En marge d'un tournoi de football : Deux gendarmes et un dirigeant agressés
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Des scènes de violence ont éclaté hier après-midi à proximité du stade d'Aubignan où se déroulait le grand tournoi pascal de football organisé par l'Étoile d'Aubune.
Ce tournoi, auquel participaient 360 jeunes footballeurs (débutants, poussins, minimes, benjamins et moins de 13 ans), de 56 équipes différentes, avait pourtant tout pour être une belle fête sportive.
"Il n'a rien vu venir"
Les faits en question se sont déroulés à l'extérieur de la pelouse, en face de la buvette et se sont produits en deux temps. Vers 15h30, selon Michel Paulo, l'un des deux co-présidents du club local, une première bagarre a éclaté, dans laquelle étaient impliqués une dizaine de jeunes gens "de l'extérieur".
Les faits se sont produits à l'écart des pelouses où jouaient les petits, et n'ont pas troublé le déroulement du tournoi. Plusieurs membres du club ont tenté de raccompagner les trublions vers la sortie du stade.
C'est alors, à hauteur de la buvette, que l'un des membres du club d'Aubune, Didier Vignon, a reçu un coup de poing sur le nez, "par derrière", précise son frère qui n'est autre que l'autre co-président du club :«Il n'a rien vu venir».
Didier Vignon, le nez en sang, a été pris en charge par les sapeurs-pompiers, qui l'ont conduit au pôle santé de Carpentras, où lui a été diagnostiquée une fracture du nez. Les perturbateurs ont quitté le stade et se sont éloignés. L'auteur du coup de poing n'avait pas encore été identifié hier soir.
Le club a alors appelé les gendarmes. Quand ces derniers sont arrivés sur place -deux militaires, de la brigade territoriale de Carpentras -dont une jeune femme- le calme semblait revenu. Mais cela n'a pas duré.
Les deux gendarmes se sont retrouvés face à deux jeunes gens très excités devant la buvette. Et comme ils s'approchaient pour tenter de les calmer, c'est l'inverse qui s'est produit. Les deux gendarmes ont été agressés par ces deux jeunes gens -peut-être ivres- et ont été bousculés par au moins une autre personne.
La jeune gendarme a été frappée par derrière et s'est retrouvée à terre. Son collègue a, lui, reçu des coups. Tous les deux ont à leur tour, été conduits au pôle santé. Ils ne souffrent que de blessures légères.
Mais la douleur des gendarmes était ailleurs : le lieutenant Paulhan était très remonté en effet contre l'indifférence ambiante :«Il y avait 50 personnes autour, et personne n'a bougé. Et ensuite personne n'a rien vu».
Des renforts de gendarmerie avaient été dépêchés entretemps et le calme était, à nouveau, revenu. L'un des deux jeunes gens qui avaient pris à partie leurs collègues a été interpellé et placé en garde-à-vue.
