Si l'on ne connaît pas encore les circonstances qui ont amené la victime à être ainsi rouée de coups, on en savait un peu plus, hier soir, sur le déroulement des faits.
Laissé pour mort sur le trottoir et agonisant dans son sang
L'homme aurait été attaqué par une bande d'individus, ivres de colère. Certains majeurs, d'autres mineurs, qui se seraient acharnés sur lui avec sauvagerie. La victime aurait été frappé pendant plusieurs minutes à coups de pied, coups de poing, coup de battes et même frappée contre le trottoir.
Seul face à cette horde d'individus surexcités, l'homme de 37 ans n'avait aucune chance. Il aurait été laissé pour mort sur la chaussée. Ce sont des habitants du quartier qui l'ont découvert agonisant et gisant dans son sang. Ils ont donné l'alerte aux pompiers qui l'ont transporté aux urgences. Il n'aurait pas pu être auditionné par les enquêteurs du groupe "Voie publique" chargés du dossier.
Mais la police a procédé à une première vague d'arrestations, mercredi 15 octobre vers 16 heures dans les quartiers Reine-Jeanne et Saint-Jean. Hier, un seizième suspect a été placé en garde à vue dans le cadre de cette affaire.
Le parquet d'Avignon qui suit cette affaire de très près s'apprêterait à ouvrir, dans la journée, une information judiciaire pour violence en réunion avec arme. Les déferrements devraient intervenir en début d'après-midi.
http://www.ledauphine.com/violences-en- ... icle=64259
Laissé pour mort en pleine rue suite....
http://www.laprovence.com/articles/2008 ... r-mort.php
Les geôles du commissariat d'Avignon étaient, hier, pleines à craquer dans le cadre d'une seule et même affaire. Et les enquêteurs du "Groupe voie publique" s'affairaient à démêler le vrai du faux dans cette histoire extrêmement floue mais à la conséquence certaine : un homme habitant le quartier Saint-Jean, âgé d'une quarantaine d'années, a été hospitalisé mardi dans un état grave.
Selon nos sources, cet individu, prénommé Denis, aurait été molesté en pleine rue pour des raisons encore indéterminées, et peut-être à coups de battes de base-ball et de poings américains, par une quinzaine de jeunes hommes. Juste avant les faits, il aurait eu sa fillette de trois ans dans les bras. Celle-ci se serait alors échappée vers la cage d'escalier la plus proche, où sa maman l'aurait récupérée avant d'assister, impuissante, au passage à tabac de son compagnon.
Le groupe d'agresseurs serait composé d'une dizaine de jeunes majeurs et de quatre ou cinq mineurs. Et ils auraient laissé leur victime pour morte en pleine rue avant de se disperser dans les alentours. Après enquête, la police a alors procédé à des interpellations en cascade dans le quartier Saint-Jean-Grange d'Orel, pour tenter de comprendre qui a fait quoi dans cette violente rixe. Hier après-midi devant le commissariat, quelques amis des gardés à vue affirmaient que "la plupart des jeunes que la police a interpellés n'ont rien à voir avec cette bagarre".
Évidemment, le travail des enquêteurs amènera sans doute des réponses à toutes les interrogations qui planent sur cette sauvage agression. Qui a existé, c'est une certitude mais qui, selon les jeunes du quartier, pourrait avoir une origine lointaine dans le temps…




