VOUS AVEZ ÉVITÉ LE PLOMBIER POLONAIS, VOUS AUREZ L'INGÉNIEUR INDIEN!
Le 17 mai, l'Assemblée nationale a voté et adopté le projet de loi relatif à" l' immigration et l'intégration ", ouvrant ainsi en France une filière légale d'immigration économique. Ne nous y trompons pas. Cette immigration présentée comme" choisie " ne le sera en réalité pas, en tout cas pas par les Français. Elle sera décidée par d'influents lobbies, en fonction d'obscurs intérêts économiques internationaux, et nos compatriotes finiront rapidement par la subir. Ce texte, privé de toute réelle légitimité démocratique en l'absence de représentation parlementaire du Front national, revient en réalité à inscrire officiellement la France sur la liste des pays d'immigration, des contrées du monde à peupler, à l'image des Etats-Unis, du Canada ou de l'Australie. C'est là ignorer le caractère central et même vital de la question de la maîtrise des flux migratoires pour l'équilibre de nos nations et l'existence des peuples européens ; c'est aussi méconnaître l'histoire de notre pays et peut-être même sa nature profonde. En tout état de cause, cette nouvelle dérive législative dont N. Sarkozy, vice-Premier ministre de Jacques Chirac assume la responsabilité, ne fait qu'illustrer l'obsession de notre classe politique, inconséquente et fataliste, à livrer notre pays à la nouvelle idéologie totalitaire, le mondialisme démographique et économique.
Immigration" choisie " : une formule marketing
La loi Sarkozy, vendue sous l'habillage d'une formule marketing comme un texte de gestion des flux démographiques, ne doit pas faire illusion. A défaut de réforme drastique des conditions d'entrée et de séjour des étrangers, de maîtrise de nos frontières, d'arrêt des pompes aspirantes ou d'organisation du maintien des populations dans leur pays d'origine, elle s'inscrit strictement dans la logique des lois d'accélération des flux démographiques. Cette nouvelle filière d'entrée en France, en effet, s'ajoutera à l'immigration" subie " depuis 30 ans par les Français, singulièrement les plus modestes. Personne ne s'est d'ailleurs risqué à prétendre le contraire, pas même M. Sarkozy et ses amis qui avouent volontiers leur impuissance pathologique à juguler la déferlante migratoire. A n'en pas douter, les villages les plus reculés du tiers monde entendront ce vote des députés français comme un nouvel appel à l'émigration en France. Voilà un signe dont le Pays aurait pu faire l'économie.
1976 /2006 : de l'immigration économique à l'immigration de peuplement
Avec l'instauration officielle du regroupement familial, Jacques Chirac porte la responsabilité d'avoir transformé l'immigration de travailleurs en une immigration de peuplement souvent pour le plus grand malheur des immigrés eux-mêmes. A la lumière de cette faute historique, les mécanismes de légalisation des tsunamis migratoires sont donc aujourd'hui parfaitement connus. Le regroupement familial n'étant pas sérieusement réformé, la nouvelle immigration économique, déjà inadmissible, générera mécaniquement l'installation d'innombrables familles. Osons ce constat : consciemment ou non, par un moyen ou par un autre, la classe politique poursuit le dessein de livrer notre pays à la mondialisation démographique, c'est-à-dire de procéder au remplacement progressif de sa population. D'innombrables villes ou quartiers sur l'ensemble du territoire ont le triste privilège d'avoir atteint ce terrifiant objectif. Par folle idéologie, par angélisme malvenu ou par mimétisme bêlant, nombre de politiciens notamment de gauche continuent d'y travailler activement.
