Italie, ca bouge...
Italie, ca bouge...
De nombreux maires de la région de Vénétie, dans le nord-est de l'Italie, sont sur le point de déclarer officiellement une guerre aux étrangers dans leurs communes. Ils étaient plusieurs dizaines, dimanche 25 novembre à Cittadella, petite cité proche de Padoue, parmi le millier de manifestants venus soutenir le premier magistrat de la ville, Massimo Bitonci, poursuivi par la justice pour avoir pris un arrêté discriminatoire.
Cet édile, membre de la Ligue du Nord, parti populiste et xénophobe très implanté dans la région, sera entendu jeudi 29 novembre par le procureur de la République de Padoue, Pietro Calogero, qui l'accuse d'"usurpation de fonction publique". M. Bitonci a-t-il dépassé les limites de sa charge en publiant un texte qui fixe des limites strictes à l'installation de ressortissants étrangers, issus ou non de l'Union européenne ? Pour s'inscrire comme résident dans la commune de Cittadella, il faut fournir la preuve d'un revenu suffisant pour subvenir aux besoins de sa famille, le seuil minimal étant fixé à 5 061,68 euros par an ; avoir un logement "suffisamment digne" et être bénéficiaire d'une assurance sociale. L'initiative vise sans le dire les Roumains, dont le nombre a explosé depuis le 1er janvier dans ces régions, et plus particulièrement les Roms, que la population assimile à la criminalité.
"DANGER SOCIAL"
Les quarante-trois maires de la Ligue du Nord présents à la manifestation dimanche ont annoncé leur intention de prendre le même arrêté que leur collègue. A Vérone, un texte ayant la même finalité, mais jugé conforme à la loi par le procureur, est entré en vigueur lundi 26 novembre. Il prévoit que seront signalés au préfet et au préfet de police les candidats à l'installation présentant "un danger social", c'est-à-dire n'ayant pas un revenu suffisant, un logement décent ou une couverture sociale.
"Cette année, 2 370 citoyens roumains ont obtenu la résidence à Vérone contre 370 en 2006, a expliqué le maire, Flavio Tosi (Ligue du Nord). Beaucoup d'entre eux créent des troubles de l'ordre public, et comme l'administration centrale ne protège pas les citoyens, c'est à nous, les maires, d'y penser." Pour ce jeune dirigeant de la Ligue, élu à la mairie cette année, "l'Italie est une passoire ; il faut arrêter les Roumains à la frontière et les renvoyer chez eux".
Pour le ministre de l'intérieur, Giuliano Amato, qui juge que "la capacité d'absorption des immigrés, dans certains cas, est objectivement limitée", "la solution ne peut que passer par une adaptation des règles européennes".
En attendant, nombre de maires de droite et de gauche suivent avec attention le défi lancé par les édiles de la Ligue du Nord. Plusieurs élus du Parti démocrate (PD, centre gauche) participeront à la délégation de maires qui sera reçue, lundi 3 décembre, par le procureur de Padoue : ils chercheront à savoir jusqu'où ils peuvent aller pour dissuader l'immigration dans leurs communes.
Cet édile, membre de la Ligue du Nord, parti populiste et xénophobe très implanté dans la région, sera entendu jeudi 29 novembre par le procureur de la République de Padoue, Pietro Calogero, qui l'accuse d'"usurpation de fonction publique". M. Bitonci a-t-il dépassé les limites de sa charge en publiant un texte qui fixe des limites strictes à l'installation de ressortissants étrangers, issus ou non de l'Union européenne ? Pour s'inscrire comme résident dans la commune de Cittadella, il faut fournir la preuve d'un revenu suffisant pour subvenir aux besoins de sa famille, le seuil minimal étant fixé à 5 061,68 euros par an ; avoir un logement "suffisamment digne" et être bénéficiaire d'une assurance sociale. L'initiative vise sans le dire les Roumains, dont le nombre a explosé depuis le 1er janvier dans ces régions, et plus particulièrement les Roms, que la population assimile à la criminalité.
