupement familial n’assure ni emploi ni logement, et surtout rend l’immigration définitive.
Trois ans après, en 1977, le secrétaire d’Etat aux travailleurs manuels et immigrés du gouvernement Barre, Lionel Stoléru lance l’opération du « million » pour inciter les étrangers à rentrer chez eux, mais en même temps on instaure des « cours de langue et de civilisation d’origine »dans nos écoles, ce qui est pour le moins paradoxal ! En 1978, on ne renouvellera pas les 500 000 cartes de travail mais en 1979, elles seront toutes renouvelées. Enchevêtrement de promesses non tenues, de tergiversations, un pas en avant, deux pas en arrière : on dit une chose et on en fait une autre, cette politique empêche de faire avancer les choses et finalement les Français ne comprennent plus rien à ce double langage.
- Les autorités judiciaires: les politiques publiques sont à la fois encadrées (Conseil Constitutionnel) et appliquées (tribunaux judiciaires et administratifs, police) de façon si diverse qu’elles contribuent à la confusion générale. En 1979 Christian Bonnet, ministre de l’Intérieur fait passer facilement une loi facilitant l’expulsion des clandestins ; mais le Conseil Constitutionnel annule l’essentiel de la loi car « c’est une atteinte aux droits de l’homme ». Droits de l’homme qui servent également de base à la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme) : le 30 Janvier 2012, le Figaro titrait« Les juges européens de la CEDH sous le feu des critiques » : au nom des droits de l’homme, ils imposent leurs vues sur les questions de société. Une ingérence de plus en plus contestée par David Cameron au Conseil de l’Europe, et par les Français (Romain Boffa, professeur à l’université de Lille, ou Astrid Marais, maître de conférence à Paris-Assas), qui dénoncent « le bouleversement de pans entiers de notre législation en contrariant notre politique de lutte contre l‘immigration ». Ils en arrivent même à parler de « diktat » de la CEDH. Sans compter les autres juridictions européennes, qui veillent à ce que les autorités françaises n’enfreignent pas les règles communautaires, et qui entretiennent par là un jeu complexe qui permet de « se renvoyer la balle » sans prendre ses responsabilités.
- Les organismes d’études publics (INSEE et INED… ) dépendent à la fois du gouvernement, qui est leur autorité hiérarchique, et des orientations scientifiques et idéologiques de leurs membres, ce qui fait que malgré quelques progrès (distinction par l’INSEE entre immigrés et étrangers) il reste de nombreuses lacunes dans nos connaissances comme on l’a bien vu ce matin.
Je me suis amusée à relever le nom de quelques uns des différents organismes en charge des questions migratoires : DPM(Direction des populations et des migrations) ; OFPRA (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) ; HCI (Haut Conseil à l’Intégration ) ; OSII (Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration) ; OMI (Office des migrations internationales) ; AGDREF (Agence de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France); CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme) ; REM (Réseau européen des migrations) ; GISTI (Groupe d’information et de soutien aux travailleurs immigrés ) ; CRAN( Conseil représentatif des Associations noires) ; Ministère de la Ville et de l’Intégration, Observatoire de la délinquance, etc., etc… Ces organismes, dont la liste n’est pas exhaustive, et au sein desquels sont créées des sous-commissions nombreuses, montrent qu’à défaut de nous donner des informations pertinentes, on est prêt à dépenser beaucoup d’argent pour nous fournir des interprétations basées sur des informations lacunaires. On aurait préféré le contraire.
c) Enfin au-delà du refus de donner des informations, il y a aussi le refus le plus spectaculaire et le plus symbolique de tous qui est le refus de demander aux Français ce qu’ils pensent du sujet par un référendum. Mr. Sarkozy nous en annonce peut-être un après sa réélection éventuelle, mais tout ce que l’on peut constater objectivement, c’est qu’il n’y en a pas eu un seul sur ce sujet pendant son premier quinquennat ni même avant. Le coût de l’immigration n’a d’ailleurs été abordé pendant la campagne des présidentielles de 2012 ni par Nicolas Sarkozy ni par François Hollande, alors que les problèmes de financement de notre modèle social étaient au cœur du débat.
La question que l’on peut se poser, face à ce refus de voir une réalité évidente aux yeux de tous les Français, c’est celle du pourquoi.
II) POURQUOI REFUSE-T-ON DE VOIR ?
Parmi les raisons de ce refus de voir, certaines sont bien connues et même parfois explicites, d’autres sont plus profondes ou cachées, et peut-être encore plus graves.
1) Les raisons plus ou moins explicites :
a) La première est la question des droits de l’homme. Les principes des droits de l’homme interdisent de juger ou de traiter un individu en fonction de ses origines ou de ses opinions. La France se considère comme la patrie des droits de l’homme, et ne manque jamais de le rappeler, mais ces principes ont bon dos et permettent de justifier beaucoup de choses. Ainsi s’est développée une « idéologie des droits de l‘homme » au nom de laquelle certains groupes, généralement très politisés, s’arrogent le droit exclusif de juger ce qui est conforme ou pas à ces principes. On retrouve ainsi un processus classique dans les mouvements révolutionnaires, dans lesquels les éléments les plus extrémistes assoient leur pouvoir en dénonçant tous les autres comme des tièdes voire des traîtres.
Dans le cas qui nous intéresse, on voit bien que toute personne essayant d’avoir un jugement nuancé ou réaliste sur la question de l’immigration risque d’être taxée de racisme si ce n’est de nazisme. Parler immigration est politiquement incorrect ; c’est donc un sujet tabou à éviter. Ces dénonciations pouvant s’appuyer sur des dispositifs juridiques comme la loi Pleven-Gayssot, on en arrive à une autocensure, où les gens n’osent même plus évoquer le sujet, ce qui ne contribue évidemment pas à l’avancement du débat. Comme ce processus a conduit à un élargissement incessant du domaine considéré comme faisant partie des droits de l’homme (droit à la santé, droit à l’éducation, droit au logement etc… ), on finit par se demander sur quel sujet on pourra encore parler ou discuter sans risquer d’avoir un procès.
Or ce sont des sujets, notamment l’éducation, la santé et le logement, qui jouent un rôle essentiel à la fois sur le coût de l’immigration et sur les finances de notre pays. La santé et l’éducation sont considérés comme des droits absolus sans obligation de régularité du séjour ni d’aucune vérification d’identité. L’AME (aide médicale d’Etat) permet à tout étranger en situation illégale d ‘être soigné gratuitement au même titre que les Français relevant de la sécurité sociale, ce qui a un coût de un demi-milliard d’euros…. Et que dire du paradoxe pour les clandestins qui ne peuvent résider sur le sol français mais bénéficient des droits sociaux (hébergement, scolarisation des enfants, allocation spéciale à l’enfance).
On préfère se taire plutôt que de prendre le risque d’aborder un sujet tabou, on passe du juridique à l’émotionnel en n’osant pas appliquer les lois pourtant votées démocratiquement.
b) La seconde raison qui nous fait éluder le débat sur le coût de l’immigration est la mauvaise conscience entretenue intentionnellement notamment dans le cadre de ce que l’on appelle la repentance :
L’ancienne France colonisatrice devient une terre d’accueil , comme pour s’excuser d’avoir colonisé tous ces pays, comme si elle devait faire acte de repentance, alors qu’elle leur a apporté aussi, entre autres, ses compétences pour la construction d’hôpitaux et d’écoles, etc… Une culpabilité diffuse qui s’exprime, par exemple, par un fait symbolique : en avril 2007, la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration remplace l’ancien Musée des colonies. Faire oublier les horreurs de la colonisation et montrer les bienfaits de l’immigration !! L’immigration apparait comme un juste retour des choses après la décolonisation. Plus personne n’ose évoquer les bienfaits de la colonisation, par contre il faut se persuader de ceux de l’immigration.
c) La troisième raison est à rechercher dans les stratégies ou les tactiques politiciennes
Les polémiques basées sur le respect des droits de l’homme peuvent au moins se targuer d’une certaine noblesse dans leur principe. Il n’en va pas de même des manœuvres politiciennes qui ont instrumentalisé la question de l’immigration, ou plutôt la diabolisation de cette thématique, pour assurer le succès électoral d’un parti sur l’autre. L’initiative en revient à François Miterrand, qui a assuré, grâce à la proportionnelle, la percée électorale du Front National, tout en diabolisant son chef et en stigmatisant son thème principal l’immigration, pour priver J. Chirac d’une partie de son électorat. Opération en partie réussie, mais qui s’est retournée contre les socialistes en 2002, la même manoeuvre permettant à Jacques Chirac de se faire réélire triomphalement au 2éme tour contre Jean-Marie Le Pen, avec l’appui unanime des milieux antiracistes. Ici, clairement, on est dans la manoeuvre politicienne. La diabolisation concomitante du Front National et du débat sur l’immigration a conduit au refus d’une discussion sereine et objective sur ce sujet.
Tout cela, la plupart des Français le savent, ou au moins le sentent confusément, même s’ils ne voient pas nécessairement à quel point ces considérations idéologiques ou politiques empêchent un véritable débat démocratique, appuyé sur des faits et des chiffres, sur le coût de l’immigration. Mais si une majorité de Français accepte, tout en s’en rendant plus ou moins compte, d’être privée d’une bonne partie des informations nécessaires à ce débat essentiel, on est en droit de se demander s’ils ont vraiment envie de connaître la vérité, ou si leur résignation ne tient pas à un phénomène plus profond : la peur de savoir la vérité.
2) Des raisons plus profondes, qui concernent tous les Français : la peur de savoir
a) La difficulté de renoncer à la «pensée magique ».
