L'immigration : une affaire d'État !
Re: L'immigration : une affaire d'État !
G-B a écrit :Réponse percutante de notre ami Miroir!!!
Exactement !
Le modérateur dont il est question, est en effet victime de discrimination positive au sein même de son "entreprise"... Fini le temps où l'on prenait en compte les Concours qui permettaient à tout français d'évoluer dans une perspective de carrière méritante et ordonnée; Place au désordre généralisé, encouragé par la Caste mafieuse de l'UMPS ! Mais, ce modo ne baisse pas son froc, ni les bras et a conscience que les privilégiés de la Ripoublique, envers qui il tient tête, sont minoritaires face aux non-privilégiés qui se réveillent; Je crois qu'il a raison et que ce n'est plus qu'une question de patience...
"Condamner l'Immigration de Remplacement ( et ses conséquences) sans jamais dénoncer les Responsables de cette Immigration c'est faire preuve d'inintelligence et de lâcheté !"
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Yves-Marie Laulan : l’immigration coûte à la France 70 milliards d’euros
Démographe, économiste et géopoliticien, ancien directeur général du Crédit municipal de Paris, ex-président du Comité économique de l'OTAN, Yves-Marie Laulan a enseigné à l'ENA, aux Universités de Dauphine et de Paris 2, avant de fonder l'Institut de Géopolitique des Populations.
Monde et Vie : Yves-Marie Laulan, connaît-on le nombre des personnes issues de l'immigration qui vivent en France ?
Yves-Marie Laulan : Nous en avons une idée assez précise. Actuellement, il est possible d'évaluer la population immigrée et issue de l'immigration (autrement dit les étrangers et les première et deuxième générations nées sur le sol français) entre 7 et 8 millions de personnes, soit plus du dixième de la population française. Ces personnes sont originaires, pour l'essentiel, de l'Afrique noire, du Maghreb et un peu de Turquie. Ces communautés très importantes, dont les racines ne sont pas en France, peuvent représenter politiquement un vivier électoral très intéressant, ce qui explique l'attitude du parti socialiste, par exemple, qui souhaiterait capter ces suffrages pour s'emparer du pouvoir.
Quelle est l'importance des immigrés originaires de l'Europe de l'Est ?
Les ressortissants des pays de l'Est de l'Europe ne représentent pas plus de 3 % de cette population immigrée, soit 200 000 à 300 000 personnes au maximum.
La presse publie régulièrement des communiqués de victoire à propos du taux de natalité français. Que faut-il en penser ?
Nous avons le taux de fécondité le plus élevé d'Europe : 1,81 %, ce qui permet à l'Insee et au Figaro d'écrire que nous sommes les champions. Mais en réalité, sur 830 000 naissances recensées en France en 2006, 165 000 venaient de cette population issue de l'immigration. En réalité, le taux de fécondité de la population française « de souche » avoisine celui de la Grande-Bretagne, à 1,6 %. Celui des Maghrébines en France est de 2,7 % et celui des Noires d'origine africaine, 4,2 %. Michèle Tribalat, qui a longtemps travaillé à l'INED, a montré dans une étude publiée voilà trois ans que 31 % des jeunes de moins de 20 ans en Ile-de-France, et 18 % à l'échelle nationale, sont originaires de l'Afrique noire, du Maghreb et de Turquie. Dans 30 ans, nous aurons passé la barre des 50 %. Sans cet apport, nous ne serions pas champions d'Europe ! Cette situation aura des conséquences évidentes sur les mœurs, l'économie et la politique, comme Fabien compris le parti socialiste.
Peut-on savoir combien coûte l'immigration à la France ?
C'est un sujet effroyablement compliqué, car l'administration française ne consacre pas de mission ni de programme budgétaires à l'immigration. Les coûts sont dissimulés. C'est pourquoi une étude réalisée sous l'égide de Philippe Seguin, lorsqu'il était président de la Cour des comptes, est arrivée au chiffre ridicule de 700 millions d'euros. Dans le cadre de la présentation budgétaire actuelle, il était impossible d'identifier un coût supérieur.
Cependant, en 2006, nous avons fait paraître dans le cadre de l'Institut de géopolitique des populations, que j'ai créé voilà une douzaine d'années avec Jacques Dupâquier, un « essai d'évaluation des coûts économique et financiers de l'immigration », réalisée avec plusieurs experts, en particulier Gérard Lafay, professeur à l'université Paris II, et Jacques Bichot, professeur à l'université de Lyon III.
En utilisant toutes sortes de documents, non seulement tirés du budget de l'État et celui de la Sécurité sociale, mais émanant aussi des directions ministérielles : Éducation nationale, Intérieur, etc., nous avons essayé d'identifier les coûts liés à l'immigration, fonction par fonction, et au bout de ce travail de Romains nous sommes arrivés au chiffre de 35 milliards d'euros au minimum, qui augmente d'environ 10 % chaque année ; mais en réalité, les experts qui ont travaillé à cette étude pensent qu'il faut le doubler et que le véritable coût de l'immigration pour la France - entre l'école, les transports, le logement, la sécurité sociale, les aides, etc. - atteint 70 à 80 milliards d'euros, soit l'équivalent annuel du déficit budgétaire. Autrement dit, la France s'endette pour assimiler des jeunes gens dont un certain nombre la remercient en brûlant des voitures…
Heureusement, il existe aussi des immigrés qui se comportent convenablement et travaillent : ils représentent environ 10 % de la population concernée et dégagent une contribution positive à l'effort national que l'on peut estimer à une dizaine de milliards d'euros. Le solde négatif de l'immigration est donc compris dans une fourchette de 60 à 70 milliards d'euros par an.
Quel est le plus gros poste de dépenses ?
C'est évidemment le poste social.
Comment expliquez-vous que vos travaux et ceux des experts qui ont participé à votre étude ne soient pas utilisés ?
Le gouvernement ignore volontairement nos travaux parce qu'il ne veut pas que les Français sachent la vérité. Il laisse donc volontairement les idéologues de l'Insee et de l'Ined les tromper. C'est ainsi que l'on tue un pays.
Propos recueillis par Hervé Bizien monde & vie 16 juillet 2011
Démographe, économiste et géopoliticien, ancien directeur général du Crédit municipal de Paris, ex-président du Comité économique de l'OTAN, Yves-Marie Laulan a enseigné à l'ENA, aux Universités de Dauphine et de Paris 2, avant de fonder l'Institut de Géopolitique des Populations.
Monde et Vie : Yves-Marie Laulan, connaît-on le nombre des personnes issues de l'immigration qui vivent en France ?
Yves-Marie Laulan : Nous en avons une idée assez précise. Actuellement, il est possible d'évaluer la population immigrée et issue de l'immigration (autrement dit les étrangers et les première et deuxième générations nées sur le sol français) entre 7 et 8 millions de personnes, soit plus du dixième de la population française. Ces personnes sont originaires, pour l'essentiel, de l'Afrique noire, du Maghreb et un peu de Turquie. Ces communautés très importantes, dont les racines ne sont pas en France, peuvent représenter politiquement un vivier électoral très intéressant, ce qui explique l'attitude du parti socialiste, par exemple, qui souhaiterait capter ces suffrages pour s'emparer du pouvoir.
Quelle est l'importance des immigrés originaires de l'Europe de l'Est ?
Les ressortissants des pays de l'Est de l'Europe ne représentent pas plus de 3 % de cette population immigrée, soit 200 000 à 300 000 personnes au maximum.
La presse publie régulièrement des communiqués de victoire à propos du taux de natalité français. Que faut-il en penser ?
Nous avons le taux de fécondité le plus élevé d'Europe : 1,81 %, ce qui permet à l'Insee et au Figaro d'écrire que nous sommes les champions. Mais en réalité, sur 830 000 naissances recensées en France en 2006, 165 000 venaient de cette population issue de l'immigration. En réalité, le taux de fécondité de la population française « de souche » avoisine celui de la Grande-Bretagne, à 1,6 %. Celui des Maghrébines en France est de 2,7 % et celui des Noires d'origine africaine, 4,2 %. Michèle Tribalat, qui a longtemps travaillé à l'INED, a montré dans une étude publiée voilà trois ans que 31 % des jeunes de moins de 20 ans en Ile-de-France, et 18 % à l'échelle nationale, sont originaires de l'Afrique noire, du Maghreb et de Turquie. Dans 30 ans, nous aurons passé la barre des 50 %. Sans cet apport, nous ne serions pas champions d'Europe ! Cette situation aura des conséquences évidentes sur les mœurs, l'économie et la politique, comme Fabien compris le parti socialiste.
Peut-on savoir combien coûte l'immigration à la France ?
C'est un sujet effroyablement compliqué, car l'administration française ne consacre pas de mission ni de programme budgétaires à l'immigration. Les coûts sont dissimulés. C'est pourquoi une étude réalisée sous l'égide de Philippe Seguin, lorsqu'il était président de la Cour des comptes, est arrivée au chiffre ridicule de 700 millions d'euros. Dans le cadre de la présentation budgétaire actuelle, il était impossible d'identifier un coût supérieur.
Cependant, en 2006, nous avons fait paraître dans le cadre de l'Institut de géopolitique des populations, que j'ai créé voilà une douzaine d'années avec Jacques Dupâquier, un « essai d'évaluation des coûts économique et financiers de l'immigration », réalisée avec plusieurs experts, en particulier Gérard Lafay, professeur à l'université Paris II, et Jacques Bichot, professeur à l'université de Lyon III.
En utilisant toutes sortes de documents, non seulement tirés du budget de l'État et celui de la Sécurité sociale, mais émanant aussi des directions ministérielles : Éducation nationale, Intérieur, etc., nous avons essayé d'identifier les coûts liés à l'immigration, fonction par fonction, et au bout de ce travail de Romains nous sommes arrivés au chiffre de 35 milliards d'euros au minimum, qui augmente d'environ 10 % chaque année ; mais en réalité, les experts qui ont travaillé à cette étude pensent qu'il faut le doubler et que le véritable coût de l'immigration pour la France - entre l'école, les transports, le logement, la sécurité sociale, les aides, etc. - atteint 70 à 80 milliards d'euros, soit l'équivalent annuel du déficit budgétaire. Autrement dit, la France s'endette pour assimiler des jeunes gens dont un certain nombre la remercient en brûlant des voitures…
Heureusement, il existe aussi des immigrés qui se comportent convenablement et travaillent : ils représentent environ 10 % de la population concernée et dégagent une contribution positive à l'effort national que l'on peut estimer à une dizaine de milliards d'euros. Le solde négatif de l'immigration est donc compris dans une fourchette de 60 à 70 milliards d'euros par an.
Quel est le plus gros poste de dépenses ?
C'est évidemment le poste social.
Comment expliquez-vous que vos travaux et ceux des experts qui ont participé à votre étude ne soient pas utilisés ?
Le gouvernement ignore volontairement nos travaux parce qu'il ne veut pas que les Français sachent la vérité. Il laisse donc volontairement les idéologues de l'Insee et de l'Ined les tromper. C'est ainsi que l'on tue un pays.
Propos recueillis par Hervé Bizien monde & vie 16 juillet 2011
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chevalierdefrance
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Qu'est-ce qui a détruit Rome?Sa politique d'intégration


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Re: L'immigration : une affaire d'État !
L’immigration, enjeu crucial de la présidentielle
L'immigration sera un thème central de la prochaine présidentielle. Pas sans raison : en quarante ans, elle a bouleversé la société française.
L'immigration est un enjeu crucial des élections 2012. Au cœur de cet enjeu, figurent le score de Marine Le Pen au premier tour et l'éventualité de sa présence au second. C'est en effet le discours que le Front national tient depuis des décennies sur l'immigration qui lui permet aujourd'hui d'enlever des voix à la fois à la gauche et à Nicolas Sarkozy. Les propos musclés de ce dernier sur l'insécurité et les banlieues lui avaient permis, en 2007, de séduire un électorat populaire très concerné par ces questions ; mais après l'élection, les paroles n'ont pas été suivies d'actes.
Le président de la République a confié à Claude Guéant, en l'envoyant place Bauveau, la mission de rattraper cet électorat qui lui échappe. Le nouveau ministre de l'Intérieur accumule, depuis, les déclarations musclées sur les rapports entre l'immigration et le chômage ou l'échec scolaire, la nécessité de réduire l'immigration légale et de maîtriser le regroupement familial, ou les ratés de l'intégration.
Reste à savoir ce que valent ces nouvelles convictions. Car Guéant n'est pas un nouveau venu dans le système Sarkozy : il dirigeait déjà le cabinet de l'actuel président de la République quand celui-ci n'était que ministre de l'Intérieur ; et en devenant, en 2007, Secrétaire général de l'Élysée, il a pratiquement fait office de vice-premier ministre, prenant le pas sur Fillon lui-même. Il a donc été associé de près aux positions antérieures de l'Élysée sur l'immigration « choisie », le refus de l'immigration zéro (auquel Nicolas Sarkozy a encore rappelé qu'il n'est pas favorable, le 27 mai dernier, au G8 de Deauville), la discrimination prétendument « positive », le financement des mosquées sur les fonds publics, que Nicolas Sarkozy souhaitait autoriser (il avait commandé dans cette optique le rapport Machelon, rendu en 2006)
Le président subit en outre l'influence de son épouse, Carla Bruni, qui déclarait en novembre 2008 au Journal du dimanche : « Pendant des années, j'ai été une marraine de SOS-Racisme, j'ai aimé cette société multiculturelle, cette mini-France des potes. Hier, j'étais avec Fadela Amara - encore une cousine de SOS - à la cérémonie des Talents des cités. C'est un bain d'énergie… Et en même temps, la reconnaissance des cités par le pouvoir ne suffit pas. Les gens des cités doivent devenir le pouvoir, eux aussi, à leur tour ! »
Il est donc permis de se demander ce qu'il restera des nouvelles dispositions de Claude Guéant au lendemain de 2012, si Nicolas Sarkozy est réélu.
Au-delà des incidents spectaculaires qui défraient régulièrement la chronique, l'importance de la question immigrée s'explique aisément. On assiste depuis 40 ans, à un remplacement progressif de la population « de souche », qui a coïncidé avec un chamboulement profond de la société française, provoqué, d'abord, par l'exode rural et l'éclatement des cadres traditionnels de la société rurale traditionnelle, puis par le séisme culturel qu'a constitué mai 1968, à l'apogée des « trente glorieuses », période marquée par le triomphe du matérialisme et de l'individualisme.
Au bout de ces déracinements, l'immigration, qui s'est chronologiquement effectuée par vagues d'origines différentes, s'est traduite par des regroupements communautaires solides, au moment où la cohésion nationale se délitait et où les communautés au sein desquelles s'exprimaient les solidarités françaises, à commencer par les familles, se désagrégeaient. C'est ce qui explique le mouvement d'assimilation inversée auquel on assiste dans certaines banlieues.
L'assimilation, par une société en crise, de plusieurs millions de personnes de cultures très éloignées de la nôtre, alors que la démographie des Français « de souche » décline, était déjà une gageure. Mais à l'école d'associations comme SOS-Racisme, l'État a choisi de pratiquer une politique d'« intégration », respectueuse de la « diversité », qui a renforcé, comme on pouvait le prévoir, les communautarismes allogènes.
Ce mouvement s'est appuyé sur un véritable terrorisme intellectuel, reposant sur plusieurs postulats erronés que les médias ont enfoncés dans les esprits en pratiquant un redoutable bourrage de crânes.
Premier postulat, les Français sont racistes. Tout montre le contraire et il existe peu de peuples qui auraient accepté avec une telle placidité d'être bousculés par l'irruption sur leur sol de 7 millions de personnes (en comptant les enfants issus de l'immigration), qui représentent aujourd'hui plus du dixième de la population nationale - ce que Valéry Giscard d'Estaing, maître d'œuvre de la politique de regroupement familial, a lui-même qualifié d'« invasion ».
Deuxième postulat, « toutes les cultures se valent », comme l'a dit Chirac, et la civilisation française n'est pas supérieure à celle des pygmées.
Troisième postulat, découlant du précédent : l'apport culturel de l'immigration enrichit notre civilisation, qui contient elle - même des germes de racisme condamnable - qui expliquent notamment le génocide des Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale et appellent la repentance. Demander aux immigrés de renoncer à leurs mœurs et à leur culture, revient à refuser cet apport enrichissant et à les appauvrir eux-mêmes.
Cette mauvaise conscience a eu des conséquences dans tous les domaines, judiciaire (les délinquants issus de l'immigration étant présentés comme les victimes d'une société raciste), social (les aides largement distribuées sont une pompe aspirante de l'immigration), professionnel, avec la discrimination dite « positive », qui a imposé le principe de préférence étrangère au moment même où l'on condamnait celui de préférence nationale.
Telle a été, depuis 2007 et auparavant, la politique de Nicolas Sarkozy.
Eric Letty monde & vie du 16 juillet 2011
L'immigration sera un thème central de la prochaine présidentielle. Pas sans raison : en quarante ans, elle a bouleversé la société française.
L'immigration est un enjeu crucial des élections 2012. Au cœur de cet enjeu, figurent le score de Marine Le Pen au premier tour et l'éventualité de sa présence au second. C'est en effet le discours que le Front national tient depuis des décennies sur l'immigration qui lui permet aujourd'hui d'enlever des voix à la fois à la gauche et à Nicolas Sarkozy. Les propos musclés de ce dernier sur l'insécurité et les banlieues lui avaient permis, en 2007, de séduire un électorat populaire très concerné par ces questions ; mais après l'élection, les paroles n'ont pas été suivies d'actes.
Le président de la République a confié à Claude Guéant, en l'envoyant place Bauveau, la mission de rattraper cet électorat qui lui échappe. Le nouveau ministre de l'Intérieur accumule, depuis, les déclarations musclées sur les rapports entre l'immigration et le chômage ou l'échec scolaire, la nécessité de réduire l'immigration légale et de maîtriser le regroupement familial, ou les ratés de l'intégration.
Reste à savoir ce que valent ces nouvelles convictions. Car Guéant n'est pas un nouveau venu dans le système Sarkozy : il dirigeait déjà le cabinet de l'actuel président de la République quand celui-ci n'était que ministre de l'Intérieur ; et en devenant, en 2007, Secrétaire général de l'Élysée, il a pratiquement fait office de vice-premier ministre, prenant le pas sur Fillon lui-même. Il a donc été associé de près aux positions antérieures de l'Élysée sur l'immigration « choisie », le refus de l'immigration zéro (auquel Nicolas Sarkozy a encore rappelé qu'il n'est pas favorable, le 27 mai dernier, au G8 de Deauville), la discrimination prétendument « positive », le financement des mosquées sur les fonds publics, que Nicolas Sarkozy souhaitait autoriser (il avait commandé dans cette optique le rapport Machelon, rendu en 2006)
Le président subit en outre l'influence de son épouse, Carla Bruni, qui déclarait en novembre 2008 au Journal du dimanche : « Pendant des années, j'ai été une marraine de SOS-Racisme, j'ai aimé cette société multiculturelle, cette mini-France des potes. Hier, j'étais avec Fadela Amara - encore une cousine de SOS - à la cérémonie des Talents des cités. C'est un bain d'énergie… Et en même temps, la reconnaissance des cités par le pouvoir ne suffit pas. Les gens des cités doivent devenir le pouvoir, eux aussi, à leur tour ! »
Il est donc permis de se demander ce qu'il restera des nouvelles dispositions de Claude Guéant au lendemain de 2012, si Nicolas Sarkozy est réélu.