"DANGER SOCIAL"
Les quarante-trois maires de la Ligue du Nord présents à la manifestation dimanche ont annoncé leur intention de prendre le même arrêté que leur collègue. A Vérone, un texte ayant la même finalité, mais jugé conforme à la loi par le procureur, est entré en vigueur lundi 26 novembre. Il prévoit que seront signalés au préfet et au préfet de police les candidats à l'installation présentant "un danger social", c'est-à-dire n'ayant pas un revenu suffisant, un logement décent ou une couverture sociale.
"Cette année, 2 370 citoyens roumains ont obtenu la résidence à Vérone contre 370 en 2006, a expliqué le maire, Flavio Tosi (Ligue du Nord). Beaucoup d'entre eux créent des troubles de l'ordre public, et comme l'administration centrale ne protège pas les citoyens, c'est à nous, les maires, d'y penser." Pour ce jeune dirigeant de la Ligue, élu à la mairie cette année, "l'Italie est une passoire ; il faut arrêter les Roumains à la frontière et les renvoyer chez eux".
Pour le ministre de l'intérieur, Giuliano Amato, qui juge que "la capacité d'absorption des immigrés, dans certains cas, est objectivement limitée", "la solution ne peut que passer par une adaptation des règles européennes".
En attendant, nombre de maires de droite et de gauche suivent avec attention le défi lancé par les édiles de la Ligue du Nord. Plusieurs élus du Parti démocrate (PD, centre gauche) participeront à la délégation de maires qui sera reçue, lundi 3 décembre, par le procureur de Padoue : ils chercheront à savoir jusqu'où ils peuvent aller pour dissuader l'immigration dans leurs communes.
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Pour s'inscrire comme résident dans la commune de Cittadella, il faut fournir la preuve d'un revenu suffisant pour subvenir aux besoins de sa famille, le seuil minimal étant fixé à 5 061,68 euros par an ; avoir un logement "suffisamment digne" et être bénéficiaire d'une assurance sociale.
Voilà une règlementation qui me semble juste normale.
Et pourtant je suis sûre que beaucoup crieront au fascisme, au racisme et à la xénophobie !
En Suisse, ces conditions sont exactement celles qui existent pour obtenir un permis de séjour ( appelé permis B) et personne ne crie au fascisme ou au racisme...
Alors pourquoi cette différence de sentiment entre ce qui est juste normal et ce qui ne l'est pas entre deux pays pourtant très proches ?
Re: Italie, ca bouge...
Danisiam a écrit :De nombreux maires de la région de Vénétie, dans le nord-est de l'Italie, sont sur le point de déclarer officiellement une guerre aux étrangers dans leurs communes.
Re: Italie, ca bouge...
Cleo a écrit :Danisiam a écrit :De nombreux maires de la région de Vénétie, dans le nord-est de l'Italie, sont sur le point de déclarer officiellement une guerre aux étrangers dans leurs communes.
Les italiens sont moins cons que les français
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En Suisse, ces conditions sont exactement celles qui existent pour obtenir un permis de séjour ( appelé permis B) et personne ne crie au fascisme ou au racisme...
La suisse véritable paradis fiscal, pour beaucoup, dont surement les Mondialistes <----terme politiquement correct ils ne doivent pas avoir envie de voir distribuer leur argent aux sans-papiers...
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Georges-Bernard a écrit :En Suisse, ces conditions sont exactement celles qui existent pour obtenir un permis de séjour ( appelé permis B) et personne ne crie au fascisme ou au racisme...
La suisse véritable paradis fiscal, pour beaucoup, dont surement les Mondialistes <----terme politiquement correct ils ne doivent pas avoir envie de voir distribuer leur argent aux sans-papiers...
Paradis fiscal, pour beaucoup ? Non, pour quelques uns seulement, pas pour le citoyen lambda... qui n'a effectivement pas envie de voir son argent distribué aux sans-papiers. Et vous ?
