Brest. Condamné à cinq ans de prisons ferme pour viol
Le tribunal correctionnel de Brest a condamné, hier, un Algérien de 32 ans à cinq ans de prison ferme pour viol. La victime était un jeune déficient mental.
Théoriquement, les affaires de viol relèvent de la cour d'assises, et non du tribunal correctionnel, comme cela a été le cas, hier, à la demande de l'avocat de la victime.
Les avantages consistent en des délais plus courts et une atmosphère moins pesante pour une victime déjà fragilisée... En contrepartie, le crime de viol, puni de 15 ans de éclusion, se mue en délit d'agression sexuelle, sanctionné par un maximum de cinq ans d'emprisonnement.
Hadj El Mahdji, 32 ans, a justement été condamné, hier par les juges brestois à cinq ans de réclusion, pour avoir agressé un jeune homme déficient mental, dans la nuit du 13 au 14 juillet 2006.
« Sales Français vous êtes tous pareils »
Les deux hommes s'étaient rencontrés dans un bar de nuit. « J'ai discuté dix minutes avec lui à peine », a précisé la victime dans sa déposition. Ensuite, ils se sont retrouvés à l'extérieur du café. Première insulte lancée par Hadj El Mahdji à l'encontre du jeune homme : « Sales Français, vous êtes tous pareils ».
La suite se passe de commentaires. Hadj El Mahdjia aaccompagné sa proie à travers les rues de la ville jusqu'au boulevard Jean-Moulin. Là dans le square attenant, il l'a agressé sexuellement.
À l'audience, le prévenu s'est montré peu bavard. Pas d'excuse. Pas de remords. il a tout juste fini par reconnaître l'existence d'une relation sexuelle... consentie. « Vous ne lui avez pas donné une ou deux gifles ? », interroge le président Jublin, étonné de découvrir, dans le dossier médical de la victime, une série de lésions au visage. « Une ou deux, peut-être », avoue le prévenu. « Pas très romantique », ironise le juge.
Incompréhension...
Me Rajjou, avocat de la défense, insiste sur la question du consentement. Il rappelle qu'à l'époque des faits Hadj El Mahdji « baragouine seulement quelques mots de français » et soutient que « la schizophrénie dont souffre la victime l'empèche d'exprimer clairement des limites ». Le prévenu aurait donc cru lire dans l'expression de sa proie « un accord a minima ».
... ou humiliation
Cette version choque la partie civile. Me Elard traite Hadj El Mahdji « de handicapé du coeur » décidé à « avilir une victime faible, un sale Français ». Le prévenu niant toute tendance homosexuelle refoulée, l'avocat voit même dans cette agression « une dimension d'humiliation ».
Les débats n'ont pas permis d'établir formellement la véracité de cette dernière hypothèse. Peu importe.
Les juges en ont entendu suffisament pour se faire une opinion. Ils condamnent Hadj El Mahdji à cinq ans de prison ferme. La peine maximum pour une agression sexuelle sans circonstance aggravante.
article du journal « Le Télégramme », édition de Brest du 01/08/2007
Beaucoup de commentaires à faire ....
1 - Imaginez l'inverse : un francais de souche qui agresse sexuellement un arabe déficient mental, en l'insultant de «sale pas français » (auto-censure)
====> manifestation contre un fait qui « rappelle les heures les plus sombres de notre histoire ».
2 - Il y a des juges et des avocats qui méritent des claques, ce qui n'est « pas très romantique », ironise-je (cf. article).
3- Désormais par judisprudence, le racisme anti-français, ne constitue pas une circonstance aggravante (mais c'est une exception).
4- Je vous épargne la mise en page de l'article :
à gauche d'un article ethno-centré avec Boujenah, et au-dessus d'un article sur « La gauche se retrouve à Lorient pour penser l'avenir »...
5- Cette affaire est tellement gerbante, que je vous laisse la suite des commentaires...