Au-delà des incidents spectaculaires qui défraient régulièrement la chronique, l'importance de la question immigrée s'explique aisément. On assiste depuis 40 ans, à un remplacement progressif de la population « de souche », qui a coïncidé avec un chamboulement profond de la société française, provoqué, d'abord, par l'exode rural et l'éclatement des cadres traditionnels de la société rurale traditionnelle, puis par le séisme culturel qu'a constitué mai 1968, à l'apogée des « trente glorieuses », période marquée par le triomphe du matérialisme et de l'individualisme.
Au bout de ces déracinements, l'immigration, qui s'est chronologiquement effectuée par vagues d'origines différentes, s'est traduite par des regroupements communautaires solides, au moment où la cohésion nationale se délitait et où les communautés au sein desquelles s'exprimaient les solidarités françaises, à commencer par les familles, se désagrégeaient. C'est ce qui explique le mouvement d'assimilation inversée auquel on assiste dans certaines banlieues.
L'assimilation, par une société en crise, de plusieurs millions de personnes de cultures très éloignées de la nôtre, alors que la démographie des Français « de souche » décline, était déjà une gageure. Mais à l'école d'associations comme SOS-Racisme, l'État a choisi de pratiquer une politique d'« intégration », respectueuse de la « diversité », qui a renforcé, comme on pouvait le prévoir, les communautarismes allogènes.
Ce mouvement s'est appuyé sur un véritable terrorisme intellectuel, reposant sur plusieurs postulats erronés que les médias ont enfoncés dans les esprits en pratiquant un redoutable bourrage de crânes.
Premier postulat, les Français sont racistes. Tout montre le contraire et il existe peu de peuples qui auraient accepté avec une telle placidité d'être bousculés par l'irruption sur leur sol de 7 millions de personnes (en comptant les enfants issus de l'immigration), qui représentent aujourd'hui plus du dixième de la population nationale - ce que Valéry Giscard d'Estaing, maître d'œuvre de la politique de regroupement familial, a lui-même qualifié d'« invasion ».
Deuxième postulat, « toutes les cultures se valent », comme l'a dit Chirac, et la civilisation française n'est pas supérieure à celle des pygmées.
Troisième postulat, découlant du précédent : l'apport culturel de l'immigration enrichit notre civilisation, qui contient elle - même des germes de racisme condamnable - qui expliquent notamment le génocide des Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale et appellent la repentance. Demander aux immigrés de renoncer à leurs mœurs et à leur culture, revient à refuser cet apport enrichissant et à les appauvrir eux-mêmes.
Cette mauvaise conscience a eu des conséquences dans tous les domaines, judiciaire (les délinquants issus de l'immigration étant présentés comme les victimes d'une société raciste), social (les aides largement distribuées sont une pompe aspirante de l'immigration), professionnel, avec la discrimination dite « positive », qui a imposé le principe de préférence étrangère au moment même où l'on condamnait celui de préférence nationale.
Telle a été, depuis 2007 et auparavant, la politique de Nicolas Sarkozy.
Eric Letty monde & vie du 16 juillet 2011
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
L’immigration, armée de réserve du capital
En 1973, peu de temps avant sa mort, le président Pompidou reconnaissait avoir ouvert les vannes de l’immigration à la demande d’un certain nombre de grands patrons, tel Francis Bouygues, désireux de bénéficier d’une main-d’œuvre docile, bon marché, dépourvue de conscience de classe et de toute tradition de luttes sociales, afin d’exercer une pression à la baisse sur les salaires des travailleurs français, de réduire leurs ardeurs revendicatrices, et subsidiairement de briser l’unité du mouvement ouvrier. Ces grands patrons, soulignait-il, en « veulent toujours plus ».
Quarante ans plus tard, rien n’a changé. A un moment où plus aucun parti de gouvernement ne se risquerait à demander qu’on accélère encore le rythme de l’immigration, seul le patronat se prononce en ce sens, tout simplement parce que c’est toujours son intérêt. La seule différence est que les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le secteur industriel ou la restauration pour s’étendre à des professions autrefois épargnées, telles que les ingénieurs ou les informaticiens.
La France, on le sait, a fait massivement appel à l’immigration dès le XIXe siècle. La population immigrée représentait déjà 800 000 personnes en 1876, 1,2 million de personnes en 1911. D’abord centre d’attraction des émigrations italienne et belge, l’industrie française a par la suite attiré les Polonais, puis les Espagnols et les Portugais. « Cette immigration, peu qualifiée et non syndiquée, va permettre à l’employeur de se soustraire aux contraintes croissantes du droit du travail »1. En 1924, une Société générale d’immigration (SGI) est même créée à l’initiative du Comité des houillères et des gros exploitants agricoles du Nord-Est. Elle ouvre des bureaux de placement en Europe, qui fonctionnent comme une pompe aspirante. En 1931, on comptera 2,7 millions d’étrangers en France, soit 6,6 % de la population totale. La France affiche alors le plus fort taux d’immigration du monde (515 pour 100 00 habitants). « Un bon moyen pour toute une partie du patronat de faire pression à la baisse sur les salaires […] Dès cette époque, le capitalisme cherche à mettre en concurrence la force de travail en faisant appel à des armées de réserve salariales »2.
Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, les immigrés vont de plus en plus fréquemment venir des pays du Maghreb, Algérie d’abord, puis Maroc. Des camions affrétés par les grandes entreprises (surtout dans le secteur automobile et le bâtiment) viennent par centaines les recruter sur place. De 1962 à 1974, près de deux millions d’immigrés supplémentaires vont ainsi gagner la France, dont 550 000 recrutés par l’Office national d’immigration (ONI), organisme géré par l’Etat, mais contrôlé en sous-main par le patronat. Depuis lors, la vague n’a cessé de s’amplifier.
« Quand il y a pénurie de main-d’œuvre dans un secteur, explique François-Laurent Balssa, de deux choses l’une, soit on augmente les salaires, soit on fait appel à la main-d’œuvre étrangère. C’est généralement la seconde option qui restera privilégiée par le Conseil national du patronat français (CNPF), puis, à partir de 1998, par le Mouvement des entreprises (Medef) qui prend sa succession. Choix témoignant d’une volonté de profits à court terme, qui devait retarder d’autant l’amélioration des outils de production et l’innovation en matière industrielle. Dans le même temps, en effet, l’exemple du Japon montre que le refus de l’immigration au profit de l’emploi autochtone a permis à ce pays d’accomplir sa révolution technologique avant la plupart de ses concurrents occidentaux »3.
L’immigration a donc au départ été un phénomène patronal. Elle continue de l’être aujourd’hui. Ceux qui veulent toujours plus d’immigration, ce sont les grandes entreprises. Cette immigration est conforme à l’esprit même du capitalisme, qui tend à l’abolition des frontières (« laissez faire, laissez passer »). « Obéissant à la logique du dumping social, poursuit François-Laurent Balssa, un marché du travail “low cost” s’est ainsi créé avec des “sans-papiers” peu qualifiés faisant office de bouche-trou. Comme si les grands patrons et l’extrême gauche s’étaient donné la main, les uns pour démanteler l’Etat-social, à leurs yeux trop coûteux, les autres pour abattre l’Etat-nation, trop archaïque »4. C’est la raison pour laquelle le parti communiste et la CGT – qui ont radicalement changé d’orientation depuis – ont combattu jusqu’en 1981 le principe libéral de l’ouverture des frontières, au nom de la défense des intérêts de la classe ouvrière.
« Laissez passer les hommes, mais aussi les capitaux et les marchandises ; telle est la doctrine de la Commission européenne. Mieux : laissez passer les hommes pour mieux rentabiliser le mouvement des capitaux et des marchandises », écrit également Eric Zemmour, qui rappelle que « les mouvements migratoires très importants de ces vingt dernières années ont été une des composantes majeures d’une croissance économique sans inflation, puisque ce flot continu de travailleurs à bas prix a pesé comme une chape de plomb sur les salaires des travailleurs occidentaux »5. Michèle Tribalat, elle, observe de son côté que « l’immigration modifie la répartition du gâteau économique, et cet indéniable constat à beaucoup à voir avec le fait que certains sont favorables à une forte immigration quand d’autres cherchent à la réduire ou à l’arrêter »6.
Pour une fois bien inspiré, le libéral Philippe Nemo confirme ces observations : « Il y a en en Europe des responsables économiques qui rêvent de faire venir en Europe une main-d’œuvre bon marché capable, d’abord, d’occuper certains emplois pour lesquels la main-d’œuvre locale est insuffisante, ensuite de peser sensiblement à la baisse sur les salaires des autres travailleurs européens. Ces lobbies, qui ont tous les moyens de se faire entendre tant des gouvernements nationaux que de la Commission de Bruxelles, sont donc favorables tant à l’immigration en général qu’à un élargissement de l’Europe qui faciliterait considérablement les migrations du travail. Ils ont raison du point de vue qui est le leur, c’est-à-dire selon une logique purement économique […] Le problème est qu’on ne peut raisonner ici selon une logique seulement économique, puisque l’afflux en Europe de populations exogènes a aussi des conséquences sociologiques lourdes. Si les capitalistes en question prêtent peu d’attention à ce problème, c’est peut-être qu’ils jouissent en général des bénéfices économiques de l’immigration sans en subir eux-mêmes les nuisances sociales. Grâce à l’argent gagné par leurs entreprises, dont la profitabilité est ainsi assurée, ils peuvent habiter les beaux quartiers, en laissant leurs compatriotes moins fortunés se débrouiller, dans les banlieues déshéritées, avec les populations allogènes »7.
Telle est aussi l’opinion des experts. C’est ce qu’a montré, en 2009, un rapport du Conseil d’analyse économique (CAE), organisme dépendant directement des services de Matignon. Intitulé Immigration, qualification et marché du travail, ce document explique d’abord que la notion de « pénurie de main-d’œuvre », traditionnellement alléguée pour justifier le recours à l’immigration, ne signifie à peu près rien en période de chômage. « Du point de vue de la science économique, la notion de pénurie n’est pas évidente », peut-on lire dans le texte, car le « fait que certains natifs rejettent certains types d’emploi peut simplement signifier que les travailleurs ont de meilleures opportunités que d’occuper ces emplois, et donc que les salaires correspondants devraient augmenter pour qu’ils soient pourvus » (p. 45). Ce qui montre très clairement que la pénurie ne se forme que lorsqu’un secteur n’offre pas des salaires suffisants – et que le recours à l’immigration est en fait un moyen de ne pas augmenter les salaires, quitte à créer artificiellement une « pénurie » que l’on comblera en allant chercher ailleurs une main-d’œuvre acceptant d’être sous-payée. Le rapport conclut d’ailleurs que, « dans le cas du marché du travail, cela signifie qu’à la place de l’immigration des années 1960 on aurait pu envisager une hausse du salaire des moins qualifiés » (p. 46).
Le même document recense par ailleurs une série d’études qui ont tenté, en France comme à l’étranger, de chiffrer l’impact de l’immigration sur les salaires : « Atlonji et Card trouvent qu’une hausse de la proportion d’immigrés d’un point de pourcentage réduit le salaire de 1,2 % […] Boris conclut son étude en affirmant qu’entre 1980 et 2000, l’immigration aurait accueilli l’offre de travail d’environ 11 %, ce qui aurait réduit le salaire des natifs d’environ 3,2 % » (pp. 37-38).
Depuis le début des années 2000, l’apport annuel de l’immigration à la population française est d’environ 350 000 personnes, pour la plupart d’origine extra-européenne (dont 200 000 entrées régulières dans le cadre de l’immigration professionnelle ou du regroupement familial, 50 000 demandeurs d’asile et 80 000 naissances d’origine étrangère). Le nombre d’immigrés devenus français augmentant chaque année de près de 150 000, un bon tiers de la population française devrait, au milieu de ce siècle, être issue de l’immigration.
Selon les chiffres officiels, les immigrés vivant dans un ménage ordinaire représentent aujourd’hui 5 millions de personnes, soit 8 % de la population française en 2008. Les enfants d’immigrés, descendants directs d’un ou deux immigrés, représentent 6,5 millions de personnes, soit 11 % de la population. Les clandestins sont évalués entre 300 000 et 550 000 personnes. (Les expulsions de clandestins coûtent 232 millions d’euros par an, soit 12 000 euros par reconduite). Jean-Paul Gourévitch, de son côté, évalue la population d’origine étrangère vivant en France en 2009 à 7,7 millions de personnes (dont 3,4 millions de Maghrébins et 2,4 millions d’originaires de l’Afrique subsaharienne), soit 12,2 % de la population métropolitaine actuelle. En 2006, cette population immigrée contribuait à hauteur de 17 % à la natalité.
Or, si l’immigration rapporte au secteur privé beaucoup plus qu’elle ne lui coûte, elle coûte en revanche au secteur public beaucoup plus qu’elle ne lui rapporte.
Le coût global de l’immigration a en effet été chiffré. Selon une étude de Contribuables Associés rédigée par Jean-Paul Gourévitch, Le coût de la politique migratoire de la France, les dépenses que l’Etat consent pour l’immigration se montent aujourd’hui à 79,4 milliards d’euros par an, dont près des trois-quarts (58,6 milliards) relèvent des coûts sociaux. Les recettes s’élevant à 48,9 milliards d’euros, dont les deux tiers sont dus à la fiscalité directe (État et collectivités locales) et aux impôts indirects (TVA et TIPP), le déficit global pour les finances publiques se monte à 30,4 milliards d’euros, soit 1,56 point de PIB. On notera que le coût non marchand de l’immigration n’est pas pris en compte ici. Jean-Paul Gourévitch précise que « les études conduites outre-Manche et outre-Atlantique montrent que l’immigration n’a pas d’effet globalement positif sur les finances publiques tant que l’immigration de peuplement, qui coûte à l’Etat plus qu’elle ne rapporte, reste supérieure à l’immigration de main-d’œuvre, qui rapporte un peu plus qu’elle ne coûte quand elle n’est pas clandestine »8. Il ajoute que si, aux déficits dus à l’immigration, on ajoute encore ceux qui résultent de l’expatriation, soit plus de 11 milliards d’euros de dépenses et de manque à gagner pour l’État, « le coût de la politique migratoire de la France s’établit aujourd’hui à 38,3 milliards d’euros, soit presque deux points de PIB »9.
La France connaît donc aujourd’hui une immigration de peuplement, conséquence directe du regroupement familial. Mais les immigrés constituent plus que jamais l’armée de réserve du capital.
On ne peut qu’être frappé, à cet égard, de voir comment les réseaux « sans-papiéristes » de l’extrême gauche, qui croient trouver dans les immigrés un prolétariat de substitution, servent les intérêts du patronat. Réseaux mafieux, passeurs d’hommes et de marchandises, grands patrons, militants « humanitaires », employeurs « au noir » : tous sont adeptes de l’abolition des frontières par le libre-échangisme mondial. Olivier Besançenot, Laurence Parisot, même combat !
Révélateur, par exemple, est le fait que Michael Hardt et Antonio Negri, dans leurs livres-manifestes Empire et Multitude10, se prononcent pour une « citoyenneté mondiale » et lancent un appel à la suppression des frontières qui aurait pour premier effet d’accélérer l’installation dans les pays développés de masses de travailleurs à bas salaires provenant du Tiers-monde ou des pays émergents. Qu’aujourd’hui, la plupart des migrants doivent leur déracinement aux dislocations sans fin induites par la logique du marché global, que ce déracinement soit précisément ce que recherche le capitalisme pour mieux adapter l’homme au marché et enfin, subsidiairement, que l’attachement territorial fasse partie des motivations humaines, ne gêne aucunement ces deux auteurs, qui notent au contraire, avec satisfaction, que « le capital lui-même a exigé une mobilité croissante de la main-d’œuvre et des migrations continuelles à travers les frontières nationales »11. Le marché mondial constituerait, de leur point de vue, le cadre naturel de la « citoyenneté mondiale ». Parce qu’il « exige un espace lisse de flux non codés et déterritorialisés », le marché mondial est censé servir les intérêts de la « multitude », car « la mobilité comporte un prix à payer pour le capital qui est le désir accru de libération »12.
L’inconvénient de cette apologie du déracinement, pris comme condition première d’un « nomadisme » libérateur, est qu’elle repose sur une vision totalement irréelle de la situation concrète des migrants et des personnes déplacées. Comme l’écrivent Jacques Guigou et Jacques Wajnsztejn, « Hardt et Negri s’illusionnent sur la capacité des flux d’immigration à être à la fois la source d’une nouvelle possibilité de valorisation du capital et la base d’un enrichissement des perspectives de la multitude. Les migrations ne sont, en effet, rien d’autre qu’un moment d’une concurrence universelle et, en soi, migrer n’est pas plus émancipateur que de rester chez soi. Le sujet “nomade” n’est pas plus enclin à la critique et à la révolte que le sujet sédentaire »13. « Aussi longtemps, ajoute Robert Kurz, que des hommes quitteront leurs proches et iront, même au risque de leur vie, chercher du travail ailleurs – pour être à la fin broyés par la moulinette du capitalisme –, ils ne seront pas plus porteurs d’émancipation que les autovalorisateurs postmodernes de l’Occident : ils n’en constituent que la variante misérable »14.
Qui critique le capitalisme en approuvant l’immigration, dont la classe ouvrière est la première victime, ferait mieux de se taire. Qui critique l’immigration en restant muet sur le capitalisme devrait en faire autant.
Alain de Benoist* http://esprit-europeen.fr/
*http://www.revue-elements.com/
Notes et références
1. François-Laurent Balssa, « Un choix salarial pour les grandes entreprises », in Le Spectacle du monde, octobre 2010, p. 42.
2. Ibid., p. 43.
3. Ibid., p. 44.
4. Ibid., p. 45.
5. Le Spectacle du monde, septembre 2010, pp. 16-17.
6. Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés. L’immigration en France, Denoël, Paris 2010.
7. Philippe Nemo, entretien en ligne, site Le Temps d’y penser, 29 septembre 2010.
8. Jean-Paul Gourévitch, « La réalité de l’immigration », in La Nef, mai 2010, p. 14.
9. Ibid., p. 15.
10. Michel Hardt et Antonio Negri, Empire, Exils, Paris 2000 ; Multitude, La Découverte, Paris 2004.
11. Empire, op. cit., p. 481.
12. Ibid., pp. 403-404 et 312.
13. Jacques Guigou et Jacques Wajnsztejn, L’évanescence de la valeur. Une présentation critique du groupe Krisis, L’Harmattan, Paris 2004, p. 126.