Quant aux règles d'obtention d'un permis de séjour, elles ne concernent nullement le sans-papier, alias clandestin, que ce soit en Suisse ou en France !
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Re: Italie, ca bouge...
Cleo a écrit :Cleo a écrit :Danisiam a écrit :De nombreux maires de la région de Vénétie, dans le nord-est de l'Italie, sont sur le point de déclarer officiellement une guerre aux étrangers dans leurs communes.
Les italiens sont moins cons que les français
Disons qu'ils anticipent !
Honneur et Fidélité
"On ne subit pas l'avenir, on le fait"
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«Avec les immigrés, il faut utiliser les mêmes méthodes que les SS. Pour chaque tort infligé à un citoyen de Trévise, il faut punir dix étrangers» : conseiller municipal de la Ligue du Nord depuis plusieurs années, Giorgio Bettio n’avait jamais été sur le devant de la scène politique. En martelant lundi, en séance, qu’il «faut faire comprendre aux immigrés comment ils doivent se comporter», y compris en s’inspirant des nazis, il a franchi un nouveau cap dans la déferlante xénophobe qui semble s’être emparée du nord de l’Italie. Depuis quelques semaines, les responsables locaux de la populiste Ligue du Nord mais aussi d’Alliance nationale (AN) ou de Forza Italia (FI) multiplient les déclarations tonitruantes et, au nom de la sécurité, les arrêtés anti-immigrés.
«Maires déchaînés». Chaque jour apporte ainsi son lot de mesures vexatoires et de provocations en Vénétie et en Lombardie. Samedi, le maire (AN) de Montegrotto Terme, près de Padoue, a par exemple diffusé sur les panneaux lumineux de la municipalité le message suivant : «Citoyens, émigrez ! Vous vivrez mieux en tant qu’immigrés dans une autre nation qu’en tant que citoyens dans votre propre pays.» Dans le même temps, la maire (FI) de Romano d’Ezzelino, dans la province de Vicence, décrétait que les enfants d’extracommunautaires ne pourront plus dorénavant bénéficier de bourses d’études, tandis qu’à Caravaggio, près de Bergame, l’administration communale (Ligue du Nord) décidait d’interdire les mariages aux immigrés ne présentant pas de permis de séjour alors que la loi italienne n’exige que la présentation du passeport.
«Nous assistons au mouvement de dizaines de maires déchaînés qui font la course pour savoir lequel prendra la mesure la plus spectaculaire contre les étrangers», s’indigne l’éditorialiste du quotidien La Repubblica. Jusqu’à présent, les initiatives de l’ancien maire (Ligue du Nord) de Trévise, Giancarlo Gentilini, qui avait entre autres suggéré «d’habiller les immigrés en lapins pour que les chasseurs puissent s’entraîner», semblaient ponctuelles et encore relativement isolées. Mais dans un Nord-Est très prospère qui a pourtant fortement besoin de la main-d’œuvre étrangère, la propagande xénophobe et islamophobe constitue désormais le cheval de bataille de toute une partie de la droite italienne, retournée dans l’opposition depuis les législatives du printemps 2006.
«Après l’élection à la mairie de Vérone du léguiste Flavio Tosi, qui avait été mis en examen pour incitation à la haine raciale, les formations de droite sont convaincues que c’est payant électoralement», analyse Nicola Atalmi, conseiller régional communiste de Vénétie. Le mouvement a véritablement été lancé fin novembre par Massimo Bitonci, le maire léguiste de la petite ville de Cittadella en Vénétie, qui a publié un arrêté selon lequel tout ressortissant étranger devra fournir la preuve d’un revenu suffisant (5 000 euros par an) et d’un logement «suffisamment digne» pour pouvoir s’installer dans sa commune.
