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Danisiam
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Messagepar Danisiam » 30/06/2007 - 7:39

«L’ambassadeur de France à Alger le confirme : 350 000 sans-papiers algériens ».
L’information est passée presque inaperçue en France, mais pas en Algérie. C’est le quotidien El Watan qui l’a publiée dans son édition du 11 juin. Ce “quotidien indépendant” rapporte les propos tenus par l’ambassadeur français, Bernard Bajolet, « lors d’une rencontre informelle avec la presse » : « Évoquant la question des sans-papiers, il a précisé qu’environ 350 000 Algériens vivent actuellement en situation irrégulière en France ».


Si elle était confirmée, cette précision devrait faire l’effet d’une bombe, car les estimations officielles sont très éloignées de ces chiffres. Dans un rapport du Sénat publié l’an dernier, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, jugeait qu’il y avait « entre 200 000 et 400 000 » immigrés clandestins en tout dans notre pays.

Mais si notre ambassadeur dit vrai (350 000 sans-papiers algériens), il y a fort à parier que le nombre total de clandestins est considérablement plus élevé : 500 000 ? 700 000 ? Plus encore ? Le gouvernement français « sera intraitable à l’égard des clandestins », assure M. Bajolet. En revanche, s’agissant de l’immigration régulière, le gouvernement français s’emploie à « fluidifier la circulation entre Alger et Paris », a-t-il ajouté. « Ces efforts, a-t-il mentionné, seront accompagnés par la délivrance de plus de visas à un certain nombre de professions. »

Qui peut douter que l’immigration (clandestine ou pas) sera, pour des années encore, au cœur de bien des controverses ?

nous aurait on menti? :evil:


et de ceux-la, on en parle pas!!!


28/06/2007 20:45
A Bagnolet, des travailleurs de l’Est campent dans un village improvisé

Les campements à la périphérie de Paris se multiplient. Reportage à Bagnolet, où se sont installés en un temps record des Bulgares en quête de travail

Le temps de quelques mois, ils ont décidé de quitter leur pays, la Bulgarie, laissant souvent derrière eux femme et enfants. Pour 100 €, ces hommes, jeunes pour la plupart, sont montés dans le car d’une grande compagnie pratiquant des prix imbattables, qui, en deux jours, les a conduits à la gare routière internationale de Paris-Gallieni, à quelques pas de la porte de Bagnolet.

Par petits groupes, les premiers sont arrivés en décembre et se sont installés à 200 mètres de la porte de Bagnolet, sur les talus bordant le périphérique. Depuis, le bouche-à-oreille a bien fonctionné. Et les quelques tentes isolées se sont transformées en un bidonville regroupant près de 200 personnes. Au total, il y aurait aujourd’hui une dizaine de campements en périphérie de Paris, situés sur les talus, sous les ponts ou les bretelles du périphérique, concentrés à l’est et au sud de la capitale (porte de Champerret, porte d’Italie, porte d’Orléans, etc.).

Reste que le camp de Bagnolet a atteint une dimension impressionnante. À l’entrée, une odeur nauséabonde. Des tas d’immondices jonchent le sol. On découvre à perte de vue des tentes alignées les unes à côté des autres, certaines dans un état déplorable, d’autres, plus neuves, distribuées par Médecins du monde (MDM). Dans un français hésitant, Cbetjinh, 18 ans, le sourire aux lèvres, confie qu’il est venu ici l’espace de quelques mois, « pour l’argent ».


Depuis son arrivée, il travaille au noir sur différents chantiers à côté de Paris. À la fin de la semaine, son employeur lui donnera comme d’habitude ses 60 € en liquide, trois fois plus que ce qu’il gagnait en Bulgarie. Saoli, lui, est arrivé il y a quatre mois. Comme beaucoup d’autres, il avait entendu parler du « bus pour la France ». Alors, il a quitté sa femme pour trouver un travail sur la plate-forme de bâtiment de Villemomble.

En juillet, il a prévu de retourner dans son pays, le temps d’un aller-retour. Visages graves, les plus âgés, 50 ans en moyenne, se chargent de surveiller le camp, suivant, mine de rien, la maraude de Médecins du monde. « Nous, pas police », précise Graciela Robert, responsable de la mission SDF de Paris à MDM. Elle se verra obligée de répéter cette phrase tout au long du campement.

Faute d’interprète, le dialogue se résume à quelques bribes de français. Il faut dire que la campagne d’information menée par Médecins du monde auprès de ces nouveaux ressortissants de l’Union européenne est loin d’être évidente.

Depuis le 1er janvier 2007, les ressortissants bulgares et roumains ont le droit de circuler librement, mais sont soumis à une restriction concernant l’accès au marché du travail jusqu’en 2012. En attendant, ils ne peuvent obtenir une autorisation de travail que pour 62 métiers (BTP, travaux agricoles, etc.).
"Derrière tous ces gens, il y a de véritables filières"

Au campement de Bagnolet, on ne connaît évidemment pas ces subtilités administratives. Tous, ici, travaillent au noir « sans se soucier des risques courus », souligne Graciela Robert. Mylène Stambouli, adjointe à la mairie de Paris chargée de la lutte contre l’exclusion, dresse le même constat, sans se faire d’illusions sur les solutions possibles : « Derrière tous ces gens, il y a de véritables filières. Il faudrait arriver à remonter jusqu’aux entreprises qui les emploient, ce qui est extrêmement difficile. Au fond, c’est un problème d’accès au séjour et au travail qui nous dépasse. »

Du côté des associations, on se sent aussi dépassé. « On ne s’en occupe pas pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont pas besoin de nous. Ils ne sont pas dans le circuit de l’hébergement habituel », explique Danièle Huèges, responsable de l’association Cœur des haltes. Cyril, salarié chez Médecins du monde, souligne que « les maraudes restent rares au campement de Bagnolet. Ce sont des gens indépendants, actifs, qui cherchent seulement à gagner plus d’argent que dans leur pays. »

Plusieurs d’entre eux fréquentent régulièrement l’accueil de jour de « la Maison dans la rue ». Ici, ils viennent prendre une douche, boire un café, consulter un médecin et, surtout, repartir avec un papier de domiciliation. Le sésame pour obtenir la couverture maladie universelle (CMU) ou l’aide médicale d’État (AME). Là aussi, le bouche-à-oreille fonctionne à plein. « Hier matin, on en a reçu six en même temps ! », s’exclame Mireille, agent d’accueil à la Maison dans la rue.
DEBOUT..................NOUS VAINCRONS

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