Woippy
Publié : 17/02/2010 - 23:36
LETTRE OUVERTE AU REPUBLICAIN LORRAIN.
Lecteur assidu de votre journal depuis trop longtemps, je suis effaré de lire vos articles de jeudi concernant le drame de Woippy.
Je vois dans un gros titre accrocheur et provocant : « COURSE-POURSUITE MORTELLE A WOIPPY » que la police a encore abusé de ses pouvoirs à lencontre de pauvres jeunes gens qui ne cherchaient quà rigoler ! Des policiers qui, au lieu de poursuivre de voyous, feraient mieux de jouer à la belote barricadés dans leur commissariat, « on ne sait jamais des fois que des jeunes voudraient aller rigoler par là !»
La mort de jeunes gens de 20 ans est une chose épouvantable, mais lattribuer à laction de la police sans attendre le résultat de lenquête en cours est une faute professionnelle qui mériterait, si cela savérait faux, des poursuites de la part du SNPM-CFTC.
Vous reprenez en long et en large dans votre édition de jeudi les propos des familles où lon parle beaucoup de « confiance en la justice » et jen suis ravi. Cest étonnant comme on demande justice lors dun drame alors que par ailleurs on ne respecte aucune loi ni aucune règle sociétale dans les quartiers en question.
Par votre attitude et vos propos déplacés, non seulement vous banalisez la délinquance, mais vous vous en faites les chantres !
On saperçoit soudain quil existe une justice et des policiers pour la faire respecter mais la première réaction est de crier à linjustice pour trouver des excuses et se défiler, et probablement essayer dobtenir des dédommagements financiers aidé en cela par daimables avocats, bénévoles jusquà quel point ?
Lesquels, parmi les parents des victimes, se sont posé la question de léducation quils ont donnée à leur progéniture ? De leur propre responsabilité dans ce qui les fait souffrir aujourdhui ?
Personne ne sétonne de ce quils fussent :
- connus des services de police
- à une heure trente du matin à trois sur un scooter volé
- sans casque et sans assurance à une heure où un bon père de famille, papa de deux enfants aurait dû être auprès des siens.
- Ivres (source police-hôpital)
Personne, parmi tous ces braves gens, naccuse le conducteur du scooter volé, davoir entraîné ses comparses dans sa chute mortelle. Pas de plainte contre lui, non, on exige que cessent les courses-poursuites ! La police peut aussi rendre ses uniformes et laisser le champ libre aux malfrats ?
On manifeste devant le consulat dAlgérie, dont le lecteur étonné que je suis se demande ce quil vient faire là. Sagissant de bons Français respectueux des droits et devoirs du citoyen, faisant confiance à la justice française, cest devant la préfecture de région ou devant le tribunal quils devraient se retrouver !
Je suis né à une époque où nos parents avaient encore le droit de nous corriger si lon manquait de respect à notre instituteur, de nous punir sévèrement si lon revenait entre deux gendarmes parce que nos mobs faisaient trop de bruit, et exigeaient que lon soit au lit à une heure raisonnable pour aller au boulot le lendemain.
A lheure où lon parle beaucoup de lidentité nationale quaucune loi ne règlera, il serait temps de rétablir la conscription et les pédagogiques coups de pied au cul !
Le service militaire était le dernier creuset où se mêlaient toutes les couches sociales et faisait de nous des hommes, respectueux de leurs voisins de chambrée quelles que soient la couleur de leur peau ou leur idées politiques et surtout respectueux et fiers du drapeau Français. Linéluctable disparition du service obligatoire pourrait avantageusement être remplacée par des cours de morale et de civisme à lécole, bien plus utiles que les cours dinformatique. Il est bien évident que le bon sens le plus élémentaire voudrait que lon maîtrisât dabord la langue française et les chiffres avant de manipuler calculettes et ordinateurs, et cela dans un cadre pédagogique dont la forme serait tracée par lesprit des règles et des lois de la vie en société. Mais on sait dores et déjà que nombre dinstituteurs seraient hostiles à ce projet : certains ne refusent-ils pas de procéder à lévaluation des connaissances de leurs élèves, de peur sans doute que ne soient révélées leurs propres lacunes ?
> > > Pierre GROSSMANN
> > > pierregrossmann@yahoo.de
Il a mis son numéro de portable, mais je préfère ne pas le mettre
Y'a qu'un truc où je ne suis pas d'accord : la mort ces racailles me fait un immense plaisir.