La « pensée magique » se concentre exclusivement sur ce que l’on souhaite ou sur ce que l’on juge bon, et se refuse à prendre en compte des considérations « vulgaires » comme «comment faire ? » ou « combien cela coûte ? ». Ceci est particulièrement valable pour les choses qui «n’ont pas de prix » par exemple, « l’environnement n’a pas de prix», donc on n’hésiterait pas à remplacer le pétrole par des éoliennes qui coûtent 3 fois plus cher. Ou bien, « l’accueil de l’autre» et sa dignité n’ont pas de prix, donc si une famille immigrée s’entasse dans un logement étroit et insalubre, il suffit de lui attribuer un cinq pièces avec tout le confort ! Il faut reconnaître que les Français se complaisent volontiers dans cette « pensée magique »,où l’on croit que le gouvernement peut résoudre n’importe quel problème s’il veut bien s’en occuper. L’Eglise catholique elle-même se place volontiers dans cette approche lorsqu’elle évoque des questions économiques ou sociales. Renoncer à cette « pensée magique », c’est perdre un peu de ses illusions et de ses rêves, et cela ne fait jamais plaisir.
b) La peur de devoir reconnaître que l’on s’est trompé depuis longtemps et même très longtemps sur des choses essentielles. Il n’est jamais agréable de devoir reconnaître que l’on s’est trompé, ou que l’on a fait confiance à des gens qui nous ont trompés. Au bout d’un certain nombre d’années, une opinion fausse finit par faire tellement partie de notre univers mental qu’y renoncer, c’est presque renoncer à une part de notre identité. A la limite on va en vouloir à celui qui nous oblige à reconnaître que nous nous sommes trompés ou que nous avons été trompés. Autant ne rien savoir !
c) Peur de reconnaître que l’on a échoué par manque de courage politique en refusant de contrôler et d’encadrer cette immigration devenue au cours du temps incontrôlable. Au lieu de faire venir les immigrés qualifiés dont la France a peut-être besoin et qu’elle a la capacité d’accueillir en leur offrant travail et logement, comme cela se fait chez nos voisins britanniques (« the brightest and the best from across the world ») ou allemands, on a laissé les portes grandes ouvertes en laissant croire aux populations immigrées que la France c’est le paradis !!En fait, il s’agit aussi de la peur de savoir que nous n’avons que ce que nous méritons. La société matérialiste et laxiste dans laquelle nous vivons n’incite pas à voir les problèmes. L’immigration devient un phénomène inéluctable contre lequel on ne peut rien et que l’on doit accepter. On préfère son confort matériel et intellectuel et ce qui compte, ce sont la consommation, les loisirs, et les vacances. On veut éviter à tout prix de se poser des questions embarrassantes et de s’empoisonner la vie avec des problèmes insolubles !
d) La peur d’apprendre une très mauvaise nouvelle : celle que nous risquons de disparaître en tant que culture ou que civilisation. Ici, le parallèle avec le patient et son médecin est criant : on retarde le rendez-vous avec le médecin ou le laboratoire d’analyses, parce que l’on n’a pas envie d’apprendre une mauvaise nouvelle. Peur de comprendre que les nouveaux immigrants, de plus en plus nombreux ne cherchent pas à s’intégrer, rejettent notre culture et parfois détestent la France (voir les textes de certaines chansons de rap, ou des déclarations comme celle de Foddé Sylla, ex-président de SOS Racisme, affirmant dans le Monde du 10/12/2005 que « la République blanche, c’est fini ! »). Peur de comprendre que ces nouveaux arrivants cherchent à implanter leurs modes de vie : témoins les étalages halal qui fleurissent dans toutes les grandes surfaces, le port du voile qui envahit les rues et les bancs de l’université, les demandes d’horaires spéciaux dans les piscines pour les hommes et pour les femmes, de régimes alimentaires spéciaux dans les cantines. Peur de voir ces nouveaux immigrés imposer leur religion et leur culture. Petit à petit la société française sent son identité lui échapper. La perspective de voir la culture française se dissoudre dans un méli-mélo multiculturel ne réjouit pas autant de gens que l’on pourrait croire, celle de voir notre pays faire faillite sous le poids des déficits conjugués de l’Etat et de la sécurité sociale non plus. Alors autant discuter de la question de la retraite à 60 ans, ou de la taxation des bonus des banquiers.
CONCLUSION :
Michèle Tribalat écrit avec justesse et réalisme que « Le pouvoir politique ne connaît pas la réalité, ce qui est un obstacle majeur à l’action politique ». Le refus de voir et la peur de savoir viennent du manque de courage et de détermination d’élus qui ne veulent pas voir qu’ils se sont trompés, et d’une élite aveuglée par l’idéologie des droits de l’homme. Devant une maladie grave, il faut regarder la réalité en face pour trouver la solution adéquate. Mais nos élites préfèrent ne pas endosser cette responsabilité désagréable et agissent plutôt selon le principe « Après moi le déluge ».
Cette démission des élites, mais aussi le refus de beaucoup de nos concitoyens de regarder la réalité en face, peuvent nous conduire à nous poser de graves questions, de portée historique, sur l’état de notre démocratie : après deux siècles de République, la démocratie française ne serait-elle pas encore parvenue à la maturité, qui permet de discuter sereinement des grands sujets? Ou bien, après y être parvenue, aurait-elle connu dans les 50 dernières années une dérive ou un déclin ne lui permettant plus de se confronter à la réalité? Nous laissons aux historiens le soin de répondre.
Si nous voulons faire face, pour notre part, à nos responsabilités, nous ne devons pas considérer l’immigration «comme une chance ni comme un fléau, mais plutôt comme un défi à relever », comme le dit Maxime Tandonnet dans son livre Immigration sortir du chaos (Flammarion 2006). Mais, pour relever un défi, il faut avoir toutes les données en mains, et notamment toutes les données chiffrées qui permettent de raisonner sereinement et rationnellement sur les coûts et les avantages. C’est l’utilité d’un colloque comme celui-ci.
Joëlle-Anne Robert http://euro-synergies.hautetfort.com/
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
L'immigration est aussi une chance pour les socialistes !
En 1988, de nombreux drapeaux étrangers furent agités Place de la Bastille à l’occasion de la réélection de François Mitterrand. Bis repetita en 2002 pour la réélection de Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen. En 2007, Ségolène Royal ne fut pas élue, mais elle bénéficia dans les banlieues de l’immigration d’un puissant vote ethnique à l’époque analysé par Polémia. Habilement mobilisé par les socialistes, ce vote ethnique a fait, en mai 2012, pencher la balance en faveur de François Hollande. L’UMP est puni par où elle avait péché car elle n’a ni voulu, ni su limiter l’immigration (200.000 entrées par an depuis 2007), ni les accessions à la nationalité française (près de 150.000 par an depuis 2007). Le « grand remplacement », ce processus de substitution du peuple produit des effets politiques. Les Français de souche européenne sont en train de perdre leur souveraineté. Michel Geoffroy fait le point pour Polémia.
On abordait jusqu’alors la question de l’immigration du point de vue économique : l’impact de l’immigration sur le chômage et sur les comptes sociaux. L’immigration a aussi été approchée du point de vue du « droit » au séjour et à la nationalité, lors de la question des « sans papiers » et du « droit du sol ». Malgré la censure des médias, l’immigration a aussi été évoquée sur le registre de l’insécurité et celui de la délinquance.
La question de l’abattage hallal a enfin conduit à poser en termes concrets la question de l’islamisation de notre société et à renouveler le débat sur la laïcité.
Mais l’immigration n’avait jusqu’alors pas été abordée sous l’angle de la souveraineté politique, sauf par Guillaume Faye dans son livre La Colonisation de l’Europe (paru en 2000), qui lui valut d’ailleurs des poursuites judiciaires. Mais, à la lumière de l’élection présidentielle de 2012 et de la victoire de F. Hollande, on ne peut plus esquiver la question.
La présidentielle de 2012 renouvelle la question
Le sujet était jusqu’alors délicat car peu d’études permettaient de l’approcher. En outre, l’idée que les personnes d’origine immigrée répartissaient leurs suffrages d’une façon diversifiée ou bien s’abstenaient majoritairement était largement répandue. G. Faye pensait pour sa part que le vote ethnique ou religieux s’affirmerait et ne profiterait pas aux partis en place. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé en 2012.
Les images des drapeaux africains et maghrébins agités sur la Place de la Bastille au soir du 6 mai 2012, comme dix ans auparavant au soir du second tour de l’élection présidentielle de 2002, illustrent le fait que nous avons changé d’époque. Comme le montraient aussi les réunions du candidat F. Hollande où l’assistance était nettement plus « ethnique », comme on dit en novlangue, que celle des réunions de N. Sarkozy. Elles ont apporté la preuve visuelle, en effet, que les électeurs issus de l’immigration, et notamment des musulmans, ont voté en très grande majorité pour le candidat socialiste.
Déjà en 2007
Cette situation était déjà apparue pour l’élection présidentielle de 2007.
Le sondage CSA/La Croix du 22 avril 2007 montrait que le comportement des électeurs se déclarant « musulmans » différait radicalement de celui des autres : 78% pour la gauche et l’extrême gauche, contre 35% au plan national. L’analyse des résultats des villes phares de l’immigration en Ile-de-France, en Isère et dans le Rhône donnait des résultats comparables : la candidate socialiste recueillant de 60 à 70% des voix ; une analyse plus fine des bureaux de vote montrait que, dans les quartiers à forte immigration, la candidate socialiste recueillait 80% des voix.
Une adhésion massive du vote ethnique
L’élection de 2012 confirme la tendance mais en l’amplifiant.
Le sondage Opinion Way/Fiducial/le Figaro du 6 mai révèle une adhésion massive des électeurs musulmans en faveur de F. Hollande : 93% des voix. Déjà, au premier tour, la même étude montrait que 59% des ces électeurs avaient voté pour F. Hollande et 23% en faveur de J.L. Mélanchon, N. Sarkozy ne rassemblant que 4% de leurs voix.
Le score du candidat socialiste dans les départements d’outre-mer (de 62% en Guyane à 71,9% en Guadeloupe) témoigne d’un positionnement comparable : les Antilles et La Réunion lui ont apporté 600.000 voix en effet, un apport qui n’était pas mince alors que l’écart des voix avec N. Sarkozy s’établissait à 1.400.000. De même, le site Guineenews du 28 avril 2012 révélait le démarchage dont la « communauté » guinéenne de France avait fait l’objet de la part du candidat socialiste dans la perspective du second tour de la présidentielle. D’autres « communautés » ont dû faire l’objet du même démarchage. Car d’après certaines études il y aurait 4,5 millions de Noirs de France : une autre cible politique pour la gauche !
En 2007 le vote préférentiel des musulmans en faveur du candidat socialiste avait pesé mais pas trop, car la candidature de N. Sarkozy était portée par une dynamique forte. Mais en 2012, alors que F. Hollande n’a pas obtenu la majorité des votants et que l’écart avec N. Sarkozy était faible, il en va tout autrement.
La stratégie de niche ethnique de la gauche
La stratégie de niche adoptée par la gauche qui, depuis les années 1980, a fait de l’immigré et de « l’autre » – à condition qu’il ne soit pas d’origine européenne – un prolétariat de rechange, a donc porté.
La droite a, au contraire, adopté une position fluctuante vis-à-vis de la question de l’islam et de l’immigration : tantôt libérale et favorable à « l’immigration choisie » et aux régularisations d’immigrés en situation irrégulière, pour complaire au patronat ; tantôt favorable à un « islam à la française » pour donner le change aux laïcs ; tantôt tentée par un discours plus restrictif pour séduire l’électorat populiste.