14. Robert Kurz, « L’Empire et ses théoriciens », in Anselm Jappe et Robert Kurz, Les habits neufs de l’Empire. Remarques sur Negri, Hardt et Rufin, Lignes-Léo Scheer, Paris 2003, pp. 114-115.
En 1973, peu de temps avant sa mort, le président Pompidou reconnaissait avoir ouvert les vannes de l’immigration à la demande d’un certain nombre de grands patrons, tel Francis Bouygues, désireux de bénéficier d’une main-d’œuvre docile, bon marché, dépourvue de conscience de classe et de toute tradition de luttes sociales, afin d’exercer une pression à la baisse sur les salaires des travailleurs français, de réduire leurs ardeurs revendicatrices, et subsidiairement de briser l’unité du mouvement ouvrier. Ces grands patrons, soulignait-il, en « veulent toujours plus ».
Quarante ans plus tard, rien n’a changé. A un moment où plus aucun parti de gouvernement ne se risquerait à demander qu’on accélère encore le rythme de l’immigration, seul le patronat se prononce en ce sens, tout simplement parce que c’est toujours son intérêt. La seule différence est que les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le secteur industriel ou la restauration pour s’étendre à des professions autrefois épargnées, telles que les ingénieurs ou les informaticiens.
La France, on le sait, a fait massivement appel à l’immigration dès le XIXe siècle. La population immigrée représentait déjà 800 000 personnes en 1876, 1,2 million de personnes en 1911. D’abord centre d’attraction des émigrations italienne et belge, l’industrie française a par la suite attiré les Polonais, puis les Espagnols et les Portugais. « Cette immigration, peu qualifiée et non syndiquée, va permettre à l’employeur de se soustraire aux contraintes croissantes du droit du travail »1. En 1924, une Société générale d’immigration (SGI) est même créée à l’initiative du Comité des houillères et des gros exploitants agricoles du Nord-Est. Elle ouvre des bureaux de placement en Europe, qui fonctionnent comme une pompe aspirante. En 1931, on comptera 2,7 millions d’étrangers en France, soit 6,6 % de la population totale. La France affiche alors le plus fort taux d’immigration du monde (515 pour 100 00 habitants). « Un bon moyen pour toute une partie du patronat de faire pression à la baisse sur les salaires […] Dès cette époque, le capitalisme cherche à mettre en concurrence la force de travail en faisant appel à des armées de réserve salariales »2.
Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, les immigrés vont de plus en plus fréquemment venir des pays du Maghreb, Algérie d’abord, puis Maroc. Des camions affrétés par les grandes entreprises (surtout dans le secteur automobile et le bâtiment) viennent par centaines les recruter sur place. De 1962 à 1974, près de deux millions d’immigrés supplémentaires vont ainsi gagner la France, dont 550 000 recrutés par l’Office national d’immigration (ONI), organisme géré par l’Etat, mais contrôlé en sous-main par le patronat. Depuis lors, la vague n’a cessé de s’amplifier.
« Quand il y a pénurie de main-d’œuvre dans un secteur, explique François-Laurent Balssa, de deux choses l’une, soit on augmente les salaires, soit on fait appel à la main-d’œuvre étrangère. C’est généralement la seconde option qui restera privilégiée par le Conseil national du patronat français (CNPF), puis, à partir de 1998, par le Mouvement des entreprises (Medef) qui prend sa succession. Choix témoignant d’une volonté de profits à court terme, qui devait retarder d’autant l’amélioration des outils de production et l’innovation en matière industrielle. Dans le même temps, en effet, l’exemple du Japon montre que le refus de l’immigration au profit de l’emploi autochtone a permis à ce pays d’accomplir sa révolution technologique avant la plupart de ses concurrents occidentaux »3.
L’immigration a donc au départ été un phénomène patronal. Elle continue de l’être aujourd’hui. Ceux qui veulent toujours plus d’immigration, ce sont les grandes entreprises. Cette immigration est conforme à l’esprit même du capitalisme, qui tend à l’abolition des frontières (« laissez faire, laissez passer »). « Obéissant à la logique du dumping social, poursuit François-Laurent Balssa, un marché du travail “low cost” s’est ainsi créé avec des “sans-papiers” peu qualifiés faisant office de bouche-trou. Comme si les grands patrons et l’extrême gauche s’étaient donné la main, les uns pour démanteler l’Etat-social, à leurs yeux trop coûteux, les autres pour abattre l’Etat-nation, trop archaïque »4. C’est la raison pour laquelle le parti communiste et la CGT – qui ont radicalement changé d’orientation depuis – ont combattu jusqu’en 1981 le principe libéral de l’ouverture des frontières, au nom de la défense des intérêts de la classe ouvrière.
« Laissez passer les hommes, mais aussi les capitaux et les marchandises ; telle est la doctrine de la Commission européenne. Mieux : laissez passer les hommes pour mieux rentabiliser le mouvement des capitaux et des marchandises », écrit également Eric Zemmour, qui rappelle que « les mouvements migratoires très importants de ces vingt dernières années ont été une des composantes majeures d’une croissance économique sans inflation, puisque ce flot continu de travailleurs à bas prix a pesé comme une chape de plomb sur les salaires des travailleurs occidentaux »5. Michèle Tribalat, elle, observe de son côté que « l’immigration modifie la répartition du gâteau économique, et cet indéniable constat à beaucoup à voir avec le fait que certains sont favorables à une forte immigration quand d’autres cherchent à la réduire ou à l’arrêter »6.
Pour une fois bien inspiré, le libéral Philippe Nemo confirme ces observations : « Il y a en en Europe des responsables économiques qui rêvent de faire venir en Europe une main-d’œuvre bon marché capable, d’abord, d’occuper certains emplois pour lesquels la main-d’œuvre locale est insuffisante, ensuite de peser sensiblement à la baisse sur les salaires des autres travailleurs européens. Ces lobbies, qui ont tous les moyens de se faire entendre tant des gouvernements nationaux que de la Commission de Bruxelles, sont donc favorables tant à l’immigration en général qu’à un élargissement de l’Europe qui faciliterait considérablement les migrations du travail. Ils ont raison du point de vue qui est le leur, c’est-à-dire selon une logique purement économique […] Le problème est qu’on ne peut raisonner ici selon une logique seulement économique, puisque l’afflux en Europe de populations exogènes a aussi des conséquences sociologiques lourdes. Si les capitalistes en question prêtent peu d’attention à ce problème, c’est peut-être qu’ils jouissent en général des bénéfices économiques de l’immigration sans en subir eux-mêmes les nuisances sociales. Grâce à l’argent gagné par leurs entreprises, dont la profitabilité est ainsi assurée, ils peuvent habiter les beaux quartiers, en laissant leurs compatriotes moins fortunés se débrouiller, dans les banlieues déshéritées, avec les populations allogènes »7.
Telle est aussi l’opinion des experts. C’est ce qu’a montré, en 2009, un rapport du Conseil d’analyse économique (CAE), organisme dépendant directement des services de Matignon. Intitulé Immigration, qualification et marché du travail, ce document explique d’abord que la notion de « pénurie de main-d’œuvre », traditionnellement alléguée pour justifier le recours à l’immigration, ne signifie à peu près rien en période de chômage. « Du point de vue de la science économique, la notion de pénurie n’est pas évidente », peut-on lire dans le texte, car le « fait que certains natifs rejettent certains types d’emploi peut simplement signifier que les travailleurs ont de meilleures opportunités que d’occuper ces emplois, et donc que les salaires correspondants devraient augmenter pour qu’ils soient pourvus » (p. 45). Ce qui montre très clairement que la pénurie ne se forme que lorsqu’un secteur n’offre pas des salaires suffisants – et que le recours à l’immigration est en fait un moyen de ne pas augmenter les salaires, quitte à créer artificiellement une « pénurie » que l’on comblera en allant chercher ailleurs une main-d’œuvre acceptant d’être sous-payée. Le rapport conclut d’ailleurs que, « dans le cas du marché du travail, cela signifie qu’à la place de l’immigration des années 1960 on aurait pu envisager une hausse du salaire des moins qualifiés » (p. 46).
Le même document recense par ailleurs une série d’études qui ont tenté, en France comme à l’étranger, de chiffrer l’impact de l’immigration sur les salaires : « Atlonji et Card trouvent qu’une hausse de la proportion d’immigrés d’un point de pourcentage réduit le salaire de 1,2 % […] Boris conclut son étude en affirmant qu’entre 1980 et 2000, l’immigration aurait accueilli l’offre de travail d’environ 11 %, ce qui aurait réduit le salaire des natifs d’environ 3,2 % » (pp. 37-38).
Depuis le début des années 2000, l’apport annuel de l’immigration à la population française est d’environ 350 000 personnes, pour la plupart d’origine extra-européenne (dont 200 000 entrées régulières dans le cadre de l’immigration professionnelle ou du regroupement familial, 50 000 demandeurs d’asile et 80 000 naissances d’origine étrangère). Le nombre d’immigrés devenus français augmentant chaque année de près de 150 000, un bon tiers de la population française devrait, au milieu de ce siècle, être issue de l’immigration.
Selon les chiffres officiels, les immigrés vivant dans un ménage ordinaire représentent aujourd’hui 5 millions de personnes, soit 8 % de la population française en 2008. Les enfants d’immigrés, descendants directs d’un ou deux immigrés, représentent 6,5 millions de personnes, soit 11 % de la population. Les clandestins sont évalués entre 300 000 et 550 000 personnes. (Les expulsions de clandestins coûtent 232 millions d’euros par an, soit 12 000 euros par reconduite). Jean-Paul Gourévitch, de son côté, évalue la population d’origine étrangère vivant en France en 2009 à 7,7 millions de personnes (dont 3,4 millions de Maghrébins et 2,4 millions d’originaires de l’Afrique subsaharienne), soit 12,2 % de la population métropolitaine actuelle. En 2006, cette population immigrée contribuait à hauteur de 17 % à la natalité.
Or, si l’immigration rapporte au secteur privé beaucoup plus qu’elle ne lui coûte, elle coûte en revanche au secteur public beaucoup plus qu’elle ne lui rapporte.
Le coût global de l’immigration a en effet été chiffré. Selon une étude de Contribuables Associés rédigée par Jean-Paul Gourévitch, Le coût de la politique migratoire de la France, les dépenses que l’Etat consent pour l’immigration se montent aujourd’hui à 79,4 milliards d’euros par an, dont près des trois-quarts (58,6 milliards) relèvent des coûts sociaux. Les recettes s’élevant à 48,9 milliards d’euros, dont les deux tiers sont dus à la fiscalité directe (État et collectivités locales) et aux impôts indirects (TVA et TIPP), le déficit global pour les finances publiques se monte à 30,4 milliards d’euros, soit 1,56 point de PIB. On notera que le coût non marchand de l’immigration n’est pas pris en compte ici. Jean-Paul Gourévitch précise que « les études conduites outre-Manche et outre-Atlantique montrent que l’immigration n’a pas d’effet globalement positif sur les finances publiques tant que l’immigration de peuplement, qui coûte à l’Etat plus qu’elle ne rapporte, reste supérieure à l’immigration de main-d’œuvre, qui rapporte un peu plus qu’elle ne coûte quand elle n’est pas clandestine »8. Il ajoute que si, aux déficits dus à l’immigration, on ajoute encore ceux qui résultent de l’expatriation, soit plus de 11 milliards d’euros de dépenses et de manque à gagner pour l’État, « le coût de la politique migratoire de la France s’établit aujourd’hui à 38,3 milliards d’euros, soit presque deux points de PIB »9.
La France connaît donc aujourd’hui une immigration de peuplement, conséquence directe du regroupement familial. Mais les immigrés constituent plus que jamais l’armée de réserve du capital.
On ne peut qu’être frappé, à cet égard, de voir comment les réseaux « sans-papiéristes » de l’extrême gauche, qui croient trouver dans les immigrés un prolétariat de substitution, servent les intérêts du patronat. Réseaux mafieux, passeurs d’hommes et de marchandises, grands patrons, militants « humanitaires », employeurs « au noir » : tous sont adeptes de l’abolition des frontières par le libre-échangisme mondial. Olivier Besançenot, Laurence Parisot, même combat !
Révélateur, par exemple, est le fait que Michael Hardt et Antonio Negri, dans leurs livres-manifestes Empire et Multitude10, se prononcent pour une « citoyenneté mondiale » et lancent un appel à la suppression des frontières qui aurait pour premier effet d’accélérer l’installation dans les pays développés de masses de travailleurs à bas salaires provenant du Tiers-monde ou des pays émergents. Qu’aujourd’hui, la plupart des migrants doivent leur déracinement aux dislocations sans fin induites par la logique du marché global, que ce déracinement soit précisément ce que recherche le capitalisme pour mieux adapter l’homme au marché et enfin, subsidiairement, que l’attachement territorial fasse partie des motivations humaines, ne gêne aucunement ces deux auteurs, qui notent au contraire, avec satisfaction, que « le capital lui-même a exigé une mobilité croissante de la main-d’œuvre et des migrations continuelles à travers les frontières nationales »11. Le marché mondial constituerait, de leur point de vue, le cadre naturel de la « citoyenneté mondiale ». Parce qu’il « exige un espace lisse de flux non codés et déterritorialisés », le marché mondial est censé servir les intérêts de la « multitude », car « la mobilité comporte un prix à payer pour le capital qui est le désir accru de libération »12.
L’inconvénient de cette apologie du déracinement, pris comme condition première d’un « nomadisme » libérateur, est qu’elle repose sur une vision totalement irréelle de la situation concrète des migrants et des personnes déplacées. Comme l’écrivent Jacques Guigou et Jacques Wajnsztejn, « Hardt et Negri s’illusionnent sur la capacité des flux d’immigration à être à la fois la source d’une nouvelle possibilité de valorisation du capital et la base d’un enrichissement des perspectives de la multitude. Les migrations ne sont, en effet, rien d’autre qu’un moment d’une concurrence universelle et, en soi, migrer n’est pas plus émancipateur que de rester chez soi. Le sujet “nomade” n’est pas plus enclin à la critique et à la révolte que le sujet sédentaire »13. « Aussi longtemps, ajoute Robert Kurz, que des hommes quitteront leurs proches et iront, même au risque de leur vie, chercher du travail ailleurs – pour être à la fin broyés par la moulinette du capitalisme –, ils ne seront pas plus porteurs d’émancipation que les autovalorisateurs postmodernes de l’Occident : ils n’en constituent que la variante misérable »14.
Qui critique le capitalisme en approuvant l’immigration, dont la classe ouvrière est la première victime, ferait mieux de se taire. Qui critique l’immigration en restant muet sur le capitalisme devrait en faire autant.
Alain de Benoist* http://esprit-europeen.fr/
*http://www.revue-elements.com/
Notes et références
1. François-Laurent Balssa, « Un choix salarial pour les grandes entreprises », in Le Spectacle du monde, octobre 2010, p. 42.
2. Ibid., p. 43.
3. Ibid., p. 44.
4. Ibid., p. 45.
5. Le Spectacle du monde, septembre 2010, pp. 16-17.
6. Michèle Tribalat, Les yeux grands fermés. L’immigration en France, Denoël, Paris 2010.
7. Philippe Nemo, entretien en ligne, site Le Temps d’y penser, 29 septembre 2010.
8. Jean-Paul Gourévitch, « La réalité de l’immigration », in La Nef, mai 2010, p. 14.
9. Ibid., p. 15.
10. Michel Hardt et Antonio Negri, Empire, Exils, Paris 2000 ; Multitude, La Découverte, Paris 2004.
11. Empire, op. cit., p. 481.
12. Ibid., pp. 403-404 et 312.
13. Jacques Guigou et Jacques Wajnsztejn, L’évanescence de la valeur. Une présentation critique du groupe Krisis, L’Harmattan, Paris 2004, p. 126.
14. Robert Kurz, « L’Empire et ses théoriciens », in Anselm Jappe et Robert Kurz, Les habits neufs de l’Empire. Remarques sur Negri, Hardt et Rufin, Lignes-Léo Scheer, Paris 2003, pp. 114-115.
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
IMMIGRATION : Le Conseil constitutionnel valide la nouvelle loi. Mais cela ne suffit pas !
Un seul article partiellement censuré sur les 111 que compte la nouvelle (et énième) loi sur l'immigration, portant cette fois la signature de Claude Guéant. Le PS avait saisi les juges constitutionnels pour faire annuler, par exemple, la possibilité de créer des « zones d'attente temporaires », pour 26 jours au plus, en cas d'afflux importants d'immigrés illégaux à telle ou telle frontière. Les juges ont validé cette innovation, tout comme ils ont accepté que soit repoussé à 5 jours, contre 2 actuellement, le moment où doit intervenir le juge des libertés et de la détention sur le régime des étrangers retenus parce qu'en situation irrégulière. C'est censé constituer le cœur de la réforme.
Le seul article censuré est l'article 56 qui prévoyait la possibilité de prolonger de douze mois la rétention des étrangers condamnés pour des activités à caractère terroriste et ayant purgé leur peine : il faut s'en tenir aux six mois actuels sous peine de contrevenir à la Constitution - et à une directive communautaire…
Tout cela va-t-il permettre la mise en place d'un arsenal juridique vraiment efficace, concrètement efficace contre la venue d'étrangers qui ne sont et qui ne peuvent être tous les bienvenus en France ? L'expérience et l'étendue du problème des illégaux montre amplement le contraire puisque la France est et demeure plus que jamais un Eldorado dans le contexte de la crise économique et de l'instabilité créée par le « printemps arabe ». L'expulsion n'est qu'un risque de parcours. Un risque généralement assumé en connaissance de cause et compensé par les dispositions protectrices des droits des clandestins, qui certes ne sont pas nuls, mais qui sont interprétés de manière à priver la France de ses droits en tant que nation face à des populations qu'elle a le droit de ne pas vouloir accueillir.
Le problème est que cette volonté n'est pas en réalité si nette. Les ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union se sont réunis jeudi pour réaffirmer que l'Europe a besoin de main-d'œuvre, et donc de nouveaux immigrés extracommunautaires. Les différentes organisations patronales chantent le même refrain.
Les lois et les actions visibles contre l'immigration clandestine, dans ce contexte-là, apparaissent davantage comme des concessions d'apparence à une exaspération qui ne veulent pas s'assimiler, que comme des programmes politiques vigoureux destinés à réellement protéger les siens et assurer d'abord le maintien de la tranquillité de l'ordre.
Il faut pourtant le dire et le redire, malgré le poids du politiquement correct : un pays ne peut « accueillir l'autre » indéfiniment sans y perdre son identité, sa cohérence, son être propre de « famille des familles » qui en fait, charnellement, une patrie.