L'impact social ou plus exactement antisocial du texte a été très peu évoqué. Avec l'immigration" choisie ", M. Sarkozy place la France sur le grand marché mondial de la main-d'œuvre. S'agissant du déracinement des élites du tiers-monde, comment ne pas souligner ce curieux paradoxe au moment même où l'Etat Chiraquien, toujours à l'affût d'une repentance, célèbre la tragédie de la traite négrière ? Dans un pays qui compte cinq millions de sans-emplois dont de nombreux chômeurs immigrés déjà installés, de prétendus besoins de main-d'œuvre ne visent en vérité qu'à augmenter l'offre de travailleurs pour baisser les prétentions salariales. Après la dévalorisation du travail manuel organisée par les vagues d'immigration des années 60/70, le gouvernement se lance désormais à l'assaut des rémunérations des personnels qualifiés.
Salaires : que le moins cher gagne !
Dans les pratiques de recrutement, et notamment au sein des grands groupes multinationaux," l'immigration choisie" de Sarkozy va conduire à l'instauration d'enchères inversées sur le marché du travail des cadres : des contingents d'importation de main d' œuvre qualifiée seront autorisés dans les branches où l'effondrement des rémunérations aura été programmé. Les entreprises pourront alors mettre les postes à pourvoir sur le marché mondial de l'humain, via Internet, avec attribution au moins exigeant. Le résultat immédiat sera le recul des salaires des cadres puis, par effet de domino, celui des employés et des ouvriers.
Au contraire de la priorité nationale à l'embauche qui garantit un niveau de rémunération conforme à notre coût de la vie, la logique de l'immigration " choisie "conduit à l'alignement des rémunérations sur le moins disant social. Dès lors que l'on applique la règle "que le moins cher gagne ", c'est le salarié venu du tiers monde qui est assuré de l'emporter; le SMIC, salaire minimum, tend d'abord à se généraliser pour devenir à terme le salaire maximum.
En matière d'adaptation à la mondialisation, la loi Sarkozy sur l'immigration n'est pas sans précédents. La très publicitaire privatisation des renseignements téléphoniques (le 12) au profit d'opérateurs privés, s'est soldée par l'exode, en chansons, des standards hors d'Europe. D' autres initiatives gouvernementales, il est vrai moins musicales, ont heureusement reçu l'accueil populaire qu'elles méritaient. Rappelez- vous il y a un an, à l'occasion du référendum sur la Constitution européenne, nos dirigeants, encore bercés par leur vision euromondialiste, se heurtaient à la résistance électorale des Français dans leur tentative d'établir la règle, socialement dévastatrice," du pays d'origine ". Plus récemment, le CPE qui visait à bricoler les contrats de travail pour les rendre compatibles avec les contraintes de rentabilité et de fluctuation de l'économie planétarisée fut enterré sous l'inflexible pression de la rue. Lorsque les Français comprendront que derrière" l'immigration choisie "de Sarkozy se cache l'ultralibéralisme mondialiste d'inspiration anglo-saxonne, et donc un Tchernobyl social, ce sera la révolte.
La rupture, c'est Le Pen
La campagne présidentielle offre l'occasion pour les sortants d'ouvrir leur petite boutique sur le grand marché des promesses de rupture. Ils doivent, en effet, disposer encore d'un ou deux mandats pour achever de précipiter la France, sans protection ni garantie, dans le gouffre de la globalisation.
L'enjeu de la présidentielle de 2007 sera donc clair :
• d'un côté les apprentis sorciers du mondialisme, socialistes ou libéraux acoquinés dans le tour de table UMPS, qui convergent pour soumettre le politique à l'économique et se pressent d'atteindre le point de non-retour sur le chemin d'une dangereuse utopie .
• de l'autre la candidature nationale soutenue par des millions de Français. Incarnée par Jean-Marie Le Pen, sa priorité sera de rompre avec les politiques migratoires suicidaires et avec l'insécurité sociale ce qui suppose au préalable l'affirmation de la primauté du politique, la restauration de l'Etat et de la souveraineté de la Nation.
Marine LE PEN National Hebdo juin 2006
Derrière la loi Sarkozy, le mondialisme démographique
Revenir vers « L'immigration »
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invités