La mesure vise les immigrés extracommunautaires, mais aussi les membres de l’Union européenne, en particulier les Roumains, accusés de créer des troubles à l’ordre public. Le procureur de Padoue a inculpé l’élu local pour «usurpation de fonction publique». «Au moins cinquante maires de Vénétie ont annoncé qu’ils allaient adopter mon ordonnance», se réjouit l’intéressé, alors que l’initiative est également reprise dans la province de Milan.
«Dérives». Quelques élus de gauche suivent aussi avec attention la mesure tandis que le conseil provincial de Padoue s’apprête à demander la révision du traité de Schengen sur la libre circulation des citoyens de l’Union européenne. «La gauche a mis du temps à prendre en compte qu’il existait réellement des problèmes de délinquance liés à l’immigration mais qu’il fallait y répondre par le respect de la légalité sans suivre les dérives de la droite», veut croire néanmoins Nicola Atalmi.
Si concrètement le discours anti-immigrés a produit peu de mesures discriminatoires effectives et que les actes xénophobes sont encore rares dans la péninsule, le sentiment d’insécurité et l’intolérance vis-à-vis des étrangers semblent en revanche de plus en plus diffus. Lundi, l’éditorialiste du quotidien modéré La Stampa s’exclamait ainsi : «Parmi les devoirs de l’accueil, il n’y a pas celui de baisser continuellement sa culotte.»
ils se fachent, eux et c'est tant mieux!
«Maires déchaînés». Chaque jour apporte ainsi son lot de mesures vexatoires et de provocations en Vénétie et en Lombardie. Samedi, le maire (AN) de Montegrotto Terme, près de Padoue, a par exemple diffusé sur les panneaux lumineux de la municipalité le message suivant : «Citoyens, émigrez ! Vous vivrez mieux en tant qu’immigrés dans une autre nation qu’en tant que citoyens dans votre propre pays.» Dans le même temps, la maire (FI) de Romano d’Ezzelino, dans la province de Vicence, décrétait que les enfants d’extracommunautaires ne pourront plus dorénavant bénéficier de bourses d’études, tandis qu’à Caravaggio, près de Bergame, l’administration communale (Ligue du Nord) décidait d’interdire les mariages aux immigrés ne présentant pas de permis de séjour alors que la loi italienne n’exige que la présentation du passeport.
«Nous assistons au mouvement de dizaines de maires déchaînés qui font la course pour savoir lequel prendra la mesure la plus spectaculaire contre les étrangers», s’indigne l’éditorialiste du quotidien La Repubblica. Jusqu’à présent, les initiatives de l’ancien maire (Ligue du Nord) de Trévise, Giancarlo Gentilini, qui avait entre autres suggéré «d’habiller les immigrés en lapins pour que les chasseurs puissent s’entraîner», semblaient ponctuelles et encore relativement isolées. Mais dans un Nord-Est très prospère qui a pourtant fortement besoin de la main-d’œuvre étrangère, la propagande xénophobe et islamophobe constitue désormais le cheval de bataille de toute une partie de la droite italienne, retournée dans l’opposition depuis les législatives du printemps 2006.
«Après l’élection à la mairie de Vérone du léguiste Flavio Tosi, qui avait été mis en examen pour incitation à la haine raciale, les formations de droite sont convaincues que c’est payant électoralement», analyse Nicola Atalmi, conseiller régional communiste de Vénétie. Le mouvement a véritablement été lancé fin novembre par Massimo Bitonci, le maire léguiste de la petite ville de Cittadella en Vénétie, qui a publié un arrêté selon lequel tout ressortissant étranger devra fournir la preuve d’un revenu suffisant (5 000 euros par an) et d’un logement «suffisamment digne» pour pouvoir s’installer dans sa commune.
La mesure vise les immigrés extracommunautaires, mais aussi les membres de l’Union européenne, en particulier les Roumains, accusés de créer des troubles à l’ordre public. Le procureur de Padoue a inculpé l’élu local pour «usurpation de fonction publique». «Au moins cinquante maires de Vénétie ont annoncé qu’ils allaient adopter mon ordonnance», se réjouit l’intéressé, alors que l’initiative est également reprise dans la province de Milan.