Il faut le dire encore : il n'est pas juste que des familles françaises vivant pacifiquement dans leur propre pays soient exposées aux vexations, aux agressions, aux trafics, aux crûmes, aux affrontements armés entre bandes, et même à la guérilla contre les forces de l'ordre, et qu'on leur ordonne « d'accueillir l'autre » sans conditions et sans réagir. C'est à ceux qui incarnent le pouvoir au sein de la nation qu'il appartient d'y mettre fin, et il appartient à chaque pays d'assumer ce devoir, avec humanité certes, mais sans faiblesse.
Il n'est pas juste que sous prétexte de rappeler aux chrétiens qu'ils doivent aimer leurs ennemis - c'est-à-dire vouloir leur bien, et donc leur bonheur éternel, et les traiter en tant qu'individus comme des frères en humanité - des hommes d'Église en tirent des conclusions politiques d'ouverture systématique et d'accueil indéfini. C'est, pour le coup, une véritable confusion du spirituel et du temporel, d'autant plus insupportable qu'ils ne disent pas d'abord le devoir de porter le Christ à chaque étranger dont nous croisons le chemin, ce qui aurait sans doute pu éviter un certain nombre des problèmes que nous vivons aujourd'hui.
Plusieurs lecteurs se sont manifestés pour regretter que Présent ne dénonce pas à cet égard certaines déclarations du Pape sur l'accueil des immigrés. Il me semble que Benoît XVI, justement, ne se situe pas dans ce registre de la confusion, puisqu'il parle aux Européens du devoir d'être eux-mêmes et de savoir faire connaître le Christ. Mais ce qui est vrai, en revanche, c'est que les médias exploitent systématiquement et la plupart du temps frauduleusement ses propos pour faire avancer l'idée de l'accueil « sans discrimination » de l'étranger, le plus « différent- » possible, dans le but avoué d'en finir avec les différences culturelles.
Cela n'est pas chrétien.
Jeanne Smits Présent du 11 juin 2011 via http://infonatio.unblog.fr/
Un seul article partiellement censuré sur les 111 que compte la nouvelle (et énième) loi sur l'immigration, portant cette fois la signature de Claude Guéant. Le PS avait saisi les juges constitutionnels pour faire annuler, par exemple, la possibilité de créer des « zones d'attente temporaires », pour 26 jours au plus, en cas d'afflux importants d'immigrés illégaux à telle ou telle frontière. Les juges ont validé cette innovation, tout comme ils ont accepté que soit repoussé à 5 jours, contre 2 actuellement, le moment où doit intervenir le juge des libertés et de la détention sur le régime des étrangers retenus parce qu'en situation irrégulière. C'est censé constituer le cœur de la réforme.
Le seul article censuré est l'article 56 qui prévoyait la possibilité de prolonger de douze mois la rétention des étrangers condamnés pour des activités à caractère terroriste et ayant purgé leur peine : il faut s'en tenir aux six mois actuels sous peine de contrevenir à la Constitution - et à une directive communautaire…
Tout cela va-t-il permettre la mise en place d'un arsenal juridique vraiment efficace, concrètement efficace contre la venue d'étrangers qui ne sont et qui ne peuvent être tous les bienvenus en France ? L'expérience et l'étendue du problème des illégaux montre amplement le contraire puisque la France est et demeure plus que jamais un Eldorado dans le contexte de la crise économique et de l'instabilité créée par le « printemps arabe ». L'expulsion n'est qu'un risque de parcours. Un risque généralement assumé en connaissance de cause et compensé par les dispositions protectrices des droits des clandestins, qui certes ne sont pas nuls, mais qui sont interprétés de manière à priver la France de ses droits en tant que nation face à des populations qu'elle a le droit de ne pas vouloir accueillir.
Le problème est que cette volonté n'est pas en réalité si nette. Les ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union se sont réunis jeudi pour réaffirmer que l'Europe a besoin de main-d'œuvre, et donc de nouveaux immigrés extracommunautaires. Les différentes organisations patronales chantent le même refrain.
Les lois et les actions visibles contre l'immigration clandestine, dans ce contexte-là, apparaissent davantage comme des concessions d'apparence à une exaspération qui ne veulent pas s'assimiler, que comme des programmes politiques vigoureux destinés à réellement protéger les siens et assurer d'abord le maintien de la tranquillité de l'ordre.
Il faut pourtant le dire et le redire, malgré le poids du politiquement correct : un pays ne peut « accueillir l'autre » indéfiniment sans y perdre son identité, sa cohérence, son être propre de « famille des familles » qui en fait, charnellement, une patrie.
Il faut le dire encore : il n'est pas juste que des familles françaises vivant pacifiquement dans leur propre pays soient exposées aux vexations, aux agressions, aux trafics, aux crûmes, aux affrontements armés entre bandes, et même à la guérilla contre les forces de l'ordre, et qu'on leur ordonne « d'accueillir l'autre » sans conditions et sans réagir. C'est à ceux qui incarnent le pouvoir au sein de la nation qu'il appartient d'y mettre fin, et il appartient à chaque pays d'assumer ce devoir, avec humanité certes, mais sans faiblesse.
Il n'est pas juste que sous prétexte de rappeler aux chrétiens qu'ils doivent aimer leurs ennemis - c'est-à-dire vouloir leur bien, et donc leur bonheur éternel, et les traiter en tant qu'individus comme des frères en humanité - des hommes d'Église en tirent des conclusions politiques d'ouverture systématique et d'accueil indéfini. C'est, pour le coup, une véritable confusion du spirituel et du temporel, d'autant plus insupportable qu'ils ne disent pas d'abord le devoir de porter le Christ à chaque étranger dont nous croisons le chemin, ce qui aurait sans doute pu éviter un certain nombre des problèmes que nous vivons aujourd'hui.
Plusieurs lecteurs se sont manifestés pour regretter que Présent ne dénonce pas à cet égard certaines déclarations du Pape sur l'accueil des immigrés. Il me semble que Benoît XVI, justement, ne se situe pas dans ce registre de la confusion, puisqu'il parle aux Européens du devoir d'être eux-mêmes et de savoir faire connaître le Christ. Mais ce qui est vrai, en revanche, c'est que les médias exploitent systématiquement et la plupart du temps frauduleusement ses propos pour faire avancer l'idée de l'accueil « sans discrimination » de l'étranger, le plus « différent- » possible, dans le but avoué d'en finir avec les différences culturelles.
Cela n'est pas chrétien.
Jeanne Smits Présent du 11 juin 2011 via http://infonatio.unblog.fr/
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Immigration: +27% pour le budget asile
« La part consacrée à l’asile dans le budget 2012 consacré à l’immigration et l’asile est en augmentation de 27% pour “tenir compte du niveau élevé des besoins d’hébergement des demandeurs d’asile” », a précisé mercredi le ministère de l’Intérieur.
Au total, la mission immigration, asile et intégration voit ses crédits augmenter de 14,1% pour 2012, pour atteindre 632 millions d’euros, dont 376 millions d’euros pour l’asile contre 296 millions en 2011, selon les éléments fournis par le ministère.
Le Figaro via http://www.fdesouche.com/
« La part consacrée à l’asile dans le budget 2012 consacré à l’immigration et l’asile est en augmentation de 27% pour “tenir compte du niveau élevé des besoins d’hébergement des demandeurs d’asile” », a précisé mercredi le ministère de l’Intérieur.
Au total, la mission immigration, asile et intégration voit ses crédits augmenter de 14,1% pour 2012, pour atteindre 632 millions d’euros, dont 376 millions d’euros pour l’asile contre 296 millions en 2011, selon les éléments fournis par le ministère.
Le Figaro via http://www.fdesouche.com/
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
« La gauche et la préférence immigrée » de Hervé Algalarrondo / Un journaliste du « Nouvel Obs » tacle les bobos
Dans son dernier livre, le journaliste Hervé Algalarrondo dénonce le fait que la gauche ait abandonné la classe ouvrière au profit des immigrés. Une stratégie politique qui symbolise la « boboïsation » d'une gauche en rupture avec le peuple.
Mais que fait Hervé Algalarrondo au Nouvel Obs ? C’est la question qui réside à la lecture de son dernier livre La gauche et la préférence immigrée (les bonnes feuilles sont dans le dernier numéro de Marianne), tant son contenu paraît éloigné de la ligne du magazine phare de la gauche bobo. Sa thèse : cette gauche a abandonné les ouvriers, qu’elle voit comme des réactionnaires séduits par le FN, au profit des immigrés devenus les nouveaux damnés de la Terre. Pourtant, malgré l’émergence du problème des banlieues et des discriminations, les classes populaires sont toujours aussi précaires, elles vivent reléguées dans les espaces ruraux ou péri-urbains, (comme le souligne le géographe Christophe Guilluy, cité dans le livre) sans émouvoir grand monde sur les terrasses du 3e arrondissement de Paris. Le livre d’Algalarrondo illustre à merveille une mutation politique. Au PS, à la représentation des ouvriers dans les instances de direction du parti, on préfère celle des « personnes issues de la diversité », SOS Racisme devient l'association de référence, le PCF et les syndicats déclinent, les mouvements étudiants, féministes, remplacent le mouvement ouvrier. La « préférence immigrée » n'est que la conséquence de la rupture de la gauche en général et du PS en particulier avec le peuple.
Pour l’auteur du livre, cette rupture s’explique notamment à travers le mouvement de mai 68, lorsque les syndicats ont négocié les accords de Grenelle et cessé le mouvement contre la position des étudiants les plus radicaux. Daniel Cohn-Bendit, ex-leader de Mai 68 devenu porte-étendard de la gauche libérale et libertaire (et chouchou du Nouvel Obs), en est le parfait exemple. De même, l’émergence du « je » et d’un individualisme pervers a entrainé « une suspicion excessive envers ce que l’on nommait naguère les ” masses” » (page 117) et une rupture avec la fierté nationale au profit de l’image du « citoyen du monde ».
Le piège des sans-papiers
Par ricochets, la figure du « beauf » s’est développée au sein de la gauche, comme symbole du prolétaire, forcément réactionnaire, raciste et blanc. Mais au lieu de chercher à se réconcilier avec les ouvriers, la gauche a préféré se trouver une nouvelle clientèle. La fameuse note de Terra Nova (dézinguée par Algalarrondo), appelant la gauche à abandonner les ouvriers, devenus trop réactionnaires, au profit des immigrés n’a fait que acter un long processus.
Pour l’auteur, un des principaux exemples de cette « préférence immigrée » est bien sûr la question des sans-papiers. Il explique que même si, en apparence, le PS a un discours plus ferme à ce sujet, il reste toujours sous la pression d’une gauche radicale, partisane de la régularisation de tous les sans-papiers. Et d’une manière générale, c’est la « droit-de-l’hommisation de l’immigration » qui est dénoncée par Algalarrondo, qui est, on le rappelle, journaliste au Nouvel Observateur et non à Rivarol. Comme quoi, au sein de la gauche, certains savent regarder les choses en face.
Car l’auteur estime que la question des droits de l’Homme n’est pas forcément la plus pertinente pour aborder les flux migratoires, il faut encore s’interroger sur les conséquences de l’immigration sur les salariés locaux les plus vulnérables. Algalarrondo note avec justesse que le rôle du vrai humaniste « devrait être de donner du boulot aux travailleurs déjà présents dans l’Hexagone, quelle que soit leur date d’arrivée » plutôt que d’ouvrir les frontières au tout venant. (page 37). On ne peut réclamer la libre circulation des immigrés, si on n'est pas capable d'intégrer notamment par le travail les immigrés déjà présents, rappelle l’auteur. Dommage qu’une partie de la gauche ait oublié cette évidence. La « droit-de-l’hommisation de l’immigration »
En cela, Algalarrondo rappelle qu'« admettre toujours plus d'étrangers, sans réel contrôle, est dans ces conditions irresponsable ». Car si « les nouveaux arrivants trouvent un travail, parfois très pénible, (...) c'est souvent au détriment de postulants hexagonaux sans formation particulière » (page 28). Ainsi, réclamer la régularisation de tous les sans-papiers serait un « mot d'ordre anti-ouvriers ».
Le combat pour les sans-papiers est donc une parfaite illustration de ce changement de clientèle. On défend l'ouverture des frontières au détriment de l'emploi des classes populaires. Très pertinent, l’auteur note d'ailleurs que les meilleurs partisans de l’ouverture des frontières sont ceux qui ont les postes les plus à l’abri de la concurrence des immigrés : « Ceux qui militent dans des associations de défense des droits de l’Homme exercent souvent des métiers – fonctionnaires, médecins, avocats – qui sont loin d’être complètement ”ouverts”. Ils sont protégés de la concurrence étrangère » (page 89).
La conclusion est cinglante : « Les conseillers ne sont pas les payeurs. Quand la gauche d’en haut clame que la France doit rester un pays ”ouvert”, il faut comprendre : la Seine-Saint-Denis et les zones assimilées peuvent accueillir davantage d’immigrés. Pas terrible cette générosité » (pages 88-89). Certains militants, prompts à réclamer la venue d’une concurrence déloyale pour les emplois des autres et installée dans les beaux quartiers de Paris grâce aux judicieux articles immobiliers du Nouvel Obs, ont dû sentir leurs oreilles chauffer.
« L’immigration à gogo, c’est un credo de bobos »
Ceux qui ont intérêt à une immigration massive ne sont donc pas ceux que l'on croît. On oublie trop souvent qu’un des meilleurs supporters de l’ouverture des frontières n'est autre que le Medef, ravi d’avoir à disposition une main d’œuvre moins chère et non syndiquée. L'auteur le souligne, il est risible de voir une partie de la gauche partager les mêmes vues que le grand patronat. La lutte des classes n'aura pas survécu à l'ode à la diversité. Un regret cependant : l’auteur soutient les politiques de discrimination positive, notamment l’ « initiative bienvenue » du programme ZEP à Sciences po, qui relève pourtant plus de la démagogie que d’un réel souci de progrès social.
Malgré tout, la thèse reste juste et frappe la gauche là où il faut. Et pour aggraver son cas, Algalarrondo donne (en partie) raison à… Claude Guéant, horresco referens : « La proposition faite par Guéant de limiter l’immigration légale, pour faciliter l’intégration des immigrés déjà présents, n’a en soit rien de choquant » arguant que « l’immigration à gogo, c’est un credo de bobos » (page 39). Pire, l’auteur écrit sur le même sujet : « Ce qui est choquant, en l’occurrence, c’est que Nicolas Sarkozy n’ait pas mis en œuvre cette mesure dès le début de son quinquennat ». Attaquer Sarkozy sur son incapacité à réguler les flux migratoires plutôt sur ses atteintes aux droits de l'Homme, une chose que le PS n'a jamais su faire.
« Lepénisme à rebours »
Algalarrondo s’en prend donc à tout un pan de la gauche parlant même de « prolophobie » à son égard. Une façon courageuse de dire que le rejet de la gauche vis à vis des prolétaires non immigrés n’est ni plus ni moins qu’une discrimination, pas plus acceptable que la « préférence nationale » du FN. « La”‘préférence nationale”, martelée par le FN, est fondée sur la xénophobie. La ”préférence immigrée” est l’envers de la ”prolophobie” qui a saisi les élites de la gauche » (pages 12), écrit-il.
En cela, le journaliste explique que « la prolophobie a un pendant : la xénophilie. Naturellement, elle est très préférable à la xénophobie. Elle n’en est pas moins le signe d’une discrimination, c’est le mot qui convient, dans l’attitude de la gauche à l’égard des classes populaires ». (page 22). Il va même jusqu'à évoquer un « lepénisme à rebours ». « En qualifiant de lepénisme à rebours, la propension de la ”gauche bobo” à privilégier les immigrés, parmi les différentes classes populaires, nous ne cherchons pas à choquer. La gauche n'a rien à gagner à user à tort et à travers du patronyme du fondateur du Front national », ajoute-t-il toutefois.
Au delà des questions de sémantique, pour Algalarrondo, cette méfiance des « bobos » envers les « beaufs » est bien la porte ouverte à toutes les dérives. « En privilégiant les immigrés sur les autres catégories populaires, la ”gauche bobo” suggère que les ”petits Blancs” constituent la lie de la société française. Comment se dire de gauche (…) et cautionner pareil racisme social ? » (page 145). Les bobos, toujours prêts à voir le racisme partout, en prennent pour leur grade.
Une leçon pour le Nouvel Obs ?
Plus qu’un pamphlet contre les positions du PS sur les questions de société, ce livre est donc un réquisitoire politique contre cette gauche social-libérale, embourgoisée, vantant l’ouverture des frontières, rejetant le protectionnisme, pour qui le travailleur n’a de valeur que s’il est sans-papiers. Autre icône de la gauche bobo, Edwy Plenel, qui voit Laurent Blanc comme le nouveau Comte de Gobineau, fait aussi partie des cibles de l’auteur.
Au final, on a envie d'offrir le livre d'Algalarrondo à la direction du Nouvel Obs, incarnation par excellence, avec Libération ou les Inrocks, de cette gauche boboïsée, tant du point de vue de son lectorat que de sa ligne éditoriale. Pour l'anecdote, le Nouvel Obs est également partenaire de Terra Nova, la think tank auteur de la note appelant la gauche à rompre avec les ouvriers. Le magazine de Laurent Joffrn (ex-patron de... Libération) est décidément bien ancré dans la mouvance bobo.
La gauche et la préférence immigrée est donc un livre d’autant plus salutaire qu’il vient d’un journaliste d’un des plus éminents magazines du courant politique dénoncé, ce qui le rend sans doute plus légitime pour provoquer un choc interne. Mais le chemin est encore très long. Espérons toutefois que Laurent Joffrin y trouve une source d’inspiration pour ses prochains éditos.
Tefy Andriamanana http://www.marianne2.fr/ 25/09/2011
http://metapoinfos.hautetfort.com//09/2011
Tefy Andriamanana, La gauche et la préférence immigrée, Plon, collection Tribune Libre, 22 septembre 2011, 156 pages
http://www.polemia.com/ – 4/10/2011
Dans son dernier livre, le journaliste Hervé Algalarrondo dénonce le fait que la gauche ait abandonné la classe ouvrière au profit des immigrés. Une stratégie politique qui symbolise la « boboïsation » d'une gauche en rupture avec le peuple.
Mais que fait Hervé Algalarrondo au Nouvel Obs ? C’est la question qui réside à la lecture de son dernier livre La gauche et la préférence immigrée (les bonnes feuilles sont dans le dernier numéro de Marianne), tant son contenu paraît éloigné de la ligne du magazine phare de la gauche bobo. Sa thèse : cette gauche a abandonné les ouvriers, qu’elle voit comme des réactionnaires séduits par le FN, au profit des immigrés devenus les nouveaux damnés de la Terre. Pourtant, malgré l’émergence du problème des banlieues et des discriminations, les classes populaires sont toujours aussi précaires, elles vivent reléguées dans les espaces ruraux ou péri-urbains, (comme le souligne le géographe Christophe Guilluy, cité dans le livre) sans émouvoir grand monde sur les terrasses du 3e arrondissement de Paris. Le livre d’Algalarrondo illustre à merveille une mutation politique. Au PS, à la représentation des ouvriers dans les instances de direction du parti, on préfère celle des « personnes issues de la diversité », SOS Racisme devient l'association de référence, le PCF et les syndicats déclinent, les mouvements étudiants, féministes, remplacent le mouvement ouvrier. La « préférence immigrée » n'est que la conséquence de la rupture de la gauche en général et du PS en particulier avec le peuple.
