2006--------Les enfants expulsables.

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Pat
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2006--------Les enfants expulsables.

Messagepar Pat » 28/11/2007 - 16:08

Comités de soutien en série, manifestations, cérémonies médiatisées de« parrainages républicains », mobilisation de vedettes et d'élus ... On assiste à une gigantesque offensive contre les expulsions d'enfants immigrés en situation irrégulière. Il ne s'agit pas d'un mouvement spontané de citoyens se préoccupant tout à coup du sort de familles étrangères. Toutes les manifestations sont orchestrées par une seule organisation : RESF, le Réseau éducation sans frontières, jusqu'ici inconnu, créé discrètement il y a deux ans, et qui compte aujourd'hui plus d'une centaine d'organisations. RESF avait un peu fait parler de lui à l'été 2005, dans l'affaire des enfants Rachel et Jonathan Makombo, qui avaient été cachés jusqu'à la rentrée suivante. C'est alors que Sarkozy avait décidé de demander aux préfets de différer jusqu'à la fin de l'année scolaire l'expulsion des familles dont des enfants sont scolarisés. Décision qui permet précisément à RESF de lancer sa campagne actuelle, contre l'expulsion des familles à la fin de l'année scolaire...

Un certain Richard Moyon

Il n'y a pas besoin de beaucoup gratter pour découvrir que ce RESF n'est rien d'autre que le nouvel avatar de cette nébuleuse de groupuscules gauchistes toujours à la recherche d'un thème leur permettant de mener une "action de masse" subversive. On y trouve les sempiternels Ras l'Front, Droit au logement, AC !, Droits devant, Attac, Sud (et d'abord Sud-PTT, bien sûr, alors que la poste n'a rien à voir dans l'histoire), les officines du 21 ter rue Voltaire, Act Up, la CNT anarchiste, la LCR trotskiste, etc., qui constituent le noyau dirigeant, auquel, en bonne doctrine léniniste, s'agrègent des organisations moins radicales comme le PCF, les Verts, etc., et divers idiots utiles.
L'émergence de RESF a permis de propulser sur le devant de la scène une "nouvelle" personnalité de ce milieu : Richard Moyon. Ce personnage est benoîtement présenté par les médias comme le, ou un, porte-parole de RESF, enseignant à Châtenet-Malabry. En fait, Richard Moyon est un vieux militant trotskiste pur et dur, dissident de Lutte Ouvrière (dont il dénonce la direction occulte), membre du "groupe d'études trotskistes", de "Convergences révolutionnaires" (les Cahiers communistes révolutionnaires de "la fraction de LO "), collaborateur de Carré rouge, fondateur d'une publication sur les banlieues intitulée Cinquième zone (qui a donné bien entendu un "collectif" Cinquième zone), etc.
Le thème de la mobilisation est bien choisi, puisque c'est l'un de ceux qui sont susceptibles de faire pleurer Margot. Comme pour les campagnes en faveur, naguère de l'avortement, aujourd'hui de l'euthanasie, mais aussi des "sans logis", etc., on prend des cas humains dramatiques, qui permettent d'apitoyer les braves gens, et d'imposer, à partir de ces quelques cas, une législation qui fait progresser la barbarie et détruit la nation.
Paradoxalement (ou peut-être pas), c'est Nicolas Sarkozy qui leur a fourni ce thème, avec sa fameuse circulaire permettant aux préfets de régulariser au cas par cas des familles étrangères ayant des enfants scolarisés. Il attirait ainsi l'attention de tous sur les familles expulsables, donc fatalement sur des cas particuliers qu'il est si facile de monter en épingle. Or, comme l'a fait remarquer Jean-Marie Le Pen, « Nicolas Sarkozy n'est pas en charge du règlement des problèmes humains, il est en charge de l'intérêt national des 60 millions de Français ».
Les anarcho-trotskistes se sont engouffrés dans la brèche, et ont monté leur campagne, avec toutes les outrances dont ils sont capables. Le sommet est cette affiche représentant un enfant qui tire la langue, avec en gros caractères :« Faudra-t-il leur couper la langue pour qu'ils puissent rester ?» C'est la traduction, polémique jusqu'au délire, d'un critère de régularisation qu'on disait figurer dans la circulaire de Sarkozy : que l'enfant ne parle pas la langue de son pays d'origine. En réalité ce critère ne figure pas dans la circulaire.
Le thème de la campagne, qui se présente, naturellement, comme "humanitaire", permet de ratisser large, et de mettre en avant diverses vedettes, et des hommes politiques, qui trouvent ainsi une bonne occasion de faire parler d'eux. Et comme d'habitude ils n'ont pas peur du ridicule.
Ainsi, dimanche dernier, était organisée (par RESF) une réunion de soutien aux expulsables, à Paris, dans un lieu gardé secret pour éviter toute incursion policière. Secret pour la police, mais largement ouvert, bien sûr, aux médias. C'est une chance qu'en France aucun journaliste ne soit en rapport avec la police... Il y avait donc là, réunis en secret dans une ... galerie d'art, des familles d'immigrés expulsables (ou non), dont la famille Makombo, porte-étendard de RESF, avec Philippe Torreton, Josiane Balasko, Stéphane Diagana, Charles Berling, Laurent Baffie, Costa Gavras, etc., et... Jack Lang, qui au côté de Richard Moyon a appelé à se dresser« contre cette traque ministérielle contre les jeunes et les enfants », à « faire barrage, bouclier, contre cette iniquité », et à dédier la Fête de la musique« à ces jeunes et à ceux qui se battent pour eux ».