Mais la gauche, elle, n’a pas eu ces hésitations idéologiques et a clairement fait le choix de la préférence ethnique. L’itinéraire d’H. Désir, fondateur de SOS Racisme dans les années 1980 et aujourd’hui cacique du PS, illustre ce positionnement de longue durée.
En effet, par égalitarisme, la gauche nie tout caractère structurant aux différences humaines : l’immigré, qu’il soit malien, suédois ou algérien, n’est-il pas un homme ayant des droits « imprescriptibles » ?
Prétendre attacher de l’importance aux différences ethniques, religieuses ou culturelles ne serait donc à ses yeux qu’une preuve de « racisme », « d’islamophobie » ou de « xénophobie ». Un peu d’intégration « républicaine » et tout ira bien ! Laïque par tradition, la gauche est portée aussi à minorer le poids des divergences religieuses ; et tout ce qui nuit à la religion catholique la satisfait de surcroît. Son credo égalitaire ne pouvait enfin que séduire des minorités qui se considèrent, à tort ou à raison, comme victimes de « discriminations » de la part des Français de souche.
Le remplacement des classes populaires par les classes ethniques
La gauche a en outre adopté une vision compassionnelle du bon immigré victime des méchants « racistes » et dont le sort serait solidaire de celui des travailleurs exploités. Cette attitude lui a, certes, aliéné une partie de l’électorat populaire autochtone qui souffre de l’immigration, car à la différence des bobos, celui-ci n’a pas la possibilité de se mettre à l’abri. Mais, en contrepartie, la gauche a gagné le soutien d’un groupe en expansion démographique : les personnes d’origine immigrée, d’origine africaine et celles de religion musulmane.
Les propositions faites en vue du droit de vote des « résidents » aux élections locales s’inscrivent d’ailleurs dans la continuité de cette logique. Car, comme le faisait remarquer N. Sarkozy lors de son débat avec F. Hollande le 2 mai, ce ne sont pas les Suédois qui vont profiter de cette mesure ! Ce sont avant tout les résidents africains ou maghrébins et des musulmans. Ce qui renforcera d’autant le vote à gauche.
Le vote ethnique a fait la différence
Alors que le candidat socialiste n’a pas rassemblé la majorité des votants il a au contraire regroupé la majorité des électeurs ethniques.
En d’autres termes la gauche a commencé de recueillir en 2012 les fruits de sa stratégie de niche ethnique.
Dans un électorat autochtone qui, malgré le rejet de N. Sarkozy, est resté majoritairement ancré à droite, cela a fait la différence en faveur du candidat socialiste. En effet, dans une élection au suffrage majoritaire, ce qui compte ce n’est pas de s’acharner à mobiliser un électorat dispersé mais au contraire de rassembler le plus de groupes de pression possibles.
Afrique/islam/socialistes même combat ?
Il faudrait aussi se demander pourquoi les électeurs musulmans ou d’origine africaine votent socialiste. Sans doute pas parce qu’ils sont séduits par le programme, en particulier en matière de mœurs ! Mais parce qu’ils pensent que la gauche leur sera plus favorable dans la durée : plus favorable en matière de lutte contre les « discriminations », plus favorable en matière « d’égalité des droits » à revendiquer contre les autochtones. Car ces droits sont en réalité des droits créances que l’on exerce à l’encontre de la majorité de la population, comme le démontre la « discrimination positive » dont le concept a été apporté par N. Sarkozy.
D’après Julien Goarant, directeur d’études chez Opinion Way, les électeurs musulmans auraient aussi voulu sanctionner la « stigmatisation » et « l’instrumentalisation » de leur religion : une réaction lourde de menaces pour l’avenir, quand on sait qu’une majorité d’Européens et de Français estiment de leur côté que l’islam est de plus en plus présent dans l’espace public et que les musulmans s’intègrent mal.
Mais en votant socialiste, les électeurs musulmans et d’origine africaine ont surtout préféré plus de laxisme en matière d’immigration. En d’autres termes, ces électeurs comptent sur la gauche pour laisser se renforcer le poids de la population d’origine étrangère et de religion musulmane en France. C'est-à-dire pour renforcer leur influence dans la société.
Sans doute aussi visaient-ils le maintien des avantages que leur offre l’économie-providence. Lors des émeutes de 2005 c’est une économie de rentes qui s’était révoltée. En 2012, c’est une économie de rentes qui s’est mobilisée.
C’est donc une stratégie à long terme, même si elle profite aux deux parties dans l’immédiat : à la gauche et aux minorités ethniques ou religieuses. Mais on doute qu’elle profite aux Français autochtones !
Car F. Hollande a été élu grâce à l’appoint des électeurs ethniques et musulmans qui a clairement fait défaut à N. Sarkozy. Ceux-là vont certainement se rappeler à son bon souvenir le moment venu.
Et surtout cela doit nous interpeller quant à la nature de la « grande substitution » provoquée en Europe par l’immigration de peuplement. Après l’espace économique, après l’espace religieux, c’est maintenant l’espace de la souveraineté politique qui pourrait échapper aux Français de souche.
Bienvenue dans le XXIe siècle !
Michel Geoffroy 15/05/2012 http://www.polemia.com
En 1988, de nombreux drapeaux étrangers furent agités Place de la Bastille à l’occasion de la réélection de François Mitterrand. Bis repetita en 2002 pour la réélection de Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen. En 2007, Ségolène Royal ne fut pas élue, mais elle bénéficia dans les banlieues de l’immigration d’un puissant vote ethnique à l’époque analysé par Polémia. Habilement mobilisé par les socialistes, ce vote ethnique a fait, en mai 2012, pencher la balance en faveur de François Hollande. L’UMP est puni par où elle avait péché car elle n’a ni voulu, ni su limiter l’immigration (200.000 entrées par an depuis 2007), ni les accessions à la nationalité française (près de 150.000 par an depuis 2007). Le « grand remplacement », ce processus de substitution du peuple produit des effets politiques. Les Français de souche européenne sont en train de perdre leur souveraineté. Michel Geoffroy fait le point pour Polémia.
On abordait jusqu’alors la question de l’immigration du point de vue économique : l’impact de l’immigration sur le chômage et sur les comptes sociaux. L’immigration a aussi été approchée du point de vue du « droit » au séjour et à la nationalité, lors de la question des « sans papiers » et du « droit du sol ». Malgré la censure des médias, l’immigration a aussi été évoquée sur le registre de l’insécurité et celui de la délinquance.
La question de l’abattage hallal a enfin conduit à poser en termes concrets la question de l’islamisation de notre société et à renouveler le débat sur la laïcité.
Mais l’immigration n’avait jusqu’alors pas été abordée sous l’angle de la souveraineté politique, sauf par Guillaume Faye dans son livre La Colonisation de l’Europe (paru en 2000), qui lui valut d’ailleurs des poursuites judiciaires. Mais, à la lumière de l’élection présidentielle de 2012 et de la victoire de F. Hollande, on ne peut plus esquiver la question.
La présidentielle de 2012 renouvelle la question
Le sujet était jusqu’alors délicat car peu d’études permettaient de l’approcher. En outre, l’idée que les personnes d’origine immigrée répartissaient leurs suffrages d’une façon diversifiée ou bien s’abstenaient majoritairement était largement répandue. G. Faye pensait pour sa part que le vote ethnique ou religieux s’affirmerait et ne profiterait pas aux partis en place. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé en 2012.
Les images des drapeaux africains et maghrébins agités sur la Place de la Bastille au soir du 6 mai 2012, comme dix ans auparavant au soir du second tour de l’élection présidentielle de 2002, illustrent le fait que nous avons changé d’époque. Comme le montraient aussi les réunions du candidat F. Hollande où l’assistance était nettement plus « ethnique », comme on dit en novlangue, que celle des réunions de N. Sarkozy. Elles ont apporté la preuve visuelle, en effet, que les électeurs issus de l’immigration, et notamment des musulmans, ont voté en très grande majorité pour le candidat socialiste.
Déjà en 2007
Cette situation était déjà apparue pour l’élection présidentielle de 2007.
Le sondage CSA/La Croix du 22 avril 2007 montrait que le comportement des électeurs se déclarant « musulmans » différait radicalement de celui des autres : 78% pour la gauche et l’extrême gauche, contre 35% au plan national. L’analyse des résultats des villes phares de l’immigration en Ile-de-France, en Isère et dans le Rhône donnait des résultats comparables : la candidate socialiste recueillant de 60 à 70% des voix ; une analyse plus fine des bureaux de vote montrait que, dans les quartiers à forte immigration, la candidate socialiste recueillait 80% des voix.
Une adhésion massive du vote ethnique
L’élection de 2012 confirme la tendance mais en l’amplifiant.
Le sondage Opinion Way/Fiducial/le Figaro du 6 mai révèle une adhésion massive des électeurs musulmans en faveur de F. Hollande : 93% des voix. Déjà, au premier tour, la même étude montrait que 59% des ces électeurs avaient voté pour F. Hollande et 23% en faveur de J.L. Mélanchon, N. Sarkozy ne rassemblant que 4% de leurs voix.
Le score du candidat socialiste dans les départements d’outre-mer (de 62% en Guyane à 71,9% en Guadeloupe) témoigne d’un positionnement comparable : les Antilles et La Réunion lui ont apporté 600.000 voix en effet, un apport qui n’était pas mince alors que l’écart des voix avec N. Sarkozy s’établissait à 1.400.000. De même, le site Guineenews du 28 avril 2012 révélait le démarchage dont la « communauté » guinéenne de France avait fait l’objet de la part du candidat socialiste dans la perspective du second tour de la présidentielle. D’autres « communautés » ont dû faire l’objet du même démarchage. Car d’après certaines études il y aurait 4,5 millions de Noirs de France : une autre cible politique pour la gauche !
En 2007 le vote préférentiel des musulmans en faveur du candidat socialiste avait pesé mais pas trop, car la candidature de N. Sarkozy était portée par une dynamique forte. Mais en 2012, alors que F. Hollande n’a pas obtenu la majorité des votants et que l’écart avec N. Sarkozy était faible, il en va tout autrement.
La stratégie de niche ethnique de la gauche
La stratégie de niche adoptée par la gauche qui, depuis les années 1980, a fait de l’immigré et de « l’autre » – à condition qu’il ne soit pas d’origine européenne – un prolétariat de rechange, a donc porté.
La droite a, au contraire, adopté une position fluctuante vis-à-vis de la question de l’islam et de l’immigration : tantôt libérale et favorable à « l’immigration choisie » et aux régularisations d’immigrés en situation irrégulière, pour complaire au patronat ; tantôt favorable à un « islam à la française » pour donner le change aux laïcs ; tantôt tentée par un discours plus restrictif pour séduire l’électorat populiste.