Pour l’auteur du livre, cette rupture s’explique notamment à travers le mouvement de mai 68, lorsque les syndicats ont négocié les accords de Grenelle et cessé le mouvement contre la position des étudiants les plus radicaux. Daniel Cohn-Bendit, ex-leader de Mai 68 devenu porte-étendard de la gauche libérale et libertaire (et chouchou du Nouvel Obs), en est le parfait exemple. De même, l’émergence du « je » et d’un individualisme pervers a entrainé « une suspicion excessive envers ce que l’on nommait naguère les ” masses” » (page 117) et une rupture avec la fierté nationale au profit de l’image du « citoyen du monde ».
Le piège des sans-papiers
Par ricochets, la figure du « beauf » s’est développée au sein de la gauche, comme symbole du prolétaire, forcément réactionnaire, raciste et blanc. Mais au lieu de chercher à se réconcilier avec les ouvriers, la gauche a préféré se trouver une nouvelle clientèle. La fameuse note de Terra Nova (dézinguée par Algalarrondo), appelant la gauche à abandonner les ouvriers, devenus trop réactionnaires, au profit des immigrés n’a fait que acter un long processus.
Pour l’auteur, un des principaux exemples de cette « préférence immigrée » est bien sûr la question des sans-papiers. Il explique que même si, en apparence, le PS a un discours plus ferme à ce sujet, il reste toujours sous la pression d’une gauche radicale, partisane de la régularisation de tous les sans-papiers. Et d’une manière générale, c’est la « droit-de-l’hommisation de l’immigration » qui est dénoncée par Algalarrondo, qui est, on le rappelle, journaliste au Nouvel Observateur et non à Rivarol. Comme quoi, au sein de la gauche, certains savent regarder les choses en face.
Car l’auteur estime que la question des droits de l’Homme n’est pas forcément la plus pertinente pour aborder les flux migratoires, il faut encore s’interroger sur les conséquences de l’immigration sur les salariés locaux les plus vulnérables. Algalarrondo note avec justesse que le rôle du vrai humaniste « devrait être de donner du boulot aux travailleurs déjà présents dans l’Hexagone, quelle que soit leur date d’arrivée » plutôt que d’ouvrir les frontières au tout venant. (page 37). On ne peut réclamer la libre circulation des immigrés, si on n'est pas capable d'intégrer notamment par le travail les immigrés déjà présents, rappelle l’auteur. Dommage qu’une partie de la gauche ait oublié cette évidence. La « droit-de-l’hommisation de l’immigration »
En cela, Algalarrondo rappelle qu'« admettre toujours plus d'étrangers, sans réel contrôle, est dans ces conditions irresponsable ». Car si « les nouveaux arrivants trouvent un travail, parfois très pénible, (...) c'est souvent au détriment de postulants hexagonaux sans formation particulière » (page 28). Ainsi, réclamer la régularisation de tous les sans-papiers serait un « mot d'ordre anti-ouvriers ».
Le combat pour les sans-papiers est donc une parfaite illustration de ce changement de clientèle. On défend l'ouverture des frontières au détriment de l'emploi des classes populaires. Très pertinent, l’auteur note d'ailleurs que les meilleurs partisans de l’ouverture des frontières sont ceux qui ont les postes les plus à l’abri de la concurrence des immigrés : « Ceux qui militent dans des associations de défense des droits de l’Homme exercent souvent des métiers – fonctionnaires, médecins, avocats – qui sont loin d’être complètement ”ouverts”. Ils sont protégés de la concurrence étrangère » (page 89).
La conclusion est cinglante : « Les conseillers ne sont pas les payeurs. Quand la gauche d’en haut clame que la France doit rester un pays ”ouvert”, il faut comprendre : la Seine-Saint-Denis et les zones assimilées peuvent accueillir davantage d’immigrés. Pas terrible cette générosité » (pages 88-89). Certains militants, prompts à réclamer la venue d’une concurrence déloyale pour les emplois des autres et installée dans les beaux quartiers de Paris grâce aux judicieux articles immobiliers du Nouvel Obs, ont dû sentir leurs oreilles chauffer.
« L’immigration à gogo, c’est un credo de bobos »
Ceux qui ont intérêt à une immigration massive ne sont donc pas ceux que l'on croît. On oublie trop souvent qu’un des meilleurs supporters de l’ouverture des frontières n'est autre que le Medef, ravi d’avoir à disposition une main d’œuvre moins chère et non syndiquée. L'auteur le souligne, il est risible de voir une partie de la gauche partager les mêmes vues que le grand patronat. La lutte des classes n'aura pas survécu à l'ode à la diversité. Un regret cependant : l’auteur soutient les politiques de discrimination positive, notamment l’ « initiative bienvenue » du programme ZEP à Sciences po, qui relève pourtant plus de la démagogie que d’un réel souci de progrès social.
Malgré tout, la thèse reste juste et frappe la gauche là où il faut. Et pour aggraver son cas, Algalarrondo donne (en partie) raison à… Claude Guéant, horresco referens : « La proposition faite par Guéant de limiter l’immigration légale, pour faciliter l’intégration des immigrés déjà présents, n’a en soit rien de choquant » arguant que « l’immigration à gogo, c’est un credo de bobos » (page 39). Pire, l’auteur écrit sur le même sujet : « Ce qui est choquant, en l’occurrence, c’est que Nicolas Sarkozy n’ait pas mis en œuvre cette mesure dès le début de son quinquennat ». Attaquer Sarkozy sur son incapacité à réguler les flux migratoires plutôt sur ses atteintes aux droits de l'Homme, une chose que le PS n'a jamais su faire.
« Lepénisme à rebours »
Algalarrondo s’en prend donc à tout un pan de la gauche parlant même de « prolophobie » à son égard. Une façon courageuse de dire que le rejet de la gauche vis à vis des prolétaires non immigrés n’est ni plus ni moins qu’une discrimination, pas plus acceptable que la « préférence nationale » du FN. « La”‘préférence nationale”, martelée par le FN, est fondée sur la xénophobie. La ”préférence immigrée” est l’envers de la ”prolophobie” qui a saisi les élites de la gauche » (pages 12), écrit-il.
En cela, le journaliste explique que « la prolophobie a un pendant : la xénophilie. Naturellement, elle est très préférable à la xénophobie. Elle n’en est pas moins le signe d’une discrimination, c’est le mot qui convient, dans l’attitude de la gauche à l’égard des classes populaires ». (page 22). Il va même jusqu'à évoquer un « lepénisme à rebours ». « En qualifiant de lepénisme à rebours, la propension de la ”gauche bobo” à privilégier les immigrés, parmi les différentes classes populaires, nous ne cherchons pas à choquer. La gauche n'a rien à gagner à user à tort et à travers du patronyme du fondateur du Front national », ajoute-t-il toutefois.
Au delà des questions de sémantique, pour Algalarrondo, cette méfiance des « bobos » envers les « beaufs » est bien la porte ouverte à toutes les dérives. « En privilégiant les immigrés sur les autres catégories populaires, la ”gauche bobo” suggère que les ”petits Blancs” constituent la lie de la société française. Comment se dire de gauche (…) et cautionner pareil racisme social ? » (page 145). Les bobos, toujours prêts à voir le racisme partout, en prennent pour leur grade.
Une leçon pour le Nouvel Obs ?
Plus qu’un pamphlet contre les positions du PS sur les questions de société, ce livre est donc un réquisitoire politique contre cette gauche social-libérale, embourgoisée, vantant l’ouverture des frontières, rejetant le protectionnisme, pour qui le travailleur n’a de valeur que s’il est sans-papiers. Autre icône de la gauche bobo, Edwy Plenel, qui voit Laurent Blanc comme le nouveau Comte de Gobineau, fait aussi partie des cibles de l’auteur.
Au final, on a envie d'offrir le livre d'Algalarrondo à la direction du Nouvel Obs, incarnation par excellence, avec Libération ou les Inrocks, de cette gauche boboïsée, tant du point de vue de son lectorat que de sa ligne éditoriale. Pour l'anecdote, le Nouvel Obs est également partenaire de Terra Nova, la think tank auteur de la note appelant la gauche à rompre avec les ouvriers. Le magazine de Laurent Joffrn (ex-patron de... Libération) est décidément bien ancré dans la mouvance bobo.
La gauche et la préférence immigrée est donc un livre d’autant plus salutaire qu’il vient d’un journaliste d’un des plus éminents magazines du courant politique dénoncé, ce qui le rend sans doute plus légitime pour provoquer un choc interne. Mais le chemin est encore très long. Espérons toutefois que Laurent Joffrin y trouve une source d’inspiration pour ses prochains éditos.
Tefy Andriamanana http://www.marianne2.fr/ 25/09/2011
http://metapoinfos.hautetfort.com//09/2011
Tefy Andriamanana, La gauche et la préférence immigrée, Plon, collection Tribune Libre, 22 septembre 2011, 156 pages
http://www.polemia.com/ – 4/10/2011
Re: L'immigration : une affaire d'État !
Merci Pat.
Dommage que les partisans du PS ne se rendent pas compte de la supercherie visant à privilégier les immigrès au dépend des ouvriers qui sont majoritairement de Gauche.
Dommage que les partisans du PS ne se rendent pas compte de la supercherie visant à privilégier les immigrès au dépend des ouvriers qui sont majoritairement de Gauche.
Je chante pour mon vallon en souhaitant que dans chaque vallon un coq en fasse autant.( Edmond Rostand)


Re: L'immigration : une affaire d'État !
lorsqu'ils parlent d'immigration, les médias officiels posent la question sous la forme: "pourquoi le FN n'aime pas les étrangers?" .mais la vrai question est: pourquoi l'UMPS n'aime pas les français au point de vouloir les remplacer par une population afro-arabe musulmane? la france est peuplée d'européens depuis des dizaines de milliers d'années,pour quelle raison l'UMPS a-t-il decidé de noyer sa population sous une vague en provenance d'afrique? et pour qu'elle raison les français devraient accepter ce choix absurde de l'UMPS ? les français doivent-t-ils sauter de la falaise et disparaitre simplement pour démontrer qu'ils sont dociles et anti-racistes?
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Le peuple doit disparaitre au profit d'un peuple métissé qui sera plus docile à esclavager... 
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supergaulois
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
en gros la France va être transformer en mayotte, que des cpf et la religion principale est l'islam
- Pat
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
« L’argent de l’immigration aide à développer les pays d’origine »
Tribune libre de Paysan Savoyard
Parmi les arguments mis en avant par les partisans de l’immigration, il y a celui-ci, auquel les bonnes âmes sont spécialement sensibles : « l’argent envoyé par les immigrés dans leurs pays d’origine sert leur développement, lequel est une condition de l’arrêt futur de l’immigration ». Cette idée sympathique en apparence nous paraît tout à fait fausse : l’argent des immigrés, et de façon plus générale l’immigration elle-même, sont au contraire préjudiciables au développement des pays « pauvres ».
Le montant des transferts d’argent dans les pays d’origine est désormais considérable (l’augmentation de ces transferts découlant logiquement du fait que les volumes d’immigration ne cessent de croître à l’échelle planétaire).»
Selon la Banque mondiale, les envois de fonds des migrants vers leur pays d’origine se sont élevés en 2010 à 325 milliards de dollars. Ces sommes constituent désormais le triple de l’aide publique au développement. Elles représentent 2 % du PIB pour l’ensemble des pays en développement, 6 % du PIB des « pays à faible revenu » et jusqu’à 20 % du PIB dans certains d’entre eux. Ces transferts sont pour les pays bénéficiaires la principale source de devises et la Banque mondiale considère qu’ils constituent « une ressource vitale pour les populations pauvres ».
Les immigrationnistes et les organismes internationaux de développement affirment que ces sommes importantes sont consacrées au financement dans les pays d’origine d’investissements et d’activités favorables au développement : création d’entreprises locales, création d’infrastructures publiques ou communautaires, comme des écoles ou des centres de soins. Ce phénomène constitue à leurs yeux une justification importante de l’immigration.
Or cette vision optimiste des choses ne correspond aucunement, selon-nous, à la réalité.
Les fonds transférés par les immigrés dans les pays d’origine ne sont pas consacrés au développement
Relevons tout d’abord que ces transferts de fonds, une fois convertis en monnaie locale, correspondent à un pouvoir d’achat très supérieur à ce qu’il est dans les pays d’immigration où les revenus ont été perçus : leur impact sur les sociétés locales est donc considérable.
Signalons également que le transfert par les immigrés d’une partie de leurs revenus constituent pour chacun d’eux une obligation sociale : ils ne peuvent s’y soustraire, leur village, leur quartier, leur clan ayant misé sur eux (en les aidant par exemple à réunir les fonds nécessaires pour immigrer).
Il faut remarquer ensuite que ces transferts, en Afrique du moins, ne bénéficient qu’aux familles, aux quartiers ou aux villages qui ont développé une stratégie d’émigration, en envoyant une partie des jeunes en Europe à charge pour eux de transférer sur place une part de leurs gains. Les villages, quartiers ou régions qui n’ont pas de tradition d’émigration ou ne savent pas profiter des filières d’immigration ne bénéficient nullement de ces transferts.
Mais si ces transferts n’ont rien de positif, c’est avant tout parce qu’ils ne sont pas investis, sauf exception, dans le développement local : ils sont très généralement consacrés au financement de la consommation courante (alimentation, télévisions, véhicules privés…).
L’effet nocif saute aux yeux des observateurs extérieurs ayant l’occasion de se déplacer dans les villages et quartiers bénéficiaires de ces transferts : personne ne travaille. La population restée sur place, dé-responsabilisée par l’ampleur des transferts, a pris le parti d’en vivre.
L’immigration et les transferts de revenus encouragent les populations à penser que la solution des problèmes de l’Afrique se trouve à l’extérieur. Ces transferts ont le même effet funeste que les autres apports de fonds venus de l’étranger, tels ceux de l’aide internationale. Or les clés du développement se trouvent dans les pays eux-mêmes – il s’agit-là d’un truisme – et non dans le recours à des ressources dépendant intégralement de pays ou d’organismes extérieurs (qu’il s’agisse de l’immigration, de l’aide internationale, du tourisme international ou de l’exportation des produits de rente).
Les clés principales du développement des pays d’Afrique sont les suivantes : la priorité donnée à l’agriculture et au maintien des populations en milieu rural ; la construction d’un État un tant soit peu efficace, pas trop corrompu et suffisamment indépendant des logiques tribales et racistes ; l’arrêt des guerres racistes, ethniques et tribales ; et surtout le contrôle de la démographie (nous reviendrons le moment venu de façon plus détaillée sur ces questions de développement).
La démographie est le facteur majeur. Rappelons que la population africaine est passée de 800 millions à plus d’1milliard désormais, en seulement… 10 ans ; que le taux de croissance moyen de la population africaine, qui est de 2,2 % par an, correspond à un doublement de la population tous les 31 ans ; que les 2 milliards devraient dans ces conditions être atteints dès 2040… Aucun processus de développement n’est concevable dans un tel contexte démographique, la croissance économique étant d’emblée annulée par l’augmentation de la population (de sorte que dans de nombreux pays africains, le revenu par habitant ne cesse de baisser malgré des taux de croissance de l’économie relativement élevés).Voir ces tableaux de l’INED.
Les immigrés ne retournent pas dans leur pays et ne contribuent donc pas à leur développement
La conception immigrationniste selon laquelle l’immigration est un facteur de développement repose sur un deuxième postulat : les immigrés, après une période passée en France ou en Europe, ont vocation à revenir dans leur pays, pour le développer et y faire fructifier les compétences acquises.
Là encore cette idée sympathique ne correspond pas à la réalité. Les immigrés reviennent au pays pour les vacances mais ne s’y réinstallent que de façon exceptionnelle. La chose est au demeurant logique, les pays d’origine, en Afrique en particulier, n’étant pas engagés dans un processus de développement et les difficultés ayant plutôt tendance à s’aggraver.
On sait par exemple que la fuite des cerveaux aboutit notamment à ce que les médecins africains exerçant en Europe sont plus nombreux que leurs confrères restés sur place (il y aurait ainsi semble-t-il deux fois plus de médecins malgaches exerçant en France qu’à Madagascar). Une fois installés dans les hôpitaux français ou dans les banlieues des grandes agglomérations, ces médecins étrangers y font évidemment toute leur carrière.
Témoigne de cette réalité le fait que les aides financières accordées par les pouvoirs publics pour encourager le retour des immigrés sont toujours restées un échec. Mises en œuvre dans les années 90, ces aides n’ont concerné, selon un rapport parlementaire, qu’environ 1 200 personnes par an.
A partir de 2005, le montant des aides a été fortement relevé pour les rendre plus incitatives. Ces aides au retour volontaire (ARV) comprennent la prise en charge des frais de voyage, une aide financière qui peut aller jusqu’à 2000 euros par adulte et 1000 euros par enfant mineur jusqu’au troisième enfant. Elles ont bénéficié à 2 900 personnes en 2009 et à 4 000 personnes en 2010.
Par ailleurs une aide à la création d’entreprise dans le pays d’origine peut être accordée, qui comprend notamment une aide financière pouvant aller jusqu’à 7 000 euros (voir le « guide du demandeur d’asile » (sic) édité par le ministère de l’intérieur. En 2010 1 383 projets de création d’entreprise ont donné lieu à une aide.
Comme on le constate, les résultats de ces dispositifs d’encouragement au retour restent très faibles en valeur absolue et sont dérisoires au regard du nombre des immigrés présents en France.
Profitons-en pour signaler cet autre élément du dispositif d’aide au retour, qui confine lui au délire.
Il existe en effet également une aide au retour humanitaire (ARH), qui peut être attribuée aux étrangers présents en France en situation de dénuement ou de grande précarité ou qui n’entrent pas dans le champ d’application de l’aide au retour volontaire décrite plus haut. Ces étrangers peuvent recevoir une prestation de 300 euros par adulte et de 100 euros par enfant mineur (les montants de cette aide ayant été relevés en 2007). Cette fois-ci le nombre des bénéficiaires est nettement plus élevé puisqu’elles ont été environ 12 000 en 2009 et encore 10 000 en 2010 (voir p. 53 du rapport parlementaire cité plus avant).
Or un parlementaire a relevé que les bénéficiaires de cette aide ont été en 2010 dans 94 % des cas… des ressortissants communautaires, qui peuvent ensuite revenir librement. Le parlementaire note sobrement dans son rapport que « étant donné leur statut et leur proximité géographique, cette aide ne favorise en rien le retour durable de ces populations dans leur pays d’origine ».
