Immigration « choisie » : une invention technocratique au service de grands intérêts
Par olivier Carer
Lorsque Nicolas Sarkozy a lancé son immigration « choisie » comme moyen de gérer l’immigration, beaucoup ont pensé que ce projet s’appuyait sur des fondements doctrinaux solide et une vision d’homme d’Etat. Malheureusement pour le pays, la vérité est tout autre.
Si l’homme possède un talent de rhétoricien indéniable, le ministre puis le président se révèlent être de la médiocre trempe de ses prédécesseurs.
La mise en pratique des recommandations mondialistes
Nicolas Sarkozy n’est pas le père de « l’immigration choisie ». Il n’est que le plagiaire intégral d’un rapport administratif publié en mai 2006 par le Centre d’analyse stratégique. Ce rapport administratif est, du propre aveu de ses auteurs, directement inspiré des travaux de l’ONU et de la Banque mondiale sur l’immigration. Il théorise complètement la politique du nouveau président. On y retrouve le constat en trompe l’œil sur les besoins de travailleurs étrangers, l’affirmation erronée des bienfaits financiers de l’immigration, les conclusions sur l’obligation d’une immigration économique et même les mesures concrètes à mettre en oeuvre.
Un recyclage de rapports administratifs
Dans ce rapport, N. Sarkozy y a pioché non seulement l’actuelle argumentation présidentielle sur la détestable importation de main d’œuvre étrangère mais également le détail des mesures gouvernementales qu’il met méthodiquement en oeuvre: les décrets sur les professions ouvertes à l’immigration économique, les circulaires de régularisation des étrangers bénéficiaires de promesses d’embauche ou d’un contrat de travail, les mesures en faveur de l’implantation en France des étudiants étrangers, la non réforme du regroupement familial…
Le complot des énarques
En son temps, un énarque archétypal, Alain Juppé avait hardiment relayé ces exécrables thèses, celles d’une nomenklatura étatique et économique, souvent issue du même creuset énarchique. Il avait choisi le Monde, journal officiel du système, pour se livrer à ses exhortations insensées en faveur d’une relance de l’immigration.
La récente et bruyante intervention de la très immigrationniste Commission Attali dont la composition est tirée du carnet d’adresses de son président, ne vise qu’à réactualiser la caution prétendument pluraliste et polyphonique de ce projet technocratique décongelé par
l’UMPS.
A l’évidence, Nicolas Sarkozy n’a pas la stature qu’il voudrait se donner. Il n’offre aucun grand projet politique si ce n’est de gouverner pour exhiber sa réussite personnelle et ses trophées amoureux. Dans les faits, la réalité du pouvoir est aux mains d’une oligarchie économico-technocratique dont le politique exécute besogneusement les desseins.
Celui dont le modèle est « l’homme qui a dit non » se satisfait de naviguer ainsi au fil des rapports administratifs dans un système où le fonctionnarisme règne et où toute vision d’Etat est absente.
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