Mais la gauche, elle, n’a pas eu ces hésitations idéologiques et a clairement fait le choix de la préférence ethnique. L’itinéraire d’H. Désir, fondateur de SOS Racisme dans les années 1980 et aujourd’hui cacique du PS, illustre ce positionnement de longue durée.
En effet, par égalitarisme, la gauche nie tout caractère structurant aux différences humaines : l’immigré, qu’il soit malien, suédois ou algérien, n’est-il pas un homme ayant des droits « imprescriptibles » ?
Prétendre attacher de l’importance aux différences ethniques, religieuses ou culturelles ne serait donc à ses yeux qu’une preuve de « racisme », « d’islamophobie » ou de « xénophobie ». Un peu d’intégration « républicaine » et tout ira bien ! Laïque par tradition, la gauche est portée aussi à minorer le poids des divergences religieuses ; et tout ce qui nuit à la religion catholique la satisfait de surcroît. Son credo égalitaire ne pouvait enfin que séduire des minorités qui se considèrent, à tort ou à raison, comme victimes de « discriminations » de la part des Français de souche.
Le remplacement des classes populaires par les classes ethniques
La gauche a en outre adopté une vision compassionnelle du bon immigré victime des méchants « racistes » et dont le sort serait solidaire de celui des travailleurs exploités. Cette attitude lui a, certes, aliéné une partie de l’électorat populaire autochtone qui souffre de l’immigration, car à la différence des bobos, celui-ci n’a pas la possibilité de se mettre à l’abri. Mais, en contrepartie, la gauche a gagné le soutien d’un groupe en expansion démographique : les personnes d’origine immigrée, d’origine africaine et celles de religion musulmane.
Les propositions faites en vue du droit de vote des « résidents » aux élections locales s’inscrivent d’ailleurs dans la continuité de cette logique. Car, comme le faisait remarquer N. Sarkozy lors de son débat avec F. Hollande le 2 mai, ce ne sont pas les Suédois qui vont profiter de cette mesure ! Ce sont avant tout les résidents africains ou maghrébins et des musulmans. Ce qui renforcera d’autant le vote à gauche.
Le vote ethnique a fait la différence
Alors que le candidat socialiste n’a pas rassemblé la majorité des votants il a au contraire regroupé la majorité des électeurs ethniques.
En d’autres termes la gauche a commencé de recueillir en 2012 les fruits de sa stratégie de niche ethnique.
Dans un électorat autochtone qui, malgré le rejet de N. Sarkozy, est resté majoritairement ancré à droite, cela a fait la différence en faveur du candidat socialiste. En effet, dans une élection au suffrage majoritaire, ce qui compte ce n’est pas de s’acharner à mobiliser un électorat dispersé mais au contraire de rassembler le plus de groupes de pression possibles.
Afrique/islam/socialistes même combat ?
Il faudrait aussi se demander pourquoi les électeurs musulmans ou d’origine africaine votent socialiste. Sans doute pas parce qu’ils sont séduits par le programme, en particulier en matière de mœurs ! Mais parce qu’ils pensent que la gauche leur sera plus favorable dans la durée : plus favorable en matière de lutte contre les « discriminations », plus favorable en matière « d’égalité des droits » à revendiquer contre les autochtones. Car ces droits sont en réalité des droits créances que l’on exerce à l’encontre de la majorité de la population, comme le démontre la « discrimination positive » dont le concept a été apporté par N. Sarkozy.
D’après Julien Goarant, directeur d’études chez Opinion Way, les électeurs musulmans auraient aussi voulu sanctionner la « stigmatisation » et « l’instrumentalisation » de leur religion : une réaction lourde de menaces pour l’avenir, quand on sait qu’une majorité d’Européens et de Français estiment de leur côté que l’islam est de plus en plus présent dans l’espace public et que les musulmans s’intègrent mal.
Mais en votant socialiste, les électeurs musulmans et d’origine africaine ont surtout préféré plus de laxisme en matière d’immigration. En d’autres termes, ces électeurs comptent sur la gauche pour laisser se renforcer le poids de la population d’origine étrangère et de religion musulmane en France. C'est-à-dire pour renforcer leur influence dans la société.
Sans doute aussi visaient-ils le maintien des avantages que leur offre l’économie-providence. Lors des émeutes de 2005 c’est une économie de rentes qui s’était révoltée. En 2012, c’est une économie de rentes qui s’est mobilisée.
C’est donc une stratégie à long terme, même si elle profite aux deux parties dans l’immédiat : à la gauche et aux minorités ethniques ou religieuses. Mais on doute qu’elle profite aux Français autochtones !
Car F. Hollande a été élu grâce à l’appoint des électeurs ethniques et musulmans qui a clairement fait défaut à N. Sarkozy. Ceux-là vont certainement se rappeler à son bon souvenir le moment venu.
Et surtout cela doit nous interpeller quant à la nature de la « grande substitution » provoquée en Europe par l’immigration de peuplement. Après l’espace économique, après l’espace religieux, c’est maintenant l’espace de la souveraineté politique qui pourrait échapper aux Français de souche.
Bienvenue dans le XXIe siècle !
Michel Geoffroy 15/05/2012 http://www.polemia.com
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
L'ethnicisation des comportements électoraux
Le vote est un phénomène psychologique complexe : c’est un acte personnel qui s’inscrit dans des démarches collectives, des cultures familiales et des traditions religieuses et/ou géographiques ; même quand le scrutin est libre, l’électeur vote rarement indépendamment des siens.
En France, toutefois, à la différence de ce qui se passait dans les pays anglo-saxons ou même en Belgique, les campagnes électorales ont longtemps ignoré le facteur ethnique.
Ce n'est plus le cas aujourd’hui.
La logique de la diversité a conduit à une ethnicisation des listes et des candidatures aux élections municipales alors que l’élection présidentielle a révélé un clivage ethnique du vote excessivement marqué.
L’ethnicisation des listes municipales
Dans les villes grandes et moyennes, en mars 2008, les listes des principales formations politiques ont été composées à l’identique : la dictature du politiquement correct a débouché sur l’abandon du mérite républicain au profit des quotas raciaux ; les listes composées sur le principe du chabadabada ethnique se sont multipliées.
Les candidats opposés se sont même parfois livrés à de dérisoires surenchères : à Amiens, Gilles de Robien déclarait : « Il y a beaucoup de candidats issus de la diversité sur ma liste » pour tenter de faire pièce au candidat socialiste qui affirmait : « Mon équipe municipale est à l’image de l’équipe de France : black-blanc-beur » ; le tout sur la télévision en ligne islamiste oummah.com‑TV.
Des icônes médiatiques ont même été parachutées têtes de liste comme Razzye Hammadi à Orly, Rachida Dati dans le VIIe arrondissement de Paris ou Rama Yade, à Colombes, en numéro 3 sur la liste de la maire sortante.
Les succès électoraux n’ont pas toujours été au rendez–vous.
À Paris, le responsable du Conseil représentatif des associations noires (Cran), Jean-Claude Beaujour, qui se présentait comme le « futur leader des Afro-Français », a même subi une humiliante défaite : investi par l’UMP dans le XXe arrondissement, il a été battu par un candidat dissident, Raoul Delamare, et n’a rassemblé que 7‑% des suffrages.
L’ethnicisation des programmes
La pression des associations ainsi que des milieux culturels et cultuels a pesé sur les annonces de politique municipale. Des engagements ont été demandés sur les politiques sociales et les subventions, d’un côté, la promotion des droits religieux, de l’autre : grandes mosquées, repas halal dans les cantines scolaires et carrés musulmans dans les cimetières.
Globalement, le vote des quartiers de l’immigration a plutôt bénéficié à la gauche réputée plus généreuse en matière d’aides sociales. C’est ainsi qu’à Colombes la mobilisation des quartiers de l’immigration a fait battre le maire sortant UMP qui avait coupé certains robinets d’aide sociale ; la présence de Rama Yade sur la liste n’a en rien changé la donne : une jeune femme glamour, d’origine sénégalaise, née musulmane mais éduquée dans une école catholique et mariée à un juif sioniste, n’offrant peut-être pas le meilleur profil pour de nombreux électeurs… arabo-musulmans.
Toutefois, bien des maires UMP ou Modem ont recueilli le bénéfice de leur clientélisme.
Le cas le plus frappant est celui de Rodolphe Thomas à Hérouville-Saint-Clair dans le Calvados. Alors que Ségolène Royal avait réalisé 67‑% des suffrages à l’élection présidentielle, ce maire Modem a été réélu dès le premier tour avec 53‑% des voix : face à une liste socialiste d’inspiration plutôt laïque, les imams avaient fait passer des consignes en faveur du maire sortant qui s’étant fortement impliqué dans le projet de grande mosquée architecturale prévue à Hérouville-Saint-Clair ; il y a derrière ce résultat un risque de surenchères en faveur de revendications sociales et sociétales communautaires.
L’exemple de Mantes-la-Jolie est aussi intéressant : là où Ségolène Royal avait recueilli 60‑% des voix, le maire sortant parvient à être réélu dès le premier tour avec 52‑% des suffrages : le clientélisme ethnique a porté ses fruits ; l’électorat turc a été courtisé avec des tracts en turc et les « jeunes des quartiers », deux d’origine noire, deux d’origine maghrébine, se sont vu offrir quatre mandats d’adjoints avec des délégations « de clientèle » : la jeunesse et les sports, l’action sociale et la prévention, la vie scolaire et la petite enfance, les relations internationales et l’action civique ; et la délégation à la santé a aussi été confiée à un conseiller municipal issu de l’immigration. Michel Vialay, le maire UMP réélu, a d’ailleurs tenu les promesses faites à la communauté turque. À l’occasion de la Fête nationale turque, plusieurs centaines de personnes ont été autorisés à défiler dans les rues de Mantes, en tenue militaire traditionnelle avec sabre et sous les drapeaux du Millis Gorus parti islamiste défendant la Voie nationale religieuse comme nous l’apprend l’observatoire de l’islamisation.
Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de mai 2007, tous les candidats, de Le Pen à Besancenot en passant par Sarkozy, Bayrou et Royal, ont d’ailleurs courtisé le vote ethnique. Mais, alors qu’aux élections municipales, celui-ci a pu s’exprimer de manière diversifiée, en fonction de considérations locales et de liens clientélistes particuliers, il n’en a pas été de même lors de l’élection présidentielle : alors que les votes sociologiques et géographiques se sont relativement partagés, le vote des minorités ethniques issues de l’immigration s’est, lui, massivement porté sur la gauche et l’extrême gauche.