Baptêmes républicains

Trois jours plus tôt, au Sénat (sic), à l'initiative de RESF, une dizaine de parlementaires socialistes, communistes, Verts, avaient participé à une cérémonie de " parrainage" d'enfants« menacés d'expulsion ». Les parlementaires ont reçu une« charte du parrain »par laquelle ils s'engagent à« apporter aide et protection »à l'enfant. ..
Les cérémonies de« parrainage » et de« baptême républicain »se multiplient, à l'instigation de RESF. Ce qui est nouveau est que de nombreux maires se prêtent à ces simagrées illégales. Samedi dernier, il y a eu notamment le baptême républicain des enfants Makombo, à Soucy près de Sens. Et de nombreux autres (pas moins de 22 à la mairie du 14e arrondissement de Paris).
A Cugnaux, en Haute-Garonne, on a républicainement baptisé Khaira, dont les deux parents sont algériens.« C'est un signe envoyé au ministre de l'Intérieur pour montrer qu'ici à Cugnaux, la communauté se mobilise pour qu'ils ne soient pas expulsés vers un pays qui n'est pas le leur », a déclaré le maire. Il a oublié toutefois de préciser depuis quand le pays des Algériens n' est pas l'Algérie mais la France. Ce baptême, a-t-il ajouté, est un« acte municipal marquant la volonté de confier leur enfant à la République ». A la République française ... Si j'étais Bouteflika, je viendrais aussitôt chercher ces enfants victimes d'un rapt particulièrement scandaleux, commis par une municipalité odieusement colonialiste.
Ce qui est grave est que les élus qui se prêtent à ces parodies n'ont plus aucune notion de ce qu'est la nationalité.
Y.D . daoudal@fr.oleane.com
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Que les hommes d'arme bataillent et que Dieu donne la victoire! (Jeanne d'Arc) Patriotiquement votre.

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ubbo26
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Messagepar ubbo26 » 28/11/2007 - 17:23

un exemple : Extrait du Dauphiné Libéré du 25 novembre 2007

Un pied de plus dans la République ?

90 sans papiers parrainés par plus de 20 Drômois.

