A Marseille comme ailleurs, “les fruits amers de la subversion juridique”
Interrogé samedi sur le site Nouvelles de France, David-Olivier Reverdy, secrétaire adjoint du syndicat Alliance police nationale pour la zone méditerranée a jugé aberrante la demande de l’élue socialiste Samia Ghali –voir notre article en date de vendredi- demandant l’intervention de l’armée dans les quartiers pluriels en proie aux luttes de territoires et aux trafics des bandes. Il pointe aussi le très mauvais signal donné aux délinquants par le Garde des Sceaux, Christiane Taubira, avec son vœu de « suppression des peines planchers ». « On l’a vu à New York, avec une impunité 0, les résultats sont là. Quand on sait que lorsque l’on s’attaque à un représentant de l’ordre, on sera condamné, on envoie un signal ferme aux délinquants. Le discours de fermeté doit être celui de l’ État ainsi que celui de la justice. »
« Nous regrettons les propos de Christiane Taubira et nous les dénonçons poursuit David-Olivier Reverdy. Quand on connaît la réalité du terrain, on ne peut pas y souscrire et excuser des délinquants par des considérations sociales. Il faut comprendre que ces gens là (les trafiquants, ndlr) gagnent à 18 ans 100 fois plus que vous et moi. Il faut arrêter de dire qu’ils ont des excuses sociales. »
Et ce syndicaliste policier expose encore sa colère devant le laxisme de la justice : « Quand vous passez des mois à travailler sur une personne, à la surveiller, que vous avez des preuves évidentes de sa culpabilité et que la justice la remet en liberté ou que sa peine est relativement courte, vous êtes plus que frustré ! Et lorsque l’on entend le ministre de la Justice, qui veut réduire le nombre de prisonniers en libérant les personnes enfermées pour des courtes peines, c’est décourageant. Il faut comprendre que c’est la petite délinquance qui gène les gens en priorité, certains ont trop tendance à l’oublier. »
Cette analyse d’un homme de terrain recoupe parfaitement de ce que dit le Front National depuis des années. Bruno Gollnisch pointait ainsi dans son dernier ouvrage « les fruits amers de la subversion juridique », au nombre desquels « l’injustice et l’arbitraire ». « Impitoyables pour les patriotes, comme pour les citoyens fondamentalement honnêtes, notre système pénal s’est parfois montré complaisant pour les voyous dans lesquels il ne voyait que des victimes de la société. »
Selon cette pensée marxisante, gauchisante qui imprègne trop souvent notre système judiciaire, l’individu délinquant est en effet quasiment privé de tout libre arbitre, de la possibilité de choisir entre le bien et le mal, un simple et pur produit de son hérédité et de son milieu…
Or, « il serait vain de tenter de rétablir les conditions matérielles et morales de la prospérité des Français si leurs biens, leur intégrité physique, leurs vies même, pouvaient continuer à subir les assauts de prédateurs assurées d’une quasi-impunité, chaque jour plus nombreux et chaque jour plus arrogants. »
« Et la sécurité étant la première de libertés , le FN veut favoriser la présence des forces de l’ordre sur le terrain en les réorganisant et en réduisant au strict nécessaire les tâches administratives qui les accaparent (…). Nous ferons en sorte que tout acte criminel ou délictueux dont les auteurs seront identifiés soit sanctionné, que toutes les victimes soient protégées, et que toute réparation possible leur soit donnée (…) »
Répondant aussi bien aux vœux des forces de l’ordre sur le terrain qu’à ceux plus largement de l’immense majorité de nos compatriotes, Bruno Gollnisch insistait sur un impératif : « (demander) au législateur de revoir le code pénal afin de rétablir une échelle des peines conforme notamment à la nécessité d’empêcher la récidive des criminels les plus dangereux. Pour rétablir la sécurité des Français, (il faut rétablir) l’expulsion systématique des délinquants et criminels étrangers présents sur notre territoire ».
C’est sur cette base, cette « philosophie » là que notre droit et notre justice doivent être refondés. L’UMP pusillanime n’en a pas été capable, tiraillée par des choix idéologiques contraires ; la gauche ne le souhaite pas au nom de ses « immortels principes ». Les Français devraient savoir vers qui se tourner…
http://www.gollnisch.com/
A Marseille comme ailleurs, “les fruits amers de la subversi
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supergaulois
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Re: A Marseille comme ailleurs, “les fruits amers de la subversi
le seul probléme c'est que la situation de marseille, trés bientot ce sera comme ça partout en France
- Pat
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Re: A Marseille comme ailleurs, “les fruits amers de la subversi
Marseille : pas besoin de l'armée, mais d'une véritable volonté du gouvernement de comprendre et d'agir
Recrudescence des règlements de comptes, trafic de drogue et d'armes en hausse... Marseille fait face à une insécurité grandissante. Outre la réunion d'un comité interministériel et l'annonce que Christiane Taubira videra les prisons, que fait le gouvernement pour lutter contre cette vague criminelle ? Atlantico.fr
1 – Faut-il «envoyer l’armée» à Marseille ?