Signalons enfin l’existence d’une politique dite de co-développement. L’État français finance des projets de développement dans des pays avec lesquels il a passé des accords de « gestion concertée des flux migratoires ». (Voir cette publication du ministère de l’immigration). Censés inciter les populations à s’investir localement plutôt que d’immigrer, ces projets de développement peuvent sans doute être approuvés dans leur principe. Le problème est que leur impact peut difficilement être évalué autrement qu’à long terme. En attendant le contribuable français est appelé à financer (30 millions prévus en 2011 pour le programme budgétaire intitulé « développement solidaire et migration » ; étant entendu que cette enveloppe ne constitue qu’un petit sous-ensemble de l’aide totale au développement (APD) consentie par la France, qui s’élève tout de même, nous sommes si riches, à 9 milliards d’euros par an.
Concluons d’un mot, en revenant aux fonds transférés dans les pays d’origine. Cet argent ne sert pas, nous venons de le dire, le développement de ces pays : au contraire il y entretient la passivité et un comportement d’assistanat. A l’intention des immigrationnistes convaincus que l’immigration est une chance pour la France, faisons remarquer en outre que les fonds transférés par les immigrés ne viennent pas alimenter l’économie française.
http://www.fdesouche.com/
Tribune libre de Paysan Savoyard
Parmi les arguments mis en avant par les partisans de l’immigration, il y a celui-ci, auquel les bonnes âmes sont spécialement sensibles : « l’argent envoyé par les immigrés dans leurs pays d’origine sert leur développement, lequel est une condition de l’arrêt futur de l’immigration ». Cette idée sympathique en apparence nous paraît tout à fait fausse : l’argent des immigrés, et de façon plus générale l’immigration elle-même, sont au contraire préjudiciables au développement des pays « pauvres ».
Le montant des transferts d’argent dans les pays d’origine est désormais considérable (l’augmentation de ces transferts découlant logiquement du fait que les volumes d’immigration ne cessent de croître à l’échelle planétaire).»
Selon la Banque mondiale, les envois de fonds des migrants vers leur pays d’origine se sont élevés en 2010 à 325 milliards de dollars. Ces sommes constituent désormais le triple de l’aide publique au développement. Elles représentent 2 % du PIB pour l’ensemble des pays en développement, 6 % du PIB des « pays à faible revenu » et jusqu’à 20 % du PIB dans certains d’entre eux. Ces transferts sont pour les pays bénéficiaires la principale source de devises et la Banque mondiale considère qu’ils constituent « une ressource vitale pour les populations pauvres ».
Les immigrationnistes et les organismes internationaux de développement affirment que ces sommes importantes sont consacrées au financement dans les pays d’origine d’investissements et d’activités favorables au développement : création d’entreprises locales, création d’infrastructures publiques ou communautaires, comme des écoles ou des centres de soins. Ce phénomène constitue à leurs yeux une justification importante de l’immigration.
Or cette vision optimiste des choses ne correspond aucunement, selon-nous, à la réalité.
Les fonds transférés par les immigrés dans les pays d’origine ne sont pas consacrés au développement
Relevons tout d’abord que ces transferts de fonds, une fois convertis en monnaie locale, correspondent à un pouvoir d’achat très supérieur à ce qu’il est dans les pays d’immigration où les revenus ont été perçus : leur impact sur les sociétés locales est donc considérable.
Signalons également que le transfert par les immigrés d’une partie de leurs revenus constituent pour chacun d’eux une obligation sociale : ils ne peuvent s’y soustraire, leur village, leur quartier, leur clan ayant misé sur eux (en les aidant par exemple à réunir les fonds nécessaires pour immigrer).
Il faut remarquer ensuite que ces transferts, en Afrique du moins, ne bénéficient qu’aux familles, aux quartiers ou aux villages qui ont développé une stratégie d’émigration, en envoyant une partie des jeunes en Europe à charge pour eux de transférer sur place une part de leurs gains. Les villages, quartiers ou régions qui n’ont pas de tradition d’émigration ou ne savent pas profiter des filières d’immigration ne bénéficient nullement de ces transferts.
Mais si ces transferts n’ont rien de positif, c’est avant tout parce qu’ils ne sont pas investis, sauf exception, dans le développement local : ils sont très généralement consacrés au financement de la consommation courante (alimentation, télévisions, véhicules privés…).
L’effet nocif saute aux yeux des observateurs extérieurs ayant l’occasion de se déplacer dans les villages et quartiers bénéficiaires de ces transferts : personne ne travaille. La population restée sur place, dé-responsabilisée par l’ampleur des transferts, a pris le parti d’en vivre.
L’immigration et les transferts de revenus encouragent les populations à penser que la solution des problèmes de l’Afrique se trouve à l’extérieur. Ces transferts ont le même effet funeste que les autres apports de fonds venus de l’étranger, tels ceux de l’aide internationale. Or les clés du développement se trouvent dans les pays eux-mêmes – il s’agit-là d’un truisme – et non dans le recours à des ressources dépendant intégralement de pays ou d’organismes extérieurs (qu’il s’agisse de l’immigration, de l’aide internationale, du tourisme international ou de l’exportation des produits de rente).
Les clés principales du développement des pays d’Afrique sont les suivantes : la priorité donnée à l’agriculture et au maintien des populations en milieu rural ; la construction d’un État un tant soit peu efficace, pas trop corrompu et suffisamment indépendant des logiques tribales et racistes ; l’arrêt des guerres racistes, ethniques et tribales ; et surtout le contrôle de la démographie (nous reviendrons le moment venu de façon plus détaillée sur ces questions de développement).
La démographie est le facteur majeur. Rappelons que la population africaine est passée de 800 millions à plus d’1milliard désormais, en seulement… 10 ans ; que le taux de croissance moyen de la population africaine, qui est de 2,2 % par an, correspond à un doublement de la population tous les 31 ans ; que les 2 milliards devraient dans ces conditions être atteints dès 2040… Aucun processus de développement n’est concevable dans un tel contexte démographique, la croissance économique étant d’emblée annulée par l’augmentation de la population (de sorte que dans de nombreux pays africains, le revenu par habitant ne cesse de baisser malgré des taux de croissance de l’économie relativement élevés).Voir ces tableaux de l’INED.
Les immigrés ne retournent pas dans leur pays et ne contribuent donc pas à leur développement
La conception immigrationniste selon laquelle l’immigration est un facteur de développement repose sur un deuxième postulat : les immigrés, après une période passée en France ou en Europe, ont vocation à revenir dans leur pays, pour le développer et y faire fructifier les compétences acquises.
Là encore cette idée sympathique ne correspond pas à la réalité. Les immigrés reviennent au pays pour les vacances mais ne s’y réinstallent que de façon exceptionnelle. La chose est au demeurant logique, les pays d’origine, en Afrique en particulier, n’étant pas engagés dans un processus de développement et les difficultés ayant plutôt tendance à s’aggraver.
On sait par exemple que la fuite des cerveaux aboutit notamment à ce que les médecins africains exerçant en Europe sont plus nombreux que leurs confrères restés sur place (il y aurait ainsi semble-t-il deux fois plus de médecins malgaches exerçant en France qu’à Madagascar). Une fois installés dans les hôpitaux français ou dans les banlieues des grandes agglomérations, ces médecins étrangers y font évidemment toute leur carrière.
Témoigne de cette réalité le fait que les aides financières accordées par les pouvoirs publics pour encourager le retour des immigrés sont toujours restées un échec. Mises en œuvre dans les années 90, ces aides n’ont concerné, selon un rapport parlementaire, qu’environ 1 200 personnes par an.
A partir de 2005, le montant des aides a été fortement relevé pour les rendre plus incitatives. Ces aides au retour volontaire (ARV) comprennent la prise en charge des frais de voyage, une aide financière qui peut aller jusqu’à 2000 euros par adulte et 1000 euros par enfant mineur jusqu’au troisième enfant. Elles ont bénéficié à 2 900 personnes en 2009 et à 4 000 personnes en 2010.
Par ailleurs une aide à la création d’entreprise dans le pays d’origine peut être accordée, qui comprend notamment une aide financière pouvant aller jusqu’à 7 000 euros (voir le « guide du demandeur d’asile » (sic) édité par le ministère de l’intérieur. En 2010 1 383 projets de création d’entreprise ont donné lieu à une aide.
Comme on le constate, les résultats de ces dispositifs d’encouragement au retour restent très faibles en valeur absolue et sont dérisoires au regard du nombre des immigrés présents en France.
Profitons-en pour signaler cet autre élément du dispositif d’aide au retour, qui confine lui au délire.
Il existe en effet également une aide au retour humanitaire (ARH), qui peut être attribuée aux étrangers présents en France en situation de dénuement ou de grande précarité ou qui n’entrent pas dans le champ d’application de l’aide au retour volontaire décrite plus haut. Ces étrangers peuvent recevoir une prestation de 300 euros par adulte et de 100 euros par enfant mineur (les montants de cette aide ayant été relevés en 2007). Cette fois-ci le nombre des bénéficiaires est nettement plus élevé puisqu’elles ont été environ 12 000 en 2009 et encore 10 000 en 2010 (voir p. 53 du rapport parlementaire cité plus avant).
Or un parlementaire a relevé que les bénéficiaires de cette aide ont été en 2010 dans 94 % des cas… des ressortissants communautaires, qui peuvent ensuite revenir librement. Le parlementaire note sobrement dans son rapport que « étant donné leur statut et leur proximité géographique, cette aide ne favorise en rien le retour durable de ces populations dans leur pays d’origine ».
Signalons enfin l’existence d’une politique dite de co-développement. L’État français finance des projets de développement dans des pays avec lesquels il a passé des accords de « gestion concertée des flux migratoires ». (Voir cette publication du ministère de l’immigration). Censés inciter les populations à s’investir localement plutôt que d’immigrer, ces projets de développement peuvent sans doute être approuvés dans leur principe. Le problème est que leur impact peut difficilement être évalué autrement qu’à long terme. En attendant le contribuable français est appelé à financer (30 millions prévus en 2011 pour le programme budgétaire intitulé « développement solidaire et migration » ; étant entendu que cette enveloppe ne constitue qu’un petit sous-ensemble de l’aide totale au développement (APD) consentie par la France, qui s’élève tout de même, nous sommes si riches, à 9 milliards d’euros par an.
Concluons d’un mot, en revenant aux fonds transférés dans les pays d’origine. Cet argent ne sert pas, nous venons de le dire, le développement de ces pays : au contraire il y entretient la passivité et un comportement d’assistanat. A l’intention des immigrationnistes convaincus que l’immigration est une chance pour la France, faisons remarquer en outre que les fonds transférés par les immigrés ne viennent pas alimenter l’économie française.
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Quelques faits à connaître sur l’immigration clandestine en Europe (archive 2004)
En Italie, en Russie, en Turquie : les passeurs s’en mettent plein les poches ! Les vagues de réfugiés et de demandeurs d’asile arrivent par bateau, par avion, par voie terrestre : la corporation des passeurs gagne de l’or en barre. “Pour les passeurs, les êtres humains sont une marchandise à transporter comme l’est la drogue. Le transport par petites embarcations coûte de 4000 à 5000 dollars. Par avion, et avec de faux documents, de 10.000 à 30.000 dollars” expliquait récemment le ministre de l’intérieur de l’Etat de Bavière, Günther Beckstein (CSU), quand on lui a demandé de résumer la situation.
Pour les réseaux mafieux, ce trafic d’êtres humains est devenu particulièrement lucratif, surtout dans les pays qui sont devenus les plaques tournantes des immigrations illégales, comme l’Italie, la Turquie et la Russie. Selon des rapports récents des services secrets, publiés dans “Welt am Sonntag”, les chiffres parlent d’eux-mêmes : rien que par l’Italie transitent chaque année quelque 1,6 million d’immigrants légaux et 300.000 illégaux. Toujours selon ces rapports, les services secrets soupçonnent que les organisateurs de ces migrations illégales appartiennent à des bandes organisées. Elles introduiraient ces migrants illégaux en même temps qu’elles s’adonneraient au trafic de drogues et d’armes. Le réseau de la “Santa Corona Unita”, basé en Apulie (Italie du Sud), y jouerait un rôle déterminant. Il travaillerait en étroite collaboration avec des passeurs organisés d’Albanie, de Russie et de Turquie. “Welt am Sonntag” poursuit : “En Turquie, les passeurs gagnent d’ores et déjà plus d’argent dans la contrebande d’êtres humains que dans le trafic de drogues”.
Le rôle de la Turquie est intéressant à observer dans ce contexte : le pays est “sur la voie de l’Europe” et veut officiellement jouer le rôle de “portier” de l’Europe, en pratiquant une politique d’”étanchéisation”. Ankara prétend y mettre tous les moyens. (…) C’est clair : le gouvernement turc rempli officiellement ses engagements, ceux d’être l’avant-poste de l’Europe, ce qui n’empêche nullement les navires quasi avariés, bourrés de candidats réfugiés, d’échouer à Lampedusa ou ailleurs. Car les côtes de la Turquie sont longues et découpées et les organisations de passeurs bien rôdées.
Il est clair aussi que les flux de réfugiés sont pilotés. Depuis que les Tunisiens ont reçu des droits de pêche en échange d’aides au développement et de fournitures en équipements, ils surveillent leurs côtes avec davantage de vigilance et agissent de manière plus musclée contre les bandes de passeurs. Bien peu d’embarcations franchissent désormais la Méditerranée entre la Tunisie et l’Italie. Les candidats réfugiés choisissent une voie plus longue, qui part de Libye. Mais négocier avec la Libye s’avère problématique. En juillet 2003, Italiens et Libyens ont signé des accords pour que les contrôles soient plus sévères dans le désert saharien et le long des côtes méditerranéennes, mais, jusqu’ici, ces accords n’ont rien donné parce que les véhicules tous terrains et les radars promis par les Italiens n’ont pu être livrés aux Libyens, sous prétexte que l’UE accepte l’embargo contre le pays du Colonel Khadafi, toujours considéré comme un “Etat-voyou”. Par conséquent, les gardes-frontière libyens ne peuvent guère montrer de zèle dans la traque aux candidats à l’immigration.
Khadafi doit faire en outre face à un autre problème : plus les côtes sont verrouillées et rendues étanches, plus le flot de candidats à l’immigration en Europe s’accumule comme les eaux d’un barrage à l’intérieur des terres libyennes. Tripoli a les mêmes problèmes avec ces masses humaines venues de l’Afrique subsaharienne qu’Ankara avec les candidats réfugiés kurdes d’Irak. La Méditerranée n’est donc pas un barrage entre l’Europe et le reste du monde, mais bel et bien un pont.
Ensuite, si les Italiens s’attaquent au trafic des passeurs en déployant de meilleures techniques de repérage et de surveillance des côtes, les passeurs changent de route et testent d’autres voies d’accès au continent européen. L’Institut de Criminologie de l’Université de Milan observe depuis quelque temps que la tendance actuelle est d’éviter les longues traversées maritimes ; les candidats à l’immigration sauvage se déguisent en touristes et arrivent par air en Europe, venant de tous les coins du monde. http://www.polemia.com
Curd-Thorstein WEICK.
SOURCE : “Zur Zeit”, Vienne, n°35-36/2004
via http://infonatio.unblog.fr/
En Italie, en Russie, en Turquie : les passeurs s’en mettent plein les poches ! Les vagues de réfugiés et de demandeurs d’asile arrivent par bateau, par avion, par voie terrestre : la corporation des passeurs gagne de l’or en barre. “Pour les passeurs, les êtres humains sont une marchandise à transporter comme l’est la drogue. Le transport par petites embarcations coûte de 4000 à 5000 dollars. Par avion, et avec de faux documents, de 10.000 à 30.000 dollars” expliquait récemment le ministre de l’intérieur de l’Etat de Bavière, Günther Beckstein (CSU), quand on lui a demandé de résumer la situation.
Pour les réseaux mafieux, ce trafic d’êtres humains est devenu particulièrement lucratif, surtout dans les pays qui sont devenus les plaques tournantes des immigrations illégales, comme l’Italie, la Turquie et la Russie. Selon des rapports récents des services secrets, publiés dans “Welt am Sonntag”, les chiffres parlent d’eux-mêmes : rien que par l’Italie transitent chaque année quelque 1,6 million d’immigrants légaux et 300.000 illégaux. Toujours selon ces rapports, les services secrets soupçonnent que les organisateurs de ces migrations illégales appartiennent à des bandes organisées. Elles introduiraient ces migrants illégaux en même temps qu’elles s’adonneraient au trafic de drogues et d’armes. Le réseau de la “Santa Corona Unita”, basé en Apulie (Italie du Sud), y jouerait un rôle déterminant. Il travaillerait en étroite collaboration avec des passeurs organisés d’Albanie, de Russie et de Turquie. “Welt am Sonntag” poursuit : “En Turquie, les passeurs gagnent d’ores et déjà plus d’argent dans la contrebande d’êtres humains que dans le trafic de drogues”.
Le rôle de la Turquie est intéressant à observer dans ce contexte : le pays est “sur la voie de l’Europe” et veut officiellement jouer le rôle de “portier” de l’Europe, en pratiquant une politique d’”étanchéisation”. Ankara prétend y mettre tous les moyens. (…) C’est clair : le gouvernement turc rempli officiellement ses engagements, ceux d’être l’avant-poste de l’Europe, ce qui n’empêche nullement les navires quasi avariés, bourrés de candidats réfugiés, d’échouer à Lampedusa ou ailleurs. Car les côtes de la Turquie sont longues et découpées et les organisations de passeurs bien rôdées.
Il est clair aussi que les flux de réfugiés sont pilotés. Depuis que les Tunisiens ont reçu des droits de pêche en échange d’aides au développement et de fournitures en équipements, ils surveillent leurs côtes avec davantage de vigilance et agissent de manière plus musclée contre les bandes de passeurs. Bien peu d’embarcations franchissent désormais la Méditerranée entre la Tunisie et l’Italie. Les candidats réfugiés choisissent une voie plus longue, qui part de Libye. Mais négocier avec la Libye s’avère problématique. En juillet 2003, Italiens et Libyens ont signé des accords pour que les contrôles soient plus sévères dans le désert saharien et le long des côtes méditerranéennes, mais, jusqu’ici, ces accords n’ont rien donné parce que les véhicules tous terrains et les radars promis par les Italiens n’ont pu être livrés aux Libyens, sous prétexte que l’UE accepte l’embargo contre le pays du Colonel Khadafi, toujours considéré comme un “Etat-voyou”. Par conséquent, les gardes-frontière libyens ne peuvent guère montrer de zèle dans la traque aux candidats à l’immigration.