Il ne s’agit pas ici de prétendre qu’en soi un vote serait meilleur qu’un autre, ni de reprocher aux électeurs issus de l’immigration leurs choix politiques individuels ou collectifs. Simplement, le vote est un instrument supplémentaire permettant de mesurer si les comportements des minorités se rapprochent ou non de ceux de la majorité. L’exemple de l’élection présidentielle de 2007 montre une divergence majeure entre les Français dans leur globalité et les minorités.
Présidentielle 2007 : l’émergence du « vote ethnique »
Toutes les analyses électorales essaient de prendre en compte, comme facteur explicatif du vote, des données sociologiques ou économiques ou des traditions géographiques. Bien sûr, il ne s’agit pas de déterminisme individuel mais de probabilités statistiques. Un titulaire de haut revenu, habitant Neuilly, peut voter socialiste et une infirmière ariégeoise opter pour l’UMP. Ces cas existent mais ce ne sont pas les cas les plus… fréquents.
Il en va de même pour l’explication par le vote ethnique, analyse statistique des comportements électoraux prenant en compte les appartenances religieuses ou ethnoculturelles. Il y a, bien sûr, de pieux musulmans qui ont choisi Sarkozy et des étudiants d’origine africaine qui ont voté Le Pen. Simplement, il ne s’agit pas là des comportements électoraux les plus courants.
Or, à l’occasion de l’élection présidentielle française d’avril 2007, l’appartenance communautaire semble avoir pesé plus lourd que d’autres critères habituels dans la différenciation et la structuration du vote.
Vote musulman au premier tour 2007 : Royal 64‑%, Sarkozy 1‑%, Le Pen 1‑%
Le journal La Croix a commandé un sondage CSA/Cisco effectué à la sortie des bureaux de vote, le 22 avril 2007. Ce sondage a porté sur 5 009 personnes. Sur ce total, 5‑% des sondés ne se sont pas prononcés, 25‑% se sont déclarés « sans religion », 30‑% se sont déclarés « catholiques pratiquants réguliers ou occasionnels », 34‑% « catholiques non pratiquants », 2‑% « protestants », 1‑% « juifs » et 3‑% « musulmans ».
Le vote des 150 électeurs s’étant déclarés « musulmans » est radicalement différent de celui de l’opinion moyenne : on trouve en effet 14‑% de vote d’extrême gauche (au lieu de 9,5‑%) et 64‑% de vote Royal (au lieu de 25,9‑%) ; soit un total gauche/extrême gauche de 78‑%, à comparer à un score national de 35‑%. A contrario, Jean-Marie Le Pen ne recueille que 1‑% au lieu de 10,4‑% en moyenne nationale ; le même chiffre de 1‑% se retrouve pour Nicolas Sarkozy, soit trente fois moins que sa moyenne nationale !
Il est clair, dans ces conditions, que même si le sous-échantillon des électeurs musulmans est réduit (150), les écarts de vote déclarés sont tels qu’ils sont indubitablement significatifs.
Certes, ces chiffres ne recoupent pas complètement ceux du vote ethnique issu de l’immigration dans la mesure où certains immigrés ne sont pas musulmans (mais catholiques ou d’autres religions) et que d’autres, même lorsqu’ils sont issus d’une immigration en provenance des pays musulmans, ont pu se déclarer « sans religion ».
Il n’en reste pas moins vrai que, dans le cas des électeurs se déclarant musulmans, il y a une corrélation étroite entre leur appartenance religieuse annoncée et leur vote contre les deux candidats ayant fait le plus référence, dans leur programme et dans leurs discours, aux thèmes de l’identité nationale et de la lutte contre l’insécurité ; thématiques qui ont été, a contrario, déterminantes dans le choix de leurs électeurs, selon le sondage TNS-Sofres, réalisé lui aussi le jour du vote .
L’analyse géographique du vote confirme d’ailleurs ce point de vue.
Vote des villes phares de l’immigration : Royal entre 60‑% et 70‑%
L’enquête d’opinion Ipsos/Dell, réalisée le 6 mai 2007 auprès de 3 609 personnes sur leurs motivations de vote et sur leurs appartenances révèle la diversité sociologique des électorats.
Ainsi on peut opposer le vote des travailleurs indépendants, à 77‑% pour Nicolas Sarkozy, à celui des chômeurs, à 75‑% pour Ségolène Royal. Mais il ne s’agit là que du clivage politique issu du clivage économique le plus marqué. Au regard d’autres critères, les divergences entre électorats sont nettement moins fortes. Ainsi chez les « sans diplôme », Nicolas Sarkozy obtient 51‑%, ce qui est proche de sa moyenne nationale ; et chez les foyers au niveau de revenu modeste, il n’obtient que 44‑% des voix, ce qui représente une décote certaine mais néanmoins limitée à 20‑% par rapport à sa moyenne nationale. En revanche, les clivages géographiques sont beaucoup plus marqués.
Ainsi les villes dont les noms ont été associés aux émeutes des quartiers à forte présence de l’immigration, en 2005 ou lors d’épisodes de violences antérieurs, ont toutes voté à 60‑% ou plus pour Ségolène Royal : dans les Yvelines, Mantes-la-Jolie (59,56‑%), Les Mureaux (60,96‑%), Trappes (70,33‑%) ; en Essonne, Grigny (64,60‑%), Les Ulis (65,97‑%) ; dans les Hauts-de-Seine, Nanterre (61,98‑%), Bagneux (64,05‑%), Gennevilliers (68,97‑%) ; en Seine-Saint-Denis, Clichy-sous-Bois (61,70‑%), Épinay-sur-Seine (60,58‑%), Saint-Denis (67,94‑%), La Courneuve (64,19‑%), Montreuil (67,66‑%) ; dans le Val-de-Marne, Ivry (66,31‑%) ; dans le Val-d’Oise, Garges-lès-Gonesse (61,55‑%) ; dans le Calvados, Hérouville-Saint-Clair (67,43‑%) ; dans l’Isère, Saint-Martin-d’Hères (61,33‑%) ; dans le Rhône, Vaulx-en-Velin (64,03‑%), Vénissieux (60,67‑%).
Vote des quartiers ethniques : Royal à 80‑%
Or ces chiffres ne donnent qu’une idée imparfaite de la réalité du vote ethnique : chaque ville est en effet composite et souvent les votes y sont différenciés selon les quartiers. Une analyse fine par bureau de vote révèle que, dans les cités ou les quartiers à très forte présence de l’immigration, la cote de Ségolène Royal atteint souvent près de 80‑%.
Ainsi la commune UMP de Mantes-la-Jolie a donné en moyenne 59,58‑% pour Ségolène Royal mais celle-ci ne réalise que 39,97‑% des suffrages en centre-ville alors qu’elle atteint 82,06‑% au Val Fourré, selon les données communiquées sur le site internet de la ville.
Des phénomènes comparables s’observent ailleurs : à La Courneuve, la moyenne de 64,19‑% pour Ségolène Royal cache des pointes à 80,17‑% et 79,54‑% dans les bureaux de vote Robespierre et Paul-Langevin ; de même, à Gennevilliers, le score de 79,26‑% est atteint aux Grésillons, quartier de très forte et très ancienne implantation de population musulmane.
Toujours dans le département des Hauts-de-Seine, alors présidé par Nicolas Sarkozy, les résultats de la commune à direction centriste-sarkozyste de Villeneuve-la-Garenne sont intéressants : Ségolène Royal y obtient 56,95‑% des suffrages, moyenne cachant des scores nettement inférieurs à 50‑% dans les bureaux de vote du centre et surtout de la cité Jean-Moulin. Ces grandes barres d’immeubles peuplées en majorité par des catholiques et des israélites n’accordent que 39‑% à 42‑% des suffrages à Ségolène Royal, chiffres compensés par les scores obtenus au Fond de la Noue (72‑%) et surtout au bureau de vote Coubertin (78‑%). Ce dernier cas est particulièrement intéressant, car ce bureau de vote dessert le grand ensemble La Caravelle qui a fait l’objet de considérables travaux de rénovation financés par l’État, le Conseil régional d’Île-de-France et le Conseil général des Hauts-de-Seine dans le cadre du très ambitieux programme Banlieue 92. L’abondance des crédits consacrés à cette zone n’a donc pas eu d’effet notable sur le vote, qui reste manifestement un vote ethnique de gauche, de protestation et de rejet du candidat de droite.
Le fait qu’il reste encore dans ces quartiers des électeurs d’origine européenne (portugaise ou franco-française) n’invalide pas l’analyse mais la renforce : d’abord, parce que certains d’entre eux sont en voie de désocialisation et sont donc assez portés à l’abstention ; tandis que d’autres, subissant l’emprise des éléments majoritaires les plus turbulents, s’intègrent au modèle dominant, y compris dans leur vote. Reste qu’une partie de ces électeurs d’origine européenne persistent à s’opposer à l’opinion majoritaire du quartier en apportant leurs voix aux candidats qui leur paraissent les moins favorables à l’excès d’immigration, votant ainsi avec leurs mains en attendant, souvent, de voter avec leurs pieds (en déménageant). Une analyse encore plus fine de la géographie des votes pourrait sans doute permettre de vérifier l’hypothèse selon laquelle c’est cette catégorie d’électeurs qui fournit le gros du vote résiduel des quartiers de l’immigration en faveur de Le Pen ou Sarkozy.
Français de l’étranger : fort vote Royal dans les pays d’Afrique et du Maghreb
Le vote des Français de l’étranger a fait l’objet de deux commentaires principaux : le doublement du nombre des votants par rapport à 2002 (340 093 exprimés en 2007 ; 166 612 en 2002) ; le rapprochement de leur vote avec le vote général des Français (53,99‑% pour Nicolas Sarkozy en 2007 ; 58,55‑% pour Jacques Chirac en 1995).
Reste que ces tendances générales cachent des différences majeures d’un pays à l’autre, reflétant la diversité d’origine et d’activité des Français de l’étranger.
Schématiquement, on trouve en effet trois grandes catégories d’électeurs français de l’étranger : des expatriés économiques présents notamment en Chine, aux États-Unis, en Grande-Bretagne (pays où les électeurs ont voté à plus de 60‑% pour Nicolas Sarkozy) ; des Français vivant dans le pays de leur conjoint, notamment en Europe ; des Français binationaux, issus de l’immigration ou ayant des liens historiques avec le pays dans lequel ils résident.