Pour être gentil, cette lubie locale relève de l’affolement ; plus sévèrement, du showbiz. Nulle part ni jamais, une armée n’est efficace contre des criminels noyés dans une population complice (l’économie souterraine) ou apeurée (la loi du silence). Il ne s’agit pas ici de la bataille d’Alger, mais de neutraliser de fort classiques bandes criminelles, face auxquelles une police vite et bien informée est efficace. Et qu’elle le soit est un problème politique, de gouvernement, puisqu’en France la police est nationale.
2 - Et le «Comité interministériel» de M. Ayrault ?
La composition même du comité sent le spectacle. De façon ennuyeuse, la réalité marseillaise est incomprise par le gouvernement, qui réagit comme il le peut, en faisant de la com’. Avant d’engager ces conciliabules, le Premier ministre et ses conseillers devraient se poser une question fondamentale, que voici. Et si, à Marseille et alentours, les tueries à l’arme de guerre n’étaient pas le mal lui même, mais le seul symptôme d’un drame plus profond ? Car, dans la région PACA, pourquoi cette paralysie de la police et de la justice face au banditisme ? En privé, des magistrats régionaux s’inquiètent : pourquoi n’y a-t-il plus de grosse saisie de cocaïne en PACA depuis deux ans ? Pourquoi, quand on veut arrêter de gros truands, des opérations secrètes de la police échouent-elles trop souvent ? Pourquoi des policiers font-ils irruption à l’aube dans des logis vides, pour n’y trouver qu’un lit encore chaud ? Répondre à ces dramatiques questions, c’est régler l’affaire au fond - plutôt que de s’obnubiler sur les Kalachnikov, simples objets en eux-mêmes inoffensifs, si nul bandit n’en use.
3 – Que devrait faire le gouvernement en matière de lutte contre les bandes criminelles ?
Ce que les services spéciaux et la police française font fort bien avec les islamistes : du renseignement ciblé. Or, notre police ne fait pas de renseignement criminel. Pour des raisons troubles, son ancien chef a toujours refusé d’engager la DCRI dans le renseignement criminel opérationnel. Le ministre de l’Intérieur et le nouveau chef de la DCRI devraient d’urgence agir en ce sens. Quand on saura, précisément et assez tôt, ce que prépare le milieu (ici, marseillais) ; quand on découvrira qui le protège et qui l’informe - ce qui est plus crucial encore - le problème sera bientôt résolu. Il faut commencer par le renseignement criminel. C’est décisif car comme le disait Platon : « Le commencement est la moitié du tout ».
4 – Et qu’a fait jusqu’à présent le gouvernement ?
On va de l’affligeant au catastrophique. Mme Taubira a clamé à sons de trompe qu’elle allait vider les prisons - imaginez le sentiment d’impunité - d’invincibilité même - qui enivre dès lors de jeunes brutes pas toujours très subtiles.
Mais il y a pire encore. En août, Mme Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, annule brutalement la création d’une nouvelle section de criminologie au Conseil National des Universités - alors qu’une vraie vague criminelle déferle sur la France. Ce consternant diktat rappelle les excès de 1794 : « La République n’a pas besoin de savants ». Une ministre de la Recherche décidant à la soviétique de ce qui est scientifique ou pas. L’irénisme et le lyssenkisme comme les deux mamelles sécuritaires du gouvernement. Le comité interministériel de M. Ayrault devrait être plutôt pittoresque…
Xavier Raufer http://www.polemia.com
Atlantico.fr
2/09/2012
A (re)lire :
Insécurité : Marseille est aujourd’hui bien plus gangrénée par les bandes de cité que par la mafiahttp://www.atlantico.fr/decryptage/insecurite-marseille-aujourdhui-plus-gangrenee-bandes-cite-mafia-xavier-raufer-435985.html
Résumé : des bandes de cités passées au crime organisé, soutenues par un fan club de « sociologues » présentant immuablement ces gangsters comme « des victimes de l’exclusion et du racisme » ; une municipalité aveugle à la gravité de la menace (« Marseille n’est pas Chicago ! ») ; enfin, des policiers et magistrats coupés du milieu criminel local, comptant les cadavres et réagissant ensuite tant bien que mal. Voici maintenant la phase du traitement : quatre questions sur l’efficace et l’inefficace en matière de lutte anti-crime. (Atlantico.fr)
Recrudescence des règlements de comptes, trafic de drogue et d'armes en hausse... Marseille fait face à une insécurité grandissante. Outre la réunion d'un comité interministériel et l'annonce que Christiane Taubira videra les prisons, que fait le gouvernement pour lutter contre cette vague criminelle ? Atlantico.fr
1 – Faut-il «envoyer l’armée» à Marseille ?