Khadafi doit faire en outre face à un autre problème : plus les côtes sont verrouillées et rendues étanches, plus le flot de candidats à l’immigration en Europe s’accumule comme les eaux d’un barrage à l’intérieur des terres libyennes. Tripoli a les mêmes problèmes avec ces masses humaines venues de l’Afrique subsaharienne qu’Ankara avec les candidats réfugiés kurdes d’Irak. La Méditerranée n’est donc pas un barrage entre l’Europe et le reste du monde, mais bel et bien un pont.
Ensuite, si les Italiens s’attaquent au trafic des passeurs en déployant de meilleures techniques de repérage et de surveillance des côtes, les passeurs changent de route et testent d’autres voies d’accès au continent européen. L’Institut de Criminologie de l’Université de Milan observe depuis quelque temps que la tendance actuelle est d’éviter les longues traversées maritimes ; les candidats à l’immigration sauvage se déguisent en touristes et arrivent par air en Europe, venant de tous les coins du monde. http://www.polemia.com
Curd-Thorstein WEICK.
SOURCE : “Zur Zeit”, Vienne, n°35-36/2004
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Nous voilà ruinés, tant sur le plan financier que culturel. L'on parla même de Mosquée Notre Dame de Paris, ce que je ne crus certes point ; mais si le regretté Charles Martel eût su Poitiers bombardée d'un minaret, il s'en retournerait dans son sépulcre. Petit hommage, si vous le permettez, à l'abbé Pagès et au révérend père Samuel.
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
BILAN ECONOMIQUE DE L'IMMIGRATION EN FRANCE-ANNEE 2004
Quand les chiffres parlent!
AUTEUR: GERARD PINCE
Voir la vidéo de préface et rendez vous au lien au bas de l'article pour aller lire ce billet.
http://youtu.be/GQBqzLrVRUk
CONCLUSIONS PRATIQUES:
-L'audit porte sur les immigrés, étrangers nés en France, et leurs descendants directs originaires des pays tiers (hors Union Européenne). Il fait ressortir les anomalies suivantes:
1-6 sur 10 des personnes originaires des pays tiers et en âge de travailler, sont oisives.
2-Le déficit des finances publiques imputable aux originaires des pays tiers atteint 48 milliards d'euros soit 80% du déficit total enregistré en 2004.
3-Au niveau du PIB, les originaires des pays tiers produisent 93 milliards de valeur ajoutée et consomment 126 milliards.
VOIR LE BILLET COMPLET ICI
Quand les chiffres parlent!
AUTEUR: GERARD PINCE
Voir la vidéo de préface et rendez vous au lien au bas de l'article pour aller lire ce billet.
http://youtu.be/GQBqzLrVRUk
CONCLUSIONS PRATIQUES:
-L'audit porte sur les immigrés, étrangers nés en France, et leurs descendants directs originaires des pays tiers (hors Union Européenne). Il fait ressortir les anomalies suivantes:
1-6 sur 10 des personnes originaires des pays tiers et en âge de travailler, sont oisives.
2-Le déficit des finances publiques imputable aux originaires des pays tiers atteint 48 milliards d'euros soit 80% du déficit total enregistré en 2004.
3-Au niveau du PIB, les originaires des pays tiers produisent 93 milliards de valeur ajoutée et consomment 126 milliards.
VOIR LE BILLET COMPLET ICI
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses.
La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère
Argumentum ad nauseam

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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Droit de vote des étrangers : à front renversé…
Après la Tunisie et selon toute probabilité avant l’Egypte, dont les élections débutent aujourd’hui, la « vague verte » a déferlé sur les urnes au Maroc où le mouvement « islamiste modéré » et « monarchiste », le Parti justice et développement (PJD), a remporté une large victoire aux législatives de ce vendredi avec 107 sièges sur 395. Le PJD comptait 9 députés en 1997, 47 en 2007 dans la précédente chambre de 325 membres. L’appel du Mouvement de contestation du 20 février, né dans le sillage du printemps arabe, qui avait prôné le boycott du scrutin a été un échec puisque cette élection a justement été marquée par un taux de participation assez fort pour le royaume chérifien de 45,4%, contre 37% il ya quatre ans. Le PJD, qui a largement fait campagne contre le fléau de la corruption et la défense des valeurs traditionnelles mahométanes, va donc désormais pour la première fois être en mesure de diriger le gouvernement du Royaume. Dés l’annonce des résultats officiels dimanche soir, son secrétaire général, Abdelilah Benkirane, 57 ans, a immédiatement réitéré son allégeance au roi Mohammed VI et tenu à rassurer les occidentaux sur ses intentions pacifiques. C’est dans ce contexte de forte poussée électorale en faveur de mouvements nationaux-conservateurs islamiques qu’un sondage vient d’être publié sur la perception par nos compatriotes d’un éventuel droit de vote des immigrés non européens dans notre pays…
Selon cette enquête BVA parue aujourd’hui dans Le Parisien, 61% des Français sondés seraient favorables aux élections locales, au droit de vote des étrangers non européens, « en situation régulière et résidant en France depuis plus de 5 ans ». Le Sénat examinera le 8 décembre une proposition de loi en ce sens (voir notre article en date du 24 novembre.
Une étude plus approfondie des résultats montre que les « 25-34 ans » y sont nettement plus favorables à 75%) que les « séniors » (51%), les « cadres » sensiblement plus disposés à cette mesure (72%) que les « ouvriers » (60%).
Ce désir de dissocier le droit de vote de la nationalité française, à laquelle s’est toujours opposé Bruno Gollnisch et les instances du FN, aurait progressé de 6 points depuis janvier 2010 et même de 15 points auprès des « sympathisants de droite » ! Cependant, « seuls » 43% des électeurs de droite y sont favorables contre 75% des électeurs de gauche.
Si les centristes se prononcent assez largement en faveur au droit de vote des étrangers (58% chez les sympathisants du NC, 63% chez ceux du MoDem) ; 56% des sympathisants UMP y sont hostiles et 61% de ceux du FN… ce qui tendrait à prouver que quatre électeurs frontistes sur dix n’y sont pas opposés ?
Nous noterons pour notre part que le résultat de cette enquête est assez curieux et même à « front renversé ». En effet ce sont les électeurs les plus progressistes sur l’échiquier politique qui sont les plus favorables au droit de vote des non européens. Pourtant, les immigrés campent majoritairement sur des positions sociétales autrement plus rigides, voire « réactionnaires » que l’électeur moyen Français ou Européen de souche…
Il est donc toujours assez piquant, on l’a vu encore cette semaine à Tourcoing (Nord), ville déjà officiellement majoritairement peuplée d’immigrés, de voir les emblématiques représentants de la gauche humaniste, la Ligue des droits de l’homme (LDH), appeler les Tourquennois à se prononcer « pour ou contre le droit de vote des étrangers aux élections locales ». Sans surprise les 579 personnes rameutées pour l’occasion ont voté « pour » à 90%… Nous l’évoquions pareillement le 26 octobre, près d’un électeur tunisien sur trois vivant en France a voté en faveur du parti nationaliste islamiste Ennahda aux législatives. Nous pouvons légitimement douter que ces électeurs là goûtent les lubies des grandes âmes immigrationnistes de la LDH et consorts….
Alors certes, les Français issus de l’immigration extra-européenne, notamment africains et arabo-musulmans, quand ils votent aux municipales, le font assez volontiers en faveur des listes et des candidats des partis de gauche qui ont un sens aiguë du clientélisme et de la « redistribution »… Mais cela jusqu’au jour ou ce passage obligé par les partis institutionnels sera devenu obsolète. Nous citions le maire de Montfermeil (Seine-Saint-Denis) , Xavier Lemoine, qui rapportait dans France Soir cette anecdote qui en dit long : « Récemment, un imam est venu me voir et il m’a dit : Monsieur le maire, en 2014 vous serez peut-être encore réélu, mais en 2020 ce sera nous. C’est mathématique, car nous serons majoritaires (…). » Que la majorité de la gauche et qu’une partie de la droite souhaitent accélérer ce phénomène n’est plus pour nous surprendre, Jupiter rend fou ceux
http://www.gollnisch.com/
viahttp://infonatio.unblog.fr/
Après la Tunisie et selon toute probabilité avant l’Egypte, dont les élections débutent aujourd’hui, la « vague verte » a déferlé sur les urnes au Maroc où le mouvement « islamiste modéré » et « monarchiste », le Parti justice et développement (PJD), a remporté une large victoire aux législatives de ce vendredi avec 107 sièges sur 395. Le PJD comptait 9 députés en 1997, 47 en 2007 dans la précédente chambre de 325 membres. L’appel du Mouvement de contestation du 20 février, né dans le sillage du printemps arabe, qui avait prôné le boycott du scrutin a été un échec puisque cette élection a justement été marquée par un taux de participation assez fort pour le royaume chérifien de 45,4%, contre 37% il ya quatre ans. Le PJD, qui a largement fait campagne contre le fléau de la corruption et la défense des valeurs traditionnelles mahométanes, va donc désormais pour la première fois être en mesure de diriger le gouvernement du Royaume. Dés l’annonce des résultats officiels dimanche soir, son secrétaire général, Abdelilah Benkirane, 57 ans, a immédiatement réitéré son allégeance au roi Mohammed VI et tenu à rassurer les occidentaux sur ses intentions pacifiques. C’est dans ce contexte de forte poussée électorale en faveur de mouvements nationaux-conservateurs islamiques qu’un sondage vient d’être publié sur la perception par nos compatriotes d’un éventuel droit de vote des immigrés non européens dans notre pays…
Selon cette enquête BVA parue aujourd’hui dans Le Parisien, 61% des Français sondés seraient favorables aux élections locales, au droit de vote des étrangers non européens, « en situation régulière et résidant en France depuis plus de 5 ans ». Le Sénat examinera le 8 décembre une proposition de loi en ce sens (voir notre article en date du 24 novembre.
Une étude plus approfondie des résultats montre que les « 25-34 ans » y sont nettement plus favorables à 75%) que les « séniors » (51%), les « cadres » sensiblement plus disposés à cette mesure (72%) que les « ouvriers » (60%).
Ce désir de dissocier le droit de vote de la nationalité française, à laquelle s’est toujours opposé Bruno Gollnisch et les instances du FN, aurait progressé de 6 points depuis janvier 2010 et même de 15 points auprès des « sympathisants de droite » ! Cependant, « seuls » 43% des électeurs de droite y sont favorables contre 75% des électeurs de gauche.
Si les centristes se prononcent assez largement en faveur au droit de vote des étrangers (58% chez les sympathisants du NC, 63% chez ceux du MoDem) ; 56% des sympathisants UMP y sont hostiles et 61% de ceux du FN… ce qui tendrait à prouver que quatre électeurs frontistes sur dix n’y sont pas opposés ?
Nous noterons pour notre part que le résultat de cette enquête est assez curieux et même à « front renversé ». En effet ce sont les électeurs les plus progressistes sur l’échiquier politique qui sont les plus favorables au droit de vote des non européens. Pourtant, les immigrés campent majoritairement sur des positions sociétales autrement plus rigides, voire « réactionnaires » que l’électeur moyen Français ou Européen de souche…
Il est donc toujours assez piquant, on l’a vu encore cette semaine à Tourcoing (Nord), ville déjà officiellement majoritairement peuplée d’immigrés, de voir les emblématiques représentants de la gauche humaniste, la Ligue des droits de l’homme (LDH), appeler les Tourquennois à se prononcer « pour ou contre le droit de vote des étrangers aux élections locales ». Sans surprise les 579 personnes rameutées pour l’occasion ont voté « pour » à 90%… Nous l’évoquions pareillement le 26 octobre, près d’un électeur tunisien sur trois vivant en France a voté en faveur du parti nationaliste islamiste Ennahda aux législatives. Nous pouvons légitimement douter que ces électeurs là goûtent les lubies des grandes âmes immigrationnistes de la LDH et consorts….
Alors certes, les Français issus de l’immigration extra-européenne, notamment africains et arabo-musulmans, quand ils votent aux municipales, le font assez volontiers en faveur des listes et des candidats des partis de gauche qui ont un sens aiguë du clientélisme et de la « redistribution »… Mais cela jusqu’au jour ou ce passage obligé par les partis institutionnels sera devenu obsolète. Nous citions le maire de Montfermeil (Seine-Saint-Denis) , Xavier Lemoine, qui rapportait dans France Soir cette anecdote qui en dit long : « Récemment, un imam est venu me voir et il m’a dit : Monsieur le maire, en 2014 vous serez peut-être encore réélu, mais en 2020 ce sera nous. C’est mathématique, car nous serons majoritaires (…). » Que la majorité de la gauche et qu’une partie de la droite souhaitent accélérer ce phénomène n’est plus pour nous surprendre, Jupiter rend fou ceux
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Re: L'immigration : une affaire d'État !
Le droit de vote des immigrés, l'arbre qui cache la forêt des naturalisations
C’est ce jeudi 8 décembre que le projet de loi sur le droit de vote des immigrés sera examiné — et sans doute voté — au Sénat par la nouvelle majorité socialiste. Avec d’autant plus d’enthousiasme que 61% des Français (soit 6% de plus par rapport à un précédent sondage, réalisé en janvier 2010) y seraient favorables selon une enquête BVA publiée le 28 novembre par Le Parisien. Le quotidien populaire note avec satisfaction que « l’acceptation du droit de vote des étrangers a tout particulièrement augmenté auprès des sympathisants de droite (+ 15 points), même si ceux-ci y restent majoritairement opposés ». Sans surprise, les électeurs du Front national y sont ainsi hostiles à 61% cependant que 58% des sympathisants du Nouveau Centre d’Hervé Morin seraient au contraire prêts à partager leur isoloir avec des allogènes.
Du moins, selon BVA. Comme tous ses homologues sondagiques, cet organisme observe en effet une certaine rigueur en matière politique car les chiffres des enquêtes d’opinion doivent correspondre peu ou prou à ceux qui sortiront des urnes sous peine pour les instituts spécialisés de perdre toute crédibilité, mais se montre beaucoup plus laxiste quand il s’agit des questions de société, aucune sanction n’étant alors à craindre.
Faux problème et gadget électoral
1981-2011, voici donc trente ans que, d’élection en élection, resurgit le spectre du droit de vote aux élections locales des étrangers en situation régulière. Une mesure, allèguent ses partisans, déjà en vigueur dans plusieurs pays européens (Suède, Danemark ou encore Pays-Bas) dans lesquels, soutiennent ces bons apôtres, elle n’aurait apporté aucun bouleversement. Pourtant, un Marocain est devenu maire de Rotterdam, l’un des principaux ports européens, et tout indique que cette mesure aboutirait également chez nous, vu la concentration de certaines communautés, à faire tomber dans l’escarcelle d’édiles musulmans, voire islamistes, une bonne partie des communes de la Seine-Saint-Denis, des villes du Nord comme Roubaix et plusieurs arrondissements marseillais. Pas moins !
Le problème est donc très sérieux ; ce droit de vote démesurément élargi — dans le même temps où les indigènes de France se voient systématiquement retirer peu à peu tous leurs droits spécifiques, en raison de l’inique mise hors-la-loi de la préférence nationale — est pourtant un faux problème, ce qui ne l’empêche pas d’être régulièrement agité par des politiciens en mal de victoire.
à gauche, (où Mitterrand se garda bien d’inclure cette sensationnelle nouveauté dans la Constitution bien que les 110 Propositions du PS lui en aient fait obligation) parce que cela permet de se montrer « fidèle à sa mission humaniste » et ouvert aux (prétendus) exclus ;
à droite, parce qu’agiter ce chiffon rouge permet de rallier à son panache tricolore le bon peuple resté national et français toujours.
Ainsi Nicolas Sarkozy qui, en 2005, dans une tribune du Monde, se disait, « sur la base de la réciprocité », favorable au vote des étrangers vivant depuis cinq ans sur notre territoire, affirmait solennellement le 23 novembre 2011 devant quelque trois mille maires réunis en congrès que « le droit de voter et le droit d’être élu dans nos territoires doit demeurer un droit attaché à la nationalité française ».
2 millions de néo-Français de plus en 14 ans !
Mais c’est justement en cela que le droit de vote des immigrés aux élections locales est un faux problème et un gadget électoral. Car, n’en déplaise à l’UMP et à M. Sarkozy lui-même, la nationalité française est bradée, avec plus de deux millions de néo-Français créés entre 1995 et 2009. Le chiffre a bondi, sous les deux dernières présidences, de 95.410 naturalisés en 1995 à 133.479 en 2009, avec un pic de 165.140 en 2004 ; M. Sarkozy était alors ministre de l’Intérieur.
Or, ces 2 millions de néo-Français, très majoritairement originaires d’Afrique (62,7 % de l’ensemble, dont 41,2% de Maghrébins) et parents de millions d’enfants bientôt inscrits automatiquement sur les listes électorales, non seulement votent à toutes les élections, mais se font élire — ou nommer — aux postes les plus prestigieux. Ainsi, parmi quantité d’autres, on trouve les députés européens Fodé Sylla et Alina Boumedienne-Thierry ou la nouvelle vice-présidente du Sénat, l’Algérienne Bariza Khiari qui, depuis son arrivée au Palais du Luxembourg en 2004, a multiplié les propositions de lois favorables à ses congénères, par exemple pour leur faciliter l’accès aux professions libérales ou privées encore réglementées.
Et des ministres, parlons-en :
le Togolais mitterrandien Kofi Yamgnane (plus tard candidat à la présidentielle dans son pays d’origine, ce qui en dit long sur son intégration !) ;
la Sénégalaise également socialiste puis sarkozyste Rama Yadé ;
l’Algéro-Marocaine Rachida Dati, titulaire de surcroît d’un ministère régalien, celui de la Justice ;
mieux ou pis encore : parmi les candidats déclarés à la présidentielle 2012 figurent deux naturalisés, le Béninois Patrick Lozès, président (en délicatesse avec la justice pour détournement de subventions publiques) du Conseil Représentatif des Associations Noires de France et dont le slogan « Ne votez plus blanc » s’adresse explicitement aux allochtones; et bien sûr la Norvégienne Eva Joly dont le conseiller très spécial Serge Coronado, fils de réfugiés chiliens anti-Pinochet, n’est français que depuis 1994.
Paris, ville ouverte aux allogènes
Or, répétons-le, ce mouvement-là si lourd de conséquences n’a cessé de s’accélérer sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Ce qui lui valait en 2009 les éloges du site marocain yabiladi.com : alors que « le Royaume-Uni et l'Allemagne ont diminué l'octroi de nationalités à hauteur de -21% et -16% respectivement (…) la France est le pays européen où le plus d'étrangers ont été naturalisés en 2008 : 137.000, contre 129.000 au Royaume-Uni et 94.000 en Allemagne », le Maroc arrivant « en tête des pays d'origine des nouveaux nationaux ». D’où le satisfecit, dont on se passerait bien, accordé par le site chérifien : « En termes absolus, la France est bien le pays le plus ouvert sur le plan des naturalisations », avec « 2,1 naturalisations sur 1000 citoyens ».
