Des flux migratoires qu'on ne contrôle plus, une insécurité qui n'est pas qu'un "sentiment" mais une oppressante réalité, un fiscalisme qui dépouille sans vergogne les contribuables. Sous l'effet conjugué de ces trois facteurs, la France perd pied, contrainte de subir ces agressions au nom de l'indépassable vision d'une société cosmopolite .
"Le solde migratoire en France a été systématiquement sous-évalué par l'Insee depuis quinze ans", Ce n'est pas le titre d'un article de "FDA" ou une phrase d'un discours du Front National. Ce formidable aveu, c'est Michèle Tribalat qui le fait dans une longue analyse parue dans le "Figaro Magazine", Ce que le Front National ne cesse de dénoncer depuis des années et de rappeler dans ses argumentaires (cf. FDA n° 397), cette spécialiste des questions d'immigration, démographe à l'Institut national d'études démographiques (Ined), l'avoue sans ambages:
"Les résultats des derniers grands recensements complets de la population en 1990 et 1999 et de la première vague de recensement au tournant de 2004 ne collent pas," La duplicité, le double langage en définitive la politique de dissimulation a parfaitement fonctionné, Quand l'Insee affirmait en février 2004 que "la baisse du solde migratoire s'explique en grande partie par une forte diminution des entrées sur le territoire de familles de Français et de familles de réfugiés" et "que, comme en 2002, les entrées de travailleurs étrangers sont également en baisse", les chiffres élaborés par l'Ined "montrent une progression quasi ininterrompue des flux d'immigrants étrangers de long terme depuis 1997, En 2002, on a franchi la barre des 200000 entrées, et sur la période 1999-2003, l'accroissement aura été de l'ordre de 50 %, Effarant et combien révélateur de la chape de plomb qui pèse en matière d'immigration.
Chiffres faussés
Que les chiffres de l'immigration aient été systématiquement faussés, les Français le savent mais qu'une éminente démographe qu'on ne peut accuser de sympathie pour les thèses du Front National le démontre, chiffres à l'appui, voilà qui écorne sérieusement la crédibilité des pouvoirs publics sur le sujet. Sur la seule base des résultats du recensement de 2004, les immigrés adultes (les enfants de moins de 18 ans ne sont pas pris en compte) seraient 4,5 millions, soit une progression de 11 % par rapport à 1999. Recensement qui ne prend pas en compte les clandestins (dont les 250000 déboutés de la vague de régularisation de 1998), les réfugiés (en hausse constante, 6700 demandes en 2004 rien que pour la région Rhône-Alpes) et qui ne concerne que les personnes de nationalité étrangère, excluant les bi-nationaux, et les centaines de milliers de "Français de papier".
Or, comme le rappelle Jean-Marie Le Pen "cette immigration de masse pose un problème d'identité culturelle, un problème d'équilibre social, et un problème de souveraineté territoriale", Maurice Allais, prix Nobel d'économie, ne dit pas autre chose quand il estime que "chaque ressortissant immigré coûte en infrastructures collectives quatre années de salaire et vingt années s'il vient avec femme et enfant". De même que le démographe Jacques Dupâquier quand il affirme que "si l'Europe accueille trop de personnes étrangères non qualifiées, elle deviendra un continent sous-développé".
À y regarder de plus près, la France qui en 2003 a encore régularisé 26000 clandestins et qui est incapable de juguler ne serait-ce que les flux de l'immigration clandestine, est entrée de plain-pied dans un sous-développement anarchique aux conséquences dramatiques,
Français d'Abord mars 2005
Immigration, insécurité, fiscalisme ... la France défigurée
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