On observe, pour ce dernier cas, des situations très contrastées : ainsi, les électeurs français d’Algérie ont voté à 80,5‑% pour la candidate socialiste, ceux de Tunisie à 70,5‑%, de Turquie à 66,4‑%. Des scores élevés pour Ségolène Royal ont aussi été enregistrés au Burkina-Faso (61,1‑%), au Mali (69,3‑%), aux Comores (67,7‑%). A contrario, les électeurs français du Portugal n’ont accordé que 50,3‑% de leurs suffrages à Ségolène Royal.
Quant aux électeurs français vivant dans des pays placés au cœur de la tourmente moyen-orientale, ils ont massivement apporté leurs suffrages à Nicolas Sarkozy : électeurs d’Arménie (79,8‑%), du Liban (71,5‑%), d’Israël (90,7‑%), de Jérusalem (87,0‑%).
Vote des banlieues de l’immigration : l’échec de la tentative de séduction de la droite
Le vote de l’immigration a été courtisé par Nicolas Sarkozy qui s’était engagé pour la discrimination positive, contre la double peine et qui, en son temps, avait fait part de ses réserves à l’égard de la loi sur le voile islamique ; le tout après avoir créé le Conseil français du culte musulman (CFCM). Ces démarches, pas plus que la promotion d’un « préfet musulman » (disparu d’ailleurs aussi rapidement qu’il était apparu) ou la nomination de sa conseillère Rachida Dati comme porte-parole de sa campagne n’ont porté leurs fruits en termes électoraux ; bien au contraire, tous les indices étudiés montrent que les banlieues de l’immigration ont massivement voté contre Sarkozy.
Les tentatives de Jean-Marie Le Pen allant sur la dalle d’Argenteuil courtiser le vote beur ou celles de sa fille Marine à Aulnay-sous-Bois se sont, elles aussi, terminées par un fiasco électoral, les propos tenus ayant contribué à semer le trouble dans l’électorat de base du Front national sans avoir apporté d’électeurs nouveaux.
Vote des banlieues de l’immigration : la réussite de la structuration d’un vote d’hostilité
Le vote ethnique tel qu’il est ressorti des urnes n’a pas été spontané, il a été structuré. D’abord, lors de l’intense campagne visant à l’inscription des jeunes sur les listes électorales. Campagne civique dont le slogan était « Inscris-toi sur les listes électorales avant le 30 décembre. Je vote, tu votes, il vote, elle vote, nous votons, vous votez ; ils [Sarkozy + Le Pen] dégagent ! » Le jour du vote, certaines associations avaient même organisé des jeux, des fêtes ou des repas communautaires auxquels on ne pouvait participer qu’en montrant sa carte d’électeur dûment tamponnée : Serge Moati l’a montré dans un reportage sur Montpellier.
Le vote ethnique a d’abord été un vote « contre », qui a d’ailleurs été un vote politique utile, se portant massivement sur Ségolène Royal dès le premier tour. Cette campagne anti-Le Pen/anti-Sarkozy a été intensément relayée par les associations et les médiateurs sociaux. D’autant plus qu’étaient aux manettes de la campagne de Ségolène Royal : Julien Dray, Jean-Louis Bianco, Jean-Christophe Cambadélis, trois orfèvres de la lutte antiraciste qui ont joué un rôle déterminant, durant les années Mitterrand, dans la diabolisation du Front national et la séparation de la droite de l’extrême droite.
Mais ce vote a aussi été influencé par les leaders des communautés ethniques : les rappeurs ou le footballeur Lilian Thuram à l’attention des Franco-Africains ; l’amuseur Djamel ou des responsables associatifs comme Fouad Alaoui en direction des arabo-musulmans ; le secrétaire général de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) déclarant, le 14 avril 2007, lors de la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF) : « J’espère que Nicolas Sarkozy prend conscience du mal qu’il a causé à des millions de Français musulmans ; M. Sarkozy, vous nous avez fait mal ! » Ce qui était à tout le moins une consigne de vote, qui fut d’ailleurs reçue cinq sur cinq.
Vote ethnique, vote signifiant
Cette prise de position de l’UOIF est significative : elle fait clairement allusion aux déclarations de Nicolas Sarkozy sur « la racaille » ou « le Kärcher ». Elle en est la riposte. Par là même elle montre – et c’est un problème majeur – la solidarité de fait qui s’établit trop souvent entre les voyous qui troublent la paix civile dans les cités et une partie des communautés dont ils sont proches.
Ne nous y trompons pas, la mobilisation du vote ethnique, d’abord par l’inscription sur les listes électorales puis par l’orientation très majoritaire du choix exprimé, est moins la conséquence de la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de 2002 que des émeutes de l’automne 2005. Par la violence ou par le vote, il s’agit dans les deux cas de peser et de faire pression sur le reste de la société française ; pour différentes raisons, et notamment dans le souci de protéger une économie de rentes : rente des trafics pour les uns, rente sociale pour les autres .
On ne peut nier, en effet, la composante « protection de l’assistanat » dans le vote ethnique contre Nicolas Sarkozy (promoteur de « la France qui se lève tôt ») et en faveur de Ségolène Royal (porte-parole d’une politique compassionnelle et redistributive) : l’élection de l’un ou de l’autre étant susceptible, à tout le moins dans l’esprit des électeurs, d’influer sur les politiques de répartition et sur la plus ou moins grande générosité de l’État providence.
Quel avenir pour le vote ethnique en France ?
Pour la première fois en France, à l’occasion de l’élection présidentielle de 2007, le vote ethnique s’est manifesté de manière puissante. Il n’a pas changé le sens du scrutin mais il a atténué l’écart entre Royal et Sarkozy ; sans le vote ethnique, la différence de 6 points qui les sépare aurait pu monter à 10.
À cette occasion, le vote ethnique a montré son existence et son rôle potentiellement déterminant – déterminant sauf si d’autres composantes de la population, y compris la composante majoritaire, agissaient de même pour le contrer.
Reste que si le phénomène a été peu commenté (politiquement correct oblige) il a été observé par les acteurs politiques, d’autant qu’il a été suivi par une série de nuits d’émeutes : 730 véhicules brûlant (« comme pour un 14 Juillet ou une Saint-Sylvestre ») dans la nuit de l’élection de Nicolas Sarkozy, 855 étant incendiés au cours des trois nuits suivantes, selon les statistiques de la Direction générale de la police nationale (DGPN). Là aussi, il y a eu consensus pour peu commenter les faits et même carrément les minorer : dans les médias, pour éviter de contribuer à la contagion des faits par la production d’images ; à droite, pour éviter d’inquiéter la partie la plus frileuse de l’électorat ; à gauche, pour tenter de s’épargner un désastre électoral aux élections législatives en montrant la violence sauvage de certains de ses partisans. Reste que c’est la première fois depuis les périodes révolutionnaires que des émeutes en chaîne contestent le résultat d’une élection démocratique en France.
Toutefois, tout porte à estimer que le vote ethnique, d’un côté, les émeutes ethniques, de l’autre, conduisent à tenter de donner toujours plus de gages et d’avantages aux groupes communautaires dont sont issus leurs auteurs.
À terme, on peut penser qu’aux élections municipales (2014, 2020 ?) des listes ethniques se constitueront et que des municipalités islamiques pourront être élues, en Seine-Saint-Denis notamment.
Mais ce cas de figure n’est pas forcément le seul à envisager : des élections au scrutin majoritaire se jouent souvent à la marge, ce qui peut conférer un formidable pouvoir de pression à des minorités décidées à s’en servir ; celles-ci, sans chercher à gagner directement des élus, peuvent user du bulletin de vote pour obtenir des avantages de l’un ou l’autre camp, y compris de celui qui n’est pas forcément le bénéficiaire du plus grand nombre de leurs voix. Paradoxalement, à la dernière élection présidentielle, en se portant massivement sur Ségolène Royal, qui a subi une défaite, le vote ethnique s’est aussi érigé en interlocuteur revendicatif vis-à-vis du vainqueur Nicolas Sarkozy. Avec un certain succès, d’ailleurs.
23/10/08 http://www.polemia.com
Texte extrait de « Immigration : L’illusion de l’intégration », ch. 4, édition Polémia, septembre 200
Le vote est un phénomène psychologique complexe : c’est un acte personnel qui s’inscrit dans des démarches collectives, des cultures familiales et des traditions religieuses et/ou géographiques ; même quand le scrutin est libre, l’électeur vote rarement indépendamment des siens.
En France, toutefois, à la différence de ce qui se passait dans les pays anglo-saxons ou même en Belgique, les campagnes électorales ont longtemps ignoré le facteur ethnique.
Ce n'est plus le cas aujourd’hui.
La logique de la diversité a conduit à une ethnicisation des listes et des candidatures aux élections municipales alors que l’élection présidentielle a révélé un clivage ethnique du vote excessivement marqué.
L’ethnicisation des listes municipales
Dans les villes grandes et moyennes, en mars 2008, les listes des principales formations politiques ont été composées à l’identique : la dictature du politiquement correct a débouché sur l’abandon du mérite républicain au profit des quotas raciaux ; les listes composées sur le principe du chabadabada ethnique se sont multipliées.
Les candidats opposés se sont même parfois livrés à de dérisoires surenchères : à Amiens, Gilles de Robien déclarait : « Il y a beaucoup de candidats issus de la diversité sur ma liste » pour tenter de faire pièce au candidat socialiste qui affirmait : « Mon équipe municipale est à l’image de l’équipe de France : black-blanc-beur » ; le tout sur la télévision en ligne islamiste oummah.com‑TV.
Des icônes médiatiques ont même été parachutées têtes de liste comme Razzye Hammadi à Orly, Rachida Dati dans le VIIe arrondissement de Paris ou Rama Yade, à Colombes, en numéro 3 sur la liste de la maire sortante.
Les succès électoraux n’ont pas toujours été au rendez–vous.
À Paris, le responsable du Conseil représentatif des associations noires (Cran), Jean-Claude Beaujour, qui se présentait comme le « futur leader des Afro-Français », a même subi une humiliante défaite : investi par l’UMP dans le XXe arrondissement, il a été battu par un candidat dissident, Raoul Delamare, et n’a rassemblé que 7‑% des suffrages.
L’ethnicisation des programmes
La pression des associations ainsi que des milieux culturels et cultuels a pesé sur les annonces de politique municipale. Des engagements ont été demandés sur les politiques sociales et les subventions, d’un côté, la promotion des droits religieux, de l’autre : grandes mosquées, repas halal dans les cantines scolaires et carrés musulmans dans les cimetières.
