Journée qui risque de chauffer à la Courneuve....
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Meurtre d'un enfant de 11 ans à la Courneuve: verdict attendu ce mardi
Publié le mardi 28 octobre 2008 à 08H57
Belkacem Hammache, le père de Sid-Ahmed, à son arrivée au palais de Justice de Bobigny, le 17 octobre 2008
Mehdi Fedouach AFP/Archives
Quinze ans de réclusion criminelle ont été requis lundi par l'avocate générale de la Cour d'assises de Seine-Saint-Denis à l'encontre de trois jeunes impliqués dans la mort de Sid-Ahmed Hammache, 11 ans, en 2005 à La Courneuve, des "cow-boys" agissant "sous le code de la cité".
Le verdict est attendu mardi.
Les trois jeunes ont été, le 19 juin 2005, les protoganistes d'un règlement de comptes au cours duquel le garçonnet fut atteint au-dessus du coeur par un tir de revolver qui ne lui était pas destiné. A la suite du drame, Nicolas Sarkozy avait dit vouloir "nettoyer" la cité des 4.000 de la Courneuve au "kärcher".
Mhamoudou Mhadjou, 26 ans, l'auteur présumé du tir mortel, Salah Ben Faiza, 22 ans, et son frère Mohamed, 27 ans, accusés respectivement de "tentative d'assassinat" et complicité sur Mhamoudou sont jugés depuis le 17 octobre.
"+Nous avons l'image de trois hommes qui se comportent comme des cow-boys sans chevaux, avec un revolver et un pistolet automatique", agissant "sous le code de la cité", a affirmé lundi Solange Moracchini, l'avocate générale. "C'est un duel qui était annoncé avec l'usage d'armes", a-t-elle dit. "L'ordre de se taire, de baisser les yeux, de ne pas témoigner n'ont pas été des illusions, il n'y a même pas eu le sursaut de dire +il faut que ça s'arrête+, c'est le code de la prison ouverte", a-t-elle ajouté.
Selon Mme Moracchini, les trois accusés sont "dans la même situation criminelle de passage à l'acte".
Me Mario-Pierre Stasi, avocat de Mohamed Ben Faiza, s'est dit, à la suite des réquisitions, "habité d'une colère indécente". Il a jugé "nécessaire de juger équitablement les trois accusés, loin des hypothèses et en s'approchant des certitudes". Il a demandé au président de la Cour "l'acquittement" de son client, rappelant qu'il n'y avait "pas d'éléments établissant sa complicité".
De son côté, Me David Missistrano, avocat de Salah Ben Faiza, a déploré que le réquisitoire soit "rempli d'amalgames" et d'"émotions". Il a ajouté que "chacun (devait) être jugé pour ce qu'il a fait", estimant que "Salah (devait) être écarté des peines à prononcer".
L'avocate générale a insisté sur "l'incongruité" du dossier. Elle a rappelé "l'image" qui l'"obsède" d'un enfant "dont le coeur vient d'être transpercé et qui tient à la main une raclette pour laver la voiture de son père le jour de la fête des pères".
"Les uns et les autres ne sont pas poursuivis pour les mêmes faits mais chacun des trois est responsable d'avoir entraîné la mort de Sid-Ahmed", a affirmé de son côté Me Myriam Houfani, avocate des parents du garçonnet.
Pour Me Houfani, "il s'agit sans aucun doute d'un homicide volontaire", car "on a voulu tuer quelqu'un". "Ne pas retenir les propos de Mhamoudou Mhadjou lorsqu'il admet être à l'origine de la mort de l'enfant serait se moquer de la douleur des parents", a-t-elle estimé.
Cet aveu "contraint" résulte de la "culpabilisation sacrificielle" dans laquelle se trouve Mhamoudou, a expliqué Me Léon Forster, avocat de l'auteur présumé du tir mortel, qui devrait soulever mardi matin lors de sa plaidoirie l'hypothèse d'un troisième tireur.
Les frères Ben Faiza en voulaient à Mhamoudou d'avoir sali l'honneur de leur soeur Nadia, et de la famille, en entretenant avec elle une relation amoureuse.
Très très bonne idée.....Seulement, les dirigeants de l'UMPS seraient capables de poursuivre les spectateurs pour .... racisme !!! A moins d'y envoyer des fds....