Lecteur assidu de votre journal depuis trop longtemps, je suis effaré de lire vos articles de jeudi concernant le drame de Woippy.
Je vois dans un gros titre accrocheur et provocant : « COURSE-POURSUITE MORTELLE A WOIPPY » que la police a encore abusé de ses pouvoirs à lencontre de pauvres jeunes gens qui ne cherchaient quà rigoler ! Des policiers qui, au lieu de poursuivre de voyous, feraient mieux de jouer à la belote barricadés dans leur commissariat, « on ne sait jamais des fois que des jeunes voudraient aller rigoler par là !»
La mort de jeunes gens de 20 ans est une chose épouvantable, mais lattribuer à laction de la police sans attendre le résultat de lenquête en cours est une faute professionnelle qui mériterait, si cela savérait faux, des poursuites de la part du SNPM-CFTC.
Vous reprenez en long et en large dans votre édition de jeudi les propos des familles où lon parle beaucoup de « confiance en la justice » et jen suis ravi. Cest étonnant comme on demande justice lors dun drame alors que par ailleurs on ne respecte aucune loi ni aucune règle sociétale dans les quartiers en question.
Par votre attitude et vos propos déplacés, non seulement vous banalisez la délinquance, mais vous vous en faites les chantres !
On saperçoit soudain quil existe une justice et des policiers pour la faire respecter mais la première réaction est de crier à linjustice pour trouver des excuses et se défiler, et probablement essayer dobtenir des dédommagements financiers aidé en cela par daimables avocats, bénévoles jusquà quel point ?
Lesquels, parmi les parents des victimes, se sont posé la question de léducation quils ont donnée à leur progéniture ? De leur propre responsabilité dans ce qui les fait souffrir aujourdhui ?
Personne ne sétonne de ce quils fussent :
- connus des services de police
- à une heure trente du matin à trois sur un scooter volé
- sans casque et sans assurance à une heure où un bon père de famille, papa de deux enfants aurait dû être auprès des siens.
- Ivres (source police-hôpital)
Personne, parmi tous ces braves gens, naccuse le conducteur du scooter volé, davoir entraîné ses comparses dans sa chute mortelle. Pas de plainte contre lui, non, on exige que cessent les courses-poursuites ! La police peut aussi rendre ses uniformes et laisser le champ libre aux malfrats ?
On manifeste devant le consulat dAlgérie, dont le lecteur étonné que je suis se demande ce quil vient faire là. Sagissant de bons Français respectueux des droits et devoirs du citoyen, faisant confiance à la justice française, cest devant la préfecture de région ou devant le tribunal quils devraient se retrouver !
Je suis né à une époque où nos parents avaient encore le droit de nous corriger si lon manquait de respect à notre instituteur, de nous punir sévèrement si lon revenait entre deux gendarmes parce que nos mobs faisaient trop de bruit, et exigeaient que lon soit au lit à une heure raisonnable pour aller au boulot le lendemain.
A lheure où lon parle beaucoup de lidentité nationale quaucune loi ne règlera, il serait temps de rétablir la conscription et les pédagogiques coups de pied au cul !
Le service militaire était le dernier creuset où se mêlaient toutes les couches sociales et faisait de nous des hommes, respectueux de leurs voisins de chambrée quelles que soient la couleur de leur peau ou leur idées politiques et surtout respectueux et fiers du drapeau Français. Linéluctable disparition du service obligatoire pourrait avantageusement être remplacée par des cours de morale et de civisme à lécole, bien plus utiles que les cours dinformatique. Il est bien évident que le bon sens le plus élémentaire voudrait que lon maîtrisât dabord la langue française et les chiffres avant de manipuler calculettes et ordinateurs, et cela dans un cadre pédagogique dont la forme serait tracée par lesprit des règles et des lois de la vie en société. Mais on sait dores et déjà que nombre dinstituteurs seraient hostiles à ce projet : certains ne refusent-ils pas de procéder à lévaluation des connaissances de leurs élèves, de peur sans doute que ne soient révélées leurs propres lacunes ?
> > > Pierre GROSSMANN
> > > pierregrossmann@yahoo.de
Il a mis son numéro de portable, mais je préfère ne pas le mettre
Y'a qu'un truc où je ne suis pas d'accord : la mort ces racailles me fait un immense plaisir.