Globalement, le vote des quartiers de l’immigration a plutôt bénéficié à la gauche réputée plus généreuse en matière d’aides sociales. C’est ainsi qu’à Colombes la mobilisation des quartiers de l’immigration a fait battre le maire sortant UMP qui avait coupé certains robinets d’aide sociale ; la présence de Rama Yade sur la liste n’a en rien changé la donne : une jeune femme glamour, d’origine sénégalaise, née musulmane mais éduquée dans une école catholique et mariée à un juif sioniste, n’offrant peut-être pas le meilleur profil pour de nombreux électeurs… arabo-musulmans.
Toutefois, bien des maires UMP ou Modem ont recueilli le bénéfice de leur clientélisme.
Le cas le plus frappant est celui de Rodolphe Thomas à Hérouville-Saint-Clair dans le Calvados. Alors que Ségolène Royal avait réalisé 67‑% des suffrages à l’élection présidentielle, ce maire Modem a été réélu dès le premier tour avec 53‑% des voix : face à une liste socialiste d’inspiration plutôt laïque, les imams avaient fait passer des consignes en faveur du maire sortant qui s’étant fortement impliqué dans le projet de grande mosquée architecturale prévue à Hérouville-Saint-Clair ; il y a derrière ce résultat un risque de surenchères en faveur de revendications sociales et sociétales communautaires.
L’exemple de Mantes-la-Jolie est aussi intéressant : là où Ségolène Royal avait recueilli 60‑% des voix, le maire sortant parvient à être réélu dès le premier tour avec 52‑% des suffrages : le clientélisme ethnique a porté ses fruits ; l’électorat turc a été courtisé avec des tracts en turc et les « jeunes des quartiers », deux d’origine noire, deux d’origine maghrébine, se sont vu offrir quatre mandats d’adjoints avec des délégations « de clientèle » : la jeunesse et les sports, l’action sociale et la prévention, la vie scolaire et la petite enfance, les relations internationales et l’action civique ; et la délégation à la santé a aussi été confiée à un conseiller municipal issu de l’immigration. Michel Vialay, le maire UMP réélu, a d’ailleurs tenu les promesses faites à la communauté turque. À l’occasion de la Fête nationale turque, plusieurs centaines de personnes ont été autorisés à défiler dans les rues de Mantes, en tenue militaire traditionnelle avec sabre et sous les drapeaux du Millis Gorus parti islamiste défendant la Voie nationale religieuse comme nous l’apprend l’observatoire de l’islamisation.
Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de mai 2007, tous les candidats, de Le Pen à Besancenot en passant par Sarkozy, Bayrou et Royal, ont d’ailleurs courtisé le vote ethnique. Mais, alors qu’aux élections municipales, celui-ci a pu s’exprimer de manière diversifiée, en fonction de considérations locales et de liens clientélistes particuliers, il n’en a pas été de même lors de l’élection présidentielle : alors que les votes sociologiques et géographiques se sont relativement partagés, le vote des minorités ethniques issues de l’immigration s’est, lui, massivement porté sur la gauche et l’extrême gauche.
Il ne s’agit pas ici de prétendre qu’en soi un vote serait meilleur qu’un autre, ni de reprocher aux électeurs issus de l’immigration leurs choix politiques individuels ou collectifs. Simplement, le vote est un instrument supplémentaire permettant de mesurer si les comportements des minorités se rapprochent ou non de ceux de la majorité. L’exemple de l’élection présidentielle de 2007 montre une divergence majeure entre les Français dans leur globalité et les minorités.
Présidentielle 2007 : l’émergence du « vote ethnique »
Toutes les analyses électorales essaient de prendre en compte, comme facteur explicatif du vote, des données sociologiques ou économiques ou des traditions géographiques. Bien sûr, il ne s’agit pas de déterminisme individuel mais de probabilités statistiques. Un titulaire de haut revenu, habitant Neuilly, peut voter socialiste et une infirmière ariégeoise opter pour l’UMP. Ces cas existent mais ce ne sont pas les cas les plus… fréquents.
Il en va de même pour l’explication par le vote ethnique, analyse statistique des comportements électoraux prenant en compte les appartenances religieuses ou ethnoculturelles. Il y a, bien sûr, de pieux musulmans qui ont choisi Sarkozy et des étudiants d’origine africaine qui ont voté Le Pen. Simplement, il ne s’agit pas là des comportements électoraux les plus courants.
Or, à l’occasion de l’élection présidentielle française d’avril 2007, l’appartenance communautaire semble avoir pesé plus lourd que d’autres critères habituels dans la différenciation et la structuration du vote.
Vote musulman au premier tour 2007 : Royal 64‑%, Sarkozy 1‑%, Le Pen 1‑%
Le journal La Croix a commandé un sondage CSA/Cisco effectué à la sortie des bureaux de vote, le 22 avril 2007. Ce sondage a porté sur 5 009 personnes. Sur ce total, 5‑% des sondés ne se sont pas prononcés, 25‑% se sont déclarés « sans religion », 30‑% se sont déclarés « catholiques pratiquants réguliers ou occasionnels », 34‑% « catholiques non pratiquants », 2‑% « protestants », 1‑% « juifs » et 3‑% « musulmans ».
Le vote des 150 électeurs s’étant déclarés « musulmans » est radicalement différent de celui de l’opinion moyenne : on trouve en effet 14‑% de vote d’extrême gauche (au lieu de 9,5‑%) et 64‑% de vote Royal (au lieu de 25,9‑%) ; soit un total gauche/extrême gauche de 78‑%, à comparer à un score national de 35‑%. A contrario, Jean-Marie Le Pen ne recueille que 1‑% au lieu de 10,4‑% en moyenne nationale ; le même chiffre de 1‑% se retrouve pour Nicolas Sarkozy, soit trente fois moins que sa moyenne nationale !
Il est clair, dans ces conditions, que même si le sous-échantillon des électeurs musulmans est réduit (150), les écarts de vote déclarés sont tels qu’ils sont indubitablement significatifs.
Certes, ces chiffres ne recoupent pas complètement ceux du vote ethnique issu de l’immigration dans la mesure où certains immigrés ne sont pas musulmans (mais catholiques ou d’autres religions) et que d’autres, même lorsqu’ils sont issus d’une immigration en provenance des pays musulmans, ont pu se déclarer « sans religion ».
Il n’en reste pas moins vrai que, dans le cas des électeurs se déclarant musulmans, il y a une corrélation étroite entre leur appartenance religieuse annoncée et leur vote contre les deux candidats ayant fait le plus référence, dans leur programme et dans leurs discours, aux thèmes de l’identité nationale et de la lutte contre l’insécurité ; thématiques qui ont été, a contrario, déterminantes dans le choix de leurs électeurs, selon le sondage TNS-Sofres, réalisé lui aussi le jour du vote .
L’analyse géographique du vote confirme d’ailleurs ce point de vue.
Vote des villes phares de l’immigration : Royal entre 60‑% et 70‑%
L’enquête d’opinion Ipsos/Dell, réalisée le 6 mai 2007 auprès de 3 609 personnes sur leurs motivations de vote et sur leurs appartenances révèle la diversité sociologique des électorats.
Ainsi on peut opposer le vote des travailleurs indépendants, à 77‑% pour Nicolas Sarkozy, à celui des chômeurs, à 75‑% pour Ségolène Royal. Mais il ne s’agit là que du clivage politique issu du clivage économique le plus marqué. Au regard d’autres critères, les divergences entre électorats sont nettement moins fortes. Ainsi chez les « sans diplôme », Nicolas Sarkozy obtient 51‑%, ce qui est proche de sa moyenne nationale ; et chez les foyers au niveau de revenu modeste, il n’obtient que 44‑% des voix, ce qui représente une décote certaine mais néanmoins limitée à 20‑% par rapport à sa moyenne nationale. En revanche, les clivages géographiques sont beaucoup plus marqués.
Ainsi les villes dont les noms ont été associés aux émeutes des quartiers à forte présence de l’immigration, en 2005 ou lors d’épisodes de violences antérieurs, ont toutes voté à 60‑% ou plus pour Ségolène Royal : dans les Yvelines, Mantes-la-Jolie (59,56‑%), Les Mureaux (60,96‑%), Trappes (70,33‑%) ; en Essonne, Grigny (64,60‑%), Les Ulis (65,97‑%) ; dans les Hauts-de-Seine, Nanterre (61,98‑%), Bagneux (64,05‑%), Gennevilliers (68,97‑%) ; en Seine-Saint-Denis, Clichy-sous-Bois (61,70‑%), Épinay-sur-Seine (60,58‑%), Saint-Denis (67,94‑%), La Courneuve (64,19‑%), Montreuil (67,66‑%) ; dans le Val-de-Marne, Ivry (66,31‑%) ; dans le Val-d’Oise, Garges-lès-Gonesse (61,55‑%) ; dans le Calvados, Hérouville-Saint-Clair (67,43‑%) ; dans l’Isère, Saint-Martin-d’Hères (61,33‑%) ; dans le Rhône, Vaulx-en-Velin (64,03‑%), Vénissieux (60,67‑%).
Vote des quartiers ethniques : Royal à 80‑%
Or ces chiffres ne donnent qu’une idée imparfaite de la réalité du vote ethnique : chaque ville est en effet composite et souvent les votes y sont différenciés selon les quartiers. Une analyse fine par bureau de vote révèle que, dans les cités ou les quartiers à très forte présence de l’immigration, la cote de Ségolène Royal atteint souvent près de 80‑%.
Ainsi la commune UMP de Mantes-la-Jolie a donné en moyenne 59,58‑% pour Ségolène Royal mais celle-ci ne réalise que 39,97‑% des suffrages en centre-ville alors qu’elle atteint 82,06‑% au Val Fourré, selon les données communiquées sur le site internet de la ville.
Des phénomènes comparables s’observent ailleurs : à La Courneuve, la moyenne de 64,19‑% pour Ségolène Royal cache des pointes à 80,17‑% et 79,54‑% dans les bureaux de vote Robespierre et Paul-Langevin ; de même, à Gennevilliers, le score de 79,26‑% est atteint aux Grésillons, quartier de très forte et très ancienne implantation de population musulmane.
Toujours dans le département des Hauts-de-Seine, alors présidé par Nicolas Sarkozy, les résultats de la commune à direction centriste-sarkozyste de Villeneuve-la-Garenne sont intéressants : Ségolène Royal y obtient 56,95‑% des suffrages, moyenne cachant des scores nettement inférieurs à 50‑% dans les bureaux de vote du centre et surtout de la cité Jean-Moulin. Ces grandes barres d’immeubles peuplées en majorité par des catholiques et des israélites n’accordent que 39‑% à 42‑% des suffrages à Ségolène Royal, chiffres compensés par les scores obtenus au Fond de la Noue (72‑%) et surtout au bureau de vote Coubertin (78‑%). Ce dernier cas est particulièrement intéressant, car ce bureau de vote dessert le grand ensemble La Caravelle qui a fait l’objet de considérables travaux de rénovation financés par l’État, le Conseil régional d’Île-de-France et le Conseil général des Hauts-de-Seine dans le cadre du très ambitieux programme Banlieue 92. L’abondance des crédits consacrés à cette zone n’a donc pas eu d’effet notable sur le vote, qui reste manifestement un vote ethnique de gauche, de protestation et de rejet du candidat de droite.