«Dérives». Quelques élus de gauche suivent aussi avec attention la mesure tandis que le conseil provincial de Padoue s’apprête à demander la révision du traité de Schengen sur la libre circulation des citoyens de l’Union européenne. «La gauche a mis du temps à prendre en compte qu’il existait réellement des problèmes de délinquance liés à l’immigration mais qu’il fallait y répondre par le respect de la légalité sans suivre les dérives de la droite», veut croire néanmoins Nicola Atalmi.
Si concrètement le discours anti-immigrés a produit peu de mesures discriminatoires effectives et que les actes xénophobes sont encore rares dans la péninsule, le sentiment d’insécurité et l’intolérance vis-à-vis des étrangers semblent en revanche de plus en plus diffus. Lundi, l’éditorialiste du quotidien modéré La Stampa s’exclamait ainsi : «Parmi les devoirs de l’accueil, il n’y a pas celui de baisser continuellement sa culotte.»
ils se fachent, eux et c'est tant mieux!
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Georges-Bernard a écrit :Corinne a écrit :" Lundi, l’éditorialiste du quotidien modéré La Stampa s’exclamait ainsi : «Parmi les devoirs de l’accueil, il n’y a pas celui de baisser continuellement sa culotte.»"
![]()
MOI JEdevrait prendre de la graine.
Il est trop prétencieux pour celà!
Doucement mais sûrement.... Dr Jekyll est devenu Mr Hyde
Les immigrés sont dans le collimateur de la nouvelle campagne de la Ligue du Nord. Interdictions et restrictions se multiplient et se répandent en Italie.
REUTERS
DOMINIQUE DUNGLAS, ROME | 14 Décembre 2007
Reprise par ses vieux démons xénophobes, la Ligue du Nord a décidé de rendre la vie plus difficile aux immigrés installés en Italie. La campagne est partie de Massimo Bitonci, maire de Cittadella, à une vingtaine de kilomètres de Vicence.
Par un décret, le premier citoyen élu sous les couleurs de la Ligue a en effet interdit la résidence dans sa commune aux extracommunautaires ne pouvant pas justifier d'un revenu d'au moins 5000 euros par an. Le seuil minimum passe à 10 000 euros puis à 15 000 euros selon que la famille a un ou deux enfants. Sur sa lancée, le maire a également interdit la résidence aux immigrés dont le casier judiciaire n'est pas vierge et le stationnement des gitans. Enfin, il a créé une commission destinée à recevoir les dénonciations «de situations de danger social». Mis en examen pour cette dernière initiative, considérée comme un appel à la délation, Massimo Bitonci a été absous par la magistrature qui a classé l'affaire.
Une brèche dans laquelle s'est engouffré Giuseppe Previdini, le maire léguiste de Caravaggio, non loin de Bergame. L'édile a interdit dans sa commune les mariages mixtes un ou une Italienne avec un ou une extracommunautaire si l'étranger n'est pas en possession d'un permis de séjour.
La ligue s'inspire de Blocher
Dans ce nord-est qui a pourtant besoin de la main-d'oeuvre étrangère, les exemples de Cittadella et Caravaggio ont fait tache d'huile. Quarante-trois maires de la Ligue du Nord ont d'ores et déjà adopté les mêmes ordonnances communales «antimarginaux» et le mouvement ne cesse de s'étendre. Le parti autonomiste fondé par Umberto Bossi appelle à manifester avec Alliance Nationale dimanche prochain à Milan sur le thème de la sécurité et contre l'immigration. Il espère qu'une centaine de maires auront adopté d'ici dimanche les décrets contre les immigrés. Et pour appuyer ses initiatives, c'est de l'UDC de Christoph Blocher que la Ligue s'inspire. La fameuse affiche des trois moutons blancs chassant un mouton noir est apparue sur les murs de toutes les villes du Nord.