Pour être gentil, cette lubie locale relève de l’affolement ; plus sévèrement, du showbiz. Nulle part ni jamais, une armée n’est efficace contre des criminels noyés dans une population complice (l’économie souterraine) ou apeurée (la loi du silence). Il ne s’agit pas ici de la bataille d’Alger, mais de neutraliser de fort classiques bandes criminelles, face auxquelles une police vite et bien informée est efficace. Et qu’elle le soit est un problème politique, de gouvernement, puisqu’en France la police est nationale.
2 - Et le «Comité interministériel» de M. Ayrault ?
La composition même du comité sent le spectacle. De façon ennuyeuse, la réalité marseillaise est incomprise par le gouvernement, qui réagit comme il le peut, en faisant de la com’. Avant d’engager ces conciliabules, le Premier ministre et ses conseillers devraient se poser une question fondamentale, que voici. Et si, à Marseille et alentours, les tueries à l’arme de guerre n’étaient pas le mal lui même, mais le seul symptôme d’un drame plus profond ? Car, dans la région PACA, pourquoi cette paralysie de la police et de la justice face au banditisme ? En privé, des magistrats régionaux s’inquiètent : pourquoi n’y a-t-il plus de grosse saisie de cocaïne en PACA depuis deux ans ? Pourquoi, quand on veut arrêter de gros truands, des opérations secrètes de la police échouent-elles trop souvent ? Pourquoi des policiers font-ils irruption à l’aube dans des logis vides, pour n’y trouver qu’un lit encore chaud ? Répondre à ces dramatiques questions, c’est régler l’affaire au fond - plutôt que de s’obnubiler sur les Kalachnikov, simples objets en eux-mêmes inoffensifs, si nul bandit n’en use.
3 – Que devrait faire le gouvernement en matière de lutte contre les bandes criminelles ?
Ce que les services spéciaux et la police française font fort bien avec les islamistes : du renseignement ciblé. Or, notre police ne fait pas de renseignement criminel. Pour des raisons troubles, son ancien chef a toujours refusé d’engager la DCRI dans le renseignement criminel opérationnel. Le ministre de l’Intérieur et le nouveau chef de la DCRI devraient d’urgence agir en ce sens. Quand on saura, précisément et assez tôt, ce que prépare le milieu (ici, marseillais) ; quand on découvrira qui le protège et qui l’informe - ce qui est plus crucial encore - le problème sera bientôt résolu. Il faut commencer par le renseignement criminel. C’est décisif car comme le disait Platon : « Le commencement est la moitié du tout ».
4 – Et qu’a fait jusqu’à présent le gouvernement ?
On va de l’affligeant au catastrophique. Mme Taubira a clamé à sons de trompe qu’elle allait vider les prisons - imaginez le sentiment d’impunité - d’invincibilité même - qui enivre dès lors de jeunes brutes pas toujours très subtiles.
Mais il y a pire encore. En août, Mme Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, annule brutalement la création d’une nouvelle section de criminologie au Conseil National des Universités - alors qu’une vraie vague criminelle déferle sur la France. Ce consternant diktat rappelle les excès de 1794 : « La République n’a pas besoin de savants ». Une ministre de la Recherche décidant à la soviétique de ce qui est scientifique ou pas. L’irénisme et le lyssenkisme comme les deux mamelles sécuritaires du gouvernement. Le comité interministériel de M. Ayrault devrait être plutôt pittoresque…
Xavier Raufer http://www.polemia.com
Atlantico.fr
2/09/2012
A (re)lire :
Insécurité : Marseille est aujourd’hui bien plus gangrénée par les bandes de cité que par la mafiahttp://www.atlantico.fr/decryptage/insecurite-marseille-aujourdhui-plus-gangrenee-bandes-cite-mafia-xavier-raufer-435985.html
Résumé : des bandes de cités passées au crime organisé, soutenues par un fan club de « sociologues » présentant immuablement ces gangsters comme « des victimes de l’exclusion et du racisme » ; une municipalité aveugle à la gravité de la menace (« Marseille n’est pas Chicago ! ») ; enfin, des policiers et magistrats coupés du milieu criminel local, comptant les cadavres et réagissant ensuite tant bien que mal. Voici maintenant la phase du traitement : quatre questions sur l’efficace et l’inefficace en matière de lutte anti-crime. (Atlantico.fr)
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