Musique et couleurs. Mais aussi douleurs.....A l'Allet, centre social aux airs de hangar rangé sur les hauts de Bourg-les-Valence, l'ambiance a presque goût de fête.
Le repas partagé, on a même sorti les tambours.
Sauf que là-bas, quand on entonne la Marseillaise, elle résonne drôlement : "Venons adultes apatrides, la nuit de honte n'arrivera pas ! (....)
Lâchez vos armes citoyens".
Une politique d'immigration inhumaine
Là-bas donc, 90 sans-papier ont été parrainés (et marrainés") par quelques 220 Drômois. Venus des collectivifs de Montélimar, Valence, Dieulefit,Crest-Val-de-Drôme, Chabeuil, Romans ou Bourg-les-Valence.
"On fait simplement le constat d'une politique d'immigration inhumaine en France.
Grâce à ces opérations de parrainages républicains, les sans-papiers menacés d'expulsion sont placés sous la protection symbolique de simples citoyens ou d'élus de la République " explique Olivier Richard de l' Association de solidarité avec les travailleurs immigrés (Asti). Une quarantaine d'élus (municipaux, de la Région ou du Département) étaient ainsi présents.
Des lois contraire à la Déclaration universelle des droits de l'homme
Des élus qui, pour certains ne mâchents par leurs mots."Les lois sur l'immigration sont contraires à l'esprit de la Déclaration universelle des droits de l'homme" dénoncera Jean Patouilliard, maire-adjoint à Bourg-les-Valence, à la tribune.
Pour lui, ces parrainages seraient donc une façon d'affirmer une "détermination à lutter pour changer ces lois qi, au mépris de tous les droits humains, expulsent par des rafles, séparent des familles et des enfants, génèrent une précarité et une insécurité insoutenable qui conduit certains d'entre eux à perdre la vie".
Mr Gaillot comme parrain
Analyse relayée par monseigneur Jacques Gaillot qui présidait la cérémonie. Ecarté en raison de ses prises de position controversées, évêque in partibus de Partenia (un diocès disparu ily a 1 500 ans...)l'homme d'Eglise reste engagé. Qu'on en juge : "les sans-papiers sont ma famille.
Les lois sont dures, leur situation est difficile. Ces gens sont habités par la peur. Les écoles, les églises....Il n'y a même plus de lieux protégés."
Reste à savoir si le parrainage républicain, qui n'a aucune valeur légale, peut être plus que symbolique."Oui", répond l'Asti "L'expérience montre qu"aucune des familles parrainées jusqu'à aujourd'hui n'a été expulsée".

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ubbo26
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Messagepar ubbo26 » 29/11/2007 - 17:21

un autre exemple :(Libé du 27/11/2007)

Un élu au tribunal pour avoir dit non à une expulsion

SANS-PAPIERS - François Auguste, vice-président communiste de la Région comparaissait lundi devant le tribunal correctionnel de Lyon pour "entrave à la circulation d'un aéronef". Il y a un an, il s'était opposé verbalement à l'expulsion d'une famille kosovare. Le 2 décembre 2006, l'élu s’apprêtait à embarquer sur un vol Lyon-Paris…
Mais à l'aéroport, François Auguste se voit distribuer un tract à l’aéroport par des militants de réseau d’éducation sans frontières (RESF). Les militants expliquent à chaque passager qu’une famille kosovare, les Raba, vont être injustement expulsés. Cette famille, installée depuis longtemps en France, parents d’enfants français scolarisés, fait alors l’objet d’un soutien important.
François Auguste est sensibilisé par l’appel de RESF. Arrivé dans l’avion, il va voir le commandant de bord pour empêcher l’expulsion. Celui-ci refuse. L’élu retourne à sa place et s’adresse alors aux autres passagers de l’avion pour les informer de la situation et tenter de les rallier à sa cause. Il n’en aura pas le temps. En quelques minutes, appelés par le commandant de bord, deux policiers sont sur place et l’embarquent « manu militari », selon les termes d’un passager présent.
Hier, François Auguste a comparu devant le tribunal correctionnel de Lyon pour « entrave à la circulation d’un aéronef ». Plusieurs centaines de personnes étaient venues le soutenir, dont Jean-Jack Queyranne, le président PS de la Région. La procureure de la République a finalement requis 450 euros d’amendes à l’encontre de l’élu. Le jugement a été mis en délibéré au 14 janvier prochain. Petit détail : les Raba n’étaient pas ce jour-là dans l’avion de François Auguste mais sur un autre vol. L’élu, qui ne les connaissait pas, a confondu avec d’autres expulsés.


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