Méthodes nazies
Peu de chose toutefois au regard de la proposition du conseiller communal de Trévise, Giorgio Bettio. «Pour apprendre aux immigrés à bien se comporter, il faut utiliser les méthodes des nazis. Chaque fois qu'un habitant de Trévise subira un dommage de la part d'un extracommunautaire, je propose que dix immigrés soient punis.»
Mais à Trévise il ne faut s'étonner de rien. C'est là que le maire Giancarlo Gentilini, lui aussi élu de la Ligue, avait proposé de «déguiser les immigrés en lapins pour que les chasseurs puissent s'amuser».
REUTERS
DOMINIQUE DUNGLAS, ROME | 14 Décembre 2007
Reprise par ses vieux démons xénophobes, la Ligue du Nord a décidé de rendre la vie plus difficile aux immigrés installés en Italie. La campagne est partie de Massimo Bitonci, maire de Cittadella, à une vingtaine de kilomètres de Vicence.
Par un décret, le premier citoyen élu sous les couleurs de la Ligue a en effet interdit la résidence dans sa commune aux extracommunautaires ne pouvant pas justifier d'un revenu d'au moins 5000 euros par an. Le seuil minimum passe à 10 000 euros puis à 15 000 euros selon que la famille a un ou deux enfants. Sur sa lancée, le maire a également interdit la résidence aux immigrés dont le casier judiciaire n'est pas vierge et le stationnement des gitans. Enfin, il a créé une commission destinée à recevoir les dénonciations «de situations de danger social». Mis en examen pour cette dernière initiative, considérée comme un appel à la délation, Massimo Bitonci a été absous par la magistrature qui a classé l'affaire.
Une brèche dans laquelle s'est engouffré Giuseppe Previdini, le maire léguiste de Caravaggio, non loin de Bergame. L'édile a interdit dans sa commune les mariages mixtes un ou une Italienne avec un ou une extracommunautaire si l'étranger n'est pas en possession d'un permis de séjour.
La ligue s'inspire de Blocher
Dans ce nord-est qui a pourtant besoin de la main-d'oeuvre étrangère, les exemples de Cittadella et Caravaggio ont fait tache d'huile. Quarante-trois maires de la Ligue du Nord ont d'ores et déjà adopté les mêmes ordonnances communales «antimarginaux» et le mouvement ne cesse de s'étendre. Le parti autonomiste fondé par Umberto Bossi appelle à manifester avec Alliance Nationale dimanche prochain à Milan sur le thème de la sécurité et contre l'immigration. Il espère qu'une centaine de maires auront adopté d'ici dimanche les décrets contre les immigrés. Et pour appuyer ses initiatives, c'est de l'UDC de Christoph Blocher que la Ligue s'inspire. La fameuse affiche des trois moutons blancs chassant un mouton noir est apparue sur les murs de toutes les villes du Nord.
Méthodes nazies
Peu de chose toutefois au regard de la proposition du conseiller communal de Trévise, Giorgio Bettio. «Pour apprendre aux immigrés à bien se comporter, il faut utiliser les méthodes des nazis. Chaque fois qu'un habitant de Trévise subira un dommage de la part d'un extracommunautaire, je propose que dix immigrés soient punis.»
Mais à Trévise il ne faut s'étonner de rien. C'est là que le maire Giancarlo Gentilini, lui aussi élu de la Ligue, avait proposé de «déguiser les immigrés en lapins pour que les chasseurs puissent s'amuser».
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Danisiam a écrit :Dans ce nord-est qui a pourtant besoin de la main-d'oeuvre étrangère....
Ben voyons, qu'ils aient besoin de main-d'oeuvre, soit. Mais pourquoi forcément de la main-d'oeuvre étrangère? Si un italien se présente pour le poste, il sera donc refusé sous prétexte qu'il n'est pas étranger et que le quota de main-d'oeuvre non-étrangère est déjà atteint?
C'est vraiment de la pure propagande pour nous faire croire que nous avons besoin de l'immigration! Désinformation, désinformation....
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