Le fait qu’il reste encore dans ces quartiers des électeurs d’origine européenne (portugaise ou franco-française) n’invalide pas l’analyse mais la renforce : d’abord, parce que certains d’entre eux sont en voie de désocialisation et sont donc assez portés à l’abstention ; tandis que d’autres, subissant l’emprise des éléments majoritaires les plus turbulents, s’intègrent au modèle dominant, y compris dans leur vote. Reste qu’une partie de ces électeurs d’origine européenne persistent à s’opposer à l’opinion majoritaire du quartier en apportant leurs voix aux candidats qui leur paraissent les moins favorables à l’excès d’immigration, votant ainsi avec leurs mains en attendant, souvent, de voter avec leurs pieds (en déménageant). Une analyse encore plus fine de la géographie des votes pourrait sans doute permettre de vérifier l’hypothèse selon laquelle c’est cette catégorie d’électeurs qui fournit le gros du vote résiduel des quartiers de l’immigration en faveur de Le Pen ou Sarkozy.
Français de l’étranger : fort vote Royal dans les pays d’Afrique et du Maghreb
Le vote des Français de l’étranger a fait l’objet de deux commentaires principaux : le doublement du nombre des votants par rapport à 2002 (340 093 exprimés en 2007 ; 166 612 en 2002) ; le rapprochement de leur vote avec le vote général des Français (53,99‑% pour Nicolas Sarkozy en 2007 ; 58,55‑% pour Jacques Chirac en 1995).
Reste que ces tendances générales cachent des différences majeures d’un pays à l’autre, reflétant la diversité d’origine et d’activité des Français de l’étranger.
Schématiquement, on trouve en effet trois grandes catégories d’électeurs français de l’étranger : des expatriés économiques présents notamment en Chine, aux États-Unis, en Grande-Bretagne (pays où les électeurs ont voté à plus de 60‑% pour Nicolas Sarkozy) ; des Français vivant dans le pays de leur conjoint, notamment en Europe ; des Français binationaux, issus de l’immigration ou ayant des liens historiques avec le pays dans lequel ils résident.
On observe, pour ce dernier cas, des situations très contrastées : ainsi, les électeurs français d’Algérie ont voté à 80,5‑% pour la candidate socialiste, ceux de Tunisie à 70,5‑%, de Turquie à 66,4‑%. Des scores élevés pour Ségolène Royal ont aussi été enregistrés au Burkina-Faso (61,1‑%), au Mali (69,3‑%), aux Comores (67,7‑%). A contrario, les électeurs français du Portugal n’ont accordé que 50,3‑% de leurs suffrages à Ségolène Royal.
Quant aux électeurs français vivant dans des pays placés au cœur de la tourmente moyen-orientale, ils ont massivement apporté leurs suffrages à Nicolas Sarkozy : électeurs d’Arménie (79,8‑%), du Liban (71,5‑%), d’Israël (90,7‑%), de Jérusalem (87,0‑%).
Vote des banlieues de l’immigration : l’échec de la tentative de séduction de la droite
Le vote de l’immigration a été courtisé par Nicolas Sarkozy qui s’était engagé pour la discrimination positive, contre la double peine et qui, en son temps, avait fait part de ses réserves à l’égard de la loi sur le voile islamique ; le tout après avoir créé le Conseil français du culte musulman (CFCM). Ces démarches, pas plus que la promotion d’un « préfet musulman » (disparu d’ailleurs aussi rapidement qu’il était apparu) ou la nomination de sa conseillère Rachida Dati comme porte-parole de sa campagne n’ont porté leurs fruits en termes électoraux ; bien au contraire, tous les indices étudiés montrent que les banlieues de l’immigration ont massivement voté contre Sarkozy.
Les tentatives de Jean-Marie Le Pen allant sur la dalle d’Argenteuil courtiser le vote beur ou celles de sa fille Marine à Aulnay-sous-Bois se sont, elles aussi, terminées par un fiasco électoral, les propos tenus ayant contribué à semer le trouble dans l’électorat de base du Front national sans avoir apporté d’électeurs nouveaux.
Vote des banlieues de l’immigration : la réussite de la structuration d’un vote d’hostilité
Le vote ethnique tel qu’il est ressorti des urnes n’a pas été spontané, il a été structuré. D’abord, lors de l’intense campagne visant à l’inscription des jeunes sur les listes électorales. Campagne civique dont le slogan était « Inscris-toi sur les listes électorales avant le 30 décembre. Je vote, tu votes, il vote, elle vote, nous votons, vous votez ; ils [Sarkozy + Le Pen] dégagent ! » Le jour du vote, certaines associations avaient même organisé des jeux, des fêtes ou des repas communautaires auxquels on ne pouvait participer qu’en montrant sa carte d’électeur dûment tamponnée : Serge Moati l’a montré dans un reportage sur Montpellier.
Le vote ethnique a d’abord été un vote « contre », qui a d’ailleurs été un vote politique utile, se portant massivement sur Ségolène Royal dès le premier tour. Cette campagne anti-Le Pen/anti-Sarkozy a été intensément relayée par les associations et les médiateurs sociaux. D’autant plus qu’étaient aux manettes de la campagne de Ségolène Royal : Julien Dray, Jean-Louis Bianco, Jean-Christophe Cambadélis, trois orfèvres de la lutte antiraciste qui ont joué un rôle déterminant, durant les années Mitterrand, dans la diabolisation du Front national et la séparation de la droite de l’extrême droite.
Mais ce vote a aussi été influencé par les leaders des communautés ethniques : les rappeurs ou le footballeur Lilian Thuram à l’attention des Franco-Africains ; l’amuseur Djamel ou des responsables associatifs comme Fouad Alaoui en direction des arabo-musulmans ; le secrétaire général de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) déclarant, le 14 avril 2007, lors de la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF) : « J’espère que Nicolas Sarkozy prend conscience du mal qu’il a causé à des millions de Français musulmans ; M. Sarkozy, vous nous avez fait mal ! » Ce qui était à tout le moins une consigne de vote, qui fut d’ailleurs reçue cinq sur cinq.
Vote ethnique, vote signifiant
Cette prise de position de l’UOIF est significative : elle fait clairement allusion aux déclarations de Nicolas Sarkozy sur « la racaille » ou « le Kärcher ». Elle en est la riposte. Par là même elle montre – et c’est un problème majeur – la solidarité de fait qui s’établit trop souvent entre les voyous qui troublent la paix civile dans les cités et une partie des communautés dont ils sont proches.
Ne nous y trompons pas, la mobilisation du vote ethnique, d’abord par l’inscription sur les listes électorales puis par l’orientation très majoritaire du choix exprimé, est moins la conséquence de la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de 2002 que des émeutes de l’automne 2005. Par la violence ou par le vote, il s’agit dans les deux cas de peser et de faire pression sur le reste de la société française ; pour différentes raisons, et notamment dans le souci de protéger une économie de rentes : rente des trafics pour les uns, rente sociale pour les autres .
On ne peut nier, en effet, la composante « protection de l’assistanat » dans le vote ethnique contre Nicolas Sarkozy (promoteur de « la France qui se lève tôt ») et en faveur de Ségolène Royal (porte-parole d’une politique compassionnelle et redistributive) : l’élection de l’un ou de l’autre étant susceptible, à tout le moins dans l’esprit des électeurs, d’influer sur les politiques de répartition et sur la plus ou moins grande générosité de l’État providence.
Quel avenir pour le vote ethnique en France ?
Pour la première fois en France, à l’occasion de l’élection présidentielle de 2007, le vote ethnique s’est manifesté de manière puissante. Il n’a pas changé le sens du scrutin mais il a atténué l’écart entre Royal et Sarkozy ; sans le vote ethnique, la différence de 6 points qui les sépare aurait pu monter à 10.
À cette occasion, le vote ethnique a montré son existence et son rôle potentiellement déterminant – déterminant sauf si d’autres composantes de la population, y compris la composante majoritaire, agissaient de même pour le contrer.
Reste que si le phénomène a été peu commenté (politiquement correct oblige) il a été observé par les acteurs politiques, d’autant qu’il a été suivi par une série de nuits d’émeutes : 730 véhicules brûlant (« comme pour un 14 Juillet ou une Saint-Sylvestre ») dans la nuit de l’élection de Nicolas Sarkozy, 855 étant incendiés au cours des trois nuits suivantes, selon les statistiques de la Direction générale de la police nationale (DGPN). Là aussi, il y a eu consensus pour peu commenter les faits et même carrément les minorer : dans les médias, pour éviter de contribuer à la contagion des faits par la production d’images ; à droite, pour éviter d’inquiéter la partie la plus frileuse de l’électorat ; à gauche, pour tenter de s’épargner un désastre électoral aux élections législatives en montrant la violence sauvage de certains de ses partisans. Reste que c’est la première fois depuis les périodes révolutionnaires que des émeutes en chaîne contestent le résultat d’une élection démocratique en France.
Toutefois, tout porte à estimer que le vote ethnique, d’un côté, les émeutes ethniques, de l’autre, conduisent à tenter de donner toujours plus de gages et d’avantages aux groupes communautaires dont sont issus leurs auteurs.
À terme, on peut penser qu’aux élections municipales (2014, 2020 ?) des listes ethniques se constitueront et que des municipalités islamiques pourront être élues, en Seine-Saint-Denis notamment.
Mais ce cas de figure n’est pas forcément le seul à envisager : des élections au scrutin majoritaire se jouent souvent à la marge, ce qui peut conférer un formidable pouvoir de pression à des minorités décidées à s’en servir ; celles-ci, sans chercher à gagner directement des élus, peuvent user du bulletin de vote pour obtenir des avantages de l’un ou l’autre camp, y compris de celui qui n’est pas forcément le bénéficiaire du plus grand nombre de leurs voix. Paradoxalement, à la dernière élection présidentielle, en se portant massivement sur Ségolène Royal, qui a subi une défaite, le vote ethnique s’est aussi érigé en interlocuteur revendicatif vis-à-vis du vainqueur Nicolas Sarkozy. Avec un certain succès, d’ailleurs.
23/10/08 http://www.polemia.com
Texte extrait de « Immigration : L’illusion de l’intégration », ch. 4, édition Polémia, septembre 200
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