Les Etas-unis misent sur un changement socio-démographique
Publié : 06/08/2010 - 14:24
La banlieue parisienne sera-t-elle une future colonie américaine ? Où lorsque les États-Unis prennent pour référence des représentants de « la diversité » comme Rokhaya Diallo.
L’acteur Sylvester Stallone s’aventurera demain jeudi à un endroit où même les durs comme ses alter-egos Rambo et Rocky pourraient craindre de fouler : la banlieue parisienne.
La visite à Rosny-sous-Bois, une ville multi-raciale proche de l’épicentre des émeutes de 2005 en France, est un arrêt sur la tournée promotionnelle de Stallone pour son nouveau film « Expendables ». Cette visite fait partie d’un modèle de politique américain et culturel de « sensibilisation » à la difficulté et de dynamique des banlieues des villes françaises qui, selon la population locale, fait honte aux efforts du gouvernement français.
La prochaine génération de personnes influentes en France pourrait provenir d’endroits surprenants.M. Stallone arrivera par hélicoptère lors d’une réception avec tapis rouge à la succursale de la chaîne française de Rosny cinéma UGC, éventuellement accompagné par deux autres vedettes du film, Dolph Lundgren et Mickey Rourke.
Une foule nombreuse est prévue pour accueillir M. Stallone à Rosny-sous-Bois, une tranche typique du mélange multi-raciale de la banlieue nord de Paris. Une brève visite de John Travolta dans une autre ville de la même banlieue l’an dernier a attiré une foule bruyante et racialement variée, des jeunes pour la plupart.
Ils estiment que les élites françaises, désormais blanches et vieillissantes, devront changer.Les vistes de Stallone et Travolta font partie d’un, peut-être surprenant, regain d’intérêt politique et culturel américain dans les ghettos urbains français depuis les émeutes d’Octobre et Novembre 2005.
En avril, l’ambassadeur de Barack Obama en France, Charles Rivkin, un ancien producteur de Hollwood, a amené Samuel L. Jackson, star de « Pulp Fiction » et « Shaft », à Bondy, au nord est de Paris, pour parler aux jeunes de la manière dont il a échappé à la pauvreté et aux préjugés raciaux dans le Tennessee.
Mais que faisait l’ambassadeur américain à Paris dans un endroit comme La Courneuve ? Ville qui a vu Nicolas Sarkozy promettre d’utiliser un Karcher pour nettoyer les gangs et la drogue en 2005. L’ambassadeur Rivkin a profité de la popularité de M. Obama dans les banlieues pour faire des visites personnelles qui aurait été mal avisées pendant l’ère Bush.
Mais même sous la présidence Bush, l’ambassade américaine à Paris a commencé à atteindre les banlieues multiraciales françaises. Cela s’explique en partie par la crainte de fanatiques de l’anti-américanisme suite aux attentas du 11 septembre 2001, qui aurait favorisé l’émergence de groupes islamistes à Paris et à Lyon. Mais l’ambassadeur était également motivé par la conviction que la prochaine génération de personnes influentes en France pourrait provenir d’endroits surprenants. « Les Américains misent sur l’évolution socio-démographique de la France« , a déclaré Vincent Geisser, sociologue français. « Ils estiment que les élites françaises, désormais blanches et vieillissantes, devront changer et que les leaders de demain pourraient provenir de la périphérie du système. »
L’ambassade américaine a, depuis 2001, construit un extraordinaire réseau de contacts parmi les jeunes, dirigeants politiques et culturels de la banlieue parisienne, marquant un fort contraste des intérêts américains avec la relative inaction des gouvernements successifs français depuis les émeutes de 2005.
Rokhaya Diallo, 32 ans, présidente de l’association « Les Indivisibles », qui favorise l’harmonie raciale (sic), a déclaré : «A l’étranger on nous identifie en tant que dirigeants potentiels. Ici nous ne recevons aucune reconnaissance. »
Source : http://www.independent.co.uk/news/world ... 42511.html
L’acteur Sylvester Stallone s’aventurera demain jeudi à un endroit où même les durs comme ses alter-egos Rambo et Rocky pourraient craindre de fouler : la banlieue parisienne.
La visite à Rosny-sous-Bois, une ville multi-raciale proche de l’épicentre des émeutes de 2005 en France, est un arrêt sur la tournée promotionnelle de Stallone pour son nouveau film « Expendables ». Cette visite fait partie d’un modèle de politique américain et culturel de « sensibilisation » à la difficulté et de dynamique des banlieues des villes françaises qui, selon la population locale, fait honte aux efforts du gouvernement français.
La prochaine génération de personnes influentes en France pourrait provenir d’endroits surprenants.M. Stallone arrivera par hélicoptère lors d’une réception avec tapis rouge à la succursale de la chaîne française de Rosny cinéma UGC, éventuellement accompagné par deux autres vedettes du film, Dolph Lundgren et Mickey Rourke.
Une foule nombreuse est prévue pour accueillir M. Stallone à Rosny-sous-Bois, une tranche typique du mélange multi-raciale de la banlieue nord de Paris. Une brève visite de John Travolta dans une autre ville de la même banlieue l’an dernier a attiré une foule bruyante et racialement variée, des jeunes pour la plupart.
Ils estiment que les élites françaises, désormais blanches et vieillissantes, devront changer.Les vistes de Stallone et Travolta font partie d’un, peut-être surprenant, regain d’intérêt politique et culturel américain dans les ghettos urbains français depuis les émeutes d’Octobre et Novembre 2005.
En avril, l’ambassadeur de Barack Obama en France, Charles Rivkin, un ancien producteur de Hollwood, a amené Samuel L. Jackson, star de « Pulp Fiction » et « Shaft », à Bondy, au nord est de Paris, pour parler aux jeunes de la manière dont il a échappé à la pauvreté et aux préjugés raciaux dans le Tennessee.
Mais que faisait l’ambassadeur américain à Paris dans un endroit comme La Courneuve ? Ville qui a vu Nicolas Sarkozy promettre d’utiliser un Karcher pour nettoyer les gangs et la drogue en 2005. L’ambassadeur Rivkin a profité de la popularité de M. Obama dans les banlieues pour faire des visites personnelles qui aurait été mal avisées pendant l’ère Bush.
Mais même sous la présidence Bush, l’ambassade américaine à Paris a commencé à atteindre les banlieues multiraciales françaises. Cela s’explique en partie par la crainte de fanatiques de l’anti-américanisme suite aux attentas du 11 septembre 2001, qui aurait favorisé l’émergence de groupes islamistes à Paris et à Lyon. Mais l’ambassadeur était également motivé par la conviction que la prochaine génération de personnes influentes en France pourrait provenir d’endroits surprenants. « Les Américains misent sur l’évolution socio-démographique de la France« , a déclaré Vincent Geisser, sociologue français. « Ils estiment que les élites françaises, désormais blanches et vieillissantes, devront changer et que les leaders de demain pourraient provenir de la périphérie du système. »
L’ambassade américaine a, depuis 2001, construit un extraordinaire réseau de contacts parmi les jeunes, dirigeants politiques et culturels de la banlieue parisienne, marquant un fort contraste des intérêts américains avec la relative inaction des gouvernements successifs français depuis les émeutes de 2005.
Rokhaya Diallo, 32 ans, présidente de l’association « Les Indivisibles », qui favorise l’harmonie raciale (sic), a déclaré : «A l’étranger on nous identifie en tant que dirigeants potentiels. Ici nous ne recevons aucune reconnaissance. »
Source : http://www.independent.co.uk/news/world ... 42511.html