« Les naturalisations explosent à Paris », titrait de son côté le quotidien Aujourd’hui en France le 3 mai 2010 en précisant que, grâce à « la récente simplification des démarches », le nombre des étrangers naturalisés français, 4000 au cours du seul premier trimestre 2010, « a doublé dans la capitale par rapport au premier trimestre 2009 ». Résultat, selon la préfecture de police de Paris, dans la seule capitale, « environ 16.000 ressortissants étrangers pourraient acquérir la nationalité française d'ici à la fin de l'année, soit une augmentation de 52% par rapport à l'année dernière ».
Substitution de population, substitution d'électorat
Cinquante-deux pour cent d'augmentation, voilà qui va changer toute la donne raciale, sociologique et politique dans la ville dont on chantait naguère « Paris, c’est une blonde » ! Et la cadence n’a pas fléchi depuis, la France ayant délivré en 2010 près de 200.000 autorisations de long séjour — une croissance de 9,7% par rapport à 2009 bien que l'immigration de travail n’ait quant à elle progressé que de 1,8% — dont les heureux bénéficiaires ont vocation à être naturalisés au plus vite.
Ainsi s’opère en douce, sans que le citoyen ordinaire s’en doute puisque chaque préfecture fait sa petite cuisine sur son petit réchaud et qu’on ne dispose plus de chiffres globaux mais uniquement de données départementales, beaucoup plus difficiles à obtenir et à additionner, ce qu’il faut bien appeler une substitution de population, et donc d’électorat. Ainsi donc il n'est plus besoin pour ce faire de modifier la Constitution par voie de référendum, avec tous les aléas qu’une telle opération comporte. Qu’on se souvienne du « non » de mai 2005 au projet de nouvelle Constitution qu’avaient pourtant plébiscité sondés et partis politiques !
Claude Lorne 2/12/2011
http://www.polemia.com – 3/12/2011
C’est ce jeudi 8 décembre que le projet de loi sur le droit de vote des immigrés sera examiné — et sans doute voté — au Sénat par la nouvelle majorité socialiste. Avec d’autant plus d’enthousiasme que 61% des Français (soit 6% de plus par rapport à un précédent sondage, réalisé en janvier 2010) y seraient favorables selon une enquête BVA publiée le 28 novembre par Le Parisien. Le quotidien populaire note avec satisfaction que « l’acceptation du droit de vote des étrangers a tout particulièrement augmenté auprès des sympathisants de droite (+ 15 points), même si ceux-ci y restent majoritairement opposés ». Sans surprise, les électeurs du Front national y sont ainsi hostiles à 61% cependant que 58% des sympathisants du Nouveau Centre d’Hervé Morin seraient au contraire prêts à partager leur isoloir avec des allogènes.
Du moins, selon BVA. Comme tous ses homologues sondagiques, cet organisme observe en effet une certaine rigueur en matière politique car les chiffres des enquêtes d’opinion doivent correspondre peu ou prou à ceux qui sortiront des urnes sous peine pour les instituts spécialisés de perdre toute crédibilité, mais se montre beaucoup plus laxiste quand il s’agit des questions de société, aucune sanction n’étant alors à craindre.
Faux problème et gadget électoral
1981-2011, voici donc trente ans que, d’élection en élection, resurgit le spectre du droit de vote aux élections locales des étrangers en situation régulière. Une mesure, allèguent ses partisans, déjà en vigueur dans plusieurs pays européens (Suède, Danemark ou encore Pays-Bas) dans lesquels, soutiennent ces bons apôtres, elle n’aurait apporté aucun bouleversement. Pourtant, un Marocain est devenu maire de Rotterdam, l’un des principaux ports européens, et tout indique que cette mesure aboutirait également chez nous, vu la concentration de certaines communautés, à faire tomber dans l’escarcelle d’édiles musulmans, voire islamistes, une bonne partie des communes de la Seine-Saint-Denis, des villes du Nord comme Roubaix et plusieurs arrondissements marseillais. Pas moins !
Le problème est donc très sérieux ; ce droit de vote démesurément élargi — dans le même temps où les indigènes de France se voient systématiquement retirer peu à peu tous leurs droits spécifiques, en raison de l’inique mise hors-la-loi de la préférence nationale — est pourtant un faux problème, ce qui ne l’empêche pas d’être régulièrement agité par des politiciens en mal de victoire.
à gauche, (où Mitterrand se garda bien d’inclure cette sensationnelle nouveauté dans la Constitution bien que les 110 Propositions du PS lui en aient fait obligation) parce que cela permet de se montrer « fidèle à sa mission humaniste » et ouvert aux (prétendus) exclus ;
à droite, parce qu’agiter ce chiffon rouge permet de rallier à son panache tricolore le bon peuple resté national et français toujours.
Ainsi Nicolas Sarkozy qui, en 2005, dans une tribune du Monde, se disait, « sur la base de la réciprocité », favorable au vote des étrangers vivant depuis cinq ans sur notre territoire, affirmait solennellement le 23 novembre 2011 devant quelque trois mille maires réunis en congrès que « le droit de voter et le droit d’être élu dans nos territoires doit demeurer un droit attaché à la nationalité française ».
2 millions de néo-Français de plus en 14 ans !
Mais c’est justement en cela que le droit de vote des immigrés aux élections locales est un faux problème et un gadget électoral. Car, n’en déplaise à l’UMP et à M. Sarkozy lui-même, la nationalité française est bradée, avec plus de deux millions de néo-Français créés entre 1995 et 2009. Le chiffre a bondi, sous les deux dernières présidences, de 95.410 naturalisés en 1995 à 133.479 en 2009, avec un pic de 165.140 en 2004 ; M. Sarkozy était alors ministre de l’Intérieur.
Or, ces 2 millions de néo-Français, très majoritairement originaires d’Afrique (62,7 % de l’ensemble, dont 41,2% de Maghrébins) et parents de millions d’enfants bientôt inscrits automatiquement sur les listes électorales, non seulement votent à toutes les élections, mais se font élire — ou nommer — aux postes les plus prestigieux. Ainsi, parmi quantité d’autres, on trouve les députés européens Fodé Sylla et Alina Boumedienne-Thierry ou la nouvelle vice-présidente du Sénat, l’Algérienne Bariza Khiari qui, depuis son arrivée au Palais du Luxembourg en 2004, a multiplié les propositions de lois favorables à ses congénères, par exemple pour leur faciliter l’accès aux professions libérales ou privées encore réglementées.
Et des ministres, parlons-en :
le Togolais mitterrandien Kofi Yamgnane (plus tard candidat à la présidentielle dans son pays d’origine, ce qui en dit long sur son intégration !) ;
la Sénégalaise également socialiste puis sarkozyste Rama Yadé ;
l’Algéro-Marocaine Rachida Dati, titulaire de surcroît d’un ministère régalien, celui de la Justice ;
mieux ou pis encore : parmi les candidats déclarés à la présidentielle 2012 figurent deux naturalisés, le Béninois Patrick Lozès, président (en délicatesse avec la justice pour détournement de subventions publiques) du Conseil Représentatif des Associations Noires de France et dont le slogan « Ne votez plus blanc » s’adresse explicitement aux allochtones; et bien sûr la Norvégienne Eva Joly dont le conseiller très spécial Serge Coronado, fils de réfugiés chiliens anti-Pinochet, n’est français que depuis 1994.
Paris, ville ouverte aux allogènes
Or, répétons-le, ce mouvement-là si lourd de conséquences n’a cessé de s’accélérer sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Ce qui lui valait en 2009 les éloges du site marocain yabiladi.com : alors que « le Royaume-Uni et l'Allemagne ont diminué l'octroi de nationalités à hauteur de -21% et -16% respectivement (…) la France est le pays européen où le plus d'étrangers ont été naturalisés en 2008 : 137.000, contre 129.000 au Royaume-Uni et 94.000 en Allemagne », le Maroc arrivant « en tête des pays d'origine des nouveaux nationaux ». D’où le satisfecit, dont on se passerait bien, accordé par le site chérifien : « En termes absolus, la France est bien le pays le plus ouvert sur le plan des naturalisations », avec « 2,1 naturalisations sur 1000 citoyens ».
« Les naturalisations explosent à Paris », titrait de son côté le quotidien Aujourd’hui en France le 3 mai 2010 en précisant que, grâce à « la récente simplification des démarches », le nombre des étrangers naturalisés français, 4000 au cours du seul premier trimestre 2010, « a doublé dans la capitale par rapport au premier trimestre 2009 ». Résultat, selon la préfecture de police de Paris, dans la seule capitale, « environ 16.000 ressortissants étrangers pourraient acquérir la nationalité française d'ici à la fin de l'année, soit une augmentation de 52% par rapport à l'année dernière ».
Substitution de population, substitution d'électorat
Cinquante-deux pour cent d'augmentation, voilà qui va changer toute la donne raciale, sociologique et politique dans la ville dont on chantait naguère « Paris, c’est une blonde » ! Et la cadence n’a pas fléchi depuis, la France ayant délivré en 2010 près de 200.000 autorisations de long séjour — une croissance de 9,7% par rapport à 2009 bien que l'immigration de travail n’ait quant à elle progressé que de 1,8% — dont les heureux bénéficiaires ont vocation à être naturalisés au plus vite.
Ainsi s’opère en douce, sans que le citoyen ordinaire s’en doute puisque chaque préfecture fait sa petite cuisine sur son petit réchaud et qu’on ne dispose plus de chiffres globaux mais uniquement de données départementales, beaucoup plus difficiles à obtenir et à additionner, ce qu’il faut bien appeler une substitution de population, et donc d’électorat. Ainsi donc il n'est plus besoin pour ce faire de modifier la Constitution par voie de référendum, avec tous les aléas qu’une telle opération comporte. Qu’on se souvienne du « non » de mai 2005 au projet de nouvelle Constitution qu’avaient pourtant plébiscité sondés et partis politiques !
Claude Lorne 2/12/2011
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Re: AME et les immigrés
Et merci aussi d'indiquer des références.
Si nous reprenons les chiffres que vous indiquez et s'ils s'avèrent faux, de quoi aurons-nous l'air?
Si nous reprenons les chiffres que vous indiquez et s'ils s'avèrent faux, de quoi aurons-nous l'air?
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
c'est qu'ils se fixent des objectifs trop bas et qu'ils les atteignent." Léonard de Vinci
"Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser." Nietzsche
"Le problème de la plupart des gens n'est pas qu'ils se fixent des objectifs trop hauts,
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Re: AME et les immigrés
*
_ Au risque de choquer certains sinon beaucoup : je m'en fous !
Ils ne veulent des français que pour payer ce qu'ils sont incapables de faire, qu'ils se démerdent et ne me parlez pas de solidarité...
Ceci n'engage que moi et moi seul
ENFANTS, PROFITEZ DE LA GUERRE !
LA PAIX SERA TERRIBLE !!!
_____________________________
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier qui passe,
encore un carreau d'cassé, v'là le vitrier passé ...
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Re: AME et les immigrés
L'autre jour, un Français d'origine Marocaine s'est vanté devant moi d'avoir fait venir sa mère (Marocaine) en vacances sur le territoire Français tout en sachant qu'elle avait des problèmes cardiaques ! Mais évidemment comme là-bas il n'y a pas la sécu, et bien elle n'avait pas les moyens de se faire soigner... Le diagnostique était clairement connu de la dame, il fallait l'opérer!
Donc arrivée sur place, en "vacances dans notre pays" la dame a simulé une attaque dans la rue, direction un hôpital, opération en urgence, convalescence et pour finir un sympathique rapatriement première classe! Évidemment la facture de plusieurs centaines de milliers d'€, bin dans le cul a bibi (vous et moi!)
C'est bien continuons comme ça, continuons de soigner le monde entier, mais un jour c'est le reste du monde qui finira par nous soigner... enfin pas sûr!
Donc arrivée sur place, en "vacances dans notre pays" la dame a simulé une attaque dans la rue, direction un hôpital, opération en urgence, convalescence et pour finir un sympathique rapatriement première classe! Évidemment la facture de plusieurs centaines de milliers d'€, bin dans le cul a bibi (vous et moi!)
C'est bien continuons comme ça, continuons de soigner le monde entier, mais un jour c'est le reste du monde qui finira par nous soigner... enfin pas sûr!
La rébellion des esclaves !
Re: AME et les immigrés
Tireur_isolé a écrit :
*
_ Au risque de choquer certains sinon beaucoup : je m'en fous !
Ils ne veulent des français que pour payer ce qu'ils sont incapables de faire, qu'ils se démerdent et ne me parlez pas de solidarité...
Ceci n'engage que moi et moi seul
+1
Je pense que le problème est la décrédibilisation de la valeur de l'argent, c est surement une des causes de nos problèmes et cela n'est qu'une des multiples conséquences ; ne pas la reconnaitre c'est engendrer l’irrespect de certaines grandes valeurs.
C était hier la cause de la chute de l'empire Romain et sera la cause de notre chute demain.
> La France est le seul pays du monde où, si vous ajoutez dix citoyens à dix autres, vous ne faites pas une addition, mais vingt divisions
> L'élite de ce pays permet de faire et défaire les modes, suivant la maxime qui proclame : "Je pense, donc tu suis."
> La France est un pays qui adore changer de gouvernement à condition que ce soit toujours le même.
> L'élite de ce pays permet de faire et défaire les modes, suivant la maxime qui proclame : "Je pense, donc tu suis."
> La France est un pays qui adore changer de gouvernement à condition que ce soit toujours le même.
Re: L'immigration : une affaire d'État !
J'ai lu attentivement et avec intêret tout ces articles. Néanmoins, je tiens à faire un distingo entre les populations immigrés arrivants sur notre territoire. C'est toujours le même problème qui se pose chez ceux qui sont payés pour penser à ces choses, où bien chez des humbles comme moi: assimilation où intégration?
L'assimilation induit de se "mélanger" à la population autochtone, au sens le plus trivial du terme, adopter ses moeurs et coutumes en délaissant une partie de ses origines. Il peut en résulter, malgré quelques irréductibles de la France blanche, une dilution génétique qui fera de ces immigrés de parfaits et bons français, à condition que nous, caucasiens, restont majoritaires. D'où la nécessité évidente de fermer les vannes, les pompes aspirantes comme dit notre présidente.
Les noirs, pardon, les gens de couleur, dixit la novlangue, ne rechignent pas à s'intégrer, je veux dire se mélanger, ainsi qu'un grand nombre d'asiatiques, qui eux ont majoritairement le respect du pays hôte dans le sang.
Mais tout cela implique un métissage, non forcé bien sûr, mais naturel, ce à quoi répugne beaucoup. Alors qu'à mon sens, c'est bénéfique pour nous à long terme.
A l'opposé, il y a l'intégration, mot galvaudé dans son sens. C'est venez comme vous êtes, avec vos coutumes etc, on vous trouvera de quou travailler, où de quoi profiter du système, bref l'idéologie dominante depuis 20 ans. L'ethnie la plus attirée par ce mode d'immigration, ce sont les Arabes. Ceux ci, a de rares exceptions, ne se mélangent pas, ont beaucoup d'enfants, vivent plus où moins comme ils vivaient là bas. Leurs jeunes sont un mélange de consumérisme débile et de pseudos traditions qui en font des sortes d'hybrides. Ils se multiplient, sans rien se dépouiller de leurs origines, pas d'assimilation, pas donc de conscientisation, et sont donc la cible favorite de ce parti de gauche qui cherche à s'arrondir électoralement en remplacer le peuple français politisé par ces sortes d'îlotes. Pour dévier un peu d'ailleurs, la communauté qui n'existe très (trop) bien intégrés a changé radicalement de positionnement envers cette ethnie grandissante, pour des raisons évidentes.
Pour conclure, oui il y a certainement volonté de remplacer un peuple, le nôtre, par d'autres, mais on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac, et sur le long terme, et pour certains d'entre eux, cela peut jouer en notre faveur. Il n'est reste pas moins qu'il faut stopper au maximum l'afflux d'étrangers, c'est une évidence.
Il y a une autre solution, à base de bateaux, mais je doute qu'elle soit réalisable
Je me suis toujours demandé quel était l'avis de certains amis patriotes, et même de certains dirigeants du parti. Mais je comprends la nécessité de simplifier ces problèmes délicats et essentiels.
L'assimilation induit de se "mélanger" à la population autochtone, au sens le plus trivial du terme, adopter ses moeurs et coutumes en délaissant une partie de ses origines. Il peut en résulter, malgré quelques irréductibles de la France blanche, une dilution génétique qui fera de ces immigrés de parfaits et bons français, à condition que nous, caucasiens, restont majoritaires. D'où la nécessité évidente de fermer les vannes, les pompes aspirantes comme dit notre présidente.
Les noirs, pardon, les gens de couleur, dixit la novlangue, ne rechignent pas à s'intégrer, je veux dire se mélanger, ainsi qu'un grand nombre d'asiatiques, qui eux ont majoritairement le respect du pays hôte dans le sang.
Mais tout cela implique un métissage, non forcé bien sûr, mais naturel, ce à quoi répugne beaucoup. Alors qu'à mon sens, c'est bénéfique pour nous à long terme.
A l'opposé, il y a l'intégration, mot galvaudé dans son sens. C'est venez comme vous êtes, avec vos coutumes etc, on vous trouvera de quou travailler, où de quoi profiter du système, bref l'idéologie dominante depuis 20 ans. L'ethnie la plus attirée par ce mode d'immigration, ce sont les Arabes. Ceux ci, a de rares exceptions, ne se mélangent pas, ont beaucoup d'enfants, vivent plus où moins comme ils vivaient là bas. Leurs jeunes sont un mélange de consumérisme débile et de pseudos traditions qui en font des sortes d'hybrides. Ils se multiplient, sans rien se dépouiller de leurs origines, pas d'assimilation, pas donc de conscientisation, et sont donc la cible favorite de ce parti de gauche qui cherche à s'arrondir électoralement en remplacer le peuple français politisé par ces sortes d'îlotes. Pour dévier un peu d'ailleurs, la communauté qui n'existe très (trop) bien intégrés a changé radicalement de positionnement envers cette ethnie grandissante, pour des raisons évidentes.
Pour conclure, oui il y a certainement volonté de remplacer un peuple, le nôtre, par d'autres, mais on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac, et sur le long terme, et pour certains d'entre eux, cela peut jouer en notre faveur. Il n'est reste pas moins qu'il faut stopper au maximum l'afflux d'étrangers, c'est une évidence.
Il y a une autre solution, à base de bateaux, mais je doute qu'elle soit réalisable
Je me suis toujours demandé quel était l'avis de certains amis patriotes, et même de certains dirigeants du parti. Mais je comprends la nécessité de simplifier ces problèmes délicats et essentiels.
Vous aurez beau mondialiser la plaine, mais notre coeur, vous ne l'aurez jamais
"Mon pays me fait mal. Quand sera-t-il guéri ?" R.Brasillach
"Où manque la force, le droit disparaît; où apparaît la force, le droit commence de rayonner"
Maurice Barrès
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